Un article de 2013, que j’avais sous le coude…

Une autre finance est possible. Au service de l’intérêt général. Qui investirait dans l’économie réelle plutôt que de spéculer en jouant à «pile je gagne, face la société perd – et c’est le contribuable qui casque». Bien sûr, le puissant lobby bancaire résiste. A Bruxelles, son armada compte plus de 700 lobbyistes. Mais depuis dix-huit mois, un frêle Zodiac, l’ONG Finance Watch, tente d’exercer un contre-pouvoir. Et commence à se faire entendre à Berlin, Londres ou Paris. En écrivant une lettre ouverte au ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, elle s’est invitée dans le débat français sur le projet de loi censé séparer et réguler les activités bancaires. Discuté ces jours-ci à l’Assemblée nationale, celui-ci égratigne à peine les opérations spéculatives des banques. Un renoncement du politique, un an après les promesses électorales de François Hollande. Reportage au QG bruxellois de Finance Watch, où nous avons suivi ses treize salariés. Pas des révolutionnaires, juste des banquiers défroqués en quête de (bon) sens.

Mardi 29 janvier, 16 h

«Pas de populisme»

«Où est la hache ?» Grande, élégante, Aline Fares déboule dans le bureau en rigolant. Ancienne de Dexia, la banque franco-belge sauvée à grands frais, la conseillère en stratégie et analyse du secrétaire général a rédigé un document proposant des amendements au projet de loi français. Il est temps d’envoyer le communiqué aux médias. La hache aurait symbolisé à merveille la mesure du candidat Hollande : scinder les activités des banques en deux, d’un côté la banque de dépôt, celle de M. Tout-le-monde et des PME ; de l’autre la banque d’affaires. Tchac ! Histoire d’éviter que les citoyens paient pour la faillite d’un établissement sorti tout nu du casino. Las, cette coupe franche a disparu : le texte prévoit juste de filialiser les activités les plus dangereuses.

Le communiqué de l’ONG ne mâche pas ses mots («Dans l’état actuel du projet de loi, […] la société continuera à garantir l’activité de trading au détriment du financement de l’économie, et le contribuable continuera à subventionner les bonus des traders»). Mais la photo sera neutre. Un stylo posé sur de gros volumes de jurisprudence. La hache, c’était une blague. Malgré son surnom de Greenpeace de la finance, l’organisation évite les campagnes chocs. «Nous ne faisons pas de populisme antibanques. Les errements de la finance, c’est plus compliqué qu’une histoire de gentils et de méchants», justifie Greg Ford, le directeur de la communication, ex-journaliste financier britannique. Ô surprise, l’ONG, sise dans cinq pièces, partage machine à café et imprimante avec ses voisins de l’AFME (Association des marchés financiers en Europe), le bras armé des banques d’affaires. Dans le même immeuble, on trouve aussi Merrill Lynch, Bank of America et l’ISDA, le lobby des swaps et produits dérivés. «C’est un hasard, sourit Greg. Nos relations sont cordiales, mais parfois, je cours chercher ce que je viens d’imprimer.»

16 h 30

Expliquer, sensibiliser

A trois rues de là, au pied du Parlement européen. Joost Mulder se plie aux mises en scène d’une équipe de la chaîne allemande ZDF qui enquête sur le lobbying financier. Sujet que le directeur des relations publiques de Finance Watch connaît par cœur. Ce Néerlandais a quitté sa carrière de lobbyiste bancaire parce qu’il en avait assez de bourrer le crâne des élus avec cette litanie : «Imposer des garde-fous aggraverait la crise et détruirait des emplois.» Sous la pluie, costume gris et cravate rouge, il entre dans un café. Trois prises. Fait mine de lire le Financial Times. Deux prises. Consacrer du temps aux médias fait partie du job. Il faut sensibiliser le public. Expliquer que le combat pour une finance au service de la société concerne chacun d’entre nous, au quotidien. Il sait qu’un soutien populaire lui permet d’avoir davantage de poids auprès des eurodéputés. Et que l’ONG doit récolter des dons de particuliers, si elle veut assurer sa survie et son indépendance.

Mercredi, 8 h 30

«Observer l’animal en action»

Revoici Joost Mulder au Sofitel de la place Jourdan. Petit déjeuner sur l’avenir des securities markets (marchés obligataires) européens, autour de Maria Teresa Fabregas, spécialiste du sujet à la Commission. A la table ovale, une vingtaine de participants dont une moitié de lobbyistes de l’industrie. «C’est assez équilibré, d’habitude ils sont trente, face à deux députés et moi.» Joost n’est pas dupe : les chantres de la dérégulation espèrent charmer Finance Watch en même temps qu’ils font pression sur la technocrate. «C’est la preuve que nous comptons désormais ici. Tant que nous ne sommes pas récupérés, j’accepte ces sollicitations car c’est une des rares occasions où je peux observer l’animal en action.»

9 h 15

Une loi comme une coquille vide

Retour chez Finance Watch, dans le bureau dépouillé de Thierry Philipponnat, le secrétaire général qui a monté et pilote la structure. Il vient d’enregistrer une vidéo pour expliquer sur le site de l’ONG pourquoi le projet de loi français est une coquille vide (voir ci-dessous). «La façon dont il est rédigé laisse croire que ce n’est pas le cas, ça prouve que la plume a été tenue par le lobby. Un tel revirement après le discours de campagne de Hollande, ça force le respect», ironise-t-il.

Détendu, costume impeccable, le quinqua français est un ancien cador de la finance. Après vingt ans chez UBS, BNP Paribas et Euronext, il a claqué la porte pour s’engager chez Amnesty avant d’être repéré par les 22 eurodéputés de tous bords – sauf extrêmes – à l’origine de Finance Watch. La cheville ouvrière idéale. «Je n’ai jamais rien vu d’illégal, c’était bien plus subtil, assure-t-il. La finance ne compte pas tant de grands cyniques que ça. Le problème, c’est le système. Devenu absurde, court-termiste, il a tellement fractionné les boulots qu’il y a peu de place pour prendre du recul. Je me suis dit : “Au fait, ça sert à quoi, la finance ? A investir et aider les gens ou à parier sur tout ce qui bouge?” Ici, on a tous ça dans les tripes.» Thierry Philipponnat a composé une équipe de «professionnels avec une âme de militants», qui ont divisé leur salaire par cinq ou six et pris un gros risque personnel, tant Finance Watch reste fragile – son maigre budget de 2 millions d’euros n’est pas sécurisé. En privé, «la grande majorité» de ses anciens confrères souhaitent eux aussi que les choses changent. «Ils me disent : Allez-y, il y en a besoin.»

9 h 45

«C’est ça, le capitalisme»

Thierry Philipponnat suit en direct sur Internet l’audition des patrons Jean-Paul Chifflet (Crédit agricole), Jean-Laurent Bonnafé (BNP Paribas) et Frédéric Oudéa (Société générale) par la commission des finances du Palais-Bourbon. Il prend des notes. Bonnafé affirme que le Glass-Steagall Act américain de 1933 (qui a interdit pendant soixante ans aux banques de dépôt d’œuvrer sur les marchés financiers) n’a «pas donné satisfaction». Thierry s’énerve : «C’est faux ! Ça a parfaitement marché ! Les banques ont financé l’économie et il n’y a pas eu de crise.» Bonnafé poursuit. Réguler empêcherait de financer l’économie. Agacement. «Il nous fait pleurer avec ça, parlons-en : l’argent que prête BNP Paribas aux entreprises, c’est seulement 7,5% de son bilan ! J’aimerais qu’il nous parle des 92,5% restants.» Frédéric Oudéa menace : «Le jour où vous n’aurez plus de banques…» Thierry est excédé : «Pourquoi il n’y en aurait plus ! Ça n’a aucun sens ! Ça, ça s’appelle faire peur aux élus ! J’adorerais être face à lui et lui répondre.»

Cuisiné par la députée PS Karine Berger, Oudéa admet que la loi ne toucherait que 1% de l’activité de sa banque. Mais même ça, ça l’«embête». «Il nous dit sans complexe qu’il aime les profits mais pas les pertes. Eh bien oui, c’est ça le capitalisme, mon gars : tu gagnes, c’est pour toi, mais tu perds, c’est aussi pour toi, pas pour l’Etat. La finance est la seule industrie qui bénéficie de ce privilège “pile je gagne, face la société perd”.»

11 h 30

Lobby bancaire : «one point»

Aline entre et tend à Thierry la une du Financial Times. «Bruxelles recule sur une réfome bancaire clé», titre la bible de la City. Soupirs. Michel Barnier, commissaire chargé des services financiers, émet des réserves sur la proposition européenne de séparer radicalement le trading du reste de l’activité des banques. Lobby bancaire, one point. A l’écran, l’audition se poursuit. Les députés sont pugnaces. Thierry reprend espoir. «Ils ont bossé, ils posent de bonnes questions, les messages passent. Je voudrais vraiment que le Parlement se révolte vis-à-vis de ce texte, moins ambitieux que ce qui se prépare aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne. Et de très loin.»

12 h 45

Un porte-voix pour les hérauts

Retour place Jourdan, avec la Suisse Anouchka Nicolet. Ex-banquière aussi, elle s’occupe du partage d’expertise avec les membres de Finance Watch, 71 syndicats, associations de consommateurs et ONG, comme Oxfam ou le Secours catholique, qui représentent près de 100 millions de citoyens européens. Un énorme porte-voix pour les hérauts de la «finance au service de la société». Anouchka a rendez-vous dans une brasserie avec un salarié de Transparency International. La grosse ONG de lutte contre la corruption a publié un rapport pointant les risques de conflits d’intérêts à la Banque centrale européenne (BCE). De quoi nourrir la réflexion de Finance Watch.

15 h 20

Sabir, amendements et cartoon

Ambiance monacale dans le bureau de l’équipe de recherche. Le Français Frédéric Hache, le Belge Benoît Lallemand et le Britannique Duncan Lindo, encore des repentis, avalent des milliers de pages de propositions législatives européennes et pondent des rapports dans un sabir exotique (MiFID 2, CRD IV, UCITS, PRIPS), ensuite traduits en propositions d’amendements. Quand il a une minute de libre, Frédéric sort son iPad et dessine. Le côté start-up de la maison. D’un trait assuré, il résume en BD les enjeux de Bâle III, la réforme qui obligera les banques à augmenter leur capital pour les rendre plus solides. Malgré le peu de contraintes, les intéressées agitent le chiffon rouge des pertes d’emplois. Elles tremblent juste pour leurs profits. Frédéric croque une analogie : «C’est comme si on limitait la vitesse à 400 km/h et que les constructeurs disaient qu’ils ne vendront plus de voitures.» Pendant ce temps, Benoît peaufine une infographie pour renseigner Mme Michu sur le trading à haute fréquence, ces échanges boursiers traités à la milliseconde, symboles de la transformation des marchés en casinos. «Franchement, c’est bien plus facile d’écrire un rapport technique. Mais cela fait partie de notre mission. Les banques, ça les arrange bien que les gens ne comprennent rien à ce qu’elles font.»

Illustrations Rocco

Par CORALIE SCHAUB
Source Libération

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

25 réponses à Banques: des vigies contre Goliath

  1. Roses de Left Le 23 août 2014 à 00h48
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    Tous des hypocrites?
    Le “Cavalier” : le “truc” de la loi etait de faire passer les directives europeennes afin de faire
    l”Union Bancaire” . Uniformiser les legislations nationales pour les derives et autres.
    Philiponat s’est presente devant le senat comme le “representant” de 100 millions d’Europeens : DE QUEL DROIT ? Parce que Barroso a donne 1 million d’euros a un “lobby” citoyen ?
    Elle est belle leur “societe civile”!, leur “democratie participative”!
    Pascal Canfin (initiateur de FinanceWatch est passe par la case “Ministre” pour bons et
    loyaux services et Philiponat a ete “place” a l’AMF
    MERCI QUI?
    Resultat de la loi? LE BAIL IN,,?,,, comme au portugal avec “l’Esprit Saint” ?
    Ce sera un DECRET …..pour RENFLOUER nos banques (recapitaliser si vous voulez!).
    Et nous paierons en protection sociale, en ecoles , en hopitaux et en salaire;
    plus besoin de syndicats, de maisons pour les vieux ou d’instituts pour handicapes;
    les femmes triqueront!
    Et tout le beau monde politique se tait! Parce qu’il faut faire l’Europe et que la “Revolution
    silencieuse” meme reactionnaire tout le monde la veut!
    Notre avenir: d’abord la Grece ,,,ensuite l’Ukraine.
    Bien a vous.


    • jo Le 23 août 2014 à 08h09
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      Il est de nouveau question de supprimer les espèces ! Volonté européenne qui date au moins de 2001. Après avoir essayé d’imposer Moneo, puis le paiement par téléphone… il y a toujours cette volonté de supprimer la monnaie. J’avais lu que l’Allemagne devait la supprimer pour elle en 2012/2013 mais ce qui est étonnant c’est que dans ce pays la population paie beaucoup en espèces. Il y a le billet de 500 euros de supprimé. Le billet de 5 euros modifié et devenu européen…..


  2. Roses de Left Le 23 août 2014 à 01h00
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    Les “reformes structurelles” ne sont pas que economiques , elles sont politiques et plus encore.
    Elles touchent toutes nos lois , nos “institutions”, nos normes.
    http://deinstitutionalisationguide.eu/
    http://ecfr.eu/publications/summary/the_eus_silent_revolution214


    • jo Le 23 août 2014 à 08h15
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      Et quelles réformes ! J’ai lu il y a peu un commentaire qui parlait d’une loi votée à Bruxelles et qui irait dans le sens du traité transatlantique !

      “le 16 avril, au Parlement Européen, sur 766 députés, 535 députés (dont 230 du parti de droite PPE + 155 de l’ADLE qui se prétendent socialistes) ont voté un texte mettant en place l’ISDS, clause imposée par Washington aux Européens et qui prévoit ceci: “Les citoyens-contribuables devront payer des amendes à des entreprises étrangères si, par leurs votes, ils favorisent des régulations (sanitaires, sociales ou autres) nuisibles aux profits de ces dernières !

      ISDS = Investor-to-State Dispute Settlement”


  3. jo Le 23 août 2014 à 08h26
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    Goldman Sachs rachète pour 3,15 milliards de dollars de produits financiers pour solder des poursuites
    http://www.france24.com/fr/20140822-goldman-sachs-rachete-315-milliards-dollars-produits-financiers-solder-poursuites/

    Produits financiers qui ont fait tant de mal aux Etats et qui ne sont toujours pas interdits, semble t-il ?


  4. Crapaud Rouge Le 23 août 2014 à 08h41
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    Je préfèrerais formuler l’adage fondamental des banques ainsi : “pile je gagne, face c’est l’État qui paye“, pour rappeler que la libéralisation de la finance s’est faite dans un contexte de propagande visant à déposséder l’État de tous ses pouvoirs et prérogatives. L’État et son armée de fonctionnaires, (flemmards, tatillons et mal embouchés), étaient dépeints comme une entrave aux forces vives du pays, une structure inefficace et contre-productive, trop lente à réagir, incapable d’innover, incapable de saisir les évolutions majeures de la société, incapable d’être à l’écoute des citoyens, etc. On reprochait surtout à État de ne pas savoir gérer la monnaie, de faire marcher la planche à billets parce qu’il était trop dépensier. Et maintenant, ces banques privées soit-disant performantes, comptent sur les garanties de l’État “trop dépensier” pour faire leur business…

    «Nous ne faisons pas de populisme antibanques. Les errements de la finance, c’est plus compliqué qu’une histoire de gentils et de méchants» : sans doute, mais la propagande contre le “trop d’État” n’a jamais raconté qu’une “histoire de gentils [entrepreneurs privés] et de méchants [fonctionnaires parasites]”…


    • jo Le 23 août 2014 à 09h15
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      Voyez comme on se formate ! J’avais lu “pille je gagne, face c’est l’état qui paie” !!!
      C’est un peu cela !


      • madake Le 23 août 2014 à 15h18
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        Le deuxième L donne toute sa saveur menu…


  5. caroline Porteu Le 23 août 2014 à 08h47
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    Il ne peut y avoir de paix sans justice .. et la justice n’est plus appliquée au secteur financier qui est devenu totalement “criminel” dans ses comportements .
    Tant que des gens qui se voient condamnés pour fraude , escroqueries , manipulations, ne seront pas pénalement sanctionnés , il sera impossible d’avoir une finance dont le premier objectif soit le soutien de l’économie .

    C’est ce qu’un Jean François Gayraud exprime parfaitement dans son “nouveau capitalisme criminel” .

    Refuser d’utiliser les bons termes , la bonne sémantique concernant les activités bancaires , légitime leur comportement criminel et le fait paraitre sans impact aux yeux non seulement du public, mais également des politiques .

    Combien a couté aux clients des banques, aux budgets des Etats , aux contribuables , la fraude du Libor ? Il n’y a même pas eu d’évaluation de préjudice et par définition encore moins de réparation de ce préjudice.
    Les financiers se sont exonérés du respect des lois qui nous gouvernent , et par là même ils ont pris le pouvoir , illustrant ainsi parfaitement la fameuse citation :

    Donnez moi le contrôle de la monnaie d’une nation , je n’aurais plus à me soucier de ses lois.


  6. Crapaud Rouge Le 23 août 2014 à 09h10
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    On dénonce toujours la garantie financière que les États doivent fournir aux banques pour pouvoir fonctionner, mais il en est une autre, bien plus ancienne et fondamentale, qui est la garantie juridique sur les échanges de titres financiers, même les plus spéculatifs. Cette garantie, (qui se concrétise par le fait qu’une plainte est recevable devant les tribunaux), est totalement arbitraire, car la source des échanges financiers est la liberté des personnes privées, laquelle liberté ne comporte aucun élément nécessaire, (c.a.d. contraignant pour l’une des parties), au contraire des échanges économiques qui comportent des éléments matériels, c.a.d. non financiers.


  7. Philippe Le 23 août 2014 à 09h28
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    C’est avec les braconniers qu’on fait les meilleurs gardes-chasses.
    Un spécialiste en jouant sur la peur pourra faire gober n’importe quoi au non spécialiste.
    Il était temps que l’on trouve des gens qui connaissent pour traduire pour nos braves décideurs politiques.
    La demande était au niveau députés européens, en France ou la politique c’est faire carrière mais pas représenter ses élus, la demande était moins forte.
    Il n’y a pas que des pourris dans la finances, ce sera un bon endroit pour pour ceux qui se sentent mal à l’aise de s’épancher auprès d’anciens collègue qui ont sauté le pas.
    J’ai travaillé dans le nucléaire si y aurait eu quelque chose de pas propre, j’en aurais causé avec un ami journaliste, pour expliquer c’est pas trop difficile et on est aidé par la peur du nucléaire.
    Pour la finance, il n’y a pas cette peur, c’est tellement nébuleux qu’on arrive difficilement a trouver la bonne personne à qui expliquer.
    En ce moment on voit les français casser leur livret A pour aller dans l’assurance vie, c’est pas beau cette connaissance de la finance? Pour sortir d’un truc pas fameux, aller dans un truc pourri il y a mieux.
    La dessus je m’en vais préparer mes stratégies de trading pour la semaine prochaine.
    Je peux vous dire que le trading est complètement déconnecté du réel, parfois je me demande si c’est connecté aux fondamentaux économiques.
    C’est mieux que le monopoly, du 10,6 à 23% par an en faisant quelques clics avec sa souris. Il y en a c’est -10 à -30%, il faut aussi des perdants (90% pour les traders particuliers). Quand c’est la crise, on vend au plus haut ce que l’on avait acheté au plus bas et on gagne, ensuite quand ça remonte suite à l’intervention des états, on achète au plus bas et on vend au plus haut.
    J’adore analyser des chiffres et des courbes et c’est l’appât du gain qui fait perdre, il faut être zen.
    Je ne suis pas trop pourri, j’ai un compte démo donc je nuis à personne.


  8. jo Le 23 août 2014 à 09h35
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    “le 1er septembre 2014 entrera en vigueur le nouveau plafond pour les paiements en liquide aux guichets des trésoreries. Un plafond dix fois inférieur à celui précédemment en vigueur.”

    “300 euros maximum pour les paiements en liquide”

    Rotschild & Cie va aider Porochenko à vendre des actifs
    video au bas de l’article cité plus haut
    http://www.economiematin.fr/news-plafond-paiement-liquide-septembre-2014-legislation


  9. Crapaud Rouge Le 23 août 2014 à 10h33
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    S’il faut louer Finance Watch et ses membres pour leur courage, leur dévouement et le sacrifice de leur carrière, l’on pourrait presque les blâmer de perdre leur temps. Certes, la finance est très complexe, de sorte qu’il est nécessaire d’élaborer des amendements fondés sur des analyses pointues. Mais ces amendements n’auront jamais le moindre effet sur la mentalité des financiers qui est de faire toujours plus de fric en le pompant là où il est : dans la poche des autres.

    Et si l’on commençait par mettre fin aux scandales financiers les plus criards ? Comme de pouvoir racheter une dette dépréciée pour exiger ensuite son remboursement au prix fort devant un tribunal. Ou le droit de prêter avec un taux d’intérêt calculé sur une base spéculative déconnectée du prêt lui-même. Il y en a certainement quelques autres…

    «Nous ne faisons pas de populisme antibanques. Les errements de la finance, c’est plus compliqué qu’une histoire de gentils et de méchants» : ok d’accord, mais alors, en quoi ça nous concerne ? Ils roulent pour qui, ces gentils militants de Finance Watch qui partagent la même machine à café que les lobbyistes ? Pas pour nous dirait-on. Le menu peuple ne demande pas des “amendements”, il veut que des principes fondamentaux, inscrits dans le droit, empêchent que des injustices criardes soient commises… au nom du droit !!!


  10. PLop Le 23 août 2014 à 10h56
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    Enfin un article intéressant ! ça change de la propagande pro -russe.
    Finance Watch fait ce que l’état devrait faire de lui même. Malheureusement c’est un peu comme essayer d’arrêter un rouleau compresseur avec un grain de sable.
    De vraies lois de régulation de la finance menaceraient des intérêts privés trop puissants à qui la politique actuelle de la Fed et de la BCE ( contrôlées par Goldman Sachs & Co) profite. Est il normal que le rendement du capital augmente avec la richesse ? C’est un non sens, qui ne peut conduire qu’a l’accaparement des richesses par une minorité


  11. Claude Le 23 août 2014 à 12h26
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    Reprise site de Paul Jorion => BNP Paribas : Devenue de facto banque américaine : http://www.pauljorion.com/blog/2014/08/10/bnp-paribas-devenue-de-facto-banque-americaine-par-julien-alexandre/


  12. John V. Doe Le 23 août 2014 à 12h40
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    Le lien http://www.finance-watch.org/wp-content/uploads/2013/01/Infographic_High-Frequency-Trading_Finance-Watch.pdf amène une erreur “Illegal file request!” 🙁

    Ceci posé, merci pour l’article qui m’a donné envie d’aller les voir et d’envisager de participer 🙂


    • jo Le 23 août 2014 à 20h21
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      Il faut ne pas tenir compte des deux premiers mots seul : finance-watch.org fonctionne.


  13. esope Le 23 août 2014 à 17h22
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    Voyez les trois derniers billets du blog http://www.zenon-elee.fr
    Ce n’est pas du tout le même style de commentaires mais le fond est le même.


  14. tchoo Le 24 août 2014 à 09h08
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    J’aime bien le “cuisiné par Karine Berger”, quand on a suivi les travaux de la commission, on sait bien, qui la Karine à bien cuisiné, et devant Ouvéa sa tambouille était bien timide!


  15. tchoo Le 24 août 2014 à 09h15
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    Et finalement, moi je veux bien que les banques disparaissent parce que si elles sont si indispensable que cela au fonctionnement de l’économie, on en recréera d’autres très vite


  16. adrien Le 24 août 2014 à 10h09
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    Le débat dans l’émission CSOJ du 12 fév 2013 sur la loi de pseudo régulation bancaire de Moscovicci, avec OB , Myret Zacki, Valérie Rabeault : une illustration de ce billet de 2013 .

    https://www.youtube.com/watch?v=5-nJW6MMW0g


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