Ex-soutien du président, l’écrivain Laurent Binet est stupéfait par la politique menée aujourd’hui. Il l’écrit pour la première fois dans “le Nouvel Observateur”, en kiosque le 10 juillet.

Finalement, il y aura quand même eu un changement sous le quinquennat de François Hollande.

Il ne s’agit pas, naturellement, du tournant social-démocrate imaginaire que seules l’inculture historique, la complaisance proverbiale et la dépolitisation fondamentale de certains journalistes ont pu accréditer un instant.

Politiquement, le déroulement des opérations a été au contraire remarquablement rectiligne : des premières semaines (ratification du traité européen, hausse de la TVA, crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) aux dernières en date (intermittents, pénibilité), l’inconcevable succession de reniements s’est égrenée avec une formidable constance.

D’autres journalistes ont toutefois mis le doigt sur la nature exacte du changement :

C’est dans le discours qu’il s’est passé quelque chose. Maintenant, Hollande assume, il a fait son “coming out”, etc.

A l’époque où cette antienne a émergé, ils avaient tort. Dire “social-démocratie” pour “néolibéralisme” ou bien inventer l’oxymore “socialisme de l’offre” pour “politique de droite”, c’est faire un usage des mots politiquement classique : mentir, dissimuler, se justifier par des contorsions rhétoriques, essayer d’abuser un auditoire ou de sauver les apparences.

Un homme politique fait des promesses, les électeurs font semblant d’y croire, c’est le jeu. En littérature, on appelle ça la suspension d’incrédulité. En politique, c’est une campagne électorale. A charge pour l’élu de justifier, par la suite, son incapacité à appliquer son programme malgré toute sa bonne volonté : la conjoncture, l’Europe, la crise des subprimes, etc.

Certes, l’impression de rouleau compresseur, de systématicité infernale dans l’alignement sur le patronat rendait le quinquennat de Hollande particulièrement pénible et, d’une certaine manière, encore plus violent que le précédent, mais enfin, la méthode langagière était la même : le déni en dépit du bon sens. On se souvient, par exemple, de la phrase deCahuzac à un Mélenchon éberlué : “La réforme fiscale est terminée.” C’était encore l’époque de la trahison tranquille.

La “provocation” (comme il l’a qualifiée lui-même) de Michel Sapin, déclarant que, tout compte fait, “notre amie, c’est la finance”, nous fait basculer dans une autre dimension.

Ce n’est pas seulement que ce cynisme goguenard nous dégoûte. Après tout, il y a une forme de panache dans ce crachat à la gueule des électeurs.

(Panache entaché toutefois par la précision que Sapin a cru bon d’apporter, ajoutant le ridicule à l’abjection : la “bonne finance” évoquant irrésistiblement le sketch des Inconnus sur le bon et le mauvais chasseur.) Mais c’est, d’une certaine manière, une déclaration de guerre. Le message ne peut pas être plus clair : les mots ne veulent rien dire, ils sont réversibles comme des gants, ne nous écoutez jamais, ne croyez jamais ce qu’on vous dit, on vous a entubés jusqu’à la garde, abandonnez toute espérance, après nous le déluge. Et Hollande qui ne cessait de répéter, pendant la campagne, qu’il voulait installer la gauche au pouvoir dans la durée…

L’écrivain Laurent Binet, le 11 juillet 2012. (Eric Dessons/JDD/Sipa)

L’Histoire se souviendra de ces hommes comme de la cinquième colonne du Medef, je crois que la cause est entendue. L’explication n’est sans doute pas à chercher très loin : ni soumission ni incompétence mais complicité de classe, tout simplement. Il restera quand même ce mystère : quelle ivresse, quelle étrange perversité les aura conduits à exhiber, à mettre en scène de façon aussi spectaculaire leur duplicité ?Plaisir de trahir, joie de décevoir.

“La gauche peut mourir”, dit l’assassin. Mais non, la gauche ne mourra pas. C’est elle ou vous, et ce sera vous, parce que les idées de justice sociale auxquelles vous avez tourné le dos sont éternelles, tandis que vous êtes déjà oubliés. Ce masque que Michel Sapin a laissé tomber dans son geste de folle théâtralité, il y aura toujours des gens pour le ramasser et, l’Histoire nous a aussi appris ces choses-là, certains parmi eux qui seront dignes de le porter.

Source : Nouvel Obs

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La pathétique réponse de Sapin

Michel Sapin à Laurent Binet : “Joie de l’invective, plaisir de blesser”

L’écrivain a certes la liberté de l’écriture dans l’usage des mots et des formules au service de son idéal. L’homme politique, lui, a la responsabilité de la parole et le privilège des actes qui construisent le réel.

Mais il est des bornes à tout et la violence inutile et injuste de la tribune coup de gueule de Laurent Binet m’autorise et même m’oblige à lui répondre.

Le 15 septembre 2008, la banque Lehman Brothers s’écroulait, victime d’elle-même, de ses imprudences et des impudences d’une finance débridée et livrée à elle-même. Les conséquences de cet effondrement furent terriblement douloureuses et sont encore effrayantes. Les destructions économiques, les violences sociales, les désordres budgétaires sont à l’évidence les produits de cette finance qui est la pire ennemie du développement économique, de la cohésion sociale et de l’équilibre budgétaire. Cette finance sacrifie la construction de l’avenir à l’appât du gain immédiat. Il fallait la dénoncer, cette finance, “sans nom, sans visage, sans parti”, comme l’a fait avec conviction et talent François Hollande dans son fameux discours du Bourget, discours que chacun devrait relire en entier aujourd’hui pour en percevoir tout l’élan, toute la chaleur, toute la justesse et tout l’équilibre.

Il fallait la combattre, cette mauvaise finance, en mettant en place les règles indispensables à sa domestication, en luttant contre les fraudes fiscales insolentes, contre les fortunes amassées en quelques heures sans cause et sans risque.

Il faut continuer à la combattre sans relâche, sans indulgence, sans faiblesse, cette finance qui reste et restera notre ennemie, car elle est l’ennemie de l’intérêt général et tout simplement l’ennemie des peuples et des nations.

14 janvier 2013, la croissance reprend en Europe et en France, mais elle reprend trop lentement pour reconstruire ces tissus économiques sociaux et budgétaires détruits par cette mauvaise finance. François Hollande lance le pacte de responsabilité et de solidarité. Il faut mobiliser les acteurs privés et publics pour répondre au défi majeur des mois et des années qui viennent, l’investissement et l’emploi.

Et pour investir, qu’il s’agisse d’une entreprise qui veut acheter une machine et créer un emploi, d’un particulier qui veut acquérir un logement ou d’une commune qui veut construire une crèche, il faut trouver les financements nécessaires, la finance prête à s’engager sur la longue durée, la bonne finance qui mobilise l’épargne au service des Français.

C’est le sens de l’action de la Banque publique d’Investissement ou de la mobilisation de la Banque européenne d’Investissement. C’est le sens de la réorientation progressive de l’épargne investie dans des placements sans enjeu et sans ambition vers des placements qui s’engagent dans la durée pour appuyer les entreprises, avant tout les PME PMI, et soutenir les investissements publics des collectivités.

Oui, il existe, loin des représentations totalitaires et du manichéisme des extrêmes, une finance, une bonne finance, fruit de l’épargne privée, une bonne finance qui aidera la France à retrouver la croissance créatrice d’emplois, porteuse de solidarités et source de désendettement. Car c’est cet endettement trop élevé qui met nos finances publiques entre les mains des marchés – ces mêmes marchés qui se révèlent volatils, voire voraces, à l’image de ces fonds vautours qui, aujourd’hui encore, cherchent à asphyxier un pays comme l’Argentine.

Tel est le sens évident, à qui veut bien y réfléchir quelques secondes, de ma phrase désormais fameuse, qu’il vaut mieux citer dans son intégralité pour ne pas la travestir par malhonnêteté :

La finance est mon amie, la bonne finance, la mauvaise finance est mon ennemie et le restera toujours.”

L’invective se veut blessante, mais elle rend impuissant ; elle est le masque du cynisme et de la dictature. La réflexion aide à l’intelligence et donne de la force à l’action ; elle est le visage de la conviction et de la démocratie. Oui, l’histoire nous a appris ces choses-là, ne les oublions pas.

Source : Nouvel obs

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La vision de Jean-Michel Naulot

“Notre amie c’est la finance, la bonne finance…”. Réponse à Michel Sapin.

Tribune publiée dans L’Humanité Dimanche (31 juillet 2014).

La petite phrase du ministre a beaucoup fait rire dans certains milieux mais elle a choqué nos concitoyens. En quelques mots, le ministre a vidé de son contenu le discours du Bourget. Il est vrai que la déclaration de guerre du Président à la finance devenait un peu gênante après le récent virage libéral ! Michel Sapin a en quelque sorte rendu service à un ami… Mais à quel prix ! Cela donne le sentiment que l’on peut tout dire en politique, une chose et son contraire, même sur des sujets graves. Or, c’est précisément ce double discours qui tue la politique.

En deux ans, nous avons eu plusieurs exemples de ce grand écart entre la parole et les actes. D’abord, le Traité de stabilité budgétaire (TSCG) qui devait être renégocié et qui a été signé tel quel. Angela Merkel a beau jeu de rappeler à tout propos le texte du traité. Ensuite, la loi bancaire qui avait pour objet de montrer que l’on « s’occupe de la finance » et qui n’a pratiquement rien changé dans la vie des banques. Les financements aux fonds spéculatifs n’ont même pas été filialisés. Enfin, la manière de procéder pour mener à bien le projet de taxe sur les transactions financières (TTF) a été particulièrement cynique. Pierre Moscovici avait affirmé très solennellement qu’elle devait rapporter « plusieurs dizaines de milliards d’euros » et au final nous avons eu une vraie peau de chagrin. Rien d’étonnant puisqu’il a lui-même plaidé en coulisse pour une taxe minimale. Comment nos concitoyens pourraient-ils ensuite faire confiance à leurs dirigeants politiques ?

Lorsque Michel Barnier a présenté son projet de réforme des banques systémiques, le gouvernement aurait dû immédiatement approuver le principe de l’interdiction des activités spéculatives. Au lieu de cela, on a assisté à une levée de boucliers ! Sept ans après le déclenchement de la crise financière, il est stupéfiant de constater que l’on s’interroge encore à ce sujet. On nous explique que l’Union bancaire va réduire le risque systémique mais c’est une contre-vérité. Que pèseront en cas de crise bancaire les 55 milliards du fonds de résolution ? Pour les seules banques françaises, les produits dérivés représentent plus de 90000 milliards d’euros, 45 fois le PIB. Le comble du double discours vient d’être atteint avec la déclaration du gouverneur de la Banque d’Angleterre. Mark Carney vient d’affirmer qu’il allait financer le shadow banking pour assurer le développement de la City alors qu’il préside le Conseil de stabilité financière, le bras armé du G20 en matière de régulation financière !

Le fond du problème, c’est que les dirigeants occidentaux n’ont pas pris la dimension des ravages provoqués par le capitalisme financier, un déséquilibre historique entre la finance et l’économie réelle. Ce déséquilibre ne cesse de croître avec les liquidités injectées massivement par les banques centrales, des liquidités qui s’investissent à très court terme dans la spéculation. Croire que l’on peut développer la « bonne finance » dans un tel contexte, c’est avoir une vision très réductrice des réformes qui restent à accomplir. C’est le système qu’il faut changer. Tant que l’on n’aura pas réduit ce déséquilibre, on s’exposera à des crises systémiques. Dédramatiser le débat comme vient de le faire le ministre, c’est prendre le risque de différer les vraies réformes.

Post-scriptum (11 août) : Dans l’édition du Nouvel Observateur du 7 août, Michel Sapin tente de réduire la portée de sa déclaration d’Aix-en-Provence en précisant qu’il a ajouté : « La mauvaise finance est mon ennemie et le restera toujours ». Mais cette précision du ministre ne change rien quant au fond. Elle énonce une évidence. Quel homme politique, de droite ou de gauche, quel économiste oserait affirmer le contraire ? La contradiction entre la déclaration d’Aix et le discours du Bourget ne se limite pas à des problèmes de sémantique. Cela n’a pas échappé à nos concitoyens. J.M. N.

Source : son blog

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

52 réponses à François Hollande ? “Plaisir de trahir, joie de décevoir”, par Laurent Binet

  1. Je ne sais plus Le 13 août 2014 à 01h43
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    C’est à peine croyable cette naïveté de Binet. Alors, il aura suffi que l’ensemble de la caste médiatique tombe en extase devant la formule magique prononcée par Hollande au Bourget pour qu’il y croie ? Et qu’ensuite, il soit déçu déçu comme c’est pas permis. Eh ben… c’est bien la peine de se gausser de l’inculture historique des journalistes ! Enfin ! Hollande n’est pas né au moment précis où il s’est mis tout à coup à pourfendre la finance. Il avait 57 ans ce jour-là, et un lourd et bien médiocre passé qui ne laissait pas l’ombre d’un doute sur le fait qu’il ne s’agissait là que d’une pure posture de pure démagogie. Hollande a-t-il jamais eu la moindre conviction, qu’elle soit politique ou économique ? Non, toute sa vie, il n’a fait que louvoyer, négocier, barboter dans la mare de la politique politicienne.

    Un mois après son fameux prêche sur la montagne du Bourget, il courait à Londres, rencontrer les banquiers de la City pour leur expliquer, que c’était pour rire.
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120214trib000683053/quand-francois-hollande-drague-la-city.html

    MIl n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.


  2. Youpla Le 13 août 2014 à 01h45
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    A force les pourris commencent à me devenir sympathiques.
    Ils nous disent maintenant clairement: ” on va vous mentir, vous mettre dans la m……., vous rendre esclaves” et …….. rien, pas de réaction, les veaux continuent à brouter en attendant l’abattoir.
    Nous avons ce que nous méritons.


  3. Crinc Le 13 août 2014 à 01h51
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    A la place de Sapin, j’aurais quand même les boules.
    Ok, je sors.


    • madake Le 13 août 2014 à 11h06
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      Je crains que nos gouvernements soient dans la plus totale pénurie de ce côté.


    • Tdeum Le 13 août 2014 à 11h07
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      Vous allez vous faire enguirlander ! Bon, je sors aussi.


    • Vincent Le 13 août 2014 à 19h14
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      « Pas bonheur, ils n’en avaient pas ! »
      — Georges Brassens 😉


  4. Serge Le 13 août 2014 à 02h18
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    C’est là que je remets ma petite phrase :
    “Face à la puissance du désir,la lucidité,la réalité ,n’a aucun poids.”
    C’est comme ça à chaque élection !
    Pauvre monsieur Binet …


    • Patrick Andre Le 13 août 2014 à 09h58
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      Et si nous changeons une lettre au mot”élection” a votre petite phrase,nous arrivons au sommet de l élite(humour)


  5. luci2/29 Le 13 août 2014 à 04h05
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    Bon,pour ceux qui auraient-encore- un peu de difficulté à les comprendre(les connaître au delà du masque grimaçant..) Une nécessité:
    Lire,relire les sociologues
    Pinçon Charlot,lesquels ont pénétré ce monde d’ailleurs,ce monde de l “entre soi”


  6. bm607 Le 13 août 2014 à 04h39
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    En fait L. Binet reproche à notre Scooterman 1er d’être un veau de droite, alors qu’il s’attendait à avoir un veau de gauche, c’est bien ça ?

    Je dois dire que pour ma part j’ai été surpris également du retournement à 180° par rapport à ce qu’on attendait normalement d’un élu de gauche (je m’attendais à moins que 180°), mais venant d’un politicard roi de la lutte interne dans son parti sans jamais avoir gouverné et juste bon à faire de beau discours qui sonnent bien, et encore (“Moi Président”…), je m’attendais à une destruction en règle par la gauche (étranglement des salaires moyens, étranglement des entreprises, voire même pourquoi pas passage à 32 heures par semaine…).

    Donc aller à un abattoir par la porte de droite où y aller par la porte de gauche, joli décision au final que nous a imposé cet homme juste occupé à faire le beau, à se faire payer à bouffer par Oblabla, et à parade avec BHL.


  7. Incognitototo Le 13 août 2014 à 04h45
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    Bé dis donc, il en a mis du temps à s’apercevoir qu’il avait été grugé le Binet… faut dire qu’il est un peu jeune et qu’il a encore le droit d’y croire… 🙁
    Quant à la réponse de Sapin, c’est tout simplement à la mesure de la petitesse de l’homme…

    Personnellement : j’ai fait un premier compte-rendu d’étape dès le 08 juillet 2012 : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-d-compte-rendu-d-etape-de-la-presidence-hollande-toujours-plus-de-la-meme-chose-1-changement-107924198-comments.html ; et ma conviction que nous allons tout droit dans le trou s’est définitivement achevée le 02/12/2013 : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-la-societe-du-spectacle-et-no-future-nos-seuls-avenirs-121405079-comments.html

    Mais je n’ai aucun mérite, je sais depuis 1948 (Cf. : Jules Moch) de quelles infamies sont capables les gens du PS…


  8. Patrick Luder Le 13 août 2014 à 06h25
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    Quelle langue de bois ce sapin.
    Quelle langue de minet, ce binet.

    Tous ces discours politocards ne sont juste bon que pour les journaux à sensation en mal de lecteurs avides de potins. Seuls les actes comptent, et il y assez à dire et à faire avec les actes que de passer son temps à ressasser des paroles vides de sens. Olivier, j’espère que cette petite incursion dans la vie politique soit de courte durée, sauf si tu envisages d’ouvrir les yeux aux français dans le but de revenir à une politique de démocratie directe …


  9. C Balogh Le 13 août 2014 à 07h21
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    Bonjour,
    Ce que je note c’est que çayestttttttttttttttt!!!
    Sapin fait de la stratégie à la us: si t’es pas avec nous, t’es contre nous et si t’es contre nous, je te taxe de fasciste:”Oui, il existe, loin des représentations totalitaires”, ” elle est le masque du cynisme et de la dictature”.
    ??????
    Qu’est-ce que c’est que cette inclusion merdique, surfaite, ces sous-entendus puants de l’idée de totalitarisme dans une réponse à un détracteur,,,,
    Allo, quoi!
    Sapin fait du binaire et dénonce le binaire.
    Un peu marre de leur tactique:intervertir les rôles entre agresseur et agressé.
    ça se voit trop, c’est devenu la règle.
    C’est pitoyable.
    Toujours est-il qu’à force de taxer tous ceux qui ne sont pas d’accord de fascistes, ils mettent irresponsablement en jeux des forces incontrôlables.


    • Karl-Groucho D. Le 13 août 2014 à 21h08
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      À C Balogh

      Le pire, c’est qu’en étant méprisant, Sapin-la-pov-victime a raison.
      Mais peut-être bien contre lui.
      (Et contre nous, puisqu’on y a droit de toute façon).
      L’Albert n’est pas fatalement ma tasse de thé, mais là…
      · · · · ·
      « Le fascisme, c’est le mépris,
      inversement, toute forme de mépris, en politique,
      prépare ou instaure le fascisme. »
      (Albert Camus, l’homme révolté)


  10. aspirine Le 13 août 2014 à 07h30
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    Les sondages l’indiquent , les gens ont majoritairement voté contre Sarkozy ,ce qui est mon cas . il n’est pas question de nier les difficultés auxquelles il a été confronté , ni ses opinions politiques , mais il a franchi une ligne rouge , concernant la manipulation des haines et des passions des français , le costume était finalement trop grand pour lui .
    Pour Hollande même topo , il n’est pas question de nier les difficultés auxquelles il est confronté, il est par contre beaucoup plus serein et “calme” que l’ancien , mais tous ceux qui s’interessent aux questions environnementales et energétiques savent que dès qu’un politique parle de restructrurer pour retrouver de la croissance , vous pouvez couper le son , vous gagnerez du temps . Ceci dit si certains d’entre vous , ont des solutions pour la transition écologique , démographique et energétique sans créer de révolution , proposez votre aide au PS . Moi perso j’en ai pas de solutions , enfin si mais elles sont trop radicales ( par exemple ,du genre mettre les publicitaires et les financiers dans des camps de rééducation façon pol pot à cultiver des pomme de terre et les anti nucléaires sur des vélos en taule pour produire de l’electricité verte )


  11. Julian Le 13 août 2014 à 07h43
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    “La 5ème colonne du Medef”… pour qualifier les apparatchiks de la rue de Solférino..

    Ce n’est pas si mal dit…


  12. bdb Le 13 août 2014 à 08h07
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    Sapin est encore plus ridicule quand il parle de “l’épargne” et du “crédit” et de la “dette”, c’est un petit technicien de l’ENA. Il ne sait pas ce qu’est la monnaie, à quoi elle sert, sa nature, sa production.


  13. BELLEMAIN Serge Le 13 août 2014 à 08h22
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    5ème colonne du MEDEF? Voire! 5ème colonne étatsunienne, plutôt, ce qui élargit grandement la trahison non seulement du P”S”, mais des élites autoproclamées qui tissent leur toile depuis, allez je me lâche, Giscard. L’interchangeabilité de ces élites, du public au privé, et inversement…(il faut fermer l’ENA!!!!)…de postes de commande de ministère à banque ou société du CC40, leur consanguinité (qu’on me démontre, rien que pour cet aspect là, la différence d’appartenance sociale de “l’élite journalistique” avec “l’élite industrielle et financière” : ils servent la soupe à ceux avec qui ils mangent!), l’interchangeabilité donc de ces élites conjuguée à leur appartenance à la famille (oui, ça fonctionne comme la mafia, et d’ailleurs c’est LA mafia…regardons de près la pénétration de la criminalité et de ses ressources dans le capital des sociétés!), est le système de gouvernance qui s’est imposé au nom de l’efficacité du développement économique (lire : au nom des intérêts des actionnaires…les entreprises du CAC40 ne produisent plus depuis longtemps des biens pour satisfaire des besoins, elles produisent des dividendes, telle est la mission assignée aux gestionnaires de ces intérêts là, avec pour conséquence délocalisation des productions et pour effets “collatéraux” mort de régions entières, et vie gâchée de leur population). A 60 ans, je vois les complices de notre malheur à tous aller au dîners du SIECLE, et les meilleurs d’entre eux avoir été choisi pour adhérer à la French American Foundation…Hollande, Moscovici ne sont que des marionnettes (et Sapin un troisième couteau) dont les ficelles sont tirées aux USA, enfin je veux dire à Wall Street, puisque là se trouve le véritable pouvoir. Complotiste ? Oui j’avoue, les faits et les preuves s’accumulent. D’ailleurs je continue de penser, contre le système, que même en se bouchant les yeux, la bouche et les oreilles, la réalité continue d’exister.


    • RGT Le 13 août 2014 à 12h54
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      “qui tissent leur toile depuis, allez je me lâche, Giscard”

      Erreur : Depuis Pompidou…

      Et avant 1958, sous la IVème république, c’était pareil…

      De Gaulle aurait dû exploser le système en partant. Il n’était pas “très clean” mais au moins il pensait avant tout à l’intérêt général et à l’indépendance de la France.

      Mai 68 a été le premier test d’une “révolution colorée” en France pour faire tomber “le vieux” qui avait en 66 claqué la porte de l’Otan et qui ne se gênait pas pour ouvertement critiquer (explications à l’appui) la politique impérialiste US (entre autres sur la monnaie).

      De Gaulle avait une haine féroce des politicards professionnels et des partis… Si vous ne comprenez pas pourquoi, je pense que votre cas est désespéré.

      La “politique” n’est qu’un énorme dispositif mafieux de corruption et d’asservissement des peuples.

      TOUS les politiciens professionnels, TOUS, sont corrompus et ne sont que des “commerciaux” qui essayent de vendre leur produit marketing à des gogos en leur faisant miroiter des résultats exceptionnels.
      Les “discours” de ces chers politiques ne sont rien d’autre que des pub’s de lessiviers.

      Mitterrand l’avait bien dit : “Les promesses électorales n’engagent que ceux qui les croient”.
      Tout est dit.
      Continuez à voter UMP, PS, FDG, FN, vous serez toujours perdants.
      Quant à ceux qui se réclament de De Gaulle, regardez bien leurs actes : Ce n’est qu’une propagande mensongère uniquement destinée à nous enfumer pour mieux “se goinfrer” sur notre dos.

      Vous feriez mieux de voter pour votre voisin, même si c’est un con fini. Il sera dans tous les cas largement moins nocif que ces professionnels gominés.

      C’est pour quand la “vraie Révolution”…

      Parce que la révolution Française n’a été qu’une énorme fumisterie (pré-révolution colorée : On enfume le peuple, on le manipule, on fout la merde puis les oligarques prennent le pouvoir)…


      • Negrello Le 14 août 2014 à 17h40
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        Juste pour information, quand vous dites que le Général n’était pas très clean, à quoi pensiez-vous ?
        Merci de votre retour


  14. Bigglop Le 13 août 2014 à 08h38
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    L’INVERSION voilà le maître mot des politiques, industriels et financiers :
    Inversion des normes : dans le travail, le social…
    Inversion des valeurs : démocratie, république, égalité, liberté, solidarité.
    Inversion des sens : les mots sont triturés, tordus, torturés pour en modifier la signification, détruire les langues
    Orwell l’avait parfaitement anticipé : la guerre c’est la paix, l’ignorance c’est la force….
    Après avoir lu 1984, il faut voir le film réalisé par Michael Radford et faire des débats avec vos amis et voisins.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/1984_%28roman%29

    Internet n’oublie rien, surtout la vidéo “le plan de bataille des financiers”, Nicolas Doisy co-auteur du rapport du cabinet Cheuvreux/ crédit agricole corporate
    http://www.voie-militante.com/politique/elections/plan-bataille-financiers-apres-elections/


  15. perceval78 Le 13 août 2014 à 08h55
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    Les bons et … les mauvais chasseurs … par les inconnus …
    =
    https://www.youtube.com/watch?v=QuGcoOJKXT8
    =


  16. perceval78 Le 13 août 2014 à 08h58
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    peut être un début de réponse ici, entre le Haut Patronnat et le ministère de l’economie il n’y a que Christine Ockrent comme rempart, c’est peu
    =
    http://www.ecfr.eu/paris/fr/conseil
    =


  17. papy Le 13 août 2014 à 09h43
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    Hollande ne fais qu’obéir à ceux qui souscrivent aux émissions obligataires hebdomadaires.
    Le suivant fera pareil. La dette nous aliène.


    • C Balogh Le 13 août 2014 à 10h44
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      la dette est l’arme de la finance, et le moyen pour les 0,1% de s’enrichir encore en puisant dans la poche du contribuable qui apparemment ne lui donnera jamais assez….
      Quand on voit qu’aux usa la bourse baisse lorsque le chômage baisse, il me semble évident que cette dette table aussi sur la misère des gens.


      • RGT Le 13 août 2014 à 13h03
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        Il y a quelques années a été introduit à la Bourse de Boston un outil spéculatif permettant de parier sur les “conditions socio-économiques” (ou un truc du genre).

        En fait, les “joueurs” pariaient sur les indices du chômage !!!

        Écœurant !!!

        Ensuite il existe une “bonne finance” !!!
        Et mon cul, c’est du poulet ?

        Toute personne qui investit sur un marché financier le fait UNIQUEMENT pour accumuler des PROFITS.
        C’est la base même de la finance.

        Pour faire des investissements durables et de l’aide sociale, adressez-vous à Emmaüs !!!


    • persanfoi Le 13 août 2014 à 12h05
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      D’accord avec Mr Papy.
      Il n’y a pas que la dette qui ligote le gouvernement. Mais, on se demande quelques fois si ils ne se rajoutent pas quelques chaines? La situation est certes compliquée, et nous n’avons même pas accès aux coeurs des dossiers. La réaction du ministre est désarmante car on sent le gars qui y croit mais qui n’a pas les moyens. Il a envie de nous aider, mais comment faire, bon sang de sapristi…Grace à l’épargne, comme au Japon? Non, il n’y croit pas une seconde. La seule planche de salut, c’est l’innovation: pourvu qu’on fasse une/des découvertes qui nous rende(nt) riches. On aura des brevets à gogo; des sylicone vallées à perte de vue. D’accord! Un miracle en somme.


  18. Macarel Le 13 août 2014 à 10h37
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    Et bien oui ! On n’a que ce que l’on mérite, puisqu’on l’a élu Hollande.

    Il est vrai que c’était surtout pour ne pas avoir, encore, Sarkozy.

    Mais au train où vont les choses on pourrait l’avoir en 2017, se présentant avec un programme commun UMP/FN.

    81 en négatif, en quelque sorte.


    • RGT Le 13 août 2014 à 13h11
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      81 en négatif, ce serait donc POSITIF !!! (- x – = +).

      En 81, j’ai voté Mitterrand.
      J’étais encore jeune et innocent à l’époque, je pensais sérieusement que tout allait changer.

      En 83, j’avais tout compris. Cette élection avait été une arnaque monumentale, quelques annonces fumeuses (nationalisation d’entreprises malades, remise en état avec des fonds publics => DETTE pour les préparer à être PRIVATISÉES lors de la prochaine alternance)…
      Les baisés comptez-vous !!!

      Ensuite il y a eu Fabius… Pour ceux qui n’ont pas encore compris…


  19. TC Le 13 août 2014 à 10h40
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    On mérite les hommes politiques que l’on a. Eh bien, il faut croire qu’on mérite également les écrivains (journaliste aussi puisqu’il a chroniqué la campagne électorale de Hollande) que l’on a ! Et celui-ci vient grossir une liste, hélas, déjà bien trop garnie !

    Ce monsieur, enseignant agrégé de lettres, fait la vierge effarouchée en constatant seulement cette année que le Parti Socialiste, la gauche avec ses lettres de noblesses, et la personne de François Hollande, ont trahi ses électeurs.

    Mais ce qu’il y a de plus vil dans sa “dénonciation”, c’est de nous montrer le doigt en ignorant la lune, comme tous ces soi-disant hommes de gauche qui prennent la plume ou la parole publiquement.

    Exit l’indignation que tout véritable homme de gauche devrait avoir quant aux décennies de politique pro-européenne qu’a accumulées le Parti Socialiste, pierres montées patiemment une à une à l’édifice de la construction européenne ouvertement néo-libérale, qui sont autant de coups de poignard dans le dos de l’électeur français.

    Car qui peut croire qu’un homme politique de quelque parti qu’il soit, même s’il en avait la volonté, peut faire une politique de gauche quand tous les traités européens sont néo-libéraux ? Quel homme de gauche aura le courage de dénoncer ces traités et de proposer la sortie de l’Union Européenne ?

    “La gauche peut mourir, dit l’assassin. Mais non, la gauche ne mourra pas. C’est elle ou vous, et ce sera vous, parce que les idées de justice sociale auxquelles vous avez tourné le dos sont éternelles, tandis que vous êtes déjà oubliés.”

    Ah, quelle belle tournure que voilà, avec un message d’espoir qui va droit au coeur ! Mais que valent les idées de justice sociale éternelles s’il ne reste personne pour les porter sur la scène politique ?


  20. wuwei Le 13 août 2014 à 11h11
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    Laurent Binet semble découvrir subitement “l’oeuf de colomb” : Hollande serait de droite et le 10 de la rue de Solférino la cinquième colonne du MEDEF et du libéralisme de Bruxelles.
    Il me semble pourtant que depuis des décennies ceux qui prétendent toujours incarner Jaurès (Ah les bredins !) s’acharnent, avec souvent plus de conviction que la droite, à démonter tout ce qui régulait et limitait le pouvoir de la finance. A ce niveau de crédulité cela laisse pantois !


  21. Deres Le 13 août 2014 à 11h51
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    Dire que ce gouvernement est libéral est quand même un détournement de la réalité. Dire qu’il est aligné avec les intérêts particuliers des banques et des grands groupes me semble beaucoup plus réaliste.

    En France, les plus libéraux sont les petits patrons et une partie de la classe moyenne. Hors ce sont ceux qui s’en sont pris le plus dans la poire. Les petites entreprises sont en déliquescence car écrasés d’impôts, de charges et de contraintes toujours grandissante. Le CICE c’est bien gentil mais cela ne sauve pas une entreprise en difficulté maintenant ou manquant de trésorerie pendant le mois, ne serait-ce que par ce qu’aucune banque ne voudra lui faire la moindre avance. Les classes moyennes prennent de face les augmentations d’impôts (par exemple parmi de nombreuses autres les 2 diminutions successives du quotient familial ce qui revient à perdre plus de 50€ puis plus de 100€ euros par mois de revenu)


    • madake Le 14 août 2014 à 09h09
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      @Deres
      “Dire que ce gouvernement est libéral est quand même un détournement de la réalité. Dire qu’il est aligné avec les intérêts particuliers des banques et des grands groupes me semble beaucoup plus réaliste.”

      Alors là, veuillez m’expliquer la subtile différence!


    • FETO Le 15 août 2014 à 21h19
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      D’apres wikipedia (je sais, pour ce que ca vaut,mais c’est un point de depart):

      “Le terme de néolibéralisme désigne aujourd’hui un ensemble multidimensionnel d’analyses d’inspiration libérale – ou supposées telles – qui partagent un socle d’idées communes :

      de façon critique : la dénonciation du développement excessif de l’État-providence dans les pays développés après 1945 et de l’accroissement des interventions publiques dans l’économie.

      de façon positive : la promotion de l’économie de marché au nom de la liberté de l’individu et de l’efficacité économique ;”

      Si les petits patrons et une partie de la classe moyenne s’imaginent qu’une telle politique leur est favorable, c’est leur droit, mais il faudra tout de meme un jour qu’on m’explqiue comment ils peuvent arriver a une telle conclusion.


  22. C Balogh Le 13 août 2014 à 11h54
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    ça doit pas être facile de sortir du moule de la pensée unique quand on en a partagé le gâteau avec ces manipulateurs et qu’on nous a fait croire qu’on était formidable, tout être humain a besoin d’être valorisé, cela le fragilise aussi s’il ne pèse pas d’où vient le compliment, s’il est franc ou calculé et comme avec eux, tout est calcul.
    Ce jeune homme a eu bien du courage à côtoyer ces malades, je trouve.
    ;O)


  23. TC Le 13 août 2014 à 12h03
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    Je vous accorde que tout est verrouillé dans le système politique et électoral. Par exemple, un candidat ne peut se présenter à l’élection présidentielle s’il n’obtient pas les fameux 300 parrainages des maires, et effectivement, s’il n’est pas médiatisé, il n’a aucune chance de les obtenir. Autant dire que tout nouveau mouvement politique ne peut arriver dans le paysage politique s’il n’est pas avalisé par le système.

    Mais nous portons une part de responsabilité à cet état de fait, il ne faut pas se voiler la face. Il est toujours plus facile de rejeter la faute sur l’autre, c’est dans notre nature. Mais, il ne faut pas non plus en faire un aveu d’échec, si on a la volonté de vouloir que ça bouge.

    Ce que nous pouvons faire à l’échelle individuelle, c’est de soutenir les mouvements politiques qui proposent la sortie de l’Union Européenne en y adhérant et en votant pour leurs candidats lorsqu’ils se présentent à des élections afin qu’ils gagnent en reconnaissance et que les médias ne puissent plus les ignorer.

    Pour ma part, je n’en connais qu’un, j’y adhère et je le soutiens depuis deux ans et j’ai voté pour leurs candidats aux élections européennes. Et lorsqu’il n’est pas représenté, je m’abstiens tout simplement. J’ai ma conscience politique tranquille.


    • C Balogh Le 13 août 2014 à 12h49
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      ç TC,
      j’ai fais la même chose que vous.
      J’ai aussi constaté que dans quatre villages de mon coin, il n’y avait pas d’affiche pour ce candidat….
      Je crois qu’il y a une obligation de l’état à faire coller les affiches de tous les candidats mais je ne suis pas sûre.
      Dans le cas contraire, il est évident que les plus peits partis n’ont pas les moyens de se payer les affiches….


    • RGT Le 13 août 2014 à 13h18
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      Les 300 parrainages sont AUSSI une escroquerie.

      Lors de la fondation de la Vème République, De Gaulle n’en voulait pas…
      Cette contrainte lui a été imposée et il n’a pas pu l’éviter.
      Au début, il suffisait simplement d’avoir 50 signatures, puis c’est passé à 100, et 300 maintenant.
      Demain ce sera 30 000, qui sait ?

      Si un élu local d’un petit village signe pour une candidature “non approuvée” par la caste au pouvoir, il pourra ensuite aller se faire voir pour toutes les aides publiques.

      Donc il est OBLIGÉ de refuser de signer. Sinon, son “bled” pourrira et il aura tous les emmerdements possibles et imaginables.

      C’est beau la “Démocratie” !!!


  24. Macarel Le 13 août 2014 à 12h05
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    @C balogh
    Le problème c’est que l’on tourne en rond. Car c’est bien parce que les bolchéviks considéraient que la masse du prolétariat n’avait pas une assez grande conscience politique, qu’il se sont imposés en avant garde éclairée de ce prolétariat, et ont instauré une dictature “communiste”, dont on sait comment elle s’est terminée.
    Balayant, ce faisant, les soviets du peuples qui étaient des assemblées plus démocratiques.
    Le peuple mérite sans doute mieux que des politiques menteurs, au service d’une oligarchie vénale, mais le problème, c’est que le peuple par manque de temps sans doute (voir le terme activité banausique des grecs : activité utilitariste, non compatible avec une activité politique), puisqu’il lui faut avant tout assurer sa survie au quotidien, ne s’informe pas assez des réalités de ce monde, et ne s’intéresse pas assez à la chose publique, en tout cas au delà des enjeux de la politique locale, et de ce que lui raconte une presse au service des puissants.
    De sorte que le peuple sera toujours manipulé par une minorité agissante, qu’elle se réclame de Marx, de Adam Smith, ou de Mahomet.
    Il aurait pu en être autrement si le progrès technologique avait été mis au service du plus grand nombre, si les gains de productivité, avaient permis de dégager du temps aux citoyens pour vraiment participer à la vie de la cité (aux échelons locaux, régionaux et mondiaux). Mais cela aurait mis en péril la dominance absolue de l’oligarchie capitaliste sur le reste de la société, c’est pour parer à une telle évolution démocratique -contraire à ses intérêts de classe-, qu’elle a lancé, au tournant des années 80, le monde dans la globalisation néolibérale, qui a eu pour effet d’empêcher toute évolution sociale progressiste dans les sociétés occidentales.
    Dés lors que tous les aspects de la vie deviennent plus précaires, que les gens ont peur, ils ne peuvent plus (ne serait-ce que mentalement) dégager du temps pour être des citoyens éclairés et impliqués dans la vie de la cité. Ils deviennent des animaux apeurés, que l’on peut manipuler comme l’on veut (en plus quand l’on possède les médias de masse, et les moyens de coercition…). Tant il est vrai qu’une authentique démocratie, n’est possible qu’avec des citoyens éclairés et actifs.
    Et au final ils se jettent dans les bras des pires démagogues, croyant trouver une issue à leurs malheurs, mais en fait, ils ouvrent la porte à de plus grands malheurs. .


    • C Balogh Le 13 août 2014 à 13h01
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      Merci Macarel, très vrai, malheureusement.

      Cependant, il y a cette force de réaction qu’a l’homme quand il est concerné, réaction souvent tardive, venant seulement après des pertes irréparables, mais réaction.

      AMA, je pense qu’il faudrait agir massivement et maintenant, bientôt il sera trop tard et je vois se rapprocher ce trop tard à grande vitesse.

      Ma seule espérance est qu’une intimidation ferme de la part d’autres pays apaise le schéma géopolitique, que cela soit par intimidation économique(le plus vraisemblable) ou autre.
      Puisque la diplomatie a déserté la vitrine politique à l’Ouest.


  25. theuric Le 13 août 2014 à 12h59
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    Allez-vous penser que le Parti Socialiste est celui de Blanqui ou de Louise Michel de la commune de Paris, celui de Jean Jaurès?
    Ou les Radicaux de Gauche celui d’Aristide Briand?
    Demandez-vous aussi où pourrait bien se trouver le F.N. sinon n’importe où et nul part avec ses myriades et différentes filiation, de Charles X au poujadisme?
    Le P.S. n’est plus de gauche comme l’U.M.P. n’est plus depuis longtemps gaulliste et l’U.D.I. n’est plus du centre, tous ces partis politiques ont glissé de gauche à droite depuis les plus de cent ans de leur idéologique histoire.
    Il n’est plus que les sots de penser que l’économie doit être au centre d’une pensée politique, c’est cela la fin de ces partis.
    L’économie doit rester ce qu’elle est: l’un des moyens de mener une politique.
    Les créances sont comme toutes les créances, elles n’existent que tant qu’existe les créanciers et disparaitront avec leur ruine.


  26. RGT Le 13 août 2014 à 13h41
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    Nous vivons dans une “dictature soft” et il nous est impossible d’en sortir de manière légale (bien que les discours disent le contraire).
    Quelque soit le parti pour lequel nous votons nous serons les dindons de la farce et nos chers oligarques (il n’y en a pas qu’en Ukraine) continueront à se gaver sur notre dos.

    J’ai récolté quelques infos impartiales sur la Biélorussie…
    Une dictature ignoble, ils égorgent les enfants etc…

    En tout cas, il semble bien que les seules victimes de ce régime soient les oligarques et les ultra-libéraux qui tentent de piller ce pays.

    Les habitants (le peuple) ont un niveau de vie élevé, toute l’économie locale est privatisée (commerce, artisanat, services, agriculture, etc…).

    Par contre, toutes les grosses entreprises sont nationalisées.
    Cette structure économique semble parfaitement fonctionner et évite la montée d’oligarques qui pourraient se montrer trop “gourmands”.

    Visiblement, les Biélorusses vivent heureux, sans problèmes financier, en bonne santé et avec un bon niveau d’éducation… Et ne souhaitent pas changer de système politique.
    Quand ils voient le bordel qui a lieu de l’autre côté de leurs frontières, on les comprend.

    Quel est le politicien le MOINS nuisible :
    – Le “démocrate” qui enfume et dépouille son peuple au profit de quelques oligarques ?
    – Le dictateur sanguinaire qui veille au bien-être de son peuple et le protège contre les pillards ?

    J’avoue que j’hésite…

    L’idéal est bien sûr de prendre notre sort en main par nous-mêmes, mais ça semble actuellement impossible.

    Je pense qu’il serait intéressant d’ouvrir un fil OBJECTIF sur ce blog concernant ce pays peu connu et fortement dénigré.


  27. maboiteaspam Le 13 août 2014 à 14h12
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    Hey, dans l’idée où cette bande de gus sait parfaitement que la croissance est un concept mort, alors, la crise financière à n’en plus finir n’est qu’un paravent destiné à duré pour nourrir les futurs livres d’histoires et permettre à la classe politique de continuer de posséder en fournissant une explication à la débâcle que nos enfants actuels vont devoir affronter.


  28. In Vino Veritas Le 13 août 2014 à 14h41
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    La bonne finance, c’est celle qui nous permet de continuer à nous endetter pour cacher l’ampleur du désastre.

    La mauvaise, c’est celle qui nous dit qu’il faut que nous remboursons nos dettes.

    C’est cela au final, non?

    Cela dit, traiter la politique économique actuelle du gouvernement de droite, euh non.
    La traiter de copie, ou de prolongation de la fin du mandat de N Sarkosy, d’accord.


  29. Maud Le 13 août 2014 à 17h00
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    Certains commentaires insultants de la part de ceux qui, c’est bien connu, ont la science infuse et se prennent pour de brillants visionnaires, sont choquants. Laurent Binet a le mérite d’oser écrire ce que nombre de brillants sujets médiatisés pensent tout bas sans oser l’exprimer de peur d’être exclus du camps de bien pensants.Rappelons nous le contexte, un choix peu enthousiasmant et la volonté de se débarrasser d’un néo-libéral hystérique. Rien de grand n’était sans doute attendu de Hollande mais une trahison aussi radicale même ceux qui critiquent Laurent Binet sans doute n’en espéraient-ils pas tant et aussi rapidement. Prendre l’après-midi même de l’élection l’avion pour l’Allemagne afin de rendre hommage à Merkel fut un choc ne laissant présager rien de bon de la part un président Français peu soucieux de dignité et de faire respecter le pays qu’il représentait . C’était la première alerte Aucun président avant lui n’aurait osé; Mais c’était bien sûr après l’élection. Depuis il a fait de plus en plus fort en bon vassal du “Divin Marché” (cf le phIlosophe Dany-Robert Dufour). La solution pour s’en sortir reste à résoudre car l’encadrement idéologique, médiatique, politique est très fort.


    • Vieux Christophe Le 16 août 2014 à 12h39
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      D’accord avec vous, Maud. Et ceux qui n’ont pas encore lu “HHhH” de Laurent Binet devraient.
      Et merci à Bigglop pour son lien vers l’ITV de Nicolas Doisy – assez WTF comme entretien. S’est-il fait virer depuis?


  30. achriline Le 13 août 2014 à 19h09
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    L’avantage du passé c’est que les historiens ont pu compiler des documents qui ne nous sont pas accessibles. J’ai découvert récemment un dossier d’Henri Guillemin qui montre que ces jeux de pouvoir, ces mensonges et magouilles ne datent pas d’hier. elles sont même probablement antérieures à la période qu’il aborde. Les trahisons, collusions, petits arrangements, intérêts personnels jalonnent la vie politique et financière.
    En fait pour ces élites nous n’existons que pour assurer leur enrichissement, pour le reste ils jouent entre eux à Sim City mais “pour de vrai”, tiens si j’envahissais tel pays ou … si je faisais une petite révolution dans une de tes colonies. Il y a des morts … c’est pas grave, il y a encore trop de monde sur la planète.
    Finalement c’est à désespérer car malgré les deux derniers grands conflits nous en sommes toujours au même point.

    http://www.rts.ch/archives/dossiers/henri-guillemin/3477314-l-autre-avant-guerre-1871-1914-.html


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