Nicolas Doze m’a invité à son émission sur BFM Business.

Avec Guillaume Dard, président de Montpensier Finance (et ancien PDG de la Banque du Louvre), et Christian Poyau, président directeur général de Micropole et président de la Fondation Croissance Responsable.

Voici la vidéo :

Partie 1 :

Partie 2 :

Alors n’ayant pas eu des interlocuteurs ayant envie de débattre sérieusement, mais des propagandistes (finissant d’ailleurs par “zavez qu’à créer une boite pour voir” – bah, moi au moins j’ai lu Henry Ford, qui a pas trop mal réussi dans le bizinesse), je précise que la folie furieuse de l’augmentation du temps travail (genre de 35 ç 39 heures – même si on est DEJA à 39/h par semaine en moyenne) se démonte ainsi, par 3 questions :

1/ Augmente-t-on les salaires ?

A : OUI ; ben alors il n’y a pas de sujet, on a déjà le droit de faire faire des heures sup, ou mieux, d’embaucher pour les boite un peu grandes

B : NON. Il n’y aura donc aucun pouvoir d’achat en plus dans le pays à court termes -> question 2

2/ L’entreprise disposant de main d’œuvre horaire moins chère baisse-t-elle ses prix ?

A : OUI ; donc tous les prix baissent, donc welcome to déflation, pire chose possible en régime capitaliste (les gens cessent d’acheter, préférant attendre).

B : NON ; on a donc un pur transfert de travail gratuit vers la marge des entreprises. L’arnaque du discours dans la vidéo est le “donc elles investiront plus” sachant que :

  1. une bonne part se contentera de verser plus de dividendes dans les grandes entreprises sous pression actionnariale
  2. pour les autres : pourquoi investir vu qu’il n’y a pas plus de demande en France (car pas de pouvoir d’achat en plus, le travail supplémentaire n’étant pas payé), ni à l’étranger (vu que les prix n’ont même pas baissé)

3/ La production augmente-elle ?

A : NON. C’est l’hypothèse la plus probable. En France, pas de pouvoir d’achat en plus (donc sur 70 % de la production faite hors exportation). A l’étranger, si les prix baissent (2A), la baisse sera limitée à quelques % (le cout de la main d’œuvre ne représente pas 100 % du prix !), donc guère plus que les fluctuation de l’euro par exemple, donc pas de miracle à attendre. On a plus de bras pour produire autant, donc trop de bras, donc on aura des vagues importantes de licenciement, de telle sorte que le nombre d’heures travaillées reste environ constant. En l’espèce, probablement autour de 2 millions de chômeurs en plus, une paille.

B : OUI. C’est l’hypothèse défendue par les propagandistes, grâce à la magie “de l’investissement” rêvé, mais c’est indéniablement impossible à court terme (pas de pouvoir d’achat en plus, ni même souvent de besoin : on ne va pas acheter 10 % de fleurs en plus ou 10 % de tondeuses à gazon en plus, comme ça..), et on voit quand même mal comment une telle croissance de la demande serait générée à moyen long terme…

 

Bref, la hausse du temps de travail non payé, c’est juste plus de marges pour les entreprises et bien plus de chômage (donc plus d’impôts…).

Si ça ne se fait nulle part dans le monde, ce n’est pas à cause d’un complot gauchisto-maçonnique, c’est juste que c’est une énorme connerie !!!!

Et c’est pour cela que depuis 2 siècles, le temps de travail baisse – par le mécanisme que j’ai longuement détaillé dans Les faits sont têtus

Bref, erreur de base du chef d’entreprise qui pense qu’en appliquant ce qui lui semble logique dans sa boite à toutes les boites, tout ira mieux (genre baisser les salaires), alors que c’est le contraire : problème classique de la macroéconomie s’opposant à la microéconomie…

P.S. Lisez par exemple ici un petit cours d’économie de J.P. Simonnet sur ce sujet…

 

Bonus : un petit rappel historique

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Quelques extraits de l’émission (comme BFM passe du temps à les découper, au moins qu’on les diffuse…):

Les banques systémiques au bord de l’explosion nucléaire :

Contrôle bancaire : “Arrêtons de jouer à la roulette russe !” :

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N’hésitez pas à réagir en direct par mail sur cette émission via ce lien – Nicolas Doze consulte bien les mails en direct, et est très demandeur 😉 :

http://www.bfmtv.com/emission/les-experts/

(cliquez sur Lui écrire à droite)

Utilisez aussi Twitter : https://twitter.com/NicolasDOZE

108 réponses à [Média] BFM Business, Les Experts – 5 novembre

  1. vérité2014 Le 06 novembre 2014 à 05h03
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    Bientôt des sanctions contre tous les pays des BRICS.

    US Gears Up for Total War Against the BRICS

    The information and economic wars being waged against Russia are just the beginning. From now on, every BRICS nation should expect similar treatment

    http://russia-insider.com/en/china_politics_business_opinion_media_watch_society/2014/11/06/06-42-49am/us_gears_total_war_against?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook


  2. BA Le 06 novembre 2014 à 06h32
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    Le scandale de l’année 2014 : ce matin, des révélations explosives sur le Luxembourg sont publiées par 40 grands médias :

    Evasion fiscale : tout sur les secrets du Luxembourg.

    Des milliards d’euros de recettes fiscales évaporées grâce à des accords fiscaux secrets. Plus de 300 multinationales concernées, parmi lesquelles des stars de l’économie comme Apple, Amazon, Heinz, Pepsi, Ikea, Deutsche Bank…

    Dans une enquête réalisée en partenariat avec le consortium de journalisme d’investigation américain ICIJ (International Consortium of Investigative Journalists) et quarante médias étrangers (The Guardian au Royaume-Uni, le Süddeutsche Zeitung en Allemagne, la télévision publique canadienne Canadian Broadcasting Corporation, l’Asahi Shimbun au Japon, etc.), Le Monde révèle les dessous du système fiscal luxembourgeois.

    http://www.lemonde.fr/economie-mondiale/article/2014/11/05/evasion-fiscale-tout-sur-les-secrets-du-luxembourg_4518895_1656941.html

    Rappel :

    De janvier 1995 à décembre 2013, le Luxembourg a été dirigé par Jean-Claude Juncker.

    Aujourd’hui, Jean-Claude Juncker doit s’expliquer sur ces accords fiscaux secrets qui ont fait perdre des milliards d’euros de rentrées fiscales à la France, à l’Allemagne, etc.

    Aujourd’hui, Jean-Claude Juncker doit s’expliquer sur cet énorme scandale.


    • Stéphane Grimier Le 06 novembre 2014 à 10h23
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      Ne soyez pas dupe des sorties opportunistes dans les médias mainstream.
      Il s’agit ici d’une attaque en regle contre la commission Juncker pour des intérets qui ne sont toujours pas les nôtres. PWC, dont les documents se trouvent sur la place publique sacrifie son image sur la place luxembourgeoise pour le compte d’intérêts non révélés…. (pas les nôtres… ne rêvons pas).
      .
      Alors on va parler scandale, rentrées fiscales perdues pour la France, la Belgique…. mais qui seriaient passées où ? Dans la dette comme le reste, sans rien résoudre, juste gagner du temps.
      . De plus qui ne sait pas en UE ?
      Dans la mesure ou tout ceci n’est qu’un secret de Polichinelle dans le milieu, et que des dizaines de places font la même chose partout dans le monde pour le compte des plaignants actuels (delaware, ile de man, city…etc), demandons nous si tous ces déballages n’ont pas un certain rapport avec les 2 milliards d’€ de rallonge que la commission a osé demandé aux UK il y a quelques jours. Ils l’ont assez mal pris. Cameron a juré de ne pas se laisser faire. Comme par hasard, aujourd’hui, ça déballe….. merci PriceWaterhouseCoopers.
      .
      Ce genre de sabordage est un peu voyant pour ceux qui ont les yeux ouverts.


      • Deres Le 06 novembre 2014 à 11h02
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        c’est fort probable que tout cela soit téléguidé par des affrontements en coulisse. Le pire c’est qu’au final, cela ne mettra probablement pas fin aux pratiques d’optimisation fiscale, mais les déportera ailleurs, probablement en dehors de l’UE au profit de nos concurrents en particulier américain.


        • Charles Michael Le 06 novembre 2014 à 17h33
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          Deres,
          Nos concurents americains ?
          vous voulez parler de nos Maîtres ?
          mais rassurez-vous, absolument rien ne va se passer; cette combine du Luxembourg est archie connue d’absolument tous (21.000 euros pour monter une SA et 10.000 euros de frais par an) avocatsd’affaires, industriels, Sarkozy & Co., journalistes financiers et éconmiques, élites en tout genre.
          Il n’y a que le Montebourg qui semblait ignorer qu’Amazon s’en servait.

          Au Luxembourg vous pouvez choisir un forfait négociable; mais vraiment il y a mieux ailleurs en Europe, je ne vous parle pas de l’Asie ou du top dans les Emirats.


      • olivier69 Le 06 novembre 2014 à 17h04
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        Bonjour Stéphane,
        vous dites des vérités (des ingrédients géopolitiques) mais vous oubliez de voir que ces sommes contribuent au processus de concentration des richesses. Cela affaiblit l’économie solidaire (environnement) dans le cadre d’un état providence (égalitaire). Payez vous des impôts ? Voulez-vous en payer davantage pour une disparition de la contre-partie (acquis sociaux) ? Donc une double sanction relative à la position sociale : celle d’un paiement des impôts dans le cadre des financements publiques (destination : service de la dette) et celle d’une extorsion par l’intérêt de la dette, dans le cadre des financements personnels et privés. En amont et en aval, on assiste à un rinçage. C’est un système de “sectarisme” qui détourne la participation à l’environnement économique pour des finalités sociales
        Ensuite, croyez-vous que ces détournements (un PA ou une richesse) ne permettent pas d’acheter à moindre coût des biens réels ? Y a t il un prix pour les uns (adossé à leur statut) et un prix pour les autres (adossé à l’impôt) ? Sous quels critères ? Un esclavage moderne légitime ? Si ce n’est pas du racisme social, expliquez-moi ? Parce que jusqu’à présent (si vous n’étiez pas au courant), à quoi sert bien la monnaie ? Si ce n’est un véhicule des échanges temporels….Donc acheter du réel !
        Ainsi, que veut bien dire en toute innocence le “mais qui seriaient passées où ” ? Vous nous prenez pour des idiots à ce point ? Croyez-vous que ces sommes sont uniquement destinées à supporter une dette (un financement généreux ?) ?
        Le modèle ne fera pas de cadeaux, à ceux qui le soutiennent par complaisance personnelle. J’espère que vous aurez le courage d’expliquer ceci à vos enfants, si vous en avez ou vous en voulez en avoir. Parce que si vous n’en voulez pas, ceci pourrait peut-être expliquer cela….
        Cdlt


      • Andrea Le 06 novembre 2014 à 17h34
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        Ces montages luxembourgeois sont connus depuis longtemps.

        Ce qui est peut-être neuf c’est le montant global.

        Bien sur il y a les coulisses, Juncker, etc., mais voir le mouvement lent vers une taxation plus juste (cad. une élimination des schémas qui permettent d’y échapper presque entièrement) pour des Cos. globales comme Apple, Starbucks, Ikea, pcq les Etats ont les caisses vides et une pile monstrueuse de dettes, et grapillent comme ils peuvent, la France est un bon exemple.

        Mais il y a là une contradiction pénible pour le ‘système’: les entrepreneurs adulés qui réussisent, qui sont un exemple star-flash du point de vue néo-libéral – ex. Amazon, Jeff Bezos, Apple, l’idole Steve Jobs, Ikea, Ingvar K., etc. – sont revélés non seulement comme des tricheurs comptables (légal..) mais également, dans d’autres rapports et articles, comme des exploiteurs rapaces de ressources et de travailleurs (suicides en usines Apple en Chine, Amazon avec le sous-payement et conditions draconniennes pour les employés, Ikea qui décime le bois à travers le monde pour qu’il soit jeté à la poubelle, etc.)

        En étant optimiste ce type de révélations ne peut pas faire de mal?


      • Olivier M Le 07 novembre 2014 à 01h21
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        Ouf! Vous n’allez pas jusqu’à écrire que le secret défense aurait dû s’appliquer.

        Nous avons donc un parasite à la tête de l’UE. Avec un comportement de dictateur: au journaliste qui lui demandait s’il n’était pas temps de faire son autocritique, il répond qu’il n’a pas le temps de lui répondre.

        Bravo MONSEIGNEUR juncker! :[[


      • NicTom Le 07 novembre 2014 à 10h12
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        Tenez je vous le donne en mille: Didier Mouget qui nous fait un point presse transparence.

        http://paperjam.lu/news/pwc-denonce-une-campagne-massive


      • NicTom Le 07 novembre 2014 à 10h34
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        Par ailleurs, PWC Lux avait fait tourner un email d’info en interne il y a 2 ans expliquant les tenants de cette fuite et les probables répercussions de celles-ci dans le future d’aujourd’hui.

        Néanmoins, s’inscrivant dans la légalité du cadre OCDE/UE, il y a fort à parier que de telles rélévations se transforment in fine en une gigantesque pub pour encourager encore d’avantage d’IDE au Luxembourg.

        All-in-all, all is good.

        ps: @Olivier – M

        Les comportements parisitaires sont communs à chaque pays de l’Union. Cracher son vomi sur un petit c’est bien et c’est facile.

        En bon Français, aller faire de même avec l’Allemagne, l’UK ou encore balayer devant sa propre porte c’est autrement plus difficile.

        à bonne entendeur.


        • Olivier M Le 08 novembre 2014 à 01h39
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          Je ne savais pas que juncker était aussi le roi des nationalistes luxembourgeois?

          Mais revenons aux choses sérieuses: pouvez-vous nous faire un rapport rapide du niveau de parasitisme des pays de l’Union dont vous parlez. De quelle union s’agit-il au fait?

          Les trolls de l’UE semblent avoir reçu des consignes pour rabâcher de plus belle sur ce blog.

          NicTom, combien de pseudos pour écrire ici?


  3. Babar Le 06 novembre 2014 à 09h06
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    C’était un secret de Polichinelle, l’omniprésence de structures financières de ces multinationales au Luxembourg (comme en Irlande etc) ne pouvait avoir qu’une explication et personne en Europe ne l’ignorait. Cela n’a pas empêché J.C. Juncker d’avoir le soutien de la majorité des dirigeants européens pour sa promotion à la tête de l’Europe, ce qui en dit long sur leur “aveuglement”.
    Ne serait il pas légitime d’exiger sa démission?


    • lionel Le 06 novembre 2014 à 11h35
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      Aveuglement?? Vous voulez dire complicité.


      • Carthage Médical Le 06 novembre 2014 à 14h40
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        Ah oui tout dépend de ce qu’il entend dire par “aveuglément” ?!


  4. Gribouille Le 06 novembre 2014 à 09h43
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    Je suis effrayé quand je vois vos interlocuteurs engoncées dans leurs certitudes. Comme les vieilles recettes ne fonctionnent pas et que la politique monétaire qui tourne à plein régime ne donne aucun résultat, on est prêt à briser tous les tabous sur la base d’arguments fallacieux.

    Faire passer les gens à 39H en continuant à les payer 35H, et vous expliquer que, les 4H de travail engendreront l’équivalent de 4H de chiffre d’affaires en plus, est assez curieux en l’absence de pouvoir d’achat supplémentaire pour engendrer un surplus de demande pour l’entreprise.

    On peut souligner aussi qu’augmenter les marges des entreprises n’est pas suffisant pour engendrer un cycle d’investissement indépendamment du problème de la demande. Si les exigences de rendement du capital demandées par les investisseurs ou les marchés financiers sont trop élevées, on réduit du même coût les opportunités d’investissement. Et on préférera racheter ses actions plutôt qu’investir, voir Michel Santi http://www.michelsanti.fr/entreprises-machines-a-sous/

    Quant au développement des robots, je pense qu’il est intéressant de mentionner ce passage de François Leclerc sur le Blog de Paul Jorion. En effet, s’il n’y a plus personne dans les entreprises pour recevoir un salaire, le scénario le plus vraisemblable ne sera pas que les anciens salariés mis au chômage achètent des actions comme il est dit par un des débatteurs (d’ailleurs avec quoi ?) mais l’appropriation collective des moyens de production pour redistribuer les richesses produites à la population. Le souci, sera la déconnexion entre l’octroi d’un revenu d’un coté, et l’effort fourni, les qualifications, la compétence des individus, de l’autre. On ne remplacera pas le salaire facilement comme clé de répartition socialement acceptée. Mais si plus personne ne travaille, la question ne se posera plus. Il n’y aura plus de raison de faire une différence entre les individus.

    “L’implication grandissante des robots dans la production des biens et des services est porteuse d’une extension de la propriété privée des moyens de production et de transferts de la richesse vers ceux qui en seront propriétaires. Mais elle crée simultanément les conditions de leur appropriation collective, d’autant plus justifiée lorsqu’ils produiront des biens communs. Ce n’est donc pas seulement l’État qui serait dans ces conditions amené à dépérir, mais également l’appropriation privée des moyens de production qui serait mise en question.”
    http://www.pauljorion.com/blog/2014/11/05/revenu-universel-et-biens-communs-par-francois-leclerc/


  5. reneegate Le 06 novembre 2014 à 10h15
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    Olivier j’allais dire dans un commentaire qu’on ne te voyait plus aux soirées (BFM). Te revoilà et avec brio, ton échange avec Poyau était excellent. Il est évident qu’une infime partie des entreprises qui exportent et qui n’empochent pas leurs dividendes, avec un effet de dynamique et dans un deuxième temps permettraient de créer des emplois à 39h payés 35h (après en avoir perdu d’ailleurs). Que n’y croyez vous pas? Rassurez vous nous non plus.


  6. coinfinger Le 06 novembre 2014 à 10h17
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    Les interventions d’ Olivier sont excellentes . Claires , objectives , documentées .
    Ces non dits qui se manifestent une fois de plus par des coupures en disent long par leur silence .
    Que ce soit sur l’Ukraine ou sur les banques .
    J’ irai jusqu’à dire qu’il existe un lien entre ceux sujets apparamment éloignés .
    C’est que la ponction d’épargne populaire qui s’opére au travers des aventures financiéres , dont la réunion des banques d’affaires et des banques de dépots en est le plus éclairant exemple , ne sert en définitive qu’à une chose , mettre en place des politiques indéfendables au point de vue démocratique , avec ent’autres comme moyen la corruption publique et privée des médias .
    Comme pour les banques cette séparation a été abolie au profit d’une minorité qui se vautre de plus en plus insolamment dans sa fange .


  7. Aster Le 06 novembre 2014 à 10h23
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    Sans méchanceté de ma part, votre participation à cette émission est une insulte à votre intelligence.


  8. LA ROQUE Le 06 novembre 2014 à 10h44
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    Quelques remarques:
    Je suis stupéfait de la réponse de Mr Dard lorsque Olivier dit qu’en cas de crise grave il faudrait 380 milliards d’euros.
    “Ce n’est pas grave cela ne représente qu’à peine 20% du PNB, en période de guerre cela monte à 50%” dit t’ il et il rajoute:
    “Le plus grave problème serait une éruption solaire qui bloquerait toutes communications et bloquerait le système bancaire”.
    Non seulement ce n’est pas une réponse mais en plus cela démontre le cynisme de cette personne.

    Concernant la remise en cause des 35 heures et la retraite à 65 ans.
    Si Mr Poyau vous invite à créer une entreprise moi je l’invite à venir travailler avec moi en 3*8 et au bout de quelques années on verra si il tient le même discours; sans compter que cela serait néfaste pour l ’emploi.
    Je l’ai vécu personnellement,lors de la mise en place des 35 H, la société dans laquelle je travaille était en redressement et cela a limité le nombre de licenciement de l’aveu même du directeur administratif. Si aujourd’hui on devait les remettre en cause cela se traduirait à nouveau par des licenciement car nous sommes dans le même schéma que celui du coiffeur prit par Olivier sachant qu’on exporte pas!
    Mr Poyau a tendance à oublier que même pour les entreprises qui exportent il faut également qu il y ait de la demande dans ces pays.
    Nous avons un problème de demande et non d’offre ! Les politiques d’offres menées actuellement au niveau Européens amplifient la crise. Soit les dirigeants font une mauvaises analyse ou soit il répondent à un lobbying.


    • reneegate Le 06 novembre 2014 à 17h07
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      Poyau prouve ici que le lobbying se trouve dans leurs têtes. Il est à un moment clairement décontenancé par les arguments d’Olivier alors qu’il était d’un aplomb très “convaincu” juste avant.
      Nous luttons désormais contre des idées reçues, intégrées qui de plus sont systématiquement suscitées. Olivier l’a très bien compris en les laissant s’exprimer pour ensuite intervenir par petites touches en bon psy. Ce sont des malades


      • persanfoi Le 09 novembre 2014 à 09h08
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        Bonjour,
        Il me semble que ce chef d’entreprise exprimait son inquiétude pour sa compétitivité. Contrairement à ce qu’il a dit, il réduirait les prix de ses produits si on lui en donnait l’occasion, n’est ce pas. Parce qu’il semble soucieux d’augmenter son porte-feuilles clients. Mais, comme il est intelligent, et qu’il a compris que le sens du débat, à ce moment précis…

        Je suis d’accord avec lui/eux sur un point précis. Travailler dans un pays qui fait des lois, régulièrement, pour aider l’innovation par ci, l’insertion par là, défendre le pouvoir d’achat, etc… tout cela équivaut à changer les règles du jeu, à chaque fois. Et je comprends parfaitement que cela use quand on a les yeux braqués sur la case bénéfices. Certes, certaines entreprises ont de la réserve et/ou savent d’endetter. Mais, je ne pense pas que cela concerne la majorité des entrepreneurs.

        Autre chose: on peut concéder qu’il serait scandaleux que des entreprises françaises saines ferment pour des motifs structurels. Existe t’il des statistiques à ce sujet? Des exemples de sociétés françaises qui tournent, qui vendent au même prix que leurs concurrents et qui pourtant ne dégagent pas de bénéfices?


  9. Alex Hanin Le 06 novembre 2014 à 10h48
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    Le gars qui explique que les QE américains et britanniques ont donné des résultats plutôt positifs devrait jeter un coup d’oeil aux déficits publics des 2 pays pour les comparer à ceux de la France (p. ex.). Mais on sent bien qu’on à affaire à un libéral vaguement hayékien (l’économie est un système dynamique bcp trop complexe pour être dompté par notre pauvre savoir humain –> la régulation est impossible) et attribuer un effet positifs aux déficits publics est impensable.


    • Surya Le 06 novembre 2014 à 12h07
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      Le grand “fait d’armes” de Guillaume Dard c’est quand même d’avoir sorti dans cette même émission il y a quelques temps “oui c’est sûr les marchés l’ont décidé, c’est Larry Summers qui dirigera la FED”.


  10. Olposoch Le 06 novembre 2014 à 10h54
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    En même temps OB n’a pas le luxe de pouvoir finir une phrase, interrompu et recouvert par les durs, les parasites de la finance autocentrée (qui voient parfaitement le problème que la robotisation pose de plus en plus, mais comme les profits, pour leur petite entreprise me/myself/I s’annoncent juteux, ils prennent l’air navré en lançant sans conviction le futur prospère des “services”…tant que leur emploi à eux n’est pas dans la balance, par exemple par la régulation, l’interdiction des produits spéculatifs nocifs pour l’économie…)

    Que OB en vienne à objecter respectueusement il est instantanément prié de laisser finir l’autre…

    Le passage ou OB a testé le “chef d’entreprise” sur le concret, salaires, marges, investissement, montre le début d’un angle d’attaque face à ces gens (le concret de la vie économique productive et réelle) , qui avouent vouloir par la baisse des revenus de leurs employés pour augmenter leur marge, l’embarras était palpable et il a fallu le secours de N. Doze pour evacuer le topic…

    L’épisode du coiffeur, très révélateur de la différence entre les spéculateurs/investisseurs mondialisés et la vie économique essentiellement locale, nationale et collective, les circuits courts… l’occasion de donner un maximum d’echo aux révélations du jour sur le Luxembourg, paradis sur terre de BFM…

    Ce genre de débat à Trois contre un… Olivier vous devez prendre des trucs avant pour rester zen face à ces discours…

    Parler de santé publique et de régulation démocratique du marché de la drogue avec les cartels mexicains…


  11. Adrien Le 06 novembre 2014 à 11h07
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    Merci monsieur Berruyer de démonter les idées reçues sur le temps de travail.
    C’est insupportable d’entendre partout qu’il faut augmenter le temps de travail alors que c’est un non-sens économique.
    Le temps de travail est en baisse général dans tout “l’occident”, dans des pays comme les Pays-Bas ils ne travaillent plus que 30 heures.


    • Pravda Le 07 novembre 2014 à 23h59
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      Argumentaire libéral sur le travail:

      on choisit le système libéral car il permet une allocation optimale des ressources.
      Or, vu les taux de chomage (au sens large) à travers le monde, il y a une offre de travail supérieure à la demande, il s’agit donc d’une crise de surproduction de travail.

      Paradoxe donc, le systeme est sensé allouer les ressources de manière optimale pour satisfaire les besoins humains, mais il n’y arrive pas, lol


  12. step Le 06 novembre 2014 à 11h14
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    du dur combat entre microéconomie “et ma boîte” et la macroéconomie. Sachant qu’on sait très qui dans les grandes lignes écrit l’avenir.

    J’ai eu du mal avec l’association d’entrepreneur du patron du panel.. y avait un truc qui commençait par ‘res’ et qui finissait par “ponsable” mais en l’entendant, en particulier sur les premières minutes j’ai eu un acouphène rétroactif. ça m’arrive de plus en plus souvent avec les socialistes aussi.

    J’adore la discussion sur l’investissement des entreprises:
    -Me faut de la marge.
    -En coupant la demande en France par de la compression salariale ?
    – Ben oui comme ça je peux investir.
    – Ou ?
    – Ben a l’international.
    – Quel est notre intérêt ?
    – Ben effet d’entrainement toussa toussa … vous voyez ?
    – Ben non. L’argent il est plus en France, on s’est appauvri, point.

    Une chose à comprendre, c’est que statistiquement, il y a une corrélation entre investissement et chômage, mais dans une économie guidée par les services, elle n’est pas celle qu’on croit. L’investissement dans les services produit des hausses de chômage…


    • step Le 06 novembre 2014 à 11h26
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      tiens BHL commence à payer de sa réputation à l’étranger…
      http://www.courrierinternational.com/article/2014/11/03/bhl-allez-vous-en-et-ne-revenez-plus-jamais#

      encore un qui aura fait du bien à notre réputation à l’international.


    • pirku Le 06 novembre 2014 à 23h03
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      Je crois que Pouyau a dit qu’il utiliserait le chiffre d’affaires supplémentaire pour faire de la Recherche et du développement, acheter des boîtes concurrentes etc. : le pékin français de base serait plus pauvre mais la grosse multinationale française serait plus riche avec un bénéfice en retour éventuel, réinvestissement en France etc….Mais bon là…Il n’y a qu’à regarder si ce genre de boîte réinvestissent dans leur pays d’origine…Pas sûr hein 🙂 Il y a peut être un bénéfice politique international comme pour Total acteur majeur, garant de certains fiefs internationaux de la France(vive la patrie !) D’un autre côté il semble dire que si on ne fait pas ça, les allemands etc nous bouffent, sa boîte bouffée par la concurrence qui finira par crever et licencier tout le monde. Dans les deux cas on est dedans j’ai l’impression. Dans un cas on chante la marseillaise le ventre vide, dans l’autre on ne chante pas.


  13. Negrello Le 06 novembre 2014 à 11h17
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    Pour une fois je vais commencer par un jugement plutôt que par des faits.

    Doze est lamentable quand il joue à la grosse récession, une grosse crise bancaire, immobilière, vous pouvez y aller sur le pire du pire (en plus il prend la position en arrière du type qui vous dit pauvre c.n) ……, repris par une guerre ça coûte 50 % …..et puis par le système humain est résilient et on finit par l’éruption solaire….. puis créer une entreprise et vous verrez Monsieur…. Ils jouent à quoi ?
    A ridiculiser Olivier ou bien à se ridiculiser eux mêmes ? C’est du mépris.

    Il est vrai que l’article suivant est bidon.
    http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN0IQ0IP20141106
    Il est vrai que les chefs d’entreprise sont si forts que le PIB croît de 10 % par an
    Il est vrai que le chômage recule.
    Il est vrai que la dette de la France diminue.
    Il est vrai que notre Scooter 1 er rassemble son peuple.

    Ma surprise est totale quand il est dit:
    “…Le numérique a des leviers de développement très fort pour la France….”
    Mais Où ? surtout quand on reconnait que les automates créent du chômage.

    On est encore dans le déni de réalité où tout propos doit être positif quelque soit la situation, sous peine de passer pour le c.n de service de surcroît incompétent.

    Il est plus simple de faire bosser un automate 24/24h 7/7j 12/12 m que de manager des femmes et des hommes qui ont des états d’âme et qui font perdre en rentabilité.
    Le personnel est bien une charge dans le compte d’exploitation, on le voit bien. C’est un choix d’investissement entre automate et personnel.
    On prend celui qui coûte le moins cher et qui pose le moins de questions.

    On est dans un monde où l’incompréhension est grandissante.
    Et quand les HOMMES au sens large ne peuvent plus discuter, cela se finit toujours très mal.


  14. Alex Hanin Le 06 novembre 2014 à 11h38
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    Lorsqu’on est chef d’une grande entreprise, il est normal de militer pour la compétitivité, mais à un moment il faudrait pouvoir prendre du recul par rapport aux vérités toutes faites et se demander où tout ça nous mène.

    Tout au début, l’un des acolytes affirme qu’on est dans une “crise de compétitivité” et que la France en manque cruellement. Comme l’a dit un autre lecteur, la microéconomie c’est très joli, mais appliquer des remèdes microéconomiques à des problèmes macroéconomiques est la pire des “solutions”.

    Des décennies de néolibéralisme/néoclacissisme l’ont fait oublier, mais tout vendeur a besoin d’un acheteur et la loi de Say est de la vaste blague. C’est aussi simple que ça.


  15. Tatsuya Le 06 novembre 2014 à 11h52
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    C’est vrai quoi, dans les cocktails mondain entre patrons, ceux qui exploitent dans des pays dans la misère sont beaucoup plus joyeux et dynamiques que ceux enlisés dans ces pays modernes avec un droit du travail contraignant.
    Serrez-vous un peu la ceinture pour plus de sous dans les poches de vos bons maîtres.
    Regardons vers l’Allemagne que diable!


  16. Alex Hanin Le 06 novembre 2014 à 11h54
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    Je viens d’écouter la deuxième partie… M. Dard, fallait pas l’inviter. Pourquoi donner la parole à ce genre de personnages ? Une crise financière boh c’est pas grand-chose, la guerre c’est bien plus coûteux (sous-entendu : une crise financière n’est que le hoquet d’un marché par ailleurs tellement généreux ; la guerre, c’est quand des bureaucrates décident de se taper dessus en compromettant la “liberté” des vrais gens). Et puis il suffirait que Mars attaque pour que tous nos plans soient flanqués par terre, alors à quoi bon ? On est tellement résilients, de toute façon ; moi par exemple j’ai une réserve de caviar dans mon abri antiatomique doublé de soie.

    C’est vraiment le nihilisme intellectuel et politique le plus total, où tous les prétextes fumeux sont bons pour décourager toute intervention : on est trop bêtes, le monde est trop compliqué, qui sait de quoi demain sera fait, faut relativiser, etc.

    Le libéralisme, et en particulier celui de M. Dard, sert souvent à rationaliser péniblement un égoïsme crasse qui donnerait la nausée s’il était vu pour ce qu’il est réellement.


  17. Ras Le 06 novembre 2014 à 12h16
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    C’est étonnant de voir que le problème du déficit de volume de travail se résume souvent à la mécanisation et la robotisation (2nd vidéo, après 15 min). On se croirait revenu dans les années 60.

    Le problème du chômage, c’est donc la faute des machines ? Non, c’est la faute de la délocalisation.


  18. red2 Le 06 novembre 2014 à 12h45
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    En ce qui concerne les robots: quand la productivité augmente du fait de la technique, c’est très simple, il suffit de baisser le temps de travail si on veut éviter une hausse du chômage! Ou si nos ressources écologiques le permettent augmenter les salaires en proportion pour augmenter la demande et donc la production qui permettra de faire baisser le chômage… Tout cela est très simple et connu depuis plus que longtemps! Le problème, c’est que le libre échange absolu et abruti que nous connaissons ne permet plus ces ajustements… Oui a un protectionnisme massif couplé à moyen terme à une relance des salaires et au passage au 32 heures!


  19. georges dubuis Le 06 novembre 2014 à 12h46
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    Oui ces gens de la finance jouent à la roulette Russe, avec la tête des autres comme dans la fameuse scène du ‘deer hunter” à 37 min
    http://www.dailymotion.com/video/xt7uhd_the-deer-hunter-1_webcam


  20. Sébastien Le 06 novembre 2014 à 13h00
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    C’est étrange comme ces z’investisseurs et autres “chefs” d’entreprise se voient comme les Avengers du monde moderne.
    Sachant que ce sont les banques et Microsoft qui donnent le la en matière de sous-sous, les voir se réfugier dans les jupes de leur maman-Etat à la fois par peur, lâcheté et incompétence explique en grande partie leur discours complètement incohérent à propos de l’économie bien comprise.
    Irresponsable et égoïste par nature, l’idée que les problèmes puissent venir d’eux-même ne les effleurent pas une seconde.
    Ce sont des idéologues, pas des Capitaines d’industrie. La France en est remplie. Il est là le problème. D’ailleurs, s’ils sont si doués, au lieu de demander à Olivier Berruyer de créer une entreprise, qu’ils aillent donc exercer leurs immenses talents aux Etats-Unis, leur modèle absolu. Qu’est-ce qu’ils attendent? Hein?


  21. pantocrator Le 06 novembre 2014 à 13h07
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    olivier a été génial avec sa démonstration ” salon de coiffure ” sur les 39 h .
    Les bégaiements de ses contradicteurs en disent long !


    • Alex Hanin Le 06 novembre 2014 à 13h51
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      C’est en effet excellent. Olivier pointe du doigt avec des arguments finalement assez simples le trou qui traverse de part en part la théorie économique de ces gens-là.

      Pour eux, si on introduit des “réformes” favorables aux entreprises (sur le court terme), on crée automatiquement des emplois. Bien entendu, le raisonnement ne tient pas la route, et c’est pour cela qu’ils doivent recourir à des phrases toutes faites du style “c’est un système dynamique”, “on va créer de la richesse” et autres âneries sorties de leur imagination fertile, avant de terminer, excédés, par “essayez donc de créer une entreprise et on en reparlera”.

      Cette dernière suggestion est symptomatique : “je suis chef d’entreprise, donc je crée des emplois, donc facilitez-moi le travail pour que j’en crée encore plus”. Des emplois pour fabriquer plus de produits/services à vendre à qui ??


  22. armelle Le 06 novembre 2014 à 13h22
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    Et si, tout simplement, la solution était de sortir de cette salo…perie de système? On parle tout le temps de création de richesses, etc, mais bon dieu! N’y en a t’ il pas assez?


  23. arnold99 Le 06 novembre 2014 à 13h31
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    Nous avons bien compris l’inquiétude que génère une banque qui mélange ses activités de dépôts et celles d’affaires.
    Plutôt que de parler de taxation ou d’interdiction, ne pourrions-nous ne pas envisager la notion de garantie à l’instar des entreprises du bâtiment.
    En clair, il suffirait que les banques françaises déposent les fonds correspondants aux dépôts des clients durant un an à la Caisse des Dépôts et Consignations (la bien nommée), fonds qui leur seraient reversés l’année suivante au pro-rata de la nouvelle garantie.

    Cela altèrerait en rien leur bilan, leur permettrait de continuer leur activité « affaires », et donnerait à l’Etat via la CDC d’avoir un volant de trésorerie pour des investissements sans taxes mesquines et sans impact sur le pouvoir d’achat des Français.


    • bigglop Le 06 novembre 2014 à 16h31
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      @Arnold69,
      Mon Dieu, vous voulez enlever de la liquidité au “Marché” (spéculatif) pour l’investir dans l’économie réelle !!! Vite, sur le bûcher !!!
      Enfin non, l’ingéniérie financière va nous sortir, dans ce cas, un nouveau produit financier qui pourra être apporté comme collatéral à la BCE contre des euros tous neufs.
      J’ai bon Olivier ?


  24. Thomas75 Le 06 novembre 2014 à 13h37
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  25. Fabrice Le 06 novembre 2014 à 13h42
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    Autant parfois Nicolas Doze laisse un peu de latitude là franchement il s’est montré en dessous de tout, on ne pose pas des questions dont on ne veut pas entendre la réponse, mais bon.

    Personnellement je pense qu’on en reviendrait au servage que certains trouveraient trop coûteux la main d’oeuvre tout en se plaignant que la consommation s’effondre, je pense que lorsqu’un dogme est ancré dans l’esprit humain, même les bûchers pour sorcellerie des contradicteurs ne suffisent pas à éveiller le raisonnement et la conscience, le fanatisme économique étant aussi dangereux que le religieux.


    • Olposoch Le 06 novembre 2014 à 13h53
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      A noter que Nicolas Doze, qui est semble-t-il preneur des questions et commentaires sur son site (là ou il est le MC) ne daigne pas venir sur ces discussions pour défendre ses idéaux et se mettre dans la position de l’invité…


  26. interlibre Le 06 novembre 2014 à 14h13
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    Bonjour,
    Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu je vous conseille vivement de voir le reportage : Sacré croissance de Marie Monique Robin (le monde selon Monsanto…). Il est dispo encore quelques jours gratuitement et légalement sur le site de vod d’arte. J’ai beaucoup aimé ce docu car il est très optimiste (et on en a besoin) et se focalise sur les méthode et solutions pour sortir de la croissance et du productivisme. A voir vraiment et peut être même que ça mériterai un petit article ici 😉 je dis ça, je dis rien !


  27. georges glise Le 06 novembre 2014 à 14h16
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    toutes les télés (notamment france2 avec lenglet sont devenues des propagandistes permanents de l’ultra-libéralisme et de la démolition du code du travail, et bfmtv et i-télé sont comme les autres. je vois souvent doze sur bfm que je regarde souvent la nuit. il est généralement le chantre de l’ultra-libéralisme, comme les autres.


  28. Jérôme Le 06 novembre 2014 à 14h46
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    Bonjour Olivier, je trouve votre raisonnement intéressant mais inexact. Je me permets donc de le reprendre ici à partir du point 2:

    2/ L’entreprise disposant de main d’œuvre horaire moins chère baisse-t-elle ses prix ?

    A : OUI ; donc tous les prix baissent, donc welcome to déflation, pire chose possible en régime capitaliste (les gens cessent d’acheter, préférant attendre).

    => Comme disait Gave l’autre jour dans la même émission (où vous étiez aussi invité), le système capitalistes est PAR NATURE déflationniste. Donc aucune importance, on est juste PLUS ou MOINS en déflation.

    B : NON ; on a donc un pur transfert de travail gratuit vers la marge des entreprises. L’arnaque du discours dans la vidéo est le “donc elles investiront plus” sachant que :
    Une bonne part se contentera de verser plus de dividendes dans les grandes entreprises sous pression actionnariale. Pour les autres : pourquoi investir vu qu’il n’y a pas plus de demande en France (car pas de pouvoir d’achat en plus, le travail supplémentaire n’étant pas payé), ni à l’étranger (vu que les prix n’ont même pas baissé)

    => Et pourquoi pas, si on impose par la loi une contrainte sur l’investissement par exemple?? Sinon Frédéric Lordon (je crois) proposait de taxer 100% des profits des actionnaires au-delà de 8% de rentabilité.

    3/ La production augmente-elle ?

    A : NON. C’est l’hypothèse la plus probable.

    => Voir remarque 2.A. A remarquer d’ailleurs que c’est inscrit dans la théorie néolibérale elle-même. L’équilibre de marché, dans une économie où les débouchés et les profits s’effondrent (l’Europe en ce moment), est de redistribuer le capital aux actionnaires. Pas la peine d’aller chercher midi à 14hr, c’est comme le port Salut.

    B : OUI. C’est l’hypothèse défendue par les propagandistes

    => Voir remarque 2.A

    Au final, je pense que votre première remarque sur le fait que DE TOUTE MANIERE, la durée effective du travail est DEJA de 39h/semaine en dit assez long…


    • Surya Le 06 novembre 2014 à 15h27
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      C’est bizarre de dire que le système capitaliste est déflationniste (ha oui, par la magie de la concurrence qui fait baisser les prix) parce que depuis la révolution industrielle on passe bien plus de temps en inflation qu’en déflation (les seules périodes de déflation notable ayant été la longue dépression de la fin du XIXème siècle, la grande dépression des années 30 ainsi que pendant le krach de 2008/2009.

      Sinon je ne vois pas trop comment vous comptez “contraindre” l’investissement. Quant à la taxe sur les profits des actionnaires, ça existe déjà et ça s’appelle l’Impôt sur les Sociétés. Et encore ça c’est juste la vision “entreprise” parce qu’ensuite coté “épargnant” les dividendes se prennent encore les 15,5% de prélèvements sociaux. Et puis c’est tellement simple de sortir ces profits autrement que par des dividendes (convention de management fees pour sortir le cash en amont de la VA)

      Et puis quand les entreprises ont du cash et qu’elles ne savent pas quoi en faire (parce qu’il n’y a pas de perspectives positives à court terme par exemple) elles rachètent leurs propres titres (actions / obligations) et distribuent ou alors mettent en “report à nouveau” pour statuer plus tard.


      • coinfinger Le 06 novembre 2014 à 16h47
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        Vous confondez déflation et dépression . Confusion qu’entretien à dessein le systéme en place , c’est pourquoi çà vous fait bizarre . Le 19 e siécle avec sa monnaie-or a en gros été tous du long déflationniste . Les quantités produites se sont accrus à) un rythme exponentiel au méme prix ou à la baisse . Vous en voyez un exemple de développpement déflationniste dans un des secteurs les plus porteurs : les Ntic . Cependant les fortunes qui s’y édifient ne doivent pas masquer que ce capitalisme , s’il en est un , est trés différent de celui du 19e .
        Le ‘capital’ par ex s’y estime tout à fait autrement , pour pousser le paradoxe je dirais en terme de travail futur … Le phénoméne laisse pantois les experts , et les financiers et les politiques . Les start-up ( les vraies ) n’empreintent pas aux banques , les politiques ont beau créer des pépiniéres ou pomponniéres à start-up , ils n’y crée que des affairistes chasseurs de subventions ou des opportunités pour chomeurs qualifiés .


        • Les-crises.fr as Le 06 novembre 2014 à 17h00
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          Je ne confonds rien du tout, je constate simplement que les périodes de déflation au XXème siècle coïncident avec des dépressions. Le phénomène est parfaitement modélisé par le modèle debt-deflation d’Irving Fisher


          • Benjamin Franklin Le 06 novembre 2014 à 17h38
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            Faut arrêter les bêtises
            http://en.wikipedia.org/wiki/File:US_Historical_Inflation_Ancient.svg

            Sur toutes les crises économiques enregistrées (en terme de régression du pouvoir d’achat réel par tête) depuis 1800, il n’y en a eu que 2 qui ont été corrélées à de la déflation : 1929-1932 et 2009.
            Il se trouve aussi qu’entre 1929 et 1932 les dépenses publiques passent de 10% à 20% du PIB aux USA, mais c’est un détail.


            • Les-crises.fr Ab Le 06 novembre 2014 à 17h51
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              Oui arrêtons les bêtises : il se passe quoi sur les capitaux propres d’une entreprise (par exemple une banque) que les prix des actifs en face diminuent ?


            • Benjamin Franklin Le 06 novembre 2014 à 18h56
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              Ben il baisse aussi, où est le problème qu’un actif soit évalué au prix du marché ?
              Les actionnaires de l’entreprise voient la valeur de leurs capitaux baisser, mais le pouvoir d’achat des dividendes qu’ils recoivent augmente. Et s’ils vendent, la valeur nominal a peut-être baissé, mais la monnaie obtenue en échange a un pouvoir d’achat accru aussi.
              Donc ils sont contents.

              Et pour les banques, si un dépôt à vue est marqué X unité de cash et que la banque a X unité de cash en fonds propres, ça ne pose aucun problème. Ca pose un problème évidemment si la banque couvre ses dépôts à vue avec des actifs non cash, mais ça c’est le problème de la banque de gérer intelligemment sa réserve fractionnaire. Si elle ne veut pas ce genre de problème soit elle couvre réellement ses dépôts à vue, soit elle dit à ses clients que ce ne sont pas des dépôts à vue en réalité.

              Finalement la déflation incite les banques à ne pas utiliser d’actifs risqués pour couvrir les dépôts, c’est pas une bonne chose, ça ?


            • olivier69 Le 06 novembre 2014 à 21h22
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              Bonsoir benjamin,
              Avez-vous oublié une partie de la population active ?
              Remplaçons alors une ânerie par une autre avec un questionnement  : Concrètement, détenir la propriété d’une entreprise (société financière ou non) n’est-ce pas déjà la consommée dans votre modèle ? Ce qui expliquerait que vous soyez obligé de maintenir la capitalisation afin de pérenniser cette consommation dans le temps  ou de créer des filiales pour maintenir la consommation de l’exercice de production propre à la consommation excessive du propriétaire? Qui doit supporter la consommation irrespectueuse de l’exercice ? Cette consommation doit-elle être payée par l’employeur propriétaire ou le salarié esclave ?
              Cdlt


        • olivier69 Le 06 novembre 2014 à 21h15
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          Bonsoir Jérôme,
          « le système capitalistes est PAR NATURE déflationniste. Donc aucune importance, on est juste PLUS ou MOINS en déflation. » ? Encore un adepte de la sélection naturelle ? Et donc, si vous voulez parler de la nature des choses, je suis à vous….
          Alors, si j’ai bien compris, plus vous grossissez la sphère monétaire et vos magouilles hors bilan, et plus vous semblez dire que le prix des actifs réels décroit ? Permettez-moi de vous dire que même, vos propos sont du vol par amalgames et raccourcis ! Votre interprétation de la sphère réelle est fondée sur une confusion organisée par l’interprétation de la théorie quantitative. C’est le salut des cochons….Et si vous me dites que la monnaie n’existe pas, allez donc dire cela, en face des créanciers et endettés. Les réalités économiques et commerciales s’arrêtent où pour vous ? Le monétaire appartient au réel ! Les actifs monétaires et financiers servent à faire des échanges temporels par leur simple définition commerciale. La nature déflationniste du système reposerait sur quoi donc ?
          Indice : Comprenez-vous le principe de rendement de actifs dans la définition du patrimoine de Friedman ? Donc baisse générale des prix par rapport à quoi ? Un arrangement académique, le dogme de la pensée ? Vous parlez donc en volume ou en valeur ? De quels types d’actifs ? Vous ne seriez pas en train de réduire l’économie à la simple expression monétaire ? Le système, est-il au courant qu’un travailleur est derrière la machine ?
          Enfin, la mauvaise foi : « Et pourquoi pas, si on impose par la loi une contrainte… » cela, ce n’est pas le réel (le présent) et donc vos déductions imaginaires n’invalident pas ce qui est dit pour un contexte défini le cas présent. Bref, si ma tante….
          ps : L’inflation brutale du cerveau peut aussi provoquer une embolie cérébrale ! Mais sa déflation, un enfer-me-ment… 🙂
          Cdlt


          • Jérôme Le 13 novembre 2014 à 17h12
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            Vous m’avez perdu.

            Mais bon, juste pour tenter de clarifier un peu, je regarde les prix en heure.homme qui est une constante universelle, et est une devise qui a l’avantage de rester stable au cours des âges. Ensuite je me dis: “combien de temps aurait-il fallu à quelqu’un, au début du 19ème siècle, pour concevoir, construire et assembler un iPhone” par exemple. Une première approximation est “environ 200 ans” et encore, des milliers de personnes s’y sont attelées. Considérons que cela ferait environ quelques milliers de milliards d’heures homme. Aujourd’hui, je pense qu’un iPhone prend environ 30 heures homme. Il y a donc eu une déflation absolument massive, quasiment inimaginable en 200 ans.

            La question est “est-ce propre au capitalisme?”. Personnellement j’en doute. C’est une tendance inéluctable, tout comme, vous avez raison, la sélection naturelle. En effet, aussi longtemps qu’on remonte dans le temps, la technique humaine a toujours progressé (même si beaucoup plus lentement). Par exemple il aura fallu quelques millions d’année homme pour réaliser le premier outil en bronze.

            Et désolé de vous décevoir, mais cette façon de penser est très “non académique” (mais je vous encourage à tenter de prouver le contraire, cela pourrait être très fructueux pour tout le monde).


    • Nerouiev Le 06 novembre 2014 à 16h17
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      Tout votre raisonnement est bien construit et je le partage. Mais j’ai tout de même envie de rajouter un point important et dont personne ne parle vraiment. Nous avons bâti une économie complexe mais fragile car basée sur une énergie bon marché et inépuisable. On a ainsi construit un monde très imbriqué où tout semble utile et profitable pouvant utiliser toutes les facultés de chacun d’entre-nous pour un emploi ad hoc. On peut construire tout plein de sociétés grandes ou petites notamment dans les services et donner plus d’emploi. Mais si cette base énergétique vient à manquer il faudra bien réduire tout ce qui n’est pas vraiment utile et on le voit déjà en France. Et les mieux placés commencent à racheter le capital pour leurs propres intérêts entraînant des licenciements avec difficultés de reclassement. C’est le début de la dégringolade et non celui d’un renouveau. Si les actionnaires fonctionnaient à nombre d’employés constant ou en hausse tout en restant compétitifs nous aurions de vrais dirigeants. Nous ne pouvons pas être tous des entrepreneurs mais que ceux qui se disent tels le soient. Et quand l’énergie viendra à manquer nous en aurons bigrement besoin et les banques seront de moins en moins de l’énergie en conserve.


  29. P.Lacroix Le 06 novembre 2014 à 15h17
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    Bonjour

    Serait- il possible de mettre quelque chose au point!
    Le sens des mots est galvaudé depuis des décennies. Est- ce à cause de la TV ? Des médias ? il faut aller de plus en plus vite ? Doze en est encore la preuve, ici, il veut avoir fini avant d’ avoir commencé ! Maitrise-t-il vraiment les mots qu’ il emploie, sans parler des anglicisme abondants dans le vocabulaire financier.

    On parle beaucoup, ici aussi d’ ultra- libéralisme.Pour moi qui n’ ai pas ait de langues anciennes, ultra, c’ est beaucoup, et libéral exprime l’ idée de liberté. Donc, ultra libéralisme, c’ est beaucoup de liberté.
    Pour moi, le libéralisme, c’ est le maximum de liberté individuelle sans entraver celle des autres.
    Je ne vois pas dans les commentaires où il soit question de beaucoup de liberté, hormis pour la grande finance, mais c’ est pour cela que le terme me paraît mal adapté.
    On est plus dans la connivence malsaine entre le grand capital et les politiques.
    Il y avait ce jour à 13 h 30, sur France Inter, une émission intéressante sur la famille Laval, à ce sujet.
    Merci à tous.


    • Renaud 2 Le 06 novembre 2014 à 16h10
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      Le sens des mots est même plus que galvaudé, c’est carrément de la double pensée (doublethink) orwellienne. Il suffit d’inverser le sens des mots pour s’approcher de la vérité.
      Par exemple, on peut remplacer “freedom” par “slavery by debt”. Toute cette promotion de la “démocratie” et de la “liberté” dans les pays intéressants géostratégiquement, il en résulte en réalité l’investiture d’un gouvernement pro-système (symbolisé par Washington, Bruxelles, Wall Street et la City) et un pays enchaîné par sa dette.
      De même le “free market” n’existe pas. Il n’y a pas libre concurrence non faussée, toutes les réglementations visent à favoriser les multinationales au détriment des petites boîtes.


  30. boduos Le 06 novembre 2014 à 15h52
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    On ne peut que se réjouir du bon sens “économique” dont refuse de se départir Olivier face à des représentants d’intérêts bien particuliers.
    Olivier accule Christian Poyau dans ses contradictions sur un retour aux 39 h payées 35 dans une parfaite limpidité.
    CP a la mémoire courte et passe sous pertes et profits que lors du passage aux 35h,outre les avantages de cotisations faits aux employeurs ,ceux ci on pu geler plus de 3 années civiles les salaires, sans indexation sur l’inflation.Repasser à 39h payées 35 constituerait une belle martingale pour l’employeur.
    La retraite à 65ans ,bon d’accord mais alors étant a ce jour à 62ans, pourquoi l’age moyen d’employabilité des seniors est de 59 ans ,sauf à admettre qu’on veut transférer le cout social des seniors vers les assedics.(la deuxième conséquence étant d’éviter de verser la surcote aux retraité ayant dépassé le curseur des 62ans et des 170 trimestres de cotisation (soit + 1.75% par trimestre )
    la complexité du droit du travail ? oui mais pourquoi ? parce tradition française oblige,depuis la révolution ,les professions n’ont pu s’organiser suite a la loi Le Chapelier l’ interdisant pour mieux les livrer à la bourgeoisie .
    L’enfer ouvrier que cette situation a créée au 19eme siècle a fini par amener fin 19ème des syndicats radicaux qui ont depuis figés leur attitude par principe hostile au patronat,tout au moins en apparence,car ils sont désormais plus préoccupes de leur pré carré qu’est la fonction publique dont ils font partie des commissions paritaires.
    Le patronat français n’étant pas très eloigné de sa caricature historique qu’en font les syndicats et continue de ne pas traiter en égal ses collaborateurs ,c’est culturel.
    je schématise,heureusement il y a de nombreuses exceptions,sauf que le Code du Travail et ses jurisprudences ne sont que les produits de ces affrontements qu’il a bien fallu canaliser .
    Le Medef demande aujourd’hui d’annuler cet équilibre du droit à son seul bénéfice et de confier l’appréciation du contrat de travail à son pouvoir discrétionnaire.
    1) il faut lui rappeler que s’il engage souvent sa responsabilité (civile,pénale et financière ) de manière limitée ,son employé n’a que sa sueur et le compte à rebours de ses belles années en bonne santé (?) à échanger.
    2) que trop d’employeurs,le nez dans le guidon et toujours par culture, ignorent le formidable ressort d’énergie et de créativité que recèle le dialogue,la reconnaissance et la transparence .
    Il faut souligner que sous Hollande,la rétroactivité des revendications des salariés auprès des Prud’hommes est limitée à 3 ans contre 5 auparavant (ce qui signifie que si le préjudice s’accumule depuis + de 3ans le salarié s’assoie dessus)
    C’est aussi sous Hollande que l’employeur a pu réduire les accords collectifs de sa branche d’activité avec le syndicat majoritaire dans son entreprise ,alors qu’on sait à tous les étages que dans les PME ,bon nombre de candidatures syndicales sont orientées par l’employeur lui même.


    • Renaud 2 Le 06 novembre 2014 à 16h20
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      Les syndicats… J’étais en CNE (contrat nouvelle embauche), pas de problème, aucune réaction des syndicats. Quand c’est devenu le CPE (la même chose étendue aux grosses boîtes), manifs à gogo, les syndicats partout… Une personne de ma belle-famille était syndiquée, elle est allée jusqu’à une réunion au plan national, elle a démissionné tellement cela l’a écoeuré. Les gros syndicats ne pensent qu’à avoir une plus grosse part du gâteau.
      Quand on sait que Nicole Notat (CFDT) préside maintenant le Siècle, entourée de Nicolas Sarkozy, François Holllande, François Bayrou, Patrick Poivre d’Arvor et David Pujadas, la messe est dite…


      • Wilmotte Karim Le 06 novembre 2014 à 20h30
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        En même temps, c’est la CFDT.
        Et les syndicats ne sont que ce qu’en font leurs affiliés.

        Pour rappel, un délégué agit en … délégation de ses affiliés.


  31. coinfinger Le 06 novembre 2014 à 17h16
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    C’est l’enthousiasme qui me déborde , là . J’ai posté plus haut sur la notion de vraie start up : j’en donne une définition : çà ce crée par quelques prolétaires doués , dans un garage , ou méme une cabane au fond des bois . La principale condition de réussite est la motivation à vouloir changer le monde en résolvant un probléme personnel . Faut y croire , c’est le plus difficile .
    Tant qu’on reste dans les shémas classiques inculqués , aucune chance de sortie . Nous n’avons n’y besoin des banques , ni de l’état , c’est eux qui devront s’adapter à nous , qui ne vivons que par notre travail . Poussé à l’ultime de la réflexion libéralisme et socialisme , idéalisme et matérialisme sont la méme chose .
    Mon enthousiasme est provoqué par une estimation que j’avais faite et qui viens de se vérifier . Celle selon laquelle à l’occasion du discours de la fed la crypomonnaie avait touché le point bas et s’acheminer vers sont grand avenir , premiére pierre d’un projet plus vaste , supplanter banques et état sur le propre excellence la monnaie et le pouvoir . C’est vérifié , là où les solutions classiques : or , énergie , ont eu leur Halloween , la crypto non seulement n’a pas bougé , mais remonte et là vient de casser 3 résistances . Méme chose pour Poutine à l’autre bout de la chaine alimentaire , il faut réaliser que Poutine est dans le bon sens à son insu , le principal c’est l’accés à la terre à nouveau des Russes , indépedemment du pouvoir , son mérite , c’est , en supposant qu’il le puisse de ne pas s’y opposer . Au deux bout de la chaine alimentaire : la méme chose , la liberté des prolétaires .


  32. Alex Le 06 novembre 2014 à 17h50
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    Les deux ultras devant Olivier Berruyer reconnaissent la montée inexorable de la robotisation dans les tâches pour remplacer le travail des êtres humains (sans parler de la répartition de la plus value générée) ……et à quelques minutes d’intervalle, ils militent pour que ces mêmes êtres humains travaillent plus (de 35h à 39h) !!??!
    Bravo les affirmations débiles et contradictoires par des dirigeants que rien n’étouffe.


    • coinfinger Le 06 novembre 2014 à 18h20
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      Bien vu , çà percute çà , là où il faut . Je vais développer encore plus . Avec les transhumanistes , les Brzsinsky ( j’ai du mal avec le polonais ) et le Bildergerg , etc , on est 80% de trop . C’est évalué au prix qu’ils nous payent , qui est loin d’étre le bon , surtout chez les pauvres de ce Monde .
      Par contre évalué en quantité /qualité de marchandises à consommer , y compris le service des putes qui coutent cher , c’est pas la méme chose . Et ils ( et elles ) y tiennent à leur consommations .
      Si on évalue autrement , en enlevant le voile de la monnaie , par rapport quantité de travail/quantité de marchandises le rapport n’est pas le méme , comme l’avait fait valoir timidement Marshal un économiste oublié .

      La qualité c’est difficile à estimer , l’amour çà n’a pas de prix , c’est différent du service des putes et de nos politiques . Pire , c’est pas commensurable , voire le théoréme de Godel .
      Donc au point il où mettent la barre à franchir , les néo cons , ils ne la franchiront pas non plus .
      Le travail reste la mesure des valeurs , et pas leur imagination , leur marge c’est l’excés de reproduction démographique liée au bas prix du pétrole ( et du gaz ) , suplétifs au travail , pas plus . Losque la population active mondiale regressera , ( méme avant si on est moins cons qu’eux , j’ai la faiblesse de le penser ) , vont remobiner leur film à deux balles . Parce ce qui compte pour eux c’est l’argent , réel . Comme l’a rappelé Friedmann .


  33. Macarel Le 06 novembre 2014 à 18h06
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    Surtout ne manquez pas ce soir l’intervention télévisée de François III, ou plutôt regardez un bon film, car je crois qu’il va parler pour ne rien dire, comme d’habitude.
    Une opération de com, encore une ! Sans intérêt…


  34. Grim Le 06 novembre 2014 à 18h29
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    “Z’avez qu’à créer votre boîte” J’étais sur le cul quand j’ai vu ça c’est le niveau 0 du débat

    Bien sur qu’une entreprise investit et embauche quand elle a des débouchées et je vois mal on pourrait investir à l’export, dans la zone euro dont les membres freinent les importations ? Aux Etats-Unis alors que le revenu médian ne fait que baisser ?


  35. BA Le 06 novembre 2014 à 18h46
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    La construction européenne est anti-sociale.

    La construction européenne est anti-populaire.

    La construction européenne est anti-démocratique.

    La Banque Centrale Européenne est une citadelle anti-démocratique, comme l’était aussi la Bastille.

    Toutes les institutions européennes (BCE, Commission européenne, Parlement européen) sont anti-sociales, anti-populaires, anti-démocratiques.

    Les peuples en colère les détruiront, comme les peuples en colère ont détruit la Bastille.

    Et il ne restera plus rien de toute cette pourriture européenne.

    Lisez cet article exceptionnel de Romaric Godin :

    La BCE a bien exercé un chantage sur le gouvernement irlandais en 2010.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20141106trib0176679ee/la-bce-a-bien-exerce-un-chantage-sur-le-gouvernement-irlandais-en-2010.html


  36. master t Le 06 novembre 2014 à 19h06
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    L’affaire luxembourgeoise, bien que ne connaissant cette affaire que grossierement, est surtout révélatrice d’une tendance qui se renforce: la TRANSPARENCE fiscale et plus largement des flux financiers… quelque soit l’echelle (entre individus, entreprises ou institutions).

    La transparence est le maitre-mot qui oblige les consciences a légitimer l’arsenal juridique qui réglemente la dynamique et les mécanismes de flux.

    La transparence, c’est aussi la dynamique sociétale des relations sociales actuelles au travers duquel les réseaux sociaux sont les moyens de langage et d’echanges… la transparence devient la norme des relations sociales: on se montre, s’affiche sur un “mur”… et dans une dimension sous-jacente on collecte des informations qui tracent vos échanges, définissent vos profils, si bien que par recoupements on vous connait bien mieux que votre entourage le plus proche. Le monde se corticalise, en quelque sorte.

    La TRANSPARENCE est une arme a double tranchant puisqu’elle devient le moyen ABSOLUS de controle des populations mais avec son consentement! La SERVITUDE EST VOLONTAIRE puisqu’elle sera associée a un trait du progres technologique, qu’elle est deja operationnelle dans les faits. L’extension absolus de la transparence ne peut l’etre que dans la mesure ou disparaitra la monnaie tangible au profit d’une monnaie entierement electronique.

    Hors, un état soumis à une oligarchie corpocratique est un état-métayer qui faira appliquer les contraintes qui lui seront dictées, d’en haut, vers le bas: le peuple.

    La soumission des peuples, pour etre totale, doit apparaitre légitime au plus grand nombre. La situation financiere et economique etant catastrophique on appliquera la “théorie du choc” de N.Klein: Le systeme financier est en sursis et in fine ce sont les monnaies en tant que telles qui sont dans la balance de l’Histoire. Dans le cadre d’une refonte totale du systeme monétaire mondiale, conséquence logique de son effondrement, on s’avisera de creer un panier de devises mondialement accepté puis une version nationale de la monnaie libellée (nouveau dollar, nouvel euro…)
    L’apport technologique crée la mode, les tendances de demain. On invitera les gens, apres l’usage obligatoire du tout echange electronique, a securiser celui-ci en s’ incorporant les moyens et techniques afin de sécurisation maximale des paiements, des données medicales… une puce dans l’avant bras faira bien l’affaire: le progres ne vaut il pas parcequ’il est partagé par tous en tout lieu et à n’importe quelle occasion?.
    La “démocrature” d’aujourd’hui va pouvoir faire sa mue finale et se montrer pour ce qu’elle est: une dictature internationale et socialiste. On aura eu la these capitaliste se prolongeant dans l’antithese communiste et bientot nous aurons la synthese.

    Cette synthese hégelienne aura pour assise environementale une transition laborale qui redessinera les rapports marchands et le mode de redistribution des richesses, richesses sanctuarisées entre ceux qui peuvent s’offrir le luxe du progres technologique (N.B.I.C) au travers d’un transhumanisme affilié à un nihilisme comportemental et spirituel (puissance et jouissance pour battre le pavé des limites de la Nature, dégagé du cadre restrictif de la morale culpabilisatrice). La ROBOLUTION achevera la distorsion qui pré existait entre des classes devenues pléthoriques et non laborieuses et une junte rentiere du systeme dont elle aura le controle. Se posera biensur la question des ressources disponibles, du cout écologique…

    La pérénité du systeme techno-logique en développement (cycle printanier des innovations de Kondratief ) implique qu’un process opere dans les esprits pour nous faire accepter l’idée de DEPOPULATION…. L’ere nouvelle qui se profile dépasse de loins les possibilités d’un monde meilleur… Helas!.


  37. Lithan Le 06 novembre 2014 à 21h04
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    Je remarque que Olivier Berruyer est un des seuls chroniqueurs tous médias confondus a avoir pointé du doigt le coût indécent de la campagne électorale des mid-term au Etats-Unis… 4 milliards de dollars dépensés par les puissances de l’argent pour une élection législative qui a lieu detous les deux ans… Et comme le dit Olivier Berruyer : il est fort probable que les nouveaux élus auront plus de compte à rendre aux lobbies qui les ont financés qu’aux électeurs qui ont votés. D’un côté, il n’y a même pas eu 50% de participation à ce scrutin.


    • Van Le 06 novembre 2014 à 23h36
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      dans la vidéo 2/2 olivier explose le sosie camembert de george clooney qui voulait etre compétitif en faisant plus de marges avec des baisse des commandes , apres il reproche au gens mal payé et chômeurs de pas avoir de pouvoir d’achat , genre comme la music denrico “ Donnez donnez dodo-onnez. Donnez donnez moi. Donnez donnez dodo-onnez. Dieu vous le rendra “ http://www.youtube.com/watch?v=-nCWIhodrrw
      après a court d’argument il balance “ ouvrez votre entreprise vous verrez “ cest sure si olivier berruyer avait pas fait d’études supérieurs il aurait fait chef d’entreprise 😉 .


  38. bm607 Le 06 novembre 2014 à 21h29
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    Il ne me semble pas avoir vu ceci relayé dans la presse mainstream :
    http://rt.com/news/202867-protest-brussels-clashes-cannon/
    Clashes, water cannon as 100,000+ march in Brussels against austerity
    trad : Des heurts, des canon à eau, alors que + de 100 000 personnes marchent à Bruxelles contre l’austérité

    Plus de 100 000 manifestants à Bruxelles contre l’austérité, 14 hospitalisation au moins, etc…ça mériterait un petit entrefilet normalement.
    Vidéo sympathique également, ce n’est pas Maïdan mais il faut un début à tout.

    Mais non, Scooterman occupe toute la presse (il a dit quoi au fait ? Rien ? ah merci je n’avais pas écouté)

    Donc tout n’est pas rose dans l’UE, il semble que l’agitation prenne un peu de poids.

    Et donc information à relayer pour la faire connaître et plus si affinités.


  39. Patrick Luder Le 06 novembre 2014 à 22h00
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    A propos de Guillaume Dard et Christian Poyau.

    Ils croient encore que le marché se suffit à lui même, ils n’ont pas compris que l’économie ne fait que suivre le pouvoir d’achat et que le pouvoir d’achat ne sort pas de nulle part. Les grands patrons ne font que précipiter l’économie capitaliste à sa propre perte, en excluant l’économie locale à leur modèle de business. Enfin les grands patrons semblent aveugles à la réduction amorcée des émissions carbonée et à la montée du besoin en relations humaines de qualité.

    Le modèle d’avenir n’est pas celui de la robotique et des technologies de pointe, le modèle d’avenir est déjà né et commence à se développer, mais il faut entrer dans la misère des biens matériel, il faut entrer dans la richesse des relations humaines pour le trouver. Reste que je suis très pessimiste sur la route suivie par l’humanité, jusqu’au dernier souffle l’appât du gain projettera l’humanité dans l’oubli de sa conscience.


    • olivier69 Le 06 novembre 2014 à 22h17
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      Bonsoir Patrick,
      Le traitement du CO2 est déjà dans les cartons.
      http://www.lefigaro.fr/automobile/2012/11/27/03001-20121127ARTFIG00293-du-carburant-avec-de-l-eau-du-soleil-et-du-co2.php
      De même, le traitement des plastiques.
      https://www.youtube.com/watch?v=GDMAoA0l8So
      Cdlt 🙂


    • Van Le 07 novembre 2014 à 01h13
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      la réalité est que l’économie est un outil crée par l’humain pour lui facilité la vie , mais cest gens veulent que l’humain se sacrifie et se mette au service de l’économie ( leurs économies 😉 ) ,
      le problème cest que cette évolution ne bénéficie a personne , la poignée de dirigeants de sociétés ne sont plus des pionniers mais des héritiers d’entreprises et quun surplus de gain ne changera rien a leur situations , leur logiques de compétitivité au détriment des travailleurs est diffusé dans le monde entier et sa ne profitera a personne au bout du compte .


  40. BA Le 06 novembre 2014 à 22h10
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    La vidéo qui démasque Jean-Claude Juncker le menteur :

    Jean-Claude Juncker a dirigé le Luxembourg de janvier 1995 à décembre 2013.

    Aujourd’hui, le plus grand scandale de l’année 2014 a révélé que le Luxembourg a passé des accords fiscaux secrets.

    Ces accords fiscaux secrets ont fait perdre des milliards d’euros de rentrées fiscales à la France, à l’Allemagne, etc.

    Or, qu’avons-nous vu le mardi 21 octobre 2008 sur France 2 ?

    Nous avons vu ce menteur de Jean-Claude Juncker jouer la comédie devant des millions de télespectateurs.

    Il faut voir et revoir cette vidéo durant laquelle Jean-Claude Juncker ment, joue la comédie, donne des leçons de morale, fait semblant d’être scandalisé par le reportage du journaliste et par les questions de David Pujadas :

    « Je récuse la façon caricaturale dont vous présentez avec la condescendance bien franco-française la réalité luxembourgeoise. Votre reportage fut strictement ridicule. (…) Je ne me sens pas accusé par des reportages superficiels d’un journalisme primaire qui ne fait pas honneur à votre chaîne ».

    Jean-Claude Juncker n’est qu’un menteur et un comédien.

    Regardez bien cette vidéo à partir de 6 minutes 30 :

    http://www.marianne.net/Juncker-pique-sa-crise-au-JT-de-France-2_a92501.html


  41. helicopter-ben Le 06 novembre 2014 à 22h24
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    Christian Poyau est PDG d’une boite de prestation de service…. Quand on a vu l’envers du décor de ce genre d’entreprise (qui respecte profondément son salarié, lui propose la meilleure convention collective qui puisse exister (Syntec)), on sait de suite à quelle genre de personne on a affaire…


  42. Benjamin Franklin Le 06 novembre 2014 à 22h39
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    C’est marrant, la déflation sur les produits informatique et high tech doit être de l’ordre de 99% sur 20 ans, et pourtant il s’en vend toujours plus chaque année.

    Et il me semble que Ford a régulièrement baissé le prix de sa Ford T, et en vendait de plus en plus à chaque fois.

    Elle semble plutôt sympathique la pire chose possible dans un système capitaliste


    • olivier69 Le 06 novembre 2014 à 23h57
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      Benjamin,
      Et l’arbre qui cache la forêt ! Vous payerez donc ma part de dette et celle de mes enfants (c’est le multiplicateur de vie) sur 20 ans pour réajuster le coût de votre déflation imaginaire ! Votre camelote de “low-tech” n’a rien à voir avec le dernier cri de chez apple ! La durée de vie des produits serait elle à l’image de la durée de vie de la conscience ? Puisque je constate que vous ne répondez pas au post, j’en déduis que vous faites dans le raisonnement “low cost”, non ? Je vous connaissais plus en forme…. 😉
      Cdlt


    • Surya Le 07 novembre 2014 à 00h22
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      Je croyais que la déflation c’était une baisse généralisée des prix des biens et services ?


      • Benjamin Franklin Le 07 novembre 2014 à 07h34
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        Je croyais que quand le prix d’un bien baissait les consommateurs “attendaient” que le prix baisse encore ?


    • Benjamin Franklin Le 07 novembre 2014 à 07h33
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      Faut être cohérent : si le consommateur est supposé “attendre” pour acheter que les prix continuent de baisser, ca devrtait concerner d’abord les secteurs et les produits dont les prix baissent effectivement, non ? Donc la logique de “l’attente des consommateurs”, dès qu’il y a déflation sur un bien, on devrait observer une baisse de demande sur ce bien par un report des achats ?

      Et puis faut être logique aussi : déflation n’implique pas dépression NE SIGNIFIE PAS déflation implique croissance. C’est de la logique de base, si si.
      Parce que sinon, on a observé dans les annales économiques des dizaines de crises inflationnistes, et pourtant je n’entend personne raconter sur les plateaux que l’inflation c’est forcément la dépression.

      Il y a eu déflation sur le prix unitaire de la puissance de calcul et de stockage des PCs, ca c’est un fait indiscutable. DONC si le prix des PC n’a pas baissé, ca veut dire que leur qualité a augmenté. Ba oui, je fais pas la même chose sur un PC d’aujourdh’ui que sur un PC d’il y a 20 ans, bizarrement.
      Donc la déflation peut TRES BIEN se traduire par l’augmentation du raport qualité/prix des produits vendus, simplement.
      Et pourtant je n’ai pas vu cette hypothèse dans le sophisme sur les salaires.

      Et tant qu’à faire, rappelons les faits qui sont têtus :
      http://en.wikipedia.org/wiki/File:US_Historical_Inflation_Ancient.svg
      Moi je vois plein plein de vert déflationniste au XIXe siècle, et des pics de bleu inflationniste lors des guerres, mais j’ai sans doute besoin d’un opticien

      Et puis un certain Olivier B.
      http://www.les-crises.fr/pib-du-japon/
      Moi je vois le pouvoir d’achat des japonais (en yens constants par tête, donc) continuer à croître à un rythme régulier après la fin de la purge de la bulle en 98. Et même depuis 98 que les années où il progresse le plus sont plutôt les années où l’inflation est en dessous de zéro.

      Et puis évidemment, toutes les dépressions enregistrées au XXe siècle sont corrélées à de la déflation.
      1920-21 : ah ba non ca commence par +15.6% d’inflation en 1920-21
      1945 : ah ba non
      1958 : ah ba non
      1960-61 : ah ba non
      1969-70 : ah ba non
      1973-75 : ah ba non
      1980 : ah ba non
      1981-82 : ah ba non
      2000-2001 : ah ba non
      2007-aujourd’hui : purée, 7 années de crises, et une année de déflation, à même pas 1% !


      • Benjamin Franklin Le 07 novembre 2014 à 12h52
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        Déflation générale => Dépression : vrai ou faux ?

        Et ba, c’est juste FAUX. On a toutes les annales économiques d’avant 1914 qui sont là pour le prouver, le XIXe siècle a été essentiellement déflationniste, et ça n’a nullement empêché l’augmentation du niveau de vie.

        7 années de crises + 700 Md€ de dette
        En choisissant les défauts massifs plutôt que les bail-out, on aurait supprimé les dettes au lieu de les refourguer au contribuable. Un peu comme ce qui a été fait pendant des siècles, en fait.


      • olivier69 Le 07 novembre 2014 à 13h47
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        Bonjour Benjamin,
        La notion de niveau de vie laisse à désirer chez vous. L’obscurité n’existe pas, c’est juste un manque de lumière ! Vous voulez s’il vous plaît examiner ceci dans les annales journalistiques, benjamin :
        http://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/japon-un-enfant-sur-six-vit-sous-le-seuil-de-pauvrete_1560306.html
        C’est de l’eugénisme, non ?
        http://www.japoninfos.com/le-taux-de-pauvrete-au-japon-est-de-16.html
        Vous avez sans doute fait une faute d’orthographe, il fallait lire « co-errance », plutôt non?
        Ensuite, vous faites comment pour acheter de la puissance et du stockage sans pc ? Je suis curieux par nature ….Parce que si vous arrivez à acheter du qualité/prix sans la durée de vie et le produit qui va avec, j’aimerai bien connaître votre secret sophistiqué, voyez-vous !
        La théorie de l « attente du consommateur », c’est un conte de fée ! Moi, je constate une théorie inverse, c’est la « précipitation de la dette » sans consommation qui plus est ! Savez-vous que certaines périodes de l’histoire, les salaires étaient, par ailleurs, indexés sur les prix ?
        Ah ba oui. 🙂


    • Benjamin Franklin Le 07 novembre 2014 à 07h38
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      Mais bon, c’est pas grave. On va continuer à raconter des bobards aux français, leur expliquer que l’inflation c’est bien, parce que sans inflation, l’Etat, les banques et les grosses entreprises ne peuvent plus faire défaut de façon non officielle sur le dos des consommateurs.


      • Surya Le 07 novembre 2014 à 08h26
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        Pris en flagrant délit :

        – personne n’a affirmé que “l’inflation c’est bien” (ça tombe bien moi je pense que c’est pas bien)

        – personne n’a affirmé que toutes les récessions / dépressions étaient corrélées à la déflation

        – “Donc la déflation peut TRES BIEN se traduire par l’augmentation du raport qualité/prix des produits vendus, simplement.”

        et oui. Et d’ailleurs vu que la qualité des produits augmente et bien leur durée de vie s’allonge. Moi aussi je vais prendre un cas particulier : venez faire un tour dans une DSI quelconque pour y voir l’évolution des durées de vie des matériels informatiques, sur les infras lourdes on est passé en 10 ans d’une durée d’amortissement réelle de 3 ou 4 ans à 7 ans

        – pour le Japon je pense que l’opticien est nécessaire, regardons le taux d’épargne nette en % du revenu disponible :

        Période Japon
        1994 12,9
        1995 12,2
        1996 9,7
        1997 8,0
        1998 9,4
        1999 8,1
        2000 6,8
        2001 3,7
        2002 3,1
        2003 2,5
        2004 2,1
        2005 1,4
        2006 1,1
        2007 0,9
        2008 0,4
        2009 2,4
        2010 2,0
        2011 2,7
        2012 1,3
        2013 0,9
        2014 0,6

        ça augmente ! ha en fait non. Paye ton augmentation de pouvoir d’achat


        • Benjamin Franklin Le 07 novembre 2014 à 09h20
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          “personne n’a affirmé que toutes les récessions / dépressions étaient corrélées à la déflation”
          D’accord, citons alors :
          “Je ne confonds rien du tout, je constate simplement que les périodes de déflation au XXème siècle coïncident avec des dépressions.”
          Nous sommes donc d’accord que cela ne prouve strictement rien, vu qu’il y des dépressions inflationnistes en grand nombre au XXe siècle, et des déflations avec augmentation du niveau de vie en grand nombre aussi au XIXe siècle ?

          citons encore :
          “Mais bon, essayons, regardez, on est à inflation nulle actuellement, ça booste la croissance à l’évidence.”
          Bien sûr Olivier n’est pas du tout en train de faire le raisonnement “l’inflation est faible (même pas négative en plus mais c’est un détail), on est en récession, donc inflation faible => récession”. On lui laisse le bénéfice du doute.

          Pour les infras qui durent pas assez longtemps, j’ai envie de dire rachetez les vieux modèles, vu qu’ils marchaient bien. Ah mais peut être que les vieux modèles ne correspondent plus aux demandes des clients, et que niveau construction informatique il y a un arbitrage puissance machine/coût fabrication/durée de vie pas évident à faire. Flûte alors.

          Mais c’est vrai que la qualité de nos biens n’arrête pas de chuter, c’est pas comme si nos voitures, nos ordinateurs, nos maisons, etc etc, avaient de plus en plus de fonctionnalités.

          Et donc pour le Japon, le PIB réel par habitant augmente malgré 20 ans de déflation, mais comme ils ont un taux d’épargne nette qui baisse, en réalité leur pouvoir d’achat baisse aussi ? C’est quoi qu’il faut mesurer alors pour évaluer le niveau de vie d’une population ?
          Ils sont vraiment trop forts ces japonais : ils épargnent de moins en moins, et pourtant ils s’enrichissent quand même, c’est fou.
          Et bien sûr la baisse du taux d’épargne n’a rien à voir avec le vieillissement avancé de la population japonaise, sachant que les vieux consomment plus et épargnent beaucoup moins que les actifs.

          En plus, d’après les keynésiens, quand les gens n’épargnent pas ca veut pas dire qu’ils consomment plus ? Comment ca se fait qu’il y ait déflation au Japon alors ?


          • Surya Le 07 novembre 2014 à 09h58
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            Bravo ! Vous avez compris la logique de ce qui est écrit à savoir :

            “dépression => déflation” != “déflation => dépression”

            ! “inflation=0 !=> croissance” != “inflation=0 => croissance”

            Sur l’histoire de l’enrichissement des japonais, vous savez très bien que le PIB est un indicateur très contesté, et qu’on prend celui là parce que c’est encore le moins mauvais, mais que le PIB ou le PIB/hab n’indique absolument rien ni en terme de revenu ni en terme de pouvoir d’achat (le PIB n’est pas constitué uniquement des salaires) ni en terme de répartition de cette “richesse” dans la population qui n’est évidemment pas uniforme.


          • Benjamin Franklin Le 07 novembre 2014 à 10h19
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            On arrive donc à la conclusion que c’est une énorme ânerie d’affirmer que la déflation est la “pire chose possible pour le capitalisme” puisque la déflation N’EST PAS corrélée à la baisse du niveau de vie, et que la baisse du niveau de vie N’EST PAS corrélée à la déflation.

            Le raisonnement d’Olivier est donc complètement caduc, puisque l’augmentation du temps de travail peut aboutir à une augmentation de la production (ou de la qualité d’ailleurs), qui aboutit à une déflation qui aboutit à … quelque chose à analyser en finesse. Et les annales économiques ont tendance à dire que dans 75% des cas, c’est un accroissement du niveau de vie et pas une régression.

            On peut effectivement finasser sur la définition exacte du niveau de vie des japonais, mais leur taux d’épargne nette n’est pas non plus un bon indicateur, vu que la population japonaise est vieille. Les nouvelles technologies y ayant progressé à un rythme au moins égal au nôtre sur les 20 dernières années par exemple, je ne me risquerais pas à déclarer que leur niveau de vie a régressé.


          • georges dubuis Le 07 novembre 2014 à 11h58
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            Benjamin Franklin
            Quand vous dites cette fameuse fumeuse expression “niveau de vie” qu’est ce que çà recouvre exactement ? Allez je vous aide un peu, bcp, passionnément à la folie , niveau d’atomisation “sociale”, de dépression, d’alcoolisme…………


          • Benjamin Franklin Le 07 novembre 2014 à 12h42
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            @Olivier
            Mais vous avez lu le reste des échanges ?
            75% du XIXe siècle c’est de la déflation, le reste c’est des années de guerre.

            Et puis c’est marrant, 1929-1932, c’est aussi les dépenses publiques qui passent de 10% à 21% du PIB, l’augmentation la plus violente en temps de paix.
            Alors, c’est forcément la déflation qui a provoqué la crise de 29 ?

            @georges dubuis
            Soyez gentil, exprimez vous en français, ça sera plus simple pour vous répondre.


          • georges dubuis Le 07 novembre 2014 à 13h06
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            Benjamin
            Qu’est ce que le niveau de vie ?
            Ici, hier, ils en parlaient méchamment, pour célébrer l’anniversaire d’Anal +, 30 ans de délire.
            http://www.francetvinfo.fr/economie/medias/dupont-aignan-provoque-un-esclandre-sur-canal_83611.html


          • olivier69 Le 07 novembre 2014 à 14h09
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            Benjamin,
            “C’est quoi qu’il faut mesurer alors pour évaluer le niveau de vie d’une population ?”
            A vous entendre depuis le début, c’est supprimer une partie de la population ! Exemple dans mon post plus haut : la pauvreté au Japon ne vous effleure pas. C’est une qualité de vie, voyez-vous la pauvreté version Benjamin. Et le 06 novembre 2014 à 21h22, j’ai soulevé un problème récurrent chez vous, c’est l’inexistence de la population active ou pas.
            Arrêtez, vous allez bientôt nous “offrir” une théorie bénéfique avec une corrélation entre la guerre pour augmenter le niveau de vie et la déflation. C’est vrai que les guerres sont considérées comme un progrès, toujours par les mêmes
            Cdlt


      • Surya Le 07 novembre 2014 à 08h39
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        Japon : la proportion des ménages sans aucune épargne financière a augmenté de 26 à 31%, le plus haut historique. L’effet du pouvoir d’achat des ménages qui augmente 🙂


        • Benjamin Franklin Le 07 novembre 2014 à 09h21
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          Ah ben mince. Il se cache où le PIB réel alors ?


          • Surya Le 07 novembre 2014 à 09h48
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            ça ne je sais pas. Je me contente de constater que le Japon est en déflation, et que manifestement ça n’a pas l’air de trop aider le pouvoir d’achat.


          • georges dubuis Le 07 novembre 2014 à 13h14
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            Le PIB, très brut et réel se nomme SOUMISSION,la libre normalité,la soumission volontaire, etc…..C’est une masse qui a besoin de bcp d’énergie, atomique, entre autres, pour des atomisés fossilisés.
            Benjamin excusez mon français, c’est de la poésie pratique.


          • Benjamin Franklin Le 07 novembre 2014 à 13h49
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            @georges dubuis
            Le PIB, c’est le prix de l’alimentation, du logement, du chauffage, des transports, de l’éducation, de la culture, des soins et des loisirs d’un peuple.
            Vous voyez, moi aussi je sais être poète.


          • olivier69 Le 07 novembre 2014 à 14h16
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            Benjamin,
            Le PIB est aujourd’hui “principalement” dans les dividendes : Vous l’avez même montré le 06 novembre 2014 à 18h56. Vous vous moquez de nous !
            Cdlt


  43. theuric Le 07 novembre 2014 à 02h24
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    Monsieur Berruyer, je vous admire, comment gardez son calme devant tant de sornettes et de manque de logique?
    J’ai remarqué que vous n’écoutiez que d’une oreille et cela ne méritait pas plus.
    Et dire que certain pensent que ces petits génies fomentent quelques complots pour assoir un néolibéralisme mondial, quelle foutaise.
    Ce ne peuvent être que les mêmes aux U.S.A….
    Bon, allez, que l’économie mondiale s’effondre, que nous virions ces vibrions et que nous repartions sur de nouvelles bases en fermant nos frontières.

    Que je vous dise, ce que j’ai entendu est véritablement terrifiant, ces gens nous attirent dans le gouffre.
    Pour terminer sur cet effarement, avez-vous vu que Wall Street a encore battu tous les records avec près de 17 600 points quand il en était pas loin de 16 100 il y a moins de trois semaines, ceci quand nous connaissons la situation réelle de ce pays.
    Le grand choc arrive…


  44. BA Le 07 novembre 2014 à 16h19
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    A propos de Junck Juncker (en anglais : Juncker le pourri) :

    Vendredi 7 novembre 2014 :

    « LuxLeaks » : M. Juncker sommé d’être « un parrain repenti ».

    Mutique, injoignable. Les révélations de « LuxLeaks » sur les pratiques d’évasions fiscales mises en place au Luxembourg au profit de diverses multinationales plongeront-elles l’ancien premier ministre du Grand-Duché 1995-2013) aujourd’hui président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dans le spleen qu’il a traversé lorsqu’il fut chassé du pouvoir ?

    La mauvaise gestion des services de renseignements avait coûté à ce dinosaure de la politique son poste de chef du gouvernement luxembourgeois en 2013. Choqué, il aurait passé 48 heures sans passer un seul coup de fil, dit-on, fumant cigarette sur cigarette. Prendre la tête de la Commission lui avait offert un second souffle. Mais voilà que le passé le rattrape.

    Jeudi 6 novembre, l’homme pourtant adepte des « shows » où il aime à égrener les bons mots a annulé sa participation à une conférence organisée par L’Obs, Le Soir et De Standaard.

    Officiellement, sa défection accompagnait celle de Jacques Delors, excusé pour raisons personnelles. Officieusement, « LuxLeaks » l’embarrasse. « Il se cache », subodore Philippe Lamberts, à la tête du groupe des verts au Parlement de Strasbourg qui l’a remplacé au pied levé.

    Encore blessé par les attaques de la presse populaire britannique qui l’avait taxé perfidement de « Junck Juncker » (« Juncker pourri ») ou de « Jean-Claude Drunker » (« Jean-Claude le poivrot »), soulignant son penchant pour l’alcool, l’homme a laissé, jeudi, son porte-parole, Margaritis Schinas, affronter la presse. Seul.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/11/07/luxleaks-m-juncker-est-somme-d-etre-un-parrain-repenti_4519944_3234.html


  45. vérité2014 Le 07 novembre 2014 à 17h03
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    Bref retour sur la fin de l’argent et la déflation mondiale

    Il y a deux façon de tuer la monnaie: par l’inflation et/ou par la déflation. Nous assistons actuellement à la seconde version de la fin de l’argent qui sera pire que la première version, tout simplement parce que, dans cette seconde version, tous les instruments dont l’achat permettrait éventuellement de se protéger s’écroulent au fur et à mesure que la vitesse de circulation de la monnaie et que le multiplicateur s’enfoncent dans le trou noir de la « trappe à liquidités ». A l’instar des prix des métaux précieux, matières premières et autres actifs réels, avant que ce soit aussi le cas des prix des actifs semi-réels comme les actions.

    En déflation, il n’y a qu’un actif qui mécaniquement voit sa valeur relative s’apprécier par rapport à celle de tous les autres, c’est les obligations d’État exprimées dans la monnaie la moins mauvaise que les autres. En l’occurrence, actuellement, les obligations d’État US exprimées en dollars US (comme le TLT ou le TMF). Pourquoi ? Parce que les taux d’intérêt à court terme et donc à moyen et long termes, en déflation, sont condamnés à stagner ou à chuter. Et parce que la liquidité RÉELLE (pas la fausse monnaie ou plutôt le faux crédit résultant des QE des banques centrales) disponible, sortant progressivement de tous les autres actifs, va se placer dans le dernier instrument alternatif. Nous ne changeons rien à notre scénario, dont le déroulement d’ailleurs s’accélère avec le double effondrement des prix de l’or, de l’argent-métal, du pétrole, d’une part, et du yen et à un moindre degré des autres monnaies contre le dollar US, d’autre part.

    Facteur aggravant: les peuples en Occident et ailleurs n’en peuvent plus de leurs dirigeants politiques actuels qui leur mentent systématiquement pour se faire élire puis, une fois élus, suivent des politiques diamétralement opposées à celles qu’ils avaient promis de mener avant leur élection. Tous les Barack Obama, François Hollande, Matteo Renzi, Shinzo Abe et autres clowns tristes, faute de légitimité, sont poussés vers la sortie, ce qui veut dire qu’il n’y a plus personne en mesure d’exercer le pouvoir, d’autant que leurs adversaires sont enlisés dans des luttes d’égos visant à désigner ceux qui remplaceront les dirigeants actuels pour évidemment faire ensuite aussi mal qu’eux… Ce sont donc les banquiers centraux, les groupes de pression divers et variés et autres technocrates non élus (du style Commission de Bruxelles, FMI, BRI, OMC, ONU ou Agences fédérales US) qui décident d’à peu près tout dans l’opacité la plus complète, ce qui aggrave la situation puisque ce sont eux qui ont créé et entretiennent la déflation mondialisée à force de vouloir appliquer leurs idéologies dépassées et de présenter leurs échecs comme des réussites, alors qu’ils ont sciemment tout faussé et manipulé et continuent de le faire avec une inconscience confondante. Jusqu’à ce que les peuples probablement se révoltent et qu’alors les mécanismes de manipulation s’écroulent.

    http://www.forum-monetaire.com/bref-retour-sur-la-fin-de-largent-et-la-deflation-mondiale/


    • olivier69 Le 07 novembre 2014 à 18h49
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      Bonsoir vérité 2014,
      Et je rajouterai que la faiblesse actuelle des prix leurs permet de s’approprier l’ensemble des composantes de la sphère réelle en dernière instance (la propriété des actifs réels : brevets, immo, métaux, denrées alimentaires, process de prod, etc….). Ils contrôlent le rendement des actifs financiers et monétaires dans la composition du patrimoine, source de richesses (monnaie temporelle et futur pouvoir d’achats). Tous les moteurs de l’économie dont la consommation sont en mode ralenti (si ce n’est en mode “stop”).
      Ainsi, tous les actifs se concentrent inévitablement entre quelques mains. L’épargne par des taux réels nuls ou négatifs empêche une vision à terme sans relancer pour autant l’investissement. C’est un rinçage des capacités de financement. Alors qu’il existe des besoins énormes….
      Enfin, vous évoquiez les deux moyens de tuer la monnaie. Je dirai que leur idéologie géopolitique consiste à maitriser le cadre de la monnaie (une monnaie forte ne se déboulonne pas. Ex : dollar ou euro) afin d’imposer une seule monnaie transatlantique. Et la forme qu’ils veulent impérativement nous faire avaler, c’est le 100% électronique afin de maîtriser la globalité des modes de financement, des échanges, du commerce et par voie de conséquences de l’ensemble de la propriété des biens et services ! C’est une dictature financière qui se met en place à la vue de tous.
      Ils créeront une société à deux vitesses (divergence) avec néanmoins le risque qu’une partie de la population se détourne de cette forme d’échanges par le gré à gré (oral ou écrit). Puisque la monnaie a une dimension essentielle incontrôlable, elle est fluide et mobile. L’objectif de tuer “la liquidité” risque de se convertir en un objectif final de tuer “le gré à gré” de ceux qui n’auront pas d’autres moyens pour survivre. Ce sont des racistes de la pire espèce puisqu’ils mettent en place un darwinisme social.
      Cdlt
      ps : Vérité, votre commentaire est d’une remarquable clarté.


    • Olivier M Le 08 novembre 2014 à 02h27
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      Je pense que vous vous trompez quand aux humeurs des électeurs occidentaux.

      Prenons le cas français: nous avons un président – de gauche sur l’étiquette- qui, lors de son élection, fut soutenu par un ancien président français – de droite sur l’étiquette-. Résultat, le président actuel à une côte de popularité autour de 15%, et l’ancien est plébiscité par les français, ceux-là même qui le conspuaient alors qu’il était encore en poste.

      Pour résumer, les français plébiscitent celui qui a aidé à l’élection du président qu’ils détestent aujourd’hui, tout en sachant qu’en le faisant, cet ancien président trahissait son camp et ses opinions -théoriques-. Je ne vois donc pas les électeurs français se rebeller contre leurs traitres alors qu’ils arrivent à aduler les pires d’entre eux.

      Pour conclure, les humeurs politiques des français relèvent à première vue de la psychiatrie. Merci à notre industrie pharmaceutique de transformer ce peuple schizophrène en dociles moutons.


  46. Delphin Le 07 novembre 2014 à 20h06
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    Bonjour,

    Puisque Olivier Berruyer exprime à 2 reprises la similitude d’organisation entre les systèmes du nucléaire civil et bancaire, je lui en propose une troisième : Les défenseurs du nucléaire civil ne cessent d’amalgamer la radioactivité issue des réacteurs avec la radioactivité naturelle, ça rassure.

    Votre contradicteur (1ère vidéo) a utilisé la même ficelle de la naturalisation d’un phénomène artificiel pour en neutraliser la gravité potentielle : (de mémoire) “Une pandémie non plus vous ne pouvez pas la juguler”

    Courageux d’aller régulièrement dans le panier de crabe ! …

    … “dans l’ panier de crabe, il joue pas les homards… Il est liiiibre Max…”
    (Hervé Christiani, récemment décédé)

    Delphin


  47. RGT Le 07 novembre 2014 à 23h01
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    Bonsoir.

    Comme d’habitude, des informations excellentes, mais avec un petit bémol cependant concernant la facilité de lecture de certaines vidéos (si d’autres lecteurs pouvaient me confirmer s’ils ont aussi ce problème).

    Les vidéos de BFM proviennent de deux sources différentes :
    – Un source Youtube qui ne présente aucun problème.
    – Une source “brightcove” (src=”http://c.brightcove.com/services/viewer/federated_f9?isVid=1&isUI=1″ flashVars=”videoId=3876083721001&linkBaseURL=http%3A%2F%2Fbfmbusiness.bfmtv.com%2Fmediaplayer%2Fvideo%2Fnicolas-doze-les-experts-12-0511-345983.html), de plus petite dimension, qui présente de nombreux problèmes de blocages intempestifs.

    Cette source se bloque environ toutes les 10 secondes environ et il faut “revenir en arrière” de 3 ou 4 secondes pour relancer la lecture.

    Parfois un overlay s’affiche contenant le message suivant : “Cette vidéo est momentanément indisponible.Nous faisons notre maximum pour rétablir le service.
    Code d’erreur : unavailable Content.” + un bouton “[ OK ]”.

    Au bout de 5 ou 6 coupures, je perds complètement le fil et il faut que je recommence la lecture depuis le début (en recommençant les nombreuses coupures).
    Il faut plus d’une heure pour regarder une vidéo de moins de 10 minutes en ayant au final à peu près rien compris : Avec l’âge, les neurones sont moins nombreux et et si on comptend vite, il faut beaucoup de temps pour le faire ;-).

    Si ces vidéos sont disponibles sur un autre serveur (Youtube par exemple) il serait préférable de ne mettre en priorité les vidéos en provenance du serveur alternatif (c’est dommage d’accroitre la puissance de “Gogol”, mais malheureusement si l’autre serveur n’est pas fiable ou qu’il est surchargé je ne vois pas d’autre alternative).

    Je vous remercie de votre attention.


  48. Francois Le 08 novembre 2014 à 04h41
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    Précision Historique :

    Lors de la discussion,Guillaume Dard mentionne que l’or inca a permis la renaissance à partir de l’Espagne… Cela reste plus que discutable ! Cela a surtout permis une création monétaire colossale, le surendettement du royaume espagnole, et trois défauts souverains (1557, 1575 et 1596), avec un déséquilibre économique majeur…

    Imaginer que nous sommes aujourd’hui bien plus capable d’éviter les crises que dans le passé reste une erreur fondamentale. Il serait temps que nos économistes des médias s’informe sur la théorie des catastrophes de René Thom : le passé nous montre clairement que la topologie des systèmes complexes de nos économies (de dimension n) projetés sur un espace de dimensions infiniment plus réduite (PIB, croissance, pouvoir d’achat), amènera TOUJOURS des changements extrêmement violents : les crises majeures…


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