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1.septembre.20191.9.2019 // Les Crises

Changer de paradigme pour échapper à l’extinction

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Source : Insurge Intelligence, Nafeez Ahmed,

La « rébellion » ne suffit pas. Nous devons construire de nouveaux systèmes à partir de rien, et le faire immédiatement.

Dans un campement à Badghis, en Afghanistan, vidéo de tentes de familles déplacées en raison de la sécheresse et du changement climatique filmée par un drone. Il y a des milliers de maisons de fortune réparties entre les collines à la périphérie de la ville de Qala-i-naw. (Source : CNRC/Enayatullah Azad)

Depuis maintenant un mois, en tant que journaliste et universitaire, je ressens une étrange sensation de paralysie.

Ce n’est pas habituel chez moi. D’habitude, la pression me pousse à vouloir couvrir, dans un souci de justice, tout un éventail de crises croisées et de solutions potentielles.

Mais ce mois-ci, étant témoin du spectacle de la folie politique qui se déroule à Washington, à Londres et à Bruxelles, alors que le chaos et la souffrance continuent de s’installer au Venezuela, au Yémen, en Israël-Palestine, en Syrie, au Nigeria et au-delà, j’ai vécu quelque chose que je n’avais pas ressenti depuis longtemps. Un sentiment d’épuisement total. De futilité. De fatigue.

Regarder les informations est devenu comme entrer sur un ring de boxe psychologique où l’on se fait défoncer à plusieurs reprises jusqu’à ce que l’on tombe par terre, cassé, ensanglanté et inerte : sans défense.

Je ne peux pas imaginer que ce soit une sensation qui m’est particulièrement singulière. Mais je voulais la partager avec vous parce que c’est un terrain d’entente. Un terrain d’entente qui forme une passerelle, celle qui permet de passer de l’autre côté du fossé des fractures qui déchirent nos sociétés. Peu importe de quel côté de la ligne de démarcation nous nous trouvons, cette sensation de paralysie et d’impuissance se ressent sous une forme tangible dans les processus politiques que nous voyons là-bas.

La sensation de paralysie n’est donc pas seulement un artefact psychologique. C’est l’expérience interne du dysfonctionnement systémique qui se joue dans le monde. C’est le reflet de l’état d’effondrement que connaissent nos institutions démocratiques dominantes, car elles se révèlent totalement incapables de réagir et de résoudre la complexité intrinsèque des crises mondiales convergentes et fondamentalement interconnectées.

La manière de traiter avec « l’Autre » est devenue aujourd’hui le point de friction de la politique occidentale contemporaine. Elle est particulièrement illustrée par la paralysie du gouvernement et du parlement britanniques face au processus du Brexit ; la paralysie du gouvernement américain face au « mur » de l’administration Trump ; l’intégration inexorable du sentiment anti- »Autre » à travers l’Europe ; dans la mesure où l’échec de l’ordre en place à résoudre les crises internes a provoqué la résurgence de nouvelles formes de politique extrême, inspirées par le nativisme et les rejets nationalistes des groupes de personnes considérés comme « étrangers » et parasites.

Au sein de ce paradigme, l’exclusion de « l’Autre » est la solution finale. C’est le modèle d’existence en tant que jeu à somme nulle. Il n’y en a pas assez pour tout le monde, alors nous devons accumuler le plus possible pour nous-mêmes (dans le sens étroit du mot). Encore plus de croissance, mais juste pour « nous » – parce que ce sont « eux » qui prennent nos emplois.

Mais ce qui gronde sous la surface de cette obsession de l’Autre, c’est un problème plus profond auquel nous avons beaucoup de mal à faire face : c’est le fait que le système d’existence que nous avons construit pour nous-mêmes et que beaucoup d’entre nous pensent être mis en danger par trop « d’Eux », s’effondre déjà de lui-même.

La couverture médiatique d’un nouveau rapport surprenant de l’ONU par la Plate-forme inter-gouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) a été bien accueillie. Le rapport conclut que la civilisation humaine détruit systématiquement ses propres systèmes de survie, ce qui pourrait entraîner l’extinction massive d’au moins un million d’espèces animales et végétales.

Le moteur de cette destruction est le paradigme de la « croissance sans fin » de notre économie mondiale actuelle, un paradigme qui a vu les populations humaines et les villes croître de façon exponentielle dans le monde entier, entraînant à son tour une croissance exponentielle de la consommation de ressources, de matières premières, de nourriture et d’énergie.

Cette expansion toujours accélérée de notre civilisation industrielle a ravagé les écosystèmes naturels, entraînant le déclin de nombreuses espèces qui sont essentielles au bon fonctionnement des activités naturelles fournissant la nourriture, la pollinisation et l’eau non polluée qui sont essentiels à la préservation de notre propre civilisation.

Si nous continuons sur cette voie, la façon dont nous détruisons constamment la nature, les forêts et les zones humides endommagera de façon funeste la capacité de la terre à renouveler l’air respirable, les sols productifs et l’eau potable.

Le rapport est de loin le plus complet pour comprendre comment l’effondrement de la biodiversité entraîne finalement l’effondrement de la civilisation humaine. Mais ce n’est pas la seule étude qui confirme notre trajectoire actuelle.

En février, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié sa propre évaluation mondiale complète dans 91 pays, avertissant que les techniques agricoles en vigueur détruisaient la biodiversité nécessaire pour soutenir la production alimentaire mondiale.

Selon le rapport, sur les 7 745 races d’animaux d’élevage locales (présentes dans un pays) signalées dans le monde, 26 % sont menacées d’extinction ; près d’un tiers des stocks de poissons est surexploité, plus de la moitié ayant atteint sa limite soutenable ; et 24 % des quelques 4 000 espèces alimentaires sauvages – principalement plantes, poissons et mammifères – sont en déclin (un nombre probablement beaucoup plus élevé en raison du manque de données).

Un autre rapport publié ce mois-ci par le Fonds mondial pour la nature et le Global Footprint Network explique comment cette destruction massive et systématique de l’environnement est enracinée dans un mode de vie basé sur la surconsommation des ressources naturelles : nous nous développons au-delà de nos moyens. Nous prenons sans donner en retour.

Le nouveau rapport montre comment, si la consommation de tous les habitants de la planète était au même niveau que celui des résidents de l’UE, en ne comptant que du 1er janvier au 10 mai, l’humanité aurait alors consommé autant que ce que les écosystèmes de la planète peuvent renouveler sur une année entière, ce qui signifie que 2,8 planètes Terre seraient nécessaires pour assurer ce niveau de consommation.

Il y a donc quelque chose qui cloche fondamentalement. Pourtant, nos dirigeants politiques se préoccupent principalement des symptômes superficiels de cette crise fondamentale de civilisation, plutôt que de la crise elle-même.

L’évaluation mondiale de l’IPBES de l’ONU, par exemple, confirme que la planète connaît actuellement 2 500 conflits concernant les combustibles fossiles, l’eau, la nourriture et la terre – conflits qui sont donc directement liés à l’effondrement en cours de la biodiversité de la planète.

Ces conflits entraînent des phénomènes massifs de déplacements et de migrations de populations à travers le monde, ce qui en conséquence radicalise les bureaucraties politiques et déclenche des réponses nationalistes extrêmes.

Ce mois-ci, une nouvelle étude du Centre de surveillance des déplacements internes (IDMC) du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) – lancée au siège des Nations Unies à Genève – a révélé qu’un nombre record de 41,3 millions de personnes dans le monde sont déplacées dans leur propre pays en raison de conflits et de violences. C’est le nombre le plus élevé jamais enregistré, soit une augmentation de plus d’un million depuis la fin de 2017 et deux tiers de plus que le nombre mondial de réfugiés.

Le rapport met en lumière des crises particulières : les conflits en cours en République démocratique du Congo et en Syrie, la montée des tensions inter communautaires en Éthiopie, au Cameroun et dans la région du Middle Belt au Nigeria – qui, ensemble, contribuent pour la plupart des 10,8 millions de nouveaux déplacements.

Bon nombre de ces perturbations sont directement liées aux impacts du changement climatique. En 2018, les phénomènes météorologiques extrêmes ont été responsables de la majorité des 17,2 millions de nouveaux déplacements. Les cyclones tropicaux et les inondations causées par la mousson ont provoqué des déplacements massifs aux Philippines, en Chine et en Inde, principalement sous la forme d’évacuations. La Californie a subi les incendies de forêt les plus destructeurs de son histoire, ce qui a provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes. La sécheresse en Afghanistan a provoqué plus de déplacements que le conflit armé du pays, et la crise dans le nord-est du Nigeria a été aggravée par les inondations qui ont touché 80 % du pays.

La relation avec le climat a également été soulignée dans une importante étude scientifique publiée plus tôt cette année dans Global Environmental Change, qui a conclu que le changement climatique a joué un rôle important dans les migrations et les demandes d’asile de 2011 à 2015, en créant de graves sécheresses qui ont provoqué et exacerbé des conflits.

Les conflits au Moyen-Orient, en Asie occidentale et en Afrique subsaharienne ont été exacerbés par les « conditions climatiques », ce qui a finalement entraîné l’arrivée d’un million de réfugiés désespérés sur les côtes européennes. Cette migration de masse a bien sûr joué un rôle central dans la campagne britannique pour quitter l’Union européenne et dans la renaissance du sentiment nationaliste en Europe, aux États-Unis et ailleurs.

D’ici la fin du siècle, nous n’aurons pas seulement à nous préoccuper des phénomènes migratoires – nous devrons, si nous continuons à faire comme si de rien n’était, faire face à une planète inhabitable : une situation où nous aussi finirons par devenir l’Autre.

Et c’est là que la pure futilité des réponses politiques conventionnelles – et du discours politique dominant – se manifeste. Car, bien entendu, que nous quittions ou non l’UE n’aura littéralement aucun impact significatif en soi sur les moteurs systémiques fondamentaux de la migration de masse. Il en sera de même si nous construisons ou non un Mur le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

Pourtant, alors que la planète brûle sous nos pieds, nous ne nous soucions que de questions essentiellement non pertinentes dont les réponses n’offrent rien de substantiel pour faire face à la véritable crise – à laquelle, à toutes fins pratiques, nous sommes aveugles.

Il n’est pas étonnant que, suivant l’exemple enthousiasmant de Greta Thunberg, certains n’aient eu d’autre choix que de descendre dans les rues au travers de mouvements de protestation comme la Rébellion contre l’Extinction [Extinction Rebellion, abrégé en XR, est un mouvement social international qui vise à susciter par le biais d’actions directes et d’une résistance non violente un changement radical afin de limiter le réchauffement climatique et de minimiser le risque d’extinction de l’humanité et d’effondrement écologique, NdT]. L’espoir est qu’une résistance non-violente persistante puisse contraindre les gouvernements à prendre d’urgence les mesures nécessaires pour passer rapidement à des sociétés sans combustibles fossiles.

Il y a cependant une sérieuse faille dans cette approche. XR a souffert d’un sérieux manque de réflexion concertée. Non fondé sur une compréhension de la crise climatique en tant que crise systémique, le mouvement n’a donc pas réussi à relier explicitement l’action climatique à d’autres systèmes clés comme l’austérité, la nourriture, l’eau, la politique, la culture et l’idéologie. Voilà pourquoi XR n’a pas réussi à séduire la classe ouvrière et a largement bloqué les personnes de couleur et divers groupes confessionnels.

L’autre faille est que la cible de l’action – le gouvernement national – n’a peut-être pas compris l’essentiel. Les gouvernements ne sont que les nœuds d’un système de pouvoir plus large qu’ils ne contrôlent pas vraiment, mais auquel ils ont tendance à se plier – un système de pouvoir duquel nous sommes tous complices, à des degrés divers et de différentes manières.

C’est précisément par l’intermédiaire des gouvernements que le système dominant a, au cours des dernières décennies, soigneusement construit une résistance particulière au pouvoir des manifestations de rue. Voilà pourquoi les plus grandes manifestations n’ont pas réussi à faire avorter la guerre en Irak. Les doctrines anti-insurrectionnelles affinées sur les théâtres de guerre sont de plus en plus appliquées dans les contextes nationaux pour contrer, perturber et neutraliser toute forme d’action de protestation. La crainte de ce que Samuel Huntington a appelé la « crise de la démocratie » signifie que les gouvernements se sont engagés à faire en sorte que les actions directes de protestation aient le moins d’impact tangible possible. Descendre dans la rue et espérer que les pouvoirs en place feront ce que vous voulez n’est donc pas une stratégie viable.

Ce qui ne veut pas dire que XR n’a pas toute sa place dans une stratégie plus large.

Mais à l’heure actuelle, il n’y a pas de stratégie plus large, il n’y a pas de coordination croisée entre les groupes et les secteurs pour créer une meilleure compréhension de la crise au niveau des systèmes, et donc permettre une vision de solutions au niveau des systèmes. Et il y a une raison très importante à cela. La réponse qui considère que la « rébellion ouverte » est la seule forme de réaction possible est une conséquence directe de l’impact néfaste d’un système dont toute la construction même est de susciter chez les citoyens un sentiment d’impuissance et d’apathie.

On nous a appris à croire que le fait de voter de temps à autre dans les systèmes parlementaires suffisait à une action démocratique efficace qui serve nos intérêts légitimes. Nous savons maintenant que ce n’est pas suffisant. Nos démocraties ne sont pas seulement démantelées, elles sont redevables à des intérêts particuliers appartenant à un réseau imbriqué de conglomérats énergétiques, de la défense, agroalimentaires, biotechnologiques, de communications et d’autres conglomérats industriels dominés par une petite minorité.

Nos démocraties sont dans un état d’effondrement : incapables de faire face à la complexité systémique de la crise de la civilisation. Alors qu’elles échouent, elles s’orientent vers le rejet de leur propre ethos démocratique, vers un autoritarisme croissant, renforçant les pouvoirs étatiques centralisés pour écarter les « Autres » dangereux et les citoyens indisciplinés. Il est donc naturel que nous pensions que la réponse la plus immédiate soit de réagir contre cet état d’échec lamentable. Pourtant, cette réponse elle-même est justement fonction de cette sensation d’impuissance et de paralysie induite par le système lui-même.

Le problème est que les démocraties libérales, dans leur forme actuelle, sont dans cet état d’effondrement pour une raison claire : elles sont, en effet, incapables de faire face à la complexité systémique de la crise de la civilisation. Aucune résistance non violente ne donnera à nos institutions politiques existantes la capacité de faire face à la crise. Parce que le problème est beaucoup, beaucoup plus profond.

Tant que nous n’aurons pas abordé la question de la transformation des ressorts et des structures mêmes du capitalisme néolibéral contemporain tel qu’on le connaît, le paradigme économique qui définit notre civilisation mondiale, nous ne parlerons pas le langage adéquat.

Mais même là, cette transformation n’est pas seulement une question d’économie. Il s’agit de tout notre paradigme d’existence. Et c’est ici – en reconnaissant que la crise actuelle nous appelle non seulement à une transformation fondamentale de nos relations extérieures, mais aussi à une transformation simultanée de notre être intérieur – que la voie de l’action se dessine.

Au cours des quelques 500 dernières années, l’humanité a érigé une civilisation à « croissance sans fin » fondée sur un patchwork particulier de visions idéologiques du monde, de valeurs éthiques, de structures politiques et économiques et de comportements personnels. C’est un paradigme qui élève la vision de l’être humain en tant qu’unité matérielle déconnectée, atomistique et rivale, qui cherche à maximiser sa propre consommation matérielle en tant que mécanisme principal d’auto-gratification. C’est le paradigme qui définit la façon dont nous vivons dans notre vie de tous les jours et qui déteint constamment sur la façon dont finalement nous entretenons des relations avec notre famille et nos amis, dans notre milieu de travail et au-delà. C’est le paradigme qui a cimenté notre trajectoire actuelle vers l’extinction massive.

Il ne s’agit pas seulement de systèmes externes. Il s’agit aussi des systèmes internes de pensée avec lesquels l’extérieur est coexistant, et au sein desquels nous nous sommes emprisonnés. Tout notre modèle réductionniste et mécanique du sens que nous donnons à l’être humain doit être réécrit.

Pour briser ce paradigme, il faut bien plus que des exigences envers des institutions défaillantes. Parce que, disons les choses en toute honnêteté, pour la plupart des Blancs de la classe moyenne qui ont participé aux manifestations du XR, ce n’est pas si difficile que ça. La plus grande lacune ici est que cela n’exige pas nécessairement un acte de changement transformateur de la part des manifestants eux-mêmes.

Et c’est ce qui manque dans notre réponse à la crise de civilisation. Nos réponses sont basées sur l’exigence d’un changement de la part de « l’Autre ». Qu’il s’agisse de gouvernements, de philanthropie ou d’entreprises, il s’agit de demander des comptes à tout le monde, sauf à nous-mêmes. Le problème est là, et nous devons crier et nous scotcher au sol pour qu’Eux nous écoutent.

Quand allons-nous accepter de voir qu’Eux, c’est Nous ?

Ce n’est pas que nous ne devrions pas manifester ou demander que les institutions changent. Mais bien plus que cela, si nous sommes vraiment sérieux à ce sujet, le plus grand défi pour chacun d’entre nous est de travailler au sein de nos propres réseaux d’influence, d’explorer comment nous pouvons nous-mêmes commencer à changer les organisations et les institutions dans lesquelles nous sommes intégrés.

Et cela veut dire que nous devons ancrer cet effort dans un cadre d’orientation complètement nouveau, un cadre dans lequel les êtres humains sont intrinsèquement interconnectés et imbriqués au sein de la Terre ; où nous ne sommes pas atomistiquement séparés de la réalité dans laquelle nous nous trouvons en tant que suzerains technocrates, mais où nous sommes cocréateurs de cette réalité comme parties individuelles d’un continuum de l’être.

Quoi qu’il se passe là, dans le monde, la crise nous appelle tous à devenir ce que nous devons être, ce que nous sommes vraiment et ce que nous avons toujours été. Et sur la base de ce renouveau interne, elle nous appelle à prendre des mesures radicales dans nos propres contextes locaux pour faire émerger les germes du paradigme nouveau, ici même, et maintenant.

Comment pouvons-nous réussir à changer certains de ces systèmes dans nos écoles, nos lieux de travail, nos lieux de loisirs ? Comment pouvons-nous mettre à profit les leçons tirées de notre pratique personnelle et de notre transformation en tant qu’individus et en tant qu’unités familiales, afin de les traduire en collaboration avec nos communautés locales pour galvaniser le changement dans nos propres contextes locaux, en fonction du lieu ? Comment faire germer de nouvelles organisations, institutions, entreprises, approches politiques, par nos propres actions, alors même que nous appelons les organisations préexistantes à agir d’urgence, en refusant toutefois de simplement attendre qu’elles le fassent, en entamant le mouvement nous-mêmes ? Comment pouvons-nous, dans le cadre de ces efforts, travailler à semer les graines qui conduiront à faire reconnaître que la mission la plus importante est de construire un nouveau paradigme post-croissance, post-carbone et post-matérialiste ?

Ne nous contentons pas de simplement nous joindre aux manifestations. Construisons notre propre capacité à penser et à agir différemment en tant qu’individus et membres de diverses institutions dans le respect de notre propre conscience et de notre comportement, ainsi que dans les domaines de l’énergie, de l’alimentation, de l’eau, de la culture, de l’économie, des affaires et des finances. Ce faisant, nous plantons les graines d’un paradigme de vie et de réalité en émergence qui redéfinit l’essence même de ce que signifie être vivant.

C’est cette discussion là que nous devons engager, depuis nos salles de réunion jusqu’à nos conseils d’administration – pour ceux d’entre nous qui ont pris conscience de ce qui est en jeu, la vraie question est : comment puis-je vraiment devenir acteur pour construire le nouveau paradigme ?

Nafeez Ahmed est rédacteur fondateur du projet de journalisme d’investigation INSURGE Intelligence, financé à 100 % par ses lecteurs. Son dernier livre est Failing States, Collapsing Systems : BioPhysical Triggers of Political Violence (Springer, 2017) [étude scientifique sur la façon dont les crises climatique, énergétique, alimentaire et économique sont à l’origine des échecs des États dans le monde, NdT]. Journaliste d’investigation depuis 18 ans, il a travaillé pour The Guardian, où il a traité de la géopolitique des crises sociales, économiques et environnementales. Il fait maintenant un reportage sur le ‘changement global du système’ pour Motherboard de VICE [Lancé par Vice, Motherboard est une référence aux Etats-Unis dès lors qu’il s’agit de parler technologie et de son impact sur la société, NdT]. Il publie entre autres des articles dans The Times, Sunday Times, The Independent on Sunday, The Independent, The Scotsman, Sydney Morning Herald, The Age, Foreign Policy, The Atlantic, Quartz, New York Observer, The New Statesman, Prospect, Le Monde diplomatique. Il a remporté à deux reprises le Project Censored Award pour ses reportages d’investigation, et par deux fois Nafeez a figuré sur la liste de l’Evening Standard des 1000 Londoniens les plus influents; il a reçu le prix Naples, le prix littéraire le plus prestigieux d’Italie créé par le Président de la République. Nafeez est également un universitaire interdisciplinaire largement publié et cité qui applique l’analyse de systèmes complexes à la violence écologique et politique. Il est chercheur à l’Institut Schumacher.

Source : Insurge Intelligence, Nafeez Ahmed, 10-05-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

RGT // 01.09.2019 à 09h32

Je suis au regret d’annoncer que je trouve que l’analyse des causes commence assez mal :
“c’est le fait que le système d’existence que nous avons construit pour nous-mêmes”

NON : c’est le fait que le système d’existence qui nous a été imposé par les “élites” pour leur profit exclusif.

Et ça change TOUT car même dans notre propre pays de naissance NOUS sommes (du moins ceux qui sont en bas de l’échelle) les “autres”, ceux qui ne sont bons qu’à être exploités et mépriser car ils sont moins que rien.

De même, ces mêmes “élites” ont organisé depuis des siècles l’exploitation des autres populations en pratiquant sans complexe l’esclavage, la colonisation, la spoliation des biens des autres.

Si les migrants avaient les moyens de vivre dignement chez eux en profitant simplement des ressources naturelles locales de leur lieu de naissance ils ne viendraient pas vers “l’eldorado” occidental pour tenter de survivre dans des conditions scandaleuses en se faisant exploiter de manière ignoble pour que le fruit du travail de TOUS “ruisselle” vers le haut de la pyramide.

Les “gueux” locaux n’ont AUCUN pouvoir de décision.

Et quand ils se retrouvent confrontés à la concurrence déloyale de main d’œuvre non qualifiée travaillant presque gratuitement il ne faut pas s’étonner qu’ils aient des comportements agressifs vis à vis de leurs “concurrents directs”.

De toutes façons, ce sont bien les seuls contre lesquels ils peuvent exprimer leur colère : Les “élites” qui sont la cause réelle de leur déchéance humaine sont totalement intouchables.

177 réactions et commentaires

  • Fabrice // 01.09.2019 à 08h27

    C’est ce qui est un peu le drame à mon avis les fous discutent sur le doigt au lieu de s’intéresser au sujet pointé par le sage.

    Dans les crises.fr on a toujours les mêmes qui discutent si c’est notre faute ou pas, alors que les débats devraient porter sur comment amortir les effets des crises économiques, environnementales, societales,… Qui vont arriver… oh les gars on est en retard c’est beau de répéter x fois le même discours mais on fait on s’intègre dans les régimes autoritaires ? On propose des alternatives autres que de revenir au moyen-âge ? Bref ! Les problèmes sont déjà là !

    Bref les débats stériles c’est beau mais cela n’empêche pas le canot de couler il serait temps d’ecoper et de mettre le gilet de sauvetage au lieu de chercher à à savoir pourquoi la bonde a disparu tient une petite vidéo dont j’ai bien aimé le passage du pourquoi Trump affirme que les européens ne mettent pas les moyens pour défendre le niveau de vie dont ils bénéficient encore pour le moment c’est triste mais tellement vrai sur le fait qu’on en est bien déjà dans le monde d’après https://youtu.be/4jc_aJdx7_w ou on a basculé du commerce à la prédation.

      +12

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    • charles // 01.09.2019 à 08h57

      vous n’avez pas tord, mais 2 3 petites réflexions

      – Avoir raison tout seul, c’est avoir tord
      – Proposé des solutions moins avantageuses que l’existant, c’est de facto se mettre en position de minorité, donc avoir tord (à tord [….])
      – on vit un système électif qui rétribue celui qui saura le mieux comment nous faire exploiter l’environnement à notre avantage (du moins, dans l’imaginaire collectif)

      D’un point de vue plus générale, j’émets l’idée que la sélection naturelle à fait son job, et l’a bien fait, jusqu’au bout. Que si nous prenions de la hauteur et que nous nous considérions comme des bactéries dans une boite de pétri, ce que tout scientifique aurait décelé à l’œil de son microscope, c’est une prédation totale d’une espèce sur toutes les autres. Il n’est pas certain du tout que la sélection naturelle nous ai sélectionné pour nos capacités de changements comportementale, une analyse simpliste prouverait facilement le contraire.
      Il est aisé de constater que dans tout milieu vivant l’uniformité est un gage d’échec, que même dans la putréfaction la plus totale (pensez à vos boites à compost) la diversité des espèces est nécessaire à l’épanouissement du milieu.
      Hors nous sommes calibrés pour l’uniformité des apparences et des solutions. Pour généraliser, il existe très certainement parmi nous des hommes capable de ce changement interne et externe, mais il ne sont pas ceux qui décident, encore moins ceux qui influent, car ceux ils comprennent déjà la vacuité de l’action au constat de leurs minorités.

      en bref, nous sommes buggés et avons été choisit pour cela.

        +12

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      • charles // 01.09.2019 à 09h04

        [la boite à com est décidément trop courte…. 🙁 ]

        Petite réflexion supplémentaire, pour la route, quel genre de honte laisserions nous aux générations futures d’avoir disposés d’autant de ressources naturelles à dispositions et de les avoir gaspillées de la sorte.

        Comment notre cerveau si peu capable de gérer les cycles naturels de la vie et de la mort, nous poussant au plus grandes folies pour subsister dans le temps de l’histoire humaine, pourrait il gérer de vivre cette honte et ce savoir de ne plus pouvoir en échapper à jamais, n’ayant plus le capital de ressources naturelles nécessaires à son évasion de son espace terrestre clos et finis ? Sachant par ailleurs, que dans l’immensité de l’univers, les ressources abondent….

        Je ne sais pas si on peut construire une société sur ce genre de postulat d’âpreté de la vie. Une vie de labeur dont on ne peut plus rien attendre, car nous savons déjà.
        L’exemple de nos sociétés moderne sur-abondante et pourtant incapable de se mesurer démontre déjà d’une certaine incapacité naturelle.

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        • RGT // 01.09.2019 à 09h50

          Il faudrait décerner un Darwin Award à toute l’humanité dans la catégorie “groupe”.

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Darwin_Awards

          Le site anglais : https://darwinawards.com/

          L’humanité dans son ensemble est concernée et dépasse souvent les “exploits” individuels les plus incroyables.

            +7

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          • Sandrine // 01.09.2019 à 11h43

            Ce serait intéressant de savoir si le site a « récompensé » uniquement des personnes occidentales contemporaines ou vivant à la manière des occidentaux contemporains ou bien si il a récompensé aussi des personnes issues de cultures radicalement différentes (chasseurs-cueilleurs, nomades, etc.) et/ou ayant vécu il y a très longtemps (antiquité, etc.)

              +4

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    • Somebulles // 01.09.2019 à 09h40

      Toutes les “” élites “” recoivent l informations apres…..!!!!!

      https://youtu.be/Vjkq8V5rVy0?list=UUNovJemYKcdKt7PDdptJZfQ

      Il y a aussi 8 fois 2heures de cours a l Ecole des Mines, qui sont en ligne.

      On ne pourra pas dire que les informations et donnees ne nous étaient pas fournies pour reflechir et agir.

        +6

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      • vert-de-taire // 01.09.2019 à 13h51

        Janco ne fait JAMAIS le procès de la ploutocratie.

        Il n’est donc pas crédible dans ses recommandations.
        Sa proposition : l’ingénierie .. très bien, il faut concevoir (sans pour autant devoir techniciser à outrance) mais il reste dans la continuité : sans le moindre contre-pouvoir. On est dans le déni des causes de cette situation !

        En plus il est un nucléariste fou.
        Mais on a l’impression qu’il a compris (ou son public n’a pas besoin d’être convaincu de l’immense bienfait du nucléaire – les mines = source importante du nucléaire français avec Westinghouse) que vues les catastrophes nucléaires en cours, les dingueries de l’EPR, .., la tromperie miraculeuse passe moins bien.

        Et que le “miracle” de l’énergie nucléaire (hyper densité plus quantité ‘infinie’ avec la régénération – semble-t-il un peu abandonnée par EdF – à vérifier, j’ai des doutes – reste la fusion tokamak, instable et quelques autres études) n’est pas viable comme remplacement de l’actuel tout-fossile carboné, c’est au mieux un léger appoint (cela pourrait être beaucoup plus avec les micro centrales de quartier – un délire total de plus de dingues qui nous ont mis dans la situation actuelle).

        Janco est par contre fiable dans les mesures, les ordres de grandeurs, et ça aide.
        Il faudrait une analyse critique sur l’utilité et remettre en cause nos usages,
        mais ce serait trop demander à un scientiste.

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        • Patrick // 02.09.2019 à 08h15

          Jancovici fournit de très bonnes analyses de la gestion de l’énergie.
          Le principal problème soulevé étant la quantité d’énergie nécessaire pour faire fonctionner la société actuelle , et donc les moyens de produire cette énergie.

          Quelque soit le système politique en place , nous avons besoin d’une quantité énorme d’énergie ou alors il va falloir sérieusement restreindre le nombre d’humains et leur niveau de vie.

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          • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 10h00

            Restreindre le niveau de gaspillage des pays riches devrait suffire. C’est colossal et facile à démontrer. Mais c’est la mort du capitalisme que nous connaissons.

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  • Catalina // 01.09.2019 à 08h29

    Bonjour à tous; il eiste des exemples de changement de paradigme : https://www.catl.be/
    La ceinture liégeoise
    “Un territoire précurseur pour une filière courte, proche du citoyen
    Face à l’émergence de nombreuses alternatives alimentaires de production et de commercialisation en région liégeoise, le besoin d’une plate-forme accompagnant et structurant cette mobilisation s’est fait ressentir. C’est dans cet optique que la Ceinture Aliment-Terre Liégeoise a vu le jour avec pour leitmotiv de produire localement des aliments bons, propres et justes pour tous.

    Aujourd’hui, la dynamique s’essaime un peu partout en Wallonie : les communes de Verviers et de Charleroi possèdent désormais leur propre ceinture alimentaire pour promouvoir une alimentation durable.”

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    • Chris // 01.09.2019 à 10h15

      Mais dites-moi, cette démarche est fondamentalement anti-mondialiste, non ?!

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    • Geoffrey // 01.09.2019 à 15h42

      tout çà, c’est du mou : des exemples ne sont pas forcément des modèles…

      on ne peut pas les reproduire pour tous, la Révolution dans son coin, ce n’est pas la Révolution, c’est du “Chacun pour soi, Dieu pour tous”.

      et ce n’est pas une question de quantité, c’est juste que c’est pas la bonne méthode

      un truc de bobo

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      • Grd-mère Michelle // 01.09.2019 à 18h48

        Heu… Et quelle bonne méthode préconisez-vous, Monsieur le Révolutionnaire?
        Un exemple peut devenir un modèle.
        Et il n’y a pas de meilleure méthode d’enseignement que l’exemple.
        A noter que la ceinture verte de La Havane nourrit ses habitant-e-s depuis des décennies…

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        • Véronique // 02.09.2019 à 10h14

          moi je ne vois pas en quoi ces exemples peuvent devenir des modèles. Il s’agit dans toutes ces initiatives d’intégration d’exploitations agricoles dans des réseaux commerciaux par le biais du système coopératif qui existe depuis très longtemps en agriculture, sauf que là les coopérateurs ne sont pas les agriculteurs.
          Ces “coopératives” sont surtout au bénéfice de consommateurs qui se garantissent à eux-mêmes une source d’approvisionnement qu’ils peuvent contrôler.

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      • vert-de-taire // 02.09.2019 à 07h53

        Pas si sûr.
        Rien que le fait de démontrer un possible comme manger en se passant de la grande distribution c’est une petite révolution mentale.
        De proche en proche cela peut amener à penser.

        Les réticences les plus grandes de nos concitoyens sont la peur de manquer
        de travail-revenu, de la maladie grave et du chaos (économique et/ou social).
        Si cette peur pouvait être conjurée par la preuve que à la fois ce mode de production alimentaire apporte du travail rentable ET moins de risque de maladies graves ET un début d’assurance de survie en cas de chaos, ça pourrait aider. Le temps d’apprentissage est long.
        Penser concret et petit peut permettre de remettre en cause le tout, ce Système.
        Peu de gens font les rapprochements des causes et des effets.

        On ne peut pas demander aux gens de faire une révolution globale sans contrainte vitale,
        c’est hors de portée de la pensée car cela remet en cause l’habitus. L’habitus est un court-circuit de la pensée donc son absence. Comment peut-on sans se déstabiliser mentalement, tout remettre en cause, jusqu’aux actes les plus ordinaires et mécaniques ?

        J’approuve ces initiatives dès-lors qu’elles font vivre à des personnes organisées une alternative au Système, se passant totalement des multinationales, tant pour les produits-services que le salariat et autres soumissions liberticides.

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    • Patrick // 02.09.2019 à 08h20

      je n’ai pas trouvé les informations sur la quantité produite et le % que cela représente par rapport aux besoins de la région.
      Est-ce que c’est significatif ou anecdotique ?

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  • Nanalail // 01.09.2019 à 08h48

    L’Autre est cet enfant que l’on voit dans le miroir. Incapable de voir que son comportement a un écho sur son entourage et le conforte dans ce même comportement.
    Réduire sa consommation d’objet et de service a plus d’influence que n’importe quel bulletin de vote ou manifestation.
    Le boycott est une puissante arme de contestation. Il est interdit en France

      +24

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    • Chris // 01.09.2019 à 10h16

      Certes, le boycott est interdit officiellement en France, mais personne ne vient contrôler votre panier !

        +12

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      • Patrick // 02.09.2019 à 08h21

        l’appel au boycott est interdit mais chacun fait ce qui lui plaît à titre individuel.

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    • Dany2 // 01.09.2019 à 10h58
    • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 11h15

      Le boycott c’est un peu comme tenter de freiner un rapide qui détruit tout sur son passage, avec des seaux…

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      • charles // 01.09.2019 à 11h49

        en l’occurrence, si on boycott jusqu’au bout, jusqu’à refuser de payer des impôts pour maintenir le système en place, c’est valable.

        L’ironie de la situation c’est que les gens qui participent à ce système sont les petites mains productrices de leurs propres malheurs!

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        • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 12h42

          Refuser de payer les impôts c’est leur permettre de justifier la fermeture d’hôpitaux et autres services publics. Ils ne demandent que ça.

          (d’ailleurs c’est ce qu’ils font)

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        • sibtigr // 01.09.2019 à 15h45

          pourquoi croyez vous qu’ils ont instauré le prélèvement à la source?

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    • sibtigr // 01.09.2019 à 15h41

      il faut boycotter en silence, sans le dire, moi par exemple, je boycotte systématiquement depuis plusieurs années tout ce qui est américain et israélien, ça va de la bouffe rapide aux chaines de cafés en passant par les pamplemousses, les pistaches, les avocats, les jeans’ etc etc etc C’est vrai que j’ai du mal en matière de portable et d’ordi, mais enfin, à mon petit niveau j’agis comme je peux. Et j’apprends à mon entourage à faire de même, enfants, petits enfants, copains, ex collègues

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  • f // 01.09.2019 à 08h51
  • labroche932 // 01.09.2019 à 08h55

    Et la surpopulation dans tout ça ? Que faire pour diminuer le nombre d’habitants sur terre .La surpopulation est une des causes principales de la pollution et des conflits entre les hommes . Mais on dirait que ce domaine est tabou . Trop d’ hommes , mais que faire . La sexualité est incontrôlable ; à moins que les Américains n’inventent un de ces jours une bombe stérilisante la population va continuer de croître jusqu’à l’explosion finale quand les peuples vont se dresser l’un contre l’autre . L’avenir : famine ou guerre atomique…il n’y a qu’à attendre !

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    • charles // 01.09.2019 à 09h08

      c’est surtout une mauvaise solution en cela qu’elle ne guérit que les symptômes, et non la cause profonde.

      Si on réduit de moitié la population, on pourrait simplifier et dire que cela nous donne 2x plus de temps, hors si c’est pour réitérer les mêmes comportements, nous nous retrouverions, tôt ou tard, face aux même problèmes.

      Disons que c’est un truc à ajouter au méli-mélo de changements nécessaire, mais seul, c’est une prescription insuffisante.

        +15

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    • la vieille gauloise // 01.09.2019 à 10h24

      Mais je vous rassure ” la broche” ( vous pouvez continuer à tourner !
      Hi!Hi!) Contrairement à ce que continue à nous dire la propagande
      la population mondiale va DIMINUER : baisse des naissances ( y compris en Inde et en Afrique) augmentation des décès due au vieillissement de la population Selon les statistiques une récession importante se fera sentir vers 2025 L’ Économie étant basée sur la consommation Les leaders mondiaux le savent et optent pour l’ immigationisme pour nous fournir les esclaves nécessaires pour continuer à faire tourner la machine mais tels l’ auteur du précédent article nos élites commencent à douter ….Nous n’ avons pas le choix, il faut se préparer à la DÉCROISSANCE !….Vivre avec moins
      Small is beautiful !😁

        +17

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      • charles // 01.09.2019 à 11h50

        cette théorie ignore qu’on ne remplace pas un travailleur qualifiés par le premier pekin venu. Cela dénote soit d’une faiblesse flagrante des dirigeants, soit d’une faiblesse flagrante de la théorie.

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        • Chris // 01.09.2019 à 12h11

          Certes, mais avec l’immigration massive, ils font venir des consommateurs…

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          • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 15h17

            L’intérêt des ultra riches n’est plus de continuer à faire tourner le système, mais au contraire de l’étouffer !
            Avantages :
            – les peuples ne possèderaient plus rien (y compris les catégories très supérieures, à commencer par ceux qui placent en bourse)…
            – les peuples ne consommeraient plus rien : plus d’émission de CO2,
            – eux (les ultra riches) récupèreraient tout ce qui reste pour continuer à mener grand train.

            C’est précisément le travail de Macron (pour ce qui est de la France) que d’arriver à ce stade. Le cocasse est que les catégories très supérieures, mais pas hyper riches, (fortune inférieure à la centaine de millions d’euros) s’imaginent qu’il les protège ! Ils vont avoir une drôle de surprise.

            J’explique ça, et bien d’autres choses, dans le livre en lien dans mes autres posts. Je n’ose pas le mettre encore ici…

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            Alerter
          • Patrick // 02.09.2019 à 08h25

            des consommateurs ? avec quel argent ?
            si il faut prendre dans les poches de ceux qui travaillent , on ne va faire que les appauvrir donc ils consommeront moins.

            Il est illusoire de vouloir remplacer des bac+5 par des bac-10 sans que cela ait un impact sur le fonctionnement global de l’économie et de la société, surtout quand la grande masse des emplois peu qualifiés a déjà été délocalisée. Et c’est encore pire quand c’est fait à grande échelle.

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            Alerter
      • Myrkur34 // 01.09.2019 à 17h58

        Pour l’instant, on se prend 80 millions d’unités consommatrices en plus par an.
        1 milliard de plus en une douzaine d’années.
        Alors c’est vrai que l’Asie a fait sa révolution démographique, mais l’Afrique loin de là et comme la baisse mondiale qui s’enclenchera vers la fin du siècle sera contrebalancée par l’augmentation de chaque unité de base, et bien ce sera la désertification rampante et la favelasisation sur tous les continents.

        Rappelez vous le croissant fertile, c’était l’invention de l’agriculture, désormais c’est en grande partie le désert ou le déficit chronique en denrées agricoles.

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Croissant_fertile#/media/Fichier:Croissant_fertile_carte.png

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    • danload // 01.09.2019 à 10h43

      Le seul sens OBJECTIF connu d’une vie individuelle étant sa perpétuation, il est difficile d’envisager un auto-contrôle à large échelle du renouvellement de la population. C’est généralement la “nature” qui se charge de ce genre d’opération et c’est elle qui s’en chargera très certainement pour ce qui est de notre espèce…

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    • gotoul // 01.09.2019 à 13h36

      labroche932 : “La surpopulation est une des causes principales de la pollution”
      Combien de fois un américain moyen pollue-t-il plus qu’un subsaharien moyen? La surpopulation humaine est surtout un problème de surpopulation des “riches”.

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    • René Fabri // 01.09.2019 à 15h44

      La démographie est maitrisable puisque les Chinois ont réussi à le faire et puisqu’il a été souvent constaté que la scolarisation des filles réduit nettement les naissances par la suite.

      Un autre facteur, encore trop peu étudié, est celui de l’influence de la télévision. Par exemple, au Québec, les anglophones furent les premiers à disposer de télévisions et de chaines pour eux. Il a été constaté une diminution des naissances pour eux, mais pas pour les francophones qui ont continué à avoir autant d’enfants qu’avant, ce qui a été surnommé “la revanche des berceaux”. Puis les francophones ont eu à leur tour leurs chaines de télévision, et, hasard ou coïncidence, leur taux de natalité a rejoint celui des anglophones.

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      • Chris // 01.09.2019 à 17h39

        L’exemples du Québec n’est pas très bien choisi.
        La TV est plus une coïncidence chronologique.
        Les élites québécoises et leurs auxiliaires, les autorités religieuses catholiques, prônèrent longtemps les familles nombreuses (10-15 enfants étaient chose courante) pour contrer l’emprise anglophone et de surcroit anti-papiste.

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      • charles // 02.09.2019 à 09h39

        une autre corrélation dit que la télé à aussi fait perdre des points de QI à la population………

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  • Dbon // 01.09.2019 à 08h56

    J’ai arrêté de lire dés que j’ai vu l’illustration de cet article , des camps en Afghanistan sont dus au changement climatique !! C’est ridicule et révoltant cette propagande de la fin du monde. Moi j’ai raté ma mayo hier c’est certainement à cause du changement climatique.
    Je lirai l’article plus tard mais là c’est pas possible.
    On a beau essayer de ne pas être climatosceptique, mais il faut rester sérieux

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    • Jéroboam // 01.09.2019 à 09h46

      Voila le scepticisme de bon aloi qui pointe son nez. Les 5 commentaires précédents étaient de bonne tenue, il fallait bien que cela s’effondre 🙂

      Au lieu de vous fier à vos certitudes, renseignez-vous c’est gratuit
      https://www.lepoint.fr/monde/chasses-par-la-secheresse-des-paysans-afghans-subissent-la-misere-des-camps-de-deplaces-11-10-2018-2262039_24.php

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      • Pas sans // 01.09.2019 à 16h18

        Hélas, votre source ne fait AUCUNEMENT le lien entre le réchauffement-changement climatique d’origine anthropique avec l’épisode de sécheresse en Afghanistan.

        [modéré] Dans le même registre nous avons : http://news.bbc.co.uk/2/hi/south_asia/7241824.stm on y apprend que 2008 fut le pire hiver de mémoire d’homme en Afghanistan.

        C’était bien tenté, vous auriez pu le remarquer si …

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        • Dbon // 02.09.2019 à 07h57

          D’autant plus que transférer des populations dans le désert, comme la photo le montre, pour cause de sécheresse, !!! Ca fait un peu …. je trouve pas le mot !! ,

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    • Theoltd // 01.09.2019 à 10h36

      Ces articles et le matraquage médiatique de l’homme cause de tous les maux de la planète, n’ont d’autre but que de nous pousser a réclamer de nous memes, la pauvreté qui nous attend. Comme toute manipulation et propagande, celle ci est destinée a nous faire accepter les lois contraignantes qui vont déferler sur nous. On voit deja dans les commentaires arriver une majorité de “il faudrait interdire….” “Il faudrait agir contre…..” bref, le peuple zombifié va réclamer de pus en plus de chaines. Est ce que cela changera quelque chose a la planète? Surement pas, mais les chaines elles, seront bien la. Bon courage a ceux, bien peu nombreux du reste, qui sont conscient de la situation.

        +24

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      • vert-de-taire // 01.09.2019 à 14h05

        Oui avec l’homme providentiel au bout ! Que dis-je EN tête de la marche, à ne pas rater.

        Oui on a vu le report écologiste et sa récupération par exemple, cette fuite en avant dans le déni de réalité : un comble !

        le fascisme en marche, etc..

        Très juste MAIS
        de toute prise de conscience peut naitre des comportements imprévus.

        Ne désespérons pas de tout, inutile d’insulter l’avenir.
        Je suis très pessimiste tout en constatant que la catastrophe en cours suscite des prises de conscience que l’on attendait (je et quelques autres) depuis bien longtemps malgré le formidable matraquage.

        Même le fascisme a été combattu, par une minorité certes mais combattu et intégré dans un programme de société : “les jours heureux” du CNR. ça n’a pas duré mais cela FUT. Une expérience a prendre en compte pour la prochaine fois, c’est à dire maintenant.

          +6

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    • bresand // 01.09.2019 à 10h51

      Ne perdez pas votre temps à lire le reste : un style prétentieux peut-être accentué par la traduction au service de l’habituel gloubi-goulba pro-immigrationniste comme si la fracturation des peuples n’était pas un des principaux moyens de le neutraliser en permettant de jouer les uns contre les autres et de se servir ,comme dans ce papier, de l’arme massive d’intimidation qu’est la culpabilisation.
      Ce n’est plus le peuple qui à des reproches justifiés à faire aux dominants/possédants ce sont ceux-ci qui constamment trouvent de nouvelles vilénies à lui attribuer, lui instiller comme un poison inhibiteur.

        +20

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    • Jéroboam // 01.09.2019 à 12h01

      @Theoltd

      “nous faire accepter les lois contraignantes qui vont déferler sur nous”

      Ce sont les lois de la physique. C’est tout de même mieux d’être au courant qu’une immense vague de catastrophes va nous tomber dessus dans les prochaines décennies, non ?

      Eh oui, il va falloir interdire :
      • de prendre l’avion pour les loisirs par exemple (1 vol pour New York vous crame déjà 1/4 du bilan carbone annuel d’un occidental moyen)
      • de manger de la viande tous les jours (80% des champs sont cultivés pour nourrir les animaux)
      • de continuer à regarder Netflix (20% de la bande passante mondiale)
      • …

      Cela s’appelle le rationnement et probablement avec des tickets comme cela a eu lieu durant la seconde guerre mondiale. C’est l’unique solution si vous voulez amortir la chute des niveaux de vie, qui est inéluctable à brève échéance (le pic pétrolier est déjà dépassé depuis plus de 10 ans).

      Les discours alarmistes vous semblent peut-être ceux de personnes manipulées. Mais ceux qui ne voient pas venir la vague, comment vous les appelez ? Pour ma part, et pour continuer à filer la métaphore, ce sont des collabos 🙂

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      • Dbon // 02.09.2019 à 11h04

        1 ) l’avion réservé au transport de marchandises d’un bout de la planète a l’autre pour sauver l’ultralibéralisme. Et transporter les graines produites à des milliers de km pour les vegans occidentaux.
        2) supprimer une source indispensable de protéines à la moitié de la planète qui n’a pas de quoi bouffer.
        Et même en France une partie des français ne font pas trois repas par jours.
        Alors les 5 fruits et légumes!!!
        3) Netflix trop cher pour la plupart des gens , .

        Je vous propose aussi de stériliser les femmes, pour sauver la planète.
        Et tout ça sous la direction d’une dictature mondiale.
        Là on est sûrs d’être sauvés

          +2

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        • lole // 02.09.2019 à 19h54

          Pourquoi les femmes, et pas les hommes ?

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          Alerter
  • Torpedo-los // 01.09.2019 à 09h15

    Malthus avait raison.
    Le grouillamini humain sur cette malheureuse planète est la cause de tout. L’humain n’est que de passage. Et comme beaucoup d’espèces il détruit peu à peu son support de vie. Aucun souci pour la planète, elle se débarrassera de cette engeance comme un chien secoue ses puces, se purifiera et recommencera. Elle l’a déjà fait et le règne des hominidés n’est qu’un essai, une erreur de plus. Une erreur prétentieuse qui s’imagine pouvoir détruire une planète. Cette erreur est en train de se corriger. Du balai! Place à l’expérience suivante, moins nuisible.
    Malthus avait raison.

      +12

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    • charles // 01.09.2019 à 09h40

      rien n’est moins sûr à ce que l’environnement terrestre s’en remette avec tant de facilité.
      Cet environnement existe dans la co variance d’un système solaire qui change, et le temps que l’un dépensera à refleurir, les conditions de l’autre pourrait bien avoir fané…
      Par ailleurs, si l’arbre des espèces devait être recommencé de 0 avec les mêmes règles, il n’est pas démontré, et la sagesse populaire clame le contraire, qu’un autre résultat advienne.
      Et puis bon de là à clamer haut et fort la fin de notre époque, commencez donc le premier, ça fera de la place pour les autres.

        +4

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    • Sandrine // 01.09.2019 à 12h27

      « Malthus, Vite! ». @ Torpedo-los, votre commentaire est tellement violemment caricatural que je me dis qu’il ne peut s’agir que d’une provocation. Mais tant pas, j’y réponds quand même.
      Contrairement à ce que vous suggéré, Malthus n’a jamais conseillé de réduire le « grouillami humain » sur cette terre, mais uniquement le « grouillami »des pauvres, ce qui est très différent.
      Mais ce glissement de sens que produisez est très intéressant. Il est très révélateur de ce qui, en réalité, se cache derrière tous les discours qui mettent en garde contre la « surpopulation », mot qui en soi contient l’idée qu’une partie de la population mondiale serait sur-numéraire, « superflue » parce qu’elle menacerait la vie confortable de « l’autre partie » de la population, celle qui aurait légitimement le droit de vivre au sein d’un environnement agréable et préservé.
      1/2

        +16

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      • Sandrine // 01.09.2019 à 13h05

        2/2
        Comme le fait très justement remarquer un commentaire plus bas, il est très significatif que ce genre de discours alarmiste sur la taille démesurée de l’humanité par rapport à la quantité de ressources à notre disposition émane très fréquemment du monde anglo-saxon et de milieux étiquetés comme progressistes  qui croient, comme Marx jadis (et d’autres encore avant) que le monde peut être changé.
        Cette problématique « écologique » est du pain béni pour tous ceux qui partagent ce type de vision du monde. Elle apporte de l’eau a leur moulin d’une manière incomparable et inespérée… et permet même de s’autoriser les phantasmes de gouvernement autoritaire les plus inavouables, comme le texte qui nous est donné à lire aujourd’hui sur Les Crises s’en fait l’echo d’une manière tout à fait sidérante (bizarre, d’ailleurs que personne n’ai vraiment rebondi là-dessus dans les commentaires).
        Nous aurions tort de croire que ce « progressisme environnemental » extrême-gauchien soit réellement subversif et produise ce changement civilisationnel qu’il appelle de ses vœux (probablement le plus sincèrement du monde). Le message révolutionnaire dont il est porteur est un message tout ce qu’il y a de plus « autorisé ». Un peu à la manière de ces « mouvements populaires spontanés pour plus de démocratie » dans les pays dont « on » souhaite un changement de régime.

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  • RGT // 01.09.2019 à 09h32

    Je suis au regret d’annoncer que je trouve que l’analyse des causes commence assez mal :
    “c’est le fait que le système d’existence que nous avons construit pour nous-mêmes”

    NON : c’est le fait que le système d’existence qui nous a été imposé par les “élites” pour leur profit exclusif.

    Et ça change TOUT car même dans notre propre pays de naissance NOUS sommes (du moins ceux qui sont en bas de l’échelle) les “autres”, ceux qui ne sont bons qu’à être exploités et mépriser car ils sont moins que rien.

    De même, ces mêmes “élites” ont organisé depuis des siècles l’exploitation des autres populations en pratiquant sans complexe l’esclavage, la colonisation, la spoliation des biens des autres.

    Si les migrants avaient les moyens de vivre dignement chez eux en profitant simplement des ressources naturelles locales de leur lieu de naissance ils ne viendraient pas vers “l’eldorado” occidental pour tenter de survivre dans des conditions scandaleuses en se faisant exploiter de manière ignoble pour que le fruit du travail de TOUS “ruisselle” vers le haut de la pyramide.

    Les “gueux” locaux n’ont AUCUN pouvoir de décision.

    Et quand ils se retrouvent confrontés à la concurrence déloyale de main d’œuvre non qualifiée travaillant presque gratuitement il ne faut pas s’étonner qu’ils aient des comportements agressifs vis à vis de leurs “concurrents directs”.

    De toutes façons, ce sont bien les seuls contre lesquels ils peuvent exprimer leur colère : Les “élites” qui sont la cause réelle de leur déchéance humaine sont totalement intouchables.

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    • Chris // 01.09.2019 à 10h26

      Des élites que nous avons suivies comme des moutons, car elles flattaient notre avidité, paresse et servaient les besoins exprimés dans la pyramide de Maslow :
      http://www.psychologuedutravail.com/psychologie-du-travail/la-pyramide-des-besoins-de-maslow/
      Trop facile de toujours pointer l’autre : personne ne vous oblige à cesser de réfléchir aux conséquences de vos actes et pensées, que ce soit en qualité de consommateur ou partenaire.
      C’est ce qu’enseigne fondamentalement TOUTES les religions !
      Les élites intouchables ? Organisons-nous sans elles entre hommes de bonne volonté !!! Prenons “NOS” responsabilités.
      Les gilets jaunes semblent aller dans cette direction…

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      • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 11h20

        Vous négligez que les élites sont propriétaires des ressources indispensables au développement d’une autre société.
        Elles ont accaparées tous les pouvoirs et, pour ce qui est de la France terminent la privatisation du pays, et la destruction de ce qui ne les intéresse pas.

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        • Sandrine // 01.09.2019 à 11h59

          Les « élites » ne sont propriétaires que parce que le système social dans son ensemble repose sur la propriété et le système repose sur la propriété parce que jusqu’à présent ça arrange la grande majorité des gens – même le tout petit propriétaire miséreux du fin fond de l’Afrique ou de la Creuse – qui n’a aucune envie que ça change parce qu’il craint qu’autrement ce serait pire.

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          • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 12h19

            Oui, en effet. La solution consiste donc à diviser la propriété en 2 entités : propriété lucrative appartenant aux collectivités locales, la commune, … la nation, c’est selon, qui aurait pour rôle de la gérer durablement, et la propriété d’usage qui elle reste privée… On explique comment dans “Comprendre l’Arnaque capitaliste, Imaginer le système d’Après http://bit.ly/capitalisme ).

            (C’est impensable dans le système politique actuel, qu’il faut commencer par remettre à plat…)

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            • Geoffrey // 01.09.2019 à 15h52

              Dodo’,

              tu peux imaginer les plus belles organisations sociales possibles ; ce qui compte, ce sont celles qui sont susceptibles de se matérialiser..et la tienne n’en fait pas partie.

              Comme dit Sandrine, “jusqu’à présent ça arrange la grande majorité des gens – même le tout petit propriétaire miséreux du fin fond de l’Afrique ou de la Creuse – qui n’a aucune envie que ça change”

              alors quoi ? on arrivera à “ta” solution quand la masse des petits proprio’ acceptera – enfin – de relativiser son droit de propriété ? quand il sera bcp bcp bcp trop tard, donc.

              mieux vaut proposer qqch de faisable, un compromis pondéré : la nationalisation de l’agriculture – ça donne : du Bio’ pour tous, sauver la ferme unifamiliale (cfr les dettes) et absorber le chômage de masse.

              Tout le monde veut avoir raison, moi aussi, mais en l’occurrence, c’est moi qui ai raison…

              Geof’, pas un génie, juste au-dessus de la moyenne

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            • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 17h26

              Geof’

              Tu as raison, pour définir les objectifs immédiats.

              Moi je parle de l’objectif à atteindre en vue d’un monde définitivement durable et humain. Je n’ai pas dit qu’il fallait faire ça demain matin, mais ça doit servir de boussole. N’es tu pas d’accord ?

              Avant il faut prendre le pouvoir, ça c’est le point dur. Très dur même.
              Faire ce que tu proposes, et établir une vraie démocratie (voir Etienne Chouard),

              Puis utiliser l’École et les gros média pour faire de l’éducation populaire, pour rentrer ça dans la tête des gens, dans la joie et la bonne humeur. Les publicitaires, et réalisateurs d’émissions grands publics savent faire.
              En quelques mois ou années c’est plié. Tout le monde aura compris l’intérêt de séparer propriété lucrative et propriété d’usage.
              Ne va pas dire que c’est infaisable, ça suppose seulement d’autres étapes en amont.
              Et ce ne sont pas les proprios petits ou gros qui décideront, ce sont les citoyens.

              Pour finir, je ne vois pas ce que les petits proprios auraient à perdre dans ce que je propose ! Une idée ?

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            • véro // 01.09.2019 à 17h54

              @ Geoffrey

              Pourquoi nationaliser l’agriculture ?
              C’est typiquement une activité qui gagne à être exercée par des propriétaires d’usage.
              L’expérience a montré (en France) qu’on peut équilibrer le système, c’est-à-dire conditionner l’accès aux terres à des exigences de surface, de compétence, de mise en valeur personnelle, que ce soit pour l’accès en propriété ou l’accès en fermage. Elle a montré aussi qu’on peut conserver de ce fait un tissu agricole constitué d’exploitations essentiellement moyennes, et elle a montré qu’on peut agir sur le prix des terres, les fermages, et aussi sur le prix des denrées produites (actuellement ce n’est pas le cas, l’Etat ne détermine plus le prix du blé).
              L’expérience a aussi montré qu’on peut tout-à-fait mettre en place des contraintes environnementales importantes, et que sur le terrain, le seul frein qui existe est d’ordre financier.
              Par ailleurs on sait très bien que sur les exploitations agricoles, il n’y a pas de main d’oeuvre sous-utilisée, donc de grands domaines appartenant à l’Etat ne permettraient pas d’utiliser moins de main d’oeuvre. Et pour ce genre d’activité, il est préférable parce que c’est en général loin des villes, et qu’il est important que les agriculteurs travaillent en connaissant le terrain et l’environnement, que les travailleurs puissent s’investir durant de nombreuses années sur l’exploitation, plutôt que d’avoir une main d’oeuvre de passage, ou peu engagée moralement à la mise en valeur des terres.

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            • véro // 01.09.2019 à 18h19

              @ Dominique Gagnot
              Ce que les petits propriétaires auraient à perdre, c’est sans doute de se sentir libre.
              Je ne comprends pas d’ailleurs votre système, parce que l’Etat ce n’est pas le collectif. Si c’est pour faire un capitalisme d’Etat, je ne vois pas l’intérêt et je trouve ça dangereux pour tout dire.
              Je trouve beaucoup plus simple et économique pour ma part, de transformer la propriété lucrative en propriété d’usage, et de ne permettre à l’Etat d’être lui-même propriétaire que pour les très grandes structures liées à l’énergie, ou aux transports, ou encore à la santé, ou la défense, ou l’enseignement et ce qui concerne l’administration d’Etat en général.
              Pour l’eau, les communes peuvent s’en charger par exemple.
              Et s’agissant des entreprises, les grandes qui nécessitent beaucoup de main d’oeuvre peuvent s’organiser en coopératives (et justement il n’y aurait pas d’investisseurs à titre privé hors associés coopérateurs puisque la propriété lucrative ne serait pas possible), les autres peuvent rester comme elles sont.

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            • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 18h31

              Véro,

              Oubliez la conception actuelle de l’Etat. Par ailleurs lorsque je parle de collectivité, il peut tout aussi bien s’agir d’une commune que de la Nation.

              Donc les paysans actuels ne seraient pas dépossédés, puisqu’ils disposeraient de la liberté d’exploiter pour eux. Comme actuellement.
              Par contre la propriété lucrative de leurs terres serait transférée à la commune ou à la nation, ou autre, qui aurait à gérer les terres sur le long terme.
              En échange ces paysans recevraient un capital monétaire équivalent, et auraient à payer un loyer compris entre zéro et un certain prix selon la valeur de leurs terres, que par ailleurs ils exploiteraient pour eux, et non pour la collectivité.

              Avantage : fini la spéculation foncière, les nouveaux paysans pourraient accéder gratuitement à la propriété d’usage, sans avoir un proprio sur le dos. (Pour ceux là par contre la fête serait finie)

              Pour les entreprises, c’est pareil : propriété lucrative collective, et liberté d’usage pour ceux qui y travaillent. Excepté les entreprises qui doivent être publiques … Monopole d’Etat.

              Pour le logement, pour les commerces, les artisans… idem.

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            • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 18h44

              Véro,

              En fait peut être n’avez vous pas saisi ce que sont les différentes formes de propriété :

              • Entière propriété : c’est ce que sous-entend communément le seul terme « propriété ». Elle donne à son bénéficiaire le droit d’utiliser, d’échanger, de vendre, ou encore de détruire la chose en question, sans que personne puisse y contrevenir. Elle comprend à la fois la propriété d’usage et la propriété lucrative.

              • Propriété d’usage : son bénéficiaire peut user de la chose en question et, par là exclusivement, en tirer un profit matériel ou financier s’il s’agit d’une exploitation. C’est le cas des occupants ou exploitants locataires par exemple. Mais ils ne peuvent vendre, échanger ou détruire le bien dont ils disposent.

              • Propriété lucrative : son bénéficiaire n’utilise pas lui-même la chose concernée. Il peut l’échanger, la vendre, la louer, la détruire. Par exemple un immeuble, une entreprise… et en tirer ainsi un profit financier. Elle sert la spéculation (tirer bénéfice de transactions), la rente (perception de loyers ou dividendes) et l’accumulation de fortunes.. 

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            • véro // 01.09.2019 à 19h43

              @ Dominique Gagnot

              L’Etat et les communes peuvent effectivement remplir certains rôles, mais même si on les appelle collectivités, leurs droits de propriété ne sont pas des propriétés collectives à proprement parler car les membres de la collectivité ne sont pas directement propriétaires d’une quote-part de cette propriété.

              Les agriculteurs seraient dans votre système complètement dépossédés puisqu’ils devraient payer un loyer. S’ils ne paient pas leur loyer, c’est dehors ? Et justement, quand on souhaite ne reconnaître que la propriété d’usage c’est pour éviter qu’il y ait un loyer à payer.
              On peut supprimer la spéculation foncière sans supprimer la propriété (d’ailleurs il existe en France des organismes qui sont là pour ça, et qu’on a juste besoin d’améliorer, mais bien sûr, comme pour tout le reste, c’est voué à disparaître).
              Je ne vois pas l’intérêt pour les agriculteurs, de procéder comme vous le dites puisqu’on a des instruments qui permettent d’encadrer l’activité agricole. Pour les agriculteurs qui exploitent eux-mêmes en étant propriétaires des terres, ils sont de fait déjà des propriétaires d’usage. Les terres louées pourraient être transformées en propriété d’usage en échange d’une indemnité (peut-être en fonction aussi du revenu du propriétaire évincé, souvent ancien agriculteur avec une très petite retraite).

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            • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 22h55

              Véro,

              Payer un loyer est un principe très général. On peut aussi établir un revenu minimum, qui serait supérieur aux plus bas loyers.

              Ensuite si on ne paye pas son loyer, il faut en voir la raison au cas par cas, d’autant que ce loyer manquant serait supporté par la collectivité entière, ce qui serait aisément supportable, contrairement a peut être un proprio foncier…

              L’objectif est que personne ne puisse disposer de terres dont il ne fait rien, ou encore qu’il rackette (exploite) des paysans (comme c’est le cas aujourd’hui),
              et qu’il ne soit plus nécessaire de disposer d’un capital ou de prêt bancaire avec intérêts bien sur, pour disposer de terres…

              Bref la question ” et si on ne paye pas son loyer ?” est secondaire. Avant d’en arriver là il faut définir des principes généraux, sinon on mélange tout.

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            • vert-de-taire // 02.09.2019 à 08h27

              @ Dominique Gagnot

              La propriété d’usage s’appelle usufruit. Je dispose de la chose sans pouvoir ni la détruire ni la céder (lucrativement ou non).

              Quand cet usufruit concerne une terre agricole, le paysan usufruitier se doit de l’exploiter pour nourrir autrui. Ce devoir social est un contrat éventuellement sanctionné par exemple par un loyer variable fonction du potentiel de service (ici des produits agricoles).
              L’usufruitier se doit de produire pour autrui.

              On peut étendre sans rien changer (c’est identique) ce fonctionnement à du capital social comme une entreprise.
              L’ensemble des travailleurs de l’entreprise est redevable de la production de produits-services envers la communauté. Carotte et bâton devant être appréciés par la communauté pour service rendu.

              L’égoutier étant bien récompensé pour une activité très pénible et indispensable. Le chercheur bcp moins dès lors que sont activité est gratifiante et plaisante.
              Cela permettrait d’éviter pas mal de parasitisme – je pense à l’obsolescence choisie pour provoquer des remplacements fréquents et autres formes d’activités inutiles voire nuisibles à la communauté.

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            • RGT // 02.09.2019 à 08h57

              Je vous approuve totalement.

              Vous n’auriez pas lu Proudhon par hasard ?

              Parce que sa célèbre phase “La propriété c’est le vol” décrit EXACTEMENT ça.

              Propriété des biens d’usage personnels (surtout l’habitation qui permet à tout un chacun d’avoir un toit et donc d’être libre), et stricte interdiction de la propriété lucrative.
              Et contrairement aux marxistes et autres dérivés, chaque ouvrier DEVRAIT être propriétaire de son outil de travail, que ce soit individuellement pour les artisans, et collectivement pour les outils de travail trop importants pour être détenus par une seule personne.

              Et de même il proposait la “Banque du Peuple”, gérée exclusivement par le peuple, qui pouvait ainsi se concentrer à faire des prêts aux plus démunis afin de leur permettre d’acquérir ce dont ils avaient besoin sans rapporter le moindre centime à des ploutocrates qui par ce biais entretiennent la servilité de la population avec des taux d’intérêts “intéressants” (pour eux) et surtout en plaçant une épée de Damoclès au dessus de la tête de TOUS ceux qui avaient besoin d’acquérir des biens.

              Il est possible d’émettre des critiques à la pensée de Proudhon mais il est strictement impossible de prétendre que ses propositions n’étaient pas totalement favorables aux plus démunis pour les sortir de la servilité obligatoire dans laquelle les enfermaient les institutions.

              Comme Rousseau avant lui il a été traîné dans la boue.

              Mais tous ceux qui ont sérieusement lu ses écrits sans arrière pensée et en se plaçant du côté des “gueux” reconnaissent que ce sont sans aucun doute les propositions les plus équitables qui n’aient jamais été faites concernant l’organisation du système politique et économique.

              Et ses propositions étaient totalement ouvertes et permettaient de s’adapter aux changements de situation, ce qui n’est pas le cas des dogmes marxistes ou libéraux qui ne permettent que de suivre la ligne tracée par la “voix divine”.

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              Alerter
            • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 09h45

              Je n’ai pas lu Proudhon, bien que connaissant sa fameuse phrase, mais il n’y a pas besoin de réfléchir longtemps pour comprendre que “celui qui tient la gourde dispose d’un pouvoir absolu sur ceux qui ont soif…”

              Il “suffirait” que la collectivité se rende propriétaire lucrative de l’ensemble des ressources premières (celles qui sont à l’origine de toute chose), pour les mettre au service de la restauration de la biosphère, et non plus de l’enrichissement sans limite d’une poignée de prédateurs.

              La clé pour définir le système d’Après capitalisme est là, d’où mon livre “Comprendre l’Arnaque capitaliste, Imaginer le système d’Après”, (lien pdf gratuit http://bit.ly/capitalisme) ou l’on décrit un système libéral dans lequel le profit des entreprises privées ne pourrait venir que de la restauration de l’éco-socio-système, puisqu’elles dépendraient de la volonté des collectivités !

              En fait les collectivités auraient remplacé les grands propriétaires privés.
              Par conséquent, les désirs des grands proprio (accumuler) seraient remplacés par ceux des collectivités : répondre aux besoins écologiques et sociaux.

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            • Véronique // 02.09.2019 à 10h51

              @ Dominique Gagnot

              Je sais ce qu’est la propriété : usus, fructus, abusus.

              Avec la propriété d’usage, on est sur un modèle différent, par exemple parce que l’usus devient essentiel, il n’est pas une option, ce n’est plus un droit mais une obligation, et donc la propriété lucrative ne peut plus exister.

              Mais quoi qu’il en soit il s’agit bien d’un droit de propriété, pourquoi vouloir rattacher les biens à un propriétaire lucratif qui serait l’Etat ou autre collectivité territoriale, un peu comme s’il était difficile d’imaginer qu’il n’y ait pas un propriétaire lucratif derrière toute propriété d’usage ?

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            • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 12h38

              Véronique,

              La propriété lucrative aux collectivités, donne à celles ci le droit (et le devoir) de gérer les ressources. C’est à dire à qui et à quoi elles seront destinées, et d’autre part en percevoir les loyers. Les collectivités doivent en effet disposer de revenus pour assurer l’entretien de ces ressources, par exemple la remise en état des terres agricoles, le financement des services publiques par exemple.
              Ce serait là la principale source de revenus des collectivités, voire la seule.

              Avec ces loyers les citoyens seraient taxés en fonction des ressources collectives dont ils disposent. Ceux qui disposeraient des meilleures terres paieraient en fonction, ce qui est simplement logique. De même ceux qui disposeraient des logements les plus recherchés, paieraient en fonction. Comme c’est le cas maintenant en fait ! Sauf que cet argent irait aux collectivités leur permettant de financer (le terme est très général) l’entretien de la planète, et non plus gonfler les poches de spéculateurs ou rentiers.

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            • RGT // 03.09.2019 à 00h21

              @Dominique Gagnot :
              Votre idée semble au premier abord sincère et pure, mais en réfléchissant un petit peu on se rend compte que confier à une structure locale qui resterait pyramidale ne changerait STRICTEMENT RIEN.

              Il faudrait en premier lieu changer les mentalités, éduquer les populations pour qu’elles ne se laissent PLUS JAMAIS influencer par de beaux parleurs qui les enfument, leur promettent monts et merveilles pour les dépouiller au final de tous ce qu’elles possèdent.

              En dehors de réunions comprenant TOUS les citoyens (même les moins “fréquentables” – avec lesquels les autres auraient une relation basée sur une méfiance respectueuse) il est illusoire de parvenir à une vraie démocratie.
              Et ces réunions devraient impérativement déboucher sur des décisions qui ne lèsent PERSONNE (empêcher une personne qui veut léser les autres de commettre ses forfaits ne la lèse pas vraiment, ça la gêne seulement).

              Ces procédures existent dans les “civilisations primitives” et permettent la cohésion du groupe. Un bel exemple est les “cases à palabres” utilisés en Afrique pour régler la gestion des biens communs et les conflits au sein de la communauté.

              Et ça fonctionne bien tant que des étrangers cupides et assoiffés de profits ne viennent pas foutre le bordel en montant les tribus les unes contre les autres ou en corrompant certains membres pour faire valoir leurs intérêts.

              D’où la nécessité d’une éducation CIVILE poussée qui permettrait dès l’enfance de faire comprendre aux enfants que leur seul intérêt est le bien-être de TOUTE la communauté qui les héberge.

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              Alerter
            • Grd-mère Michelle // 03.09.2019 à 15h36

              Merci d’avoir rappelé la palabre, formidable exemple de concertation au sein d’un groupe(certes, fort petit dans le cas cité).
              Heureusement, à l’ère des communications, cet exemple peut s’étendre plus largement par la voie électronique: c’est ce que nous pratiquons ici, dans ce forum (principal lieu de la démocratie). Celui-ci est accessible à tou-te-s: espérons que, contrairement aux “réseaux sociaux”, chacun-e y prenne la parole pour tenter d’avancer vers plus d’intelligence, de compréhension des situations plutôt que de stagner dans de vains à-priori catastrophistes et désillusionnés basés sur des tromperies et des erreurs passées.

                +0

              Alerter
            • Dominique Gagnot // 03.09.2019 à 06h14

              @RGT

              Bien sur, un nouveau paradigme économique implique des changements à tous les niveaux. Je partage votre point de vue, et écris ces quelques lignes (p. 89 du livre) :
              _________________________

              Le nouveau rôle des grands médias.

              Non plus soumis au diktat de leurs propriétaires et financeurs privés, mais désormais au service du nouveau Système, ils se verraient attribuer toutes sortes de missions, à commencer par celle d’assurer une éducation populaire.

              Définition extraite de http://www.toupie.org/Dictionnaire/Education_populaire.htm :

              “L’éducation populaire vise essentiellement l’amélioration du système social et l’épanouissement individuel et collectif, en dehors des structures traditionnelles (famille) et institutionnelles (enseignement).
              C’est au siècle des Lumières, au XVIIIe siècle, que l’idée d’une éducation pour tous apparait comme une nécessité pour contrer l’obscurantisme et la mainmise de l’Eglise catholique sur la société. Pendant la Révolution française Condorcet défend cette idée dans un Rapport sur l’instruction publique remis en avril 1792 à l’Assemblée législative.”

              “Tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule, qui recevront leurs opinions d’une opinion étrangère, en vain toutes les chaînes auraient été brisées, en vain des opinions de commandes seraient d’utiles vérités. Le genre humain n’en resterait pas moins partagé entre deux classes : celle des hommes qui raisonnent, et celle des hommes qui croient. Celle des maîtres et celle des esclaves.”
              …/…

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              Alerter
            • Dominique Gagnot // 03.09.2019 à 06h23

              Et p. 94 :

              Prenant exemple sur la plus grande des SCOP actuelles, la «Corporation Mondragon» :

              Le « système d’après » dont il est question ici existe déjà, du moins pour l’outil productif et à petite échelle. Il s’agit des SCOP (Sociétés coopératives de production).
              Une telle société, non plus limitée à une ou quelques entreprises, mais regroupant l’ensemble des entreprises situées sur le territoire des nations volontaires, aurait une puissance économique, écologique et sociale considérable, puisque disposant de l’intégralité des ressources de ces territoires.

              Les salariés et les citoyens en seraient les patrons et les propriétaires. Leurs objectifs seraient de répondre aux besoins de la société, en particulier à la restauration des écosystèmes à l’échelle de la planète, puisque tous sont liés.

              Puis, extrait de http://www.les-scop.coop/sites/fr/ :
              – Comme toutes les entreprises, les SCOP disposent d’une organisation et d’une direction. Seules les grandes décisions stratégiques sont prises avec l’ensemble des salariés associés lors des assemblées générales. Au quotidien, la direction assume pleinement son rôle. La pédagogie du dirigeant, l’écoute et l’implication du personnel facilitent la prise de décision. Le mot synergie prend tout son sens.

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          • Véronique // 02.09.2019 à 12h14

            @ vert-de-taire

            Vous écrivez :
            “Quand cet usufruit concerne une terre agricole, le paysan usufruitier se doit de l’exploiter pour nourrir autrui. Ce devoir social est un contrat éventuellement sanctionné par exemple par un loyer variable fonction du potentiel de service (ici des produits agricoles).
            L’usufruitier se doit de produire pour autrui.”

            Ceci ressemble fortement à du servage.

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        • agwells // 01.09.2019 à 17h08

          15 % possèdent 80 % de tout, 80 % le reste, 4 milliards vivent avec moins de 1.50 $ par jour. non ce ne sont pas les élites qui sont responsables mais tous ceux qui profitent de la situation (dont les fameuses classes moyennes).
          Non la taille de la population n’est pas la première raison mais le pillage généralisé oui peu importe le pays, le système politique.
          Ce ne sont pas toujours les AUTRES….

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          • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 17h39

            Les classes moyennes en profitent parfois grassement, et sont coupable d’une HénÔrme paresse intellectuelle, entretenue par le système qui les dorlote. (normal, ils font tampon entre ceux du dessus, et les crève la faim)

            Je hais les classes moyennes encore plus que les hyper riches. Ces derniers au moins ont compris, et ne font que profiter de cette paresse… Vont ils se réveiller, avec ce que Macron est en train de leur fourbir ? (destruction de la sécu et des retraites…) Même pas sur.

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      • RGT // 02.09.2019 à 09h11

        “Des élites que nous avons suivies comme des moutons, car elles flattaient notre avidité, paresse et servaient les besoins exprimés dans la pyramide de Maslow ”

        Vous devriez étudier plus en détail le système politique des “républiques démocratiques” occidentales.

        Contrairement à tout ce qui peut être écrit, le peuple n’a AUCUNE influence sur le résultat des élections et c’est la fête du slip permanente du côté des “élites”.

        Quand la propagande électorale et les “promesses qui n’engagent que ceux qui les croient” sont biens rodés il n’est même pas nécessaire d’aller bourrer les urnes ni de faire voter les morts.

        Surtout si le système politique permet l’avènement d’un bipartisme d’opérette sans aucune alternative possible, allant même jusqu’aux “oppositions” les plus nauséabondes afin que le “camp du Bien” puisse gagner et entraîner une effusion de joie dans la population qui se retrouve en suite avec un Jean-Marie Macron bodybuildé au pouvoir.

        Reconnaissez quand-même que TOUTES les élections de ces 70 dernières années ont TOUTES été gagnées par les candidats de l’oligarchie sans AUCUNE exception.

        Et les “alternances” n’étaient qu’un prétexte pour faire encore plus avancer l’agenda des “élites” en profitant de l’écœurement de la population vis à vis des anciens corrompus, mais qui n’étaient remplacés que par leurs sosies avec un uniforme de couleur différente.

        “Si les élections pouvaient changer quelque chose elle seraient interdites”.
        Coluche. Il me manque !!!

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        • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 12h45

          Extrait de “comprendre l’Arnaque capitaliste, Imaginer le système d’Après” http://bit.ly/capitalisme
          ——————————–
          Les ultra riches disposent de tous les atouts pour emporter à coup sûr, peu ou prou, la victoire, sans même parler de leurs moyens financiers pratiquement illimités.

          Longtemps avant l’appel aux urnes, ils auront repéré leurs poulains (plusieurs par sécurité…) parmi les citoyens aspirant à de « hautes responsabilités », et dont la prétention n’a d’égale que la vacuité de la pensée.
          D’opportunes responsabilités, généralement ministérielles, les propulseront ensuite en permanence à la une des médias.  
          Assis dans leurs fonctions, ils auront alors eu le loisir de se construire l’image d’un « dirigeant » : cela passe par une gestuelle noble, le regard dominateur, l’intonation affirmée, un calme olympien face à l’adversité.
          Et surtout la capacité à dire éventuellement le contraire de ce qu’ils pensent avec des accents de profonde sincérité, car le grand nombre n’a évidemment pas à connaître le sort qui lui sera réservé. Ne restera plus ensuite qu’à choisir le « meilleur » d’entre eux, le moment venu.
          Tandis que le camp des travailleurs, lorsqu’il est représenté, devra se contenter des miettes médiatiques qu’on voudra bien lui laisser.
          …/…

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          • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 12h46

            …/…
            Dans le même temps, de sorte à rendre vaine toute réelle opposition, on mettra en lumière des adversaires inoffensifs , mais capables d’attirer les voix des mécontents, toujours plus nombreux au fil des élections.
            Comme pour vendre une lessive, tout est dans l’emballage et la promotion. Le public n’en demande pas plus, d’autant qu’il n’est préparé à rien d’autre.

            Il est amusant de remarquer que tous les présidents ont été – nommés – (non élus) au préalable dans un précédent gouvernement, et ce depuis Georges Pompidou qui fut Premier ministre du général de Gaulle (à l’exception de François Hollande qui ne fut que président du groupe PS à l’Assemblée nationale, et candidat à la présidentielle en remplacement de Dominique Strauss-Kahn, empêché).

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    • bresand // 01.09.2019 à 10h58

      Bravo et merci, vous décrivez , analysez et démontez parfaitement le processus de culpabilisation que je ne fais qu’évoquez quelques lignes plus haut.

        +7

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    • vert-de-taire // 01.09.2019 à 11h13

      BRAVO
      et MERCI

      La négation de la ploutocratie est inadmissible.
      Le “nous” qui sert de sujet à la création du système, aux dévastations est captieux (fait pour tromper) et procède de l’agnotologie (production délibérée d’ignorance-merci antipresse.net) – désolé pour la cuistrerie mais j’accorde de l’importance à l’usage des mots, cela procède de la qualité des échanges.

      Mais il faut reconnaitre une certaine clairvoyance (tardive, innocente, d’ignorance organisée etc) car il dénonce le Système. Cette notion est trop souvent ignorée. En effet, en parlant du concept de système, on prend en compte un contexte déterminant, au sens orientant toutes nos actions et pensées. Nous sommes plongé dans le grand bain et seuls quelques oisifs ont le privilège de prendre le temps de voir.
      C’est déjà prendre du recul sur la réalité comme étant incréée, voire naturelle, et donc se départir du TINA (there is no alternative).
      Il lui faut faire encore un petit effort pour déceler dans ce système les constantes interventions de la ploutocratie pour verrouiller le libre-arbitre tant dans les pensées que les actions. De comment sont maintenus les gueux, comment est obtenu le consentement (peur, survie, violence, tromperie, ignorance, ..).

      Comprendre le monde exige une démarche qui permet de dégager les concepts nous permettant de désigner des invariants structurants.

      Le Système est ici le nom de la structure qui enferme les acteurs sociaux dans l’injonction de la rente capitaliste.

        +8

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      • charles // 01.09.2019 à 11h56

        > Il lui faut faire encore un petit effort pour déceler dans ce système les constantes interventions de la ploutocratie pour verrouiller le libre-arbitre tant dans les pensées que les actions. De comment sont maintenus les gueux, comment est obtenu le consentement (peur, survie, violence, tromperie, ignorance, ..).

        les **cliquets** sont nombreux! J’y rajoute les besoins de sécurité, de confort, de satisfaction, de reconnaissance.

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        • vert-de-taire // 01.09.2019 à 14h22

          OUI Il y a ces cliquets qui ne trompent que les ignorants, les gens qui font confiance …

          Il y a des cliquets beaucoup plus subtils qui relèvent du totalitarisme capitaliste (un autre qualificatif ?) ou autres oligarchies.

          Voir l’exemple fameux aux États-Unis (je crains de me répéter mais tant-pis cf Alain Supiot), début 20ème, à la Cour suprême, de l’État de New-York contre un patron boulanger :
          ce patron voulait faire travailler ses mitrons plus de X heures par semaine, en contradiction avec la loi de l’État qui la limitait ! Le boulanger a gagné en vertu de la liberté de contracter.
          Cette saloperie a permis tous les excès, c’est un cliquet par et pour oligarque.

          Rien à voir avec “les besoins de sécurité, de confort, de satisfaction, de reconnaissance.”

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    • Subotai // 01.09.2019 à 22h00

      Pas d’accord.
      C’est nous, individuellement et collectivement qui avons fait de notre système d’existence ce qu’il est.
      Ce n’est pas la faute des Autres. Les “Élites” sont ce qu’ils sont pour nous, parce que nous acceptons qu’ils le soient.
      Que les “Classes” existent, que la “Lutte des Classes” ait été anéantie (sans entrer dans le pourquoi et comment), soit. Mais il n’y a de valeur absolue ni dans les Classes, ni dans les membres qui en font partie, ni dans la manière que l’organisation de la société s’est faite. Rien n’est figé, rien n’est définitif, ce n’est qu’une dynamique perpétuelle, que chacun de nous peut influencer et par là modifier.
      Je pense que poser la dialectique en Eux / Nous, Gentils / Méchants* nous empêche de trouver les solutions avec ceux avec qui on considère être en conflit. Ces solutions vont de Combat à Coopération, mais avec une appréciation fine (ce qui ne signifie pas lente) de tous les aspects des situations.
      Au final, le mot important est : DISCERNEMENT.

      * Ceci ne signifie pas qu’il n’existe pas de |gentils| ni de |méchants| mais que ce sont les ACTES dans chaque CONTEXTE qui caractérisent, pas les étiquettes ou les regroupements arbitraires dans des catégories. Et pour beaucoup, c’est juste de la bêtise.

        +2

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      • vert-de-taire // 02.09.2019 à 09h24

        PAS D’ACCORD
        ce n’est pas QUE nous.

        cf les lois liberticides prises par des députés qui nous ont bourré le mou avec des discours captieux.
        cf les excellents cours de Alain Supiot (et Mireille Delmas-Marty, ..) au Collège de France, il démontre l’histoire de l’avènement du capitalisme totalitaire. Ce ne sont pas ses mots mais mon interprétation.
        Il prouve certains mécanismes juridiques. Ce n’est pas QUE NOUS.
        Voir aussi ma remarque plus haut citant un exemple d’arbitraire juridique oligarchique pattant.

        ***Les “Élites” sont ce qu’ils sont pour nous, parce que nous acceptons qu’ils le soient.***

        NON C’EST FAUX !
        Si Chirac se fait élire sur la fracture sociale et n’y FAIT RIEN, je ne peux rien y faire.
        Si ensuite X ou Y fait de même, JE NE PEUX RIEN Y FAIRE. Et c’est ce qu’il advient (à commencer par Mitterand-PS et sa désinflation compétitive – une trahison !
        Le non respect du (résidu de) fonctionnement démocratique EST NON MODIFIABLE !

        C’est toute l’importance du RIC, débouter un élu tricheur.
        C’est l’impossibilité de l’obtenir, une ploutocratie bien en place.

        LE SEUL mouvement qui proposait cela est la FI/Mélenchon.

        Une armée de salopards aidée par des zombies a tout fait pour détruire (de justesse) cette SEULE mesure véritablement démocratique ! Qui déverrouille TOUT.

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        • Subotai // 02.09.2019 à 18h00

          Si je comprends bien, c’est TINA alors?
          Get out of the groove.

            +0

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    • Logique // 02.09.2019 à 16h17

      “Les “gueux” locaux n’ont AUCUN pouvoir de décision.”

      Pas d’accord. Nous avons la liberté de ne pas accepter la servitude. Les élites jouent sur le fait que cette servitude est volontaire et que les gueux se satisfassent de leur condition. Vous voulez un changement de système? Il faudrait d’abord savoir quel système vous voulez. Et qu’une majorité soit d’accord. Ensuite pour obtenir quelque chose, il faut des sacrifices. Qui est prêt à accepter des sacrifices? Prenons les Gilets Jaunes. Mouvement admirable, sauf que ce n’est pas les samedis qu’il faudrait manifester, mais tous les jours, et annoncer et faire une grève générale jusqu’à la chute du système. Que voulez-vous faire avec des soumis qui ne sont pas prêts à renoncer à l’euro et à sortir de l’une?

      Alors comme peu de gueux sont prêts à ces sacrifices, il reste la possibilité de se défouler de son impuissance volontaire sur des sites comme les-crises.fr.

      Qui est prêt à faire une grève illimitée?

        +2

      Alerter
  • M.Smith // 01.09.2019 à 09h35

    En résumé : se changer soi-même et ses proches plutôt que d’attendre un changement des politiques par des manifestations pacifiques qui ne seront pas pris en compte, d’autant plus que le vrai pouvoir est ailleurs.
    L’image est séduisante c’est une variante de l’histoire du Colibri, chacun apportant sa goutte d’eau pour étendre l’incendie tout en persuadant son entourage à faire de même. Sauf que les incendies ne sont pas à leur début, que des pyromanes continuent à les alimenter abondamment et à en allumer de nouveau.
    Non que ce changement de paradigme par le bas ne soit pas nécessaire mais on peut douter qu’il soit suffisant.

    Néanmoins les questions impliquées sont passionnantes. De quoi parle-t-on vraiment ? Quel est ce nouveau paradigme ? Le dire post croissance, post carbone et post matérialiste ne le définit que négativement, comment l’approcher en termes positifs et le vivre soi-même ? (…)

    La situation demande à la fois des initiatives individuelles et collectives, issues de la base et des puissants. Mais si ces derniers continuent à la jouer pour soi et contre le bien commun va bien falloir aller les chercher.

      +17

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    • vert-de-taire // 01.09.2019 à 11h39

      Je vous suis.
      Le changement individuel insuffisant,etc .. et d’autre-part les non-dits du (nouveau) paradigme à réaliser (ce n’en est pas un car il ne fait pas système cohérent, il énonce des conditions oubliant l’opérationnel, le/s chemin/s pour y aller, etc).

      Le plus grave dans l’histoire est d’oublier l’essentiel : comment a-t-il été possible que nous en soyons là sans avoir réagi ou pu empêcher cette situation catastrophique ?
      Autrement-dit quels ont été les obstacles à la ‘bonne gouvernance’ (je déteste cette expression – ici bien pratique) ? Ceci afin de faire quelque-chose de moins dévastateur, plus démocratique etc : ne pas recommencer comme avant comme suggéré ici avec justesse.

      Alors oui, le repli local est un début de solution, dans la seule mesure où ce repli est économique : se passer des multinationales (les grandes distributions de fric, de produits, d’énergie, de services). Donc de repenser l’indispensable, le nécessaire, le superflu, .. et les assurer par un partage des tâches concerté, choisi, etc .., une politique extérieure souveraine (déterminer quels échanges).

      Insuffisant forcément. L’histoire fourmille de guerres prédatrices, il faut des moyens d’autonomie ET de souveraineté donc son maintient.

      La nécessité d’agir est si urgente qu’il faut commencer sans tout résoudre a priori.

        +9

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    • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 15h35

      Les collectivités, de la commune à la nation, doivent détenir la propriété lucrative de l’ensemble des Ressources premières, à commencer par le sol, et jusqu’à la monnaie, en passant par les grandes entreprises, afin de les gérer dans l’intérêt social et écologique universel, et non plus pour faire naître des fortunes.
      La propriété d’usage, restant privée.
      Cela permettrait de prendre le problème à bras le corps ! C’est d’ailleurs le seul moyen, et personne, sauf moi et Einstein ( 😉 ) semblent l’avoir compris. (j’exagère à peine).

      Ce n’est pas compliqué, mais tout a été fait pour nous ôter pareille idée.
      C’est expliqué, et bien d’autre choses, dans le livre dont j’ai donné plusieurs fois le lien…

        +2

      Alerter
      • M.Smith // 01.09.2019 à 16h58

        C’est un bon début (collectivisation des ressources, …) et cela mérite discussion (Les Crises pourrait s’emparer du sujet et vous consacrer un post).
        Deux questions :
        – est-ce suffisant pour changer de paradigme ?
        – comment s’y prendre pour imposer ce modèle ?
        La Chine est assez proche de vos solutions, l’économie capitaliste est gérée en grande partie par l’état, certes dans certains domaine on note des améliorations, la pauvreté recule, … mais ne sommes-nous pas toujours dans la même nasse ? Celle du consumérisme.
        L’auteur de l’article parle de post-croissance, post-carbone et post-matérialisme, la Chine ne satisfait à aucune de ces exigences et pas non plus ce que vous préconisez même si cela relève du bon sens (et à quoi j’adhère à 200%). La seconde question du comment rejoint la première. Pour changer de cap économique ne faut-il pas d’abord, ou en même temps, changer de cap “spirituel” (je ne sais pas quel mot employer) ?
        N’est-il pas nécessaire de retrouver un contact avec soi-même, avec son appartenance avec la nature (minéral, végétal, animal, humain) et la culture, afin d’avoir un désir authentique et fort de préserver la biodiversité et les espèces animales, de ne plus exploiter son prochain mais d’être fraternel, et de se nourrir d’autre chose que de marchandises ? Ce qui conduirait, par exemple, à supprimer sa consommation de viande sans heurt et d’autres changements que peu son capable d’envisager.
        Si on collectivise pour faire la même chose (bonheur par la consommation, …) mais avec d’autres couleurs, aussi vertes soient-elle, on ne va pas s’en sortir.
        Est-il possible de réformer le capitalisme ou faut-il le balancer par dessus bord avec l’argent ?

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        • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 17h48

          Merci ! Je répond à vos interrogations dans le livre dont j’ai par ailleurs donné le lien. Voici extrait d’une introduction :

          Le Pouvoir économique au peuple

          Le système de pouvoir (république ?…) est essentiel, mais pour l’instant nous nous limiterons à proposer ce qui suit.

          Nous devons reprendre la propriété des ressources premières en indemnisant s’ils sont légitimes et au cas par cas leurs actuels propriétaires, et en contraignant à l’aide de taxes les propriétaires de biens purement spéculatifs (qui ne leur sont d’aucun usage), à les céder à la collectivité.

          Un Conseil de Sages (voir dans le livre) déciderait, avec le peuple, à travers la gestion de ces ressources, des finalités de l’économie. Les intérêts collectifs auraient remplacé les profits d’une minorité.

          Nous devons remettre en état l’éco-socio-système planétaire, saccagé par le capitalisme des rentiers.

          Nous devons remplacer par des moyens infiniment plus rationnels l’ensemble des structures économiques.

          Nous devons relocaliser et rationaliser les productions pour simplifier l’entretien et le recyclage des produits industriels. Il s’agirait de partout minimiser notre impact écologique, n’utiliser que des ressources et énergies renouvelables ou recyclables, faire avec la nature et non plus en la détruisant.
          …/…

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        • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 17h48

          …/…
          Encore une fois, il ne s’agirait pas de collectiviser l’économie. Chacun serait libre d’investir dans des entreprises, dont il pourrait tirer un profit monétaire. Rappelons que la monnaie est une reconnaissance de dette de la communauté envers celui qui la détient. Dans le système que nous proposons, elle ne permettrait plus d’accumuler, ou de gaspiller, de ces précieuses ressources désormais propriétés de la collectivité.

          Les entreprises répondraient aux objectifs de la collectivité, non pas par obligation, mais parce qu’elles y trouveraient leur intérêt….

          On peut parler de capitalisme “inversé” :
          Il ne servirait plus le profit en pillant les ressources,
          mais il servirait l’entretien des ressources, motivé par des profits ne permettant plus l’accumulation, mais seulement l’usage privilégié de ressources durables…

            +0

          Alerter
          • M.Smith // 01.09.2019 à 22h54

            C’est bien le problème. Si le monde continue de tourner autour de l’argent, comment voulez-vous convaincre les grands investisseurs (et autres acteurs économiques) qu’ils pourraient aussi faire des profits avec ce capitalisme vert ? La spéculation, le revenu de la dette, … leur en offre incommensurablement plus. Pourquoi changer ?
            La “bête” capitaliste ne va pas s’apprivoiser si facilement. Il faut la contraindre sinon la tuer.
            (Je vais quand même lire votre livre cette semaine, merci).

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            • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 00h46

              Non, la spéculation ne serait plus possible, si la propriété lucrative des ressources premières est collective ! (c’est ça qui dérangera sacrément les actuels fortunés, et contraindra la bête, quand à la dette, impossible si l’Etat contrôle la monnaie !)

              Si du marché on retire :

               La biosphère en général, le sol, le sous-sol.
               Les réseaux de communication : – matériel, – énergie, – informationnel,
               Les services de Santé, Éducation,
               Les immeubles,
               Les grandes entreprises.
               Les médias qui fabriquent « l’opinion »,
               Le Savoir,
               La monnaie.

              …sur quoi voulez vous spéculer, à part les œuvres d’art, etc., ce qui ne dérange personne ? Éventuellement la nourriture, auquel cas il faudra réserver cette spéculation aux collectivités, dans l’intérêt commun.
              La bourse ne servirait que à lever des capitaux pour de nouvelles entreprises, qui par ailleurs ne pourraient se développer que dans les secteurs soutenus par la collectivité… (j’explique tout cela dans le livre http://bit.ly/capitalisme )

              Seul moyen de gagner des sous : travailler dans une entreprise publique ou privée, ou encore entreprendre en espérant un profit qui de toutes façons ne permettra pas d’accumuler des ressources, bien communs, mais seulement de “vivre mieux”, voire beaucoup mieux que la moyenne.Réaliser ses rêves, Grandes vacances dès que possible, etc…
              Et des pensions, allocs, etc.

              Ce système économique est trop différent dans ses bases pour pouvoir le comprendre avec nos actuels schémas de pensée. Il faut vraiment lire le livre, et s’en imprégner. Tout s’emboite comme un puzzle. Je ne peux pas tout développer dans un post !

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              Alerter
            • M.Smith // 02.09.2019 à 11h30

              Vous m’avez mal lu ou je me suis mal exprimé. Je parle de changement entre les opportunités actuelles de faire de l’argent (dettes, spéculation,…) et celles de votre réforme. Les décideurs qui sont aussi les fortunés ne vont pas gagner au change, et donc il va falloir les contraindre pour accepter cette réforme (mais comment ?)

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            • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 12h53

              Ah non ils ne vont pas gagner au change ! Car ils ne pourront plus spéculer, faire de l’argent avec de l’argent sur le dos de la société, et ils ne décideront de plus rien.

              Ils ne vont pas se laisser virer du pouvoir facilement. Impossible de répondre sur ce point. Cela se fera par la force, comme à chaque révolution, avec toutes les incertitudes que ça comporte.

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        • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 18h21

          A propos de la Chine, ses dimensions compliquent le problème de la démocratie. Ils ont choisi une voie qui leur a permis de prendre leur indépendance technologique des USA. Arrivés à ce stade ils ont toute liberté d’aller vers une réelle démocratie… Sait on jamais.

          La démocratie directe, ou semi directe, suppose une éducation populaire efficace à travers l’École et les gros médias. En France, et partout en Europe c’est possible !

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        • charles // 02.09.2019 à 09h53

          j’ai dans l’idée que la première chose à supprimer c’est la peur du déclassement, de la pauvreté absolue. ça donnerait des ailes à beaucoup de personnes pour s’impliquer dans des initiatives alternative, plutôt que le train-train quotidien metro-boulot-dodo.

          Et puis ce serait un signal fort du refus de la loi du plus fort.

          Ca implique aussi que ceux qui ont des jobs de merde bien payés vont raler et qu’il ne faudra pas les écouter, même si pour le politicien moyen ils semblent plus utile à la collectivité de par l’imposition plus élevée qu’ils contribuent.

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        • vert-de-taire // 02.09.2019 à 09h53

          ****La Chine est assez proche de vos solutions, l’économie capitaliste est gérée en grande partie par l’état, ****
          Par une oligarchie, nuance. A la tête de l’État.
          Pas bien différent de ce qui se passe ailleurs …

          Mais sur le sujet : changement de paradigme il y a une chose simple à proposer :
          interdire la destruction d’une entité sociale par son propriétaire sans l’approbation démocratique.
          Exemple : la forêt.
          Exemple : une entreprise : cf les délocalisations qui fabriquent le chômage de masse (pas seulement en effet et en cause )

          Le SACRÉ de la propriété disparait. Le propriétaire ne peut pas anéantir un (“son”) bien.
          ça ferait un progrès énorme dans le monde. Impensable sans une révolution.

          Précisément , une révolution : ce problème a été bien vu par Robespierre … et il a raté.
          La bourgeoisie a triomphé. De la propriété hérité par la filiation (nobiliaire), on est passé à la propriété hérité par la filiation (des riches), avec en plus la liberté d’établissement. Cette dernière étant actuellement soumise presque totalement par les ultrariches qui choisissent les investissements à faire.

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      • Véronique // 02.09.2019 à 12h17

        Remplacer une propriété lucrative par une autre, est-ce vraiment un progrès social ?

        Non ce n’est pas le seul moyen.

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        • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 13h06

          Il faut juger de cela en prenant en compte la totalité du problème. (personnellement, le système actuel me convient très bien, je suis du bon côté…, enfin pour l’instant)
          J’ai tenté (dans mon livre…) d’analyser froidement, logiquement les choses, dans l’objectif de définir un système aussi libéral et humain que possible qui permette de restaurer la planète. Si quelqu’un trouve mieux je suis preneur !

          Mais il faut définir un système global, pas simplement dire “non, pas de propriété lucrative” sans considérer les conséquences et ne rien proposer de viable – globalement – à la place. Car ça n’est pas une solution, ce sont des vœux.

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          • Véronique // 02.09.2019 à 17h53

            je ne pense pas qu’on ait besoin de définir a priori un système global., à part les très grands principes (du genre : interdiction de l’enrichissement individuel excessif, ou interdiction de l’esclavage etc.). Il faut faire confiance aux gens ordinaires qui savent s’organiser quand c’est nécessaire et qui ont bien souvent, une sensibilité démocratique importante. et l’expérience permet d’avancer.

            Quand on supprime la propriété lucrative, pour ne conserver que la propriété d’usage, on ne change pas fondamentalement les règles pour tout le monde. On change les choses uniquement pour certains. Ceux qui perçoivent des loyers, ceux qui perçoivent des dividendes sans travailler dans l’entreprise qui les verse. C’est pour ceux-là qu’il faut trouver des solutions (transitoires).

            Il existe d’ailleurs un genre de propriété d’usage reconnue. C’est le droit de préemption du fermier ou du locataire, qui existe par rapport à l’usage passé. Mais il y a aussi par exemple les rétrocessions des SAFER qui imposent au repreneur d’exploiter lui-même durant un certain temps. Ce n’est pas complètement une propriété d’usage parce que l’exploitant peut embaucher un salarié. Mais il y a quand même déjà une certaine idée de propriété d’usage.

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            • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 18h38

              Oui, on peut imaginer des solutions à court terme, ou déjà existantes, il le faudra d’ailleurs. Mais j’essaye de définir un système idéal durable, vers quoi il faut tendre.

              En attendant qu’un système objectivement idéal se mette en place, il y aura des étapes et solutions intermédiaires telles que celles que vous évoquez. Sur ce point je suis bien d’accord.

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    • Subotai // 01.09.2019 à 22h24

      Le problème est qu’un changement de paradigme ne se décrète pas et ne s’organise pas, et pour cause. 🙂
      Les problèmes rencontrés par l’Espèce humaine ET les autres ne sont plus gérables (malgré le “génie” humain 🙂 ). La vrille est établie et l’avion ne peut plus être repris en main.
      Aussi la seule chose qui soit possible à notre échelle est l’accumulation des initiatives individuelles, se concaténant éventuellement en collectif, quelque soit le niveau de pouvoir.
      Il se trouve que c’est, avec toutes les conneries et les erreurs dues à la nature humaine, ce qui est EN TRAIN DE SE FAIRE. Même si on voudrait toujours Yaka Fokon différemment, des choses SE FONT: à hue et à dia, dans le “bon” et le “mauvais” sens, mais elles se font. Il ne tient qu’à nous de FAIRE dans le sens qui nous parait le bon..
      Aussi TOUT est bon à prendre, y compris les imbécillités brésiliennes, étasuniennes, britanniques, françaises, pour ne parler que de ceux ci, puisqu’elles servent au final la prise de conscience et l’action; même la panique, celle ci faisant partie du processus de survie.

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      • vert-de-taire // 02.09.2019 à 10h14

        ***Le problème est qu’un changement de paradigme ne se décrète pas et ne s’organise pas, et pour cause. ***

        Ah ?

        Serait-il impossible de supprimer la propriété privée ?
        N’est-ce pas un artefact de nos régimes ?

        Et ce “petit” changement ne change-t-il pas le paradigme actuel, lequel n’est pas un paradigme dans l’hubris de son incohérence : les ressources infinies nécessaires au capitalisme à commencer par certaines progressions.

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        • Subotai // 02.09.2019 à 18h14

          Le paradigme est l’état de ce qui est. 🙂
          Ce qui EST est ce que nous FAISONS avec ce qu’il y a.
          Supprimer la propriété n’est pas changer de paradigme.
          C’est l’ensemble des conséquences et résultats de cette action ainsi que de toutes les autres que nous serons obligés de faire, suite la première, qui définiront un nouveau paradigme. Ce que personne ne peut définir par avance.

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  • Jiel // 01.09.2019 à 10h03

    https://www.youtube.com/watch?v=K01MnnOV-u4
    Documentaire sur l’effondrement de notre civilisation industrielle, le sujet le plus important de notre siècle.

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  • Ardéchoix // 01.09.2019 à 10h18

    Ahhh Greta Thunberg, cette jeune femme qui nous montre comment aller aux US sans empreinte carbonne. Un coup marketing qui me fait sourire, ou pleurer. Autant demander à Pierre Rabhi de rejoindre le nord Ardèche à pied, mais sponsorisé par Monsanto.
    Dans un monde à crédit, la seule solution est la croissance. Mettre les taux d’intérêts à 5% voilà le remède, on me dit dans mon oreillette que cela va faire exploser le système, et ben qu’il explose, n’importe comment il est en fin de vie .

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    • Chris // 01.09.2019 à 11h18

      La situation présente et l’avenir qu’elle laisse deviner correspondent en tous points aux modèles décrits dans le rapport Meadows paru en 1973…
      A relire…
      Perso, la Greta sponsorisée par des milliardaires me fait pleurer, car son spectacle induit en erreur les jeunes (et moins jeunes) populations déjà largement sous-éduquées, lesquelles profitent des biens du système (mobilité, santé, médias de loisirs, bouffe transformée, etc…) sans en connaitre et comprendre le cout réel, qu’il s’agisse de pollutions, vols et prédations colonialistes, auto-destruction sanitaire, destructions environnementales, aliénations diverses au modèle économique occidental.
      Nous nous déshumanisons à grande vitesse, phénomène amplifié et accéléré par la mondialisation.
      Quand Nafeez écrit : “Un sentiment d’épuisement total. De futilité. De fatigue”.
      Oui, c’est bien ça. Un Sisyphe inversé : il ne peut plus retenir le rocher qu’il voit couler dans l’abîme.
      Cette situation, “abrutir la masse pour s’en servir”, est voulue car elle sert les intérêts du grand capital financier et industriel qui s’enrichit démesurément, comme si c’était une fin en soi.

      A nous de prendre nos responsabilités individuellement, puis par cercles, puisque la tête est pourrie ! N’empêche qu’il faut développer une sacrée résistance à la frustration et beaucoup de réflexion pour tenir le cap : des capacités qui ne sont plus enseignées…

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      • Subotai // 01.09.2019 à 22h25

        “”Quand Nafeez écrit : “Un sentiment d’épuisement total. De futilité. De fatigue”.
        Oui, c’est bien ça.””
        ******************
        Il découvre la solastalgie… 🙂

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  • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 10h24

    Le capitalisme dans son principe n’est pas nécessairement une arnaque, mais notre Système capitaliste en est une magistrale : MAXIMISER LES PROFITS = MAXIMISER LE GASPILLAGE des ressources terrestres et humaines.
    ______________

    Pour un observateur extérieur à notre monde, les raisons des catastrophes économiques, sociales et écologiques sont évidentes voire grotesques. Et pourtant nous ne les voyons pas car nous sommes prisonniers d’un système de pensée construit tout au long de l’évolution de nos sociétés occidentales.

    Vous allez découvrir dans ce livre : http://bit.ly/capitalisme par quels moyens une minorité tire les ficelles. Que leur jeu est à l’origine de ces catastrophes. Sachez que tout, absolument tout est VOULU par cette machine. Rien n’est le fruit du hasard.
    ______________

    Il est un fait passé sous silence que les puissants tirent leur pouvoir de la propriété des ressources essentielles. Celui qui tient la gourde dispose d’un pouvoir absolu sur ceux qui ont soif…

    Une réelle démocratie supposerait que la collectivité en soit propriétaire car ils perdraient ainsi leur domination, et, nous montrons comment dans ce livre, nous serions enfin libres de les gérer afin de restaurer la planète et sauver ses habitants dans un système qui, par ailleurs, peut être libéral.

    Cette hypothèse détonante semble insensée tant nous sommes conditionnés. Et pourtant…

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  • max // 01.09.2019 à 10h24

    Sur notre place dans l’univers ce documentaire de Arte que je trouve passionnant.
    https://mrmondialisation.org/lhumain-cette-espece-insignifiante-cette-claque-monumentale-a-voir-sur-arte/
    Si nous disparaissons, ce sera la fête chez les autres espèces du vivant, sauf si nous parvenons a changer mais en serons-nous capable.

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    • Jéroboam // 01.09.2019 à 12h09

      Maigre consolation … même pour un misanthrope.

      Et puis sommes-nous sûr qu’en cas de réchauffement extrême (certains scénario du GIEC évoquent + de 5°) les arbres poussent encore ? Et en cas de guerre thermo-nucléaire, ce sera la fête pour aucun être vivant.

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    • max // 01.09.2019 à 12h17
    • vert-de-taire // 01.09.2019 à 14h45

      En résumé l’Allemagne et la Californie ont augmenté le prise de électricité à cause des renouvelables.

      Le non-dit : c’est épouvantable !
      Un aveuglement sur la rentabilité du renouvelable.

      C’est juste, continuons le fossile, le carboné le nucléaire et advienne que pourra.
      De toute façon après moi le déluge.. où une guerre mondiale

      argumentaire délicieux :

      “Les parcs solaires et éoliens nécessitent 450 à 750 fois plus de place que les parcs nucléaires. L’impact des parcs solaires et éoliens sur l’environnement naturel est trois ordres de grandeur supérieurs à celui du nucléaire, mais nous pensons qu’il est plus naturel parce que nous pensons que la lumière du soleil et le vent sont naturels alors que l’uranium provient du monde souterrain et du diable… ”
      “Une fois qu’on pose que Dieu est mort, la nature est le seul nouveau dieu possible. ”
      Dès qu’on commence à les utiliser en grande quantité, les impacts environnementaux sont si importants, “les impacts sur les oiseaux,…, les paysages … sont si massifs, tout en produisant si peu d’énergie comparativement aux combustibles nucléaires ou même fossiles, que nous sommes forcés de sortir de cette sorte d’hypnose, … que les pays riches en particulier sont en train d’avoir depuis dix ou vingt ans. ”

      Car IL FAUT faire du solaire en parcs pour reproduire le modèle actuel (notre cerveau de nourrisson est absorbant),
      Car IL FAUT amalgamer naturel avec écologisme, faire la part du bien et du mal et autres enfantillages pour attardés mentaux complètement paumés ..

      Car tout va bien sur Terre et ça va durer.

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    • tassin // 01.09.2019 à 15h31

      Un grand condensé de n’importe quoi cet article.
      Voici quelques faites sur l’électricité en allemagne :
      https://www.energy-charts.de/ren_share.htm?source=ren-share&period=annual&year=all
      L’éolien est la première source d’électricité du pays pour la première fois cette année. On est bien loin de la “fin des renouvelables”.

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      • Patrick // 02.09.2019 à 08h39

        première source d’énergie au total mais :

        – production non pilotable et désordonnée , donc trop ou trop peu et rarement au bon moment.
        – nécessité de doubler le parc éolien par des capacités équivalentes en thermique , avec de gros impacts sur les coûts
        – prix de l’électricité totalement fluctuant , en dehors de toute considération de rentabilité ( parfois négatif quand il faut se débarrasser du surplus ).
        – risque de blackout sur toute l’Europe pour cause d’un réseau de moins en moins stable.

        Donc au final , l’Allemagne a investi 500 milliards d’euros pour se retrouver dans une impasse totale , ils n’ont pas diminué leurs émissions de CO2 ( ça, on s’en moque même si c’était leur objectif ) et ils se retrouvent avec un réseau au bord de l’effondrement … ça commence à couiner

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        • tassin // 02.09.2019 à 09h24

          ” ils n’ont pas diminué leurs émissions de CO2 ( ça, on s’en moque même si c’était leur objectif )”
          Vous pouvez développer?

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          • Patrick // 02.09.2019 à 12h31

            Les Allemands voulaient à la fois diminuer leurs émissions de CO2 et sortir du nucléaire.
            Mais pour sortir du nucléaire ils ont été obligés de passer au charbon ( avec entre autres , leur bonne vieille lignite bien cradingue ) et au gaz , puisque les renouvelables sont totalement incapables d’un fonctionnement régulier.
            Donc c’est rapé pour le CO2 , et en plus ça leur a coûté 500 milliards.

            Le CO2 , je m’en fiche , ce n’est pas un problème , par contre le gaspillage et les investissements hasardeux posent beaucoup plus de problème , nous n’avons pas les moyens de gaspiller des ressources.

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            • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 13h12

              Le climat est une ressource qui se trouve dégradée, gaspillée, par le CO2, et de manière irréversible. (contrairement à la monnaie qui se produit/détruit à volonté)

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            • Logique // 02.09.2019 à 16h31

              “Le climat est une ressource qui se trouve dégradée, gaspillée, par le CO2, et de manière irréversible.”

              Le climat n’est pas une ressource et est réversible au long des millions d’années. Ensuite certains pays vont voir leur activité économique se développer au fur et à mesure que les températures augmenteront en latitude. Il y a des perdants, mais aussi des gagnants.

              Il est naïf de croire que tout le pétrole qui pourra être extrait ne sera pas extrait et ne sera pas utilisé. Puis le gaz. Puis le charbon. Actuellement RIEN ne peut remplacer le pétrole.

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            • tassin // 02.09.2019 à 16h45

              Je ne vous demandais pas de développer des bêtises au sujet du charbon allemand, qui sont facilement contredites par le graphique ci-après représentant la production d’électricité par source en Allemagne ces 17 dernières années : https://www.energy-charts.de/energy.htm?source=all-sources&period=annual&year=all .

              Je vous demandais de développer vos sous-entendus au sujet du “on s’en moque du CO2”.

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            • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 17h57

              Logique,

              Ok, le terme ressource associé au climat prête à confusion. Je veux dire par là que ses propriétés (en l’occurrence sa stabilité) sont pour nous aussi essentielles que celle de n’importe quelle autre ressources première.
              Ensuite il ne change pas à échelle humaine, en temps normal,

              Le pétrole, etc. seront consommés jusqu’à ce que ceux qui détiennent le pouvoir sur les autres (les plus forts) décident d’en interdire la consommation, (sauf exceptions).

              Les plus fort sont moins forts que les éléments naturels, qui pourraient le leur faire comprendre. Par exemple un ouragan d’une puissance encore jamais vue, va bientôt passer pas très loin de Washington…

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        • vert-de-taire // 02.09.2019 à 10h28

          Ceci PROUVE que le mécanisme du marché n’est PAS compatible avec l’usage, l’implantation et le besoin actuel (du marché aussi) en électricité.

          Mais cela ne prouve RIEN sur le renouvelable et ses propriétés moins dévastatrices que le reste. Sur le POSSIBLE.

          MAIS dans la mesure où ce MARCHÉ des renouvelables est un MARCHÉ, il n’a pas pris en compte tous les critères ‘renouvelables’ possibles, ou encore optimum dans une autre civilisation.

          Il est facile de renverser cause et effet !!
          ça fait penser et dire n’importe quoi.

          Dans le même tonneau : le capitalisme a apporté une meilleure espérance de vie.
          Sous-entendu obligé mais indicible, un autre système ne l’eut pas fait.
          Et ta sœur !
          Une fois de plus une raisonnement complètement FAUX et qui plus est, caché, donc trompeur.
          Nos bonimenteurs sont des salauds géniaux.

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          • Patrick // 02.09.2019 à 12h25

            Les renouvelables :
            – hydroélectricité : très efficace mais limité par les sites possibles pour construire un barrage , sans compter les écolos qui veulent du renouvelable mais qui hurlent à l’annonce du moindre nouveau barrage.

            – Eolien et photovoltaïque : gourmands en matériaux pas faciles à recycler et polluants à extraire. Gourmands en réseaux électriques pour raccorder les sites de production éparpillés au réseau général ( avec beaucoup de béton nécessaire , des câbles …. )

            – une éolienne , c’est 1500 tonnes de béton dans le sol ( faut bien arrimer le moulin à vent ) et quelques tonnes de matériaux très difficiles à recycler.

            Donc, on a des machins pas très propres , qu’il faudra recycler régulièrement ( 15-20 ans ) , qui coûtent un bras et qui ne sont pas très efficaces ( max 18% de la capacité nominale ).
            Il n’y a évidemment pas de marché pour ça , il faut que le contribuable paie d’une façon ou d’une autre pour un truc qui lui nuit.

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            • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 13h15

              Voyez mon post juste en dessous, Patrick. La plus stable et rentable des énergies sont les économies d’énergies. Elles sont considérables : potentiellement 100% de ce que l’on consomme !

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    • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 16h03

      La plus rentable des énergies est dans la récupération d’énergie :
      l’énergie perdue à chauffer nos habitations,
      l’énergie perdue à faire circuler nos marchandises, nos avions, bateaux à mazout et automobiles,
      l’énergie perdue à produire des choses inutiles, redondantes, non durables,
      l’énergie perdue dans la construction de centrales nucléaires et autres énormités,
      ainsi que le méthane issu des déchets organiques, qui pour la plupart se décomposent dans la nature.

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      • vert-de-taire // 02.09.2019 à 10h32

        Pour le méthane (et plus) de nos déchets organiques :
        ce serait une source suffisante !
        Au sens quasi inutile de produire (transformer) autrement toute l’énergie dont nous avons besoin.

        On devrait mettre Jancovivi sur le coup ..

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        • Patrick // 02.09.2019 à 12h34

          j’aimerais assez avoir les éléments de calcul de ce que nous pouvons réellement produire avec nos déchets organiques.
          Mes déchets finissent au compost dans le jardin et je n’ai pas l’impression que ça fait une si grosse quantité que ça.

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          • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 13h18

            Il n’y a pas que nos déchets ! il y a tout ce qui pousse et vit dans la nature, végétal et animal, qui finit par se décomposer.
            C’est recyclé pour une part dans le sol puis végétaux et animaux, et pour l’autre part par émissions de méthane, ou CO2.

            (les feux follets dans les cimetières sont du méthane, dans des cours d’eau aussi parfois et en Sibérie avec le dégel…)

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  • Brigitte // 01.09.2019 à 10h54

    Tout d’abord, je dois faire sortir de ma tête une idée qui me titille depuis quelques temps et que j’aimerais enfin soumettre aux autres. Sur ce site, beaucoup (trop?) d’articles sont d’origine anglo-américaine, de tendance “gauche ± radicale “, comme si la bonne parole politico-économico-climato-rebelle se levait toujours à l’Ouest. Je remarque que l’on ne demande que des traducteurs anglais, jamais d’espagnol ou d’allemand est encore moins d’italien ou de russe. Ce tropisme m’intrigue et me dérange un peu, surtout après lecture d’articles comme celui-ci. Non pas que je critique les initiatives intellectuelles qui questionnent notre civilisation, bien au contraire. Mais, l’entre-soi et la bonne parole prônant le changement de paradigme, finit par tourner en boucle. Les mots ont leurs limites. Place aux actes.

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    • charles // 01.09.2019 à 12h07

      j’émets une idée, les allemands, chinois, russes et autres brésiliens publieraient ils en anglais eux aussi ? Mais dans l’absolu, sans considérations des impondérables pratique, je suis d’accord avec ce que vous dites.

      Pour dériver de votre commentaire initial, on peut noter que les élites parlent toutes la même langue, et utilisent les petites mains bien éduquées (spécialistes fiscaliste / juridictionnels) pour parler le même langage administratif.
      De cette capacité d’organisation ils tirent une puissance d’action que le commun éparpillé dans l’espace et la langue, tiraillés par des désirs contradictoire, ne réussit pas à égaler.

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    • Chris // 01.09.2019 à 12h20

      Pourquoi ? C’est pourtant un bon miroir ?!
      Parce que la “bonne parole” (Evangile, si vous préférez) vient essentiellement de la culture anglo-saxonne qui lutte pour dominer le monde depuis 1945, et bien avant !
      J’ai repéré un texte développant une théorie intéressante sur la civilisation occidentale. Ça vaut le coup d’en prendre connaissance pour élargir notre réflexion :
      http://www.unz.com/ts..er/mr-maga-and-the-end-of-western-civilization/
      J’ai bricolé le lien pour qu’il p(a)ss(k), sinon saqué… !
      Google traduction…
      Quand des nations se trouvent placées entre le marteau (le colonisateur) et l’enclume (leur propre culture) qui de ferraille s’est transformée en bois au cours des siècles, mieux vaut prendre connaissance des moeurs profondes du colonisateur pour mettre en place les pare-feux psychologiques avant destruction complète !
      Nous en sommes là, y compris en France sous la pression des mondialistes européistes. Combat d’arrière-garde me direz-vous ? Peut-être est-il déjà trop tard, mais essayons, sachant qu’on ne pourra pas tout sauver.
      Perso, je lis les journaux allemands et espagnols. Allemands : peu d’intérêt sauf qu’ils défendent et imposent leur culture germano-US à L’UE. Les Espagnols m’intéressent particulièrement, car ils sont en connexion avec les pays latino-américains, lesquels ont leurs problèmes spécifiques de voisinage avec Big Boss qui n’en finit pas de gratter jusqu’à l’os ces pays avec la complicité de leurs élites apatrides.
      L’Europe (UE) devient l’os suivant…

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  • loevaa // 01.09.2019 à 11h03

    dans cet article toutes les critiques sont dirigé vers les occidentaux, source de tous les maux…

    mais PAS UN MOT sur la surpopulation, nous sommes 7 milliards dont 500 millions seulement d’occidentaux mais c’est nous seuls qui sommes la cause de TOUT, nous serions les seuls à manger et à expirer du CO² en respirant, EUX ils sont exempts de tous reproches, sauf…
    de faire 10,1 enfant par femme et 13,5 enfant par homme, mais ça c’est pas grave, c’est le steak de l’homme blanc, qui ne fait que 1,7 enfant par famille, qui détruit l’univers !
    je crois que nous sommes tous coupables de ce qui se passe mais que seul les occidentaux ont d’eux-mêmes arrêté de faire des enfants, inconsciemment ils ont vu le danger et y ont répondu, si les autres font comme nous il y aura moyen que la planète s’en sorte, “eux” seront 4 milliards en 2100 voire +, l’occidental aura disparu, je crois que comme punition c’est suffisant, et effectivement notre civilisation sera détruite et ne reviendra jamais, à l’instar des anciens égyptiens, mayas et athéniens… et je ne crois pas que ce sera un progrès pour la planète qui sera alors mille fois plus habitée sans aucun endroit moins peuplé si ce n’est les déserts, déserts que les israéliens ont prouvé qu’ils pouvaient devenir de luxuriantes oasis, alors le changement de paradigme je le mets Aussi dans le camp de ceux qui font des milliards et des milliards d’enfants

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    • Jéroboam // 01.09.2019 à 12h12

      @loevaa

      Petite règle de trois : 1 enfant occidental émet 5 fois plus de CO2 qu’un malien.

      Question : par où faut-il commencer s’il est question de réduire les naissances ?

      Le temps que vous avez passé à écrire votre commentaire aurait probablement été mieux employé à vous renseigner sérieusement. Car c’est assez complexe, vous vous en doutez.

      https://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/moins-d-enfants-pour-moins-de-carbone-l-afp-s-explique_2039072.html

      https://www.facebook.com/watch/?v=301084070542220

      https://www.youtube.com/watch?v=1McqPk_GhMk&t=24s

        +7

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      • Patrick // 02.09.2019 à 08h42

        Le CO2 ? quelle importance ?
        Le problème essentiel est celui de la quantité de ressources nécessaire à chacun.

        il y a déjà de moins en moins d’enfants en occident , donc nous réglons le problème chez nous .
        Les Maliens et autres Africains n’ont qu’une envie : venir chez nous pour vivre de la même façon, donc ça ne règlera pas le pb des ressources.

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        • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 10h11

          Personne n’a besoin d’avoir le choix entre quarante douze milles automobiles, machines à laver, aspirateurs, téléviseurs, ordinateurs, imprimantes, cartouches d’imprimantes, etc.
          Sans parler de l’effroyable gaspillage conséquence de l’exploitation de l’ignorance des consommateurs en matière de hi fi, et autres domaines remplis de gadget inutiles.

          2 ou 3 modèles de chaque catégorie conçus pour être entièrement recyclables, aisément réparables, durables, en assurant le meilleur service possible suffirait. Pour illustration les 3456789 modèles de cartouches d’imprimantes, pourraient être remplacées par 4 à 6 bouteilles d’encre consignées commune à toutes les imprimantes…

          Tout, absolument tout est à repenser dans la manière de définir nos produits et productions. Le potentiel d’économies est colossal.

          Supprimer 99% des avions, navires à mazout et remplacer les grosses autos par de petits modèles interchangeables couplés à des transports collectifs… etc. (pour dire vite, j’ai développé tout ceci dans le livre…)

          Évidement, c’est incompatible avec le capitalisme.

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          • Patrick // 02.09.2019 à 12h39

            avec ce genre de raisonnement nous en serions toujours à la Ford T puisque personne n’aurait pu innover.
            L’autre exemple est la fameuse Traban .. un exemple d’écologie , un seul modèle , deux ans d’attente pour l’avoir … un truc impossible à recycler, qui brulait du mélange et qui puait 🙂

            La concurrence , c’est l’innovation et l’innovation nous a permis d’obtenir le meilleur service possible.

            Supprimer 99% des avions et des navires ? et tout ce qui suit ? .. c’est ce qui va passer avec les prochaines crises économiques et énergétiques , et ce sera le chaos sur la planète entière.

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            • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 13h31

              La concurrence n’est utile que au niveau conception. Donc mettons en concurrence les bureaux d’études auxquels nous les citoyens aidés d’experts, auront confié les cahiers des charges : non polluant, durable, recyclable en fin de vie, meilleur service. On récupère ce qu’il y a de mieux dans chaque projet, et on a le meilleur produit.

              On répète l’opération pour tous les produits que nous souhaitons.

              Partout on fabrique ces mêmes produits, d’ou standardisation, facilité d’entretien.
              ——————-

              Revenons aux bateaux à voiles, d’autant que l’on a fait d’énormes progrès en cette matière.
              On se déplacerait beaucoup moins, on fabriquerait sur place, quel est l’inconvénient ?

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            • Véronique // 02.09.2019 à 16h59

              J’émets un doute sur l’innovation. Les firmes innovent, certes, pour pouvoir vendre c’est nécessaire, mais cela coûte cher, elles innovent donc juste ce qu’il faut et pas plus, et avec toujours l’objectif que ça rapporte le plus possible, et pour certaines innovations, elles bénéficient parfois de subventions au moins indirectes (prime à la casse, prime à la conversion notamment).
              Donc l’innovation n’est pas non plus optimale quand on ne s’appuie que sur la concurrence.

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              Alerter
            • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 18h07

              Exact, l’innovation c’est parfois (de plus en plus souvent) réduire la durée de vie au minimum acceptable par le marché, multiplier l’apparence de modèles identique pour capter des parts de marché, faire en sorte que ce soit indémontable/irréparable/irrécupérable, etc…

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              Alerter
    • charles // 01.09.2019 à 12h15

      bein ce sont les occidentaux qui font et ont fait des guerres pour imposés leurs manières de concevoir le monde.
      Ce sont les occidentaux qui ont créés et introduit ces concepts économique qui ignoraient la valeur et finitude des ressources naturelles.
      Ce sont les occidentaux qui sont les fers de lances des méthodes productivistes et polluantes.

      un exemple parmi d’autres https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_l%27opium

      La tradition chinoise aurait préféré faire autre chose que de jouer l’usine du monde en polluant son environnement et ses esprits, mais las de passer pour s/des cons/le dernier de la classe/ ils s’y sont mis, et que cela vous plaise ou non, ça fait déjà mal.

      Mais bon, fallait pas vexer le panda qui sommeillait dans ses anciennes croyances.

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      • Patrick // 02.09.2019 à 08h43

        Devenir l’usine du monde c’était aussi un moyen de sortir la population de la misère et redevenir un pays puissant après des décennies d’humiliation.

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  • Balthazar // 01.09.2019 à 11h19

    Même si certains râlent d’un n-ième article catastrophe, les discussions qui s’ensuivent sont toujours intéressantes.
    1) Si la population mondiale consommait comme l’européen moyen, les ressources seraient insuffisantes très rapidement (on consomme 3 fois plus que ce que l’on peut récolter).
    2) Les populations pauvres des pays pauvres rêvent de l’eldorado et viennent pour assouvir ce rêve.
    Cela pose problème car ils “deviennent” des européens consommant 3 fois trop.
    3) La solution consistant à développer leur économie pour qu’ils restent chez eux n’en est pas une car ils consommeraient alors beaucoup plus qu’actuellement et épuiseraient leurs ressources vitales aussi sûrement que nous.
    4) L’augmentation incontrôlée de la population est source d’inquiétude car elle réduit à presque rien les efforts de “déconsommation” de gens conscients du problème.
    5) Les politiques au pouvoir qui se gargarisent de G7, forum de Davos et autres ne songent en rien à réduire la surconsommation des ressources, ils multiplient les accords pour augmenter le libre échange, c’est à dire consommer plus. Toujours plus. Cela augmente accessoirement leurs profits.
    Ils font tout pour développer des mégapoles (fourmilières géantes) où l’humain (esclave) n’est rien qu’une brique de l’édifice et luttent abondamment contre les gens disposant d’un bon sens paysan qui restent à la campagne, font leur potager, vivent sans maître.
    Bref, le combat est joué, même les paysans dans leur petit coin de paradis ont du souci à se faire, l’homme étant un loup.

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  • jules Vallés // 01.09.2019 à 11h38

    “Car, bien entendu, que nous quittions ou non l’UE n’aura littéralement aucun impact significatif”

    Prophétie auto-réalisatrice?..donc continuons comme avant, CAD que des personnes inconnues, illégitimes prennent des décisions en notre nom et pour leurs propres intérêts égoïstes et à courte vue et ne nous laissent même pas la possibilité d’essayer de changer le cours des choses, à notre niveau, proprement humain! Il faudrait encore et toujours, attendre des esprits éclairés (et dominants) qu’ils nous montrent la voie à suivre ? Tous les systèmes humains n’existent et ne perdurent que tant qu’il y a des humains qui y souscrivent..
    Comme dit S.Latouche: “il faut décoloniser les imaginaires”
    Et si on essayait, chacun, de retrouver notre dimension réellement humaine…en toute modestie.. et sans l’UE et tous ces machins censés nous représenter?

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    • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 12h32

      La question qui fâche est à qui appartiennent les Ressources ? (pour l’instant aux élites, ce qui pose problème pour construire une autre société). Par la loi (qu’ils écrivent), ils peuvent même pousser les petits propriétaires à la faillite personnelle, à l’aide de taxes sur la propriété foncière et immobilière par exemple !

        +4

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    • Véronique // 03.09.2019 à 08h09

      Oui c’est tout-à-fait le discours ambiant. Et ça permet de continuer dans la même voie bien sûr. En plus je note le rapprochement (subtil ?) entre le fait de quitter l’UE et le mur trumpiste. Ainsi que la simplification extrême des mouvements de type nationalistes comme réaction de rejet des autres.
      En fait tout dans cet article respire la propagande actuelle qui permet de pérenniser le système néo-libéral.

        +1

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  • Véro // 01.09.2019 à 11h40

    Si je comprends bien cet article, il faut que nous prenions des initiatives pour faire ce que les dirigeants ne font pas ?
    L’article est assez vague, des exemples d’initiative auraient été utiles pour comprendre vraiment où l’auteur veut en venir.
    S’il s’agit de faire des plateformes de consommation locale ou ce genre de choses, les quelques initiatives prises ici ou là n’y changeront rien.
    Je fais remarquer que si par exemple nous consommons des produits importés, c’est parce que nous ne pouvons pas faire autrement, parce que justement les initiatives qui ne sont pas dans l’esprit des politiques en place ne peuvent pas durer dans le temps ou se généraliser.

    [à suivre]

      +2

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    • Véro // 01.09.2019 à 11h40

      [suite]

      Le modèle de la croissance sans fin est effectivement en cause dans cette histoire. Et également le déclin démocratique.
      Ces éléments ne sont pas arrivés tout seuls. Les décideurs politiques ont oeuvré sans relâche pour y arriver, ils ne se tournent pas les pouces, ils agissent. Et pour ce faire ils ont mis en place des instruments. Donc la réponse n’est pas de chercher à faire ce que les décideurs politiques ne font pas, mais d’éliminer tous les instruments qui leur permettent de pérenniser le modèle de croissance illimitée et de détruire la démocratie.
      Alors pour ça, chacun doit agir de la manière la plus opportune concernant son propre pays car chaque pays a son organisation politique propre.
      Pour la France par exemple, il serait crucial en premier lieu de sortir de l’UE (changer de modèle économique le nécessite absolument), et sur le plan interne revenir à un régime parlementaire serait un bon début pour renouer avec la démocratie même si elle n’est que représentative. Grâce à cette nouvelle organisation, on pourrait reprendre notre destin en mains.

        +9

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  • agwells // 01.09.2019 à 12h03

    15 % possèdent 80 % de tout, 80 % le reste, 4 milliards vivent avec moins de 1.50 $ par jour. non ce ne sont pas les élites qui sont responsables mais tous ceux qui profitent de la situation (dont les fameuses classes moyennes).
    Non la taille de la population n’est pas la première raison mais le pillage généralisé oui peu importe le pays, le système politique.
    Ce ne sont pas toujours les AUTRES….

      +4

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    • Dominique Gagnot // 01.09.2019 à 15h45

      A terme, 0,1% voire beaucoup moins, possèderons tout, et les autres rien. On y va tout droit car “c’est leur projet !”.

      (c’est expliqué dans le livre… et leur volonté en est démontrée)

        +3

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  • Pousse-fumier // 01.09.2019 à 12h33

    “si la consommation de tous les habitants de la planète était au même niveau que celui des résidents de l’UE, en ne comptant que du 1er janvier au 10 mai, l’humanité aurait alors consommé autant que ce que les écosystèmes de la planète peuvent renouveler sur une année entière, ce qui signifie que 2,8 planètes Terre seraient nécessaires pour assurer ce niveau de consommation”.

    Sophisme.

    Si la planète entière avait la même croissance démographique que les européens, nous serions moins de 3 milliards et, avec le même mode de consommation, une seule planète suffirait.

      +8

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  • calal // 01.09.2019 à 13h32

    [modéré]
    Je viens d’ailleurs de lire un article surprenant sur zerohedge qui dit que les chinois avaient installe 569 millions d’unites d’air conditionne, que les indiens etaient en train d’en installer dans les memes proportions ( le rechauffement climatique serait il du a un “nouveau trou” dans la couche d’ozone?)…
    Perso je m’en foo,je crois que le monde est en mode auto-correctif et qu’on recolte ce que l’on seme,meme si c’est beaucoup plus tard et que ca fait mal…

    https://www.zerohedge.com/health/have-environmentalists-killed-more-europeans-islamic-terrorists-did

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  • florian lebaroudeur // 01.09.2019 à 14h49

    Voici un commentaire que j’avais écrit en réponse à un article sur la grande place accordée au changement climatique au détriment de la question énergétique.

    “A l’heure ou le changement climatique occupe tout le devant de la scène médiatique et qu’on fait la part belle aux climatologues qui ne connaissent rien à l’économie, ni aux lois de la physique”.
    “La mise en scène de dérèglements naturelles servent de camouflage aux dérèglements structurels, tel que l’approvisionnement énergétique, la désindustrialisation et les disparités salariales”.
    “La mystification de la croissance écolo, de ses opportunités de profit et de son engouement populaire permet ainsi aux populations favorisés et aux ouailles les plus réceptifs de continuer à croire à l’indestructibilité d’une économie et d’un mode de vie jugée positivement pour sa flexibilité et sa robustesse. Alors qu’une frange de plus en plus importante de la population patauge dans des conditions de vie de plus en plus précaire et contraignante”.
    “Les projets divers de structuration supranationales ainsi que la diffusion de mode de pensée standardisée ne reflètent que les moyens machiavéliques associés aux projets messianiques du petit nombre d’individus qui s’est octroyée le pouvoir de régenter la destinée de leurs confrères”.
    “Car quoi que nous fassions, la falaise de Sénèque se présentera à nous, sauf que nous ne devons pas confier la gestion de cet chute annoncée à des personnes qui pourront avoir les mains libres pour nous dicter la façon dont nous devrions la subir”.

      +7

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    • Haricophile // 01.09.2019 à 22h45

      N’importe quoi. Effectivement les climatologues s’occupent de climatoligie. Mais ça n’a aucun sens de dire qu’il n’en dénoncent pas les causes, ils ne parlent que de ça. Mais leur rôle est d’informer, ils ne gouvernent pas les états pas plus que les multinationales ni les médias qui sont les valets des deux premiers : il en sont la cible parce qu’ils remettent en question leur système de privilège solidement établi, quoique de plus en plus délirant. Donc il n’ont pas plus de pouvoir d’action qu’un citoyen ordinaire hors celui d’informer quand on les laisse parler et qu’on ne leur coupe pas les vivres.

      Quand à “occuper le devant de la scène”, ce ne sont certainement pas les scientifique qui le font, mais les lobbyings qui a défaut de pouvoir les faire taire pervertisse et étouffent leur discours. On appelle ça noyer le poissson. Des trucs comme la Cop21 n’ont rien a voir avec eux mais tout avec leur généreux sponsor pétrochimique en pleine action de «gestion de crise» comme on appelle ça chez les lobbyistes.

      Les traiter de gens déconnectés des réalité, c’est honteux et carrément mensonger.

        +1

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  • Myrkur34 // 01.09.2019 à 18h55

    Eh mon ptit film favori (sans lendemain)commence à dater(2012) mais de plus en plus réaliste et d’actualité.

    https://youtu.be/a0J2gj80EVI
    [modéré]

      +0

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  • tchoo // 01.09.2019 à 22h05

    Un homme, femme seul(e) ne peut rien
    Il existe des précurseurs qui, sans organisation commune, autour d’ eux finissent par être…………encore plus seul.
    Il est donc nécessaire que les humains de bonne volonté s’unissent pour faire changer les choses.
    C’est pourquoi l’organisation politique à été créée
    Quelle ne remplisse plus son office aujourd’hui est un fait, mais du aux humains qui ont fait main basse dessus à leur seul profit
    Toutes les bonnes volontés sont nécessaires, mais on ne pourra pas faire l’économie d’un renversement de la table qui se déroulera plus ou moins avec violence

      +2

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  • Christian Gedeon // 02.09.2019 à 02h16

    On consomme trop telle est donc l’explication et ça deroule le raisonnement l’occident en général et les us en particulier étant les responsables
    Comme de bien entendu, et responsables de tous les problèmes du monde. De la démographie démentielle qui frappe les pays exploités par les méchants occidentaux,pas un mot. Pas plus que de la corruption hymalayesque de leurs dirigeants d’ailleurs. It is démography stupid, pour paraphraser un illustre it’s economy stupid!

      +2

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    • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 09h56

      Plutôt que “on consomme trop”, je dirais “on gaspille trop”, car le gaspillage est le moteur de notre économie capitaliste !
      C’est gros comme une maison, et on ne le vois pas, tant nous sommes habitués à voir nos supermarchés remplis de produits redondants, inutiles et en quantité, non durables. Mais ça brille.

        +2

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      • christian gedeon // 04.09.2019 à 10h38

        C’est exact,le “système” capitaliste ultralibéral est devenu une monstruosité…mais le gaspillage est une conséquence,pas une cause…et vous savez quoi,il y a quand même des pays,nombreux,où votre tableau ne trouve pas à s’appliquer…Quand on aura enfin vraiment intégré que la bombe démographique est une menace existentielle et la promesse de guerres sans fin,on aura fait un grand pas.

          +0

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  • Louis Robert // 02.09.2019 à 06h02

    « La civilisation humaine détruit systématiquement ses propres systèmes de survie… Le moteur de cette destruction est le paradigme de la « croissance sans fin » ».

    À cet égard, deux contributions exceptionnelles me semblent aujourd’hui incontournables afin de situer ce problème de dimension mondiale, voire planétaire :

    1. « Dennis Meadows – Perspectives on the Limits of Growth: It is too late for sustainable development » — Smithsonian Institution.

    https://m.youtube.com/watch?v=f2oyU0RusiA

    2. « Jancovici : CO2 ou PIB, il faut choisir – Sciences Po – 29/08/2019 »

    https://m.youtube.com/watch?v=Vjkq8V5rVy0

    Je suis d’avis que nous devrions en tenir compte bien davantage.

      +0

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  • Araok // 02.09.2019 à 09h22

    En attendant que ça se lève..

    D’après Claude Lévi-Strauss des vers de farine enfermés ds une boîte avec de la farine se multiplient puis finissent pas disparaitre non pas par manque de farine mais par une production de toxines qui finissent par les faire mourir.

    Quelle sera notre toxine ?

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    • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 13h45

      Méthane et CO2, qui engendreront bouleversements climatiques, catastrophes naturelles, la faim, la soif.

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    • RIC // 02.09.2019 à 23h50

      “quelle sera notre toxine ? ”
      la division créée par les 1/10000: jeunes contre vieux, blancs contre colorés, hommes contre femmes, etc, “privillégiés” (=retraités qui ont bossés toute leur vie) contre jeunes chomeurs, locaux contre immigré(fabriqué par des guerres par exemple)…etc. .
      Tout s’épuise, l’énergie comme les minerais, les ressources océaniques comme les possibilités d’accéder à de l’eau potable(sans traitement couteux et compliqué).
      Pour que les 1/10000 conservent leurs niveau de vie il faut que les autres se la serre ou disparaissent.
      Notre toxine: la guerre, atomique, ou par épidémie, “imprévisible” ou “incontrolable”(peu crédible car introlable, ou pas), ou quartier par quartier(ou région par région) en exploitant les haines de tous contre tous. Nous sommes trop nombreux pour les dominants, on ne parle pas “d’élite” à ce niveau de putréfaction mentale, continuent à profiter.
      Lutter contre la pourriture politique est devenu vital, sinon ils nous diminueront, c’est eux ou nous.

        +1

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  • Geneviève B 30 // 02.09.2019 à 12h34

    Réaction épidermique de ma part, suite à ce texte sur le réchauffement climatique, certes réel, dû en partie probablement à l’homme et à son modèle économique ultra libéral.
    Si je comprends bien ce sont les occidentaux, plutôt blancs, les péquins moyens égoïstes et manipulés par leurs élites, les responsables/coupables. Alors que les non occidentaux, non blancs et conscients ont fait le bien autour d’eux et préservé la planète en faisant notamment moins d’enfants et en évitant de copier les occidentaux?
    Sur les déplacements de population, quelques millions par rapport aux milliards d’humains, ce sont surtout les guerres provoquées souvent par les occidentaux mais relayées et utilisées par les autres ainsi que la pauvreté entretenue par les gouvernements corrompus et sans volonté politique de ces pays etc…
    La civilisation occidentale a quand même eu du bon, notamment dans le domaine de la santé, de l’amélioration de la qualité de la vie, dans son combat pour le “social”, l’égalité, les droits de l’homme, surtout en France. Je suppose et j’espère qu’elle trouvera en elle des moteurs pour, certes peut être décroître, mais conserver l’essentiel de ses atouts pour préserver les humains et l’écosystème, et cela il me semble plus facilement que si elle était restée à l’âge de pierre…Autrement dit, la cause du problème peut se transformer en motivation pour la solution. Cela ne veut pas dire que je crois au tout technologique mais plutôt à l’intelligence humaine et à son “punch”!

      +2

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  • Vincent P. // 02.09.2019 à 15h00

    Beaucoup de mièvreries ici : tout le monde tourne autour du pot et fait bosser son gros ego pour distinguer des possibles pas trop obscurs.
    En attendant, aucune convergence.

    Ce sera la guerre.

    C’est dur à accepter hein ?!
    Ce sera la guerre : c’est le seul plan, et il est viable.
    “Personne, je dis bien : personne, ne pourra s’y opposer.”

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    • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 15h39

      Il est vrai que avant de converger, ça converge pas. C’est toujours comme ça. Et puis boum ! ça change de direction. Rigolo, hein ? Balèze celui qui sait à l’avance. Respect.

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    • moshedayan // 03.09.2019 à 20h36

      Vous tenez les mêmes propos, qui ont ému les Russes, propos du nationaliste tsariste Jirinovski qui devant l’animateur Soloviev a déclaré que la Russie devait se préparer à la Guerre…
      Pour votre information, depuis le passage à la télévision numérique en Russie norme hd mp4, tous les 2 mois ou occasionnellemnt dans les provinces, il y a un exercice test de mire à la télévision de prévention “de situation exceptionnelle” prévenant qu’un message sera diffusé… Exercice d’interruption des programmes qui dure presque une heure. Bien sûr, aucun message n’est diffusé. Mais vous voyez les Russes sont traumatisés par “Barbarossa”.

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  • Dominique Gagnot // 02.09.2019 à 16h04

    Voir cette merveilleuse illustration « La propriété – Nicole Ferroni » : https://www.youtube.com/watch?v=xKjTSJ-cmAQ

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  • Tardieu // 03.09.2019 à 08h29

    “Nous devons construire de nouveaux systèmes à partir de rien, et le faire immédiatement.”

    Quel tour de prestidigitateur cette injonction sortie du néant !

    “Depuis maintenant un mois, en tant que journaliste et universitaire, je ressens une étrange sensation de paralysie.”

    Encore un qui prend soudain conscience de son incurie intellectuelle. En fait pas vraiment, la suite de sa réflexion révèle plutôt le contraire ou qu’il l’entretient, ne comprenant pas que ses maîtres sont devenus si puissants, qu’ils ne se préoccupent même plus de camoufler leurs cynismes intentions en accordant des concessions ou des miettes à leurs opposants de “gauche” de pacotille qui les épargnaient pour la peine et flattaient leur bonne conscience au passage jusque là.

    Cet époque est révolu depuis qu’ils ont mis au pas les élites qui privilégient leur statut, quitte à adopter une idéologie nauséabonde et à se transformer en inquisiteur féroce contre ceux qui osent même timidement critiquer la dérive totalitaire du capitalisme.

    Ils n’ont plus besoin des petits bourgeois bénis oui-oui qui flattaient le capitalisme tout en dénonçant ses excès. Ils ont conquis tous les pouvoirs, et ils ont pris conscience que face à eux il n’existait aucune force organisée susceptible de menacer leur régime despotique, alors c’est au bulldozer, au bombardier, à la planche à billets, à coup d’impostures plus grossières les unes que les autres qu’ils ravagent tout sur leur passage…

    Vous tenez absolument à vous détourner de la lutte des classes, soit, alors assumez-en toutes les conséquences.

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  • Pierre // 03.09.2019 à 23h34

    Voir la collapsologie qui tente de comprendre l’effondrement de nôtre société, quand pourquoi et quand, en essayant de prendre en compte tous les facteurs. Les estimations (restant subjective) que j’ai recueilli jusqu’ici ne sont pas pour la fin du siècle mais pour bientôt. J’ai décidé de consommer le plus local possible en m’en informant. Les thèmes sont très proche de cet article.

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  • charles // 04.09.2019 à 08h25

    Honest Government Ad | We’re F**ked

    thejuicemedia
    Published on Sep 3, 2019

    The Government made an ad about climate change as we head into the third decade of the 21st century, and it’s surprisingly honest and informative.

    https://www.youtube.com/watch?v=cOmdkN6MOwU

    Dans le monde capitalisme mondialisé que nous vivons, ça marche aussi pour nous autres français.

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