Les Crises Les Crises
22.juillet.201922.7.2019 // Les Crises

Comment démanteler la rentabilité absurde des armes nucléaires

Merci 125
J'envoie

Source : The Intercept, Jon Schwarz

Un missile balistique intercontinental Minuteman 3 non armé, lancé lors d’un essai depuis la base aérienne de Vandenberg, en Californie, le 26 avril 2017. Photo: Senior Airman Ian Dudley/U.S. Air Force via AP

Le Bulletin des Scientifiques de l’Atome a récemment réglé son Horloge de l’Apocalypse deux minutes avant minuit – soit le point le plus proche de l’auto-destruction jamais atteint dans l’histoire du nucléaire.

Mais les armes nucléaires représentent plus qu’une simple menace terrifiante envers chaque être vivant sur Terre. Depuis des décennies, elles sont également une source juteuse de profit.

Un nouveau rapport de PAX, une organisation pacifiste néerlandaise, fait la lumière sur la ô combien profitable fabrication d’Armageddon par les multinationales, tout en nous fournissant une feuille de route pour éloigner l’argent du domaine de la destruction massive.

Le rapport de PAX identifie un total de 116 milliards de dollars placés aujourd’hui dans des contrats entre gouvernements et secteur privé pour concevoir, construire et maintenir l’arsenal nucléaire mondial. Le chiffrage actuel pourrait en fait être bien plus élevé, puisque chacune des neuf puissances nucléaires maintient un certain degré d’opacité sur leurs programmes nucléaires. « L’on connaît ce que l’on arrive à tracer », dit Susi Snyder, la principale auteure du rapport, « mais il y a définitivement plus au-delà ».

Par conséquent, beaucoup de puissantes entreprises ont avantage à pousser les gouvernements à développer leurs arsenaux nucléaires. Dans une récente conférence actionnariale, un directeur général de la banque d’investissement Cowen Inc. interrogea le PDG de Raytheon, l’un des fournisseurs nucléaires répertoriés par PAX. « Nous sommes sur le point de quitter l’INF [Intermediate Range Nuclear Forces Treaty] [Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, NdT], tout comme la Russie », a dit le directeur général, avant de se demander avec enthousiasme si cela signifiait que « nous aurons réellement un budget de défense qui profitera vraiment à Raytheon ». (Ils détruiront peut-être la planète, mais au moins auront-ils passé un bon moment à créer tant de dividendes pour les actionnaires.)

Snyder pense que la décision du président Donald Trump de se retirer du Traité FNI pourrait déjà porter ses fruits pour Raytheon. Elle indique ainsi qu’au cours des trois mois suivant l’annonce de Trump sur le retrait des États-Unis de l’accord, durant l’automne dernier, Raytheon a reçu 44 contrats distincts pour missiles pour une valeur de plus de 500 millions de dollars.

En outre, le lobbying des entreprises a déjà incité les États-Unis à se lancer dans un programme de « modernisation » nucléaire – initié sous le mandat de l’ex-Président Barack Obama et développé par Trump. On estime que cela coûtera à peu près 1 200 milliards de dollars durant les 30 prochaines années. Et tandis que le mot de « modernisation » fleure bon, ce qui est planifié permettra en fait aux U.S.A des frappes de loin plus meurtrières, ce à quoi la Russie s’attelle actuellement à répondre. Le résultat final serait donc une guerre nucléaire ultra-moderne.

PAX, malgré tout, n’en est pas à conseiller le désespoir, mais plutôt à voir l’entrecroisement entre le secteur privé et l’armement nucléaire comme une potentielle faille à exploiter.

Les cinq plus gros bénéficiaires actuels des dépenses autour de l’armement nucléaire sont tous des multinationales basées aux États-Unis : Huntington Ingalls Industries (29,9 milliards de dollars), Lockheed Martin (25,2 milliards de dollars), Honeywell International (16,5 milliards de dollars), General Dynamics (5,8 milliards de dollars), et Jacobs Engineering (5,3 milliards de dollars).

Le rapport pointe également les gros contrats nucléaires signés avec des entreprises étrangères. Airbus, au siège social néerlandais, développe des missiles nucléaires pour la France. Une compagnie britannique nommée Serco a passé un contrat de 25 ans, afin d’aider la gestion et le fonctionnement de la U.K. Atomic Weapons Establishment [Fondation de l’armement atomique britannique, NdT], centre des programmes nucléaires du Royaume-Uni. Bharat Dynamics Limited, à Hyderabad, aide à la construction de deux missiles indiens à capacité nucléaire.

Parmi les centaines de contrats nucléaires on trouve quelques pépites, dans le genre folie nucléaire. Boeing a reçu 16 millions de dollars pour développer un « Récepteur de Fin de Vol » qui permettrait théoriquement aux missiles nucléaires d’être détruits après un lancement non voulu.

Cela pourrait transformer les calculs stratégiques à propos des armes nucléaires états-uniennes en un sens extrêmement nocif. Autrefois, les fausses alertes se déclenchaient dès que les missiles russes étaient tournés vers les États-Unis. Nous sommes toujours vivants aujourd’hui, cela car aucun président n’a répondu à ces alarmes, en partie parce qu’ils savaient qu’une telle réponse serait irrévocable. Si les présidents futurs croient qu’ils peuvent provoquer une fin du monde « révocable », ils seraient sans doute plus tentés d’envoyer leurs missiles nucléaires états-uniens, en réponse à une fausse alarme de plus. Pourtant, il est évident qu’aucune technologie n’est sûre à 100 %, d’autant plus lorsqu’elle est conçue par l’entreprise qui nous a apporté le 737 Max. Et il suffit d’un missile qui n’arrive pas à s’autodétruire pour que suive aussitôt une véritable guerre nucléaire.

Ça, c’était les mauvaises nouvelles. Passons aux relatives bonnes nouvelles…

PAX fait partie de la Campagne Internationale pour l’Abolition des Armes Nucléaires [International Campaign to Abolish Nuclear Weapons, ICAN], qui remporta le Prix Nobel de la Paix en 2017. ICAN a joué un rôle clef dans la promotion du Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires [Treaty on the Prohibition of Nuclear Weapons, TPNW] qui fut adopté cette année aux Nations Unies et donc, prêt à la possible ratification des États membres.

La stratégie d’ICAN avec le TPNW est rusée. Ils n’envisagent pas de convaincre les puissances nucléaires afin qu’ils abandonnent leur armement. Ils visent plutôt la persuasion des pays sans nucléaire, afin qu’ils ratifient le traité. Ces pays ne pourront plus par la suite acquérir d’armes nucléaires – ne pourront même plus les faire transiter ou permettre leur production dans leur territoire.

Si tout se passe conformément à leur plan, ils arriveront lentement à resserrer leur nœud coulant autour des puissances nucléaires. Si les Pays-Bas ratifient le TPNW, Airbus ne pourra dorénavant plus construire les missiles nucléaires français. La compagnie italienne Leonardo, qui prête également main-forte au programme nucléaire français, se verrait elle aussi bloquée si l’Italie ratifie ce traité.

Mais au-delà de ces restrictions légales, l’ICAN aspire à ce que les actions qu’elle mène dans les pays du TPNW puissent créer, pays par pays, un véritable tabou sociétal pesant sur les armes nucléaires, qui contraindrait fortement les sociétés du secteur privé, voire les actuels États nucléaires. Si cela peut nous sembler utopique, rappelons-nous que des tabous de ce genre furent effectivement créés autour des armes biologiques et chimiques, tout comme autour des mines et des roquettes à sous-munitions. Il y a, toujours et dans chaque cas, des pays problématiques, mais ceux-ci subissent un opprobre sans cesse croissant, et on se plaît à imaginer qu’un éventuel respect permanent de chacune de ces limitations est possible.

PAX relève aussi que le TPNW a déjà contribué à la stigmatisation entourant les armes nucléaires, alors que deux énormes fonds de pensions étaient cédés à des fabricants d’armes nucléaires. Le Fonds de Pension du Gouvernement Norvégien, le deuxième plus grand fonds de pension au monde, a vendu les investissements qu’il plaçait, entre autres compagnies, dans Huntington Ingalls, Lockheed Martin, Airbus, et Boeing. Le fonds de l’administration néerlandaise ABP, au cinquième rang mondial, s’est aussi débarrassé de ses investissements dans l’industrie de l’armement nucléaire. « Les changements sociétaux s’appliquent aussi au niveau international », indiqua un cadre d’ABP ; autrement dit : « les armes nucléaires ne s’adaptent plus à notre politique d’investissement soutenable et responsable ».

Cette manière de voir se taille peu à peu un chemin par-delà l’Atlantique. En janvier dernier, une proposition de loi fut introduite dans la législature de l’État du Massachusetts, requérant que les fonds de pension de l’Etat ne soient plus consacrés aux fabricants nucléaires. La ville de Cambridge en a fait autant. Ojai, en Californie, ne réalisera plus aucun investissement dans les fabricants ou les financeurs d’armes nucléaires.

« Si Lockheed Martin peut stopper sa production de roquettes à sous-munitions pour éviter la perte d’investisseurs dans toute l’Europe », dit Snyder, « c’est la preuve que l’on peut faire bouger les entreprises… C’est un processus de longue durée, mais on peut l’accélérer davantage qu’avec les gouvernements ».

Et c’est là le but du rapport de PAX : il n’a pas été créé pour servir de conduite passive, mais pour mettre dans les mains des activistes les informations de base, de sorte qu’ils puissent exercer le pouvoir du bon sens.

Source : The Intercept, Jon Schwarz, 04-05-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Catalina // 22.07.2019 à 08h09

Devant l’avidité et le penchant des usa aux massacres de masse, au pillage, et à l’ingérence à tous les niveaux, ainsi que leur tendance à aller s’implanter chez les autres, la seule solution pour un pays qui veut rester en paix est de posséder le nucléaire. Je ne parle pas ici bien évidemment de la France qui est s’asservie toute seule aux voleurs planétaires US et de l’UE qui est de plus en plus complice des voleurs-meurtriers us.

19 réactions et commentaires

  • Catalina // 22.07.2019 à 08h09

    Devant l’avidité et le penchant des usa aux massacres de masse, au pillage, et à l’ingérence à tous les niveaux, ainsi que leur tendance à aller s’implanter chez les autres, la seule solution pour un pays qui veut rester en paix est de posséder le nucléaire. Je ne parle pas ici bien évidemment de la France qui est s’asservie toute seule aux voleurs planétaires US et de l’UE qui est de plus en plus complice des voleurs-meurtriers us.

      +30

    Alerter
    • Daniel // 22.07.2019 à 09h44

      Libye : pas d’arme nucléaire : guerre
      Syrie : pas d’arme nucléaire : guerre
      Corée du Nord : arme nucléaire : pas de guerre (et même processus de paix (surtout grâce à ses voisins directs))

      La dissuasion nucléaire chère à De Gaulle est réellement efficace pour se défendre contre l’influence directe ou indirecte du géant Etats-Uniens.

      pour le nucléaire militaire : tout est dans la dose :
      Avoir un peu de dissuasion permet d’assurer une survie à court terme (juste 1 ou 2 bombe suffise)
      par contre un excès de dissuasion (USA – Russie principalement) peut amener à la guerre pour “utiliser/dépenser” ces sommes folles qui ont été mises en jeu !!!

        +8

      Alerter
      • Danyel // 22.07.2019 à 21h15

        Il est complètement fou d’utiliser des armes nucléaires pour faire la paix! Cela démontre bien à quel point nous sommes demeurés primitifs et que nous n’avons pas évolué d’un iota depuis notre dernière transformation évolutive depuis les hommes de caverne. Tant que nous réussirons pas à changer notre gène de l’agressivité pour un gène qui tendrait à nous entendre comme une communauté d’entraide. Nous nous détruirons inéluctablement un jour, ce n’est qu’une question de temps! L’ère à la création de l’intelligence nous fera progresser vers de meilleures outils, mais elle prendra le contrôle de nos vie plus vite que l’on ne croit et ces eux qui voyageront à travers notre galaxie. Elle aura tous les capacités physiques sans obstacle pour continuer notre évolution. Car je ne crois pas que l’on survivra encore très longtemps à moins d’être hybridés avec des êtres plus évolués technologiquement voire plus enclins à se développer spirituellement pour le bien communautaire de tous. Donc je ne crois pas en l’être humain de par sa constitution actuellement. Il lui faut un changement génétique sur les attributs des traits de sa personnalité à vouloir le bien commun au lieu d’être égocentrique à pourvoir à sa propre survie. Tant et aussi longtemps que nous ne fonctionnera pas sur le modèle des colonies des fourmis ou autres, notre espèce est appelée à disparaître un jour ou l’autre!

          +1

        Alerter
        • Téji // 24.07.2019 à 20h44

          vous décrivez là l’Homo sapiens occidentalis, caractérisé par une culture où le masculin, la compétition, la violence, sont en première ligne, et qui n’est pas représentatif de l’Homo sapiens (ni de 50% des personnes qui la composent), ni dans le temps, ni dans l’espace… La culture occidentale est en train de s’effondrer, et la réaction pourrait aller vite ^^

            +1

          Alerter
  • John V. Doe // 22.07.2019 à 08h46

    Erreur de traduction, 4§ avant la fin : “deux énormes fonds de pensions désinvestissaient les fabricants d’armes nucléaires” plutôt que “deux énormes fonds de pensions étaient cédés à des fabricants d’armes nucléaires”.

    Encore merci pour le reste de cette traduction.

      +5

    Alerter
  • Mk_pro // 22.07.2019 à 09h31

    Bof, rien qu’au niveau national vous vous etes trompé. Votre argument sur Airbus est invalide, puisque c’est sa filiale spatiale française qui produit les missiles nucléaires français. Ça, combiné à un argumentaire simpliste “les-entreprises-cest-que-des-mechants-pas-beau-qui-se-goiffrent-sur-le-dos-du-pauvre-contribuable” me font douter de la pertinence de cet article…

      +2

    Alerter
  • Kokoba // 22.07.2019 à 09h36

    Hmpf, un peu trop optimiste peut-etre ?
    S’il y a un tabou effectif contre les armes biologiques/chimiques, c’est avant tout parce que ce ne sont pas des armes efficaces. Les gouvernements acceptent donc assez facilement de s’en passer.
    Mais les armes nucléaires sont , elles, très efficaces.
    Il en faudra donc un peu plus pour se débarrasser des armes nucléaires.

      +5

    Alerter
  • UnKnown // 22.07.2019 à 11h52

    L’article fait l’impasse sur la course aux armements hypersoniques, qui alimente grandement les budgets Américains en matière de production de vecteurs nucléaires. Les annonces de la Russie sur leurs nouvelles”super armes hypersoniques” n’y sont pas pour rien (quand bien même ces “super armes” seraient à vocation conventionnelle, il est impossible pour le pays visé d’avoir le temps de déterminer si le planeur/lanceur est nucléaire ou conventionnel. Donc la réplique sera forcément nucléaire)

      +3

    Alerter
  • fkinimod // 22.07.2019 à 13h25

    Pas assez de citoyens s’intéressent au sujet des armes nucléaires. Je suis pour un referendum sur ce sujet. Plus généralement, il faudrait avoir des débats sur les priorités des dépenses de recherche. Par exemple: vaut-il mieux soulager les douleurs de l’arthrose de millions de gens ou bien sauver quelques victimes de maladies rares. Vaut-il mieux dévier les comètes ou aller découvrir Mars?

      +1

    Alerter
    • Olivier77 // 22.07.2019 à 18h27

      Il se pourrait que d’ici 2050 tous ces questionnements deviennent caduques. Sans pétrole, nos sociétés sont vouées à s’effondrer car trop complexes et dépendantes.
      L’épisode Gilets Jaunes n’est qu’un avant goût des contraintes qui vont peser sur notre civilisation. Nous ne pouvons plus offrir des perspectives de croissance sans s’enfoncer plus loin dans un désastre écologique.
      Se demander si l’on pourra soulager l’arthrose alors que l’on va manquer simplement d’eau potable est criant de l’erreur actuelle. La conquête de Mars aussi noble soit cette percée scientifique ne sera qu’un hochet pour hypnotiser le populo avant le collapse.
      Et même en le sachant, c’est compliqué de faire bouger son propre cap.

        +7

      Alerter
      • septique // 22.07.2019 à 19h24

        Il y aura des carburants bien après 2050 sans aucun problème. Ce n’est pas une question de disponibilité c’est une question de prix et rien d’autre.

          +3

        Alerter
        • Olivier77 // 23.07.2019 à 00h30

          M. Septique, à combien estimez-vous de baril l’extraction d’un baril ?
          Le coût du pétrole ne le fera pas revenir une fois le stock épuisé. Pourquoi croyez-vous que les États-Unis mettent tout en œuvre pour maintenir (à prix exorbitant) leur niveau d’approvisionnement ?
          Quand disparaîtra le mirage du pétrole de schiste, que pensez-vous qu’il se passera dans le pays de la bannière étoilée ?
          c’est un miracle que ce pays tient encore debout vu les conditions de vie (pas encore assez dégradées pour une réaction violente se fasse jour).

            +3

          Alerter
          • UnKnown // 24.07.2019 à 11h29

            D’ici là (probablement 1 siècle ou plus avant la disparition totale du pétrole) les plaques de la géopolitiques mondiale auront complètement basculées, donc difficile de se prononcer sur ce qui se passera. Il est plus que probable qu’à un moment, le hausse des courts induits par la raréfaction de l’or noir rende les procédés alternatifs (Fischer-Tropsch, pétroles non conventionnels, biomasse, etc…) rentables et permette de rajouter quelques décennies supplémentaires de production.
            D’ici là les sociétés seront probablement toutes passées au full-électrique, et le plastique probablement devenu beaucoup plus cher, aura été relégué à des domaines de production plus technique.

              +0

            Alerter
  • septique pointe à l’ambassade US // 23.07.2019 à 00h47

    HAA, je m’étonnais que septique, le représentant sur ce forum,de l’OTAN des USA et leurs banques, n’interviennent pas, je met “interviennent” au pluriel, ils sont plusieurs les “septique”.
    Voyons comment il va avancer maintenant, il est malin(ils se mettent à plusieurs pour y arriver) , il commence par une évidence”Il y aura des carburants bien après 2050 sans aucun problème. Ce n’est pas une question de disponibilité c’est une question de prix “, ben oui, une question de prix, et aussi d’accés aux métaux indispensables pour tous ces forages, voir le livre “quel futur pour les métaux”…

      +6

    Alerter
    • Patrick // 23.07.2019 à 13h28

      De toute façon à partir d’un certain prix il ne sera pas rentable d’utiliser du pétrole , donc il restera dans le sol.

      On pourrait se dire que les militaires seront toujours prêts à payer encore plus cher pour mettre du kérozène dans leurs avions mais la demande étant quand même limitée , ça va faire très cher.
      A noter que le pétrole de schiste US est totalement inadapté pour produire du fuel ( donc du kérozène ) , beaucoup trop léger pour ça.

        +0

      Alerter
  • Seraphim // 23.07.2019 à 03h56

    L’horloge des Scientifiques pour l’Atome! Quelle référence ! Ce “bulletin des Atomistes”, malgré sa prétention à rassembler des sommités scientifiques est une sacré daube, une pure propagande. Que signifie ce “minuit moins 2”? De toute son histoire, elle n’a jamais été plus loin de minuit que 17mns! Créée pour faire peur et non pas pour éclairer. Dans leurs articles ils prétendent que le développement nucléaire civil chinois est un risque de prolifération qui multipliera les bombes. Qu’est-ce que cette “physique”? Comment peut-on leur accorder la moindre crédibilité ? Comme disait Crick, découvreur de l’ADN, la proportion d’imbéciles est la même dans tous les échantillons humains, y compris parmi les prix Nobel…

      +2

    Alerter
    • Evariste // 23.07.2019 à 06h21

      Crick n’a pas découvert l’ADN mais sa structure hélicoïdale..

        +0

      Alerter
      • Séraphim // 23.07.2019 à 13h09

        Remarque utile, et en plein dans le sujet! Bravo!

          +1

        Alerter
  • RGT // 23.07.2019 à 08h16

    L’idée semble bonne, mais sa réalisation sera plus délicate.

    L’inventivité des dirigeants d’entreprise est toujours stimulée pour contourner des interdictions qui les empêchent d’accroître leurs profits.

    De plus, il reste les “tribunaux d’arbitrage” qui ne manqueront pas de s’attaquer de plein fouet aux états qui décident de ne pas graver dans leur constitution des lois interdisant strictement le boycott des entreprises au nom de la “liberté de faire des profits”.

    Je reste convaincu que le seul moyen de calmer TOUS ceux (à tous les niveaux) qui profitent ou travaillent sur les armements nucléaires consiste simplement à leur faire absorber quelques milligrammes de (uranium, plutonium, polonium ou autre) et ensuite de filmer leur agonie pour que les autres comprennent.

    Tant que les décideurs ne risqueront pas leurs propres peaux absolument RIEN ne changera.

    Et ensuite, il serait AUSSI possible d’étendre cette tactique de “persuasion” à tous les pollueurs ou fabricants de produits hautement toxiques ou nuisibles à l’environnement afin de nettoyer la planète de toutes les horreurs qui sont déversées à sa surface.
    Je suis même certain que si cette menace était réelle, les actionnaires accepteraient de voir leurs profits chuter (voire même payer de leurs propres deniers) la décontamination issue de leur cupidité sans bornes.

    Il n’y a hélas aucune alternative -TINA) : Le seul moyen de “calmer” les profiteurs de mort est simplement de leur faire subir ce qu’ils imposent aux autres.

      +2

    Alerter
  • Afficher tous les commentaires

Les commentaires sont fermés.

Et recevez nos publications