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25.février.201925.2.2019 // Les Crises

Amnesty International : Chine 2017/2018

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Source : Amnesty International

CHINE 2017/2018

Cette année encore, de nouvelles lois menaçant gravement les droits humains ont été rédigées et adoptées sous couvert de « sécurité nationale ». Liu Xiaobo, lauréat du prix Nobel de la paix, est mort en détention. Des militants et des défenseurs des droits humains ont été arrêtés, poursuivis en justice et condamnés sur la base d’accusations vagues et trop générales telles que la « subversion du pouvoir de l’État » ou le fait d’avoir « cherché à provoquer des conflits et troublé l’ordre public ». Des défenseurs des droits humains ont été maintenus par la police dans des lieux de détention non officiels, parfois au secret, pendant de longues périodes, ce qui les exposait à un risque accru de subir des actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements. Les autorités ont renforcé leur contrôle sur Internet. La répression des activités religieuses pratiquées en dehors des cultes autorisés par l’État s’est intensifiée. La répression exercée dans le cadre de campagnes de « lutte contre le séparatisme » ou de « lutte contre le terrorisme » est demeurée particulièrement sévère dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang et dans les zones à population tibétaine. À Hong Kong, la liberté d’expression a été mise à mal par le gouvernement qui a utilisé des accusations vagues et trop générales pour poursuivre en justice des militants favorables à la démocratie.

Évolutions législatives, constitutionnelles ou institutionnelles

Cette année encore, des lois et règlements répressifs relatifs à la sécurité nationale ont été élaborés et adoptés, conférant aux autorités davantage de pouvoir pour réduire l’opposition au silence, censurer les informations, et harceler et poursuivre en justice les défenseurs des droits humains.

La Loi relative à la gestion des ONG étrangères, dont les dispositions entravent le fonctionnement indépendant des ONG enregistrées, est entrée en vigueur le 1er janvier. Les ONG étrangères non encore enregistrées qui continuaient de mener des activités en Chine risquaient un gel de leurs comptes bancaires, la pose de scellés sur leurs locaux, la confiscation de leurs biens, la suspension de leurs activités et l’incarcération de leur personnel. La Loi relative au renseignement national a été adoptée et est entrée en vigueur en juin. Ces lois faisaient partie d’un arsenal législatif relatif à la sécurité nationale instauré à partir de 2014 – comprenant également la Loi de lutte contre l’espionnage, la Modification n° 9 du Code pénal, la Loi relative à la sécurité nationale, la Loi de lutte contre le terrorisme et la Loi relative à la cybersécurité – et menaçaient gravement la protection des droits humains. La Loi relative au renseignement national s’appuyait sur la même notion vague et trop générale de sécurité nationale, et accordait des pouvoirs sans restrictions aux agences nationales de renseignement, sans définir précisément leurs rôles et leurs responsabilités. Aucune de ces lois ne contenait de garanties suffisantes contre la détention arbitraire ni de protections adéquates du droit au respect de la vie privée, de la liberté d’expression et d’autres droits humains1.

Le projet de loi sur la surveillance, soumis à consultation en novembre, allait, s’il était adopté en l’état, légaliser une nouvelle forme de détention arbitraire, appelée liuzhi, et créer un système extrajudiciaire disposant de larges pouvoirs et fort susceptible de porter atteinte aux droits humains2.

Les autorités ont, cette année encore, eu recours au placement en « résidence surveillée dans un lieu désigné », une forme de détention au secret dans un lieu non révélé, qui permet à la police de maintenir des personnes hors du système de détention officiel pendant une période pouvant aller jusqu’à six mois ; ces dernières n’ont pas la possibilité de consulter un avocat de leur choix ni d’entrer en contact avec quiconque, y compris leur famille, et sont exposées à un risque de torture et d’autres mauvais traitements. Cette forme de détention a été utilisée pour entraver les activités de défenseurs des droits humains, dont des avocats, des militants et des pratiquants de certaines religions.

Défenseures et défenseurs des droits humains

Liu Xiaobo, lauréat du prix Nobel de la paix, est mort en détention d’un cancer du foie le 13 juillet. Liu Xiaobo et sa famille avaient demandé aux autorités de l’autoriser à se rendre à l’étranger pour y bénéficier de soins médicaux, mais elles ont refusé d’accéder à cette demande3. À la fin de l’année, sa femme, Liu Xia, était toujours sous surveillance et assignée à résidence de manière illégale. Elle était soumise à ces mesures depuis l’attribution du prix Nobel de la paix à son mari en 2010. Au moins 10 militants ont été arrêtés pour avoir organisé des cérémonies à la mémoire de Liu Xiaobo.

En novembre, l’écrivain et détracteur du gouvernement Yang Tongyan, qui avait passé près de la moitié de sa vie en détention, est mort peu après sa libération conditionnelle pour raisons médicales.

Sur les presque 250 personnes qui ont été interrogées ou placées en détention par des agents chargés de la sûreté de l’État à la suite de la vague de répression sans précédent lancée par le gouvernement contre les avocats spécialistes des droits humains et des militants en juillet 2015, neuf ont été déclarées coupables de « subversion du pouvoir de l’État », d’« incitation à la subversion du pouvoir de l’État » ou d’avoir « cherché à provoquer des conflits et troublé l’ordre public ». Trois d’entre elles ont été condamnées à une peine d’emprisonnement avec sursis et une a été « exemptée de sanction pénale », mais elles étaient maintenues sous surveillance, et les cinq autres étaient toujours emprisonnées à la fin de l’année. En avril, Li Heping, un avocat de Pékin détenu depuis le début de la répression, a été condamné à trois ans d’emprisonnement avec sursis pour « subversion du pouvoir de l’État ». Il a déclaré avoir été torturé pendant sa détention provisoire, et s’être vu notamment administrer des médicaments de force. Yin Xu’an a écopé en mai d’une peine de trois ans et demi d’emprisonnement. Wang Fang a été condamnée en juillet à trois ans de prison. L’avocat pékinois Jiang Tianyong – qui avait disparu en novembre 2016 et « avoué », lors de son procès en août, avoir forgé de toutes pièces les accusations concernant des actes de torture subis par l’avocat Xie Yang aux mains de la police chinoise, et avoir participé à l’étranger à des ateliers pour discuter des changements à apporter au système politique chinois – a été condamné en novembre à deux années d’emprisonnement pour « incitation à la subversion du pouvoir de l’État ». Hu Shigen et Zhou Shifeng, déclarés coupables en 2016, se trouvaient toujours derrière les barreaux. Wang Quanzhang, avocat de Pékin spécialiste des droits humains détenu au secret depuis le début de la répression, était toujours dans l’attente de son procès à la fin de l’année. Il était inculpé de « subversion du pouvoir de l’État ». La transcription d’un entretien avec Xie Yang a été publiée en janvier. Il y affirmait avoir subi des actes de torture et d’autres mauvais traitements pendant sa détention. Xie Yang a été libéré sous caution en mai, à l’issue de son procès, sans qu’aucun verdict n’ait été prononcé. Le 26 décembre, le tribunal a annoncé qu’il était déclaré coupable d’« incitation à la subversion du pouvoir de l’État », mais « exempté de sanction pénale ». Il était toutefois maintenu sous surveillance.

En juillet, Wang Yu, avocate de Pékin dont l’arrestation le 9 juillet 2015 avait marqué le début de la vague de répression, a écrit un article paru en ligne dans lequel elle indiquait avoir été maltraitée pendant sa détention. Elle a été libérée sous caution mi-2016 mais demeurait sous étroite surveillance. Les avocats Li Shuyun, Ren Quanniu et Li Chunfu, ainsi que le militant Gou Hongguo, ont déclaré avoir été drogués pendant leur détention4.

Un autre militant, Wu Gan, visé par la répression qui a touché quelque 250 autres personnes, a été jugé en août à huis clos pour « subversion du pouvoir de l’État » après avoir passé près de 27 mois en détention provisoire. Il travaillait pour un cabinet juridique qui a lui-même, par la suite, été ciblé par les autorités dans le cadre de cette vague de répression. Le 26 décembre, il a été condamné à huit ans de prison.

En mars, Su Changlan, militante du Guangdong, a été condamnée à trois ans d’emprisonnement pour « incitation à la subversion du pouvoir de l’État » car elle avait critiqué en ligne le Parti communiste chinois et le système socialiste du pays. Elle avait été arrêtée en 2014 après avoir exprimé son soutien au mouvement prodémocratique dit « des parapluies » à Hong Kong. Elle a été libérée en octobre après avoir purgé l’intégralité de sa peine, mais elle souffrait de problèmes de santé aggravés par ses mauvaises conditions de détention.

Le 19 mars, Lee Ming-cheh, responsable d’une ONG taiwanaise, a été arrêté par des agents de la sûreté de l’État à son entrée en Chine continentale depuis Macao. En septembre, il a été jugé dans la province du Hunan pour « subversion du pouvoir de l’État », et condamné en novembre à cinq ans d’emprisonnement5.

Onze militants au moins ont été arrêtés en juin pour avoir commémoré la répression de Tiananmen en 1989 ; la plupart d’entre eux ont été accusés d’« avoir cherché à provoquer des conflits et troublé l’ordre public ». Li Xiaoling et Shi Tingfu ont été maintenus en détention, et Ding Yajun a été condamné en septembre à trois ans d’emprisonnement.

En août, l’avocat Gao Zhisheng a disparu ; il vivait alors dans un village retiré, dans la province du Shaanxi, sous étroite surveillance depuis sa libération de prison en 2014. Ses proches ont par la suite appris qu’il était détenu par les autorités, mais on ignorait où et dans quel état il se trouvait.

L’avocate Li Yuhan a été arrêtée en octobre ; elle a déclaré avoir été torturée et maltraitée au cours de sa détention.

Droits des travailleuses et travailleurs

Hua Haifeng, Li Zhao et Su Heng, militants des droits du travail, ont été arrêtés dans la province du Jiangxi alors qu’ils enquêtaient sur les conditions de travail dans des usines de chaussures de l’entreprise Huajian. Les trois militants ont été libérés sous caution en juin, mais ils restaient étroitement surveillés.

En juillet, un tribunal de Guangzhou (Canton) a condamné le militant des droits du travail Liu Shaoming à quatre ans et demi d’emprisonnement pour avoir publié un essai sur sa participation au mouvement en faveur de la démocratie et son adhésion au premier syndicat indépendant de Chine en 1989, ainsi que sur ses souvenirs de la répression de Tiananmen en 1989.

Liberté d’expression – Internet

Des milliers de sites web et de réseaux sociaux étaient toujours bloqués, notamment Facebook, Instagram et Twitter. La Loi relative à la cybersécurité est entrée en vigueur le 1er juin, contraignant les entreprises de l’internet présentes sur la toile chinoise à censurer les contenus des utilisateurs. En août, l’Administration chinoise du cyberespace et sa branche de la province du Guangdong ont ouvert une enquête sur plusieurs fournisseurs de services internet accusés d’héberger des comptes d’utilisateurs « diffusant des informations menaçant la sécurité nationale, la sécurité publique et l’ordre social, notamment des informations violentes ou terroristes, des rumeurs ou de fausses informations, et de la pornographie ». Cette enquête visait WeChat, de l’entreprise Tencent, Sina Weibo et Tieba, de l’entreprise Baidu. En septembre, le principal service de messagerie chinois, WeChat, a mis en place de nouvelles conditions d’utilisation lui permettant de collecter tout un éventail d’informations personnelles, et a mis à disposition du gouvernement les données concernant ses plus de 900 millions d’utilisateurs.

Huang Qi, cofondateur de 64tianwang.com, site d’information sur les mouvements de protestation en Chine, a été accusé de « divulgation de secrets d’État ». Il n’a été autorisé à rencontrer son avocat que huit mois après son arrestation, et a déclaré avoir été maltraité au cours de sa détention. À la fin de l’année, 10 journalistes de ce site internet étaient en détention : Wang Jing, Zhang Jixin, Li Min, Sun Enwei, Li Chunhua, Wei Wenyuan, Xiao Jianfang, Li Zhaoxiu, Chen Mingyan et Wang Shurong.

Liu Feiyue, fondateur du site internet de défense des droits humains Surveillance des droits civils et des moyens de subsistance, a été arrêté fin 2016 et accusé d’« incitation à la subversion du pouvoir de l’État ». Selon son avocat, cette accusation était principalement liée aux opinions que son client avait exprimées en public et sur son site internet.

En août également, Lu Yuyu, qui avait publié sur Twitter et sur un blog des informations sur des mouvements de protestation en Chine, a été reconnu coupable d’avoir « cherché à provoquer des conflits et troublé l’ordre public » et condamné à quatre ans d’emprisonnement.

Soupçonné d’« incitation à la subversion du pouvoir de l’État », Zheng Jianghua, administrateur de la plateforme en ligne Campagne de défense des droits humains en Chine, a été placé en détention en septembre ; il a par la suite été placé en résidence surveillée dans un lieu désigné. La police a confisqué de nombreux documents liés à son site web, qui rassemble des informations provenant de militants sur le terrain.

Liberté de religion et de conviction

En juin, le Conseil des affaires d’État a adopté une version révisée du Règlement relatif aux affaires religieuses, qui devait entrer en vigueur le 1er février 2018. Celle-ci prévoyait un contrôle considérable de l’État sur tous les aspects des pratiques religieuses, et renforçait les pouvoirs des autorités à tous les niveaux du gouvernement en matière de surveillance, de contrôle et de sanction, le cas échéant, de ces pratiques. Ces modifications, qui mettaient en avant la sécurité nationale et avaient pour objectif déclaré d’empêcher « l’infiltration et l’extrémisme », pourraient être utilisées pour accroître davantage encore la répression du droit à la liberté de religion et de conviction, notamment à l’encontre des bouddhistes tibétains, des musulmans ouïghours et des pratiquants de cultes non reconnus6.

Cette année encore, les pratiquants du Fa Lun Gong ont été la cible de persécutions, de détentions arbitraires, de procès iniques ainsi que d’actes de torture et d’autres mauvais traitements. Accusée d’« utilisation d’un culte néfaste dans le but de nuire au maintien de l’ordre », Chen Huixia était en détention depuis 2016. En mai, son procès a été reporté après que son avocat a demandé au tribunal de ne pas retenir à titre de preuves des éléments obtenus sous la torture.

Peine de mort

En mars, le président de la Cour populaire suprême a annoncé que ces dix dernières années, depuis que la Cour avait récupéré le pouvoir de contrôler et d’approuver toutes les condamnations à mort, la peine capitale avait été « strictement contrôlée et utilisée avec prudence », et n’avait été appliquée « qu’à un tout petit nombre de condamnés ayant commis des crimes extrêmement graves ». Toutefois, le gouvernement continuait de dissimuler l’ampleur réelle du recours à ce châtiment, malgré les demandes d’informations réitérées depuis plus de 40 ans par les organes des Nations unies et la communauté internationale, et malgré les engagements pris par les autorités chinoises elles-mêmes d’assurer une plus grande transparence du système judiciaire7.

Région autonome du Tibet et zones à population tibétaine dans d’autres régions

Droits économiques, sociaux et culturels

En juin, dans son rapport sur sa mission de 2016 en Chine, le rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté a déclaré que si les progrès en matière de lutte contre la pauvreté étaient généralement impressionnants, la situation des Tibétains et des Ouïghours restait très problématique, et que la plupart des minorités ethniques en Chine étaient exposées à de graves atteintes aux droits humains, notamment des taux de pauvreté particulièrement élevés, une discrimination ethnique et des déplacements forcés.

Tashi Wangchuk, défenseur de l’enseignement en langue tibétaine, était toujours en détention à la fin de l’année, dans l’attente de son procès, sans aucun contact avec sa famille. Il avait été arrêté début 2016 pour avoir accordé au New York Times une interview dans laquelle il exprimait ses craintes concernant la disparition progressive de la langue et de la culture tibétaines.

Liberté d’expression

Les Tibétains étaient toujours en butte à des discriminations et leurs droits à la liberté de religion et de conviction, d’opinion et d’expression, de réunion pacifique et d’association demeuraient soumis à des restrictions.

Au moins six personnes se sont immolées par le feu cette année dans des zones à population tibétaine afin de protester contre les politiques répressives, ce qui portait à 152 le nombre d’immolations connues depuis février 2009. Le 18 mars 2017, Pema Gyaltsen a tenté de s’immoler par le feu dans la préfecture autonome tibétaine de Ganzi (Garzê en tibétain), dans la province du Sichuan. Selon des sources tibétaines, il était vivant quand la police l’a emmené. Ses proches ont été arrêtés et frappés lorsqu’ils sont allés demander aux autorités où il se trouvait. Selon des ONG tibétaines à l’étranger, Lobsang Kunchok, un moine tibétain incarcéré après avoir tenté de s’immoler par le feu en 2011, a été libéré de prison en mars8. Le cinéaste tibétain Dhondup Wangchen a rejoint sa famille aux États-Unis le 26 décembre, près de 10 ans après une première arrestation en Chine pour avoir réalisé un documentaire indépendant dans lequel il présentait l’opinion de simples citoyens tibétains à l’approche des Jeux olympiques de 2008 à Pékin.

Région autonome ouïghoure du Xinjiang

Sous la direction du nouveau secrétaire général régional du Parti communiste Chen Quanguo, les autorités de la Région autonome ouïghoure du Xinjiang ont décidé de mettre l’accent sur la « stabilité sociale » et l’amélioration de la sécurité. Selon des informations parues dans les médias, de nombreux lieux de détention ont été créés dans la région, portant divers noms tels que « centre de lutte contre l’extrémisme », « centre d’études politiques » ou encore « centre d’éducation et de transformation », où des personnes étaient détenues de façon arbitraire pour une période indéterminée, et forcées d’étudier la législation et les politiques chinoises.

En mars, la région autonome ouïghoure du Xinjiang a adopté un « Règlement de lutte contre l’extrémisme », qui interdit un large éventail de comportements qualifiés d’« extrémistes », tels que la diffusion de « pensées extrémistes », le fait de critiquer des émissions de la radio ou de la télévision publiques ou de refuser de les écouter ou de les regarder, le port de la burka, le port d’une barbe « anormale », le fait de s’opposer aux politiques nationales, et la publication, le téléchargement, le stockage ou la lecture d’articles, de publications ou de matériel audiovisuel présentant « un contenu extrémiste ».

En avril, le gouvernement a publié une liste de prénoms interdits, pour la plupart d’origine islamique, et a exigé que tous les enfants de moins de 16 ans portant ces prénoms en changent.

Des médias ont rapporté en mai que les autorités chinoises de la région autonome ouïghoure du Xinjiang avaient engagé une politique visant à contraindre tous les Ouïghours étudiant à l’étranger à rentrer en Chine. Six Ouïghours revenus au Xinjiang après avoir étudié en Turquie ont été condamnés à des peines de cinq à 12 ans d’emprisonnement sur la base d’accusations indéterminées. En avril, les autorités chinoises ont arrêté les proches de plusieurs étudiants qui se trouvaient en Égypte, afin d’obliger ces derniers à rentrer en Chine avant le mois de mai. Selon les informations reçues, certains de ceux qui sont retournés dans leur pays ont été torturés et emprisonnés. En juillet, les autorités égyptiennes ont lancé une opération massive d’arrestations de ressortissants chinois se trouvant sur leur territoire. Plusieurs centaines de Chinois ont ainsi été arrêtés, principalement des Ouïghours. Au moins 22 de ces Ouïghours ont été renvoyés de force en Chine.

Buzainafu Abudourexiti, une Ouïghoure rentrée en Chine en 2015 après avoir étudié deux ans en Égypte, a été arrêtée en mars et condamnée en juin à sept ans de prison à l’issue d’un procès secret9.

En août, des médias internationaux ont signalé que les autorités en charge de l’éducation avaient pris en juin un décret interdisant l’usage de la langue ouïghoure dans les écoles de la préfecture de Hotan, peuplée majoritairement d’Ouïghours, y compris pour « les activités collectives, les activités publiques et le travail de gestion du système éducatif ». Selon des informations parues dans les médias, dans toute la région, les familles ont reçu l’ordre de remettre aux autorités leurs exemplaires du Coran et tout autre objet religieux en leur possession, sous peine de sanctions.

Région administrative spéciale de Hong Kong

Une série de mesures prises tout au long de l’année par les autorités de Hong Kong ont accru les craintes relatives à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

En mars, les fondateurs du mouvement Occupy Central – Benny Tai, Chan Kin-man et Chu Yiu-ming – ont été inculpés d’infractions liées à des « troubles à l’ordre public », passibles d’une peine maximale de sept ans d’emprisonnement, pour leur participation au mouvement dit « des parapluies ».

En juillet, la Haute Cour a destitué quatre législateurs élus favorables à la démocratie (Nathan Law, Leung Kwok-hung, Lau Siu-lai et Yiu Chung-yim) accusés de ne pas avoir respecté, lors de leur prestation de serment en octobre 2016, les obligations spécifiées dans l’interprétation de la Loi fondamentale de Hong Kong publiée par le Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire.

En août, la Cour d’appel a condamné Joshua Wong, Alex Chow et Nathan Law à respectivement six, sept et huit mois d’emprisonnement pour leur rôle dans une manifestation menée par des étudiants en septembre 2014 qui avait déclenché le mouvement « des parapluies ». Joshua Wong et Alex Chow avaient été déclarés coupables en 2016 de « participation à un rassemblement illégal », et Nathan Law d’« incitation à participer à un rassemblement illégal ». Un tribunal de première instance avait prononcé des peines de travaux d’intérêt général ou des peines assorties d’un sursis, mais le parquet avait fait appel, réclamant des peines plus sévères10. Joshua Wong et Nathan Law ont été libérés sous caution en octobre, et Alex Chow en novembre, dans l’attente de l’examen de leur recours.

Le Tribunal de district a condamné sept policiers à deux ans d’emprisonnement en février pour des violences infligées au manifestant Ken Tsang pendant les manifestations du mouvement « des parapluies ». À la suite de ce verdict, des porte-parole de l’État chinois ont lancé une campagne orchestrée d’attaques contre le système judiciaire de Hong Kong. L’appel qu’ils ont interjeté était en instance à la fin de l’année.

Droits des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles, transgenres ou intersexuées

En avril, le Tribunal de première instance a jugé que le refus du gouvernement de faire bénéficier le mari d’un fonctionnaire des prestations liées à l’emploi de son compagnon constituait une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle.

En septembre, la Cour d’appel a jugé que le refus des services de l’immigration d’accorder un visa de personne à charge à la conjointe d’une étrangère disposant d’un visa de travail, à qui elle était liée par un partenariat civil, était discriminatoire. Le gouvernement a déposé un recours contre ces deux décisions.

Région administrative spéciale de Macao

En août, les autorités de Macao ont empêché quatre journalistes de Hong Kong d’entrer à Macao pour y faire un reportage sur les dégâts et le travail de nettoyage après le passage du typhon Hato, qui aurait fait 10 morts selon les médias. En décembre, l’organe législatif de Macao a voté la suspension du législateur démocrate Sulu Sou et la levée de son immunité parlementaire. Il avait été élu en septembre, et accusé en novembre d’avoir participé à une manifestation pacifique en mai 2016 contre le chef de l’exécutif de Macao.

  1. China: Submission on the draft “National Intelligence Law” (ASA 17/6412/2017)
  2. China: Submission on the draft “Supervision Law” (ASA 17/7553/2017)
  3. Liu Xiaobo : un grand défenseur des droits humains qui laisse derrière lui un héritage durable pour la Chine et pour le monde (communiqué de presse, 13 juillet)
  4. Un avocat libéré sous caution fait toujours l’objet d’une étroite surveillance (ASA 17/6307/2017)
  5. Chine. Un militant taiwanais condamné à cinq ans d’emprisonnement (nouvelle, 28 novembre)
  6. Why China must scrap new laws that tighten the authorities’ grip on religious practice (nouvelle, 31 août)
  7. China’s deadly secrets (ASA 17/5849/2017) ; Les secrets mortels de la Chine – Résumé (ASA 17/5849/2017)
  8. Chine. Révélez où se trouvent deux Tibétains qui ont tenté de s’immoler (ASA 17/6098/2017)
  9. Chine. Une femme ouïghoure détenue au secret après un procès secret (ASA 17/7168/2017)
  10. Hong Kong. Attaque contre la liberté d’expression : des dizaines de manifestants poursuivis en justice à des fins de dissuasion (nouvelle, 26 septembre)

Source : Amnesty International

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Commentaire recommandé

antoniob // 25.02.2019 à 07h47

Mis à part le domaine de la religion c’est comme dans les “démocraties occidentales”. Le sort des dissidents tels Assange ou Snowden. Guantanamo et les prisons secrètes de la CIA en Pologne et dans les Balkans. Le contrôle du net via les GAFA+gouvernements. La peine de mort comme aux Etats-Unis.
Les ONG sont des nids d’agents subversifs et les autorités chinoises doivent évidemment se protéger..
Par ailleurs, ne créant pas de guerres telles l”Irak ou la Syrie la Chine tue énormément moins que Washington+Londres+Bruxelles.

La rhétorique décontextualisante et volontairemenr myope de Amnesty.

57 réactions et commentaires

  • Fabrice // 25.02.2019 à 06h35

    On peut voir que la Chine met en place des systèmes de surveillance et de répression qui au lieu d’être un contre modèle pour nos pays devient un modèle sur lequel nos pays dits democratiques s’alignent petit à petit (censure du net, identification des citoyens par télésurveillance, lois d’exceptions et discrétionnaire des opposants, jugement expéditif des manifestants (on le voit avec les gilets jaunes et cette volonté de faire du chiffre que du réellement légal …)) on trouvera toujours des nuances mais la tendance est là.

    Une comparaison des mesures prises ces dernières années serait intéressante , sans compter que le fait que nous prenions ces mesures encourage la Chine et d’autres dans cette voie du tout répressif à défaut d’un modèle humaniste qui disparaît petit à petit.

    La Chine aurait beau jeu (et à juste titre) de dire : vos leçons vous pouvez les garder pour vous au vu des mesures que vous prenez qui se rapprochent de notre ligne d’action, avant de faire la morale faites la preuve de vos dires.

      +22

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    • Glbert Gracile // 25.02.2019 à 23h01

      moi je pense aux peuples amérindiens qui meurent encore aujourd’hui dans des “réserves” aux USA… des goulags modernes où des peuples entiers, des minorités meurent physiquement et culturellement…
      sur les Ouïgours (en Chine) et les Rhoygas (en Birmanie), ils habitent sur les tracés des “Routes de la Soie”… ça doit sans doute expliquer leur apparition dans les écrands médiatiques depuis 2013…
      La Chine, de toutes façons, “ça sera jamais bien”, parce-que c’est un concurrent de l’Oncle Sam’… autant le dire, comme ça on connait tout de suite le résumé 🙂

        +7

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      • Dominique65 // 27.02.2019 à 20h16

        Bonjour.
        Les saloperies de uns n’excusent pas celles des autres.
        Et Amnesty International dresse aussi des rapports sur les USA.

          +5

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  • antoniob // 25.02.2019 à 07h47

    Mis à part le domaine de la religion c’est comme dans les “démocraties occidentales”. Le sort des dissidents tels Assange ou Snowden. Guantanamo et les prisons secrètes de la CIA en Pologne et dans les Balkans. Le contrôle du net via les GAFA+gouvernements. La peine de mort comme aux Etats-Unis.
    Les ONG sont des nids d’agents subversifs et les autorités chinoises doivent évidemment se protéger..
    Par ailleurs, ne créant pas de guerres telles l”Irak ou la Syrie la Chine tue énormément moins que Washington+Londres+Bruxelles.

    La rhétorique décontextualisante et volontairemenr myope de Amnesty.

      +67

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    • sky // 25.02.2019 à 11h19

      “Par ailleurs, ne créant pas de guerres telles l”Irak ou la Syrie la Chine tue énormément moins que Washington+Londres+Bruxelles.” bizarre au passage que vous n’ayez pas cité la Russie…bref
      Dans tes rêves….surement mais dans la réalité la Chine tue et va tuer de plus en plus.
      c’est juste non quantifié.
      Entre la pollution mondiale qu’elle contribue a fabriquer, les extinctions massives d’animaux marins (entre autres), et les ventes d’armes en centre Afrique il faudra juste attendre qu’il soit trop tard pour connaitre les chiffres.
      Il est fort a parier qu’à la vitesse ou elle détruit sont propre pays (plus les changements climatiques), les chinois devront trés bientôt en annexer d’autres pays et c’est exactement ce a quoi elle se prépare car elle en a conscience.
      Tout ceux ci n’excusent bien sur en rien les guerres par procuration que fomentent les occidentaux dont les ressortissants (moutons) confortablement installé n’ont juste pas conscience (ou ne veulent pas le savoir) d’être des esclaves “libres” enchaîner par leur propre volonté contrairement aux chinois qui eux s’en rendent compte puisque c’est plus flagrant… il n’y a plus de pays de liberté si ce n’est là ou un pouvoir (Economique, ou politique) n’existe pas (et donc quasiment nulpart en ce bas monde) sauf a vivre loin des sociétés modernes.

        +3

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    • Marie // 25.02.2019 à 12h08

      Très drôle de taper sur Amnesty, c’est un peu tirer sur une ambulance…Au jeu des comparaisons, droits-de-l’hommistes et autres, c’est sûr qu’il y a mieux, et moins bien. Très concernée par la Chine et sa culture -ses cultures-, me permets-je d’ajouter ceci : quand on interroge les jeunes Chinois sur le culte vivace de Mao, la réponse est limpide : “il nous a fait bouffer!”

        +1

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      • Fred // 03.03.2019 à 17h36

        Amnesty est un outil de propagande comme beaucoup d’ONG. Pas vraiment une ambulance.

        “il nous a fait bouffer!”
        Les jeunes Chinois ne connaissent pas ou a peine Mao. Je me demande quel jeune a pu dire ça.
        Les plus âgés ne disent pas ça.

          +0

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    • Greg // 25.02.2019 à 12h24

      Non, comme en toute chose il est affaire de proportion. L’ampleur des violations des droits humains dans le Xinjiang n’a rien à voir avec les exactions, réelles et honteuses, que l’on peut voir en occident.
      Ce n’est pas par equ’on aime pas l‘Ouest que l’on doit voir un modèle à l’Est. C’est triste mais il est peu d’endroit aujourdhui où on peut se réjouir de la situation des droits humains que la plupart des français jugent élémentaires

        +5

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      • Louis Robert // 25.02.2019 à 16h25

        Comme le terrorisme individuel contre l’Empire « n’a rien à voir » avec les crimes de guerre et contre l’humanité commis par l’Empire dans les pays dont sont issus les terroristes, n’est-ce pas?…

        C’est que vous ignorez la poutre que vous ne voyez même pas, Greg. Normal dès que l’on considère où elle se trouve, précisément, cette monstrueuse poutre.

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    • Sandrine // 25.02.2019 à 17h10

      Ne nous croyons pas à la pointe de la contestation et de l’esprit critique lorsque nous dénonçons l’hypocrisie américaine (ou occidentale au sens large) des droits de l’homme. Dire que démocratie rime avec impérialisme et crimes de guerre, voire que l’un ne va pas sans l’autre est un discours tout à fait acceptable sur le service public dans des émissions les plus bon ton qui soient.
      Un signe des temps? Je trouve ça à vrai dire assez inquiétant.
      https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/thucydide-au-present

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    • Caramba // 02.03.2019 à 09h40

      Dires que les démocraties sont comparables a une dictature ou un site comme les CRISES ne pourrait même pas exister et ou toutes critiques peut valoir 20 ans de prison, ça ne mange pas de pain et ça a toujours sont petit succès.

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  • Fabrice // 25.02.2019 à 08h26

    Duracuir Les crises offre tous les articles intéressants à notre analyse ou débats son choix ne porte pas que ce qui l’intéresse, ce n’est pas en restant dans son moule idéologique que l’on progresse bien au contraire la remise en cause constante est une nécessité. Mais ce n’est pas la première fois que cela vous est expliqué non ?

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    • Louis Robert // 25.02.2019 à 16h07

      Vous avez bien raison: « ce n’est pas en restant dans son moule idéologique que l’on progresse »… D’où le mérite de ces révolutions véritables devenues impossible en France, sclérosée voire réactionnaire.

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    • Duracuir // 25.02.2019 à 20h30

      Si vous n’arrivez pas à percevoir le second degré de mon propos alors que j’y mets presque un casque à pointe, je ne peux rien pour vous. Pas plus que pour vos 14 plussoyeurs. 🙂

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  • Lysbeth Levy // 25.02.2019 à 10h16

    Encore Amnesty International et ces “dissidents chinois, (séparatistes tibétains ou Dalai Lama) si “précieux” pour la politique étrangère des Usa pour faire accroire que ce pays prédateur de la Planète est le plus grand ami de la liberté, mais derrière l’histoire du “dissident” il y a une tout autre histoire : http://www.insafbulletin.net/archives/864 ou en français : https://www.legrandsoir.info/L-Occident-ameliore-ses-techniques-pour-agresser-la-Chine.html De même au sujet des séparatistes Ouighours actuellement “terroristes” en Syrie, soutenu par la NED, dont une partie de la communauté serait “dans des camps de ré-éducation, concentrations ! Pourtant ces terroristes ont fait des centaines de morts par attentats que je sache ici on ne les laisse pas trainer non ? Bruno Guigue est allé en Chine et ramène une toute autre histoire sur ce pays “ennemi” de l’Occident : https://www.legrandsoir.info/la-chine-sans-oeilleres.html. la propagande made in Usa Hollywood marche de moins en moins a la longue après les révélations du mensonge sur la place Tienanmen : https://www.legrandsoir.info/le-massacre-de-place-tienanmen-a-ete-un-mythe-workers-world.html ..

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    • Sandrine // 25.02.2019 à 14h41

      @ Lisbeth, les textes que vous mettez en lien, surtout le dernier me semblent un peu problématiques : les informations qui y sont contenues sont vagues et présentées de manière à prouver qu’en occident nous n’avons pas accès à l’information sur ce sujet, alors qu’elles ne prouvent rien du tout. Un bref passage sur wikipedia suffit à comprendre que les information contenues dans l’article ne sont nullement des scoops ni l’objet d’un secret d’état, contrairement à ce qui est affirmé. La mention du cable du diplomate chilien (sans d’autre précision) accompagnée du commentaire selon lequel ce diplomate ne pourrait etre soupçonné de complicité avec le gouvernement chinois est un argument particulièrement spécieux. En effet la transition démocratique venait de débuter au Chili au moment des événement en Chine ; le Chili d’alors n’était plus celui des années 70. Et puis qui était exactement ce diplomate, ce n’est pas précisé (en tout cas je n’ai pas vu) ?

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      • LowCost // 28.02.2019 à 11h58

        Wikipédia, sur tout les sujets politique et géopolitique contemporains, est très loin d’être une source fiable et impartiale. Le politiquement correct et la censure y sont aussi bien représentés que dans les grands médias “mènestrime” à la différence près que les censeurs sont sous pseudonymes…

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  • Albert Charles // 25.02.2019 à 10h48

    Bonne idée d’avoir publié cela ! Il manque une chose (ce ne serait pas le job de Amnesty International… ?) : l’expansion militaire chinoise en Mer d’Asie du Sud-Est (dans le Sud du Pacifique) qui s’accompagne de la colonisation des îles conquises par la déportation de population sur ces nouveaux territoires devenu tout récemment…chinois (à des milliers de kms des plages chinoises mais à seulement quelques centaines de kms de côtes malaises, indonésiennes, vietnamiennes ou philippines). L’Etat chinois actuel, dit communiste mais réellement capitaliste d’Etat et colonialiste, sait faire ça, déplacer ses populations pour les manipuler. Un tout petit exemple: il subventionne intégralement les touristes chinois qui acceptent de collaborer à la politique d’expansion territoriale de leur gentil Etat-payeur-de-vacances, en portant des Tee-Shirt arborant fièrement la nouvelle carte de la Chine incluant, bien sûr, la Mer d’Asie du Sud-Est ! Imaginons des touristes français, subventionnés intégralement par l’Etat français, brandissant une carte géographique de la France incluant la Méditerranée, à l’aéroport d’Alger, ou dans des restaurants égyptiens…! Réactions violentes, à juste titre, de tous les anticolonialistes du monde). Que ceux qui admirent la culture chinoise (c’est mon cas) arrêtent de se laisser manipuler par les étiquettes de l’Etat chinois actuel. [modéré]

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    • Dominique65 // 27.02.2019 à 20h20

      « l’expansion militaire chinoise en Mer d’Asie du Sud-Est (dans le Sud du Pacifique) qui s’accompagne de la colonisation des îles conquises par la déportation de population »
      Je ne cautionne pas ces déportations, mais on parle de combien de personnes, en gros, vu que ces îles sont plutôt du genre atoll et qu’il faut les agrandir pour permettre de construire des pistes d’atterrissage ? (Enfin, d’après ce que j’en sais)

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  • kristov // 25.02.2019 à 11h23

    En toute logique, au nom des droits de l’homme, un embargo, voire des menasses d’invasion, devraient être pris à l’encontre de la chine par les champions du monde de la démocratie (nouvelle forme de guerre sainte) dont les états unis sont le fer de lance et l’otan le premier serviteur…
    au fait pourquoi ne le font-ils pas ?

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    • Louis Robert // 25.02.2019 à 16h02

      La Chine n’est ni la Grenade, ni le Panama…

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  • Max // 25.02.2019 à 11h45

    Je n’ai pas lu tout l’article d’Amesty International mais l’article doit plutôt rassurer le pouvoir politique chinois.
    Pékin ne voulant pas devenir une démocratie a l’occidentale avec tous ses a cotés.
    Prenons simplement ce qu’a dit George Sorros à Davos : la Chine n’est pas le seul régime autoritaire du monde, mais c’est sans aucun doute le plus riche, le plus fort et le plus développé en matière d’intelligence artificielle ».
    Xi Jinping, un « dangereux ennemi »
    « Cela fait de Xi Jinping le plus dangereux ennemi de ceux qui croient en des sociétés libres », a assuré George Soros.
    https://www.chine-magazine.com/a-davos-george-soros-attaque-la-chine/
    Sorros a dit des compliments très proches pour D Trump.
    On peut également constater la même chose pour le dalaï-lama, Pékin pourrait très bien lui permettre de revenir au pays pour y trouver sa prochaine réincarnation mais vicieusement Pékin le laisse aux portes du Tibet ainsi son successeur ne sera pas sa réincarnation.
    Prenons également les musulmans ouigours qui sont en Syrie, comme ils ne sont pas Français aucune chance de retour au pays, encore un problème de réglé pour Pékin, la France ou le Canada les prendront peut-être.
    Idem pour les migrations, un Pakistanais n’ira pas en Chine mais prendra le long chemin pour aller en France car la Chine fait tout pour être répulsive.

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    • Fabrice // 25.02.2019 à 13h48

      Soros est semeur de troubles un peu partout souvent pour servir ses intérêts économiques et accessoirement celui des USA même si cela va à l’encontre des intérêts de la majorité des habitants d’un pays lui accorder le bénéfice d’une volonté de promouvoir les droits de l’homme c’est être bien dupe de son autopromotion et de son modèle néo libéral.

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  • Bigtof // 25.02.2019 à 13h58

    « Cette année encore, des lois et règlements répressifs relatifs à la sécurité nationale ont été élaborés et adoptés, conférant aux autorités davantage de pouvoir pour réduire l’opposition au silence, censurer les informations, et harceler et poursuivre en justice les défenseurs des droits humains. »
    Comme en France, donc ?

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  • medmed // 25.02.2019 à 14h15

    Je fait pas confiance a Amnesty International , ni a beaucoup d’autres ONG, qui sont bien souvent que le fer de lance des occidentaux. Ils sont un nid d’espions et de désinformation (voir la Syrie). Le premier travail de ces ONG sous couvert d’humanitaires dans les pays cibles et de déstabiliser les états a travers l’opposition, soit existante soit monté de toute pièce.

    Il va bien falloir faire un jour faire le procès ces pseudos ONG.

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  • Sandrine // 25.02.2019 à 14h42

    Je viens d’entendre une info ce midi sur la « modernisation » des techniques de propagande du la Chine à l’usage des membres du PC. Ces derniers se doivent de télécharger une application leur permettant d’accéder à des articles de journaux détaillant en quoi le gouvernement travaille avec succès à faire de la Chine un pays fort. Le logiciel comptabilise le nombre d’article que chaque membre a lu chaque jour (il y a des quotas) et il y a aussi des QCM pour savoir ce qu’ils ont retenu. Au final ils obtiennent une note mise à jour régulièrement. Une des membres du PC était interviewée et disait qu’elle n’était pas très contente de cette innovation car certain disaient-elle allaient se lancer dans la concurrence et donc il faudrait investir beaucoup de temps dans ces lectures pour avoir la meilleure note possible…

    La Chine, décidément, ça fait vraiment envie…

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  • Paul Atreide // 25.02.2019 à 15h10

    Est ce que l’autoritarisme de Pékin se justifie et se légitime par la situation géopolitique mondiale et actuelle?, J’aurai tendance à le croire, mais on connait aussi bien la raison de “l’ultime enemie” pour permettre à un régime injuste de subsister, les tyran grec l’ont bien démontré face aux perses, pour légitimer leur système ils ont crée un conflit.

    Cependant est ce que les tensions actuelles sont le fruit d’une manigance chinoise pour justifier son système, ou une réaction face à des élément sur lequel Pekin ne peut avoir la main et préfère assurer ses arrière à tous les niveaux?.

    J’aime à croire que les système s’assouplissent et se “démocratise” quand les pays concerné ne sont pas en concurrence foncière ou ne se sente pas menacé. Bon par exemple le Bhoutan, La mongolie, Oman, tout un tas de petit pays dont les système politique sont moderne, ouvert, peut être pour la simple raison que personne ne les menace directement.

    Alors oui on peut me dire c’est commode de penser cela pour Pékin, mais ont ils seulement d’autre choix? Quand on connait les méthode US, le moindre laxisme peut être l’occasion pour ceux là de mettre le dawa.

    Alors les régime s’endurcisse et sont sans pitié.

    Je le dis toujours, supprimer la menace que pèse les USA sur l’ensemble des pays du monde concerné, à 200% je suis convaincu que les système de ces pays finiront par s’assouplir.

    J’aimerai que la chine soit plus libre, mais je préfère qu’elle se préserve quitte à sacrifier un bon nombre de chose.

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    • Pinouille // 25.02.2019 à 20h43

      Votre réflexion sur l’impact de la nocivité des USA sur la réaction chinoise n’est pas dénuée de pertinence. Je doute cependant qu’elle suffise à tout expliquer.
      N’étant pas connaisseur de la Chine, je livre la mienne avec humilité:
      En dehors des différences culturelles, il me semble périlleux de projeter nos schémas politiques de petit pays sur la chine habitée par 1,3 milliards d’individus. Le gouvernement français est mis en difficulté par 300 000 gilets jaunes (chiffre “officiel”), soit 0,5% de la population. Si le même pourcentage de gilets jaunes était chinois, le gouvernement devrait affronter 6,5 millions de contestataires et plusieurs centaines de millions d’opinions favorables à ce mouvement: un désastre garanti. Or, la tentation de la contestation n’est pas rare en Chine: https://www.latribune.fr/economie/international/chine-le-nombre-de-greves-a-double-en-un-an-536217.html
      Le gouvernement chinois se donne donc les moyens qu’il juge les plus sûrs, pour l’instant, et évidemment pas les plus humanistes, pour maîtriser ce risque.

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      • Paul Atreide // 26.02.2019 à 04h23

        C’est pour cela que je parlais de système dans mon ancien commentaire qui a été effacé.

        Des gens qui dès le départ ont décidé que tout pays ou état n’irait pas dans leur sens ( et ce quelque soit les valeurs qu’ils défendent) était condamné à être en permanence dénoncer publiquement, ne me donne pas envie de leur consacrer du temps;
        Oui le monde est composé de différent système politique, certains plus autoritaire que d’autre, d’autre plus sympathique que certains, mais au regard de l’histoire l’existence même de ces système n’a rien de surprenant.
        Il n y aura jamais de système idéal, que ce soit chez les autoritariste, ou chez les féru de la liberté.
        Ce qui compte c’est la circulation des idées, les échanges, et les possible évolution que cela peut engendré.

        je vous le remet, en espérant que cela vous éclaire un peu plus sur ma reflexion.

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        • Sandrine // 26.02.2019 à 09h48

          Votre message pourrait être interprété comme une défense du communautarisme (une idée en vogue en ce moment et qui nous vient d’outre atlantique). Ou également comme une défense du principe de la “raison d’état”, qui a servit à justifier tant de crimes.
          Certes nous (en tant que culture et société) n’avons sans doute pas la capacité d’obliger des structures étatiques autoritaires et totalitaires à évoluer, surtout quand elles sont très anciennes, comme c’est le cas de la Chine. Mais ce n’est pas une raison non plus pour baisser les bras en disant que si elles existent c’est que quelque part elles sont “naturelles” et donc de facto “morales”. Si nous nous laissons aller à ce genre de facilité, tôt ou tard, nous serons contaminé et la tyrannie s’installera aussi chez nous (déjà qu’on en est parfois vraiment pas très loin).
          Il y a des systèmes meilleurs que d’autres du point de vue du progrès moral humain, et il ne faut pas hésiter à le dire!

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          • Paul Atreide // 26.02.2019 à 12h41

            C’est vous qui interprétez cela ainsi, pas moi

            et j’ai jamais dit que c’était naturel.

            C’est juste un état de fait, un Etat c’est froid et sans pitié quand il s’agit de se préserver.

            Enfin j’ai cité un bon nombre de pays dont les mode de gouvernance, pourtant pas issue toujours d’une tradition tendre, ont bien évolué, parce qu’on les laissait tranquille. C’était le principe des cité grecs sous des tyrannie, qui en période de paix n’appelait qu’à se démocratiser. Eh bien je pense que ce principe peut s’appliquer à des pays comme la Chine. La crainte permanente d’une destabilisation étrangère, et la masse de population, conduit ce gouvernement à avoir cette attitude. Est ce que c’est légitime, justifier, le seul chemin?

            Je n’en sais rien, mais tel est la situation.

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            • Sandrine // 26.02.2019 à 13h52

              Je ne sais pas à quel épisode de l’histoire grecque vous faites allusion (la dictature des trente à la fin de la guerre du Péloponnèse, peut-être ?). Pour ma part, il me semble dangereux de tirer ce genre de conclusion concernant les condition d’émergence de la démocratie. C’est d’ailleurs ce que j’ai tenté de dire dans un commentaire plus haut à propos de l’émission sur Thucydide. A trop faire croire que la démocratie est un privilège de nantis en situation d’hégémonie impériale, on en vient à justifier toutes sortes de méfaits (en premier lieu ceux commis par les Etats qui se prétendent démocratique).

              A Athènes, la démocratie a été lentement instituée à partir des réformes de Solon qui visaient avant tout à pacifier une citée ravagée par une situation de guerre civile larvée provoquée par des inégalités sociales trop fortes.

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            • Paul Atreide // 26.02.2019 à 19h23

              Les grecs étaient allié aux perses, et comme la volonté de démocratie se faisait entendre les élites dirigeante ont cherché un moyen de justifier le maintient d’un système tyrannique, et pour cela ils ont fait la guerre aux perses. Ca été le même principe pour bon nombre de guerre au cours de l’Histoire. La première comme la seconde mondial, sont partie au départ de la part des élites qui refusait les contestation social qui rejetait le système en place.

              Quand à l’émergence de la démocratie, un contexte de paix, d’échange culturelle et de dialogue le permette. comme on le voit pour les pays que j’ai cité. Oman, Bouthan, etc.

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            • Sandrine // 27.02.2019 à 08h16

              @paul Atreide. Avez-vous des références à me conseiller au sujet des causes profondes des guerres médiques? Ce que vous décrivez n’est pas la vision que j’en ai (plutôt une histoire d’impérialisme selon moi).

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            • Paul Atreide // 27.02.2019 à 13h51

              je n’en ai pas, cela m’a été rapporté par un ami étudiant en histoire, lors de l’étude sur le sujet, nulle doute que ce n’est pas la seule raison, mais l’une des raison, et ma foi cela n’a rien de surprenant. La première guerre mondiale a été voulu part la france en partie pour éviter de faire voter la loi de l’impôt sur le revenu qui concernait les classes dominantes.

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        • Pinouille // 26.02.2019 à 14h45

          “Il n y aura jamais de système idéal, que ce soit chez les autoritariste, ou chez les féru de la liberté.”
          Dans le contexte de l’économie moderne, une dictature ne réunissait jamais les conditions propices à son développement économique.
          La nouveauté avec la Chine, est qu’elle a réussi “l’exploit” (en dehors de toute considération morale) d’allier autoritarisme/dictature et une certaine liberté (individuelle, entrepreneuriale). De la sorte, elle est la première dictature moderne a s’être dotée d’une puissance économique, qui ouvre de nombreuses possibilités, et qui semble pérenne.
          Ce modèle va certainement faire des émules…

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          • Sandrine // 26.02.2019 à 15h47

            Le Chili de Pinochet alliait aussi dictature et liberté entrepreneuriale.

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            • Pinouille // 26.02.2019 à 18h58

              C’est pas faux: bien vu. Même si apparemment ça n’a pas suffit à son essor économique.

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          • Paul Atreide // 26.02.2019 à 19h29

            Pour moi cela n’a vraiment rien d’étonnant, j’ignore d’où vient l’idée que l’essor économique induit forcément la démocratie (en tout cas l’adoption du capitalisme) car il me semble que la plupart des économie ont plus ou moins fonctionner sous ce modèle.

            Certes Venise et la Suisse sont des exemple de bonne réussite mais en général la démocratie est mit en place pour faciliter le capitalisme sur le plan légale, comme ce fut le cas pour la révolution française.

            Et il faudrait se mettre d’accord sur les définition que l’on donne à démocratie, liberté etc.

            Maintenant qu’en Chine que le droit individuel évolue, ne m’étonne pas, les civilisation intègre toujours des amélioration sur ce plan, ne serait ce que pour assurer la cohésion du pays, j’ai jamais vu des modèle hyper tyrannique durer sur le temps.

            Mais bon chaque pays à ses avancé et ses retard dans ces domaine, on parle de la peine de mort, mais nous c’est vieux d’a peine 70 ans, soit hier, bref, la chine ne sera pas le pays idéal à nos conception du jours au lendemain, mais reste à savoir ce que les chinois premier concerné pensent de tout cela, après tout.

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            • Pinouille // 26.02.2019 à 21h16

              Je ne formulerais pas les choses de la même manière. Pour résumer à l’essentiel:
              Le principe général qui gouverne les pays occidentaux, c’est le trio démocratie/libéralisme/capitalisme.
              Libéralisme: on garantit par le droit des libertés individuelles + propriété privée
              Capitalisme: propriété privée des moyens de production + quelques règles sur la concurrence, etc…
              L’idée générale (qu’on la partage ou pas), c’est de donner à l’initiative privée/individuelle la possibilité d’entreprendre car on considère que l’intérêt individuel est un puissant moteur de développement.
              La démocratie est couramment considérée comme une conséquence logique des libertés prodiguées: la liberté du peuple de choisir son gouvernement, ses représentants.
              Aux variations près, ce genre de système a propulsé les pays occidentaux au summum de leur puissance économique, avec toutes les conséquences induites. Du coup, le pas est facilement franchi de considérer que démocratie/libéralisme/capitalisme forme un trio inséparable, que tout ceci est le bien et que tout ce qui s’y oppose est le mal.
              Le succès économique de la dictature chinoise vient interroger ces certitudes. Tout comme le chancèlement (euphémisme) de nos économies.

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            • Sandrine // 27.02.2019 à 11h23

              Je formulerais les choses encore différemment.
              Tout dépend de qui dit que démocratie et développement vont de pair et surtout de ce qu’on entend exactement par « démocratie ». Jeffrey Sachs, économiste néolibéral a écrit un livre remarqué où il défend l’idée que démocratie et développement ne vont pas l’un sans l’autre (« la fin de la pauvreté »). Ses thèses ont été appliquée par exemple en Russie dans les années 90 (avec le succès que l’on connait…). Mais d’un autre côté, Milton Friedmann, théoricien majeur du courant néo-liberal a qualifié la politique économique de Pinochet au Chili de « miracle chilien ». https://fr.wikipedia.org/wiki/Miracle_chilien

              Du coup, doit-on en conclure, que le modèle néolibéral de la démocratie, c’est le régime de Pinochet ? Il ne resterait alors plus qu’à comprendre en quoi le régime de Pinochet serait différent de la dictature chinoise et pourquoi.

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            • Pinouille // 27.02.2019 à 19h57

              “Du coup, doit-on en conclure, que le modèle néolibéral de la démocratie, c’est le régime de Pinochet ?”
              En tout cas, ce n’est pas l’avis de Milton Friedman himself:
              https://en.wikipedia.org/wiki/Miracle_of_Chile#Milton_Friedman
              https://en.wikipedia.org/wiki/Miracle_of_Chile#Democracy

              “Je formulerais les choses encore différemment.”
              Je n’ai jamais compris ce qui vous poussait à vous obstiner à refuser de reconnaître le libéralisme tel qu’il se définit (c’est une doctrine: il suffit de la lire). Du coup, je ne cherche plus à comprendre.
              Nous ne pourrons donc jamais avoir un début d’échange constructif sur ses innombrables variantes, et modalités de sa mise en œuvre (souvent controversées).

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            • Sandrine // 27.02.2019 à 21h11

              @Pinouille, donc en gros, si on veut avoir une chance d’avoir un début d’echange constructif et sincère avec vous, il faut d’abord gober l’ideologie libérale telle qu’elle (« reconnaître le libéralisme tel qu’il se définit ») pour ensuite aborder les éventuels points controversés….
              Pas mal… J’y penserai la prochaine fois que vous reclamerez « de la rationalité, pas d’idéologie ».

              A propos : vous savez que le fondateur de Wikipedia est super fan de Hayek (c’est écrit sur sa page, aucun mystère là-dedans)?

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            • Pinouille // 27.02.2019 à 21h57

              Personne ne vous demande de gober quoi que ce soit.
              D’où vous vient cette capacité à systématiquement mes-interpréter ce que j’écris, rendant tout échange avec vous impossible? Voilà une autre question que j’ai cessé de me poser.
              Nous allons en rester là.

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            • Sandrine // 28.02.2019 à 09h51

              Je ne “mesinterprete” pas. Je vous mets le nez sur vos contradictions. Je comprends que ça ne vous plaise pas.

              Mais je comprends aussi maintenant pourquoi vous ne voyez pas (ou refusez de voir) la dangerosité des théories neo-liberales, leur caractère foncièrement autoritaire et leur proximité avec le fascisme. Votre caractère vous pousse à sympathiser avec les tenants de ce genre d’idéologie et à approfondir leur logique. Cependant, vous n’êtes pas trop stupide, et je pense que vous avez parfaitement compris mes arguments. Ceux qui liront éventuellement cet échange également. C’est l’essentiel.

              Et ne croyez pas que vous me ferez taire en essayant de m’intimider par les témoignages de votre mépris. Les gens comme vous sont profondément dangereux en dépit de leur apparence faussement mesurée et pacifique, mais ils ne me font pas peur. Désolée.

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            • Pinouille // 28.02.2019 à 14h33

              Ultime tentative (après j’arrête):
              1 Je ne défends pas le libéralisme. Je défends la cohérence et j’essaye de comprendre.
              2 Dès l’instant où cette doctrine prône la liberté, personne ne peut être crédible en affirmant qu’elle prône l’inverse (dictature, autoritarisme): c’est factuellement faux, nul et non avenu. Il suffit de lire cette doctrine à la source pour s’en rendre compte. Je parle ici de la théorie libérale. On pourra éventuellement trouver quelques hurluberlus qui défendront des thèses autoritaristes au nom du libéralisme, mais il faut être de mauvaise foi pour le résumer à cela: essentialisation.
              3 Il est indispensable de distinguer la doctrine libérale (une théorie) et ses diverses mises en oeuvre.
              4 Les exemples de mise en oeuvre du libéralisme sont nombreux, variés, et certains sont autoritaires, voire dictatoriaux, d’autres sont soumis à cette tentation. C’est un fait.
              5 Les puristes diront que ces régimes sont schizophrènes (et en garantissent l’échec) puisqu’ils se revendiquent d’une doctrine qui prône la liberté tout en la contraignant/supprimant. D’autres essayent de comprendre comment ce mélange étrange peut (ou pas) fonctionner car il contient en lui même une contradiction essentielle. D’autres considèreront peut-être que la liberté du libéralisme peut/doit s’arrêter à certaines frontières (élections, représentativité, etc…) et élaboreront peut-être d’autres théories sur cette base. Qu’ils l’appellent libéralisme ou pas, c’est un autre sujet.

              A lire:
              https://institutdeslibertes.org/pourquoi-tant-de-haine-le-liberalisme-en-tant-quobjet-de-detestation/

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            • Pinouille // 28.02.2019 à 15h42

              Pourquoi je ne défends pas aveuglément le libéralisme:
              Parce que je pense qu’une idéologie n’est pas intemporelle: elle dépend forcément d’un contexte.
              Le libéralisme a triomphé car il était un des principaux vecteurs du développement économique, de l’augmentation du niveau de vie et de l’épanouissement de l’occidental moyen. Les vidéos de Milton Friedman sur youtube montrent bien ce triomphalisme passé et mettent en relief les limites du libéralisme qui commencent à sauter aux yeux: augmentation des inégalités (on se rapproche d’un point de rupture, peut-être systémique), croissance de plus en plus faiblarde (donc chômage), incapacité à traiter les problèmes environnementaux qu’il a largement contribué à créer, surpopulation (rançon du succès?), incapacité à traiter la formation de groupes hyperpuissants qui s’opposeront indubitablement à la volonté démocratique, etc…
              De nouvelles formules émergeront, certainement influencées par les nouvelles technologies/IA qui changeront sensiblement la donne.

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            • Sandrine // 28.02.2019 à 16h28

              @Pinouille, je rends grâce à votre « ultime tentative » et du coup je modère ce que j’ai dit plus haut sur votre « caractère »» ?

              Je pense avoir compris votre position : vous pensez qu’on peut (qu’on doit) croire les libéraux quand ils disent que leur objectif est la défense de la liberté individuelle.
              Malheureusement, je ne partage pas votre point de vue et j’essaie désespérément de vous expliquer pourquoi. Je ne vais pas reprendre tous les arguments déployés jusque-là, mais, pour aller vite, ma position sur ce point est la suivante : le libéralisme classique, celui qui a permis de s’opposer à l’absolutisme de l’ancien régime et de la religion fut une bonne chose, et nous lui devons beaucoup d’aspect très positifs de notre monde contemporain.
              Je distingue en revanche ce libéralisme classique du néo-libéralisme, qui, à mon sens, est une forme d’ultra-libéralisme qui subvertit les fondements éthiques originels du libéralisme. C’est ce que j’ai essayé, sans doute maladroitement, de vous expliquer.

              Nous avons, je pense, une approche très différente de la réalité, ce qui explique peut-être cette difficulté d’échanger sereinement des points de vue. Vous avez une approche analytique et moi beaucoup plus synthétique.
              Je vous conseille la lecture de ce texte qui m’apparaît comme une bonne conclusion des points que nous avons abordé ces dernier temps (en tout cas de mon point de vue) . Ce texte m’a intéressée. Je ne sais pas si ce sera le cas pour vous mais je l’espère sincèrement.
              https://www.cairn.info/revue-raisons-politiques-2007-4-page-67.htm

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            • Pinouille // 28.02.2019 à 22h39

              ” qu’on peut (qu’on doit) croire les libéraux…”
              Pas tout à fait. Je dis que le libéralisme est, avant toute autre chose, une doctrine. Et une doctrine ne peut pas être autre chose que la suite de mots qui la définit: on n’a pas le choix.
              Si je décide de fonder une nouvelle doctrine qui stipule que tous les insectes doivent avoir les mêmes droits que les hommes, personne ne peut prétendre que cette doctrine dit autre chose.
              Or, même si les théoriciens du libéralisme sont nombreux, il me semble (là il s’agît bien d’un avis) que Wikipédia, dans ses premières lignes, la résume bien: https://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ralisme
              Je doute que l’on puisse affirmer sérieusement que ces théoriciens aient établi cette doctrine dans un souci autre que celui du bien commun. Même chose pour le capitalisme, le communisme, etc… Evitons les procès d’intention stériles car (sauf éléments probants) indémontrables.
              Les diverses mises en œuvre de cette doctrine ouvrent quant à elles aux sains débats politiques, économiques, sociaux, etc…

              Concernant les néo/ordo/ultra/… libéralismes, je suis ignare. Il semble toutefois que leurs définitions respectives ne fassent l’objet d’aucun consensus. Il me semble donc important de les aborder avec prudence et de ne pas projeter dans ces concepts délicats ses propres affects: vous donnez des signes de tomber dans ce piège (je vous laisse le soin d’en juger par vous même). Ex: le peu que j’ai lu du colloque Lippmann (réf: nos échanges précédents) me laisse penser qu’on est bien loin des intentions nuisibles que vous lui prêtiez. A creuser.

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            • Sandrine // 01.03.2019 à 08h53

              Les nazis aussi avaient “pour seul souci celui du bien commun”.
              Tout est dans la méthode et dans ce que l’on entend par “bien commun”…

              “Nul n’est méchant volontairement” disait Socrate

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  • Louis Robert // 25.02.2019 à 15h55

    D’accord. La preuve n’est plus à faire, les responsables de ce long effort renouvelé de diabolisation de la Chine sont formels, la Chine est l’incarnation du Diable. Restons-en là.
    *
    Pour ceux qui disposent encore d’un peu de temps pour comparer les points de vue, ces liens à des documents relativement peu fréquentés…
    1. “China issues report on U.S. human rights”
    http://www.xinhuanet.com/english/2018-04/24/c_137133826.htm

    2. “Human Rights Record of the United States in 2017”
    http://www.xinhuanet.com/english/download/HumanRightsRecordoftheUnitedStatesin2017.doc
    [modéré]

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  • fanfan // 25.02.2019 à 17h45

    Pendant ce temps là…

    US Imposes New Venezuela Sanctions on Four Individuals
    https://sputniknews.com/latam/201902251072727774-us-venezuela-sanctions/

    According to Maria Zakharova, Russia’s Foreign Affairs spokesperson, the US plans to exacerbate their destabilization of Venezuela with a mass delivery of weapons to the region in early March 2019.
    https://m.youtube.com/watch?v=UhwjgqH4c04

    Maduro’s ‘days are numbered’ in Venezuela – Pompeo
    https://m.youtube.com/watch?v=mUB70n8Jp9E

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  • Daniel // 26.02.2019 à 10h21

    Concernant les religions, ce paragraphe est un soutien fort à ceux qui sèment le trouble :
    – musulmans ouïghours : jihadistes présents en Syrie !!!
    – Concernant la persecution du Fa Lun Gong par la Chine :
    il y a un rapport de l’UNADFI concernant ce mouvement sectaire :
    https://www.unadfi.org/wp-content/uploads/2017/10/Falun-Gong-1.pdf
    C’est fou qu’Amnesty International défendent ce genre de personnes !!!
    C’est comme si un ministre Français soutenait les jihadistes en Syrie (ah zut, Fabius l’a fait).

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  • rolland // 27.02.2019 à 07h50

    “Au moins six personnes se sont immolées par le feu cette année dans des zones à population tibétaine afin de protester contre les politiques répressives, ce qui portait à 152 le nombre d’immolations connues depuis février 2009”

    J’ai été étonné de lire ce chiffre, en 2015 il m’avait semblé avoir lu une estimation de plus d’un millier de tibétains qui s’étaient immolés !?

    J’aurai peut-être dû garder ça pour moi mais heureusement je ne compte pas aller vivre Chine…

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  • Alexandre Maffre // 27.02.2019 à 11h13

    Bonjour,
    Belle analyse, avec rectifications bienvenues, de ce rapport : https://www.mondialisation.ca/la-chine-amnesty-et-les-gilets-jaunes/5631467

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