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17.février.201417.2.2014 // Les Crises

[Reprise] 59% des Français favorables à une restriction des conditions de circulation et d’installation des Européens

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Après les réactions outragées face au referendum suisse, retour à la réalité : les Suisses sont bien plus ouverts que les Français… Interview de Jérôme Fourquet, directeur du Département opinion publique à l’IFOP qui a réalisé ce sondage, pour Atlantico.

Question ifop : Dans le cadre des accords de Schengen, les citoyens des différents pays-membres de l’Union Européenne peuvent rentrer et circuler librement sur notre territoire. Ils ont également le droit de s’y installer s’ils ont un emploi, s’ils sont étudiants ou s’ils peuvent disposer de ressources suffisantes pour subvenir à leurs besoins. De la même façon, les citoyens français peuvent circuler librement et s’installer dans les mêmes conditions dans tous les pays de l’Union Européenne. Vous personnellement, êtes-vous favorable ou opposé à ce que la France remette en cause les accords de Schengen et restreigne les conditions de circulation et d’installation des citoyens européens sur son territoire ?

Atlantico : Selon une enquête Ifop pour Atlantico, quasiment 6 Français sur 10 (59 %) sont favorables à une limitation des immigrés européens en France et donc à une remise en cause des accords de Schengen. De quoi ce chiffre est-il la marque ?

Jérôme Fourquet : C’est un score très élevé qui fait suite à la votation suisse du week-end dernier. Ce chiffre montre deux choses. D’une part, il marque une défiance très forte vis-à-vis de la construction européenne telle qu’elle a été menée ces dernières années avec une ouverture à tout-va des frontières, ou en tous cas perçue comme telle. D’autre part, on a une tension très forte dans la société française vis-à-vis de tout ce qui touche à l’immigration alors même que la question posée dans le sondage ne portait pas sur l’immigration extra-européenne mais bien de libre circulation ou d’immigration à l’intérieur de l’Europe. Comme en Suisse, donc, on a une demande de contrôle et de fermeture qui est majoritaire.

Il est intéressant de constater que l’on avait posé une question plus ou moins similaire en mars 2012, après le meeting de Villepinte de Nicolas Sarkozy, où il avait parlé d’une réforme du traité de Schengen sur la libre-circulation des personnes. A l’époque, 59 % des Français étaient favorables à une réforme du traité de Schengen afin de mieux contrôler l’immigration clandestine. Le fait que l’on ait exactement le même chiffre aujourd’hui laisse à penser que lorsque les Français se prononcent pour une réforme du traité de Schengen, c’est moins sur l’immigration des frontaliers qu’ils se positionnent que sur la question des Roms ou l’arrivée sur le territoire de populations venues d’Europe de l’Est. Le défaut Schengen est perçu à travers le prisme d’une maîtrise insuffisante des flux migratoires et de circulation de populations, notamment de populations “à problème”. Sauf, comme dans le cas de la Suisse, ce faisant, on est prêt à entraver la libre circulation des Français vers les autres pays européens ou l’arrivée de personnes qui peuvent avoir le même niveau de vie que nous.

Ce chiffre doit faire réfléchir, d’autant plus à 100 jours des élections européennes. L’un des piliers fondamentaux de la construction européenne est la libre circulation des personnes. Or, une large majorité de Français est pour une remise en cause de ce pilier. Même au sein des départements frontaliers, où l’on vit pourtant l’Europe au quotidien et où l’on pourrait penser que la construction européenne est importante, on a des résultats un peu plus élevés qu’au niveau national.

Est-ce que les résultats de ce sondage montrent qu’il n’y a finalement pas de solidarité européenne ?

C’est une façon de voir les choses. On peut aussi interpréter cela comme une très forte demande de maîtrise des frontières et de retour, d’une certaine façon, à un cadre national, sans doute exacerbé par la crise économique. Quand on dit que les eurosceptiques vont faire un malheur aux élections européennes, on en a aujourd’hui une nouvelle illustration. Même quand, dans la question, on ne fait pas référence à la circulation des Roms ou autres, 6 Français sur 10 disent qu’il faut fermer les frontières.

Les Français de disent majoritairement favorables à une limitation de la circulation des immigrés européens en France, et donc à une remise en cause du traité de Schengen. C’est un des piliers de la construction européenne qui est ainsi contesté par l’opinion publique.

Quand on regarde dans le détail par sensibilité politique, on s’aperçoit qu’il y a un clivage : 44 % des électeurs PS sont favorables à une limitation des immigrés européens en France, contre 68 % pour l’UMP et 75 % au Front National. Il y a quand même un électeur sur deux à gauche qui est favorable. L’électorat le plus hostile à cela est celui de l’UDI (37 % favorable) et du Modem (46 %). Il y a donc un doute très profond qui saisit l’électorat, y compris à gauche.

Comment faire la part des choses entre le rejet de l’Europe et les difficultés conjoncturelles ?

Les deux sujets commencent à faire système. Il y a, par exemple, tout un débat sur le fait que l’euro soit surévalué. On parle aussi de dumping fiscal avec certains géants d’internet qui partent en Irlande. On voit donc que la crise peut être aggravée ou accentuée aux yeux de certains par un certain nombre de dysfonctionnement liés à la construction européenne. On est sur la même démarche que ce qui s’est passé en Suisse : nous sommes plus à dire qu’il faut mettre des quotas et gérer les flux migratoires aux portes de l’Europe, on parle de l’immigration au sein même de l’Europe. Cela peut être une focalisation sur la question Rom. Mais cela dit beaucoup de choses sur l’idée d’une reprise en main du destin national. Pour une majorité de Français, il faut remettre des contrôles parce que l’on ne fait que subir, et cela passe par une remise en place des frontières internes.

Il y a 5 ou 6 ans, la problématique de l’Europe était de savoir si la Turquie devait intégrer ou non l’Union. On n’en est plus là.

Source : Atlantico

A lire aussi sur Atlantico l’analyse édifiante de Gérard-François Dumont, géographe, économiste et démographe et Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques. Mention spécilae à “Pour résumer crûment les choses, le monde auquel semble se préparer l’Union européenne par ses politiques publiques ne fait pas de place aux idiots à tous les sens de ce terme.”

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

31 réactions et commentaires

  • jpt // 17.02.2014 à 05h01

    Bonjour a tous, (et merci a Olivier pour le report de cette enquete)

    Comment s’étonner ne serait-ce qu’une seconde sur ces chiffres ?

    Pourquoi essayer de trier les avis par partis politiques (l’utilitée ??),
    la France c’est un “ensembe” de citoyens ? … Non ?

    Ce qui m’etonne le plus, c’est la faiblesse de ce chiffre moyen (59%)

    Normal, on crée une Europe et un Euro ultra libéral, aux bottes du grand patronat et de leurs élites, qui comme de bons toutous, tentent de faire perdurer ce systeme a tout prix, quitte a faire mourrir leurs peuples :(.

    Nous aurions eu, et ce n’est pas tres difficile:
    Une Europe Fiscale (meme taux pour tous), la fiscalité est le nerf de la guerre !

    Une Europe Sociale (une uniformisation des droits sociaux, vers le HAUT et pas vers le BAS !!)

    Un meme niveau de vie économique (en intégrant seulement des pays ayant “a peu pres” le meme niveau de vie

    Ne pas avoir agrandi comme des abru.. a toute viitesse des peuples qui en plus se retrouvent dans une misere bien plus grande que lorsqu’ils sont rentrés, et qui font du dumping avec des travailleurs “détachés”

    Avoir un parlement Européeen démocratique (et pas un bureau pourri d’avantages)

    Une monnaie (enfin un euro flottant suivant les differentes zones)

    Aurions empéché l’evasion des grands groupes vers des paradis fiscaux EUROPEENS !

    Laissé les “libertées culturelles qui ne nuisent pas” aux peuples sans intervenir pour des conn..ies

    etc… (j’arrette sinon j’en colle deux pages :D)

    Nous n’en serions pas la, pas a ces 59% (et je doute / suis tres étonné que ca ne soit pas bcp plus), mais si cela avait été fait ce chiffre serait aujourd’hui un un petit 9% (a la louche)

    Et, si les Francais etaient tous informés (c’est dur de l’etre avec une presse au 39Eme rang sighhh, et les médias que vous connaissez tous :()…

    Ce n’est pas 59% que on aurait, mais un vote nord coréen cad 89 ou 99%

    Cdt a tous,

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  • BA // 17.02.2014 à 07h02

    Le référendum suisse et le sondage Ifop du samedi 15 février 2014 disent la même chose :

    les peuples veulent vivre à l’intérieur de frontières NATIONALES.

    Au XXème siècle, l’Europe a vu plusieurs constructions supranationales s’effondrer, mais ça, c’était à l’est de l’Europe.

    Et ça ne nous concernait pas : c’était loin, ça se passait en Europe de l’est, ce n’était pas nos proches voisins.

    Nous avons lu dans les journaux ce qui se passait en Europe de l’est : l’effondrement de l’Autriche-Hongrie, l’effondrement de la Tchécoslovaquie, l’effondrement de la Yougoslavie, l’effondrement de l’URSS, l’effondrement des constructions supranationales situées en Europe de l’est.

    Mais au XXIème siècle ?

    Qu’allons-nous voir au XXIème siècle ?

    Nous allons voir, comme d’habitude, l’effondrement des constructions supranationales. Mais il y a une grande différence :

    l’effondrement des constructions supranationales, ça va se passer en Europe de l’OUEST.

    Les 28 peuples d’Europe de l’OUEST vont détruire une construction supranationale, mais cette fois-ci, nous n’allons pas le lire dans les journaux, nous n’allons pas le regarder à la télévision.

    Cette fois-ci, nous allons le vivre, nous allons le faire nous-mêmes, dans nos 28 nations.

    Cette fois-ci, nous allons reprendre le contrôle de nos lois nationales, nous allons reprendre le contrôle de nos frontières nationales, nous allons reprendre le contrôle de notre monnaie nationale, etc.

    En Europe de l’ouest, le XXIème siècle sera le siècle du retour des nations. Le XXIème siècle sera le siècle du retour des peuples.

    Surtout, le XXIème siècle sera le siècle du retour des souverainetés nationales.

    L’expérience supranationale aboutit à un désastre.

    La parenthèse supranationale est en train de se refermer.

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    • G L // 18.02.2014 à 15h23

      Un certain nombre d’écossais veulent s’éloigner des anglais, un certain nombre de flamands veulent s’éloigner des wallons, un certain nombre d’italiens du nord veulent s’éloigner de ceux qui sont plus au sud, un certain nombre de catalans veulent s’éloigner du reste de l’Espagne.

      Prévoir que “le XXIème siècle sera le siècle du retour des souverainetés nationales” c’est peut-être risquer de passer en partie à côté de ce qui est entrain de se produire (à moins de considérer que les frontières entre les états ne sont pas ce qu’elles devraient être – la guerre ayant été hélas le principal moyen utilisé pour les établir.)

      Quand j’observe la situation économique de l’Italie (où les journaux publient la liste des régions où la croissance a été forte en 2013) et sa situation politique (qui me semble résulter de ce que l’unification a été dirigée par le nord – Victor Emmanuel II était prince de Piémont, duc de Savoie, comte de Nice et roi de Sardaigne) j’ai l’impression d’y retrouver les mêmes problèmes et les mêmes erreurs que ceux qui rendent l’UE et l’euro-zone si problématiques. Il y a des italiens du nord qui estiment qu’il y a trop d’italiens du sud chez eux, ce qui ne les empêchent pas de laisser leurs propres enfants partir travailler en Suisse, en Allemagne ou en Grande-Bretagne…

      Si j’essaie d’appliquer les mêmes critères à la France de l’Ancien Régime (pas les mêmes impôts, pas les mêmes lois, pas la même langue, un développement économique très inégal, etc) que ceux qu’il me semble raisonnable d’appliquer à l’UE et l’euro-zone je n’arriva pas à conclure!

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  • Patrick Luder // 17.02.2014 à 08h02

    Fermer les frontières ni limitera pas les malheurs des uns et des autres … et malgré la clarification de l’énoncé de ce sondage, je suis sûr que les réponses confondent allègrement le problème de la libre circulation à l’immigration !!!

    Réfléchissez deux seconds ce qui pousse un Africain ou un ressortissant des pays de l’Est, d’une part à s’expatrier chez nous, d’autre part à rejoindre les bas quartiers des villes …

    Nous pays (riches) occidentaux, exploitons sans vergogne les pays (pauvres) laissant dans la misère des peuples entiers qui ont pourtant beaucoup de ressources naturelles => Est-ce normal qui des multinationales pillent pour nous les richesses de ces pays sans rien laisser à leurs populations ?

    Alors OUI, fermons nos frontières, non seulement à tous ces miséreux qui doivent fuirent leurs pays en ruine, mais aussi à nos importations massives de ressources diverses de ces pays pauvres !!!

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    • Amsterdammer // 19.02.2014 à 20h04

      Il faudrait aussi, avant tout, et d’urgence, revenir sur la libre circulation des capitaux. Rétablir les contrôles de capitaux, interdire en bourse la cotation continue, etc, en fait démanteler ces marchés financiers qu’on a laissé se développer dans nos sociétés comme un monstrueux cancer, avant que ceux-ci ne nous détruisent.

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  • FL // 17.02.2014 à 08h04

    Lu dans la Tribune, “Renault et Peugeot lance au mois de juin en France, leur nouvelle citadine à dix mille euros environ”, bon…
    “Elles seront construites en Tchéquie” ah…
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20140213trib000815295/les-minis-peugeot-108-et-renault-twingo-iii-debarquent.html

    Recherche sur Google: “salaire minimum en Tchéquie?”
    Réponse; 308,3 EUR par mois (juil. 2013)

    Que faut-il craindre le plus, l’arrivée massive des travailleurs d’Europe de l’est ou la concurrence salarial des pays d’Europe de l’est?

    Certains sondés iront jusqu’à dire les deux, et les média de constater, unanimes comme d’habitude,”c’est bien là les français!

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    • Un naïf // 17.02.2014 à 08h19

      Dans le temps, il y avait les frontières, et le droits de douane… mais c’était avant !!

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  • Tienne // 17.02.2014 à 09h02

    Comme tous les sondages, celui-ci est malhonnête, puisque la dernière phrase (celle dont les sondés vont se souvenir et finalement, la seule question à laquelle ils vont répondre) est la suivante:
    “Vous personnellement, êtes-vous favorable ou opposé à ce que la France remette en cause les accords de Schengen et restreigne les conditions de circulation et d’installation des citoyens européens sur son territoire ?”

    Étant donnée la véritable question que pose le sondage (remise en cause des accords de Schengen), la dernière phrase aurait pu très bien être remplacée par celle-ci:

    “Vous personnellement, êtes-vous favorable ou opposé à ce que la France remette en cause les accords de Schengen et restreigne les conditions de circulation et d’installation des citoyens français sur le territoire européen?”

    Je suis sur que les résultats auraient été très différents.
    Cette article aurait donc du être intitulé:
    “59% des Français favorables à une restriction des conditions de circulation et d’installation des Européens sur le territoire Français”

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    • step // 17.02.2014 à 11h24

      c’est effectivement probable. D’ou a mon avis la différence entre les 51% suisses et les 59% francais. Il y a bien 8% de gens qui vont changer d’avis devant la contrepartie.

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  • cording // 17.02.2014 à 11h10

    Jacques Sapir a écrit “le nouveau XXIiè siècle, du siècle américain au retour des nations” paru en 2008 aux éditions du Seuil. Comme d’habitude, Sapir a un temps d’avance!

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  • Pablo Honey // 17.02.2014 à 11h59

    Je passe de temps en temps sur ce blog. Il est un bon thermomètre de l’anti-élitisme ambiant. Dans vos épisodes précédents, on notait même une certaine admiration pour Marine Le Pen. C’est certain, la buse va nous sortir de l’ornière. La glissade poursuit donc son cours pour finir tjrs sur le même coupable : l’étranger.
    Etes-vous sérieux ? Vous pensez que l’immigration est subie ? Jetez un coup d’oeil à l’arrière des camions poubelles, dans ce qu’il reste d’usines et dans les chantiers ! Ha tiens, l’étranger est venu envahir la France.

    Un article de Terra Eco : http://www.terraeco.net/Dix-chiffres-a-connaitre-sur-les,53714.html

    ” Plus de la moitié des travailleurs en provenance de l’Union européenne et de l’Aele sont diplômés de l’université ou d’une grande école. Seuls 34% des Suisses le sont !

    Quatre à cinq milliards de francs suisses (entre 3,26 et 4,08 milliards d’euros) : C’est, d’après la Fédération des entreprises suisses, ce que pèse le 1% d’augmentation du PIB qui serait attribuable à la libre circulation des personnes, entrée en vigueur en juin 2002, qui permet aux citoyens de l’UE de résider et de travailler en Suisse, et aux citoyens suisses de bénéficier de ces mêmes droits.”

    Vous pouvez taper Salazar, Franco et Mussolini pour vous rendre compte de la magnificence économique des nationalismes, pour sûr !

    Si vous pensez que l’isolationnisme d’un pays qui pèse moins de 1% de la population mondiale est la solution, alors peut être oui connaitrez vous la misère. Pour l’instant, vous avez le luxe de cracher dans la soupe.

    P.S : le dernier anti-système qui j’ai rencontré ce w.e se fait 50 000 € annuels pour installer des protocoles de surveillance des réseaux de com. Vive l’intégrité !

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    • Casquette // 17.02.2014 à 13h21

      @Pablo Honey

      Il est question pour les Suisses de mettre en place une politique de quotats pas de fermer totalement les frontières comme en Corée du Nord , entre la license en matière de mouvements de personnes et de capitaux et l’isolationisme il doit bien exister une autre alternative ?
      80 000 migrants pour un pays de 8 millions d’habitants c’est pas la même chanson que pour un pays qui en compte 65…
      Comme vous l’a notifier Olivier toutes les grandes puissances occidentales “ouvertes sur le monde” ont établi des crtitères d’entrée qui vont de la compétence professionnelle , au statut pénal (casier verge ou non) en passant par la confession des nouveaux entrants , ainsi le pays de Viviane Reading qui est un des membres fondateurs de l’UE n’acceuille que des catholiques ,en grande majorité…le Luxembourg est-il pour autant un pays franquiste ?
      Question piège : avant la création de l’espace Schengen l’Europe était-elle rongée par les nationalismes ?

      Et pourquoi faire un procès d’intention envers l’auteur du blog alors que le referendum portait sur l’immigration intra européenne et pas sur les “vilaines hordes d’étrangers” venus d’Afrique et d’ailleurs.
      En pratiquant ce genre d’amalgames vous ne favorisez pas l’apaisement du débat.

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    • raloul // 17.02.2014 à 15h02

      Bonjour!

      En tant que citoyen suisse, je me permets de répondre aux multiples simplifications contenues dans votre commentaire, qui détournent largement, à mon avis, le sens et la portée de la dernière votation.

      Tout d’abord, il faut savoir que l’initiative ne fixe aucune limite chiffrée explicite à l’immigration en provenance de l’UE. Il est tout à fait possible que les quotas soient très élevés et ne changent de facto rien à la situation actuelle, mais il s’agit désormais d’une décision politique assumée, et non plus un laisser-fairisme contraint par l’organisation de Bruxelles dans le cadre des accords bilatéraux Suisse-UE.

      Vous devriez réfléchir à plusieurs chiffres-clés. Par exemple, reportez l’immigration européenne en Suisse ces dernières années à la population suisse totale, et vous comprendrez qu’il s’agit d’un phénomène très important (700000, ça représente environ 10% de population supplémentaire en à peu près 12 ans, grosso modo…). Ensuite, c’est bien de parler de 1% de PIB en plus, mais il faut mettre dans la balance les coûts induits par une telle augmentation rapide de la population. A ce propos, economiesuisse est beaucoup moins disert…

      Enfin, sauf votre respect, parler de “nationalisme” (en évoquant Salazar, Franco et Mussolini sic!!!… Godwin n’est plus très loin…), pour parler de la Suisse dont la population a de justesse accepté une initiative qui inscrit dans la Constitution la préférence nationale en matière d’emploi et l’impératif de considérer la politique en matière d’immigration comme un domaine de souveraineté exclusive, excusez d’avance mon impolitesse, mais vous vous moquez du monde et vos propos sont ridicules, franchement détestables et prêteraient à sourire s’ils n’étaient pas assenés avec la fougue du parfait petit donneur de leçons…

      D’ailleurs, (hors-sujet mais puisque vous avez eu l’outrecuidance d’évoquer Franco et Salazar…), vous devriez lire un livre intitulé “Les Armées Secrètes de l’OTAN : Réseaux Stay Behind, Opération Gladio et Terrorisme en Europe de l’Ouest”, de Daniele Ganser, historien suisse qui a travaillé sur les liens entre la CIA (principalement) et les régimes “nationalistes” sus-mentionnés; sujet méconnu et relativement tabou en europe de l’ouest, mais sujet passionnant qui fait comprendre l’histoire de l’europe de l’ouest pendant la seconde moitié du 20ème siècle sous un jour tout à fait différent de la propagande habituelle…

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      • Pablo Honey // 17.02.2014 à 15h48

        Vos remarques ne sont pas sans intérêt. Mes remarques sur les nationalismes ne concernaient pas directement la Suisse mais ceux qui prennent pour exemple votre pays pour aller plus loin. Je vous laisse lire certains commentaires ici qui m’ont fait peut être prendre un air effarouché, mais bon, ha un bon, faut quand même savoir dire stop/

        Je ne vois pas ce qui est “détestable” dans mon commentaire. Je me permets, avec votre respect ;), de vous demander d’éviter les jugements de valeur.

        Concernant une dernière fois votre pays, fort beau ma foi, voici un article produit par vos journalistes sur l’apport en net des immigrés à la Suisse :
        http://www.swissinfo.ch/fre/politique_suisse/Les_migrants_europeens,_parasites_du_systeme_social.html?cid=37781706

        Mais la question la plus pertinente dans ce débat : les pays européens peuvent-ils faire l’économie de l’immigration quand on voit le vieillissement inexorable de leur population ?

        Aux Etats-Unis ce débat a eu lieu. Les immigrés ont bien réagi : ils se sont organisés et ont décidé d’arrêter de travailler un jour précis. Résultat : des économies complètement à l’arrêt, notamment en Californie.

        Quand vous vous baladez dans certains petits villages de province, en France, il n’y a plus que des personnes agées et les ambulances qui les assistent….emplois occupés par bcoup d’immigrés.

        Le déclin ou l’immigration, a un moment donnée le choix devra se faire.

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    • G L // 18.02.2014 à 15h40

      http://en.wikipedia.org/wiki/Mexico%E2%80%93United_States_barrier (Mexico-United_States_barrier – regarder les images suffit!)

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  • cagouille // 17.02.2014 à 12h51

    Ce qui me semble pertinent est l’amalgame sans distinction des étranegrs de l’UE : comment peut-on confondre les anglais qui ont des vraies colonies dans ma région et qui s’insérent et des Bulagres-Roumains ??, ce sondage pèche par sa globalité, sans ignorer les réticences à l’encontre des pays du Maghreb… quand à ces notions d’isolationisme, un pays est grand par ses capacités, son innovation, ses ingénieurs, les créateurs d’entreprises, donc c’est pour la suppression de ces freins étatiques, ce carcan administratif,qu’il faut se concentrer, la diversité n’est pas conciliable avec le monolitique…

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  • Nanker // 17.02.2014 à 13h52

    Pablo,

    grand merci pour ce morceau de bravoure qui, à défaut de m’avoir instruit, m’aura beaucoup faire rire. Vous devriez postuler pour une place de journaliste sur France 2, vous possédez déjà le formatage intellectuel requis pour travailler sur cette chaîne.

    Et qui sait… peut-être un jour serez-vous convié au dîner mensuel du Siècle comme ce cher Pujadas (le système a toujours besoin de domestiques, pas vrai David)?

    Je suis toujours émerveillé de voir des gens faisant partie des 99% défendre un système qui ne profite qu’au 1%.
    Allez Pablo encore un effort dans le prosélytisme!

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  • Pablo Honey // 17.02.2014 à 14h20

    @Naker
    Olivier Berruyer : “Merci pour ce morceau de bravoure” Naker : “Grand merci pour ce morceau de bravoure” : Vous n’avez aucun élément probant sur le formatage de ma pensée, par contre moi j’en ai déjà un :)chaha ! Votre mélasse “siècle” “journalistes” est un bourdonnement lavé, relavé et bien plus limité que les ondes télévisuels (je n’ai pas la télé pour votre gouverne).

    Cher Olivier, si on enlève l’apport des immigrés en France depuis que la vague identitaire brune a déferlé, aurait-on reconstruit ce pays ? Je suis de ceux qui ont vu l’entrée de certains pays dans l’U.e et croyez moi, aussi difficile soit leur situation aujourd’hui, elle est à des années lumière de ce qu’elle était avant d’entrer.
    Merci à tous les Italiens, Portugais, Espagnols, Maghrébins qui se sont cassés la santé sur les chantiers de France pour la reconstruire.

    Malgré ses errances, OUI l’Europe est une réussite. Et NON les Français ne veulent ni de la fin de l’Euro ni sortir de l’U.e.

    Je vous laisse relire votre analyse la confrontation Moscovici / Le Pen.

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    • Bernie Flack // 17.02.2014 à 23h30

      Attention Pablo, encore une ou deux répliques de la même eau et vous serez catalogué “troll à la solde du complot européiste” ! D’ailleurs, rappelez-moi, quelle banque vous emploie ou vous soudoie 😉 …?

      Vous êtes quand même d’accord pour admettre que “les faits sont têtus”, non ? Enfin, sinon les faits, du moins certains indicateurs bien choisis, car vous voyez bien que ce qui compte ce ne sont pas les représentations des avantages de l’Europe, mais celles de ses inconvénients : nous ne sommes pas ici dans un quelconque romantisme de la possible création de valeur(s), mais seulement dans la mesure des coûts des risques, de préférence en les cumulant, et avec le temps, forcément ça ne s’arrange pas.

      Alors c’est vrai qu’à cette aune, l’Europe, et l’Euro encore plus, sont des folies, puisque quoiqu’il en advienne, on pourra toujours démontrer qu’on aurait mieux fait de ne rien faire, de fermer nos frontières et nos portemonnaies, la vie était tellement mieux “avant”, si on avait simplement continué à dévaluer régulièrement, et si on avait refusé tous ces immigrés, et si, et si … Et chaque information éventuellement de nature à laisser seulement entrevoir la poursuite de ces folies est immédiatement saluée par la fameuse phrase du Dr Knock, reprise en choeur et sur tous les tons : “La bonne santé n’est qu’un état passager qui ne laisse présager rien de bon …”

      Alors merci Pablo d’argumenter différemment, ça fait du bien à lire.

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  • jpt // 17.02.2014 à 15h56

    @Pablo Honey:
    Alors la vous tombez bien bas 🙁

    Franchement essayer de nous sortir l’argument des vagues d’emmigration de l’époque 1954 – 1984 , la je ne sait meme plus si c’est sérieux ou si c’est pour troller (je me pose sérieusement la question),

    En 2014, il y a des robots, des ordinateurs, des tablettes, internet, un cultivateur produit a lui seul la meme surface que 20 en 1954… etcetc…
    On est en 2014… coucou en 2014

    Puis tiens, ca tombe bien que vous parliez de Mosco/Le Pen !
    On apprends (La je suis carrément Mdr, bon Sapir lui a moins rigolé) avec Mosco qu’il est d’extreme droite.

    Bon et Geroges Marchais vous le classez ou ?
    Lui le dénoncait déja (L’usage par le grand capital de l’ouverture des frontieres a tout va) dans les années 80’s.

    A mon avis l’extreme droite, l’ultra liberalisme, l’hyper capitalime éffrénné, on sait TRES BIEN tous ici ou elle se niche insidiueusement depuis un petit bout de temps !
    (L’UE et leus Vasseaux, …je ne l’ai pas dit fort :D)

    Et surement pas ou on souhaites nous afficher le chiffon rouge (en esperant que l’on regarde).

    Cdt

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  • Beaugrand // 17.02.2014 à 15h56

    C’est étonnant cette propension chez les donneurs de leçons à la pablito de distribuer des points Godwin à la moindre contrariété … Quelle belle démonstration de leur tolérance … Je ne parle même pas de leurs sophismes à deux balles, que vous ne devriez même pas relever, cher Olivier Berruyer.

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  • Fabrice // 17.02.2014 à 15h58

    Pablo Honey je suis européen et dieu sais que j’avale de travers sur ce que je lis (et pour d’autre biais) sur le site d’Olivier ainsi que sur d’autres, mais je n’associe pas réussite de l’euro avec celle de l’Europe, bien au contraire tout me laisse penser que c’est devenu le symbole de la perversion du rêve de départ.

    Puisque l’euro. est un échec et qu’il mène à sa perte l’Europe des citoyens comme nous le voyons actuellement, s’il le faut, je mettrais moi-même le feu au bûcher sur lequel on le placera si cela permet de sauver l’Europe des citoyens et si on peu repartir sur des bases saines et de coopération, au lieu qu’il ne soit la source de haines, de résurgence du populisme.

    Or Olivier et d’autres, qui ne veulent pas que l’extrême droite, populiste elle ne récupère un débat qui devrait être un débat de démocrates. Mais malheureusement cela dérange ces fameux et prétendus démocrates qui par lâchetés et conformisme se bercent d’un seul et même dogme obtus.

    “Démocrates ou qui se parent d’être les vrais tenant de la démocratie pour être exact” qui cherchent à faire taire les voix divergentes et qui commencent à dire que le peuple n’a pas voix à chapitre car il ne sait pas et sous entendent de plus en plus qu’une dictature éclairée vaut mieux que l’ignorance des citoyens (dans laquelle d’ailleurs ils se complaisent à les maintenir voir presseurop).

    Comme le disait monsieur Sapir on pourrait résoudre de façon civilisée le problème mais non on préfère la solution qui ne sera pas civilisée (vous imaginez bien ce que cela sous entend.) qui détruira à jamais le rêve européens, super…

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  • BA // 17.02.2014 à 17h08

    Grèce : chômage de 28 %.
    Chômage des jeunes de moins de 24 ans : 61,4 %.

    Jeudi 13 février 2014 :

    Grèce : le taux de chômage monte encore et atteint 28% en novembre.

    Le taux de chômage en Grèce a atteint 28% en novembre, continuant à progresser sur un an, a annoncé jeudi l’Autorité des statistiques grecques (Elstat).

    En novembre 2012, le taux de chômage était de 26,3%. Sur un mois, le taux de chômage a progressé de 0,3 point, puisqu’il était en octobre de 27,7%, alors qu’il n’avait augmenté que de 0,1 point entre septembre et octobre.

    A 61,4%, le taux de chômage des moins de 24 ans a repassé en novembre le seuil des 60%. Il était de 57,9% en octobre et de 61% il y a un an.

    http://www.romandie.com/news/n/Grece_le_taux_de_chomage_monte_encore_et_atteint_28_en_novembre73130220141342.asp

    Espagne : chômage de 25,8 %.
    Chômage des jeunes de moins de 24 ans : 54,3 %.

    Croatie : chômage de 18,6 %.
    Chômage des jeunes de moins de 24 ans : 49,2 %.

    Chypre : 17,5 %.
    Chez les jeunes : 40,8 %.

    Portugal : 15,4 %.
    Chez les jeunes : 36,3 %.

    Slovaquie : 13,8 %.
    Chez les jeunes : 32,6 %.

    Bulgarie : 13,1 %.
    Chez les jeunes : 29,4 %.

    Italie : 12,7 %.
    Chez les jeunes : 41,6 %.

    Irlande : 12,1 %.
    Chez les jeunes : 24,6 %.

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  • jmeransaigne // 17.02.2014 à 17h45

    à Pablo,
    Nan, vous allez pas vous y mettre aussi, au déni, le peuple a dit non à l’UE, point barre!bon, sang, moi qui n’ai connu que trois référendum, je m’en souviens comme si c’était hier.
    Quand à l’Euro, je n’affirmerai pas que les français le veulent à tout prix.Quand on fait régulièrement ses courses, on ne peut que voir que la vie est très chère depuis l’Euro.
    Pour moi, l’UE, est juste le pont qui manquait aux usa pour s’infiltrer légalement dans nos manières de vivre et au final, ce pont permettra comme toujours aux firmes de régir le monde comme elles l’entendent.Elles nous imposeront tout ce qui leur plaît, ce qui leur RAPPORTE encore et encore et encore.Les firmes sont des malades qu’il est temps de mettre hors d’état de nuire.
    Pourquoi donc les firmes paieraient-elles des salaires alors qu’il leur suffit de mettre des matons-drônes partout, drônes qui n’auront aucun état d’âme à faire l'”économie” d’un travailleur pas suffisament rentable?et donc, de l’abattre.Pas de souci pour les firmes, le filon d’humains est là….inépuisable……
    L’UE donc, le pont pour les USA;
    Et pour tous ceux qui auront bien trahi leur pays, à la clé, l’assurance de ne jamais être la proie des drônes!
    C’est marrant devoir comment un menteur se fait enfumer par un menteur plus habile, dommage qu’à ce petit jeu, c’est en nombre de vies humaines que ça se joue……
    Jusqu’au jour, où ce sera leur tour parce que bon, on va pas garder des esclaves qui ne servent plus à rien et encore moins négocier avec eux, et comme on en a plus besoin, drône!

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  • jmeransaigne // 17.02.2014 à 18h11

    Je suis plutôt rassuré de voir que les français veulent réguler l’immigration, comme cela se fait ailleurs(ma soeur a dù attendre plus de 4 ans avant de s’installer au Canada et pourtant, elle était boulangère!!).
    En revanche, si quota il y a, ils devraient s’appliquer aussi bien aux Anglais qu’à tout le monde.
    Le délit de sale gueule, je l’espère, n’étant pas le critère déterminant pour accepter ou refuser. un candidat.
    Perso, j’ai plus d’affinités avec un Bulgare qu’avec un Anglais, déjà, on mange à peu près les mêmes choses et puis, ils ne sont pas contaminés par la pudibonderie anglo-saxonne…

    ;O)

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    • Kiwixar // 17.02.2014 à 20h47

      Les Français veulent réguler l’immigration incontrôlée (200,000 immigrants légaux alors qu’il y a déjà 5 millions de chômeurs : il faut se tenir chaud…), ils souhaitent un emploi, une vie décente et une stabilisation du pouvoir d’achat (ne rêvent même plus d’une amélioration).
      Manque de bol, le Politburo à Bruxelles n’est pas d’accord…
      Dans les années 70, 1 emploi par famille suffisait.
      A partir des années 80, il faut que les deux travaillent.
      A partir des années 90, les deux travaillent et Tanguy doit rester à la maison jusqu’à 25 ans.
      A partir des années 2000, Tanguy reste à la maison jusqu’à 35 ans (premier CDI), et il faut que la fille tapine.
      A partir de 2010, il faut vendre un rein pour boucler les fins de mois.
      A partir de 2020, les pauvres mangent les riches…

      Elle est pas belle, la mondialisation néo-libérale du nivellement par le bas? 1/3 des gens qui ont peur de perdre leur boulot de merde, 1/3 de chômeurs qui ont peur de perdre leurs allocs… et 1/3 des gens qui se croient à l’abri.

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      • beubeuh // 24.02.2014 à 13h19

        Juste sur le lien entre immigration et chômage: l’exemple Suisse démontre bien qu’il n’existe pas (3% de chômage en Suisse), et d’ailleurs ce n’était pas le problème lors du référendum.

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  • G L // 18.02.2014 à 16h26

    Une manière d’envisager la libre circulation des personnes est de se demander si la France aurait pu devenir une nation et un état si les habitants de la trentaine de provinces qui existaient sous l’ancien régime n’avaient pas pu se déplacer librement de l’une à l’autre pour s’y installer et y trouver du travail.

    http://commons.wikimedia.org/wiki/File:France_anciennes_provinces_1789.jpg

    Si cette idée vous semble idiote, ne peut-on en conclure que, indépendamment du choix entre moins d’Europe et plus d’Europe, l’Europe telle qu’elle est actuellement est une idiotie?

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    • eresse // 24.02.2014 à 01h52

      la libre circulation des personnes est clairement définie par l’Europe justement. Il suffit de la faire respecter.
      Un petit rappel de la directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004.

      – Droit de circulation et séjour jusqu’à trois mois

      Tout citoyen de l’Union européenne a le droit de se rendre dans un autre État membre en disposant d’une carte d’identité ou d’un passeport en cours de validité. En tout état de cause, aucun visa de sortie ou d’entrée ne pourra être imposé.

      – Droit de séjour d’une durée supérieure à trois mois

      Le droit de séjour pour une période supérieure à trois mois reste soumis à certaines conditions:

      * soit exercer une activité économique en qualité de travailleur salarié ou non salarié;
      * soit disposer de ressources suffisantes et d’une assurance maladie afin de ne pas devenir une charge pour l’assistance sociale de l’État membre d’accueil pendant son séjour.

      – Droit de séjour permanent

      Tout citoyen de l’Union acquiert le droit de séjour permanent dans l’État membre d’accueil après y avoir légalement résidé durant une période ininterrompue de cinq ans, pour autant qu’il n’ait pas fait l’objet d’une mesure d’éloignement.

      – Dispositions communes au droit de séjour et au droit de séjour permanent

      Tout citoyen de l’Union bénéficiaire du droit de séjour ou du droit de séjour permanent, ainsi que les membres de sa famille, bénéficie de l’égalité de traitement par rapport aux citoyens nationaux dans les domaines d’application du traité. Toutefois, l’État membre d’accueil n’est pas obligé d’accorder le droit à une prestation d’assistance sociale pendant les trois premiers mois de séjour aux personnes autres que les travailleurs salariés ou non salariés et les membres de leur famille. Les États membres ne sont pas obligés non plus d’accorder avant l’acquisition du droit de séjour permanent des aides d’entretien aux études y compris pour la formation professionnelle sous la forme de bourses ou de prêts à ces mêmes personnes

      – Limitation du droit d’entrée et de séjour pour des raisons d’ordre public, de sécurité publique ou de santé publique

      Le citoyen de l’Union ou un membre de sa famille pourra être éloigné du territoire pour des raisons d’ordre public, de sécurité ou de santé publique.

      Certains commencent à penser sérieusement que la concentration de certaines populations d’Europe de l’est peut entrainer des troubles de l’ordre public.
      La présence de ces populations bien souvent dépendantes de l’aide sociale enfreint les règles édictées par l’Europe.
      La suite est dictée par la directive européenne tout comme tout ce qui concerne l’accès aux prestations sociales et autres.

      cordialement

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  • Nanker // 19.02.2014 à 09h40

    Ca y est je viens de trouver : Pablo fait partie de ces dizaines de trolls officiellement payés par Bruxelles pour dire du bien de l’UE partout sur le Net!

    http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/l-ue-va-financer-des-trolls-pour-130702

    Et euh Pablo… ça paye bien? Moi j’ai baigné depuis ma plus tendre enfance dans l’idéologie européaniste cad qu’en échange d’un peu d’argent je veux bien m’asseoir sur mes convictions!

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  • Bob // 27.02.2014 à 14h24

    Le problème, c’est que dès qu’on parle d'”étranger”, tout le monde ne pense pas à la même chose.

    Certains vont immédiatement penser “personnes qui viennent mendier dans le métro”, même si la question parlait clairement de personnes qui peuvent subvenir à leurs besoins.
    On en voit même ici qui arrivent à parler des magrébins dans leur argumentaire alors que le sujet parle de “citoyens européens” !!!

    Personnellement, avant de penser à “changer les règles”, je suggère qu’on commence à les appliquer, histoire de voir si elles sont bonnes ou non.

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