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2.août.20192.8.2019 // Les Crises

CETA : Vrais dangers, faux arguments. Par Ruptures

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Source : Ruptures, 26-07-2019

le 26 juillet 2019

Le 23 juillet, l’Assemblée nationale française votait en faveur de la ratification du CETA, l’accord de libre échange signé en octobre 2016 entre le Canada et l’Union européenne. Le scrutin parlementaire fut plus serré que prévu : les oppositions, de droite comme de gauche, ont largement refusé le texte. Et au sein même de la majorité des députés fidèles à Emmanuel Macron, une cinquantaine s’est abstenue, et une dizaine a même voté contre.

Le Sénat, ne s’est pas encore prononcé, mais il n’est pas sûr que le vote soit favorable au traité. L’Assemblée nationale aura cependant le dernier mot. Plus généralement, le CETA doit être ratifié par les Parlements de tous les Etats membres pour entrer complètement en vigueur. Il est vrai qu’une clause subtile a prévu qu’il soit appliqué même avant cette ratification (quand il s’agit des intérêts des grands groupes européens, on trouve toujours des accommodements avec l’« Etat de droit »). De fait, il fonctionne déjà provisoirement depuis septembre 2017.

Cependant, si un Parlement national devait se mettre en travers de la route, c’est tout le traité qui tomberait par terre, et avec lui les dix ans de négociations entre Ottawa et la Commission européenne. Car il faut rappeler que cette dernière détient l’exclusivité des pouvoirs de négociation commerciale entre l’UE et des pays tiers. Les Etats membres ne peuvent qu’approuver à la fin du processus.

Ou refuser. Ce « risque » existe désormais pour l’oligarchie européenne. Dans ce contexte, l’on pourrait donc se réjouir que les députés français aient traîné les pieds, ce qui annonce peut-être des problèmes dans d’autres pays.

L’argumentation employée par beaucoup de parlementaires, de droite comme de gauche, évitait de faire porter le débat sur l’essentiel

Sauf que, hélas, l’argumentation employée par beaucoup de parlementaires, de droite comme de gauche, s’appuyait sur des arguments secondaires voire discutables, et évitait donc de faire porter le débat sur l’essentiel. Si les menaces pour certains agriculteurs (les éleveurs, par exemple) ont été légitimement évoquées au travers des risques sur l’effondrement des prix, ce sont surtout les arguments environnementaux qui ont été mis en avant.

A entendre certains, l’accord aurait été « mal » négocié, il manquerait des garanties et des garde-fous pour l’environnement. Pourtant, là n’est pas la question essentielle. C’est son principe même qui est intrinsèquement néfaste, puisqu’il repose sur la volonté avouée de promouvoir le libre échange.

Certes, il n’est pas condamnable que les pays commercent entre eux. Mais le libre échange tend vers autre chose : vers la libre circulation – c’est-à-dire sans droits de douane, sans taxe, sans contrôle, sans restriction – des marchandises et des services, de même que des capitaux et de la main d’œuvre. Cette quadruple « liberté », inscrite dans les traités européens depuis l’origine, constitue l’essence même de la mondialisation.

Naturellement, il ne manque pas de rapports « prouvant » que la libéralisation des échanges créera tant de milliers d’emplois (nul n’a jamais vu le détail des calculs). La réalité est que cette libéralisation est le carburant des grandes firmes et des multinationales, et se fait par nature au détriment des salariés et des peuples.

Deux raisons fondamentales

On peut citer deux raisons fondamentales de la nocivité intrinsèque du libre échange. La première se résume en un mot : dépendance. Avec la destruction progressive des barrières commerciales se sont multipliées sous-traitance et délocalisations – pour des raisons de prix du travail, en particulier. D’autre part, les pays les moins développés restent dépendants des technologies et du bon vouloir des groupes occidentaux.

Plus généralement, les chaînes de valeurs sont de plus en plus imbriquées. Conséquence : si un pays décide de ne plus jouer le jeu, des pans économiques entiers peuvent être déstabilisés. C’est d’ailleurs un des arguments des adversaires du Brexit : les grands groupes automobiles (allemands par exemple) risquent de perdre gros si est remis en cause la pratique du « juste à temps » par des contrôles aux frontières.

Un autre exemple, pas assez connu, se trouve du côté de l’industrie pharmaceutique. Il y a encore trois décennies, 80% des médicaments consommés sur le Vieux continent étaient produits sur place. Désormais, c’est seulement… 20%. Avec des ruptures d’approvisionnement et donc des conséquences dramatiques pour le traitement de certaines maladies.

Quand on importe du Coca-Cola, on reçoit aussi, sans limitation, du Disneyland

L’autre raison est plus fondamentale encore : dès lors que se généralise le libre échange, ce ne sont pas seulement des biens qui arrivent, mais aussi des cultures, des modes de vie, des manières de comprendre le monde et la société.

Pour résumer à l’aide d’un exemple : quand on importe du Coca-Cola, on reçoit aussi, sans limitation, du Disneyland. Faut-il préciser que la « culture américaine », d’Hollywood à Disney, est une des armes majeures de l’hégémonie US, peut-être plus puissante encore que son armada militaire ?

Bien sûr, l’échange entre les cultures est positif et souhaitable. Mais chacun comprend bien qu’il ne s’agit pas ici d’« échange » équilibré, mais d’influence massive et à sens unique.

Un « levier » pour promouvoir « nos valeurs »…

Un exemple connu concerne les normes comptables : la conception américaine de l’entreprise et des affaires, de même que les modes de gestion qui prévalent chez l’Oncle Sam se sont imposés en France dès lors que les autorités ont accepté d’adopter le système comptable américain – du moins, cela y a fortement contribué.

Les dirigeants le déclarent du reste ouvertement : une intégration européenne plus poussée, et donc la force que celle-ci donnerait aux exportations (et donc aux normes) de l’UE serait un « levier » pour imposer « nos valeurs » partout dans le monde.

Est-ce vraiment de cela dont les peuples ont besoin ?

Source : Ruptures, 26-07-2019

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M.Smith // 02.08.2019 à 08h24

“De fait, il [le CETA] fonctionne déjà provisoirement depuis septembre 2017”

Lol. N’est-ce pas magnifique comme démonstration du fonctionnement démocratique de l’UE ? Comment croire que le CETA puisse être refusé puisqu’il fonctionne déjà depuis presque deux ans ?
Et ce n’est pas seulement un déni de démocratie mais aussi de logique. Par définition un contrat ne s’applique qu’après signature et ratification des deux parties, non ?

Ou alors les règles ont changé ? Super, plus besoin de signer un contrat de location pour prendre possession de l’appartement, etc.
On nous prend pour des cons.

52 réactions et commentaires

  • openmind // 02.08.2019 à 07h29

    Le peuple a bien compris ce que cache le CETA et le nombre d’officines LREM taguées le démontre, il l’a bien compris par l’expérience et mettre des mots dessus n’en est que l’éclairage scientifique de nos malheurs économiques depuis si longtemps: destruction systématique des emplois locaux trop chers pour le capital, production massive de qualité inversement proportionnelle à la quantité…et appauvrissement général avec un avenir sombre pour sa progéniture…bref la révolte gronde de plus en plus…et comme vient de le dire le grand Jean-Marie Bigard:”il faut refaire une révolution”…une vraie alors, pas celle de 1789 avec les intérêts de la bourgeoisie cachée derrière!

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    • Véronique // 02.08.2019 à 09h07

      Oui cette fois beaucoup ont compris.
      Mais ça reste malheureusement limité.
      Beaucoup de ceux qui critiquent sévèrement le CETA, ne critiquent que le CETA et non pas le libre-échange. S’ils le faisaient ils remettraient ouvertement en question l’UE elle-même.
      Je pense que nous sommes encore à un bas niveau de prise de conscience.

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      • Robert // 03.08.2019 à 07h42

        D’ accord avec vous. Seule une minorité est actuellement capable d’une analyse globale de la mondialisation et de ses effets nuisibles.

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        • Ours Bleu // 04.08.2019 à 09h13

          minorité dont vous faites partie… un peu de modestie et de recul ne ferait pas de mal? A moi que vous ne soyez convaincu d’être l’élite de la future révolution?

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          • Véro // 04.08.2019 à 09h54

            Mais ce n’est pas une question d’élite. La prise de conscience des effets catastrophiques de la mondialisation et des instruments qui la mettent en place existe dans toutes les catégories sociales, et pas seulement chez les intellectuels.
            D’ailleurs ce n’est pas seulement la mondialisation et ses instruments qui demandent une prise de conscience, mais ce sont aussi les moyens mis en place pour occulter la réalité de cette mondialisation (réalité économique, historique…).
            Et pour pouvoir changer le processus, il ne suffira pas qu’une minorité accède à cette prise de conscience pour mener une révolution. Du reste, soulever des foules ignorantes pour faire une révolution, ça n’existe pas. Il s’agit dans ce cas d’une prise de pouvoir par coup d’Etat. Une révolution c’est bien plus complexe, et les “élites” sont souvent sur un siège éjectable.

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  • Myrkur34 // 02.08.2019 à 07h32

    Un peu comme la domination de la pizza dans la restauration mondiale….

    Sinon les productions alimentaires devraient avoir des aires géographiques d’exportation faibles et obligatoires sauf famine. Avoir de la fraise du Maroc en février dans mon supermarché, c’est révoltant, bientôt on nous pondra de la fraise du Chili ou d’Argentine à l’automne…..
    Le transport maritime devrait juste s’occuper de vrac et d’énergie.

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    • calal // 02.08.2019 à 08h27

      personne ne vous oblige (encore) a les acheter…
      Il est vrai que si un magasin ne vendait que des fraise du maroc en fevrier et qu’il n’avait pas de client,il pourrait toujours aller emprunter a 0% du pognon a la banque dont le directeur est un copain et eviter la faillite…

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      • Myrkur34 // 02.08.2019 à 15h27

        Vous inquiétez pas, je constate seulement comme la grenade qui provient du Pérou ou les patates d’Israël.
        La saisonnalité des produits et le local proche, c’est quand même pas bien compliqué à comprendre donc j’espère que la clientèle ne sera pas dupe.
        Et concernant les fraises, tellement facile à cultiver même en bac.

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        • Véro // 04.08.2019 à 09h58

          enfin s’il n’y avait que ça, les fraises ou la grenade.
          Hier j’avais besoin d’ail, je n’ai trouvé que de l’ail provenant soit du Mexique, soit d’Espagne, soit d’Argentine (ou Brésil je ne sais plus).
          La mondialisation s’impose, le consommateur n’a la plupart du temps aucun choix.

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  • florian lebaroudeur // 02.08.2019 à 07h56

    Tous les parties d’opposition ont votés contre le traité, mais si tous les soits-disants opposants constitué la majorité, ils auraient également voter pour.
    “Sauf que, hélas, l’argumentation employée par beaucoup de parlementaires, de droite comme de gauche, s’appuyait sur des arguments secondaires voire discutables, et évitait donc de faire porter le débat sur l’essentiel…”

    Une majorité associé à une (fausse) opposition peut s’avérer finalement beaucoup plus efficace et beaucoup plus toxique qu’un pouvoir visiblement unique.

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    • obermeyer // 02.08.2019 à 09h58

      Florian , prenez le temps de regarder les débats à l’AN . Vous verrez que l’opposition n’a pas gardé sa langue dans sa poche ( je pense bien sûr aux députés FI , mais aussi quelques autres ) , usant de bons arguments . Il faut dire que Mélenchon se bat contre ce traité depuis 6 ans , déjà à l’époque au parlement européen . Ceux qui ont voté pour connaissaient pertinemment tous les dangers de ce traité . Eux pourront toujours s’offrir du charolais label rouge , et au passage enrichiront les patrons et actionnaires des grandes chaines de production et de distribution .

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      • florian lebaroudeur // 02.08.2019 à 13h18

        L’expérience SYRIZA ne leur a visiblement rien appris…

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    • Bats0 // 03.08.2019 à 07h26

      “Sauf que, hélas, l’argumentation employée par beaucoup de parlementaires, de droite comme de gauche, s’appuyait sur des arguments secondaires voire discutables, et évitait donc de faire porter le débat sur l’essentiel…”; et en lisant un peu plus loin ce texte : “Si les menaces pour certains agriculteurs (les éleveurs, par exemple) ont été légitimement évoquées au travers des risques sur l’effondrement des prix, ce sont surtout les arguments environnementaux qui ont été mis en avant.”. Je n’arrive pas à trouver l’auteur de ce texte, mais si pour lui (ou elle) , “les arguments environnementaux” sont des arguments secondaires, je commence à comprendre pourquoi, autour de moi, la majorité des personnes que je connais, semble ne pas se préoccuper de l’environnement, voir, trouve cet ensemble des éléments et des phénomènes physiques qui nous entoure, un peu trop mis en avant ces derniers temps, voir ennuyeux par le fait qu’il soit si souvent répété, et même porter à la cause principale de l’effondrement notre société, voir de notre civilisation.
      Pour ma part, cet argument environnemental n’est pas secondaire, mais bien principal dans mon inquiétude sur un avenir très proche de notre société.
      Alors, encore un petit coup de propagande sur l’environnement : “Fonte majeure à la surface du Groenland” : https://global-climat.com/2019/08/01/fonte-majeure-a-la-surface-du-groenland/

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      • Véro // 04.08.2019 à 10h02

        Mais il reste néanmoins secondaire, parce que le rapport que nous avons à notre environnement est lié à notre modèle économique.
        Malheureusement on le présente comme argument principal actuellement, et en faisant ça l’environnement sera toujours juste un prétexte (d’ailleurs le climat, tout le monde a oublié ce matin lors de la traversée de la manche).

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  • Fritz // 02.08.2019 à 07h59

    Malgré la désagrégation des programmes de géographie en collège, je m’obstine à définir la mondialisation avec les élèves de 4e, et à décrire les effets du libre échange : une mise en concurrence des travailleurs de la planète, et un chantage aux délocalisations qui aboutissent à l’écrasement des salaires et à la destruction des industries. Eh bien, même les élèves les plus dissipés écoutent très attentivement, et ils sont capables de retenir l’essentiel jusqu’en 3e au moins. Je me permets même de citer (sans la nommer) cette Principale qui sévissait dans mon collège il y a plus de vingt ans, et qui recommandait aux élèves de bien apprendre l’anglais… pour aller trouver du travail en Malaisie (!).

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    • Larousse // 02.08.2019 à 09h58

      Personnellement, je n’ai que des doutes mais un ami enseignant m’a déjà confié qu’en tant que fonctionnaire d’Etat il serait tenu d’enseigner la propagande officielle mais bizarrement ou logiquement dans l’enseignement privé il n’est pas tenu par cet engagement et juste par esprit critique ou curiosité il distille de temps en temps des points de vue contradictoires et cela est compatible avec la “philosophie des Jésuites”. Ce qui lui a fait même précisé que s’il était dans le Public, par “philosophie” il refuserait certains niveaux où la propagande “bien pensante”, “germanophile et à la schumann” a “infesté” les manuels scolaires : 4e, 3e, 1ere et Terminales notamment sur l’enchaînement des deux Guerres mondiales.
      De mon côté, j’ai souvenir d’enseignants dans le Public qui nous enseignaient dans les années 70 que “l’avenir pour la France est dans le Tertiaire”… Et je me dis : “Ben on voit maintenant le résultat, un pays en voie rapide de désindustrialisation”. “incapable d’avoir ses propres marques d’électro-ménager ou même d’assembleurs de téléviseurs HD ! “Voilà ce que ça donne de servir la propagande officielle sans esprit critique…

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      • Fritz // 02.08.2019 à 10h15

        Un fonctionnaire public devrait garder son libre examen et sa conscience personnelle, surtout s’il enseigne à des enfants ou des adolescents. Parfois, j’interprète très largement les programmes, mais je n’ai pas l’impression de trahir ma fonction, au contraire : la dévastation de ces programmes est telle qu’à un moment, il faut choisir entre l’obéissance aux consignes et la conscience professionnelle, en l’occurrence : instruire et éclairer.

        C’est un peu délicat quand on est inspecté, mais certains inspecteurs acceptent la discussion.

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        • Araok // 07.08.2019 à 22h48

          J’ai relu mon livre d’histoire de terminale (fin des années 50). Ce qui y est écrit sur le communisme en URSS vu d’aujourd’hui est assez croquignolesque. Le plus grave c’est que nos profs d’histoire géo nous l’assenaient doctement. A l’époque ce corps de prof était communiste militant et , hélas, prosélyte.

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      • Véronique // 02.08.2019 à 10h50

        J’ai aussi appris dans ma scolarité de ces mêmes années que la France n’était plus un pays agricole du fait que le nombre d’agriculteurs avait diminué !!!
        Il y a des modes aussi. Il y a une vingtaines d’années, peut-être même plus, certains ont suggéré de remplacer l’agriculture par le tourisme (parce que la France est un grand pays touristique, même si c’est plutôt sa capitale qui attire la plus grande partie des visiteurs).
        Donc vive le tertiaire, vive la finance. L’industrie et l’agriculture ? has been.
        Je ne sais pas d’où viennent tous ces délires, je me demande si ce n’est pas un problème français d’aborder l’économie avec autant de légèreté et de superficialité, c’est peut-être lié à une excessive centralisation qui rend invisible tout ce qui n’est pas dans la capitale ou à proximité immédiate.
        Mais une chose est certaine : c’est très ennuyeux parce que toutes ces croyances, ces modes, ont des effets concrets, qui ne sont pas directement supportés par ceux qui les provoquent (parce qu’ils sont fonctionnaires, ou bien à des postes de direction dans de grandes entreprises privées), et qui portent un coup à notre économie.

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        • Jean // 03.08.2019 à 14h57

          => L’industrie et l’agriculture ? has been.
          Je ne sais pas d’où viennent tous ces délires

          La réponse est encore le néolibéralisme et son corollaire, la mondialisation, qui contraint les pays aux normes environnementales et sociales avancées à faire évoluer leurs économies vers le tertiaire et ses bullshit jobs. Quand un Etat corrompu comprend que cette évolution mortifère est inévitable, l’unique chose qu’il puisse encore faire est de nous la faire désirer. Car le véritable pouvoir n’est plus aux mains de ceux que nous élisons mais dans celles qui détiennent les actions des multinationales, qui ne sont plus seulement au dessus des lois puisqu’elles les écrivent. Le seul pouvoir qui reste alors aux politiques consiste à nous faire croire que nous avons choisis de nous adapter à cette réalité.

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          • Véro // 04.08.2019 à 10h05

            Mais ça reste un choix politique. Il n’y avait aucune obligation à signer l’Acte unique, à signer le traité de Maastricht, à approuver l’OMC et l’AGCS.

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    • Shock // 02.08.2019 à 13h51

      Bravo! Bravissimo!!
      J’ai un ami qui enseigne dans un pays voisin et qui chaque année passe à tous ses élèves du même degré le film d’Oliver Stone JFK. Ainsi que des vidéos sur le 911 et sur le film de Zapruder. A ce jour, jamais un seul souci. Un bon enseignant enseigne ce qu’il est. Pas ce qu’on lui souffle. Merci, Fritz!

      Leur avez-vous dit à vos élèves que la Malaisie avait entrepris de juger Bush et Cheney? Et Israël pour ses crimes contre les Palestiniens? Etonnons-nous après que sa compagnie aérienne ait eu quelques soucis…

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      • Fritz // 02.08.2019 à 14h40

        Pas encore… mais je vais me renseigner sur la Malaisie, et grâce à vous, les 3e que j’aurai l’année prochaine pourront en bénéficier !

        Quant au drame de Dallas, au film de Zapruder, j’en ai parlé à de nombreuses classes, je l’ai même donné comme sujet d’exposé, et les élèves sont captivés.

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    • Marie Pan-Pan // 02.08.2019 à 20h17

      Fritz,
      Une visionnaire cette Principale si je puis dire!
      Sachant que les parents bien lotis pécuniairement et culturellement préparent leurs progénitures dés le bac en poche à partir, pas étonnant qu’en 15 ans un million d’entre eux aient quitté la France. Ce qui va s’accélérer vu que pèse sur la jeune génération active d’aujourd’hui et de demain, le remboursement de la dette et le financement des retraites de 16 millions de personnes aujourd’hui, et 25 millions demain.
      Pffff…la jeunesse qui fout le camp, c’est plus la retraite pour nous autres mais rien que la vieillesse, tout court, à poil !

        +1

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  • calal // 02.08.2019 à 08h22

    “Cependant, si un Parlement national devait se mettre en travers de la route, c’est tout le traité qui tomberait par terre”

    rappel: 50% d’abstention lors des dernieres elections legislatives,50% d’abstention aux dernieres europeennes…

    ps: -mais le vote est une fraude
    ben si le pouvoir s’assoit sur les resultats d’une election,c’est plus difficile pour les citoyens et tous les acteurs de se voiler la face et de continuer a pretendre qu’on est en democratie…parce qu’en guyane,il y a 75 ou 80 % d’abstention et tout le monde (y compris le depute lrem elu avec 10% des voix) s’en fout …

      +14

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  • M.Smith // 02.08.2019 à 08h24

    “De fait, il [le CETA] fonctionne déjà provisoirement depuis septembre 2017”

    Lol. N’est-ce pas magnifique comme démonstration du fonctionnement démocratique de l’UE ? Comment croire que le CETA puisse être refusé puisqu’il fonctionne déjà depuis presque deux ans ?
    Et ce n’est pas seulement un déni de démocratie mais aussi de logique. Par définition un contrat ne s’applique qu’après signature et ratification des deux parties, non ?

    Ou alors les règles ont changé ? Super, plus besoin de signer un contrat de location pour prendre possession de l’appartement, etc.
    On nous prend pour des cons.

      +70

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    • D’Aubrac // 04.08.2019 à 22h21

      C’est plus grave que cela. On ne nous prend pas…
      A force d’être légalistes nous le sommes devenus.

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  • Macarel // 02.08.2019 à 09h13

    En fait LREM, c’est plutôt La Révolution En Marche !

    A leurs corps défendant (ou pas…) les députés LREM sont en train de mettre en place les conditions d’une nouvelle révolution française.

    Cette nouvelle noblesse autoproclamée, irrite de plus en plus de secteurs de la population, et pourrait arriver à obtenir ce que les syndicats n’ont pas obtenu depuis longtemps : la convergence des luttes.

    Macron, c’est bien la Révolution, mais pas forcément celle que lui, ses séides, ou ses électeurs souhaitaient.

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  • DUGUESCLIN // 02.08.2019 à 09h18

    C’est aussi une façon de “mondialiser” la production et la consommation pour la remettre entre les mains des financiers qui, de ce fait, deviennent souverains. Les petits et les moyens producteurs sont condamnés à disparaître ou à devenir “salariés” des maîtres de la finance dans leur propre industrie et sur leur propre terre. C’est un transfert du pouvoir vers celui d’une nouvelle gouvernance financière mondiale au détriment des états et de leurs peuples. On ne peut plus produire et consommer local, on est obligé de se soumettre à la loi economico-financière mondiale dans les mains de non élus, de non représentants des peuples, qui utilisent la “populace” comme matière première qui doit rapporter un max ou jeter à la poubelle si elle n’est pas rentable.
    Commercer c’est proposer des produits que l’autre ne produit pas en échange de ce que lui-même peut nous proposer.
    La mondialisation c’est la fin du commerce puisqu’on est obligé d’acheter ce qu’on est capable de produire mais dont nous sommes spoliés quand ça ne rapporte pas au maîtres de la finance.

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    • Marie Pan-Pan // 02.08.2019 à 20h51

      Duguesclin,
      Ce “nouveau” modèle économique de type colonial est trés bien (d)écrit par Pierre Vermeren dans son livre ” La France qui déclasse”.
      La “populace”, matière première , comme vous dites bien, et dont le pouvoir d’achat , entre autre, est assuré par la redistribution.
      Mais jusqu’à quand?

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  • obermeyer // 02.08.2019 à 09h38

    Les arguments environnementaux , et surtout sanitaires ont aussi une importance cruciale qu’il ne faut pas négliger . Nous allons importer à bas coût de la nourriture empoisonnée , ainsi qu’avec le traité mercosur …..Je doute fort que notre classe dirigeant se contente de boeuf aux hormones glyphosaté , nourris aux farines animales et bourré d’antibiotiques !

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    • Fritz // 02.08.2019 à 10h03

      Et aussi les arguments écologiques. On ne peut multiplier les transports au nom du libre-échange et dénoncer « en même temps » les émissions de gaz à effet de serre. Cette contradiction est énorme.

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    • septique // 02.08.2019 à 14h26

      Si je me souviens bien..le glyphosate est utilisé en France et les antibiotiques sont massivement utilisés dans les élevages en batterie style poulets et cochons des fermes industrielles en Bretagne par exemple. L’alimentation à base d’OGM est utilisé aussi pour le bétail et les autres (très encadrée).
      A noter pour la pisciculture l’utilisation de farines animale

      Le glyphosate a été interdit en France pour les produits destinés aux garderies et continue à être massivement utilisé ailleurs.

      Je pense que pour ce produit – Roundup – (ex-Monsanto) de Bayer nous nous trouvons dans la situation du DDT…que le produit est probablement cancérigène et que son interdiction réelle et souhaitable sera très longue…

      Le traité Mercosur quand à lui devrait être rejeté car le Brésil a des politiques agricoles encore plus laxistes.

      Le 13 mai 2019, un juge de la Cour supérieure des États-Unis a ordonné à Bayer de verser plus de 2,5 milliards de dollars en dommages-intérêts à un couple en Californie. Le mari et sa femme, qui ont tous deux contracté un lymphome non hodgkinien, ont reçu respectivement 1,37 milliard et 1,18 milliard de dollars. Bayer va faire appel..mais la pente est glissante…pour Bayer

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      • Calal // 02.08.2019 à 16h04

        Marrant,le prix d’une vie a l’air d’avoir augmenté..

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        • septique // 02.08.2019 à 16h29

          Bayer va faire appel. Les jugements de ce type sont toujours très lourds en Californie mais Bayer tentera probablement de faire déplacer le procès dans une autre juridiction c’est à dire un autre état après les appels en Californie (cours d’appel, cours Suprême de Californie).
          Bayer va tenter de gagner au moins une dizaine d’années mais il reste la possibilité de poursuites dans d’autres états.
          Il ne faut jamais oublier que dans ces procès les avocats américains fonctionnent au pourcentage des sommes récoltés par leurs clients (de 10 à 50 %) ce qui explique que dans certains cas les clients ne paient rien en frais d’avocats. C’est le cabinet d’avocats qui prend le risque..

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          • RGT // 03.08.2019 à 08h43

            Le plus fabuleux dans cette affaire, c’est que tant que Monsanto était une entreprise 100% US elle n’a jamais été inquiétée par ces “petits tracas”.

            À peine fourguée aux teutons (qui ne valent pas mieux) elle se retrouve avec toutes les casseroles qu’elle traînait depuis de très nombreuses années en pleine gueule.

            Concernant le CETA, les canadiens nous réservent AUSSI une belle surprise qui est allègrement glissée sous le tapis, et à côté de laquelle le pétrole de schiste est une gentille pichenette qui nous chatouille les joues :
            Le Canada est un très gros exportateur mondial d’AMIANTE et se bat depuis l’interdiction d’utilisation de ce produit en France et en Europe pour faire cesser cette interdiction.

            À peine l’accord signé je vous garantis que les entreprises canadiennes ne manqueront pas de faire appel à un “tribunal d’arbitrage” pour que cette “interdiction contraire à la libre-circulation” soit supprimée de toutes lois au sein de l’UE, voire même qu’une norme €uropéenne rende l’amiante obligatoire pour se “préserver des incendies”.

            Bienvenue dans le monde “bienveillant” de la libre-circulation des biens (et surtout des profits)

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            • septique // 03.08.2019 à 15h40

              Ce que vous affirmez sur l’amiante n’est pas vrai. Le premier producteur d’amiante est la Russie (voir la ville d’Asbest dans l’Oural ou continue de vivre de la plus grande carrière d’amiante à ciel ouvert du monde…entre autres).
              Il y a aussi une mine d’amiante en France.
              Le pétrole de schiste (comme celui du Vénézuela) est du pétrole il n’y a pas de pétrole propre

              Plusieurs mines au Canada ont été fermées définitivement et l’exportation de l’amiante est dirigée vers les pays du tiers-monde et l’Inde.

              C’est un chiffre d’affaire totalement marginal par rapport au contenu du CETA et les quelques mines restantes n’ont pas bonne presse dans l’ouest canadien et lUE ne reviendra pas sur l’interdition de l’amiante (qui n’est plus utilisé pour les protections contre le feu).

              Vous devriez justifier vos énoncés par des faits, des preuves.

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  • François Lacoste // 02.08.2019 à 09h43
    • septique // 02.08.2019 à 13h59

      L’Airbus A380 collectionne les pannes et c’est un pari de Airbus qui ne fonctionne pas tout simplement en face des appareils comme le Boeing 787 ou les Airbus A330 et A350 Neo.
      Les clients ne veulent plus de cet appareil.
      Pour l’Airbus A220 (ex Bombardier CS300..) Airbus a acheté l’avion pour pratiquement rien, parlez-en donc aux gens qui travaillent chez Airbus (ex-Bombardier) au Canada…la finition de l’appareil se fera à Mobile en Alabama, un état sans syndicat..un hasard. Airbus a ouvert une usine en Alabama pour servir sa clientèle américaine (fort nombreuse) et couper l’herbe sous le pied à des gens comme Trump.
      Ceci n’a STRICTEMENT rien à voir avec le CETA.
      Avec le carnet de commande de Airbus et quand on regarde les emplois disponibles à Toulouse ou ailleurs les travailleurs de Airbus ne semblent pas être près du chômage…
      L’Airbus A220 mono-couloir est le meilleur appareil de sa catégorie.

        +3

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  • Danjou // 02.08.2019 à 13h43

    Excellent article mais qui oublie d’évoquer la possibilité de recours pour les multinationales aux tribunaux d’arbitrage contenue dans le traité. Un risque majeur pour la démocratie, enfin ce qu’il en reste. La “loi privée” du plus fort s’impose donc définitivement. La seule planche de salut pour ne pas sombrer reste donc la sortie de l’UE. Et rien d’autre !

      +22

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  • Vltava // 02.08.2019 à 14h03

    Les Français auraient dû être consultés par referendum.
    il est à penser,que Macron,n’aurait pas eu envie de perdre la face face un Non.

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  • Incognitototo // 02.08.2019 à 15h42

    OK pour la dépendance qui est une vraie calamité, d’autant qu’on pourrait également citer tout ce qui se passe (de vraies guerres) autour des métaux rares, des ressources en matières premières ou énergétiques… , mais pas sûr que les influences culturelles soient un vrai danger de la mondialisation. On reste quand même libre de penser et de faire ce qu’on veut, non ?

    Par contre, je plussoie vigoureusement pour les normes comptables qui surdéterminent la pensée économique, politique et morale qu’on va en déduire.
    À ce sujet un excellent article de Franck Aggeri dans “Alternatives économiques ” : “La comptabilité, c’est politique !” : https://www.alternatives-economiques.fr/franck-aggeri/comptabilite-cest-politique/00085177

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  • Rond // 02.08.2019 à 20h17

    Ma députée de La République En Mille Morceaux – qui a voté pour – m’a répondu. Tout est bien dans le meilleur des mondes. Une larme me vient tant c’est beau. D’ailleurs, “nous restons vigilants vis-à-vis du risque important que représente le pétrole issu des sables bitumineux …”. C’est dire combien elle est bien informée sur le désastre environnemental en Alberta, en particulier, sur le Canada en général, qui n’est que le 51ème état de l’ “America great again” et sur les méfaits de cette saloperie de pétrole qui requière un baril brûlé pour en extraire deux et qui ne manquera pas d’atterrir chez nous. A moins qu’elle s’en fiche complètement puisqu’elle n’a fait qu’exécuter la consigne de vote. Niveau -10 de la pensée libre.
    Le CETA est issu du même baril, qui nous tuera tous. Ce n’est peut-être pas l’intention mais ça en prend sacrément le chemin. En ce qui concerne notre indépendance et notre industrie, ce ne sont plus que pieux souvenirs. A qui le tour ?

    Est-ce vraiment de cela dont la planète a besoin ?

    Tenez bon !

      +13

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    • septique // 03.08.2019 à 23h50

      le Canada en général, qui n’est que le 51ème état de l’ “America great again”..

      Le premier client des USA..le Canada..le premier client du Canada..les USA…600 milliards de $ chaque année dans les 2 sens le premier marché du monde..plus de 1200 milliards de $…

      Renseignez-vous

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      • Véro // 04.08.2019 à 10h17

        Dire que le Canada est le 51ème Etat des USA c’est justement souligner l’importance des liens qui existent entre le Canada et les USA, donc oui forcément aussi, l’importance première des liens commerciaux.

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  • RGT // 03.08.2019 à 08h26

    “une intégration européenne plus poussée, et donc la force que celle-ci donnerait aux exportations (et donc aux normes) de l’UE serait un « levier » pour imposer « nos valeurs » partout dans le monde.”

    L’immense majorité des “normes” nationales sont conçues pour faire du protectionnisme en spécifiant des points qui sont en totale opposition (ou en totale incompatibilité) avec d’autres normes nationales étrangères prévues pour avoir les mêmes effets.

    Quand deux (ou plusieurs) pays décident “d’harmoniser” leurs normes, cela se fait systématiquement en faveur de celui qui a le plus de poids industriel au détriment du (ou des) plus faibles.

    En conséquence, les entreprises du pays le plus faible qui avaient (on peut discuter longuement concernant les marchés captifs que ça engendre et empêchant l’innovation ou l’amélioration de la qualité) se retrouve littéralement dévoré par le plus gros, avec ses entreprises qui ferment en cascade et la population qui se rerouve sans moyens de subsistance.

    De même, les droits de douane, censés compenser les différences de coût et permettre à l’industrie locale de perdurer (on peut aussi discuter des profits des propriétaires de ces industries) sont peut-être gênants mais permettent de préserver aussi l’emploi local en le finançant ou en le subventionnant en partie avec les taxes à l’importation.

    Dans le cas du CETA, les canadiens sont alignés sur les normes US et les €uropéens seront donc obligés de s’aligner sur les USA sans que ces derniers ne changent quoi que ce soit car ils ne sont pas signataires de cet accord, bien qu’en bénéficiant sans y toucher grâce aux accords qu’ils ont signé avec le Canada.

    Donc, les USA pourront exporter sans entrave vers l’UE mais le contraire sera impossible.

    Ça s’appelle du billard en maîtrisant les rebonds sur les bandes.

    Le Donald se frotte les mains.

      +12

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    • septique // 03.08.2019 à 23h45

      Donc, les USA pourront exporter sans entrave vers l’UE mais le contraire sera impossible….

      Ce que vous dites n’est pas vrai…Les produits doivent être manufacturés ou produits au Canada exclusivement, rien d’autre. Il n’y a pas ce que l’on nomme du ‘transborders’.

      Les produits canadiens ne sont pas alignés sur les normes américaines je pense entre autre au secteur de l’agriculture, le secteur pharmaceutique, etc, mais pas seulement et il existe de plus des règles par province au Canada (ou états aux USA).

      Je serais curieux de lire les références qui appuient votre argumentation. Merci à l’avance de nous les communiquer.

        +0

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      • Véro // 04.08.2019 à 10h51

        Oui c’est vrai que tous les produits ne sont pas exportables.
        Mais que signifie produit au Canada ?
        En fait c’est assez compliqué car pour de nombreux produits, il existe des éléments qui sont produits dans d’autres pays.
        Le traité énonce par conséquent des règles d’origine, qui sont complexes, et les exportateurs doivent remplis une déclaration d’origine.
        Ces règles sont dans le Protocole sur les règles d’origine et les procédures d’origine
        http://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-10973-2016-ADD-6/fr/pdf

        Article 2
        Exigences générales
        1. Aux fins du présent accord, un produit est originaire dans la Partie où a eu lieu la dernière
        production si, sur le territoire d’une Partie ou sur le territoire des deux Parties conformément à
        l’article 3, le produit, selon le cas :
        a) a été entièrement obtenu au sens de l’article 4;
        b) a été produit exclusivement à partir de matières originaires;
        c) a fait l’objet d’une production suffisante, au sens de l’article 5.

          +0

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        • Véronique // 05.08.2019 à 12h24

          J’ajoute que “produit au Canada”, ça n’est pas synonyme de “produit par des Canadiens”.
          Le même constat est valable pour beaucoup de choses.

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  • jules Vallés // 03.08.2019 à 09h25

    “dès lors que se généralise le libre échange, ce ne sont pas seulement des biens qui arrivent, mais aussi des cultures, des modes de vie, des manières de comprendre le monde et la société.”
    Et non le moindre, des champignons, des plantes, des insectes vecteurs de maladies, des virus et autres bactéries…..

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  • Geo // 06.08.2019 à 18h24

    Fritz,
    Complètement d’accord avec vous. Il paraît essentiel de définir la mondialisation et le libre-échange et leurs conséquences aux élèves.
    Par contre, quel rapport avec l’anglais? Je ne pense pas que les élèves à qui la Principale a enseigné l’anglais aient forcément soutenu mondialisation et le libre-échange par la suite ou aient décidé d’aller travailler en Malaisie. Si aujourd’hui de nombreuses personnes n’ont pas encore conscience des effets du libre-échange, il est peut-être possible qu’il y a 20 ans ces sujets étaient encore moins maîtrisés. Ne faudrait-il donc pas le remettre dans le contexte de l’époque?
    Il y a autant de chance que ces élèves aient appris l’anglais, leurs permettant de s’informer correctement et peut-être justement de ne pas “foutre le camp” (cf le commentaire de Marie Pan-Pan). Tout cela pour dire que l’instrumentalisation des langues n’a rien de bon, aujourd’hui comme il y a 20 ans. Apprendre une langue (anglais ou autres) est simplement une chance et chacun est libre d’en faire ce qu’il veut…

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