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3.septembre.20193.9.2019 // Les Crises

Ce n’est pas que nous n’avons pas réussi à tenir Facebook et Google en laisse. Nous n’avons même pas essayé. Par Shoshana Zuboff

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Source : The Guardian, Shoshana Zuboff, 02-07-2019

Shoshana Zuboff

Les géants de la technologie utilisent nos données non seulement pour anticiper notre comportement, mais aussi pour le changer. Mais nous pouvons résister à cette attaque contre la démocratie

Mardi 2 Juillet 2019

Dans une interview accordée la semaine dernière à la BBC, Nick Clegg, vice-président de Facebook, a surpris les téléspectateurs en appelant à de nouvelles « règles de conduite » concernant la vie privée, la collecte de données et autres pratiques de la société qui ont suscité de vives critiques au cours de l’année écoulée. « Ce n’est pas aux entreprises privées… d’établir ces règles », a-t-il insisté. « C’est aux politiciens démocratiques du monde démocratique de le faire ».

La réponse de Facebook serait d’adopter une « attitude », et non pas de « fuir », mais de « défendre » les nouvelles règles. Pour une entreprise qui a farouchement résisté aux nouvelles lois, le message de Clegg visait à nous persuader que la page était tournée. Pourtant, ses remarques ressemblaient à du langage journalistique, comme si il s’agissait de masquer des faits inavouables.

Quelques semaines plus tôt, les dirigeants de Facebook, Mark Zuckerberg et Sheryl Sandberg, avaient dédaigné une assignation à comparaître devant le Parlement canadien. Clegg a ensuite présenté la défense standard de la Silicon Valley contre la primauté du droit – avertissant que toute restriction résultant d’un « coup de fouet technologique » risquait de rendre « presque impossible toute innovation réelle de la technologie », et évoquant le spectre de l’ascendant chinois. « Je peux prédire que … nous serons technologiquement dominés par un pays dont les valeurs sont aux antipodes des nôtres ».

Tant Facebook que Google comptent depuis longtemps sur cette formulation mal inspirée pour les protéger de la loi. En 2011, l’ancien PDG de Google, Eric Schmidt, a averti qu’un excès d’emprise du gouvernement entraverait stupidement l’innovation, « Nous irons beaucoup plus vite que n’importe quel gouvernement ». Puis, en 2013, Larry Page, cofondateur de Google, s’est plaint que « les vieilles institutions comme les lois » entravent la liberté de la société à « vraiment construire de grandes choses ». Cette rhétorique est un héritage d’une autre époque quand les barons de l’« âge d’or » des États-Unis de la fin du XIXe siècle, insistaient sur le fait qu’il n’y avait pas besoin de loi quand on avait la « loi de l’évolution », les « lois du capital » et les « lois de la société industrielle ». Comme l’historien David Nasaw l’a exprimé, les millionnaires prêchaient que « la démocratie a ses limites, au-delà desquelles les électeurs et leurs représentants élus n’osent pas s’aventurer, de peur que la calamité économique ne frappe la nation ».

Le capitalisme de surveillance est une logique économique qui a détourné le numérique à ses propres fins.

Pendant de nombreuses années, cette rhétorique de l’innovation brandie par les entreprises de la technologie a efficacement aveuglé les utilisateurs et les législateurs. On considérait Facebook et Google comme des entreprises innovantes qui commettaient parfois de terribles erreurs au détriment de notre vie privée. Depuis lors, le tableau s’est précisé. Il est plus facile de voir que ce que nous considérions comme des erreurs étaient en fait des innovations – Google Glass, Facebook communiquant des informations privées aux développeurs, et plus encore. Chacune de ces erreurs était l’expression d’une innovation plus importante: l’invention de ce que j’appelle le capitalisme de surveillance.

Le capitalisme de surveillance n’est pas la même chose que la technologie numérique. C’est une logique économique qui a détourné le numérique à ses propres fins. La logique du capitalisme de surveillance commence par une revendication unilatérale, l’expérience humaine privée est une matière première gratuite qu’on peut produire et vendre. Il veut tout savoir de votre promenade dans le parc, de votre navigation en ligne et vos communications, votre chasse pour trouver une place de parking, la voix que vous écoutez à la table du petit déjeuner…

Ces expériences personnelles sont traduites en données comportementales. Certaines de ces données peuvent être affectées à l’amélioration de produits ou de services, et le reste est valorisé pour sa puissance prédictive. Ces flux de données prédictives sont introduits dans des produits informatiques qui anticipent le comportement humain. Une fuite de document de Facebook de 2018 décrit son système d’apprentissage automatique qui « avale des milliards de points de données chaque jour » et produit « plus de 6 millions de prévisions par seconde ». Enfin, ces produits de prévisions sont vendus à des clients professionnels au sein de marchés qui font commerce de l’avenir humain.

C’est Google qui, le premier, a inventé cette logique économique par le biais des annonces ciblées en ligne où le « taux de clics » était devenu le premier produit de prévision rencontrant un succès mondial, et les marchés publicitaires ciblés sont devenus les premiers marchés à faire de l’avenir humain leur spécialité. Au cours des premières années de découverte et d’invention, de 2000 à 2004, les revenus de Google ont augmenté de 3.590%. Dès le départ, il a été entendu que la seule façon de protéger ces revenus était de cacher les opérations qui les produisaient, en laissant les « utilisateurs » dans l’ignorance en utilisant des pratiques conçues pour être indétectables et indéchiffrables.

Le capitalisme de surveillance a migré vers Facebook, Microsoft et Amazon – et est devenu l’option par défaut de la plupart des secteurs technologiques. Il progresse aujourd’hui dans l’ensemble du secteur de l’économie, depuis les assurances jusqu’à la distribution, en passant par la finance, la santé, l’éducation et plus encore, sans oublier tous les produits « intelligents » et services « personnalisés ».

Les marchés de l’avenir humain rivalisent quant à la qualité des prévisions. Cette concurrence pour vendre des certitudes engendre les impératifs économiques qui régissent les pratiques commerciales. En fin de compte, il est devenu évident que les données les plus prédictives découlent de l’intervention dans nos vies visant à ajuster et conduire nos comportements vers les résultats les plus rentables. Les spécialistes dans le domaine des données décrivent ce phénomène comme un passage de la surveillance à l’activation. L’idée n’est pas seulement de connaître notre comportement, mais aussi de le façonner de manière à transformer les prédictions en garanties. Il ne suffit plus d’automatiser la circulation de l’information à notre sujet ; le but est maintenant de nous automatiser. Comme me l’a expliqué un spécialiste des données : « Nous pouvons modifier le contexte autour d’un comportement particulier et forcer le changement de cette façon… Nous apprenons à écrire la musique, et puis nous laissons la musique les faire danser ».

Ces impératifs économiques érodent la démocratie depuis le bas et aussi depuis le haut. Sur le terrain, les systèmes sont conçus pour échapper à la conscience individuelle, miner l’action humaine, éliminer les droits à la décision, diminuer l’autonomie et nous priver du droit de lutter. Le tableau d’ensemble révèle des concentrations extrêmes de connaissances et de pouvoir. Les capitalistes de la surveillance savent tout de nous, mais nous en savons peu sur eux. Leurs connaissances sont utilisées pour les intérêts des autres, pas pour les nôtres. Le capitalisme de surveillance prospère en l’absence de loi. En un sens, c’est une bonne nouvelle. Nous n’avons pas réussi à tenir en laisse ce capitalisme voyou ; nous n’avons pas encore essayé. Autre bonne nouvelle: nos sociétés ont réussi à affronter avec succès les formes destructrices du capitalisme dans le passé, imposant des nouvelles lois qui ancraient le capitalisme dans les besoins réels des gens. La démocratie a mis fin à l’âge d’or. Nous avons toutes les raisons de croire que nous pouvons à nouveau réussir.

La prochaine grande vision réglementaire sera sans doute élaborée par des guerriers d’une démocratie menacée: législateurs, citoyens et spécialistes, alliés dans la conscience que seule la démocratie peut faire prévaloir les intérêts du peuple par la loi et la réglementation. La question est de savoir, quel type de réglementation ? Les approches actuelles en matière de protection de la vie privée et les lois sur la concurrence sont-elles la réponse ? Les deux sont cruciales, mais ni l’un ni l’autre ne sont satisfaisantes.

On en trouve un exemple dans la loi qui appelle à la protection de la vie privée en raison de la « propriété des données ». C’est une notion trompeuse parce qu’elle rend légitime la prédation unilatérale d’expérience humaine – votre visage, votre téléphone, votre réfrigérateur, vos émotions – pour les transformer en données en toute légitimité. Même si nous devenons « propriétaires » des données que nous fournissons à une entreprise comme Facebook, nous ne serons pas pour autant « propriétaires » des anticipations qui en sont tirées, ni du destin des produits dérivant de ses marchés prédictifs. La propriété des données est une solution individuelle alors même que des solutions collectives sont nécessaires. Nous ne posséderons jamais ces 6 millions de prédictions produites à chaque seconde. Les capitalistes de la surveillance le comprennent. Nick Clegg le sait bien. Voilà pourquoi ils peuvent accepter des débats quant à la « propriété des données » et inviter publiquement à une réglementation sur la protection de la vie privée.

Que devraient faire les législateurs ? Tout d’abord, interrompre et interdire l’approvisionnement en données et les flux de revenus du capitalisme de surveillance. Cela veut dire en préalable, interdire le piratage dissimulé d’expériences privées. En fin de course, nous pouvons perturber les revenus en criminalisant les marchés qui font commerce de l’avenir des gens en sachant bien que leurs impératifs sont fondamentalement antidémocratiques. Nous proscrivons déjà le trafic d’esclaves ou d’organes humains.

Deuxièmement, les recherches de la dernière décennie indiquent que lorsque les « utilisateurs » sont au fait des opérations d’arrière-plan du capitalisme de surveillance, ils veulent être protégés et veulent des alternatives. On a besoin de lois et de règlements conçus pour favoriser les entreprises qui veulent rompre avec le capitalisme de surveillance. Les concurrents qui s’alignent sur les besoins réels des gens et les normes d’une démocratie de marché sont susceptibles d’attirer dans leur clientèle à peu près n’importe qui sur Terre.

Troisièmement, les législateurs devront soutenir de nouvelles formes d’action collective, tout comme il y a près d’un siècle, les travailleurs ont obtenu la protection juridique de leurs droits d’organisation, de négociation collective et de grève. Les législateurs ont besoin de l’appui des citoyens et les citoyens ont besoin du leadership exercé par leurs représentants élus.

Les capitalistes de surveillance sont riches et puissants, mais ils ne sont pas invulnérables. Ils craignent la loi. Ils craignent les législateurs. Ils craignent les citoyens qui exigent une trajectoire alternative. Ces deux groupes sont liés dans l’œuvre de sauvetage de l’avenir numérique de la démocratie. M. Clegg, prenez garde à ce que vous voulez.

– Shoshana Zuboff est universitaire, elle est l’autrice de The Age of Surveillance Capitalism.

Source : The Guardian, Shoshana Zuboff, 02-07-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Vercoquin // 03.09.2019 à 07h36

“Autrice” n’existe pas dans mon dictionnaire Larousse.
On y trouve cependant “Auteure” mais ça me gratte les yeux quand même.
On ne trouve pas “Auteure” dans le dictionnaire de l’Académie.
Citation:
“Elle est l’auteur d’un excellent roman.”

Ce n’est pas aux féminismes exacerbés de reconstruire la langue de Molière.

42 réactions et commentaires

  • Vercoquin // 03.09.2019 à 07h36

    “Autrice” n’existe pas dans mon dictionnaire Larousse.
    On y trouve cependant “Auteure” mais ça me gratte les yeux quand même.
    On ne trouve pas “Auteure” dans le dictionnaire de l’Académie.
    Citation:
    “Elle est l’auteur d’un excellent roman.”

    Ce n’est pas aux féminismes exacerbés de reconstruire la langue de Molière.

      +41

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    • Totote // 03.09.2019 à 08h42

      En faîtes sachez que le mot autrice existait et était construit sur le même modèle que le mot actrice.
      Puis ce mot a été effacé (comme d’autres avec lui) de la langue par de vilains messieurs qui ne supportaient tout simplement pas que les femmes puissent avoir des professions intellectuelles.
      De même que ce sont des messieurs qui ont décidé de supprimer l’accord de proximité au profit de la règle stupide du masculin l’emporte sur le féminin, tout cela pour un motif purement misogyne.
      Voici pour vous un article avec des faits historiques sur le mot autrice et son histoire depuis plusieurs siècles.

      https://www.huffingtonpost.fr/2019/02/28/autrice-le-feminin-qui-genait-tant-lacademie-francaise-est-tout-sauf-un-neologisme_a_23680379/

      Conclusion vous devriez peut-être jeter votre dictionnaire Larousse ou admettre qu’il a ses limites.
      Et ce ne sont pas “les féministes exacerbées” qui ont “reconstruit la langue de Molière” mais tout un tas de misogynes “exacerbés”.

        +26

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      • charles // 03.09.2019 à 09h42

        laissons donc vivre la langue plutôt que de vouloir toujours la mettre en boite pour satisfaire les égos déplacés des fidèles apprenants-perroquets.

        tant que l’élocution et la tournure sont agréables, que le sens est compris avec aisance et sans mésinterprétations, alors je pense que tout est permis.

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        • Lustig // 03.09.2019 à 13h33

          autrice ou auteure me convient… il existe bien des avocates et des boulangères…
          sur l’accord de proximité, ça serait pas mal, car parfois ça donne des tournures un peu alambiquées. Ceci-dit, sans être expert de littérature ancienne, je n’avais pas remarqué au cours de mes lectures qu’il était spécialement pratiqué. D’une manière générale, la grammaire, l’orthographe et la syntaxe me semblent plus mobiles dans la littérature médiévale. Je trouve même que ça apporte une touche d’exotisme à notre bon français. Le tout est de rester dans les cases du compréhensible, la langue ayant quand même pour but de communiquer les uns avec les autres : de ce point de vue, elle contient par définition un minimum de contraintes et de conventions. C’est d’ailleurs l’expérience qu’on pu faire les “modernes” au début du 20ème siècle, quand ils ont voulu chercher une langue totalement libre… il n’y eu bientôt plus de langue du tout, et ils sont sagement revenus à une langue commune. …commune comme le communisme, et non pas libre comme le libéralisme. L’effort commun minimum de se faire comprendre et de se respecter mutuellement

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        • grumly // 03.09.2019 à 14h59

          Une émisson d’histoire sur le contrôle de la langue, l’Académie française, la féminisation des noms de métiers, l’écriture inclusive.
          https://www.youtube.com/watch?v=QMfBbXOqUBM

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    • Vercoquin // 03.09.2019 à 10h34

      DESOLE

      Je remercie tous les “likes” mais ce n’est pas le sujet de l’article.
      Il serait dommage que les réactions sur le fond soient occultées par une petite remarque que je faisais en passant.
      Merci d’annuler votre like.
      Avec mes excuses.

        +10

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  • calal // 03.09.2019 à 08h25

    ” Nous n’avons pas réussi à tenir en laisse ce capitalisme voyou ; nous n’avons pas encore essayé. ”

    bien sur que si cela a ete fait a titre individuel.Beaucoup de gens ayant un peu de sens commun ont essaye facebook et ont en compris les dangers. Google est plus subtil comme danger et comme agent d’influence mais ca reste de l’internet donc de l’information la plupart du temps non necessaire.

    Facebook et google n’arrive a influencer que les “influencables”. Bien sur ca fait un paquet de monde, mais au stade ou est deja le monde occidental,cela ne va plus changer grand chose. Les contraintes du reel arrivent (baisse de population,du niveau de vie,de la securité) et le virtuel sera delaissé.

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    • Linder // 04.09.2019 à 05h46

      Vous écrivez “n’arrive à influencer que les influençables”. Il n’y a qu’une seule catégorie de personne non influençable : les morts. Et ceux qui disent qu’ils ne sont pas influençables le sont particulièrement, car ils n’ont aucun reculs sur les mécanismes qui entraient la fabrication de leurs convictions.

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      • Calal // 04.09.2019 à 10h13

        Il s’agit uniquement de la question du coût.si pour vous influencer il faut dépenser plus que le bénéfice espéré,vous ne serez pas ciblé : le cartésien est plus difficile a persuader que l’emotif.si le coût du vol,du dol, de votre domination est plus élevé que le butin ou le bénéfice espéré, vous serez laissé en paix ( ou génocide,assassiné poussé au suicide, bref on vous fera libérer l’espace).

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        • Pierrot // 04.09.2019 à 12h44

          La question ne se pose pas en termes de bénéfices, mais plutôt en termes de risques. Dans un système qui ne doit sa survie qu’à la propagande et à la tromperie, ne pas convaincre suffisamment susciterait des mouvements contraires dont l’ampleur lui serait fatale. Et dans la mesure où ceux qui payent ne sont généralement pas ceux qui profitent, le coût n’est pas vraiment un problème.

          Par ailleurs, il s’agit bien moins souvent d’influencer en tentant directement de convaincre qu’en entravant ou en favorisant les informations et les incitations produites naturellement au travers des médias de masse. En canalisant les courants dans l’éther cognitif et émotionnel, on attire les gens vers des idéaux et on les enferme dans des bulles informatives.

          Tout le monde peut être potentiellement touché sans que personne ne soit visé en particulier. Or, les cartésiens maintenus dans l’ignorance peuvent être convaincus au même titre que les émotifs qu’on stimule. Ainsi, des pans entiers de la population adhèrent à des opinions juste parce que les points de vue contradictoires ou alternatifs ne leur sont pas accessibles, ou parce que seuls les arguments à charge contre ces derniers leur sont présentés. Et quand bien même, les gens préfèrent majoritairement fuir les vérités dérangeantes et trouver refuge dans les mensonges rassurants.

          Dans mon entourage, pratiquement tout le monde ne jure que par la « vérité » qui sort de sa télé et de son smartphone (autrement dit, principalement Google, Facebook, Tweeter et Wikipedia). Tout le reste n’est qu’élucubrations, fake news et complotisme.

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          • Calal // 04.09.2019 à 15h10

            Combien d’abstentionnistes des élections passées et futures auront été influencés par ce ” capitalisme de la surveillance ” façon Cambridge analytica?

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            • RGT // 04.09.2019 à 21h06

              Je ne sais pas, mais par contre j’ai dû être influencé par les esprits en attente de réincarnation de ces “joyeux drilles” car j’ai cessé de participer à la grande fumisterie électorale depuis 1983 (date du sinistre revirement de la “gôôôôche” qui a alors montré son vrai visage).

              Et comme je fuis comme la peste tant les réseaux “sociaux” (que j’ai immédiatement considéré comme des pièges à cons, comme l’étaient déjà certains salons de “chats” qui les ont précédé) ET les sévices de Gogol, hormis quelques rares chaînes de YouTube car je n’ai pas le choix – mais je ne suis PAS inscrit et je ne laisse pas non plus de “pouce bleu” (est-il possible de laisser cet attribut SANS être embrigadé , Je ne sais pas).

              Pour mes recherches, j’utilise DuckDuckGo (qui me semble actuellement l’alternative la moins nocive) ou carrément Yandex (le moteur de recherche de POUTINE !!!).
              La page d’accueil https://yandex.fr/ est en russe mais quand on tape l’info recherchée dans le rectangle cerclé de jaune et qu’on clique sur texte impossible à écrire de la flèche jaune à droite de ce rectangle (il faut être une buse pour ne pas comprendre que ça doit vouloir dire “chercher”) on obtient aussi des résultats beaucoup moins pollués par des pubs (s’il y en a elles sont en russe donc on s’en fout).

              Pour essayer de tenir ces géants en laisse il suffit tout simplement de ne pas utiliser leurs services, sauf impératif absolu, et de convaincre les autres de faire pareil.

              En espérant qu’ils n’obtiennent pas une nouvelle variante des “aides à la presse indépendante” qui permet à des sévices que personne n’utilise de survivre et à leurs propriétaires de continuer à faire des profits sur le dos des cons-tribuables.

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            • Grd-mère Michelle // 05.09.2019 à 15h45

              De caractère rebelle, et me considérant comme anarchiste et pacifiste depuis l’adolescence, je n’ai pas voté pendant 20ans(désobéissance civile,car la loi m’y oblige dans mon pays!!!) … jusqu’à ce que l’extrême droite pointe son nez en Belgique francophone, dans les années 80. Je vote donc principalement “contre”, en m’informant du mieux possible sur le “pour” que je choisis.
              Comme a dit l’autre(?), le meilleur moyen d’éviter l’abus de pouvoir c’est de l’exercer à tour de rôle.

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      • Zam // 09.09.2019 à 13h28

        Certes je suis peut être influençable, mais une chose est factuelle….je n ai jamais acheté une seule ânerie proposée par l algorithme prédictif, au contraire j en ri, cependant FB m a bien eu avec une addiction sournoise, inondé «  d infos «  de mes 13 pseudos amis, j en ai conclu que rien de sérieux ne m en restait au final, alors mon algorithme interne double de mon intelligence naturelle a fait que j ai fermé mon compte. Évidemment il y a bien d autres sources de données me concernant, mais déjà en les réduisant ça marche !!! Disconnect

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  • Catalina // 03.09.2019 à 08h36

    Bonjour à tous,

    Je lis “Quelques semaines plus tôt, les dirigeants de Facebook, Mark Zuckerberg et Sheryl Sandberg, avaient dédaigné une assignation à comparaître devant le Parlement canadien” et tout en bas : “Les capitalistes de surveillance sont riches et puissants, mais ils ne sont pas invulnérables. Ils craignent la loi. Ils craignent les législateurs.” ben euh ? s’ils ont le pouvoir de ne pas comparaitre, ils ne craignent pas les lois, par ailleurs, ce sont leurs asservis politiques qui les rédigent. C’est quoi la suite à cette non comparution ? une amende de 200 milliards ? la fermeture de l’entreprise ? dommage que l’auteur n’en parle pas. De plus, les puissants d’aujourd’hui ne respectent pas la Loi, combien de guerres d’agression alors que c’est pour l’ONU, le crime des crimes.

      +13

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  • Kokoba // 03.09.2019 à 09h01

    Facebook et Google n’arrive a influencer que les “influencables”

    Bien sur que non.
    Si quand vous tapez “restaurants” Google ne vous liste pas “Pizzaria chez Toto” parce que Toto n’a pas payé, vous n’irez jamais manger chez Toto samedi soir.
    Et si Google déreference “Les Crises” de son moteur, l’affluence du site va en prendre un sérieux coup.

    C’est comme çà que Google et Facebook vous influence : en choisissant les informations qu’il vous présente.
    Et même si vous êtes au courant de la tactique, c’est très très difficile de lutter contre.

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    • charles // 03.09.2019 à 09h34

      de la même manière la pression du groupe joue son effet. Je ne suis pas utilisateur de facebook, je dois pourtant en permanence prendre garde à mes congénères qui eux l’utilisent afin qu’ils ne m’y fasse pas entrer “par effraction”.

      Pour prendre un exemple qui parle à tous les lecteurs, le bouton “j’aime” que ce site utilise est révélateur de ce que la nécessité fait force face à la masse.

      La critique est facile, et je tient à rappeler avant tout commentaire appelant à sa suppression, que les utilisateurs de fb sont un auditoire de choix pour ce site, car ce sont eux qui sont à convaincre.
      En somme (mais je ne me souviens plus de l’expression exacte……), battre le fer avec le fer.

        +2

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    • marc // 03.09.2019 à 11h36

      “si Google déreference “Les Crises” de son moteur, l’affluence du site va en prendre un sérieux coup”

      personnellement je ne suis pas sur, une majorité de fidèles ne passent pas par google, mais viennent directement ou encore depuis des liens d’autres sites dont ils sont fidèles

      mais google oriente les recherches, c’est certain, et pour raison financière ok pour les petits commerces etc
      mais pour les médias et connaissances, il y a un certain biais dans les résultats google (youtube facebook…) la conséquence, (voulue, assumée ou non) est une influence idéologique…

      la maitrise des fluctuations de la mode est un objectif majeur depuis longtemps : une fois que le mouvement est lancé, le reste du peupe suit…

      et donc sur internet, les sites qui ont plus d’audience sont mis en avant dans les recherches, attitude qui est présentée comme légitime certainement…….

      l’uniformisation de la pensée peut sembler une conséquence à terme…

        +1

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      • LCH // 04.09.2019 à 15h18

        “personnellement je ne suis pas sur, une majorité de fidèles ne passent pas par google, mais viennent directement ou encore depuis des liens d’autres sites dont ils sont fidèles”

        Exactement un magnifique CTRL + T
        et hop un onglet en favori

        Pour les sites récurrents je ne passe jamais par Google 😉

        Un peu d’organisation dans les onglets ( rien de bien insurmontable 😀 )

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        • LCH // 04.09.2019 à 15h34

          oups c’est pas CTRL + T lol
          C’est pour un nouvel onglet 😉

          Ajout à vos favoris

          désolé

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    • grumly // 03.09.2019 à 12h13

      Google peut aussi devenir comme Youtube. En ce moment, Youtube suggère très peu les vidéos où il n’y a pas de pub. Comme ils n’affichent pas de pubs sur ces vidéos ils ne mettent pas ces vidéos en avant. Parfois ils décident que le thème de la vidéo ne donne pas une bonne image aux annonceurs, comme le terrorisme ou Hitler, donc ils n’affichent pas de pub. Google pourrait faire pareil et décider, comme Youtube, que des thèmes d’articles ne donneraient pas une bonne image à leurs annonceurs. Google pourrait aussi juger si des articles préparent bien le visiteur à des pubs sur d’autres sites, un peu comme les JT à la télé qui parlent tout le temps des supermarchés même s’il n’y a pas de pub au milieu du JT.

      Google essaie aussi d’évaluer l’efficacité des pubs en essayant de savoir si les pubs ont provoqué un achat de la part du visiteur. Eventuellement ils pourrait juger s’ils vous donnent les bons résultats de vos recherches ou s’il essaient d’abord d’augmenter votre score d’efficacité de la pub en proposant des articles qui préparent mieux à un achat.

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      • Zam // 09.09.2019 à 13h38

        Si je fais trois recherches sérieuses, j en fait 3 autres totalement debiles sur des sujets aléatoires piochées dans un dictionnaire, j espère que ça peut intoxiquer les algorithmes, à défaut de le neutraliser on peut lui faire croire que….normalement je m attends à une proposition d achat de glace au souffre ou une paire de chaussures en vieux pneu…à suivre

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    • Calal // 03.09.2019 à 14h43

      Vous présupposez que les gens utilisent Google pour savoir ou sortir .or ces gens utilisaient avant les pages jaunes ou une publicité payante dans un journal.l’outil est devenu numérique,plus rapide,plus précis plus rentable : la belle affaire! Les gens qui écoutent la publicité ” pour être informe” sur les produits disponibles sont les influençables et sont déjà endettés jusqu’au cou…c’est pour ces gens la que macron parle d’État profond et qu’il a un chien…
      Quelqu’un qui utilise les assistants vocaux des gafa mérite ce qui lui arrive…

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  • marire // 03.09.2019 à 09h08

    A l’origine, il y a ce qu’a dénoncé Edward Snowden: La NSA et la CIA ont obligé les google, yahoo, etc à donner accès à la CIA et la NSA à toutes leurs données. Ce qui revenait à une autorisation pour eux à nous espionner. Voilà pourquoi depuis je boycott facebook et google.
    On ne peut pas vivre sur une ile déserte, mais il me semble que les informations que vous livrez devraient être largement diffusées et qu’on devrait lancer une campagne de boycott de facebook et google ( entre autre)
    Campagne du style:
    “Vivre sans drogue c’est possible.”
    ou “Depuis que j’ai laissé facebook, je parle à mon voisin.”
    Je me vois assez voyager dans le métro avec le badge: ” vivre sans facebook, c’est possible”

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    • Grd-mère Michelle // 05.09.2019 à 16h10

      OUI! Vive les badges, les tracts, les auto-collants, les affiches, les graffitis et les pochoirs sur les murs de nos villes et villages! Ne négligeons pas le bouche à bouche intensif et l’affirmation répétée de nos convictions: le temps et l’ennui de la solitude devant les écrans passera, quoi qu’en pensent les fabricants de smartphones imbus de leur relatif pouvoir actuel, ignorants de la particularité du genre humain: le besoin essentiel d’exercer ses sens, pour se sentir satisfait de VIVRE!
      NOUS NE SOMMES PAS ENCORE DES ROBOTS!

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      • Grd-mère Michelle // 09.09.2019 à 15h24

        Ha ha ha! Je voulais dire “bouche à oreille”, mais bouche à bouche me plaît bien aussi! Car le souffle, c’est la Vie, qui est de plus en plus en péril.
        Voir sur EURACTIV, le débat sur l’encombrement de l’espace par les déchets des satellites artificiels(principaux vecteurs actuels de la communication).
        Et aussi “BUG”, albums BD de E.Bilal.
        Comment en sommes-nous arrivé-e-s à une telle confiance dans la technologie électronique, éminemment fragile?

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  • Kokoba // 03.09.2019 à 09h12

    L’article parle principalement de la collecte illégale des informations personnelles mais pour moi, le problème principal c’est le controle sur l’information que détienne ces multinationales.

    Google, Facebook, Wikipedia et autre TripAdvisor, tout ce qui fait office de moteur de recherche pose un problème énorme de controle de l’information.
    Ces entreprises possèdent un quasi monopole sur l’information et pourtant aucune loi ne les encadre.

    Il faudrait au moins une loi obligeant l’honneteté des résultats.

    Mais pour des raisons d’incompétence, de corruption, d’idéologie ou de soumission au maitre USA, le législateur refuse avec soin de s’intéresser au sujet.

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  • charles // 03.09.2019 à 09h23

    > Clegg a ensuite présenté la défense standard de la Silicon Valley contre la primauté du droit – avertissant que toute restriction résultant d’un « coup de fouet technologique » risquait de rendre « presque impossible toute innovation réelle de la technologie », et évoquant le spectre de l’ascendant chinois.

    Les chinois pensent à peu près de la même manière, “si nous ne le faisons pas, nous serons démunis face à la puissance de feu numérique américaine”.
    La course à l’échalote pour un nivellement par le bas.

    Je reproche à l’auteur, qui semble tant comprendre les enjeux du numérique, de défendre l’idée d’une certaine démocratie, un certain ordre politico-médiatico-économique, face à cette mutation.

    Les deux ne sont que théâtre d’ombre, manipulations, et ajustements de ce doit vouloir et penser le citoyen [dépossédé].

    Sauf que, en ce qui me concerne je ne veux être subordonné à aucun de ces deux là, car ils ne sont que la façade de la subordination du domaine politique par le domaine économique.
    C’est rapidement énoncé dans “Comme l’historien David Nasaw l’a exprimé, les millionnaires prêchaient que « la démocratie a ses limites, au-delà desquelles les électeurs et leurs représentants élus n’osent pas s’aventurer, de peur que la calamité économique ne frappe la nation ».”

    D’un autre point de vu, à quoi ressemblerez ce monde qui prétend tout savoir de ses utilisateurs avant que ceux ci ne l’aient pensé ? Une vie lissée telle une moyenne statistique au service de l’optimisation maximale du capital.

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  • observateur // 03.09.2019 à 09h28

    C’est très facile. Il suffit de ne pas avoir de comptes Google ou Facebook, d’utiliser un courrier qui ne soit celui proposé par ceux-ci ou un autre comparable style Yahoo ou mieux de ne pas avoir de téléphone portable.
    Fermez donc votre portable pour une semaine pour commencer…

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    • charles // 03.09.2019 à 09h37

      non ce n’est pas si facile que cela. Si ce système ne peut pas vous influencer directement, il le fera par la pression du groupe. Ce que vous proposez aurait plus de valeur si vous suggériez de devenir ermite.

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      • lole // 03.09.2019 à 12h22

        C est à vous de ne pas vous laisser influencer.
        Je n’ai pas de FB, n utilise pas google mais lilo, (j’ai un gmail qui me sert de cible pub) et n’ai aucune appli installée sur mon téléphone.
        Je ne commande jamais sur Amazon, et je vais m’installer un vpn.
        Point barre groupe ou pas groupe.

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  • thecis // 03.09.2019 à 10h18

    Je ne comprends pas très bien cette levée de bouclier.
    Je comprends que les madames michu ne sont pas averties des problématiques sous-jacentes principalement sur la vie privée.
    Je comprends par ailleurs que les CGV/CLUF comportent des clauses abusives au regard du droit en vigueur applicable dans des zones géographiques limitées.
    Toutefois, c’est comme l’essence, le client a le choix à la fois au niveau du distributeur ou au niveau du mode de transport. C’est moins commode ? Ce n’est pas en boudant les alternatives que ça va changer. A l’extrême, changer votre comportement sur le principe de précaution…

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  • bresand // 03.09.2019 à 10h42

    Un exemple de censure sournoise qui va scandaliser notre hôte :
    https://www.causeur.fr/facebook-causeur-zemmour-censure-155164

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  • Duracuir // 03.09.2019 à 11h56

    Et c’est reparti pour un coup d’americanocentrisme:
    Les 4 derniers articles:
    Google et Facebook entreprises US vus par une zunienne
    l’affaire Mueller, et vu par un zunien
    Chomsky et interviewé par un zunien
    Bolton , vu par un Anglais certes, mais quand même….

    Pitié!!!!

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    • Brigitte // 03.09.2019 à 20h59

      Cet article de rébellion molle et très convenue aurait pu être publié dans “le Monde”, “l’Obs” ou même “le Figaro” à la virgule près. Pourquoi choisir la voix du journal social libéral anglais “the Guardian”? Pourquoi occuper les lecteurs du site à traduire bénévolement des articles qui n’apportent rien de bien extraordinaire ?
      Je trouve tout cela plutôt décevant, voire même inquiétant.

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  • V23Bis // 03.09.2019 à 11h57

    Malgré les dires de l’article , faire des lois sur la notion de propriété des données est une des solutions les plus efficaces. De plus les lois existent déjà , il suffit de les étendre.
    D’habitude je suis contre la propriété intellectuelle dans les domaines industriels et commerciaux , par contre je suis tout à fait partant pour les imposer dans le domaine social et la vie privée.
    Du coup deux règles simples sont faciles à mettre en œuvre pour scier les pattes des malfaisants :
    – L’émetteur initial de la donnée en reste le propriétaire exclusif ad vitam æternam et est détenteur exclusifs des droits d’usage.
    – La donné c’est incessible (en gros c’est toujours payant).

    Si les mecs ne peuvent plus vous piquer ou jouer avec vos datas que contre monnaie sonnantes et trébuchante et cher avec ça ; ça va bien les refroidir.
    On se plante depuis le début dans ces histoire , le vrai problème n’est pas tant la vie privée que le VOL MANIFESTE des données et méta-données des usagers.

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  • Libvert.fr // 03.09.2019 à 13h10

    Il est de la responsabilité des internautes de choisir ce qu’ils veulent bien partager (ou pas)

    Pour ma part, je constate que la France est un des pays qui filtre déjà le plus les réseaux sociaux, et est à ce titre une ‘menace pour la liberté d’expression dans le monde’ d’après certains articles.. (en 2015, 40 000 contenus étaient déjà effacés à la demande du gouvernement)

    Pourtant en théorie, toutes les libertés inter individuelles sont souhaitables, et en ce qui concerne la liberté d’expression, sa seule limite devrait être l’appel à la violence..

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    • lole // 03.09.2019 à 16h11

      Donc on devrait supprimer le journal télévisé, les émissions “culturelles” genre C8 ou les marseillais a cancun, les emissions politiques qui en eux memes sont des appels quotidiens à la violence alors…

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  • Jean-Pierre Georges-Pichot // 03.09.2019 à 14h09

    En fait, j’ai du mal avec une spécialiste de la langue comme ‘totote’ qui confond ‘fait ‘ et ‘faite’, qui dans mon dictionnaire à moi ne peut être que le participe passé du verbe ‘faire’ à la forme féminine. A part cela, il y a aussi le ‘faîte’ du toit, avec un accent circonflexe, autrefois interdit par la réforme Rocard, certes, mais dont personne n’a jamais tenu compte. Subir le mépris général est le destin habituel des normeurs (et normeuses) de la langue. Toutes mes excuses pour le pédantisme de la remarque, mais vraiment il faudrait arrêter avec la gestion politique de la langue, qui est très précisément une des caractéristiques de la société totalitaire telle que la décrivait George Orwell, habituellement révéré par les mêmes gestionnaires autoritaires et répressifs qui dénoncent par ailleurs les ennemis de la liberté ! Retournez aux grands textes, SVP.

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  • Patrick // 04.09.2019 à 09h38

    Ben on ne peut pas critiquer Facebook et Google et en même temps être un utilisateur conquis … Faut reconnaître que les services proposés sont TOP …

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  • LCH // 04.09.2019 à 15h31

    Pas de Facebook , Pas de Tweet , Pas de réseau social ,

    Je suis assez social pour voir mes connaissances et avoir leur N° de tel pour une bouffe etc ….

    J’ai très vite supprimer Face en voyant les pubs ciblées .

    Par contre Qwant ou DuckDuck ne sont pas au niveau de Google
    Donc utilisation de google mais très vite organisation de mes onglets ( ajout aux favoris )
    Quand c’est un truc à revoir ou suivre

    PS: un exemple : je ne clics pas sur Save my name , email and Web …..
    C’est quand même pas compliquer de retaper un mail 😉

    PS2 : J’ai 4 adresses mail , utilisation suivant le site . ( Un pseudo différent par site )
    2 Pro / 1 Perso / 1 fourre tout . Je fais bien la séparation des différents mondes.
    A croire que je suis plusieurs sur le Net ( tête 😉 )

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  • Irae // 04.09.2019 à 23h54

    Mais nous pouvons résister à cette attaque contre la démocratie.
    Oui il suffit de ne pas surfer sur ces océans de la vacuité. Radical, simplissime 100 % efficace.

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