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Campagne de « pression maximale » en faveur de la guerre

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Source : Lobe Log, Paul Pillar, 14-06-2019

Mike Pompeo (CNN)

par Paul R. Pillar

La déclaration du secrétaire d’État Mike Pompeo sur le dernier incident impliquant des pétroliers dans le golfe d’Oman est contestable à de nombreux égards, à commencer par l’imputation immédiate, quasi-automatique, de la responsabilité à l’Iran. L’origine des incendies et des explosions sur les pétroliers est encore indéterminée, malgré les vidéos de piètre qualité. L’armateur japonais de l’un des pétroliers rapporte que la description par l’équipage de ce qui a heurté le navire ne correspond pas à la version de l’administration américaine. Et personne n’a encore expliqué pourquoi le régime iranien s’emploierait à mettre en porte-à-faux le premier ministre japonais Shinzo Abe – [le Japon ayant] été l’un des principaux acheteurs de pétrole iranien – en sabotant un pétrolier japonais le jour même où Abe a rencontré Ali Khamenei, guide suprême iranien.

L’énumération par Pompeo des justifications de ce qu’il a qualifié « d’analyse du gouvernement des États-Unis » quant à la responsabilité iranienne est curieuse à d’autres égards. L’une des raisons avancées par Pompeo est « les récentes attaques analogues, par l’Iran, contre des navires » – en référence vraisemblablement à un incident au cours duquel, en mai dernier, quatre pétroliers ont subi de mystérieux dommages mineurs alors qu’ils naviguaient au large des côtes des Émirats arabes unis. Le raisonnement est circulaire. Cet incident est encore entouré d’incertitude, malgré les accusations que l’administration américaine a immédiatement portées contre l’Iran.

Pompeo a donné comme autre raison « le fait qu’aucun groupe opérant dans la région pour le compte de l’Iran n’a les ressources, ni la compétence pour agir avec un tel degré de sophistication ». Pourquoi des « groupes opérant pour le compte de l’Iran » ? Pourquoi pas des États, d’autant plus qu’il y a d’autres États de la région qui ne seraient que trop heureux d’attiser les tensions entre les États-Unis et l’Iran ?

Malgré l’incertitude qui persiste, l’Iran pourrait bien en être l’auteur. Admettons un instant ce dont l’administration veut convaincre tout le monde, à savoir que le régime iranien a attaqué les navires. C’est en demandant pourquoi l’Iran aurait pu faire cela que la déclaration de Pompeo est la plus discutable. À deux reprises, Pompeo a appliqué le terme « sans provocation » aux actions iraniennes (« 40 ans d’agression “non provoquée” contre des nations éprises de liberté » et « ces attaques “non provoquées” représentent une menace claire pour la paix et la sécurité internationales »).

« Non provoquées » ? Il y a plus d’un an, l’administration Trump a complètement renié les engagements pris par les États-Unis dans le cadre du Plan d’action global commun (PAGC), l’accord multilatéral qui a restreint le programme nucléaire de l’Iran et fermé toutes les voies possibles vers une arme nucléaire. Depuis lors, l’administration a mené une guerre économique contre l’Iran, bien que ce pays ait continué pendant un an à respecter ses engagements au titre du PAGC. L’administration s’est acharnée à ajouter sanction après sanction pour paralyser l’économie iranienne, pour faire vivre aux iraniens une vie de misère et pour affaiblir l’Iran par tous les moyens. Elle a exercé des pressions sur les pays du monde entier pour qu’ils ne commercent pas avec l’Iran. L’administration a accompagné cette campagne d’une hostilité sans limite, de menaces d’attaques militaires et autres bruits de bottes, dont une intensification des déploiements militaires dans l’arrière-cour de l’Iran. Si cela n’est pas une provocation vis-à-vis de l’Iran, alors le terme provocation a perdu tout son sens.

La flambée actuelle des tensions, avec les incidents impliquant des pétroliers, est une conséquence directe et sans surprise de l’échec de la campagne de « pression maximale » de l’administration Trump. Il n’y a aucune raison de penser – et rien dans le bilan des deux dernières décennies ne le laisse entendre – que l’Iran ferait quelque chose comme saboter les pétroliers d’un tiers si les États-Unis avaient respecté leurs engagements et employé la diplomatie au cours des deux dernières années pour régler tout différend avec l’Iran. Personne aux États-Unis n’aime être d’accord avec les observations des dirigeants iraniens, mais lorsque ces dirigeants soulignent que l’Iran n’a pas utilisé ses forces armées pour commettre des actes d’agression contre ses voisins dans la région, il est difficile de réfuter leur observation. Il n’en va pas de même pour certains autres États de la région.

Si l’Iran avait saboté ces pétroliers dans le golfe d’Oman en réponse aux attaques économique, ça n’aurait été qu’une réaction iranienne parmi d’autres dans la région. L’Iran a riposté avec férocité à son invasion par l’Irak. Il a contribué à la création du Hezbollah quand Israël a envahi le Liban. Il a apporté une aide aux Houthis au Yémen lorsque l’assaut aérien de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis a provoqué une catastrophe humanitaire au Yémen. Son armée a prêté main forte aux autorités irakienne et syrienne lorsqu’elles ont été attaquées par l’État islamique et autres insurgés. Et on peut s’attendre à ce qu’il réagisse s’il est la cible d’autres attaques, économiques ou militaires, de la part des États-Unis. Il ne fallait pas s’attendre à ce que les Iraniens, malgré la patience remarquable dont ils ont fait preuve au cours de l’année écoulée, se contentent de se coucher avec fatalisme.

Pompeo a affirmé dans sa déclaration que « le 22 avril, l’Iran a promis au monde qu’il interromprait le flux de pétrole à travers le détroit d’Ormuz ». C’est faux, l’Iran ne l’a pas promis. Ce qu’un commandant des Gardiens de la révolution iraniens a dit, c’est que l’Iran bloquerait le détroit d’Ormuz s’il n’était plus en mesure de l’emprunter pour exporter ses propres hydrocarbures. Le commandant répondait à la dernière escalade du gouvernement Trump dans sa guerre économique contre l’Iran, qui visait à éliminer les dérogations aux sanctions américaines contre les acheteurs de pétrole iranien, dans le cadre d’un dispositif visant à réduire à néant les exportations de pétrole iranien. Encore une fois, les Iraniens ont réagi, dans ce cas-ci, à l’escalade de l’hostilité américaine et aux préjudices matériels majeurs qui lui sont imposés.

Les forces pro-guerre au sein de l’administration Trump reprennent du poil de la bête, bien qu’il y ait des signes selon lesquels elles viennent à bout de la patience de leur président, qui ne veut probablement pas d’une guerre avec l’Iran. Le plus farfelu dans la liste des incidents que Pompeo attribuait à l’Iran était une voiture piégée en Afghanistan, le 31 mai, qui a blessé plusieurs expatriés américains. L’attaque est généralement attribuée aux talibans, bien que l’État islamique l’ait également revendiquée, et l’Iran n’a probablement rien à voir avec cela. Pompeo, en attribuant cette attaque à l’Iran, s’inscrivait clairement dans le cadre de ses intrigues pour faire valoir que la résolution du Congrès autorisant l’utilisation de la force militaire, après le 11 septembre 2001, légitimerait une guerre contre l’Iran.

Si le président Trump ne veut vraiment pas d’une guerre avec l’Iran, il doit prendre conscience que la diplomatie ce n’est pas une des parties qui pose des exigences et l’autre partie qui s’y plie. Il doit également accepter que la campagne de « pression maximale » a échoué à obtenir une « meilleure entente », à changer le comportement iranien pour le mieux, ou à blesser le régime iranien au-delà des iraniens ordinaires que le gouvernement prétend vouloir aider. La campagne détruit au contraire l’une des réalisations les plus efficaces de ces dernières années en matière de non-prolifération nucléaire et provoque maintenant des réactions qui, dans des endroits comme le golfe d’Oman, rendent une nouvelle guerre plus probable qu’auparavant.

Paul R. Pillar est chercheur senior accueilli au Center for Security Studies de l’Université de Georgetown et charcheur associé au Center for Security Policy de Genève. Il a pris sa retraite en 2005 après 28 années de carrière dans la communauté du renseignement aux États-Unis. Il a notamment occupé les postes d’agent de renseignement national pour le Proche-Orient et l’Asie du Sud, de chef adjoint du DCI Counterterrorist Center et d’adjoint exécutif du directeur du renseignement central. Il est vétéran de la guerre du Vietnam et un officier de réserve de l’armée américaine. M. Pillar est diplômé du Dartmouth College, de l’Université d’Oxford et de l’Université de Princeton. Ses ouvrages comprennent Negotiating Peace (1983), Terrorism and U.S. Foreign Policy (2001), Intelligence and U.S. Foreign Policy (2011) et Why America Misunderstands the World (2016).

Source : Lobe Log, Paul Pillar, 14-06-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Fabrice // 22.07.2019 à 06h52

La raison ne sert plus à rien, nous sommes devenus des vassaux autosuicidaires des autorités américaines, elle nous diraient que la terre est plate que l’on trouverait un aplati se battre bec et ongle pour cette théorie avec toute la sphère médiatique.

L’Iran est le méchant et sera traité comme tel ou finira par se comporter comme tel car ce pays n’aura pas d’autres choix d’agir comme tel, car la mémoire commune de l’occident aura oublié ce qui l’aura poussé à ce comportement, les agressions successives contre lui n’auront jamais existé, et encore une fois un pays millénaire disparaîtra dans ses ruines retournées à la barbarie par la volonté divine de ce jeune pays américain qui hait ces civilisations qui lui renvoi son impermanence ainsi que sa fragilité.

38 réactions et commentaires

  • M.Smith // 22.07.2019 à 06h34

    Le Shadok Pompeo pompait intellectuellement si bien qu’on l’appela Pompeo :
    https://m.youtube.com/watch?v=zv0ZzRMjbRk
    Nous sommes définitivement entré dans l’ère mondial des Shadoks, en Shadokratie.

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  • Fabrice // 22.07.2019 à 06h52

    La raison ne sert plus à rien, nous sommes devenus des vassaux autosuicidaires des autorités américaines, elle nous diraient que la terre est plate que l’on trouverait un aplati se battre bec et ongle pour cette théorie avec toute la sphère médiatique.

    L’Iran est le méchant et sera traité comme tel ou finira par se comporter comme tel car ce pays n’aura pas d’autres choix d’agir comme tel, car la mémoire commune de l’occident aura oublié ce qui l’aura poussé à ce comportement, les agressions successives contre lui n’auront jamais existé, et encore une fois un pays millénaire disparaîtra dans ses ruines retournées à la barbarie par la volonté divine de ce jeune pays américain qui hait ces civilisations qui lui renvoi son impermanence ainsi que sa fragilité.

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  • weilan // 22.07.2019 à 07h42
    • Amours désamours // 22.07.2019 à 10h17

      Merci ! Après l’avoir lu, j’ai partagé le lien. L’article conforte, hélas, que Londres et la France restent serviles au détriment de la sécurité des peuples. Les leçons du passé inciteraient pourtant à la prudence. A moins que ces deux pays soient nostalgiques d’un passé pas forcément glorieux. En effet, ils furent un tandem de choix pour déstabiliser les régions du Moyens-Orient. Demain, mardi, Boris Johnson, chef du parti Conservateur, deviendra le 76è ministre du RU. Sa position sera t-elle neutre ?

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  • Qwark // 22.07.2019 à 08h21
  • Shock // 22.07.2019 à 08h24

    L’aplaventrisme des pays européens est impressionnant, avec une clique au pouvoir (formatée “young leaders”) qui mène une politique contre les peuples et qui se prétend “progressiste”. Comme si le slogan “America first” avait été adopté par la France et les autres pays européens au lieu de “France first”, etc.

    Ce qui est interdit au niveau scolaire (menaces, racket, violences) est devenu la norme au niveau international. Qui a besoin des USA? Une alliance anti-américaine pays européens-Russie-Chine et une dédollarisation mettraient les USA à genou, eux qui vivent à crédit grâce aux achats de dollars (bons du trésor).

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  • calal // 22.07.2019 à 08h40

    “Si le président Trump ne veut vraiment pas d’une guerre avec l’Iran, il doit prendre conscience que la diplomatie ce n’est pas une des parties qui pose des exigences et l’autre partie qui s’y plie.”

    il s’agit surtout de comprendre que l’occident decadent n’est plus le plus fort et qu’il n’a plus les moyens de “ses ambitions” ( La turquie se detourne de l’otan par ex). Tant mieux,la chappe de plomb etouffante des banquiers et des reseaux de corrompus va peut etre reculer quand l’occident devra payer un prix juste pour ses importations…

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    • gracques // 23.07.2019 à 09h54

      Moi, je veut bien que le prix des importations chinoises augmentent ….. mais les chinois ?
      D’un autre côté , vous dieu quoi’quand on rationnera vos déplacements ?

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  • Myrkur34 // 22.07.2019 à 08h43

    Imaginez vous que le mal peigné anglais va devenir 1er ministre alors que les conservateurs ont pris une tôle aux européennes. Donc deux siphonnés qui vont multiplier les rodomontades et les menaces au niveau mondial.
    Si jamais Trump passe en 2020, ce sera encore pire car il sera décati et pas loin de la fin de sa vie et nous fera une madeleine albright.( Cela en valait la peine).

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    • CHAÏB-DRAA // 29.07.2019 à 21h36

      Et certainement qu’il passera, l’AIPAC veille !

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  • Macarel // 22.07.2019 à 08h58

    Sans le pétrole, c’en est fini de “l’American dream”. C’est pour cela que cette nation est en permanence sur le pied de guerre, et se mêle des affaires internes de tous les pays, surtout de ceux qui recèlent cette précieuse manne.
    Le USA préféreront entraîner le reste de la planète dans leur chute, plutôt que de s’effacer pacifiquement comme l’ex-URSS.
    Ce d’autant plus que le “modèle américain” de développement ayant essaimé sur toute la planète, y compris en Chine, la concurrence pour l’accès à ce qui reste de ressources fossiles devient de plus en plus exacerbée.
    Cette nation “des hommes libres” (land of the free), est aussi celle de la démesure et de la négation des limites, l’hubris comme disaient les anciens grecs, et cet hubris était pour eux cause de tragédies.

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    • septique // 22.07.2019 à 16h01

      Sans le pétrole, c’en est fini de “l’American dream”…..hum..

      LES AUTRES….comment font-ils sans carburants ?

      Les USA sont redevenus le premier producteur et le premier exportateur de produits pétroliers et de gaz liquéfié (LNG). Pour le manque il va falloir attendre.

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      • Logique // 22.07.2019 à 17h51

        ” Pour le manque il va falloir attendre.”

        Pas très longtemps, vu l’épuisement rapide des hydrocarbures extraits des schistes et dont les entreprises ne parviennent pas à en assurer la rentabilité.

        Quant aux dégâts pour l’environnement, mieux vaut ne pas en parler, car le coût des réparations serait gigantesques.

        https://www.les-crises.fr/les-schistes-bitumineux-ne-sont-toujours-pas-rentables-par-nick-cunningham/

        https://www.businessbourse.com/2015/09/17/petrole-de-schiste-une-catastrophe-se-prepare-aux-etats-unis-il-y-aura-du-sang/

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      • Olivier77 // 22.07.2019 à 18h43

        Être premier producteur de quoi que ce soit n’empêchera pas la pénurie d’une ressource finie. La situation actuelle peut vous satisfaire mais ce n’est qu’un instant t dans une courbe qui va commencer à descendre trop vite pour que la rationalité puisse l’envisager. Ce ne sont que des mathématiques.

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        • septique // 22.07.2019 à 19h36

          Pas seulement. Il y aura des carburants au moins jusqu’en 2100 sans problème. Ce n’est pas une question de disponibilité mais de prix du baril. Les gens du paek-oil nous prédisaient déjà un peak et un effondrement en 2002…
          De plus il y a des réserves immenses de gaz qui ne sont même pas exploitées à l’heure actuelle (Alberta, Saskatchewan au Canada, Turkemistan, entre autres..).
          Lisez donc le blog de Our Finite World de Gail Tverberg pour obtenir des informations sérieuses sur le secteur de l’énergie.

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          • Genuflex // 22.07.2019 à 22h30

            Ben… non.
            Je ne sais pas qui sont “les gens du peak oil”. Des mathematiciens peut-être, vu que c’est un concept issue de cette matière, et pour le coup, difficilement contestable.
            Jancovici, puis l’AIE date le pic du conventionnel en 2008.
            Quel est le EROI des gaz de schistes déjà ?
            Tu as une voiture au gaz, septique ? Et la pelleteuse qui a construit ton immeuble, elle aussi, elle tourne au gaz naturel liquéfié ?

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          • septique pointe à l’ambassade US // 23.07.2019 à 00h21

            ho le troll, le septique: les USA exportent du pétrole parce qu’il ne vend plus chez eux ,la crise bat son plein là bas, à la différence des rodomontades et chiffres trafiqués qui sont vos lecture de chevet..Suivez un peu, les Wall mart qui ferment et le reste…Quant au pétrole et gaz de schiste, on sait que les puits déplètent vers 3 ans. Du pétrole jusqu’en 2100, vous êtes risible…

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            • septique // 26.07.2019 à 18h19

              On confond un peu tout….il me semble. On mélange endettement des ménages et réserves pétrolières et gazières…

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          • Logique // 23.07.2019 à 02h19

            Les “immenses” réserves sont des estimations pour attirer les investissements. Les promesses rendent les fous heureux.

            https://www.zerohedge.com/news/2019-07-22/why-us-shale-doomed-no-matter-what-they-do

            Il y aura des carburants jusqu’en 2500 (par exemple du H2 ou du gazogène suivant le cours futur de l’histoire). Je ne prends pas de risque: personne d’actuellement vivant ne sera là pour vérifier. Pour 2100, c’est presque la même chose.

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          • max // 23.07.2019 à 13h15

            Je suis allé sur wiki pour savoir qui elle était.
            Sa fiche wiki https://fr.wikipedia.org/wiki/Gail_Tverberg
            Son site est du même acabit.
            Une sorte de madame Soleil et qui ne dit pas forcement ce que certains veulent lui faire dire.

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            • Subotai // 23.07.2019 à 20h03

              Je suis aussi allé voir. 🙂
              La chose intéressante est la vision des sources d’approvisionnement électrique intermittentes.
              Je pense que cette analyse sera “bientôt” datée. Un peu comme la discussion sur les capacités de vol des plus lourds que l’air au XIX siècle.
              Le problème de l’électricité est la difficulté de stockage – non résolu à grande échelle – et la non rentabilité de son transport à longue distance.
              Or il se trouve qu’il y a quelques mois, il y a eu une annonce que j’ai trouvée fondamentale, de technologies de faible déperdition pour le transport de l’électricité.
              Un peu comme, mutatis mutandis, faire passer du haut débit sur les fils de cuivre du téléphone.
              Distance et débit multipliés.
              Aussi je me suis imaginé un réseau électrique ressemblant au maillage d’Internet, avec une foultitude d’acteur/producteur/consommateurs d’électricité balançant sur le réseau tout ce qu’il ne consommait pas. Le réseau étant toujours approvisionné par la multitude des sources – grandes ou petites.
              Bon, ça demande un putain de changement de paradigme, mais les Nouvelles Routes de la Soie, c’est aussi ça…

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  • Amours désamours // 22.07.2019 à 10h18

    Merci ! Après l’avoir lu, j’ai partagé le lien. L’article conforte, hélas, que Londres et la France restent serviles au détriment de la sécurité des peuples. Les leçons du passé inciteraient pourtant à la prudence. A moins que ces deux pays soient nostalgiques d’un passé pas forcément glorieux. En effet, ils furent un tandem de choix pour déstabiliser les régions du Moyens-Orient. Demain, mardi, Boris Johnson, chef du parti Conservateur, deviendra le 76è ministre du RU. Sa position sera t-elle neutre ?

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  • martin // 22.07.2019 à 17h37

    On a peu remarqué la rencontre, en Juin, entre l’envoyé de l’exécutif russe, M. Patruchev, d’une part et Pompeo et Netanyahu de l’autre. Cela s’est produit en Israël. Or, qu’a dit Patruchev (confirmé par Poutine un peu plus tard)?

    Que l’Iran est un allié de Moscou. Donc, la Russie ne laissera pas l’Iran seul en cas d’attaque US.

    Conclusion? Sauf départ de feu inopiné (ça peut arriver vu la densité de présence militaire dans le Golfe), l’Iran est sauf. N’oublions jamais que le S300 iranien peut être connecté aux systèmes russes présents dans toute la région. Alors bonjour brouillage et spoofing, adieu “Schock an Awe”.

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    • septique // 22.07.2019 à 19h46

      Monsieur Patruchev a précisé que Israêl était un ami de la Russie et que Moscou ne saurait se désintéresser de la situation de ses compatriotes d’origine russe et de leur sécurité ( 2 millions maintenant) qui vivent en Israël.

      J’ai lu le compte-rendu de la réunion (en anglais) sur le journal Haaretz je pense et vous pouvez facilement y accéder.

      Je n’ai pas lu que Patruchev a Tel-Aviv se soit prononcé comme vous le décrivez sur le support de Moscou à Téhéran.

      Un détail technique..les S300 iraniens ne peuvent être connectés aux centres de contrôle russes en Syrie..parce qu’ils sont hors de portée de ceux-ci en-dehors des couvertures radars

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      • Logique // 23.07.2019 à 02h30

        “Je n’ai pas lu que Patruchev a Tel-Aviv se soit prononcé comme vous le décrivez sur le support de Moscou à Téhéran.”

        C’est que vous êtes mal informé (lecture partisane?) et ne lisez pas le compte-rendu livré par Patruchev qui a dit que l’Iran était un союзник.

        Les Russes sont aussi disposés à livrer des S400 si l’Iran en fait la demande. Le temps est fini où les USA peuvent faire ce qu’ils veulent. Il suffit que Moscou dise: si vous bombardez Téhéran, c’est comme si vous bombardiez Moscou. En 2013, c’est ce qu’ils ont dit à Obama à propos de Damas. Résultat: deux missiles partis d’Espagne ont fait des rond dans l’eau de la Méditerranée. L’Iran est encore plus proche de la Russie par la Mer Caspienne ou le Caucase.

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      • martin // 23.07.2019 à 19h01

        Oulah!

        Je vous conseille de vous documenter sur le C4i russe du Pôle Nord à la Syrie. La connexion des systèmes iraniens aux bulles A2/DA russe est un simple jeu d’enfant.

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        • septique // 26.07.2019 à 18h39

          Je peux avoir une documentation ? Je sais ce qu’est un C4I c’est une abréviation commune pour tous les centres de commandements intégrés et ceci ne permet pas de relayer un signal radar.

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      • Logique // 25.07.2019 à 02h20

        “Je n’ai pas lu que Patruchev a Tel-Aviv se soit prononcé comme vous le décrivez sur le support de Moscou à Téhéran.”

        Vous n’avez pas lu, vous n’avez JAMAIS vu, etc. A quoi servez-vous alors si vous refusez la réalité?

        L’Iran a non seulement la Russie comme allié, mais aussi la Chine et 7 autres pays asiatiques. Face à une telle alliance, même l’otan ne fait pas le poids. Supériorité en matériel et en hommes de l’alliance asiatique. Pendant que les USA se livrent à une partie de poker menteur, les Russes développent leur stratégie comme aux Echecs et la Chine avance ses pions comme au Go.

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    • septique pointe à l’ambassade US // 23.07.2019 à 00h28

      et de plus, à la différence de l’IRak, quand les US ont attaqués sous le prétexte bidon des ADM, il n’y aura pas de défense anti-aérienne désactivée par le vendeur pour laisser les avions US(et autres) maitres du ciel, à l’époque c’était le service que le gouvernement français avait rendu aux USA(pour se faire pardonner des miaulements de Villepin à l’ONU?), rendre inactif le matos de DCA d’origine Français…Ici, entre le matériel russe et le matériel Iranien, tout va fonctionner, d’aiileurs on a vu comment une “merveille technologique que le monde entier leur envie(le fameux drone US) s’est fait plumer bétement, en passant la frontière…
      Il n’arrête pas ce septique, avec les autres de son groupe de trolls appointés!! un vrai travaiileur de fond.

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      • max // 23.07.2019 à 09h37

        On peut rajouter que :
        Trahir ses clients est une spécialité française, lors du conflits Argentine contre la Grande Bretagne de 1982, la France a livré aux Britanniques son savoir-faire pour neutraliser les étendards que l’Argentine lui avait acheté et a également fourni une aide précieuse pour que les exocets livré à différents clients, notamment le Pérou, ne tombent entre les mains des argentins.

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      • septique // 26.07.2019 à 18h35

        Calmez vous je suis effectivement en communication en permanence avec Trump, Pompeo et les autres…voila ca va mieux ?

        Tiens pour vous faire plaisir..

        Le commandant de l’Armée de l’air de la République islamique d’Iran (IRIAF), le général de brigade Farzad Ismaili, en poste depuis 2010, a été licencié par le Guide suprême de l’Ayatollah Ali Khamenei après avoir caché que des chasseurs furtifs F-35 de la Force aérienne israélienne (IAF) avaient violé l’espace aérien de l’Iran..se promenant au-dessus de Teheran, de Qom…sans être détectés

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        • lvzor // 26.07.2019 à 23h00

          “le général de brigade Farzad Ismaili, en poste depuis 2010, a été licencié par le Guide suprême de l’Ayatollah Ali Khamenei…”

          On peut avoir la source?
          (J’ai eu un peu de mal à la trouver, mais j’avoue que ça en valait la peine, j’ai bien ri.)

          Vous êtes la preuve même de ce que vous niez, à savoir le déclin absolu de l’empire américain : il n’a plus les moyens d’avoir comme thuriféraires des gens d’une autre qualité que la vôtre…

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  • weilan // 22.07.2019 à 22h20

    Un point de vue fort intéressant sur l’évolution des pensées du côté de Téhéran:

    https://www.dedefensa.org/article/liran-croit-a-la-guerre

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  • max // 23.07.2019 à 04h36

    Nous ne sommes plus a une époque, pas si lointaine, ou les USA par leurs simples paroles dictaient leurs conditions.
    L’article de the duran l’explique bien
    https://theduran.com/why-the-united-states-wont-launch-a-ground-war-versus-iran/
    Donc contrairement à ce qui a eu lieu pour les deux précédant conflits avec l’Irak de Saddam Hussein, il n’y aura pas de vastes coalitions militaires sous la bannière des USA.
    Je ne sais pas si, il y a des possibilités de guerres aériennes mais l’Iran à mon avis a du répondant.
    Les tensions avec l’Iran s’inscrivent dans ce que on appel la guerre (potentielle) globale, si ca fait tilt dans le détroit, ca risque de faire tilt de partout.

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  • jules Vallés // 23.07.2019 à 09h22

    “La guerre, c’est le massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent et ne se massacrent pas.”… Paul Valéry
    Le Mike Pompeo il cherche des noises, mais il n’a pas exactement le profil du mec qui va aller au baston!
    Quand les va-t-en-guerre seront-ils OBLIGÉS d’aller se battre?

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  • AZALICOM // 23.07.2019 à 19h11

    Il n’y aura pas de guerre dans le golfe persique, nous sommes simplement dans un contexte de guerre psychologique, une géostratégies des tensions et par voie de conséquence un repositionnement des forces militaires lorsqu’elles sont productives.

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    • Subotai // 23.07.2019 à 20h26

      Bien que nous ne soyons pas à l’abri d’une imbécilité, je suis de votre avis.
      Je n’arrive pas à me faire à l’idée d’une attaque sur l’Iran.
      Pas pour des questions moralogéostratégiques. 🙂 Pour des questions de capacité physique.
      L’Irak était un baroud d’honneur qui a mit les USA à genoux.
      Les Restes du Monde vaquent à leurs occupations sans se préoccuper des USA et ne s’occupant de ses incartades qu’au prix du moindre effort.
      Les pays d’Europe de l’Ouest le cul entre deux chaises sont en train de virer leur cuti, forcé par les évènements (qu’on ne s’y trompe pas).
      Bref, l’agitation de façade sert à masquer la retraite généralisée, avec
      des “acteurs” naïfs qui croient à l’agitation exprimée
      des “acteurs” opportunistes qui croient pouvoir en profiter
      des “acteurs” sincères qui jouent le jeu classique de l’Art de la Guerre
      Les mecs en face savent aussi de quoi il retourne.
      De deux choses l’une:
      soit les USA réussissent un atterrissage forcé sur le ventre sur le gazon en bord de piste sans trop de dommage.
      soit ils partent en vrille et s’écrasent au sol sur la ville; et là bonjour les dégâts!
      Attaquer l’Iran? Vrille assurée…

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    • septique // 26.07.2019 à 18h43

      Je suis d’accord avec vous Trump a le temps pour lui, l’Iran espère un changement pour quelqu’un de plus malléable en 2020, un pari risqué, restent les ‘experts’ militaires, maréchaux, généraux et amiraux en culottes courtes pour qui le S400 ne présente aucun mystère..distrayant à lire.

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