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28.septembre.201528.9.2015 // Les Crises

[Caviar] Macron, passer par l’élection est “un cursus d’un ancien temps” ; “Le libéralisme est une valeur de gauche”

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A ce stade, plus aucun commentaire n’est donc nécessaire – merci Manu… (ah, “le meilleur d’entre nous”… Dire que certains s’énervent quand je dis que je ne vote plus, eh, je suis MODERNE moi 🙂 )

(juste un rappel : ça m’a toujours amusé d’appeler “sociaux-démocrates” des gens qui ne sont à l’évidence ni sociaux, ni démocrates…)

Source : Le Point, 28/09/2015

Le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron a assuré qu’il ne voulait « pas être député en 2017 », estimant qu’accéder aux plus hautes fonctions par l’élection était « un cursus d’un ancien temps », selon des propos rapportés lundi par Le Monde. « Aujourd’hui, je ne veux pas être député en 2017 », a-t-il déclaré dimanche lors d’un forum organisé par le quotidien à Paris, selon les journalistes du Monde. « Je n’ai jamais voulu être candidat », a-t-il ajouté. Selon le compte rendu du quotidien du soir, le ministre a estimé que parvenir à de hautes fonctions par la voie des urnes était « un cursus d’un ancien temps », répondant ainsi à une critique qui lui est régulièrement adressée de vouloir réformer sans avoir obtenu de légitimité par les urnes.

Emmanuel Macron, qui s’exprimait « on the record » (sans restriction imposée à la presse), savait pertinemment que des journalistes étaient présents dans la salle, assure Le Monde. Parmi de nombreuses remarques susceptibles de faire s’étrangler une partie de la gauche, le ministre a estimé en outre que sur le plan de la politique économique, il peut y avoir « beaucoup de convergences entre la gauche de gouvernement et la droite de gouvernement ».

« Le libéralisme est une valeur de gauche »

Il a également assuré que « l’État a sa place mais il en a trop pris », se revendiquant d’un certain « libéralisme ». « J’assume qu’il y ait un libéralisme, le libéralisme est une valeur de gauche », a-t-il estimé. Affirmant qu’il se situait « dans le camp du progrès », le ministre en a profité pour mettre en question une nouvelle fois le statut des fonctionnaires. « Nous devons penser la réforme des fonctionnaires », a-t-il déclaré, estimant que sans cela, leur statut serait « déchiré ». « Il faut plus d’adaptabilité pour les entreprises, déconflictualiser le travail, je me méfie beaucoup des tabous », a-t-il poursuivi, jugeant qu’« aujourd’hui la loi dit trop, il faut trouver la bonne flexisécurité sur le marché du travail ».

À propos des 35 heures, Emmanuel Macron a assuré que s’il ne souhaitait pas les abroger, il y avait aujourd’hui « une trop grande rigidité dans la définition horaire du temps de travail ».

Enfin, à propos des critiques qui ont accompagné la semaine dernière ses propos sur le statut des fonctionnaires plus « adapté » et « plus justifiable compte tenu des missions », M. Macron a estimé que « les réactions sur ce que j’ai pu dire montrent une gêne à accepter qu’un politique puisse réfléchir en marge de son action ».



(et quand il appellera à voter Sarko, il sera toujours soutenu ?)


Pas mal ça aussi :

Source ; Le Figaro

Commentaire recommandé

Nicolas // 28.09.2015 à 17h39

Faut pas abolir les 35 heures mais ya “une trop grande rigidité dans la définition horaire du temps de travail”

Ouais. Faut pas non plus rétablir l’esclavage, mais ya une définition trop large de l’esclavage, ce qui empiète sur la flexibilité des entreprises en plaçant des entraves inutiles à leur croissance, indispensable au maintien du pouvoir d’achat des consommateurs.

149 réactions et commentaires - Page 2

  • soleil // 29.09.2015 à 09h44

    voter utile pour l’emploi et le travail qui va avec.

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  • cording // 29.09.2015 à 10h02

    Très bon, ce Macron !
    Je dirais même plus excellent pour faire perdre à la gauche toutes les élections. Donc une proch

      +0

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  • cording // 29.09.2015 à 10h06

    Très bon, ce Macron!
    Je dirais même plus (comme dirait Dupont et non Dupond) qu’il est excellent pour faire perdre les élections à la gauche. En route vers la troisième raclée électorale en décembre prochain après celle des municipales en mars 2014 et des départementales en mars dernier.

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  • Christian Durante // 29.09.2015 à 10h11

    Il a raison, finalement !
    Une élection, aujourd’hui, cela ne change rien, donc ne représente rien : qui choisir entre un libéral de “droite” et libéral de “gauche”. Où se situe la différence ?
    Une raison de plus d’arrêter de raisonner sur le “droite-gauche” (“bonnet blanc et blanc bonnet” d’aujourd’hui), mais plutôt par rapport à la dictature de l’UE, à la soumission ou non aux Etats-Unis, à une politique étrangère pragmatique et géopolitique ou à une politique droits-de-l’hommisme-béahchélienne, se positionner et réagir à “La violence des riches”…

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  • samuel // 29.09.2015 à 12h59

    Au rythme où vont les choses, ils subiront aussi la récession. Car si la flexibilité ne s’arrête plus, comment pourront-ils y échapper ? Leur vision de la réalité ou de la société, doit être partielle. Ils ne peuvent comprendre ce qu’ils font, lorsqu’ils sortent du même moule, tant déjà dans les causes premières en Syrie, Ukraine ou Libye, que secondes dans leur propre pays. Lorsque durant toutes ces années, ils ont souvent voulus nous faire croire que c’était pour la “réforme”, ne faisaient-ils pas le jeu de grands groupes privés. Assurons-nous de ne jamais oublier leurs déclarations sur l’Europe, car même s’ils se prétendent tous être de gauche, de droite ou libéraux, ils ne font que répéter les mêmes choses de l’histoire, possible qu’un jour les premières forces de l’ordre ne puissent plus être en mesure de les couvrir. Il n’y a pas que les élites qui font le bien à l’image, il y a aussi leurs médias complices. Supposons Qu’assad s’en aille, et qu’ils recommencent le même enfumage à l’égard d’un autre pays, est ce que le quotidien des plus accablés en Occident s’en trouvera plus différent ? Malheureusement l’Amérique plonge pas moins dans le malheur. Un chemin vers l’Amérique suivons toujours les politiciens les plus comme il faut de l’Occident.

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  • L’ancien // 29.09.2015 à 13h40

    Venant d’un homme marié à une femme d’un ancien temps et fonctionnaire de plus me fait penser qu’elle doit beaucoup apprécier son humour.

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  • Popa // 29.09.2015 à 14h07

    Il a raison Macron , c’est comme en Corée du Nord avec UN parti et UN candidat… sauf que chez nous c’est UN programme avec plein de parti et de candidats… SI c’est pour faire un casting de celui qui aura le moins l’air con dans le costume , ALORS l’élection est d’un intérêt politique mineur.

    Et à sa place, vous vous priveriez de boulots bien payés , cumulables, avec des retraites indécentes au vu de l’effort fournit pour l’obtenir , le tout sans entretiens d’embauche ?

    Après je n’excuse pas … je dis juste qu’à sa place , ses points de vue sont défendables. A la mienne beaucoup moins mais le garçon doit déjà recevoir assez de poupées vaudou épinglées comme ça … on va pas le charger à la hauteur de son mérite ^^

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  • Rimbelautre // 29.09.2015 à 14h29

    Voici un magnifique exemple de provocation idéologique. Macron n’a commmis
    aucune bourde, il pratique à dessein ce genre de propagande libérale depuis
    qu’il est ministre. A mettre en relation, par exemple avec les propos de
    Juncker, qui raconte que les traités sont supérieurs aux élections.

    L’un et l’autre disent la vérité. Politiques et journalistes vont réagir de
    manière morale, outrée, en agitant une fois de plus des fétiches à majuscule
    comme République, Nation et Suffrage Universel : ce sont eux qui sont hors sujet
    et qui ne comprennent rien à rien, qu’ils aient des illusions ou pas.

    Macron comme les autres sait pertinement ce qu’il fait : de la propagande, et se
    soucie fort peu de la conjuration magique de ses déracteurs. Il est en position
    de force sur le plan idéologique parce qu’il est en phase avec la réalité.

    Tous ceux, dont je suis, qui prétendent s’opposer à ça, doivent chercher leurs arguments eux aussi dans la réalité, et pas dans la métaphysique républicaine.

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  • bourdeaux // 29.09.2015 à 15h30

    Ce type de question (untel est-il un homme de gauche…) me parait parfaitement oiseux et scolastique. Si l’on veut bien prendre la gauche par le côté des OBJECTIFS qu’elle poursuit, à savoir, pour simplifier abusivement, le bien-être pour tous, les fruits du mérite pour tous, l’instruction pour tous (et conséquemment la culture pour tous) alors il n’y a plus, et depuis longtemps, que des gens de gauche, ou presque. C’est sur les MOYENS que naissent les différences. Or, les moyens d’une politique ne sont pas des marqueurs idéologiques ; ils sont bons ou mauvais, efficaces ou non. C’est comme cela, je crois, qu’il faut comprendre un type comme MACRON, un type qui ne crois pas à l’efficacité d’un certain nombre de moyens que les socialistes ont longtemps défendus. Personnellement je suis infiniment plus sévère envers un Mosovici qui fait semblant de faire une réforme bancaire tout en se gardant bien de faire quoi que ce soit. Parce que c’est la marque d’un type qui SAIT qu’il faut séparer les activités bancaires pour atteindre l’objectif (éviter une nouvelle grosse crise ) mais qui ne veut pas le faire. Trahir la gauche, pour moi, c’est cela. C’est pas quand un Macron dit que le statut des fonctionnaires est à revoir, parce que, que je sache, l’inamovibilité des fonctionnaires n’a jamais été un mur porteur pour la justice sociale.

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  • tchoo // 29.09.2015 à 20h35

    Vous voyez ce qui m’étonne, ce n’est pas ce que dit ce type, mais que ce qu’il ne provoque quasiment rien, lui après d’autres
    cela devrait foutre le feu à la plaine
    mais les français dorment !

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  • totor // 29.09.2015 à 21h42

    Faut-il commenter?: http://goo.gl/LkkZ9s

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  • valles // 30.09.2015 à 09h08

    Il faut reconnaitre au Ps une certaine aptitude à prendre les gens pour des cons.
    Dans un pays où les sentiments sont devenus plus que relatifs, il suffit de nous présenter une petite teigne de compétition pour que Valls devienne par comparaison un enfant de choeur présidentiable.
    Indignez-vous, au moins ça vous occupe.

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  • bilderberg // 01.10.2015 à 12h02

    Macron n’est pas ma tasse de thé, mais trahir ses propos de la sorte ne vous glorifie pas.

    S’il a bien dit ces mots, ce n’est pas au sujet de l’élection en soi mais à propos de ceux qui l’utilisent pour propulser leur carrière et se garder une place bien au chaud.
    Ça lui va pas très bien de dire ça, mais il a raison, soyons honnêtes et ça n’empêchera pas de le détruire pour tout le reste.

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