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15.novembre.201415.11.2014 // Les Crises

[Bancocratie] Christian Noyer : « La BCE pourrait acheter des emprunts d’Etat si nécessaire »

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Incroyable interview du non moins incroyable Noyer, gouverneur de la Banque de France, Grand Maître de la Bancophilie, qui déclare être prêt à faire une chose interdite noir sur blanc dans les traités européens, à commencer par Maastricht. Mais les lois, c’est pour les autres…

Mais bon, positivons, ça va super plaire aux Allemands, et zou, un clou de plus dans le cercueil de l’euro…

Les chefs d’Etat du G20 se réunissent ce week-end à Brisbane dans une conjoncture mondiale des plus moroses, en particulier pour la zone euro. Que peuvent-ils décider pour relancer la croissance ?

Il est vrai que les prévisions de croissance ont été abaissées pour l’ensemble de l’économie mondiale. Deux facteurs sont en cause : une Europe moins dynamique que prévu et le ralentissement des pays émergents qui tient à la restructuration de leur économie. Il existe un large consensus au sein du G20 pour mettre l’accent sur l’amélioration du potentiel de croissance fortement réduit par la grande crise. La croissance mondiale ne peut plus se faire par l’endettement des ménages, des entreprises ou des Etats. Il nous faut un modèle plus sain et plus dynamique. La zone euro en est l’illustration parfaite. Les pays qui ont entrepris des réformes de structure, comme l’Espagne, l’Irlande ou le Portugal, commencent à en toucher les dividendes.

La France fait-elle sa part de travail en matière de réformes ?

L’orientation est bonne, à savoir la réduction du déficit structurel et le soutien à la croissance par les réformes. Mais le rythme est insuffisant. Il y a tant de choses à faire. De nombreuses réformes ayant des effets positifs à très court terme pourraient et devraient être faites : une franche libéralisation du travail le dimanche, la réduction accélérée des réglementations qui freinent la construction de logement, etc. Et à moyen terme, la croissance potentielle de la France pourrait être renforcée significativement grâce à une réforme du marché du travail.

C’est à dire ?

Revoir les mécanismes d’indexation du SMIC, donner plus de latitude aux partenaires sociaux dérogeant à la durée légale du travail dans l’entreprise, assouplir les règles du licenciement. Un autre grand chantier devrait concerner la refonte des structures administratives, marquées par de nombreux doublons, entre Etat et collectivités, entre administrations et agences. On ne peut pas se contenter de revoir la carte des régions et des départements, il faut viser une réorganisation complète de la sphère publique.

[OB : Je propose de supprimer la Banque de France pour ma part, grosse économie…]

Le plan de 3,6 milliards arrêté in extremis par la France pour éviter un feu rouge de la Commission européenne sur son budget 2015 repose sur des hausses d’impôts, pas sur des économies nouvelles…

Nous devons nous concentrer sur la réduction de la dépense publique et mettre un terme à l’inventivité fiscale. On voit bien que les projets de hausses d’impôts suscitent désormais un rejet prononcé. Il faut donc mener une réflexion en profondeur sur l’ensemble des politiques publiques, en privilégiant la recherche de l’efficacité.

La Commission européenne doit-elle imposer à la France des conditions strictes au report du retour aux 3% ? Certains Etats européens s’émeuvent du fait que la France a déjà obtenu un délai et n’a pas réalisé les réformes attendues…

C’est à la Commission européenne et aux partenaires de la France de répondre à cette question. J’estime en tout cas qu’il n’est pas du tout anormal qu’ils aient leur mot à dire sur la manière dont la France consolide ses finances publiques et sur les réformes qu’elle conduit. Le respect du pacte de stabilité et des engagements pris par les Etats est à la base de la confiance dans la zone euro. C’est un élément essentiel pour ramener la confiance des entreprises et des ménages. Ce sont les Etats, et notamment la France, qui ont souhaité renforcer la surveillance collective des finances publiques et la gouvernance économique européenne. Il est logique que l’on nous demande des comptes aujourd’hui. Et que l’on nous demande d’aller plus loin dans les réformes.

La BCE va-t-elle être obligée de revoir à la baisse ses prévisions de croissance et d’inflation en décembre ?

On peut s’attendre à ce que la BCE aille dans la même direction que les instances internationales comme le FMI en ce qui concerne les prévisions de croissance. Mais cela n’empêche pas que notre scénario soit toujours celui d’un redressement économique. Nos prévisions d’inflation dépendront des derniers développements liés aux prix de l’énergie. Dans l’immédiat, il est vrai que la chute des cours du pétrole pèse sur le niveau de l’inflation, mais à ce stade nous continuons d’anticiper un raffermissement des prix dans les prochains mois, avec une remontée du taux d’inflation au-dessus de 1% courant 2015.

La menace de déflation est écartée selon vous ?

Je ne considère pas que la déflation soit un risque crédible. Le risque est surtout celui d’une inflation trop faible, pendant trop longtemps. C’est la raison qui nous a poussés à prendre une série de mesures.

La pression est très forte pour que la BCE en fasse davantage. Le FMI et l’OCDE ont notamment appelé à des achats massifs de dette publique. Etes-vous d’accord ?

Le FMI et l’OCDE n’ont pas vraiment détaillé les raisons. Or, nous avons déjà pris un certain nombre de mesures qui sont tout à fait adaptées. La BCE a baissé ses taux en territoire négatif, ce que ni la Fed ni la Banque du Japon n’ont fait. Elle a pris des engagements sur le cours futur de sa politique monétaire et a facilité le refinancement bancaire : aujourd’hui, les banques peuvent emprunter à son guichet à 0,15% pour 4 ans, à condition de relancer le crédit. Nous intervenons sur le marché de la dette sécurisée et bientôt sur celui des crédits titrisés, ce qui doit aussi faire baisser le coût du crédit. Ces mesures produisent déjà des résultats : les taux d’intérêt ont décliné sur toutes les maturités et cela a en partie soutenu la hausse des actions et obligations, créant un effet de richesse. En outre, la fragmentation des conditions de financement entre pays de la zone euro a été significativement réduite.

Alors à quelles conditions la BCE pourrait-elle acheter de la dette publique ?

Si nous constations que notre politique actuelle n’a plus d’effet. Je ne verrais aucun problème à ce que la BCE achète d’autres actifs et si nécessaire des emprunts d’Etat si par exemple les taux remontaient dans la zone euro à cause d’un resserrement de la politique monétaire aux Etats-Unis en 2015. Ou si l’économie de la zone subissait un nouveau choc défavorable, différant l’atteinte de notre objectif de prix. La BCE doit être en mesurer de parer à des développements adverses. Il faut cependant veiller à bien calibrer la réaction, à préserver la confiance et à ne pas heurter l’opinion publique, y compris en Allemagne.

Pour la première fois, la BCE a fait référence à l’augmentation de la taille de son bilan dans le communiqué mensuel. Pourtant celui-ci a tendance à diminuer…

Nous pensons que le deuxième grand prêt que nous allons proposer aux banques en décembre aura plus de succès que celui de septembre. Cela viendra gonfler le bilan, de même que les opérations d’achats de titres.

Si cela ne suffisait pas à approcher des 3000 milliards d’euros que la BCE a en tête, quels autres actifs pourraient être ajoutés en priorité?

S’il faut aller plus loin et que les conditions n’exigent pas d’acheter de la dette publique, on peut imaginer d’intervenir sur les obligations d’entreprises. On aurait déjà pu les inclure dans notre programme mais les taux d’emprunt sur ce marché sont en fait déjà très bas. Quant aux dettes bancaires, c’est un peu compliqué d’intervenir sur ce marché au-delà de ce que nous faisons sur les obligations sécurisées en raison des multiples interactions entre l’eurosystème et les banques. Il faudrait mesurer tous les effets induits par ces rachats.

En augmentant le bilan de la BCE, votre objectif est-il d’affaiblir l’euro ?

Certains pensent qu’il y a un lien direct entre la taille du bilan et le taux de change. C’est notamment l’argument des investisseurs qui parient sur le lancement prochain d’un programme d’achat de dette publique et prennent des positions en conséquence sur les marchés pour gagner de l’argent. Il faut être prudent. La transmission vient surtout du fait que les achats d’actifs font pression sur les taux de toute la courbe de maturités, et c’est ce phénomène qui affaiblit la devise. Comme je l’ai dit, dans la zone euro, nous sommes déjà dans cette situation.

La baisse de l’euro que l’on peut déjà constater et qui est en partie liée à la reprise américaine pourrait –t-elle atténuer la pression sur la BCE ?

L’évolution du taux de change contre toute devise, et pas seulement contre le dollar, est l’une des courroies de transmission de notre politique monétaire. C’est certain. La baisse de l’euro est l’un des facteurs qui peut alimenter l’inflation. Mais ce n’est qu’un élément parmi d’autres.

La taxe sur les transactions financières européenne pourrait finalement se limiter à certains CDS, pour le volet dérivés. Etes-vous satisfait de ce développement ?

Oui, c’est un choix extrêmement raisonnable car les CDS sont le compartiment de dérivés dont l’utilité est la plus faible et qui présente le plus gros risque de déstabilisation des marchés. Les autres dérivés – sur les actions et les taux – ont une véritable utilité économique pour les entreprises et l’épargne.

Il sera question au G20 du renforcement des fonds propres des banques systémiques. Les groupes bancaires français sont quasiment tous dans le viseur. Partagez-vous leurs craintes de ne plus pouvoir financer l’économie?

Les pays du G20 avaient décidé de mettre un terme au risque du « too big to fail » qui a obligé les contribuables de certains pays à mettre la main à la poche durant la crise financière pour sauver de grands établissements bancaires au bord du gouffre. Renforcer les fonds propres de ces acteurs et mettre en place des procédures de résolution ordonnée ne fait donc pas débat. Le sujet du TLAC ou « total loss absorbing capacity » répond à la nécessité pour les grandes banques de disposer d’un coussin supplémentaire de capital et de dettes subordonnées, suffisant pour absorber les pertes liées à leur défaillance éventuelle. Mais le dispositif de résolution européen prévoit déjà un outil similaire connu sous le sigle MREL pour « exigence minimale de fonds propres et passifs exigibles », d’ailleurs très intelligemment étendu à toutes les banques puisqu’en Europe le contribuable a été beaucoup sollicité pour sauver des banques petites ou moyennes. Dans ce contexte il faut que le TLAC soit calibré de façon raisonnable afin que les banques puissent encore avoir les moyens de financer l’économie et qu’elles puissent trouver sur les marchés les volumes d’instruments suffisants pour renforcer leurs fonds propres. D’où l’importance de l’étude d’impact sur les banques qui sera menée l’an prochain pour le calibrage final. Il faut aussi que ce coussin s’articule avec le dispositif européen car il n’est pas question de cumuler purement et simplement les deux mécanismes pour les mêmes banques.

Ce coussin de capital va-t-il coûter plus cher aux banques européennes qui ne disposent pas d’une organisation en holding comme les banques américaines?

Il représente un renchérissement pour tout le système bancaire même s’il est vrai qu’outre-Atlantique, c’est la holding de tête qui va chercher les titres sur les marchés pour le compte de la structure opérationnelle. Dans ce cas, il s’agit d’obligations ordinaires mais qui sont reconnues comme structurellement subordonnées. En revanche en Europe, faute de holding de tête, c’est la structure opérationnelle qui devra aller chercher elle-même des titres subordonnés pour ce coussin. Personne ne sait aujourd’hui si les uns coûteront plus chers que les autres mais les européens suspectent que ce soit le cas à leur détriment. La question se pose donc pour les acteurs européens d’adopter une organisation en holding mais la réponse n’est pas évidente. Plus globalement, je comprends l’inquiétude des banques françaises face à l’accumulation de contraintes domestiques et internationales qui risquent de peser sur leur activité. Elles ne peuvent notamment pas cumuler une contribution surdimensionnée au fonds de résolution unique européen et une taxe systémique, qui plus est désormais non déductibles. Il faut faire des choix et vite sinon tout ceci aura des conséquences sur le coût et l’offre de crédit.

Vous dites que l’agenda de la réglementation bancaire touche à sa fin. Néanmoins, certains, en particulier le FMI, s’inquiètent du formidable développement de la banque parallèle, le « shadow banking ». Partagez-vous ces inquiétudes et que peut faire le G20 ?

Les ministres et les gouverneurs de banque centrale du G20 se sont saisis de la question du shadow banking. C’est un univers qui revêt beaucoup d’aspects et ne peut être traité de manière unique. Le G20 a étudié la question des fonds et sicav monétaires, du marché du « repo » (pension livrée) et de la compensation des produits dérivés traités en gré à gré dont l’opacité a provoqué la chute de la banque Lehman Brothers en 2008. Le sommet de Brisbane devrait consacrer aussi la reconnaissance mutuelle de la réglementation financière entre les Etats-Unis et l’Union européenne. Les autres pays suivront. Les travaux sont en cours. Nous devons étudier l’univers des gestionnaires d’actifs. Vu la grande concentration du secteur aux mains de quelques firmes, il nous faut appréhender leur caractère systémique ou non. La question vaut aussi d’ailleurs pour les compagnies d’assurances et de réassurances. Ce sera l’un des axes des travaux du Conseil de Stabilité Financière tout au long de l’année prochaine.

Source : Les Echos, 14/11/2014



Le commentaire de Jean-Michel Naulot :

Après les déclarations de Christian Noyer, jusqu’où peut aller la lecture sélective du Traité européen ?

Dans son interview aux Echos de ce jour, le gouverneur de la Banque de France déclare qu’il ne verrait « aucun problème à ce que la BCE achète d’autres actifs et si nécessaire des emprunts d’Etat si par exemple les taux remontaient dans la zone euro à cause d’un resserrement de la politique monétaire aux Etats-Unis en 2015. Ou si l’économie subissait un nouveau choc défavorable, différant l’atteinte de l’objectif de prix ».

Cette déclaration contraste étrangement avec une précédente déclaration, le 4 juillet dernier, dans laquelle il affirmait à propos d’éventuels achats de dettes souveraines : « Il est vrai que notre cadre institutionnel ne nous permet pas d’avoir un programme tel qu’il puisse être considéré comme un financement direct et massif des Etats ». Christian Noyer précisait d’ailleurs à cette époque qu’il doutait de l’efficacité d’un tel programme puisque l’économie européenne se finance principalement à travers le crédit bancaire et non par les marchés.

La déclaration très réservée du mois de juillet sur les achats de dettes souveraines était parfaitement respectueuse de la lettre et de l’esprit du traité européen. Que dit en effet le Traité de Lisbonne ? L’article 123 déclare que l’ « acquisition directe » par la Banque centrale, c’est-à-dire sur le marché primaire, des instruments de dette auprès des Etats membres est interdite. Cette disposition était déjà une pierre angulaire du traité de Maastricht. Les Etats ne voulaient pas d’une mutualisation des risques puisque derrière la BCE il y a les Etats et leurs contribuables en cas de pertes.

Dans le Traité, seules les opérations dites d’open marketconsistant à acheter des titres sur le marché secondaire sont libres (article 18) sous réserve qu’elles s’inscrivent dans le cadre des missions traditionnelles de la Banque centrale. Et pour être sûr que l’interdiction de financement des Etats par la Banque centrale soit bien respectée, le Conseil européen avait arrêté, le 13 décembre 1993, un règlement qui précisait que « les achats effectués sur le marché secondaire ne doivent pas servir à contourner » l’interdiction des interventions sur le marché primaire. Une disposition qui allait presque de soi car autrement l’interdiction de financement des Etats aurait été virtuelle.

Après les déclarations de Christian Noyer et sous réserve qu’elles soient un jour validées par le Directoire de la BCE, ce qui est loin d’être acquis en raison de l’opposition allemande, certains vont peut-être finir par se poser la question de savoir pourquoi on attache finalement autant d’importance à certaines dispositions du Traité, par exemple au critère des 3% de déficit…, et beaucoup moins à d’autres ! Le critère des 60% de dette publique par rapport au PIB est lui-même quasiment oublié alors qu’il était au départ aussi important que le critère du déficit. Seuls cinq pays sur les dix-huit pays de la zone euro, représentant 4% de la population, le respectent (Finlande, Luxembourg, Slovaquie, Estonie et Lettonie). Jusqu’où ira la lecture sélective du Traité ? Ne serait-ce pas le signe que les textes deviennent tout simplement obsolètes ?

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20 réactions et commentaires

  • pikpuss // 15.11.2014 à 06h21

    La taxation des transactions financières serait une mesure juste et équitable pour équilibrer les budgets. Les richesses virtuellement créées ne servent qu’à une poignée de joueurs. Le fameux 0,1 % de la taxe Tobbin envisagée un moment n’a même pas été acceptée par la mafia qui nous dirige. Cela en dit long sur leur philosophie de vie… Nous sommes des pucerons sans dents, exploités par de féroces coccinelles armées jusqu’aux dents… Cela signifie aussi qu’une grande partie de la population mondiale est considérée comme ” inutile ” et que son développement n’est pas envisagé.

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  • nours77 // 15.11.2014 à 08h39

    NOOOOOOON !!!!!

    Je ne veut pas me retrouver dans un monde dirigé par des multinationales, bien que ce soit un peut déjà le cas, mais ça ne ce fait pas ouvertement !
    Donner accès au banque a la création de loi et puis quoi encore !

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  • coinfinger // 15.11.2014 à 09h15

    Les problémes de lecture du Traité me paraissent superfaitatoires . Y a suffisamment de spécialistes en communication et autres pour vous arranger çà aux petits oignons , le moment venu . Le principal obstacle à mon avis ce sont les capitalistes et la bourgeoisie Allemande , qui croit encore au capitalisme . Et sur cette question , le capitalisme fut il une anomalie historique , et donc retour à la rente absolue , plus que millénaire, ou non , la question n’est pas encore tranchée .
    Donc et si je me fie à ma boule de cristal , çà va se faire dans les six mois à venir , le rachat d’obligations d’états . Comment , je ne sais pas . Aparremment , tout va bien les US font leur comme back , grace au gaz de schiste et aux marchés dérivés , (le futur c’est moi) .Y a les Russes , les Chinois , le Calife ( ex bras droit de Saddam ) , qui n’arrive pas à comprendre , c’est normal , sont sous développés , avec la pression çà va venir . Mais non , y a un truc qui va se prduire , je sais pas quoi , ce sera la surprise , qui va tout faire foirer .

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  • coinfinger // 15.11.2014 à 09h56

    L’événement qui va faire foirer , il est déjà dans les tuyaux . Y en a qui savent , avant que çà face une news . Avec ma boule de cristall , je sais que je suis un obscurantiste , je suis Français aussi , je connais Descartes .
    Descartes , c’est quoi ? C’est d’abord l’optique . Le rayon de lumiére , il arrive jusqu’à votre oeil , de là , en subissant diverses transformations , il passe dans votre cerveau et vient heurter votre glande pituitaire , qui avec ses hormones , agite le reste du corps . C’est çà la Raison .
    Mais le trajet , il est peut étre inverse , qu’est ce qui à fait tourner votre oeil dans telle direction plutot que tel autre ? On est pas obligé de regarder la Télé , méme si Nabilla elle est bien foutue .

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  • BA // 15.11.2014 à 10h27

    Christian Noyer incarne la nouvelle aristocratie.

    Donc c’est normal qu’il veuille que la BCE viole les traités européens.

    Le respect des lois, c’est bon pour le Tiers-Etat.

    Le respect des lois, c’est bon pour les pauvres.

    Mais quand on est un membre de la nouvelle aristocratie, comme Christian Noyer, comme Jean-Claude Juncker, etc, on s’en fout.

    En novembre 2014, la nouvelle aristocratie est au pouvoir partout en Europe. Dans les années qui viennent, les peuples européens feront PAR LES URNES ce que les révolutionnaires français ont fait dans la rue en 1789-1799 : ils feront subir à la nouvelle aristocratie le sort de l’ancienne aristocratie.

    En France par exemple, l’année 2017 sera passionnante.

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    • liv // 16.11.2014 à 09h09

      Bien d’accords avec vous. L’aristocratie n’a rien a craindre des urnes et du suffrage universel. C’est grâce à ce simulacre démocratique qu’elle a réussi à être toute puissante maintenant.

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  • BA // 15.11.2014 à 10h53

    Sarkozy, Merkel, Berlusconi, Trichet, Draghi, etc, sont des nuls et des incompétents. Ils n’ont fait que des c…..ies depuis 2008. Ils ont pris des décisions complètement improvisées, dans la panique, sans aucune vision de long terme.

    Ils ont été incapables d’empêcher la propagation de la crise dans toute la zone euro. Ils n’ont pas du tout été solidaires entre eux. Chacun a pris des décisions sans aucune concertation avec les autres.

    Et même pire : des clans se sont formés entre les chefs de gouvernement européens. Tel clan se formait pour virer tel ou tel chef de gouvernement (Berlusconi, Papandreou, etc). Tel clan se formait pour imposer telle ou telle politique.

    Bref, la crise de 2008 n’a fait que montrer à toute la planète que la zone euro était le Titanic.

    La crise de 2008 n’a fait que montrer à toute la planète que les nations européennes n’étaient pas du tout solidaires entre elles.

    Il n’y a aucune solidarité entre les 18 nations qui ont comme monnaie l’euro.

    En revanche, il y a 18 nations concurrentes, qui sont en guerre économique les unes contre les autres, qui se livrent une concurrence acharnée, et qui se donnent des coups de poignards dans le dos.

    L’euro est un échec total.

    Tout ça, on le savait déjà, mais Timothy Geithner nous le confirme encore une fois.

    Samedi 15 novembre 2014 :

    Merkel, Sarkozy, Berlusconi…version non-censurée de la crise.

    http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0203935119288-merkel-sarkozy-berlusconiversion-non-censuree-de-la-crise-de-la-zone-euro-1064508.php

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    • Un naïf // 15.11.2014 à 17h37

      De quelle crise parlez-vous ? Selon moi, c’est une escroquerie, et elle fonctionne très bien…

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      • vérité2014 // 15.11.2014 à 23h51

        GEAB N°88 est disponible ! Crise systémique globale – 2015 : Le monde passe à l’est

        http://1eclaireur.wordpress.com/2014/11/15/geab-n88-est-disponible-crise-systemique-globale-2015-le-monde-passe-a-lest/

        Il n’y a en effet aucune crise…l’Euro a été voulu pour être une arme de destruction sociale massive depuis le début.Depuis 2008,on annule chaque jour un peu plus les conquêtes sociales du CNR.Le CNR,quelque chose que le patronat(plutôt Hitler que le front populaire..)n’avait jamais avalé.Les riches sont chaque jour un peu ou beaucoup plus riches, comme JAMAIS dans le passé.Un journaliste a posé naivement la question à Barroso:mais jusqu’ou irez-vous à l’UE dans l’austérité?Réponse,on est surpris du peu de réactions jusqu’à présent même en Grèce ou à part quelques manifs,ça a peu ‘bougé’ malgré 28 pct de chômeurs,ailleurs pire encore(Irlande,Espagne,Italie etc..quasiment rien).On ira le plus ‘loin possible’…en clair tant qu’il n’y a pas de morts,de vraie violence ils n’ont aucune intention de changer de logiciel.Pour eux l’Euro est une grande victoire idéologique et financière.Seul un ‘accident’ imprévu par définition(genre Lehman 100ème puissance) ou une guerre,peuvent tout stopper…et encore.
        Avec la montée de la robotisation qui après avoir tué la classe ouvrière,va atteindre très vite,le secteur des services donc des classes moyennes..la il est probable que l’on risque le clash.Mais il y a encore bien trop peu de gens qui n’ont plus rien à perdre..De plus les deja retraités et les fonctionnaires sont protégés de la mondialisation et de la croissance nulle de la ZE.Quand on entend M Aubry parler de ‘care’ comme ‘autre politique vraiment de gauche’ on a tout compris…

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  • Jean // 15.11.2014 à 12h22

    Il y a environ 225 ans une révolution a été faite pour ne plus subir les aristocrates incompétents et déconnectés du genre “le peuple n’a plus de pain, alors qu’il mange de la brioche”.
    Alors pas question de les remplacer par de nouveaux aristocrates tout aussi incompétents et tout aussi déconnectés des réalité du peuple !
    On a vraiment besoin de finir par l’avoir notre démocratie tant attendue.
    Nous approprier notre constitution, donc être maitre par nous même.

      +12

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    • vérité2014 // 16.11.2014 à 01h02

      1789 était une fausse révolution…le but se servir du peuple(un peu à la Maidan,comme quoi on a rien inventé en Ukraine)…pour renverser la Royauté/Noblesse et le clergé..pour les remplacer par les bourgeois(les bobos de l’époque),commerçants,prof libérales,banquiers(et oui deja).La première révolution orange d’une certaine façon.La seconde fut mai 68,faire tomber le Général DG qui s’opposait à l’Empire US/NATO et UE en devenir.Voir Daniel Cohn Bendit,plus européiste il n’y a pas.
      La seule révolution sincère(et encore?)ou tentative fut la Commune,c’est pour cela que ce fut si court et raté.

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  • ril // 15.11.2014 à 12h23

    les banques devraient doubler leur capital d’ici à 2019 – c’est la date limite proposée par le Conseil de la Stabilité Financière. Cela signifie que chaque action perdrait la moitié de sa valeur, puisque une action est un droit de propriété sur les profits à venir. La rentabilité de chaque action serait ainsi divisée par deux. Les actionnaires n’aiment pas, d’autant plus que les montants à perdre en cas de choc violent doubleraient. Pour les dirigeants, c’est tout aussi désagréable. En effet, leurs revenus sont liés, salaires et bonus confondus, à la profitabilité de leurs banques.

    http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2014/11/14/31007-20141114ARTFIG00441-g20-pourquoi-les-banques-n-ont-rien-appris-de-la-crise-de-2008.php

      +2

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    • Archanonyme // 16.11.2014 à 21h49

      Doubler leur capital d’ici à 2019, c’est très mauvais signe cela veut dire qu’ils s’attendent à une très grande crise financière (c’est la seul raison possible pour ordonner une recapitalisation massive)(de plus leur recapitalisation et subventionner par la BCE elle même qui rachète les actif toxique de certaine banque)

        +0

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  • Drômois // 15.11.2014 à 12h29

    “La France” emprunte 460 millions d’euros par jour pour essayer de camoufler sa faillite:
    http://fr.irefeurope.org/460-millions-d-euros-c-est-l-augmentation-quotidienne-de-la-dette-publique-francaise,a3144

    Les USA et le Japon font tourner la planche à billets (“QE” ça fait mieux !) pour essayer aussi de camoufler leur désastre économique et financier mais les BRICS ne veulent plus de ces monnaies (de singe) surévaluées pour leurs matières premières et leurs produits manufacturés.

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  • TC // 15.11.2014 à 13h36

    Tout le monde semble s’indigner des propos de Noyer. Qu’espériez-vous attendre d’un banquier ? Son intervention a, au moins le mérite d’être claire et de nous renseigner sur le degré de gangrène du pouvoir par le monde de la finance.

    Et dire qu’il y en a qui pensent qu’ils vont changer l’Europe alors qu’en France, nous ne contrôlons rien du tout !!!

      +6

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  • coinfinger // 15.11.2014 à 19h17

    Incidemment , une nouvelle est tombée dans un grand silence , comme si elle n’avait vraiment aucune importance . La Chine a annoncé que ses mines d’or s’épuisaient et que sa production se terminerai vers 2030 . çà veut dire que çà commence déjà à se réduire .
    Or , le moyen par excellence , de se débarasser de la relique barbare est d’en surproduire en abondance et de maniére croissante . Avec une accélération de la vitesse monétaire on rend sa valeur , peanuts . Que je crois .
    Alors le Noyer , il a pas pércuté . Ou alors il croit qu’Australie , ou Afrique du Sud vont prendre le relais ? Investir ( énormément au point où en en est ) dans la relique . L’Afrique du Sud depuis Mandela c’est gréves à répétition , soit dans les mines , soit dans l’énergie . Exit . Australie ? faudrait les réserves . Donc , vont encore nous amusez , avec le Keynésianisme , élixir de jouvence , cause de croissance éternelle et de création d’emplois , et patati et patata , mais plus bien longtemps : le compte à rebours est enclenché .

      +0

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  • Patrice // 15.11.2014 à 23h52

    Il y a plus de pétrole à extraire et bruler que jamais. http://oilprice.com/Energy/Crude-Oil/Obamas-Oil-Boom-Global-Warming-Be-Damned.html

    Effectivement dès que le baril baisse certains ne sont plus rentables (y compris gaz de shite US) et du coup les prix peuvent faire du yoyo. Non traitable par l’inflation (mais par la guerre, si).

    Les problématiques dette (inflation/croissance) et euro sont en partie décorrélées du pétrole, ou plutot la BCE cherche à les désarrimer en partie de la problématique pétrole via l’outil monétaire. Ce que, après tout, les USA ont fait depuis 1971. Prise de conscience?

      +1

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  • adrien // 16.11.2014 à 11h58

    On se souvient qu’au début de cette année, le commissaire européen UMP Michel Barnier, a été porteur d’un projet de réforme bancaire : 1- que les banques ne spéculent pas avec leurs fonds propres, 2 – qu’elles séparent sous forme de filiales les activités de spéculation et la gestion des dépôts : une quasi révolution !
    Aussitôt Moscovici alors ministre de l’économie et des finances, avait exprimé ses “profondes réserves” sur ce projet, ce que Christian Noyer, en principe régulateur de la finance française, confirmait ; ” les idées qui ont été mises sur la table par le commissaire Barnier, sont des idées, je pèse mes mots, qui sont irresponsables et contraires aux intérêts de l’économie européenne ” ! Avec de tels défenseurs, pas de souci pour la bancocratie !

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  • nebul_eu // 17.11.2014 à 03h08

    La dette étant leur raison d’être
    c’est toujours pitoyable de les voir s’alarmer sur la taille excessive de celle-ci

    il suffira de transférer cette dette en créance au profit du trésor public
    pour régler le problème

    constat de la cessation de paiement, liquidation pour insuffisance d’actif
    et nationalisation.

    14 ans de perdus mais bon on s’en remettra de la disparition de ce machin

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  • Deres // 17.11.2014 à 11h45

    Il dit exactement la même chose que Hollande. Pour lui, les réformes françaises ont été faites et il n’y a plus qu’à attendre les résultats ! Si ceux ci ne viennent pas, ce sera uniquement car cela n’était pas possible d’en obtenir et bien évidemment pas car on a juste fait semblant de faire des réformes en traînant les pattes. Donc en cas d’absence de résultat, il faudra passer au niveau au dessus … et surtout pas se remettre en question. De toute façon, un énarque ne vas quand même pas critiquer un autre énarque, ce serait tellement malpoli …

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