Source : Le Partage, 14-01-2016

Les quatre cavaliers (« Four Horsemen ») est un film indépendant de 2012 réalisé par Ross Ashcroft, qui dévoile les rouages du système économique dominant actuellement la planète. La croissance infinie et la recherche du profit ont poussé l’humanité au bord du précipice. Et les quatre cavaliers d’aujourd’hui sont la violence, la dette, l’inégalité et enfin la pauvreté. Si leurs galops infernaux ne sont pas arrêtés, ils risquent de compromettre la pérennité des futures générations.

L’économie mondiale va mal. La crise se transformant rapidement en catastrophe, de plus en plus de gens se mettent en quête de conseils avisés sur la manière de restructurer l’économie occidentale. Ces trois dernières années, 23 intellectuels – certains d’entre eux très controversés aux yeux de l’intelligentsia politico-médiatique – ont accepté de briser le silence et d’expliquer comment le monde fonctionne vraiment. Les quatre cavaliers ne tombent ni dans la critique des mondes financier et politique ni dans la théorie du complot : le film analyse simplement le système économique dans lequel nous avons choisi de vivre et avance des propositions de changement.

Intervenants : Noam Chomsky, Herman Daly, Joseph Stiglitz, Max Keiser, John Perkins, Ha-Joon Chang, Gillian Tett, Michael Hudson, Richard Wilkinson, Lawrence Wilkerson, Satish Kumar, Simon Johnson, Camila Batmanghelidjh, Phillip Blond, George Nilson, Dominic Frisby.

Source : Le Partage, 14-01-2016

54 réponses à [Vidéo] Les quatre cavaliers (avec Noam Chomsky, Joseph Stiglitz, John Perkins, etc.)

Commentaires recommandés

LBSSO Le 17 janvier 2016 à 09h14

Le Premier Ministre lors d’une cérémonie du souvenir des quatre victimes de l’attaque de l’Hyper-cacher (et des autres) Porte de Vincennes le 9 janvier 2016 déclare :

“Pour ces ennemis qui s’en prennent à leurs compatriotes, qui déchirent ce contrat qui nous unit, il ne peut y avoir aucune explication qui vaille. Car expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser”,
J’en suis resté coi.

Après l’écoute de ce film ,je propose de reprendre les recommandations de M.Valls pour les appliquer non seulement aux terroristes mais aussi aux “financiers” ? Chiche ?
Il aurait alors raison,ces derniers ne méritent pas d’être excusés.Ils “s’en prennent” aux hommes , femmes et enfants ,ils “déchirent le contrat qui nous unit”.
Je n’ ai aucune excuse moi aussi ,mais laissez-moi au moins comprendre.Ainsi la génération suivante pourra apprendre en comprenant et se révolter sans s’excuser.

https://www.youtube.com/watch?v=vf2WZnrw7Bk (à partir de 7mn30)

  1. pratclif Le 17 janvier 2016 à 08h44
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    Un grand merci de nous faire connaître ce film.


  2. LBSSO Le 17 janvier 2016 à 09h14
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    Le Premier Ministre lors d’une cérémonie du souvenir des quatre victimes de l’attaque de l’Hyper-cacher (et des autres) Porte de Vincennes le 9 janvier 2016 déclare :

    “Pour ces ennemis qui s’en prennent à leurs compatriotes, qui déchirent ce contrat qui nous unit, il ne peut y avoir aucune explication qui vaille. Car expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser”,
    J’en suis resté coi.

    Après l’écoute de ce film ,je propose de reprendre les recommandations de M.Valls pour les appliquer non seulement aux terroristes mais aussi aux “financiers” ? Chiche ?
    Il aurait alors raison,ces derniers ne méritent pas d’être excusés.Ils “s’en prennent” aux hommes , femmes et enfants ,ils “déchirent le contrat qui nous unit”.
    Je n’ ai aucune excuse moi aussi ,mais laissez-moi au moins comprendre.Ainsi la génération suivante pourra apprendre en comprenant et se révolter sans s’excuser.

    https://www.youtube.com/watch?v=vf2WZnrw7Bk (à partir de 7mn30)


    • RV en enfer Le 17 janvier 2016 à 09h54
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      Je ne veux pas m’expliquer Valls : ce serait l’excuser…


    • Emmanuel Le 17 janvier 2016 à 15h56
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      Quel que soit le thème, priver la nation d’explication c’est la contraindre à s’en tenir aux discours des gouvernants, à la propagande mise au point par les conseillers en communication, à une pensée unique et simpliste. C’est uniquement une question de pouvoir. Malheureusement pour les politiciens, une explication n’appartient pas au champ du pouvoir mais à celui du savoir, or il y a conflit vite entre les deux. Quel dommage que les humains utilisent encore parfois des raisons pour se déterminer ! Ah, s’ils pouvaient accepter sans examen critique la propagande…

      Au sens étymologique, ” expliquer ” signifie ” déplier ” : imaginez un mot et sa définition (probablement concise) écrits sur une feuille *pliée*. Imaginez que cela ne vous permette pas de comprendre et que vous avez la possibilité, en dépliant une première fois cette feuille, d’avoir des informations supplémentaires qui complètent les premières pour vous aider à comprendre. Vous avez alors d’autres phrases, peut-être aussi des images, des graphiques, etc., tout étant relié au mot que vous ne compreniez pas au départ. La feuille a été plusieurs fois repliée sur ellle-même, les explications peuvent être diverses : de plus en plus simples, de plus en plus complexes, de plus en plus étendues, idéalement il y en aurait pour toutes les attentes.

      Expliquer c’est cela : mettre à disposition des informations – au sens le plus large du mot – qui complètent et modifient les objets mentaux du sujet apprenant, le rendant plus à même de se figurer mentalement les comportements humains et le monde. Pour comprendre une explication donnée par autrui il faut une ressemblance suffisante ou assez d’adéquation entre les objets mentaux qui constituent la chose expliquée dans l’esprit de chaque personne. Bien entendu, cela n’empêche pas l’apprenant d’avoir autres objets mentaux pour examiner (critiquer) l’explication reçue, c’est même parfaitement souhaitable.

      Ainsi, en bon français comprendre n’est pas synonyme être d’accord et expliquer ne signifie pas excuser, ce qui comporterait un jugement, en plus de l’intellection préalable. Il faut être d’une mauvaise foi carabinée – ou un crétin fini – pour affirmer le contraire.

      N’oublions jamais : la parole est un instrument de pouvoir, encore plus qu’ailleurs en démocratie (ou, disons, ce qui prétend l’être). La censure a de l’avenir.


      • LBSSO Le 17 janvier 2016 à 19h11
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        La lettre est l’aile repliée de l’esprit.

        “Dans chaque mot et chaque lettre, il y a un oiseau aux ailes repliées, qui attend le souffle du lecteur. Et lorsque le lecteur interprète, l’oiseau déploie ses ailes, et il ne faut pas oublier de sauter sur son dos, pour monter vers l’infini.”

        E.Lévinas


    • dervan Le 17 janvier 2016 à 17h33
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      très juste!! Cependant encore une fois le film pointe du doigt la connivence politique. La question est alors la suivante : quand aurons nous enfin des hommes politiques à la mesure du destin d’ un pays ou dit en langage moins châtié des hommes ( et des femmes) des vrais ! qui assurent vraiment leur tâche comme à tout bon professionnel qui se respecte et qui a une éthique…..


    • emmanueL Le 18 janvier 2016 à 08h28
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      Sarkozy avait dit me semble-t-il, “comprendre c’est déjà excuser”. Quelle différence avec Valls ?


  3. Sami Le 17 janvier 2016 à 09h24
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    C’est curieux que ce film n’ait pas bénéficié de la même force de frappe promotionnelle que le dernier opus des Star War. Pourtant, il a ça de particulier qui devrait lui donner une supériorité flagrante sur les aventures intergalactiques en ces temps de désir d’interactivité : c’est que le scénario terrifiant qu’il décrit, NOUS en sommes les acteurs. NOUS TOUS.
    Etonnant, non ?


    • dervan Le 17 janvier 2016 à 17h39
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      Normal! la situation me fait penser à Matrix : tu crois vivre la réalité du monde, en réalité tu es un légume sous perfusion à qui une machine insuffle des rêves car .. c’ est plus productif….


  4. luc Le 17 janvier 2016 à 09h57
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    il est dit dans la présentation que “Les quatre cavaliers ne tombent ni dans la critique des mondes financier et politique ni dans la théorie du complot”

    dire ça c’est être politiquement correct, et c’est même de l’abus de langage : s’il n’y avait pas de complot, tout le monde saurait que le système économique se sert de la dette, de la violence, de l’inégalité et de la pauvreté pour fonctionner, mais la plupart des gens n’y croient pas car les gouvernements et les médias leur cachent cela, ce qui signifie que c’est un complot


    • reneegate Le 17 janvier 2016 à 11h51
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      Ce pauvre Valls est d’une inefficacité remarquable. Quel que soit son but, sa prétendue lutte contre le FN aura donc été aussi inefficace que sa prétendue lutte contre le chômage, ….
      Que de tels bras cassés dirigent notre pays prouve que s’il n’y a pas eu de projet (ou complot) à l’origine, il existe des connivences et des pressions qui concourent à cet état incompétent.
      Au delà des causes possibles dont le complot bien sur, les conséquences ne font, elles, pas débat : guerres, crises, inégalités, misère du plus grand nombre, extinction des espèces, ….

      Un spécimen qui ne cherche pas à comprendre c’est la cerise sur le gâteau. En ce sens et parce qu’il est forcément soutenu par des forces très influentes, ce gouvernement m’effraie tout les jours un peu plus, bien plus que le FN.


      • francois Le 17 janvier 2016 à 12h14
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        reneegate, pourquoi focaliser sur ce Valls ? Ce n’est qu’une metastase parmi des centaines d’autres. Focaliser sur lui nuit même à la compréhension par le plus grand nombre de la maladie, qui est systémique.

        En seulement 10 ans, il est facile de trouver 10000 exemples qui sont comme des symptoems de cette maladie SYSTEMIQUE.
        Un exemple parmi ces 10aines de milliers, ceci : http://www.les-crises.fr/honte-le-gouvernement-bloque-en-pleine-nuit-un-outil-anti-paradis-fiscaux-par-christian-chavagneux/
        Vous comprenez j’espère que le problème n’est pas Valls, ou même le PS, ou même le gouvernement…

        Systémique je vous dis.
        Quel système?
        Pour de nombreuses raisons, je PRIVILéGIE comme “cible à traiter par les Français au plus tôt” la République, ses caciques, et ses institutions au sens large, dans une optique démocratique.


        • reneegate Le 17 janvier 2016 à 15h27
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          Valls est une anecdote (j’évite introduction sciemment), je parle du gouvernement et en remontant des nouveaux comités des forges (très loin de la sidérurgie désormais puisqu’ils n’ont même plus besoin de coffres).


    • vinel Le 17 janvier 2016 à 17h34
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      Je ne pense pas moi aussi qu’il y ai complot.
      Par contre ,je pense qu’il y ai confluence d’intérêts comparables.
      Au sain de la nomenklatura financière mondiale,il y a concurrence.
      Le premier qui a un genoux à terre est “sacrifié” par les collègues.
      La finalité se traduit par le fait que le plus fort gagne toujours et ceux qui perdent systématiquement,c’est nous.
      Progressivement le dogme que nous impose L’UE et les institutions internationales se traduit par l’absence de concurrence puisque les mms gagnent toujours et se retrouvent tôt ou tard seul dans leur spécialité.
      C’est alors que le système néolibéral organise la concurrence en divisant en deux les multinationales ayant démolies toutes les autres jusqu’à ce que …ça recommence!
      Finalement que ce soit par le chômage,soit par les faillites bancaires la population doit payer et dinosaures criminels ne peuvent que s’approprier progressivement la planète avec tous lesdégats irréversibles qu’ils veulent nous faire endosser.


      • luc Le 17 janvier 2016 à 22h29
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        tu l’as dis : le voilà donc le complot, c’est celui des dinosaures criminels, il vise à s’approprier progressivement la planète tout en nous faisant endosser les dégats irréversibles


    • fouineur Le 21 janvier 2016 à 07h57
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      Au delà d’être politiquement correct, ça ne veut surtout rien dire, “tomber” dans “la” théorie “du” complot. Quel complot ? Ça n’existe pas les complots peut être ? Cette terminologie (forgée – rappelons le – par la CIA à la suite de la commission Warren qui voulait faire avaler la fable du tireur solitaire Oswald), est une notion bien pratique pour éviter tout débat sur l’existence d’un état profond qui utilise la stratégie de la tension pour modeler l’opinion en fonction de son agenda de politique intérieure et étrangère.


  5. Odile Le 17 janvier 2016 à 10h00
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    Merci pour ce document! Par ailleurs, je conseille le livre de John Perkins ” confession d’un assassin financier”. Cela se lit comme un roman. Pourtant c’est la description de plusieurs exemples des méthodes us pour soumettre les Etats qui leur résistent. John Perkins sait de quoi il parle puisqu’il a agi directement dans le système pour finir par le dénoncer.


  6. Nicolas Anton Le 17 janvier 2016 à 10h20
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    Deux siècles que les anglo-saxons amènent ce monde au fond du gouffre. Certainement pas eux qui doivent nous expliquer quoi faire ou penser pour en sortir.


    • Mat Le 18 janvier 2016 à 23h19
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      A mon avis, le problème ne doit pas être vu sous l’angle de peuples en particulier qui seraient responsables (les anglo-saxons, les allemands, les français, les occidentaux…).
      Ce serait faire preuve d’une sorte de racisme de mettre les habitants d’un pays dans le même panier.

      Ce sont plutôt les gouvernements occidentaux, certes élus par les peuples, qui sont responsables.

      Il y a des élections, mais on voit de plus en plus clairement qu’elles n’ont aucun sens.

      Les élus font le contraire de ce qu’ils ont dit (mon ennemi c’est la finance).
      Il vont à l’encontre du résultat d’un des rares referendum (Traité Européen de 2005)

      Les élus sont achetés par les 1% (pantouflage, financement des partis, conférences hyper rémunérées, pots de vins, vacances dans les yachts…).

      Le peuple manque de lucidité, car tout est fait pour le distraire (TV, réformes politiques à deux balles, buzz en tout genre), ou lui mentir (propagande, éléments de langages, chiens de garde des émissions de télé : “il faut libérer la croissance, plus de compétitivité, baisser le SMIC, moins de taxes sur les entreprises, moins de règles, blablabla” …).

      Seuls quelques espaces d’information encore indépendants permettent la réflexion, comme ce site.

      Ces gouvernements défendent visiblement mieux les privilégiés que les pauvres.
      C’est le 1% qui gagne contre les 99%.
      Les multinationales qui gagnent contre les petites entreprises (il n’y a qu’à voir les taux d’imposition pour s’en convaincre).

      C’est vrai aussi en France, comme dans les pays anglo-saxons.

      Évidemment, on nous répète qu’on a tout essayé, et qu’il n’y a pas d’alternative.
      Pourtant rien n’empêche en théorie la France de faire ses propres choix et d’arrêter d’avoir des banques systémiques qui mélangent les activités saines des activités casino.
      Rien n’empêche la France d’exiger des ses entreprises exportatrices de la transparence pour pouvoir éviter la fraude fiscale.
      Rien n’empêche la France de moins taxer le travail, et de plus taxer les émissions de CO2.
      Rien n’empêche la France d’arrêter de faire la guerre à l’étranger.
      Rien n’empêche la France de sortir de l’OTAN
      Rien n’empêche la France de sortir de la zone Euro.

      Pour l’instant j’ai l’impression que les seuls qui se rebellent sérieusement contre ce système, ce sont les désespérés des banlieues (Sans futur) qui tombent dans la folie en faisant des attentats destructeurs, et des zadistes (Un autre monde est possible) qui tentent à leur façon de construire quelque chose de nouveau…

      En tout cas, si des américains sont lucides et font un film qui réveille les consciences, c’est une bonne nouvelle, je ne vois pas de raison de critiquer cela parce qu’ils seraient anglo-saxons.


      • Trujale Le 26 janvier 2016 à 16h20
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        Si il y a en France une alternative! Elle s’appelle Union Populaire Républicaine, Mais ne cherchez pas son existence dans les médias (télévision, radios, presse), elle est censurée.
        Son leader Monsieur François Asselineau explique très clairement avec des documents historiques à l’appui pourquoi en France nous en sommes la et comment regagner notre souveraineté dans un premier temps!

        http://www.upr.fr/


  7. Astatruc Le 17 janvier 2016 à 12h08
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    Quelqu’un sait-il si les USA ont subit des sanctions suite au mensonge éhonté de Powell sur sa fiole de pi***?
    Ont-ils été sanctionés pour les meurtres de masse à grande échelle au Viet Nam et l’utilisation d’armes chimiques?
    Ont-ils été sanctionné pour avoir mis l’Irak dans l’état de délabrement où il est auhourd’hui?
    Ont-ils été sanctionné pour la pollution à grande échelle de l’eau dont les firmes de gaz de schiste sont responsables, chez eux?
    etc, etc…….


  8. mephisto Le 17 janvier 2016 à 12h24
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    pas d’accord avec François sur les 1.6% de progression du FN.
    Présidentielle 2002 JML 6179896 en version actualisée
    2012 MLP 6421426
    soit 241530 = 3.9% Selon des chiffres actualisés a partir des données gouv.


  9. Nerouev Le 17 janvier 2016 à 12h39
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    On peut se demander pourquoi les dirigeants des pays européens ainsi que la gouvernance UE sont tournés vers un pays dont la décadence, ou tout au moins les erreurs sont avérées. Collin Powells dans ce film a annoncé un peu la couleur : faire du fric, exactement ce qu’avait aussi répondu Sarkozy après sa Présidence à un journaliste.


    • theuric Le 17 janvier 2016 à 20h54
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      Là se trouve l’un de mes questionnement les plus centraux qui pourrait s’exprimer autrement, de façon plus générale:
      Pourquoi une majorité d’européens ont-ils développé une telle appétence pour les Amériques dès le début de déclin de cet empire?
      Un ami dit souvent: “La bêtise est comme une maladie, contagieuse!”.
      Peut-être ceci explique-t-il cela?


  10. argos Le 17 janvier 2016 à 13h46
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    1.Nous imprimons de l’argent ex-nihilo, qui ensuite sont traduit en unités informatiques par nos amis les banksters.
    2. Nous avons mis en place un système basé sur la dialectique hegellienne et l’avons baptisée Démocratie.
    3. Nous, les oligarques, nous nous réservons la part du lion, le peuple est facile à manipuler.

    http://www.economiematin.fr/news-cameron-plan-lutte-pauvrete-absurde-conseil-epargne-economies


  11. Charlie Bermude Le 17 janvier 2016 à 14h13
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    Excellente synthése de la situation , qui mets bien en lumiére son coté obscur .
    Cependant , quoique l’analogie , avec l’Empire Romain , soit pertinente et trés pédagogique , elle n’est pas appliqueé en toute rigueur . Paradoxalement les Américains se surestiment et se révélent d’un grand optimisme .
    Je m’explique . Les Empires durent en gros 250 ans , exact , mais une civilisation , en gros 1000 ans . Il existe donc avant le vrai Empire , 4 proto-empires . La décadence de l’un à l’autre franchit des seuils qualitatifs avant de s’épanouir pleinement à le fin de la civilisation : l’Empire , universel , tout puissant , exclusif …dans toute sa splendeur .
    Ainsi l’Empire Romain a été précédé , de celui d’Alexandre , lui méme des Perses , lui méme des Hittites .
    La civilisation occidentale n’en est qu’au 3e proto-empire , celui des Américains , aprés le Saint Empire , les Habsbourgs , et les Français ( de Louis 15 à Napoléon) . Donc nous allons faire bien mieux dans la décadence que les Romains , ce que nous connaissons c’est juste la fin du 3e proto-empire . Pour la derniére phase il faut passer par une épape intermédiaire , où l’on croit avoir tout redressé . ( Entre chaque proto , il y a un interméde ) .


    • Charlie Bermude Le 17 janvier 2016 à 15h17
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      Précision , humbles pardons ,difficiles de résumer des milliers d’années en quelques lignes de post Napoléon et Alexandre sont des intermédes , la culture dure 1000 ans , il faut là distinguer culture et civilisation . La civilisation çà déborde à cause des intermédes . De 250 à 1000 , j’évoque pas , parce que c’est Oriental ( çà inclu les Grecs Byzantins , c’est un autre monde pour nous ) . L’Empire avec majuscule , c’est aussi le passage à une autre culture , coté lumineux de l’obscurité de la force , mais çà ce voit qu’aprés .


  12. Dany Le 17 janvier 2016 à 17h07
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    D’abord merci pour ce très intéressant reportage.

    Les différents intervenants pointent du doigt l’incroyable disparité de revenu qui existe aujourd’hui dans nos sociétés. C’est contre cela qu’il faut lutter si on veut préserver ce qui reste de la planète, en espérant qu’il n’est pas déjà trop tard.
    Mais de quelle manière peut-on y parvenir? La plupart des gens sont tellement formatés et conformistes, ils considèrent que c’est dans l’ordre des choses qu’il y ait des riches et des pauvres, que ça a toujours été ainsi et qu’il n’y a pas lieu de s’en inquiéter. Je crois que beaucoup ne se rendent pas compte du fossé qui existe entre le petit nombre d’ultra-riches et le reste de la population qui s’appauvrit toujours plus.
    Bien sûr, l’égalité parfaite est impossible et une différence de 1 à 6 me semble tout à fait normale et saine. Par contre qui peut justifier gagner 500 ou 1000 fois plus qu’un autre, ça n’a vraiment plus aucun sens, c’est bien la preuve que notre monde est devenu fou!


    • JPA Le 18 janvier 2016 à 17h58
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      Les réflexions sur les écarts maximum de revenus sont justes ( les flux) … mais on oublie systématiquement ceux sur les patrimoines ( les stocks)
      Je ne vois jamais une telle proposition de limitation des écarts sur ce point alors qu’une politique raisonnée de réduction des inégalités devrait également passer par là
      Mais, j’en conviens, nous touchons un des sujets les plus “tabous” dans la société française actuelle; celui de l’héritage … vous savez celui que l’on a constitué à la ” sueur de son front” ( cf par ex. le patrimoine de Mme BETTENCOURT ou de bien d’autres grosses fortunes)
      Les fortunes ne se constituent essentiellement qu’au travers de la confiscation ( ou du vol) de la plus grande part de la valeur ajoutée produite par la multitude …
      De grâce, ne me traitez pas de ” sale Marxiste” !
      Tant que la société n’admettra pas de remettre en cause cette cause illégitime d’enrichissement, rien de sérieusement efficace ne pourra être fait en matière de réduction des inégalités


  13. Grim Le 17 janvier 2016 à 18h12
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    Le film est très sympa merci pour le partage.

    Stiglitz est toujours aussi intéressant a écouter.

    Par contre je trouve cette opposition classiques/néo-classiques assez étrange, si quelqu’un l’a compris…


    • Alberto Le 18 janvier 2016 à 08h14
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      Merci d’avoir relevé ce nouveau mot : “néoclassique”. Cela m’a donné envie d’aller voir sur Internet. Pour expliquer (très schématiquement) ce que j’ai pu comprendre : les classiques utiliseraient le concept de valeur travail, les néo l’utilité et la rareté. Tout cela, à mon avis de mal-comprenant, pour enfumer un peu plus le paysage. Cela n’aide pas à expliquer les profits financiers, ni ceux tirés de l’exploitation des ressources naturelles et des êtres humains. Partout sur le Net des schémas, des équations mettent en évidence le sérieux de cette théorie néoclassique.


  14. anne jordan Le 17 janvier 2016 à 18h57
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    Excellent !
    comment se nomme le candidat aux élections – U.S .- qui prône un strict contrôle des financements de campagne ?
    ( j’ai oublié son nom et je pense la plupart d’entre vous aussi , ce qui est un signe , laors que nous connaissons tous les noms des voleurs présents dans le film ! )
    Pour ceux qui sont peu versés dans les ” sciences économiques ” ( comme moi , par ex. ! ) je signale cette émission de J.M. Jeanneney sur F.CULTURE hier , samedi 16 , de 10 à 11 ,consacrée au mark , dollar euros , avec un rappel historique intéressant et l’évocation – trop rare à mon sens – de l’ORDO LIBERALISME ( école de Francfort )


  15. Saez Le 17 janvier 2016 à 18h57
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    Très bon doc même s’il tourne depuis un moment, c’est bien de le remettre sur le devant la scène.

    cela me fait penser aussi à De La servitude moderne, à voir .

    “Le pouvoir n’est pas à conquérir ,il est à détruire”

    https://www.youtube.com/watch?v=e5LcXFXgqw0


  16. Anatole Le 17 janvier 2016 à 19h17
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    Bon, OK, voici encore une resucée, certes bien construite, de ce que l’on sait maintenant tous.

    Mais compte tenu que ce système enrayé est verrouillé par ses Maîtres pour que personne n’y puisse rien changer, quelle est la prochaine étape ?

    Que Diantre pouvons nous bien FOUTRE, nous petit Peuple, pour rétablir l’Ordre d’une société harmonieuse qui permette notre survie à tous ?

    Ou plutôt pour l’établir, car à priori, en tenant compte des multiples essais précédents de civilisations toutes effondrées, Nous (l’Humanité) n’y sommes jamais arrivés.

    J’en conclus qu’il nous faut cesser de geindre et de perdre notre temps à chercher des solutions qui si toutefois elles existent, ne seront jamais appliquées, et accepter le stade actuel de décadence avancée comme étant normal et très bientôt aboutit.

    Crevons tous en Paix mes Frères et Soeurs, Amen.


    • douarn Le 18 janvier 2016 à 09h45
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      Bonjour Anatole
      Vous dites :
      J’en conclus qu’il nous faut cesser de geindre et de perdre notre temps à chercher des solutions qui si toutefois elles existent, ne seront jamais appliquées…
      J’ai eu un grand père résistant (WWII). Il s’est battu à son niveau sans jamais savoir si ce qu’il faisait était utile tellement le monstre était puissant. Cependant, rétrospectivement, je peux vous dire que son action a été utile.

      Anatole, si vous ne savez que faire, relayez au moins les informations de ce blog pour que le maximum de personnes se conscientisent, et commence à agir même si cela paraît anodin. Arrivera un moment où par percolation au travers du système, l’ensemble de ces petites forces de résistance représentera une force qui dépassera les forces actuellement à l’oeuvre et s’imposera à l’ensemble du système.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_la_percolation

      Au début ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, puis vous combattent, mais à la fin c’est vous qui gagnez. Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde. Gandhi


  17. theuric Le 17 janvier 2016 à 20h33
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    Je n’arrive pas à regarder ce film jusqu’au bout, mais c’est vrai que tantôt il me fut dit iconoclaste.
    Mais diantre que cette vidéo m’agace verts sa fin.
    Allons-y des poncifs, sans compter des paradoxes, comme de taxer les matières premières, si cela ne dit rien à personne, en France, la matière première “sel” fut taxée jusqu’à la révolution, cela se nommait la gabelle.
    Et si mes souvenirs sont justes, cette gabelle pesait surtout, essentiellement sur les plus pauvres.
    Et puis, allons-y encore, de la part de capitalistes, d’être pour la décroissance, c’est vrai, le mot ne fut pas dit mais l’idée y était, alors, qu’allez-vous faire avec les plus de 7 milliard 300 millions d’habitants, qui et combien allez-vous tuer pour faire votre décroissance capitaliste?
    Ne faut-il pas une certaine technologie pour nourrir tout le monde?
    Et qu’allez-vous faire de tous ces gens, en Inde, en Chine, au Brésil et ailleurs qui commençaient à sentir les parfums de la consommation et de la classe-moyenne et qui se retrouveront sous peu dans la même situation qu’avant, voire pire?
    Sans compter que tous les intervenants parlaient de l’Occident comme si il se résumait aux U.S.A., ah, j’avais oublié, si dieu Amérique parle il s’agit de paroles d’évangiles, non?
    En plus personne ne va jusqu’au bout de ses déductions, à savoir que:
    -Si les banques et la ploutocratie pompent les richesses des peuples par des processus de crédits, cela voudra dire que plus personne ne pourra acheter et dès lors tout s’effondrera;
    -Si l’argent est surproduit, il perd de sa valeur, jusqu’au moment ou cette valeur deviendra infinitésimale, donc tout ce qui est représenté par ce seul argent ne vaudra plus rien, donc, ces monnaies et celles étant liées à elles, tous les cours de bourses et les crédits, entre autre, ne vaudront ainsi que la valeur de ces monnaies, soit plus rien;
    -Si vous appauvrissez les gens et, dans le même temps, surproduisez ces monnaies de telle façon qu’elles perdent leur valeur, tout ce qui est production de biens et de service ne peut que péricliter.
    Moi, je ne suis pas américain et en tant qu’européen je suis français, ensuite en tant que français je fait parti d’un groupe anthropologique plus vaste qui se nomme occidental dominé par les U.S.A., idéologiquement, certes, mais une fois ces derniers disparus, au moins en tant qu’empire, nos vieux réflexes reviendront, tout simplement parce qu’il ne nous restera plus que ça.
    J’ai tout de même l’impression, pour paraphraser Georges Clemenceau, que l’économie, tout comme la guerre, sont des choses trop sérieuses pour être laissés aux seuls professionnels.
    Non?


  18. anne jordan Le 17 janvier 2016 à 22h20
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    Bon , @theuric , je ne veux pas polémiquer à propos de la décroissance que vous ne semblez pas avoir comprise ; alors , autre proposition :
    supprimons l’héritage .
    J’ai bien dit l’héritage pas la propriété privée qui doit rester totale DU MOINS TANT QUE NOUS SOMMES EN VIE .
    Vous jouissez de vos biens votre vie durant , mais à votre mort , ils retournent à la collectivité ( à définir ) laquelle dés lors n’a plus besoin ni d’impôts ni de taxes .
    Un exemple de nature à rassurer les parents et enfants :
    la maison , le logis que vous occupez vous l’avez acheté -disons avant que cette abolition de l’héritage soit mis en place – , à votre mort , il peut rester occupé par vos enfants , qui paieront un loyer à la dite collectivité.
    En revanche un outil de production ne peut appartenir à un seul héritier ( vous savez , genre Lagardère … )
    Quant à la terre , agricole en particulier , eh bien , vous louez ce dont vous avez besoin , pour auto suffisance ou pour production de masse , au choix .


    • luc Le 17 janvier 2016 à 22h41
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      utopie aveuglante… et peut on faire des legs? aurions nous le droit de donner ce qui est notre propriété privée? un héritage n’étant qu’un don en fait, d’ailleurs certains pères déshéritent leurs enfants…

      franchement, le problème c’est la propriété privée, évidemment


    • theuric Le 18 janvier 2016 à 02h48
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      Ce n’est pas tant que je ne l’aie pas comprise mais que je la trouve illogique et, ce, pour une seule raison mais d’envergure:
      Ceux qui sont pour considère, non pas que la Terre est un monde par lui-même fini, ce qui ne peut qu’être que d’une évidence flagrante, mais que nos connaissances le sont, finies.
      Que nous ne pouvons pas découvrir autre chose que ce que nous savons déjà, ce que je considère comme étant…, comment dire pour ne pas être censuré…, sot.
      Bon, de toute façon, la décroissance a déjà lieu, elle s’appelle la désindustrialisation mondiale, ensuite ce sera suivit par la reconstruction des tissus industriels et le retour aux frontières, indépassable.
      Après nous l’aurons, la troisième guerre mondiale, et non pas par je ne sais quelle manipulation, mais tout simplement par l’immense stress social créé que toute la population vivra, à toutes les échelles hiérarchiques.
      Et là, il nous faudra bien refaire la même chose que nos anciens: une renaissance qui, peut-être nous évitera cette troisième conflagration totale, mais surtout nous permettra de recommencer ce que l’humain a toujours fait, soit s’épandre partout où il le peut, donc maintenant dans l’espace.
      Penser la décroissance c’est avoir la volonté de ne pas vouloir que son humanité, soit tous mes semblables, d’aujourd’hui comme de demain, vive sa vie propre.
      Sinon, pourquoi à votre avis tant de gens aiment et adorent les films de science-fiction?
      Moi je n’ai pas à décider pour ma desendance.
      Il faut dire que vu la perception que certains ont de leur passé, combien de jeunes pensent qu’au moyen-âge existaient des dragons, nous pouvons nous demander ce qu’ils peuvent penser de leur futur et, surtout, celui de leur descendance.


  19. vincent Le 17 janvier 2016 à 22h34
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    Si on a toujours le choix, selon Sartre, et dans tout les on choisi de rester dans ce système destructeur, il ne tient qu’à nous de choisir d’en sortir. Ce n’est pas facile, mais cela est nécessaire.

    Et quand il parle “que nous avons choisi” il veut aussi signifier, ce que cette partie de l’humanité a choisi et qui n’était pas le chemin de nombreux peuple qui eu à subir nos choix. Les indiens d’amériques par exemple, qui n’ont rien demander à personne et on leur à imposer ce choix.


  20. nicolas Le 18 janvier 2016 à 00h03
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    La conclusion pose quand même une grande condition pour changer le système :

    * * * * * * * * * *
    « L’économie néoclassique a ruiné la vie de milliards de laissés pour compte, a entrainé tout le Monde dans un conflit intergénérationnel, et a créé une grande souffrance qui n’a pas de limite.
    Les êtres humains deviennent fous en masse, mais guérissent lentement et individuellement.

    L’histoire regorge d’exemples de personnes ou de pays qui se sont libérés du joug de l’oppression, pour embrasser des changements radicaux, mais n’ont fini qu’avec de nouveaux dirigeants populaires qui ont maintenu le status quo.

    Vraiment comprendre quelque chose, c’est s’en affranchir.
    Se consacrer à une grande cause, assumer sa responsabilité et acquérir la connaissance de soi est l’essence de l’humanité.

    Le pire ennemi d’un capitaliste prédateur, et le meilleur allié de l’humanité, c’est une personne autodidacte, qui a lu, compris, qui comprend les avantages de la gratification différée et marche les yeux grands ouverts. »

    * * * * * * * * * *

    Quel pourcentage de personnes veulent acquérir la connaissance de soi, sont autodidactes et lisent ? (les trois sont nécessaires pour faire avancer le schmilblick)

    Le fait est que ceux qui ont été détruits par le capitalisme néoclassique, sont ceux qui ont le plus de difficulté à lire et comprendre. Je parle tant de destruction financière, sociale physique et spirituelle.
    Comment greffer un cerveau à ceux qui n’en ont pas, et qui représentent, je pense actuellement, la majorité ? (« Je ne parle pas aux cons, ça les instruit. » Michel Audirad).

    Le travail de sape intellectuelle et sanitaire est magistralement orchestré de manière à convaincre une grande majorité que « con c’est bon ». Heureusement, les blogs comme les-crises existe pour apprendre à ceux qui ne savent pas encore, beaucoup plus qu’à ceux qui savent déjà.

    Longue vie, et qu’une masse critique apprenne afin de faire chavirer le navire !


  21. Krystyna Hawrot Le 18 janvier 2016 à 12h35
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    Moi je trouve l’explication sur la chute de l’URSS dans le film très très légère – “inefficace, droits de l’homme” etc, en omettant de rappeler tout l’arsenal militaire, économique et social déployé par l’Occident pour abattre la révolution bolchévique et l’URSS: attaques simultanée de 4 armées, payer et armer des dizaines de milliers d’hommes de l’armée “blanche”, embargo économique pendant des années, propagande noire déversée pendant des décennies sur les peuples… puis destruction, 5ème cavalier noir, du nazisme monté et lancé par la bourgeoisie dont US contre l’URSS… puis guerre froide, encore embargo, bombe atomique obligeant l’URSS à une couteuse course aux armements… destruction des alliés potentiels de l’URSS (Cuba, Indonésie communiste, peuples africains se décolonisant…), sans parler des coups d’états et autres assassinats incessamment fomentés, des détachement de nazis ukrainiens entretenus des années en Allemagne, et même des bataillons de Russes blancs entretenus pendant des décennies sur le sol occidental en attendant de les lancer contre l’URSS! (même en France il y a eu des camp d’entrainement militaire de Russes blancs – j’ai vu ce qui en restait en 1992 près de Vizille).
    Alors disons que la “compétition” entre communisme et capitalisme était par trop inégale dès que début…


  22. Krystyna Hawrot Le 18 janvier 2016 à 12h42
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    L’économie n’est en réalité que de la politique par d’autres moyens – on ne peut pas comprendre le système capitaliste sans parler de la domination impérialiste, et sur cela, le film n’est pas très bon.


  23. Doluos Le 18 janvier 2016 à 14h12
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    Comment pourrait-on tendre vers un système économique et social plus ou moins égalitaire quand le capital génétique ne l’est pas? (physique et intellectuel)

    Ce n’est qu’une interrogation…Mais la logique capitaliste n’est-elle pas le seul moyen de pallier et corriger les résultats de cette grande loterie? Pour ainsi permettre aux moins forts, aux moins “Alpha” de se reproduire et d’exiger une descendence de leur choix. (et contre nature)


  24. Louis Robert Le 18 janvier 2016 à 15h23
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    Ce documentaire, qui conclut sur les très vieux clichés selon lesquels:

    1. le capitalisme défaillant et qui s’effondre n’est pas, ne peut pas être le capitalisme,
    2. la réforme du capitalisme est possible et à portée de main,
    3, seul le renouveau du capitalisme peut donner naissance au véritable capitalisme,
    4. on ne saurait imaginer que le monde puisse exister, prospérer et exceller sans le capitalisme,

    ne me semble être qu’une accumulation de piètres vœux pieux ne menant qu’à cette tentative répétée et trop connue de justifier l’injustifiable.

    En ces temps de crises successives, d’endettement, de faillite, d’effondrement et de ruine que nous traversons, je doute qu’une telle stratégie parvienne à convaincre un nombre significatif de citoyens des bienfaits du capitalisme, nécessairement impérialiste, belliqueux, va-t-en-guerre et globalement destructeur.


  25. Cyri Le 18 janvier 2016 à 23h38
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    Ce que je retiens de ce docu c’est quand on nous parle de collaboration, plutôt que de compétition et d’individualisme, comme condition de survie, propos repris par bien des spécialistes de l’évolution.
    Si c’est bien le plus grand mal de notre société, tout notre souci c’est justement qu’il n’affecte pas tout le monde. Et tout se déroule en parfaite harmonie pour la prospérité de ceux qui l’ont compris.

    Cette fameuse élite, ploutocratie, ou ne sais-je comment la nommer, n’en manque pas elle d’esprit de communauté, de soutien et de collaboration. Alors en toute logique, leur “ennemi ce n’est pas la finance”, ce sont nous, les “sans-dents”…


  26. Didier Le 19 janvier 2016 à 00h49
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    Je trouve moi aussi ce documentaire extrêmement pauvre – ceci dit, merci à Olivier de nous donner l’occasion de le connaître.

    Sur la forme, d’abord et rapidement : plus d’une heure et demie pour une moisson aussi maigre, quand les arguments pourraient être rassemblés en une page lue en trois minutes, me confortent dans l’idée que l’explosion des vidéos sur le net – avec ce qu’elle signifie en termes de consommation de ressources – ne fera pas forcément avancer le schmilblick.

    D’autant que les images sont insipides, d’une banalité à pleurer, et déjà vues mille fois – au point que par moment, on ne sait plus si on est en train de regarder une pub pour une banque, le générique d’un n-ième nanar hollywoodien, une pub pour une agence de voyage – ou un documentaire. La dramatisation facile apportée par la bande son n’aide en rien. Tout ça pour masquer qu’on est essentiellement en train de filmer, en plan fixe, six personnes que l’on interviewe. Et dont on aurait pu retranscrire les propos de manière synthétique avec beaucoup plus de profit (pardon pour le terme).

    Mais l’essentiel n’est pas là. Sans aborder tous les sujets (souvent à peine effleurés) dans le documentaire, quelques remarques en passant :

    a) Rien de neuf sur la pourriture de l’industrie financière. L’explication de la crise des subprimes était déjà disponible dès 2007 pour qui voulait la trouver. Petit bémol, le ciblage ethnique de ces prêts – c’est la seule information réelle que j’ai tirée de ce documentaire.

    b) La théorie de la création ex-nihilo de monnaie – d’argent – par les banques privées, pour rendre compte de la m… dans laquelle nous nous trouvons, est plus que probablement une fausse piste. Cf. http://www.pauljorion.com/blog/2014/05/14/un-traite-sur-la-monnaie-ii-la-pretendue-creation-monetaire-ex-nihilo-par-les-banques-commerciales/ , qui me semble assez convaincant sur le sujet.

    c) Réflexion indigente sur la crise écologique – ou, si l’on préfère, sur la raréfaction des ressources naturelles, qui en est l’autre visage.

    Mais il y a beaucoup plus gênant. Le seul fait que ce documentaire ait été primé ou nominé à peu près partout met la puce à l’oreille : si c’est le cas (ce dont je ne doute pas), c’est qu’il ne doit pas être bien dérangeant.

    Passons d’abord sur les références bibliques (les quatre cavaliers de l’Apocalypse) et sur la plainte initiale (“où es-ce que ça c’est mis à partir en vrille pour les USA”, le reste du monde peut crever) – elles donnent déjà une indication assez précise du cadre culturel dans lequel cet opus a été forgé. Notons également l’empressement des réalisateurs à mettre en exergue que “ce n’est pas un film qui rend coupable les banquiers ou les politiques” (4:29). On voit immédiatement se profiler la conclusion : nous sommes tous des pécheurs, frappons-nous la poitrine, mes frères, etc. Des coupables ? Vous rêvez, nous sommes tous coupables – et donc personne n’est coupable. Ben voyons.

    Quelle est la thèse fondamentale du film, noyée dans un flot d’indignation de commande ? Qu’il y aurait un bon capitalisme, vertueux, libéral, à même de conduire l’humanité souffrante vers des aubes radieuses, mais que par malheur il a été dévoyé par le mauvais capitalisme actuel (l’école de Chicago, pour aller vite) et que c’est pour ça, ma brave dame, que tout va mal.

    C’est vraiment pas de chance, hein ? L’idée que le second ne soit que la conséquence – logique et prévisible – du premier n’est jamais envisagée. Non, on reste dans du “story-telling” bébête à l’américaine, les bons contre les méchants, etc.

    D’où l’encensement sans nuance de la technologie – voir le couplet convenu sur internet-qui-va-sauver-le-monde, par exemple. Le seul fait que le net permette un diffusion massive de ce genre de “documentaire” permet de mettre sérieusement en doute la pertinence du propos. Qu’internet soit devenu le véhicule n° 1 de toute propagande, mais surtout une formidable machine à fliquer la population dans des proportions jamais atteintes par les régimes “totalitaires” du passé, est tout simplement escamoté.

    D’où surtout la glorification exaltée de l’entrepreneuriat individuel. Le passage où le type nous explique que s’il découvre, par exemple, un moyen de faire fonctionner les voitures à l’aide des déchets de tonte de pelouse, il fera progresser l’humanité entière et sera donc légitime à gagner des tonnes de fric, est du plus haut comique – malheureusement involontaire. Qui se dévouera pour expliquer à cet illuminé que voitures et pelouses sont une partie intégrante du problème ?

    Il était de même totalement inutile de venir pleurer sur la perte supposée des valeurs humaines dans nos sociétés si c’est pour nous proposer encore plus d’individualisme forcené. Notons au passage le pathétique appel final à des individus autodidactes et éclairés qui pourraient faire changer les choses : jamais la possibilité d’une action collective n’est même évoquée. L’autodidacte éclairé qui rumine dans son coin face à son écran (j’en suis, merci) n’a jamais représenté la moindre menace pour ceux qui mènent le bal…

    Du reste, bingo ! Après 90 minutes de ce genre de fadaises sirupeuses, toutes les personnes interviewées (à l’exception notable de Chomsky, si j’ai bonne mémoire?) viennent nous affirmer, la main sur le cœur, qu’ils sont d’ardents défenseurs du “bon” capitalisme, et pire – dans le cas de Stiglitz tout au moins – qu’ils ne sauraient envisager d’avancée de l’humanité en dehors de ce cadre…

    Tout me porte donc à penser que ce documentaire, par son absence radicale de radicalité, n’est rien d’autre qu’un cheval de Troie des pouvoirs d’argent en place. Il distrait plus ou moins – plutôt moins que plus -, cherche à provoquer à peu de frais une indignation morale absolument bénigne, et vous aura fait perdre une heure et demie. Le “spectacle” selon Debord, dans toute sa supposée splendeur.

    Je me permets de proposer à sa place une vidéo beaucoup plus courte (35 m), sans images superflues, d’une rencontre entre Bernard Friot et Paul Jorion (je ne roule ni pour l’un, ni pour l’autre). Sous des dehors feutrés et propres sur eux, ces deux-là posent des questions d’une tout autre ampleur – par exemple celle, centrale, cruciale, de la propriété – dont les “4 cavaliers” ne touchent pas un mot. Ça date de 2013 et c’est là : http://www.pauljorion.com/blog/2016/01/18/chomage-une-question-toujours-mal-posee-piqure-de-rappel-bernard-friot-paul-jorion-le-8-fevrier-2013/


    • Patate Le 19 janvier 2016 à 10h35
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      @Didier

      Merci pour votre commentaire !
      Même si je suis en grande partie, voir totalement d’accord avec vous, je pense que vous êtes trop dur avec ce documentaire. Non pas que vos propos soient faux (du moins, pour ma part, il ne me semble pas), mais je pense qu’il a néanmoins un intérêt important : permettre d’enclencher un début de questionnement/réflexion à des personnes qui n’ont pas toutes les connaissances que vous avez.
      Un simple exemple : pensez-vous que du Jorion ou du Lordon soit très accessible/digeste à tout le monde ?
      A l’inverse, un documentaire comme celui-ci (malgré les défauts évoqués) pourra, peut-être, conduire l’internaute sur le blog de Jorion, celui de Lordon, sur Les Crises, Thinkerview etc.. dans le sens où, peut-être, il lui aura donné envie de creuser ?

      PS : merci pour le petit rappel sur la monnaie créé ex-nihilo


    • Louis Robert Le 19 janvier 2016 à 14h38
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      Merci, Didier, pour votre analyse lucide, détaillée, ainsi que pour votre humour souriant. Vous m’avez mené plus avant dans ma réflexion, ce dont je vous suis très reconnaissant. À l’avenir, je vous suivrai avec intérêt. Salutations, LR.


    • Cyri Le 21 janvier 2016 à 13h58
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      Paul Jorion, même s’il est très intéressant sur bien des sujets, se trompe sur la création monétaire. C’est un débat interminable, mais pour essayer d’en sortir, Il faut s’en tenir aux faits et pas à des emballages théoriques du genre “c’est absurde” ou “les banques constatent une valeur future”.
      De fait un crédit constitue une somme d’argent qui n’est prélevée ni sur les dépôts ou l’épargne, qui ne dépend même pas vraiment des avoirs de la banque (1%?), qui n’est pas émise ou limitée par une banque centrale et qui est disponible dans l’immédiat pour accomplir tout type de transaction monétaire légale. La décision de créer cette monnaie est assumée en complète indépendance par le banquier qui peut octroyer ou refuser ses prêts selon n’importe quel critère.
      Si ce n’est pas de la création ex nihilo, c’est un débat de linguiste !

      https://monnaie.wikispaces.com/Cr%C3%A9ation+mon%C3%A9taire


  27. nicolas Le 19 janvier 2016 à 00h50
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    machines et automates feront cela à merveille ^.^


  28. logique Le 19 janvier 2016 à 13h53
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    Merci, excellent documentaire. A faire circuler.


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