Suite de notre série de reprises sur l’Ukraine… (qui n’a évidemment pas pour but de nier le caractère corrompu de l’ancien gouvernement, ni les légitimes aspirations du peuple à plus de liberté individuelle)

1er mars 2014 : alerte

Ukraine: comment l’Union européenne s’est pris les pieds dans le tapis russe

C’est une gigantesque partie d’échecs qui se joue entre l’Union européenne et la Russie, avec pour enjeu la stabilisation d’une Ukraine au bord de la banqueroute et de l’éclatement : «Hélas, les Européens, qui ne sont déjà pas de bons joueurs en temps normal, sont là handicapés par leur adversaire. Car Moscou est le plus grand diviseur des Etats membres, soupire un diplomate en poste à Bruxelles. Cela nous empêche de penser plusieurs coups à l’avance.»

Or, l’Union européenne, qui est au premier rang dans la crise ukrainienne puisqu’il s’agit de son voisinage immédiat, ne peut se permettre le moindre faux pas. «Si on rate la période de transition politique et que l’on se met Moscou à dos, c’est fini, met-on en garde dans l’entourage de François Hollande. Les Russes, qui pensent très politique à la différence de l’Union, ont un fort pouvoir de nuisance : s’ils le veulent, sans même intervenir militairement, ils peuvent mettre le feu à l’Ukraine Or, à Bruxelles, «on fait comme si Moscou n’avait pas la possibilité de mettre un bazar d’enfer, s’indigne un diplomate de l’Union. On est dans un entre-deux détestable, faute d’avoir défini une politique cohérente à l’égard de la Russie, comme la création d’une zone de libre-échange ou d’un espace de sécurité commun.»

Les Européens sont divisés entre les «maximalistes antirusses» qui, comme la Pologne ou les Baltes, veulent «bouffer du Russe et faire sentir à Moscou qu’elle a perdu l’Ukraine» ; selon un fonctionnaire du Service européen d’action extérieure (SEAE), et ceux qui, comme l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne ou la Belgique, estiment qu’il faut garder les Russes à bord en n’intervenant pas en Ukraine. «Mais on doit être subtil : on ne doit pas donner l’impression que le sort du pays va être réglé par un condominium UE-Russie, car ce serait inacceptable pour la Pologne et les Baltes à qui cela rappellerait un peu trop le pacte germano-soviétique, prévient-on à Paris. Il faut aussi qu’on réfléchisse dès maintenant au statut futur de l’Ukraine. Quelque chose qui s’approchera de celui de l’Autriche avant 1989 : ni dans l’Otan ni dans l’Union.» Pour la France, il est en effet hors de question d’offrir une «perspective européenne» à Kiev, comme le réclame Varsovie, ce serait un point de non-retour pour Moscou.

Le chemin est d’autant plus étroit que les premiers pas du nouveau gouvernement ukrainien inquiètent. Notamment après l’abrogation, mercredi, du statut de langue officielle dont bénéficiait le russe. Cela n’a pas empêché la Commission, emmenée par Catherine Ashton, la représentante pour les affaires étrangères de l’Union européenne, de qualifier, hier, le gouvernement de Arseniy Iatseniouk, de«gouvernement légitime», et même d’évoquer la signature rapide de l’accord d’association entre l’Union et l’Ukraine sans attendre les élections présidentielles du 25 mai. «On risque, en allant trop vite, d’être pris au piège d’un règlement de comptes style Roumanie d’après-Ceausescu», analyse un diplomate européen qui épingle la «nullité affligeante» de la baronne Ashton dans sa gestion de la crise ukrainienne.

«Idéologiquement, la Commission est antirusse», se désole un diplomate de l’Union. A la fois parce qu’elle a le souci de ne pas déplaire aux douze Etats membres de l’ex-bloc soviétique qui pèsent de tout leur poids au sein des institutions communautaires, mais aussi par son incapacité à penser politiquement. Ce qui est légal au plan juridique peut être fait, point. Ainsi, elle refuse de considérer l’impact que pourra avoir sur la Russie la signature de l’accord d’association avec l’Ukraine alors que le pays est lui-même lié à Moscou par un accord de libre-échange… «Or, les Russes ont déjà prévenu qu’ils prendraient des contre-mesures»,rappelle un diplomate bruxellois.

De même, la Commission veut lâcher du lest sur les visas ukrainiens alors même qu’aucune mesure n’a été prise pour lutter contre les discriminations visant les gays et lesbiennes ou la corruption, deux conditions pourtant exigées par l’Union jusque-là :«les Russes vont mal le prendre. Pourquoi l’Ukraine, dans ce cas, et pas eux ?»s’interroge notre diplomate. Même chose sur la «désoviétisation» des forces de sécurité, pour laquelle Kiev a demandé l’aide de l’Union et pour laquelle la Pologne veut fournir son «expertise» : «un épouvantail de plus», soupire-t-on au Service européen d’action extérieure.

Autant dire que chaque action unilatérale, même la plus anodine, de l’Union risque de déclencher l’ire de Moscou, ce dont ont conscience la France et l’Allemagne, mais aussi le SEAE. Or, la Russie a promis une aide de 15 milliards de dollars (environ 10,8 milliards d’euros) à l’Ukraine, indispensable, surtout quand on sait que la dette gazière du pays vis-à-vis de la Russie atteint déjà 3,5 milliards de dollars… D’ici à 2015, les Ukrainiens estiment leurs besoins de financement à 35 milliards de dollars, un chiffre à prendre avec des pincettes vu l’absence d’administration publique fiable.«Ils ont, semble-t-il, un trou de trésorerie de 4 milliards de dollars, détaille un membre du SEAE. Si la Russie donne les 2 milliards de dollars escomptés, avec le milliard promis par les Américains et le milliard d’euros qu’on peut réunir vite, le compte est bon. Sans les Russes, ça devient compliqué.» Et on les imagine mal, s’ils ne sont pas à bord, ne pas réclamer le paiement immédiat de leurs créances gazières…

Il y a urgence à aider l’Ukraine. Mais personne ne veut le faire sans condition, car cela reviendrait à donner de l’argent aux oligarques : il faut donc que la lutte contre la corruption et le blocage des comptes à l’étranger précèdent l’aide, ce qui la retarde d’autant. «L’émotion qui a suivi la chute de Viktor Ianoukovitch est retombée dès lundi. Même la Pologne considère que le pays doit d’abord s’aider lui-même, car il dispose des richesses suffisantes pour le faire», confie un diplomate.

C’est pourquoi tous les regards se tournent vers le Fonds monétaire international (FMI). «Nous sommes prêts à aider» et même «très vite», a assuré jeudi son porte-parole, Gerry Rice. Mais il faut d’abord envoyer une «mission technique» sur le terrain : elle sera à Kiev dès mardi, avec celle de la Commission. Il n’est, en revanche, pas question de déplacer la directrice du FMI, Christine Lagarde : celle-ci a préféré confirmer sa participation ce lundi à un forum économique en Espagne. «C’est trop tôt, indique-t-on au FMI. On a d’abord besoin que les Ukrainiens se mettent autour d’une table et soient sérieux.»

En réalité, le Fonds est encore moins enthousiaste que l’Union : «On ne part pas sur l’Ukraine avec un a priori favorable», avoue-t-on, le pays ayant déjà une longue histoire de programmes interrompus au bout de quelques mois, faute d’avoir tenu ses promesses. En 2008, «la Dame à la tresse», Ioulia Timochenko, avait négocié un prêt de 16 milliards de dollars qui avait dû être gelé au bout d’un an, le FMI ne voyant guère trace des réformes promises. En 2010, le Fonds avait accordé à Viktor Ianoukovitch, fraîchement élu à la présidence, un paquet similaire de 15 milliards de dollars, qui a aussi été stoppé au bout de quelques mois, les engagements pris par l’Ukraine n’étant à nouveau pas tenus.

Du fait de ce lourd passif, le FMI va devoir négocier avec le nouveau gouvernement provisoire à Kiev des «actions préalables», indique-t-on à Washington. «Le FMI va demander une réduction du déficit budgétaire, qui peut être obtenu en coupant dans les subventions aux entreprises, un ajustement substantiel des prix du gaz, la stabilisation des taux de change et une loi sur les marchés publics pour réduire la corruption», prédit Anders Aslund, spécialiste des économies post-soviétiques à l’institut Peterson. «Si le FMI fait ça, ça va compliquer la situation sur place : les gens vont avoir du mal à supporter de telles coupes», souligne-t-on au SEAE.

Mais si la volonté politique du nouveau pouvoir ukrainien est bien là et si les négociations se déroulent sans accroc à Kiev, le FMI pourrait ficeler en un mois un paquet d’aide d’un montant de 12 milliards de dollars, estime Anders Aslund.«L’Union pourrait alors ajouter jusqu’à 50% du montant, soit 3 à 6 milliards de dollars», calcule cet expert. «Il y a beaucoup de pressions, notamment américaines,indique une source au FMI. Mais il serait étonnant que l’argent soit débloqué de manière rapide sur du vent.»

Les Etats-Unis ne sont pas plus enthousiastes à l’idée de prendre l’économie ukrainienne à bras-le-corps. L’administration Obama considère elle aussi l’Ukraine comme un trou noir où toute aide versée un peu trop généreusement serait vite engloutie sans même stabiliser le nouveau pouvoir. Washington serait tout juste prêt à faire un geste, de l’ordre d’un milliard de dollars, sous forme de garanties de prêts, a précisé le secrétaire d’Etat, John Kerry, mais seulement une fois que Kiev se sera adressée au FMI. «L’Iran est bien plus important que l’Ukraine pour Washington et, sur l’Iran, les Etats-Unis ont besoin de la coopération de la Russie», souligne Anders Aslund. La clé du problème ukrainien passe encore par Moscou.

Pour l’Union, «il faut faire comprendre aux Russes qu’ils ont perdu Kiev et aux Ukrainiens qu’ils ont perdu Sébastopol.»

Alors que la guerre menace en Ukraine, les Européens, poussés par la Pologne et les Etats baltes, continuent à jouer avec le feu comme ils le font depuis le début de la crise. Au lieu de chercher à renouer le dialogue avec Moscou, ils ont utilisé, hier, le«porte-voix» de l’Alliance atlantique, «ce qui n’est vraiment pas le meilleur moyen de ramener le calme», se désole un diplomate européen de haut niveau. Martial, Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l’Otan, a accusé la Russie de «menacer la paix et la sécurité en Europe» et l’a appelé à «cesser ses activités militaires et ses menaces», en prélude de la réunion des ambassadeurs des 28 Etats membres de l’Alliance atlantique, convoquée hier à la demande de Varsovie qui s’estime «menacé»par Moscou.

«Passer par l’Otan, il n’y a rien de pire pour nous, rien de mieux pour la Russie», analyse le diplomate déjà cité. Car les menaces de représailles politiques (comme le boycott du G8 sous présidence russe, la France et la Grande-Bretagne ayant déjà suspendu leur participation aux travaux préparatoires) et économiques, motivées par «le poids excessif des facteurs émotionnels», font craindre à une partie de l’appareil diplomatique communautaire un raidissement russe dévastateur. «En intervenant en Crimée, Vladimir Poutine a envoyé un message clair : “on n’humilie pas la Russie en vain”», analyse un diplomate européen.

Il vaut mieux convaincre Moscou, mais aussi Kiev, de calmer le jeu. «La dynamique de l’escalade n’est pas seulement du côté russe, fait remarquer un membre du Service européen d’action extérieure de l’Union. On risque d’assister à des actes antirussophones et à des appels à l’aide qui motiveraient une intervention militaire russe dans l’est du pays… Autrement dit, plus on attend pour renouer le dialogue politique, plus la situation devient explosive.»

A Bruxelles, on s’interroge donc sur les moyens de renouer le dialogue avec Vladimir Poutine. «Pour l’instant, on ne sait pas ce que nous pourrions décider en commun», reconnaît-on à Bruxelles, d’où la réticence à convoquer un sommet européen qui en rajouterait dans le «déclamatoire». Certains plaident pour envoyer à Moscou un ou plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement, à l’image de ce qu’avait fait Nicolas Sarkozy en 2008 lors de l’invasion de la Géorgie, Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, n’ayant pas la surface suffisante pour être entendu.

De même, il faudrait accepter de reconnaître la «légalité douteuse» du nouveau pouvoir ukrainien — après l’avoir jugé «légitime» — et exiger un«gouvernement d’union nationale» afin de revenir à ce que prévoyait l’accord obtenu par les Européens le 21 février… « La semaine dernière, l’ambassadeur russe distribuait dans les couloirs de l’ONU l’accord obtenu par les Européens le 21 février et que Moscou n’a pas signé en disant : regarder, les Européens se sont fait avoir, les Ukrainiens n’ont pas respecté leurs engagements », raconte un diplomate. Ce n’est pas un hasard si le référendum d’autodétermination prévue en Crimée aura lieu le 25 mai, date de la présidentielle prévue dans l’accord du 21 février…

On évoque même l’envoi d’une force d’interposition européenne, avec l’accord des Russes, pour protéger les russophones de mesures de rétorsion. «Les Berkut, les forces spéciales de la police, largement russophones, auraient pu s’en charger, mais Kiev les a dissous le 25 février, ce que Moscou n’a pas du tout apprécié», rappelle un diplomate européen.

Et ensuite? Gérard Araud, l’ambassadeur de France à l’ONU, a prôné une «solution politique» qui prenne en compte les intérêts de l’Ukraine, mais aussi les «préoccupations légitimes» de Moscou. Un proche du dossier traduit crûment ce propos : «Il faut faire comprendre aux Russes qu’ils ont perdu Kiev et aux Ukrainiens qu’ils ont perdu Sébastopol.»

5 mars 2014 : Ukraine : Abracadabra, l’UE débloque 11 milliards d’euros !

Je rappelle au passage mon billet sur les restos du Coeur où j’ai rappelé que ces associations d’aide alimentaire se sont battues durant des années contre la Commission qui voulait couper de 1 Md€ sur 7 ans leurs budgets… Avant de la faire céder…

“La Commission européenne a annoncé le 21 juin 2011, une réduction drastique du programme d’aide alimentaire destiné aux plus démunis : l’enveloppe financière serait divisée par 4, passant de 500 millions à 113 millions en 2012. […] La Commission a prévu d’allouer une enveloppe de 2,5 milliards d’euros au fonds pour la période 2014-2020, ce qui représente une baisse d’un milliard d’euros en comparaison aux 500 millions d’euros par année qui étaient précédemment consacrés au PEAD.”

Rappelons aussi que cette “aide” aura pour but principal non d’aider les Ukrainiens, mais de permettre au gouvernement de rembourser ses dettes, souvent à des banques…

Si ce n’est pas de la magie à l’état pur, cela s’apparente pour le moins à un tour de passe-passe. En novembre dernier, l’Union européenne proposait une aide de 610 millions d’euros à l’Ukraine dans le cadre d’un accord de partenariat. “On ne peut pas faire plus”, disaient à l’époque les responsables européens, les yeux rivés sur leurs finances publiques déficitaires. Trop peu et à des conditions inacceptables (lutte contre la corruption), et pressé par Vladimir Poutine, le clan du président Ianoukovitch – aujourd’hui déchu – rejetait l’offre, déclenchant la révolution qui l’a balayé en quelques semaines.

Moins de quatre mois plus tard, alors que l’Ukraine fait l’objet d’un bras de fer aux relents de Guerre froide et craint pour son intégrité territoriale menacée par le Kremlin, l’Europe met 11 milliards d’euros sur la table pour aider son grand voisin au bord de l’éclatement.

“Euromillions”

Cette aide “s’étalerait sur plusieurs années. Elle provient du budget et des institutions financières de l’Union”, explique José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, qui a fait travailler ses services en urgence. Le programme comprend 1,6 milliard de prêts dans le cadre de l’assistance macro-économique, 1,4 milliard de dons, et 3 milliards provenant de la Banque d’investissement européenne, qui finance des grands projets en mélangeant argent public et privé.

Par ce même type de mécanisme, la Commission espère aussi dégager 5 milliards d’euros via la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. Elle va mobiliser 250 millions de fonds de la politique de voisinage afin de lever 3,5 milliards de prêts. Pour coordonner les efforts de la communauté internationale, la Commission propose aussi la création d’un “mécanisme spécial de coordination des dons” que l’UE est “prête à accueillir” : une sorte de “conférence des donateurs”, comme cela s’est fait dans le passé pour aider des pays sortant de graves crises. Ces chiffres sont à considérer en regard des 35 milliards d’euros dont le gouvernement transitoire à Kiev dit avoir besoin pour éviter la faillite. “On n’est pas à l’euromillions”, ironisait alors une source communautaire.

“Pas de course à l’échalote”

L’annonce européenne s’ajoute à la promesse faite par les États-Unis d’un milliard de dollars de garanties de prêts pour réduire l’impact sur les Ukrainiens des baisses de subventions sur l’énergie : la suppression de ce système contraire à l’esprit du FMI est l’une des multiples conditions réclamées par le Fonds de Washington pour venir, lui aussi, à l’aide de Kiev. Parallèlement, le gouvernement intérimaire dit avoir besoin de 2 milliards en urgence pour payer sa note de gaz au géant russe Gazprom. “Nous voulons aider à réformer l’économie ukrainienne. Pas payer les factures immédiates”, reconnaît une source communautaire à Bruxelles.

La somme globale à laquelle arrive la Commission européenne est la même que celle promise par Vladimir Poutine à l’Ukraine le mois dernier pour l’empêcher de tomber dans les bras de l’Europe. Mais à la Commission, on refuse d’y voir autre chose qu’une coïncidence. “Notre logique a toujours été de ne pas nous lancer dans une course à l’échalote avec Moscou. Mais on tient compte de la nouvelle situation. Ce qui est en jeu maintenant, c’est la stabilité politique, économique et financière d’un grand pays qui a des milliers de kilomètres de frontières communes avec l’UE.”

5 mars 2014 : Tout en finesse, Hilary Clinton compare Poutine à Hitler !

Hillary Clinton : “Si vous avez l’impression d’avoir déjà vu cela, c’est parce que c’est ce qu’a fait Hitler dans les années 1930. Tous les Allemands qui étaient des Allemands ethniques, les personnes d’origine allemande qui se trouvaient en Tchécoslovaquie, en Roumanie et ailleurs, Hitler n’arrêtait pas de dire qu’ils étaient maltraités. Je dois aller protéger mon peuple, et c’est ce qui a rendu tout le monde si nerveux. Quand [Vladimir Poutine] regarde l’Ukraine, il voit un endroit qui, selon lui, fait partie intégrante de la mère patrie russe”.

TF1 :

[“Étrange”, je n’ai pas vu une seule fois une comparaison avec l’Irak, la Palestine ou le Kosovo… Et rarement rappelé que la Crimée, c’est 90 % de Russophones…] [Et elle a été la responsable de la Diplomatie américaine. Alors quelle finesse ! Traiter Poutine de Hitler, sachant ce qu’il a fait à la Russie, c’est presque aussi habile que de traiter Netanyahou d’Hitler…]

FranceTv Info : Ukraine : le parlement de Crimée demande à Moscou son rattachement à la Russie, référendum le 16 mars. Le ministre ukrainien de l’Économie [OB : issu donc d’un coup d’État, vous avez suivi…] Pavlo Cheremeta estime que “ce référendum n’est pas conforme à la Constitution”.

SI : Pavlo Cheremeta, la vitrine officielle, cet économiste de propagande formé aux Etats-unis est le fondateur de la première « business school » à Kiev, il est à la tête d’un réseau d’universités, écoles de commerces en Europe centrale et orientale diffusant l’idéologie libérale, tout comme la « Kiev school of economics » dont il était le président jusqu’en février 2014.

No comment…

6 mars 2014 : Les manifestations pro-russes, c’est mal !

Échauffourées à Donetsk, dans l’est de l’Ukraine

Donetsk, fief russophone du président déchu Viktor Ianoukovitch dans l’est du pays a connu ces derniers jours un regain de tensions, mais le gouverneur a fait intervenir hier soir la police pour apaiser les esprits.
La police ukrainienne a repris le contrôle du siège du gouvernement régional occupé par des militants pro-russes et arrêté des dizaines de personnes.

7 mars 2014 : Barnier et l’escalade européenne

L’Ukraine, après la crise de la zone euro, n’est elle pas un cruel révélateur de l’impuissance européenne ?

Michel Barnier : Il ne faut pas demander aux Européens de régler le problème politique interne de l’Ukraine. L’escalade russe est inacceptable. L’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine doivent être respectées. Il faut que la crise s’arrête, et que les Russes comprennent que la seule issue est politique. L’Ukraine ne peut pas être le champ d’affrontement entre l’Union européenne à l’Ouest et la Russie, à l’Est.

Faut-il se dépêcher de signer l’accord d’association avec l’Ukraine à l’origine de l’affrontement, contre l’avis de Vladimir Poutine ?

Michel Barnier : Nous étions prêts à le signer. C’est l’Ukraine, sous le mandat de son président déchu, qui a refusé. L’intérêt de la Russie n’est pas d’avoir un pays instable et en désespérance économique à ses portes. Elle a intérêt à avoir un pays qui a des relations équilibrées avec ses deux grands voisins. En même temps, comment ne pas être solidaires et émus par les espoirs européens de tant d’Ukrainiens ? Ils veulent la démocratie, la liberté, le progrès. Nous devons leur répondre, et proposer un nouveau partenariat et un soutien. (LeMonde)

Nous aussi on veut la Démocratie M. Barnier !!!

Sinon, il faut donc cesser l’escalade. Et ce qu’on fait en moins de 10 jours, c’est d’essayer de signer le traité de libre échange avec l’Ukraine, pour qu’à l’évidence elle n’intègre pas la zone de libre échange qu’est en train de mettre en place la Russie. Bizarre…

7 mars 2014 : Hermann von Rompuy partique la Désescalade et la Démocratie

L’UE va signer l’accord d’association avec l’Ukraine

L’Union européenne va signer l’accord d’association avec Kiev avant les élections du 25 mai en Ukraine, a annoncé jeudi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

“Nous nous tenons auprès de l’Ukraine et nous renouvelons l’engagement européen à signer l’accord d’association”, a déclaré Van Rompuy à l’issue d’un sommet européen extraordinaire. “Nous signerons les volets politiques de l’accord très bientôt, avant les élections“, a-t-il ajouté. (LeFigaro)

Avec le gouvernement putschiste plein de néonazis, donc ?

Tout va bien !

 

À suivre…


Ce billet fait partie d'une série sur la situation en Ukraine. Il vise à donner des regards différents de ceux diffusés en masse par les grands médias, afin d'élargir votre champ de réflexion. [Lire plus]. Notre souhait est de sortir des présentations binaires "gentils / méchants", afin de coller de plus près à une réalité complexe. Nous rappelons enfin que par principe, nous ne "soutenons" aucun gouvernement nulle part sur la planète (et donc pas le gouvernement russe non plus). Nous sommes au contraire vigilants, tout gouvernement devant, pour nous, justifier en permanence qu'il ne franchit aucune ligne jaune. Mais nous sommes évidemment également attachés à lutter contre le deux poids 2 mesures, et à présenter tous les faits.

103 réponses à [Ukraine : on a oublié de vous dire… 6] On n’humilie pas la Russie en vain…

  1. alphaperceval Le 13 mars 2014 à 07h23
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  2. Jean-Baptiste Bersac Le 13 mars 2014 à 07h34
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    Tout d’abord, merci pour toute la série de billets sur les « démocrates » venus aux pouvoir en Ukraine. C’est un très bon et très nécessaire travail.


  3. Patrick Luder Le 13 mars 2014 à 07h56
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    Chaque pipeline asservis un peu plus l’Europe. Il suffit de bloquer l’accès au gaz et au pétrole pour mettre l’Europe en siège sévère. Comment dans un tel contexte, avoir une quelconque influence politique ? Autant apprendre tout de suite à fonctionner sans les presque épuisées énergies fossiles => mais autant dire à un junkie qu’il n’a qu’à se mettre au travail …


    • yt75 Le 13 mars 2014 à 11h29
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      Mais ne pas oublier que côté Russe la vente d’hydrocarbures représente de loin le gros de leurs revenus.

      C’était déjà le cas de l’URSS d’ailleurs (avec en plus le fait qu’ils subventionnaient plus ou moins plusieurs pays de l’empire, Corée du Nord, Cuba, et plus ou moins les pays d’Europe de l’Est, en leur vendant le pétrole en dessous du prix du marché).

      A ce propos un aspect historique important à ne pas oublier, est que ce qui a provoqué la chute de l’URSS (ou disons “porté le coup de grâce”), est le contre choc pétrolier (baisse du baril dans les années 80), contre choc pétrolier fortement “aidé” par le fait que l’administration Reagan (et Bush père en particulier), avait négocié avec les Saoudiens le fait qu’ils augmentent leur production.

      Voir à ce sujet “la face cachée du pétrole” partie 2, avec par exemple l’interview de Gorbatchev mentionnant une baisse de 2/3 de leurs revenus en devises (et obligation de vendre leur or).
      A partir du 27:00 par là :
      https://www.youtube.com/watch?v=fQJ-0jAr3LQ#t=1811

      Et déjà le gaz aussi bien sûr (au début), avec Reagan voulant arrêter le projet de gazoduc transibérien (et autres sanctions), avec les Européens (Helmut Schmidt, Mitterand) freinant plutôt “des quatre fers”, Washington prenant alors la chose côté financier (blocage des crédits) et embargo à l’export sur la technologie Américaine (à partir de 30:50 par là), tout cela avec la “caution morale” de l’invasion et guerre de l’URSS en Afghanistan.

      Aujourd’hui la situation est bien différente (tous les pays de l’OPEP sont au max de leur prod a priori, la Russie aussi et vraisemblablement autour de son pic pour le pétrole), et c’est plutôt l’OTAN qui est en guerre un peu partout.

      Par contre on peut aussi imaginer que la Russie cherche à diversifier sa clientèle, vers la Chine en particulier…

      Sans oublier que le contre choc pétrolier a aussi été très “nocif” pour l’industrie pétrolière domestique US, par exemple :
      https://www.youtube.com/watch?v=02F-3l1EKsA


      • Vallier Le 16 mars 2014 à 01h36
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        La Russie, depuis pas mal de temps a bien montré son desintérêt pour ses “anciens ” pays. En soutenant l’économie (par des signatures de marchés) de certains pays Baltes elle leur a permis d’être les premiers de la classe et d’intégrer très vite l’Europe.
        En se débarrassant du problème d’avoir des voisins instables en les collant en Europe la Russie est gagnante !

        L’Ukraine ne la séduit plus non plus. en nourrice depuis plus de 23 ans, ce pays est un paradis certes mais plus “j’me la coule douce” ça ne peut exister, imaginez vous qu’en 23 années il n’a même pas été établi l’ombre du moindre cadastre, ce n’est qu’un exemple.

        La Russie a besoin d’une Ukraine forte, indépendante financièrement (et elle le pourrait !) et surtout stable et un peu “nettoyée” de sa floppée de truands oligarques. Que l’Europe fasse le boulot ne serait pas plus mal…

        La Russie a déjà prévu de débrancher les tuyaux, en entamant de gigantesques travaux d’oléoducs et de gazoducs elle a prévu de ne plus rien attendre de l’Ukraine.
        Ces évènements surviennent un peu tôt et c’est bien la preuve que Moscou n’en est pas le responsable.

        La Russie bien entendu vise à l’Est, pas nouveau, pas étonnant, un simple regard sur l’indifférence avec laquelle elle a vu ses anciens fiefs passer à l’ouest suffit a comprendre que le vieil ouest toussotant et malade n’a plus la cuisse assez ferme pour l’ours 🙂

        Que l’Europe paye ! La danseuse Ukrainienne n’a plus la même grâce qu’elle avait au temps de son excellence, Moscou est lassé de sa gourmandise capricieuse !

        Ah, mon avis perso sur la chute de l’URSS est un peu éclairée d’une autre lumière, certes le choc pétrolier, mais tout fut orchestré, de façon si parfaite… pour exemple, en Ukraine, la fameuse révolution ne fut en 91 qu’une vaste farce et je peux en témoigner pour m’être trouvée sur les lieux cet été là !
        J’ai toujours pensé que l’occasion avait fait le larron, faire un méa culpa de circonstance avec les sens de l’image toujours si bien maitrisé dans ces pays, par là même mettre fin à un sytème à bout de souffle, n’était-ce pas une manière élégante de continuer sur un autre chemin en déchargeant les sacs de plomb sur les côtes européennes ?


  4. Patrick Luder Le 13 mars 2014 à 07h59
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    Ouafff, j’avais pas vu … excellent la moustache d’Angela ! 🙂


    • FL Le 13 mars 2014 à 18h09
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      Non Patrick, je ne trouve pas, ce n’est pas excellent. je ne parle pas de la photo due au hasard mais de sa divulgation et donc de son utilisation…


      • Patrick Luder Le 13 mars 2014 à 20h34
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        Les regards ne semblent pas confirmer le hasard et il n’y a pas de tabou sur ce sujet, même des faits très graves peuvent faire l’objet de rappels avec une peu d’humour noir => cette photo est pleine de symboles, elle nous rappelle juste des faits de guerre d’il y a 70 ans …


  5. jmeransaigne Le 13 mars 2014 à 08h08
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    L’UE non élue va donc signer avec un gouvernement non élu!
    Les ricains, fidèles à leurs traditions pratiquent une ingérence dont ils n’auront pas les effets, ils sont bien loin et peuvent se permettre de mettre à feu et à sang toute l’Europe.
    AU final, le message est clair:nous sommes les otages des USA et de L’UE.
    N’est-il pas dangereux d’intégrer un pays homophobe comme l’Ukraine? Un pays qui bafoue les droits de l’homme?en effet, il est certain que les partis d’extrème droite des pays européens s’engouffrent rapidement dans la brêche.J’ai peur que cette violence des nazis se propage à toute l’Europe.En effet, il est plus simple de se venger sur son voisin des conditions de vie médiocres que de s’en prendre aux vrais responsables(qui se sont bien débrouillés pour brouiller les pistes)la situation est grave, il y aura toujours des assoiffés de sang qui n’attendent qu’un signe pour en découdre et nos gouvernants ne le savent que trop bien et nous haissent, ils n’hésiteront sans doute pas à nous jeter aux fauves, pieds et poings liés par leurs traités crminels et absolument contraire aux droits de l’homme.


    • jave Le 13 mars 2014 à 11h55
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      Est-ce que vous pensez vraiment que l’UE va faire signer le partenariat Ukraine-UE à un gouvernement non-élu ? Ca me semble un peu gros, mais bon faut s’attendre à tout avec nos chers démocrates européens ! Ne faut-il pas plutôt y voir une arme de négociation brandie pour faire peur aux Russes ?

      Si cet accord est signé avant les élections, je prends le maquis !


      • jmeransaigne Le 13 mars 2014 à 12h06
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        Mais la commission est elle même non légitime, pourquoi donc se gênerait-elle?si vous ne l’aviez pas vu, cette commission s’est assise sur notre propre référendum de 2005, je ne vois pas ce qui pourrait l’empêcher de faire ce qu’elle veut.Elle veut aussi secrètement signer l’accord transatlantique avec les USA et le texte est seulement en anglais et interdit à la diffusion.Nous ne devons son accès qu’à la bonne conscience de l’une des personnes qui était présente lors de sa présentation secrète.L’UE, nous a bien eus, l’UE ne rassemble personne et tout au contraire nous divise cruellement.Cet organisme est dangereux également parce que ceux qui la dirigent n’ont pas d’expérience et de compétences politiques, leur seule expérience est économique.


      • Vallier Le 16 mars 2014 à 01h44
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        Cet accord, 1500 pages n’ouvre aucune liberté pour l’Ukraine, la mise aux normes de leurs produits ne pourra pas s’effectuer à moins de déclancher une famine dans le pays puisque plus personne n’aura les moyens là-bas d’acheter les produits.

        De plus je souhaite bonne chance aux conseillers techniques et autres envoyés… je travaille avec l’Ukraine depuis plus de 25 ans et croyez moi, il m’a fallu plus de 20 ans pour tout comprendre de leurs mécanismes et arriver enfin à sortir quelque chose de pas trop mal.

        Les aides promises sont liés aux avancées des exigences de l’europe, un peu comme des bons de réductions que nous leur donnerons car nous, nous n’attendrons pas pour inonder leurs marchés de produits plus ou moins aux normes puisque chez eux les normes sont moins rigides et que, ne faisant pas partie de l’Europe, nous pouvons y envoyer tous nos rebus.

        Cet accord ne prévoit pas non plus de les placer en liste d’attente pour qu’ils entrent en Europe, donc tout benef pour l EU et très mauvais pour l’UA… mais si ils veulent hein …


  6. wuwei Le 13 mars 2014 à 08h21
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    Jean Quatremer allerte : un seul “l” est suffisant pour que s’envole les dernières illusions d’une Union Européenne utile à autre chose qu’aux intérêts des capitalistes .


  7. Laurent Le 13 mars 2014 à 08h25
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  8. roronoa66 Le 13 mars 2014 à 08h53
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    Et la cerise sur le gâteau : BHL !
    http://www.youtube.com/watch?v=L_K71FRJgmE#t=125


    • jmeransaigne Le 13 mars 2014 à 09h11
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      Bonjour,
      Je ne comprends pas du tout votre lien:c’est les US qui ont des intentions guerrières, pas la Russie, n’essayez pas de nous la faire à l’envers.


      • nono Le 13 mars 2014 à 09h28
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        Pour être bien “rensaigné” (sic) mieux vaut lire correctement et jusqu’au bout.
        Bien entendu, cela ne suffit pas toujours pour comprendre.


        • jmeransaigne Le 13 mars 2014 à 09h48
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          Mais j’ai bien lu jusqu’au bout!et je vous demande, pourquoi un pays qui se croit “invincible” selon le texte de votre lien, aurait attendu si longtemps pour s’annexer la Crimée dont apparemment elle ne peut pas se passer??avec la force armée.?
          De plus, il me semble que c’est à la Crimée(qui a sans doute bcp plus d’affinités avec la Russie qu’avec L’Europe)de décider de son avenir par référendum, référendum que le gouvernement non élu à tendance nazie d’Ukraine dit qu’il est illégitime.
          Tout ça n’est qu’une guerre pour s’appropier à tout prix les énergies dont les USA avec leur mode de vie le plus polluant de la planète, ne peuvent plus se passer et aussi une histoire de stratégie militaire.Pourquoi les USA se permettent -ils de critiquer les Russes qui ne font pas moins que ce qu’ils ont fait eux m^me à Cuba?,Avec les ricains, c’est toujours la m^me chanson, j’ai le droit de tout faire, mais si les autres font comme moi, ils mettent en danger la paix dans le monde;


      • wuwei Le 13 mars 2014 à 09h32
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        Je crois qu’il est simplement démontré dans cette analyse qu’en ne faisant rien (ou presque) Poutine est arrivé à ses fins. Bien aider en cela par l’impéritie incommensurable des dirigeants occidentaux qui ne connaissent depuis des lustres que la politique de la canonnière et le tapis de bombes pour amener la “démocratie”. C’est sans doute maintenant que cela devient le plus dangereux parce que des crétins humiliés, poussés comme d’habitude par les capitalistes à faire la guerre d’une manière ou d’une autre, prennent rarement de bonnes décisions.


          • jmeransaigne Le 13 mars 2014 à 10h13
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            Ce lundi, la Russie a par ailleurs demandé une nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.Sans commentaire.


          • jmeransaigne Le 13 mars 2014 à 10h27
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            http://www.russieinfo.com/crimee-le-parlement-vote-le-rattachement-la-russie-2014-03-07
            et:
            Jeudi 6 mars, à l’issue d’un sommet extraordinaire consacré à la crise ukrainienne, l’Union européenne a annoncé les premières sanctions politiques contre la Russie. Les dirigeants européens ont décidé de suspendre les négociations sur les visas avec Moscou et menacé de prendre davantage de sanctions, notamment économiques, si la situation continuait à se détériorer en Ukraine.
            Il est clair que le choix référendaire de la Crimée est renié par l’UE;de quel droit?


          • Inox Le 13 mars 2014 à 11h17
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            “L’Occident peut décider de se boucher le nez et de regarder ailleurs pour ne pas voir l’occupation (de la Crimée)”

            Excellent ! Ça va pas être bien difficile, ils se bouchent déjà le nez pour accepter 6 néo-nazis dans le gouvernement Ukrainien…

            Et Obama en train de discuter tranquillement avec le premier ministre de ce gouvernement de facho. L’Occident a perdu la tête, c’est pas possible autrement.

            Tiens ! Il faudrait proposer notre coq national comme emblème pour l’occident. Le seul animal à chanter les pieds dans la merde.


            • Prague Le 13 mars 2014 à 16h14
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              Vous avez raison Inox, l Occident a une experience certaine de se boucher le nez depuis 1938 avec Munich en laissant Hitler venir en aide aux Tcheques allemanophones, sans parler de la Pologne en 1939, (…qui va se battre pour le Danzig…), l invasion en 1968, pardon, aide humanitaire et fraternelle, de la Tchecoslovaquie…

              Business is business, hier avec Hitler, aujoud hui avec Putin, n est ce pas ?

              Who cares…


    • Crapaud Rouge Le 13 mars 2014 à 20h03
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      @nono: Votre stratège énonce des règles très très générales. Il est facile ensuite de choisir dans la réalité des faits qui les confirment ou les infirment. En tout cas, votre démo n’est pas du tout convaincante, vous jouez à vous faire plaisir, c’est tout.


  9. tchoo Le 13 mars 2014 à 09h51
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    celle là fallait l’oser: “Les Russes, qui pensent très politique à la différence de l’Union, ont un fort pouvoir de nuisance : s’ils le veulent, sans même intervenir militairement, ils peuvent mettre le feu à l’Ukraine”

    pour l’instant ce ne sont pas les Russes qui ont mis le feu à l’Ukraine!

    à croire que les USA ont besoin des conflits aux quatre coins du monde pour masquer leur déconfiture et leur écroulement. La bête ne mourra sans soubresauts excessivement dangereux, et nous n a un président qui ne sait rien faire d’autres que de s’atteler à cet astre agonisant
    Pitoyable, mais dangereux, où va-t-il nous entrainer?


    • catherine Balogh Le 13 mars 2014 à 16h56
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      “les USA ont besoin des conflits aux quatre coins du monde”
      les USA est le pays au monde ou il y a le plus de morts par armes à feu, il est le pays avec le plus fort taux de criminalité, il est le seul(d’après ce que je sais) à avoir inscrit dans sa constitution le port légal d’armes à feu…
      Ceci explique cela…..
      Les USA, enfin, le gouvernement, n’a apparemment pas d’autres ambitions que d’exporter ses problèmes, son agressivité et son ingérence légendaire.C’est vrai que son peuple obèse se porte tellement bien qu’il n’a aucun problème à résoudre chez lui…
      Ce qui lui permet d’aller fourrer son nez sans cesse dans les affaires des autres…
      On les a pas entendus au sujet des malversations à la francaise, de Cahuzac, nan, on a été privés du FBI!!!
      ;O)


      • FL Le 13 mars 2014 à 19h43
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        Au Brésil aussi le port d’arme est un droit constitutionnel et c’est peut être le cas dans d’autres pays d’Amérique du sud et aussi en Israël ou plus exactement en Palestine ou les colons israéliens portent des armes (pour ce défendre bien évidement). C’est un droit propre aux pays “jeunes” qui se créent au dépens de populations autochtones pas nécessairement d’accord.
        D’ailleurs à propos d’occupation, on pourrait en profiter pour faire un petit tour d’horizon des pays et régions illégalement occupés actuellement dans le monde.


  10. reneegate Le 13 mars 2014 à 09h51
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    Il est vrai que de bon matin lire “Deuxmer alerte” (moi aussi je peux faire des fautes) cela surprend. Le jour où il nous préviendra de quoique ce soit nous serons déjà 10 pieds sous terre. C’est dommage car cette série Ukraine collecte beaucoup d’infos intéressantes, mais c’est ce que l’on considère comme le prix de l’objectivité/crédibilité je suppose. La vérité est devenue moribonde, la rechercher n’est plus crédible.


  11. M.S. Le 13 mars 2014 à 09h53
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    “Nous avons en Ukraine des experts du FBI, du Département de la Justice et du Trésor” pour aider les investigateurs ukrainiens “à révéler les crimes financiers commis par le précédent régime et voir ce qu’on peut faire pour récupérer certains de ses avoirs”

    http://www.7sur7.be/7s7/fr/18164/Ukraine/article/detail/1808799/2014/03/10/Le-FBI-apporte-son-aide-a-l-Ukraine.dhtml


  12. jmeransaigne Le 13 mars 2014 à 10h01
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    à MS
    Le FBI devrait s’occuper de la corruption par les firmes et les banques dans son propre pays.Son intervention suppose que les Ukrainiens sont incapbles de le faire, c’est humiliant pour l’Ukraine.Mais les US n’en sont plus à une humiliation près et l’ingérence est devenue plus qu’une habitude, elle est officieusement “constitutionelle”


    • FL Le 13 mars 2014 à 19h48
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      En particulier quand l’ingérence prend la forme d’exécutions extralégales par drones interposés, directement sous le commandement du président US.


  13. tchoo Le 13 mars 2014 à 10h19
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    Voici la retranscription intégrale de la conférence de presse de Poutine, qui vient compléter cette série sur l’Ukraine : http://www.legrandsoir.info/conference-de-presse-de-vladimir-poutine-sur-la-situation-en-ukraine-texte-complet.html


    • jmeransaigne Le 13 mars 2014 à 11h29
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      On dira ce qu’on veut de Poutine mais contrairement aux USA et à l’UE, son discours est clair, calme et je trouve que cet homme est d’une très grande intelligence.En plus, on ne sent pas d’arrogance quand il répond aux questions.
      Que l’on interprête mes propos comme quoi je soutient Poutine, oui, dans ce conflit je soutiens son discours, dans ce cas précis.
      En fait, nous n’avons pas eue de déclarations aussi sensée depuis De Gaulle( je précise je ne compare en rien De Gaulle à Poutine), je compare juste les discours.


      • Bill Smouth Le 13 mars 2014 à 13h23
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        Toutes ces précautions dans vos précisions dénotent un sérieux problème de liberté d’expression, dans ce pays jusque sur ce forum, s’il était encore besoin de le remarquer. Avez-vous peur de dire que vous soutenez la démarche de Poutine ? Peur de passer pour ridicule, mentalement faible, naïf et taxé de folie avancée par les péroreurs en phase avec la forfaiture ?
        .
        Pourtant, il est difficile de ne pas soutenir ce type, que nos crapules de dirigeants occidentaux ont réussi à nous faire passer pour le leader du monde libre.


        • jmeransaigne Le 13 mars 2014 à 14h14
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          à Bill Smouth,
          Bonjour,
          Non, je n’ai peur de rien mais je ne connais pas suffisament la vie réelle en Russie pour prendre position et les problèmes autour de l’homophobie qui selon nos médias à court en Russie, ne me fait pas spécialement apprécier sa politique.J’ai écris clairement que je soutenais Poutine dans ce contexte précis parce queje crois m’en être suffisament informé, ici et ailleurs.Si vous lisez mes anciens commentaires, vous vous rendrez vite compte que je n’ai peur de rien.Issu d’une famille de refugiés politiques, je ne suis pas du genre à faire la grenouille.Et si ma petite personne est menacée par les extrémistes, cela ne m’empêchera pas de continuer à la vie, à la mort!


          • Theoltd Le 13 mars 2014 à 16h43
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            Il n’y a aucun problème d’homophobie en Russie, hormis bien sur, les comportements isolés, (pas tant que ça, mais qui sont aussi légions dans nos bonnes vieilles campagnes françaises, ou les mentalités comme on dit, ne progressent pas aussi vite que celles des gouvernants). Si Hollande veut aller au bout de ses idees, il trouvera deux trois bon bars a Moscou, avec des back rooms tout a fait convenables…Il en reviendra rasseneré!!!
            En ce qui concerne L’Homophobie, Poutine (qui n’en n’a rien a cirer des homos, ça doit le dépasser 🙂 a néanmoins compris que c’était une stratégie géopolitique de l’occident: S’il se présente comme homophobe, il est le paria de la planète, et s’il est homoph-ile, alors il baisse dans les sondages dans son propre pays.
            C’est donc une manoeuvre habile de nos politiques. Poutine est donc coincé. Il s’en est sorti en disant que la propagande homosexuelle était interdite auprès des mineurs, ce que je pense être un juste equilibre. Chacun faisant ce qu’il veut, a partir du moment ou il a l’âge de raison.
            Cette homophobie supposée était bien pratique pour le début de la diabolisation de Poutine, pour attaquer les jeux, qui furent une grande réussite et sans cela, auraient été un triomphe, et ne pas s’afficher a ses coté, aux moments ou les services secrets des pays occidentaux opéraient a Kiev.
            Maintenant, j aurais personnellement prefere qu on l’attaque sur la place faite aux handicapés, car les villes russes sont un enfer pour ceux qui sont diminués, et d’autres aspects qui auraient amélioré la vie au quotidien des russes. Mais bien entendu, ce n’est pas le but de nos gouvernants, qui visent a rassembler une jeunesse bouillonnante pour un soutien a leurs funestes desseins, plus qu’a rendre le monde meilleur.


            • catherine Balogh Le 13 mars 2014 à 18h27
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              et que pensez vous de notre chère France qui est comblée au niveau des accès pour les gens à mobilité réduite?à mon avis, il doit pas y avoir bcp de différence avec la Russie.
              ;O)


      • phane Le 13 mars 2014 à 16h28
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        je me disais la même chose après avoir lu sa conférence de presse. Et je me sens presque coupable. Je trouvais que ce qu’il disait était intéressant, contenu précis, avec des faits , rappel au contexte, et apparemment pas de langue de bois. (!!!) En tous cas quelle différence avec nos gouvernants qui se débrouillent très bien pour dire un minimum de faits en un maximum de prises de paroles ! Que nous arrive-t-il ? Serions nous vraiment du mauvais côté de l’Histoire ?


      • Prague Le 13 mars 2014 à 19h54
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        …trouve que cet homme est d’une très grande intelligence…

        Ben, pour un agent secret de KGB en Allemagne de se faire devoiler, c est pas le top au niveau d intelligence.


      • Olivier M Le 14 mars 2014 à 07h05
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        jmeranseigne, tu semble beaucoup aimer De Gaulle.

        Pourtant, à te lire, je pense que tu ne dois pas beaucoup aimer ses deux bébés que sont l’ENA et la 5ème république.
        Si De Gaulle avait été si brillant que ça, il aurait créé 10 ENA, histoire d’avoir un peu de pluralité et de concurrence.
        Quant à la 5ème république, ce qu’elle est devenue ressemble plus à la monarchie qu’à la démocratie.
        J’avoue par contre qu’il fut particulièrement brillant en 1968, réalisant le miracle de faire voler les pavés parisiens. Quel visionnaire!

        Par contre, ce qui est certain, c’est qu’il avait au moins des idées et les suivait, contrairement à nos politiciens modernes qui ne font que suivre le mouvement, retournant leur veste à chaque changement de marée.


        • Olivier M Le 15 mars 2014 à 20h53
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          Dans ce cas, Sarkozy, Hollande, Obama, Brown, Cameron, Merkel, Poutine, Hu Jintao, Xi Jinping… sont d’ors et déjà excusés: pire crise économique qu’à connue l’humanité, guerres en Irak, en Afghanistan, en Syrie, en Libye, au Mali, en Centrafrique.

          Je suis très loin de penser que ce blog ait pu exister sous De Gaulle…


          • ploi Le 16 mars 2014 à 00h28
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            “Je suis très loin de penser que ce blog ait pu exister sous De Gaulle…”

            T’aurais voulu aussi qu’il invente les PC et internet? Avec de telles attentes, on peut comprendre que t’aies quelques déceptions… 🙂


  14. Le Bigourdan Le 13 mars 2014 à 10h48
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    Un article très intéressant sur le Monde de Yves Roucaute

    La Crimée est russe depuis quatre siècles !

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/03/11/la-crimee-est-russe-depuis-quatre-siecles_4380990_3232.html


  15. Yann LARGOEN Le 13 mars 2014 à 11h10
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    Petite remarque anodine en passant : c’est très vrai que les dirigeants de l’UE sont incapables de faire de la politique. C’est très curieux, mais ils ont manifestement pas trouvé les bons filtres de sélection de leurs élites plus ou moins cooptées [cf également les déclarations suicidaires de l’autre androïde sur le plombier polonais pendant la campagne du référendum]. Ce n’est pas qu’un problème de déficit d’union politique au sein de l’Europe. C’est lié à l’incurie intrinsèque de ses dirigeants, elle-même peut-être liée à l’absence de réel débat politique dans la plupart des pays européens, entièrement livrés à des controverses sans véritable adversité entre libéraux plus ou moins allumés. Ça ne rend l’UE que plus dangereuse pour la paix.


  16. pitoun Le 13 mars 2014 à 11h37
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    http://euobserver.com/news/123453
    ca vient de sortir


  17. jmeransaigne Le 13 mars 2014 à 11h45
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    “Dirigeants de l’UE ont déclaré que le référendum est illégal “.
    Mais les dirigeants de l’UE n’ont pas de légalité, ni de légitimité!!!nous ne les avons pas élus!!ils se sont auto-proclamés, ils n’ont donc de toute manière pas droit au chapitre!!!mais bon sang, qui va les renvoyer à leur place?
    Que pouvons nous faire devant cet abus de pouvoir?
    Il doit bien y avoir un moyen de la contrer?


  18. 1citadine Le 13 mars 2014 à 12h11
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    Vous indiquez: “la Crimée, c’est 90 % de Russophones…”, pourquoi ne pas être plus précis? 58% de russes, 24% ukrainiens et 12% tatars. Les tatars russophones? Je ne pense pas, vu le génocide des russes soviétiques par le passé. Les ukrainiens non plus ou alors je ne comprends pas ce que vous voulez dire par “russophones”. Oui, c’est un territoire largement russophone, mais pas à 90%, pas complétement.


    • Theoltd Le 13 mars 2014 à 12h44
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      Les tatars sont russophones. Avec le temps, meme si le russe est difficile, ils ont réussi a le parler ! En passant: les tatars sont très bien intégrés en Russie, et jouent un rôle économique important, meme a Moscou.


  19. Fab Le 13 mars 2014 à 12h19
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    Peut-être la perle du jour: les manifestants pacifistes vont être le vivier d’une garde nationale 😉

    Le Parlement ukrainien approuve la création d’une Garde nationale

    Le Parlement ukrainien a approuvé jeudi la création d’une Garde nationale qui pourrait compter jusqu’à 60’000 hommes, alors que le nouveau pouvoir ukrainien craint des intrusions de l’armée russe dans l’est du pays. … Les autorités ukrainiennes ont indiqué que ce corps, dépendant du ministère de l’Intérieur, serait composé en priorité de volontaires venant des “groupes d’autodéfense” qui se sont formés sur le Maïdan, haut lieu de l’opposition à l’ancien régime du président Viktor Ianoukovitch.

    http://www.romandie.com/news/n/Le_Parlement_ukrainien_approuve_la_creation_d_une_Garde_nationale78130320141142.asp


    • Theoltd Le 13 mars 2014 à 12h47
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      L’Ukraine n’a pas réussi a mobiliser plus de 6000 soldats. Comment arriveront ils a faire une armée de 60000 personnes? Avec quels budgets? A oui, avec les sous de l’Europe. Et sans doute aussi avec ses soldats. On a des jeunes en banlieue… ça réglerait le chômage en France… non soyons sérieux….


    • casper Le 13 mars 2014 à 13h39
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      Laissez moi deviner: cette armee parallele prendra le doux nom de “SchutzStaffel” ?

      En plus “SchutzStaffel” = “escadrons de défense”, donc pour des “groupes d’autodéfense”, ca colle pas mal.


  20. Theoltd Le 13 mars 2014 à 12h57
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    Plus cette affaire avance, plus je sens qu’elle va mal finir. Je ne comprends pas ce qui se passe. La Crimée ne peut être aussi importante pour l’UE et les US que pour la Russie, il me semble donc evident qu’elle fait partie d’un DEAL a venir. Poutine n’a pas voulu céder ailleurs, et doit bloquer quelque part, d’ou campagne anti JO et anti homophobie, puis coup d état. On te prend la Crimée, (ou on te la fait payer cher- car elle était dans les faits, Russe, jusqu’en 2047) en on te la rends si tu cèdes sur un autre dossier. Mais bon, ce ne sont la que des supputations. Une escalade est a prévoir. En avons nous les moyens?
    En tous cas, on est prêts a tout coté occidental, a s’allier meme avec une armée entière de Marc Dutroux si nécessaire, pour arriver a un but que nous ignorons, mais qui est sans doute vital pour US et UESSR. De toutes façons, ça ne peut être lié qu au pétrole ou au statut du dollar, voire aux deux. Ca va barder!!!!


    • Prague Le 13 mars 2014 à 17h26
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      Via Ianoukovitch et ses sbires-oligarches, Poutine avait l Ukraine, la manipulait indirectement, c est pourquoi il l a voulu que Ianoukovitch signe son traite douanier euroasiatique, d ou les manifestations.

      A cause de ses JO adores, il a du lui demander d y aller un peu mollo mollo, mais maintenant, il a les mains libres, la Crimee s est juste son entree, il l a deja et personne ne bougera, mais l Ukraine elle-meme c est son plat principal et il l obtiendra, c est sur !

      Toute la question est a quel prix…

      L image d Olivier qui illustre la situation le mieux, c est celle de Putin jouant aux echecs debout contre Hollande, Cameron, Merkel et Obama, elle est tres parlante.

      Enfin, le desert de Putin, ce sera la Bielorussie, mais la, il ne faut pas marcher avant la musique n est ce pas… Une chose apres l autre – ordnung ist ordnung.


      • Wilmotte Karim Le 15 mars 2014 à 09h21
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        Bizard, il y a des oligarques en pagailles de l’autre côté…


        • Prague Le 16 mars 2014 à 00h18
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          Oui, la guerre de poullaier entre les oligarches de tout bord…

          Belle bataille entre les oligarches russes pro Putin (Miller, Setchin etc.), les oligarches russes de l epoque Eltsine installes la plupart a l etranger, les oligarches ukrainies pro Putin de l est UA pro russe (Ianoukovitch et ses copains – oustiti du pouvoir), les oligarches pro EU-USA (Timoshenko et ses copains, PM du gouvernement, president ad interim – accuses d etre neo nazi) sans oublier kes oligarches de EU-USA pour le controle des tuyaux generant des profits geants.


          • catherine Balogh Le 16 mars 2014 à 06h13
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            Bonjour,
            C’est marrant que vous écriviez “Putin”, en fait, nous les français, on utilise plus facilement “poutine”, ce sont dans les textes anglo-saxons que l’on trouve “putin”
            Crdlt


            • Prague Le 16 mars 2014 à 11h56
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              Pas seulement en anglais, en allemand etc. aussi, surtout en russe, son nom s ecrit comme cela en 5 lettres.

              En fait, j oublie svt qu il faut “ou” en francais pour le “u” dans les autres langues. Ouf, je n ai pas mis “a” dans le mot…


            • Vallier Le 16 mars 2014 à 17h48
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              Voilà, Prague a très bien expliqué 🙂


            • Vallier Le 16 mars 2014 à 17h44
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              🙂 Rien à voir avec les anglo saxons, je suis Bretonne 🙂
              Le u plutôt que le ou français respecte l’orthographe cyrillique, je traîne depuis plus de 25 ans dans ces pays et bien entendu leur écriture et langage a un peu déformé mes critères français 🙂
              En Russe : un P un U un T un I un N tout simplement et pas besoin de passer par les anglais pour traduire 😉


  21. step Le 13 mars 2014 à 13h33
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    “et ceux qui, comme l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne ou la Belgique, estiment qu’il faut garder les Russes à bord en n’intervenant pas en Ukraine”

    Ca ne crève pas les yeux… a part peut être ceux de quatremer.


  22. NeverMore Le 13 mars 2014 à 13h41
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    Obama, Nuland, Sherman, Clinton, Biden, Mac Cain; Kerry, etc, etc …

    Hollande, Fabius, Taubira, Valls, Moscovici, Duflot, Filipetti, Sarkosy, Juppé, Copé , etc, etc …

    Van Rompuy, Ashton, Barroso, Cohn-Bendit, QuatreMer , etc, etc …

    Joffrin, July, Demorand, Mamère, Domenach, Askolovitch, Caron, etc, etc …

    Le Monde, Le Figaro, Le Point, Liberation, l’Express, le Nouvel Obs, etc, etc …

    Quand on voit de ce qu’on y voit, quand on lit ce qu’on lit, quand on compare avec vos articles, quand on trouve ce qu’on y trouve, n’a-t-on pas raison de penser ce qu’on pense, et n’est t’il pas légitime de se préparer à agir « à la Russe ».


  23. Le Bigourdan Le 13 mars 2014 à 14h00
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    Les menaces, sanctions et intimidations, l’escalade verbale de l’UE et des USA à l’égard de la Russie n’iront pas beaucoup plus loin que ce qu’elles sont actuellement.Ils n’oseront pas engager l’épreuve de force.Le risque est trop grand.
    De plus la Russie a la neutralité voire le soutien de la Chine.
    Le patronat allemand, Schroeder, sont en désaccord avec A. Merkel vu les enjeux économiques pour l’Allemagne.
    L’Ukraine est un pays divisé à l’image de la Belgique ou de l’Espagne.
    La population russe ou russophone représente 25% des habitants et reste très attachée à la Russie avec un positionnement géographique près de la frontière russe .
    Le scénario qui semble se dessiner :
    – le cas de la Crimée est déjà scellé : l’indépendance a été votée par le parlement , devrait être confirmée par le vote du 16 mars et ensuite son intégration dans la Fédération de Russie.
    Ce scénario est en plus légitime vu les conditions de rattachement de la Crimée à l’Ukraine en 1954
    – le reste de l’Ukraine : le résultat des élections générales du mois de mai devrait montrer une profonde division du pays qui sera d’autant accentuée suite aux événements de janvier/février.
    De plus la mise en application ,par le gouvernement intérimaire , des conditions de l’obtention des prêts par l’UE/USA/FMI , du type division des retraites par 2, vont faire réfléchir la population.
    On peut s’acheminer:
    – soit vers une Ukraine fédérale, avec l’aval de la majorité ukrainienne, avec une autonomie très importante des 2 parties, l’ ukrainienne tournée vers l’UE/USA et la russophone tournée vers la Russie.
    – soit , sans accord entre les 2 parties ,vers une partition du pays.
    La solution d’une population russe entièrement soumise à la partie ukrainienne étant irréaliste.

    En tout état de cause, la Russie et Poutine ne lâcheront jamais les 12 millions de Russes et russophones d’Ukraine.


    • Prague Le 13 mars 2014 à 17h44
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      Oui, s ils arrivent pacifiquement jusqu aux elections en mai, la probabilite des provocations et de la guerre civile est tres grande.


    • fatalitas Le 13 mars 2014 à 19h11
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      “Ils n’oseront pas engager l’épreuve de force. Le risque est trop grand.”

      Pour commenter la phrase ci-dessus, il me revient à l’esprit quelques répliques frappées au coin du bon sens du regretté Audiard contenant le verbe oser associé à une certaine catégorie de personnes.


  24. step Le 13 mars 2014 à 14h02
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    pendant ce temps, on fait une autre maneuvre inconstitutionelle en grêce pour faire passer le nouveau mémorandum.
    Lire
    http://www.greekcrisis.fr/2014/03/Fr0332.html#deb

    (explication : Le mémorandum ne pourait pas être voté en l’absence d’une majorité pour le faire. A partir de là on déclare illégal (illégalement) un parti, que certes personnes ne va regréter, ce qui mathématiquement fait baisser le nombre de voix requis pour la majorité, et ainsi faire valider le mémorandum).


  25. Norton Le 13 mars 2014 à 14h06
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    Si je peux me permettre,voici un point de vue qui vaut ce qui vaut mais dont les commentaires ne sont pas inintéressants…

    http://www.bilan.ch/myret-zaki/redaction-bilan/cette-guerre-froide-nest-pas-ideologique


    • yt75 Le 13 mars 2014 à 14h55
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      Je n’ai pas tout lu, mais l’argument comme quoi les US voudraient piquer le marché Européen du gaz au Russe est complétement irréaliste.
      Ne pas oublier que les US sont toujours importateurs net de gaz (même si proche de l’équilibre), que beaucoup de “shale play” sont déjà en déplétion, prod globale en plateau, autrement dit il n’y aura jamais le débit nécessaire pour remplacer le gaz Russe, et très loin de là.
      (sans même parler des infrastructures de transport nécessaires à mettre en place, et du surcout associé)
      Voir par exemple :
      http://resourceinsights.blogspot.fr/2014/03/ukraine-russia-and-nonexistent-us-oil.html

      Par contre il peut y avoir des intérêts pour les multinationales US vers les pipelines et le shale gaz Ukrainien (Chevron).
      Mais même cela pas vraiment essentiel dans cette affaire à mon avis (enfin une composante).


  26. alain maronani Le 13 mars 2014 à 14h42
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    Les banques russes ont 70 milliards de $ de prêts en Ukraine…les banques autrichiennes aussi, quel montant je ne sais pas..

    Il y avait un très bon article dans le journal The Guardian qui expliquait, carte a l’appui, que ceci n’est qu’une facade, dangereuse, qui masque, une lutte pour le contrôle des oléoducs gaziers et des réservoirs de gaz.

    Chevron et compagnie sont a la manoeuvre et l’intervention russe en Ukraine les privent de l’accès aux a des ressources qu’ils considéraient acquises….pas l’idée de Gazprom…

    Chevron avait signé un accord avec le gouvernement ukrainien et c’est son refus d’accepter cet accord et de prendre ce qui était offert par Poutine, qui serait la raison de la déstabilisation actuelle.

    Voir ici…

    http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2014/mar/06/ukraine-crisis-great-power-oil-gas-rivals-pipelines


  27. Xavier Le 13 mars 2014 à 14h50
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    Au début il devait y avoir 10 billets (il me semble ?), mais je vois qu’on part dans les x.1 x.2 etc… ^^
    Je crois que j’vais attendre qu’ils soient tous sortis, me les imprimer et lire ça sur mon canapé comme un livre !
    Au pire on pourrait avoir une version finale en Pdf ? 🙂


  28. Theoltd Le 13 mars 2014 à 17h18
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    Alors ça c’est intéressant:
    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKBN0C404F20140313

    Les Etats Unis mettent sur le marché une partie de leurs reserves stratégiques de pétrole….

    Quand je lis ça, la première idée qui me vient a l’esprit, c est que la pénurie menace. Mais bon, je dois me tromper….et puis c’est pas du tout présenté comme ça!


  29. catherine Balogh Le 13 mars 2014 à 17h29
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    ben, faut qu’ils trouvent des sous pour aller payer les mercenaires en Ukraine(d’autant plus qu’il faut les rapatrier de Syrie, en appâter d’autres des quatres coins du monde, les armer, du lourd, hein, du bien lourd, payer les écoles de conditionnement de la jeunesse au pakistan, payer l’entrainement, etc, et les 600 000 hommes qui feront de la défense citoyenne(oups) en Ukraine….)., et comme al Qaida en Syrie, ils diront aux familles:tu auras mille Dollars si tu voiles ta fille(ici, c’est si tu votes pour le boxeur ou l’autre candidat choisit par Washington en Mai)ça coûte cher les mercenaires et de soudoyer tout ce monde qui vit en Ukraine….
    Puis, c’est peut-être aussi pour faire un joli cadeau(baisse du prix du baril) à l’UE afin qu’elle entérine tout ce que les USA proposeront???qui sait???Mais bon, il doit y avoir d’autres raisons, je suis trop inculte pour en deviner les fondements.


    • catherine Balogh Le 14 mars 2014 à 01h03
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      Mon post de 17h26, mea culpa: 60 000 hommes.


  30. wuwei Le 13 mars 2014 à 18h50
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    Nos politiques, médias et autres “pipoteurs patentés” adorent les opposants Ukrainiens même très bruns et très violents , mais détestent les expressions citoyennes qui pourraient remettre en cause leur doxa libérale.

    http://www.reporterre.net/spip.php?article5549

    http://www.bastamag.net/Soutien-a-Notre-Dame-des-Landes


  31. Crapaud Rouge Le 13 mars 2014 à 19h14
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    Ils font avec l’Ukraine comme avec la Syrie : d’abord ça joue les bravaches, pas besoin de l’infâme Poutine, et quelques jours après ils mangent dans la main de l’infâme Poutine !


  32. Crapaud Rouge Le 13 mars 2014 à 19h35
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    En attendant, du côté européen, c’est bruit de bottes et coups de menton à en croire Le Monde qui titre : “Ukraine : les Etats-Unis et l’UE prêts à prendre des « mesures très sérieuses »” (http://mobile.lemonde.fr/europe/article/2014/03/13/ukraine-mise-en-garde-de-berlin-a-moscou_4382528_3214.html) Citons : “« Si la Russie continue sur la même voie que celle des dernières semaines, ce n’est pas seulement une catastrophe pour l’Ukraine (…), cela nuit aussi et surtout massivement à la Russie, j’en suis convaincue, économiquement comme politiquement », a lancé Mme Merkel.


    • Theoltd Le 13 mars 2014 à 19h42
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      Sur un air de Paroles, paroles paroles….
      Si les US mettent leurs reserves stratégiques de pétrole sur le marché, alors que va faire l’Allemagne? Compter sur le réchauffement climatique pour chauffer ses concitoyens?


      • Kiwixar Le 13 mars 2014 à 21h27
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        Si les US mettent leurs réserves stratégiques sur le marché, c’est qu’ils n’ont pas l’intention de faire la guerre… Comme le mérou : 3/4 de gueule, 1/4 de queue.


    • Phil DeFer Le 13 mars 2014 à 21h40
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      Oui mon Crapaud,

      Ca veut dire qu’on va manger grave bientôt…. Alors que le peuple n’a rien demandé….

      Snirf.


      • casper Le 14 mars 2014 à 00h37
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        Personnellement j’ai un peu du mal a croire que l’UE et les USA, qui n’ont pas osé faire quoi que ce soit face a Hassad, entreprennent quoi que ce soit de musclé face a Poutine.


        • catherine Balogh Le 14 mars 2014 à 01h10
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          La différence est l’absence d’un diplomate puisque c’est Poutine(qui soit dit en passant nous a déjà évité le pire devant l’avant-dernière provocation des US(Syrie),)qui est cette fois provoqué.
          AIE
          Mais peut-être qu’en effet, ils ne défieront par l’alliance des Russes et des Chinois, mais comme ce sont des machiavéliques, allez savoir….
          Vous savez je pense depuis longtemps qu’ils n’ont plus toute leur tête.


  33. Prague Le 13 mars 2014 à 23h49
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    DONETSK (Ukraine) – Un partisan de l’unité de l’Ukraine a été tué jeudi par des manifestants pro-russes lors de heurts à Donetsk, dans l’est russophone, premier mort de la crise ukrainienne depuis la prise de contrôle de la Crimée par les forces russes, ont indiqué à l’AFP des responsables régionaux.

    Selon les premières conclusions des médecins, il a été poignardé, a indiqué à l’AFP l’antenne locale du ministère ukrainien de la Santé.

    Seize personnes ont été blessées et onze d’entre elles se trouvent en chirurgie, selon le porte-parole de l’administration de la région de Donetsk, Ilia Souzdalev. Trois autres sont hospitalisées avec des blessures moins graves et deux ont pu rentrer chez elles.

    Il ne précise pas si les blessés sont pro-russes ou partisans de Kiev.

    Les heurts se sont produits dans la soirée à Donetsk, bastion industriel russophone de l’est du pays, agitée par des tensions séparatistes depuis la fuite en Russie du président déchu Viktor Ianoukovitch et l’arrivée au pouvoir à Kiev d’un gouvernement issu des rangs du mouvement pro-européen.

    Un millier de partisans de Kiev s’est rassemblé dans le centre de Donetsk. Mais deux fois plus d’Ukrainiens prônant le rapprochement avec Moscou sont alors apparus et certains d’entre eux ont réussi à déborder le cordon de sécurité de la police.

    Des heurts violents ont alors commencé, où la victime, un habitant de Donetsk de 22 ans, est mort après avoir été passé à tabac par des pro-russes.

    La semaine dernière, des centaines de manifestants réclamant un rattachement à la Russie avaient occupé pendant près de trois jours l’administration régionale, contestant l’autorité du gouverneur nommé par le nouveau pouvoir à Kiev, Serguiï Tarouta.

    Après les avoir délogés, les autorités avaient procédé à l’arrestation de leur leader, Pavel Goubarev, patron trentenaire d’une agence locale de publicité proclamé par ses partisans gouverneur populaire.

    La fronde n’était pas restée limitée à Donetsk puisque à Lougansk, autre grande ville de l’Est, des manifestants pro-russes avaient également occupé le siège de l’administration régionale et demandé au gouverneur de démissionner.

    Ces tensions interviennent alors que la Russie contrôle depuis fin février la péninsule ukrainienne de Crimée. Vladimir Poutine a obtenu du Sénat russe l’autorisation d’utiliser ses troupes pour intervenir au nom de la protection des russophones. De nombreux Ukrainiens craignent que la Russie intervienne dans l’est du pays au nom du même principe.

    (©AFP / 13 mars 2014 21h53)


    • catherine Balogh Le 14 mars 2014 à 00h51
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      Bonjour,
      Auriez vous le lien s’il vous plaît?
      Je ne réussis pas à trouver la page où apparaît votre texte.
      Crdt


      • Prague Le 14 mars 2014 à 01h33
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        Oui, bien sur, le voila http://www.romandie.com/news/n/_Ukraine_un_manifestant_pro_Kiev_tue_dans_des_heurts_a_Donetsk_75130320142154.asp .

        A partir de lundi, ca va etre terrible, par exemple tous ses soldats reguliers ukrainiens stationnes en Crimee avec leurs familles, subitement devenus ennemis…

        C est de la folie , la premiere guere mondiale a commence aussi par l assassinat de l Archiduc Ferdinand a Sarajevo par les Serbes il y a cent ans…


        • catherine Balogh Le 14 mars 2014 à 01h54
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          Merci infiniment.
          Je vois que vous êtes documenté, auriez-vous le lien qui parle des personnes décédées ou blessées lors des manifestations et lors du saccage des bureaux et de nombreux bâtiments et d’églises, par les adhérents de ce nouveau gouvernement?

          “je reprends, si je peux me permettre:DONETSK (Ukraine) – Un partisan de l’unité de l’Ukraine a été tué jeudi par des manifestants pro-russes lors de heurts à Donetsk, dans l’est russophone, premier mort de la crise ukrainienne depuis la prise de contrôle de la Crimée par les forces russes, ont indiqué à l’AFP des responsables régionaux.

          Il y a eu des manifestants qui ont été tué partout, et des exactions également partout, pourquoi mettez vous l’accent sur ce groupe là en particulier?
          L’accent est peut-être à mettre sur “comment ce tout “jeune” gouvernement” va rétablir l’ordre et la tranquilité;


          • Prague Le 14 mars 2014 à 02h31
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            Aujourd hui, c est le premier mort en dehors de Kiev, dans la region russophone, il s agit un jeune habitant de Donetsk de 22 ans, poignarde, par des Donetskiens pro russes. Il a eu la malchance d etre pro-Kievien dans une ville pro-russe.

            Voyez le topo ?

            Maintenant a Kiev lui-meme, il y a 3 semaines, il y a eu 105 morts pour le moment, hier un autre est mort dans un hopital polonais, en Tchequie il y a aussi plusieurs dizaines de blesses graves, transportes d urgence de Kiev, dont un garcons de 16 ans. Le nombre des morts a Kiev risque de monter encore.

            Je cherche aussi un lien ou ces personnes decedees sont nommees, avec l age, la proffession etc.

            Je cherche les noms


            • catherine Balogh Le 14 mars 2014 à 11h03
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              Bonjour,
              Ce que je voulais mettre en avant est que cette situation est absolument sordide et qu’un compte des morts est de toute façon de trop, qu’ils soient d’un côté ou d’un autre.
              D’un côté comme de l’autre, des jeunes gens, des enfants mourrons, des femmes, des hommes, des vieillards, c’est tout simplement de la barbarie digne du moyen-âge.
              Devant une situation où ce sont les instincts primaires qui dominent, j’aurai attendu de tous les autres gouvernements plutôt un silence et un recul magistral, un boycott.tout au contraire, l’Ukraine est devenue l’avenue de la propagande, tout est mélangé, fascites et pro-Européens.
              Le fait même que les dirigeants acceptent de discuter avec les chefs auto-proclamés, montre à quel point tout ce délite.Le danger est que si on légitime l”illégitime, d’autres, dans d’autres pays vont en profiter.


          • Prague Le 14 mars 2014 à 02h50
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            …Il y a eu des manifestants qui ont été tué partout, et des exactions également partout, pourquoi mettez vous l’accent sur ce groupe là en particulier?

            Non, les manifestants n ont pas ete tues partout, mais seulement a Kiev…

            Seulement aujourdhui un jeune Donetskien pro-Kiev (=pro unite Ukrainienne) qui a eu une malchance d etre tue par d autres Donetskiens pro-russe, dans sa ville natale de Donetsk, en manifestant…

            Je ne mets pas l accent sur ce groupe en particulier, j ai juste copie in extenso le texte de communique, vous pouvez verifier dans le lien de romandie.com.


            • catherine Balogh Le 14 mars 2014 à 03h14
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              Comment savoir où en est venue la vendetta depuis les dernières semaines sombres qu’ont traversé ces pays?La Crimée avait annoncé sa décison collective de rejoindre la Russie.Cependant mes connaissances en droit international ou constitutionel étant totalement nulles, peut-être que comme en france, le peuple ne peut pas demander de référendum, il faudrait savoir qui est à l’origine de ce référendum.Si c’est le Parlement qui l’a demandé alors, son résultat est légitime;enfin, si j’ai compris quelque chose …enfin, le problème est bien plus vaste,.
              Sur ce blog, j’essaie de m’enrichir, j’apprends surtout.
              C’est un “endroit” très agréable à visiter.


            • Prague Le 14 mars 2014 à 04h08
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              …Comment savoir où en est venue la vendetta depuis les dernières semaines sombres qu’ont traversé ces pays?…

              Il faut aussi regarder du cote de l histoire de USSR, c.a.d. apres la revolution de 1917, il y avait une longue guerre civile, pendant presque 5 ans et c etait surtout en Ukraine et Crimee que la resistance aux bolcheviques a ete tres tenace (un peu comme la Vendee ?).

              Staline a puni les ukrainiens en les laissant mourir par millions de faim, le tristement celebre Holomodor, mourir de faim dans le grenier de l Europe, c est difficile a oublier…

              Apres la 2 guerre mondiale, Staline a fait deporter des millions de gens en Siberie sous pretexte de collaboration avec les Nazi, tous les Tatars de Crimee…

              La Crimee n est russe que depuis la fin de XVIII sc., les batailles de Catherine II, avant il y avait le Chanat des Tatars, l empire ottoman des Turcs, les Bulgares, les Grecs…

              Justement, Staline a deplace tout les Tatars, Bulgares, les Tsiganes, pour russifier l ile a fond, c est pourquoi les russes y representent 58% actuellement.


          • catherine Balogh Le 14 mars 2014 à 11h21
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            Bonjour,
            Autant pour moi je consulte très peu les médias.Et sur ce coup là , je n’ai pas pris le temps de faire un travail de recherche, que je vais faire, d’ailleurs dès aujourd’hui.
            Crdt


  34. redrock Le 13 mars 2014 à 23h50
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    Dans son livre “Le grand échiquier” 1997, Z.Brzezinski décrivait parfaitement l’évolution de cette géopolitique eurasienne et le rôle de l’UE-OTAN-Allemagne.On peut en lire une sélection de citations sur le site:
    http://environnement.geopolitique.over-blog.fr/2014/03/analyse-de-la-politique-americaine-par-z-brezinski-l-imperialisme-americain-vu-de-l-interieur.html
    sur le site on peut trouver également deux études sur la crise en Ukraine


    • catherine Balogh Le 14 mars 2014 à 01h41
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      Merci,
      Très intéressant:”Le rétablissement interne de la Russie conditionne les progrès de la démocratisation et son éventuelle européanisation. Mais la restauration de son potentiel impérial serait néfaste à ces deux objectifs. De ces problèmes peuvent naître des divergences entre les États-Unis et certains Etats européens. Elles affecteraient, au premier chef, la Communauté européenne et l’Otan.”
      “européanisation”?de la Russie?
      Les bras m’en tombent.


  35. redrock Le 14 mars 2014 à 00h10
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    Je connais personnellement une personne d’origine ukrainienne vivant en France et une autre, ukrainienne, bilingue russe-ukrainien, vivant depuis des années à Sébastopol, mais originaire de l’ouest ukrainien.
    Tous deux sont profondément affectés par ce qui se passe et tous les vieux relents de l’histoire remontent vite et dieu sait si les slaves, et plus encore les ukrainiens, ont le cœur vif, aussi prompt à s’enflammer qu’à se jeter ensuite dans les bras en pleurant!
    L’Ukrainienne de Sebastopol se voit traiter de fasciste bandériste par des russes qu’elle côtoyait pourtant depuis des années et il semble bien qu’une vraie rupture est en train de s’installer dans le pays et que tous les souvenirs douloureux du passé resurgissent et cette région d’Europe centrale en a eu plus que sa part.
    L’Histoire ne meurt jamais…


    • Prague Le 14 mars 2014 à 01h48
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      Oui, c est terrible et si triste…

      En plus, c est tellement entremele, imaginez tous ses mariages mixtes, ca va etre difficile a faire la separation du pays en 2 parties. Il y aurait de la haine, la violence elle y est deja.

      Malheureusement, il n y aurait jamais, la-bas, une separation a l amiable, sans une seule goutte de sang faut le relever, comme en Tchecoslovaquie.


      • catherine Balogh Le 14 mars 2014 à 02h13
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        L’histoire nous parle pourtant de sociétés ou les gens vivaient en tolérant et la religion et la culture de son voisin, de pallier, ou lointain.à l’époque, les gens parlaient très souvent plusieurs langues.
        Ils s’enrichissaient mutuellement de leurs connaissances, leurs avancées, de leurs arts.

        C’est vrai que la misère a pris du terrain et ne rend pas les gens propices à la générosité, à la tolérance, à la réflexion.
        Je pense que faire des scénarios sur le futur est un peu oublier qu’il y a la force vive de la vie.Peut-être que même en faisant la partition , cela ne changerait pas grand chose, au réel, pour les familles qui se côtoient depuis des décenies, .il faut que les provocations s’apaisent et cessent.je sais pas pourquoi mais je doute que le gouverne-ment-auto-proclamé apaise la situation.


  36. catherine Balogh Le 14 mars 2014 à 01h24
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    Ce qui m’inquiète au vu des évènements récents est l’apparition de personnages qui occupent de manière illégitime des instances étatiques;

    Que fait BHL mandaté par personne à virevolter comme un fou du roi?
    Que fait ce gouvernement non-élu au pouvoir en Ukraine?
    Que font van van rompuy-and-co à la commission européenne?
    Que fait le FBI en Ukraine?
    Et enfin que fait l’argent des puissants américains dans le budget de NOS partis polituqes?
    Je pense que cela prend une tournure très inquiétante.


    • catherine Balogh Le 14 mars 2014 à 02h24
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      Il est possible que Mme Merkel se trompe et qu’il n’y ai pas annexion, mais respect du référendum et de la volonté du peuple de Crimée, mais pas que….., je vous l’accorde.
      Dans son communiqué de presse Poutine affirme que ces manoeuvres étaient prévues bien avant le “problème” Ukrainien.Si c’est le cas, il serait bien sot de se laisser commander et de renoncer à ses projets.
      Il me semble quand même qu’il demande une réunion avec le conseil de l’ONU, idée qui ne semble pas pouvoir poindre dans les têtes plus à l’Ouest!le froid, peut-être, ça conserve!
      :O)


    • Prague Le 14 mars 2014 à 02h33
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  37. Olivier M Le 14 mars 2014 à 07h34
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    Je ne comprends vraiment pas comment se décide la politique étrangère de l’UE. Ashton serait-elle un électron libre?
    Les pays de l’ex bloc soviétique décident-ils seuls de cette politique? Les décisions se prennent-elles à la majorité des pays?
    Ou alors les “vieux” pays de l’UE, commencent-ils à comprendre les conséquences des conneries qu’ils ont faites en Ukraine depuis quelques mois, et retournent leur veste, remettant toutes les responsabilités sur le dos des nouveaux entrants, en premier lieu la Pologne et les pays Baltes?

    Il semble dans tous les cas clair qu’intégrer au sein de l’UE des pays qui ont des envie de revanche envers la Russie fut une gravissime erreur! Et tout ça uniquement dans le but de vendre des BMW moins cher.
    On nous a vendu l’élargissement qui aurait du permettre à l’UE d’avoir un poids important dans les affaires du monde, mais au final elle est plus que jamais inféodée à l’OTAN et aux USA, et plus divisée que jamais.

    Et maintenant cette même UE veut utiliser les impôts de ses citoyens pour remplir les poches des oligarques ukrainiens plus que corrompus!

    Et pendant ce temps, le haute trahison a été supprimée de la constitution française… http://article-50.eu/le-crime-de-haute-trahison-supprime-de-la-constitution/

    http://www.lefigaro.fr/politique/2011/02/01/01002-20110201ARTFIG00437-la-grande-desillusion-des-francais-envers-leurs-elus.php
    “Enfin 56% des personnes interrogées n’ont confiance ni dans la droite ni dans la gauche pour gouverner le pays. La confiance en la gauche est de 22% ( 7) et de 21% pour la droite (-1).”

    Je m’étonne qu’il y ait encore autant de gens qui fassent confiance aux gens qui nous “gouvernent”.


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