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2.août.20192.8.2019 // Les Crises

Dictature clé en main dans les rues de Washington. Par Ray McGovern

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Source : Consortium News, Ray McGovern,

Nous en arrivons au stade qu’Edward Snowden qualifiait de « dictature clef en main ». Et ce mercredi soir, la clef a été tournée un peu plus dramatiquement dans la serrure. Explication de Ray McGovern.

Par Ray McGovern

Gerry Condon, Président de Veterans for Peace [Les Vétérans pour la Paix, NdT], fut conspué et traîné dans la boue, ce mercredi soir pour avoir tenté d’apporter de la nourriture aux personnes confinées dans l’ambassade vénézuélienne à Washington. Les militants postés en son sein, dont certains ont vécu dans l’ambassade des semaines durant avec la permission du gouvernement vénézuélien, protègent les locaux, face à des manifestants qui soutiennent le président auto-déclaré Juan Gaido.

Avec la permission tacite de la police de Washington et des services secrets, les manifestants ont réussi à bloquer toute entrée de nourriture dans l’ambassade. Ce mercredi soir, l’électricité fut coupée dans l’immeuble. Un militant ayant jeté une miche de pain vers une fenêtre avait auparavant été arrêté pour usage de « missile ». Et maintenant, Condon se fait malmener et coincer pour avoir lancé un concombre.

Nous en arrivons au stade qu’Edward Snowden qualifiait de « dictature clef en main ». Et ce mercredi soir, on a tourné cette clef dans la serrure de manière spectaculaire. Jusqu’à maintenant, on assistait à un processus progressif et imperceptible, comme dans la fable de la grenouille dans l’eau bouillante.

Photo et vidéo de l’arrestation de Condon (l’histoire continue ci-dessous)

Bien sûr, cela s’est déjà produit par le passé. Je citais ces mots dans un article que j’écrivais pour Consortium News le 27 décembre 2007 :

« Il y a peu de choses aussi étranges que l’indifférence calme et hautaine avec laquelle moi et mes semblables observions les débuts de la révolution nazie en Allemagne, comme depuis une loge au théâtre… Peut-être bien que cette bizarrerie peut se comparer avec celle d’aujourd’hui, des années après… »

Ces mots sont ceux de Sebastian Haffner (nom de plume pour Raimund Pretzel), qui, en tant que jeune avocat à Berlin pendant les années 1930, a vécu la prise de pouvoir des nazis, et en fit un témoignage de première main. Son fils découvrit son manuscrit après sa mort, en 1999, et le publia l’année suivante sous le titre Geschichte eines Deutschen (en français, Histoire d’un Allemand).

Le livre devint immédiatement un best-seller et fut traduit dans pas moins de 20 langues – en anglais comme « Defying Hitler » (« Défier Hitler »).

J’ai récemment appris de sa fille Sarah, une artiste berlinoise, que l’on fête aujourd’hui le centenaire de la naissance d’Haffner. Après avoir trouvé un de mes anciens articles, où je citais son père, elle m’a envoyé un mail me demandant « d’en écrire plus à propos de ce livre et de sa comparaison avec l’Amérique de Bush. … C’en est presque incroyable. »

Sebastian Haffner

Voici donc plus d’informations sur le livre d’Haffner. Plantons d’abord le décor en refaisant le point sur les possibles accointances entre ce qui se passe aujourd’hui aux États-Unis et l’ascension nazie, en soulignant combien il est « bizarre » qu’une attaque aussi frontale des droits Constitutionnels ne rencontre qu’une « indifférence calme et hautaine ».

Après avoir tu pendant deux ans et demi l’affaire explosive de la surveillance des Américains par Bush/Cheney, en totale violation du Quatrième Amendement, les hauts responsables du New York Times ont finalement décidé de révéler à ceux qui ne le savaient pas encore l’espionnage par l’administration George W. Bush de citoyens américains, sans aucun mandat de la Cour, condition pourtant requise par le FISA [Foreign Intelligence Surveillance Act, la loi sur la surveillance et le renseignement à l’étranger, NdT] de 1978. Sans mentionner la Constitution des États-Unis.

Le Times en a pourtant pris connaissance bien avant l’élection de 2004 ; mais il a cédé à la Maison Blanche, qui lui priait de cacher sous le tapis ces informations dérangeantes.

À l’automne 2005, la publication du livre du correspondant du Times James Risen, « State of War : the Secret History of the CIA and the Bush administration » [État de Guerre : Histoire secrète de la CIA et de l’administration Bush, NdT], a révélé cette surveillance sans mandat, aussi l’éditeur du Times, Arthur Sulzberger Jr., dut-il admettre qu’il ne pouvait jouer la montre plus longtemps.

Il aurait en fait été beaucoup trop embarrassant de voir le livre de Risen passer de main en main, tout en écoutant Sulzberger [le directeur de la publication du NY Times, NdT] et ses associés faire comme si cette scandaleuse histoire de surveillance ne collait pas au slogan d’Adolph Ochs, à savoir : « Toute L’Information Digne D’Être Imprimée ».

(D’ailleurs, le médiateur du Times lui-même, l’Éditeur Public Byron Calame, qualifia l’explication du journal quant à son long délai de réaction face à cette affaire comme « terriblement inapproprié ».)

Quand Sulzberger avertit ses copains en poste à la Maison Blanche qu’il ne pourrait plus attendre avant la dite révélation dans son journal, il fut convoqué dans le Bureau ovale pour tenir conseil avec le Président, le 5 décembre 2005. Bush tenta en vain de le dissuader de faire paraître cette affaire dans le Times.

La vérité aurait été révélée ; du moins, en partie.

Programme anonyme

Ce qui suit m’a frappé par son étrangeté. Le 17 décembre, lendemain de la publication par le Times de l’article dévoilant ce programme de démolition du Quatrième Amendement, le président des États-Unis a reconnu publiquement ce qui était un délit susceptible de déclencher une procédure d’impeachment.

L’autorisation d’une surveillance électronique illégale était une disposition clef du second article de l’impeachment mené contre le Président Richard Nixon. Le 27 juillet 1974, cet article et deux autres, tirés de l’impeachment, furent approuvés par des votes bipartites au sein de la Commission Judiciaire de la Chambre.

Bush, Cheney et Rumsfeld quittent le Pentagone pour la cérémonie d’adieu de Rumsfeld, le 15 décembre 2006. (Photo du Sergent l’armée de l’air américaine D. Myles Cullen)

Mais Bush privilégia une approche frontale. Loin d’exprimer des regrets, il se vanta d’avoir autorisé ces surveillances « plus de trente fois depuis les attaques du 11 septembre », tout en affirmant son intention de continuer. Le président a également dit :

« On a rappelé plus d’une douzaine de fois aux responsables du Congrès l’existence de cette autorisation et les activités qui y afféraient. »

Le 19 décembre 2005, le ministre de la Justice, Alberto Gonzales, et le directeur de la NSA de l’époque, Michael Hayden, tinrent une conférence de presse, afin de répondre aux questions que suscitait ce programme de surveillance déjà divulgué.

On demanda alors à Gonzales pourquoi la Maison Blanche avait préféré ignorer purement et simplement la loi sur le renseignement FISA plutôt que de chercher à l’amender, choisissant ainsi une approche « détournée ». Sa réponse fut :

« Nous nous sommes entretenus avec le Congrès […] afin de voir si le FISA pourrait ou non être amendé, de sorte que nous puissions traiter du mieux possible ce genre de menaces, et on nous a avertis que cela serait, sinon impossible, du moins difficile. »

C’était dirigé vers nous

On peut facilement en conclure que ce programme de surveillance était si intrusif et généralisé que, même en ces temps de peur diffuse et entretenue, il n’aurait pas obtenu d’assentiment.

Il s’est avéré que nous ne connaissions même pas la moitié de son ampleur.

Il faut garder à l’esprit que lorsque ce programme de surveillance illégale a commencé, il n’avait rien à voir avec le terrorisme, sujet qui n’est apparu sur les radars du nouveau gouvernement qu’une semaine avant le 11 septembre. … Ainsi, c’est un aspect jusqu’ici méconnu du « Programme de surveillance terroriste », à savoir que celui-ci n’était lié ni à Oussama ben Laden, ni à aucun de ses complices. C’était nous qui en étions la cause.

Nous savons que parmi les démocrates qui ont été informés du « Programme de surveillance terroriste » figurent la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi (doyenne du Comité du renseignement de la Chambre), la représentante Jane Harman et les anciens et actuels présidents du Comité du renseignement du Sénat, Bob Graham et Jay Rockefeller.

Face aux informations montrant que l’espionnage était bien antérieur au 11 Septembre, leur manque de réaction publique peut-il être interprété comme un signe de leur connaissance tacite, placée sous le sceau du secret ?

Ça a commencé avant. (photo US Navy/Preston Keres)

C’est une question importante. Les responsables parlementaires ont-ils été informés du fait qu’au temps de la première investiture de George W. Bush, la NSA convertie en « méga-aspirateur électronique » s’est mise à collecter des informations sur vous et moi, et ce malgré le FISA et le Quatrième Amendement ?

Sont-ils tous complices ? Et les leaders Démocrates sont-ils sur le point de flancher et d’accorder aux grands groupes de télécommunications (tels AT&T et Verizon) une immunité rétroactive, alors que ceux-ci ont gagné des millions en faisant la nique à la loi et à la Constitution ?

(Qwest [une plateforme en ligne de clips vidéos, NdT], à sa décharge, a tenu compte de l’avis de son directeur juridique qui a déclaré que les demandes de la NSA étaient clairement illégales.)

De quoi s’agit-il vraiment ? Les responsables du parlement n’ont-ils donc aucun sens des enjeux ?

Récemment, l’adjectif « invertébrés » est devenu en vogue pour désigner ces parlementaires démocrates – désolé pour les Invertébrés.

Les Nazis et les Collabos

Pas besoin d’être un nazi. Il vous suffit d’être un mouton.

Dans son journal, Sebastian Haffner pointe du doigt ce qu’il nomme « la docilité du troupeau », autrement dit la façon dans les Allemands ont réagi à un événement à rapprocher du 11 Septembre : l’incendie du Parlement allemand, le Reichstag, le 27 février 1933.

Haffner fut frappé de ce qu’aucune de ses connaissances « ne soit saisie par le fait que, dès lors, on puisse écouter ses discussions téléphoniques, ouvrir ses lettres, fouiller son bureau ».

Mais c’est aux hommes politiques lâches qu’Haffner réserve sa plus véhémente condamnation. Voyez-vous maintenant le parallèle qu’on peut établir avec ce que l’on vit aujourd’hui ?

Lors des élections du 4 mai 1933, peu après l’incendie du Reichstag, le parti nazi totalisa seulement 44 % des voix. Seule la « lâche traîtrise » des sociaux-démocrates et des autres partis, auxquels 56 % des Allemands avaient accordé leur voix, ont permis aux nazis de s’emparer du pouvoir. Haffner ajoute :

« En dernière analyse, c’est seulement cette trahison qui peut expliquer l’inexplicable : qu’une si grande nation, qui n’est pas constituée de couards, ait pu sombrer dans l’ignominie sans lui opposer la moindre résistance. »

Les leaders sociaux-démocrates ont trahi leurs électeurs. Ils étaient, « pour la plupart des individus convenables et sans envergure ». En mai, ces leaders chantaient l’hymne nazi ; en juin, le Parti Social-Démocrate était dissous.

Le parti catholique Zentrum, des classes moyennes, a rendu les armes en moins d’un mois, et a, en fin de compte, donné aux nazis les voix nécessaires pour atteindre la majorité de deux tiers qui a permis de « légitimer » le dictateur Hitler.

Et il en a été de même pour la droite allemande, qu’elle soit conservatrice comme nationaliste : « Mon Dieu », s’exclame Haffner, « quel spectacle déshonorable et veule que celui qu’ont joué leurs responsables à partir de 1933 […]. Ils suivaient les nazis où qu’ils aillent : dans la terreur, la persécution des Juifs […]. Ils n’ont même pas eu l’air préoccupés lorsque leur propre parti fut dissout et leurs propres membres jetés en prison ».

En résumé : « Il n’y avait pas un seul exemple de défense énergique, de courage ou de principe. Il n’y a eu que panique, fuite et désertion. En mars 1933, des millions de personnes étaient prêtes à combattre les nazis. Du jour au lendemain, elles se sont retrouvées sans chefs. … Au moment de vérité, alors que d’autres nations se soulèvent spontanément, les Allemands, collectivement et mollement, s’effondrent. Ils ont cédé et capitulé, atteints de dépression nerveuse. … Le résultat en est aujourd’hui le cauchemar du reste du monde. »

Voilà ce qui arrive quand pratiquement tous sont terrorisés.

Nos Pères fondateurs ne se sont pas montrés aveugle à cela ; c’est ainsi que James Madison a écrit :

« Je crois qu’il y a plus de cas d’atteinte à la liberté du peuple par des empiétements progressifs et silencieux du pouvoir que par des usurpations violentes et soudaines. … Les moyens de défense contre les dangers venus de l’ étranger sont historiquement devenus les instruments de la tyrannie chez nous. »

Nous ne pouvons pas dire que nous n’avons pas été prévenus.

Ray McGovern travaille pour Tell the Word, une maison d’édition de l’Église œcuménique du Sauveur dans le centre-ville de Washington. Il a été analyste de la CIA pendant 27 ans, puis conseiller présidentiel et cofondateur de Veteran Intelligence Professionals for Sanity.[VIPS, NdT]

Source : Consortium News, Ray McGovern, 09-05-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Duracuir // 02.08.2019 à 07h26

On en a le stupéfiant et massif exemple avec le Russia Gate où ce sont les gens qui devraient être les garants de la vertu démocrate qui utilisent le mensonge massif et d’ignobles méthodes maccartystes pour tenter de détruire un adversaire politique. Et le troupeau des “élites” est si terrifié qu’il n’ose s’opposer. Et le pire c’est qu’ils établissent ce fascisme au nom de l’anti fascisme.
En France, de prétendus politicards de gauche ce sont ralliés massivement au bébé-Rotschild après un authentique putsch mediarico-judiciaire qui n’a suscité à gauche que stupides ricanement partisans et passivité bovine. On vient de mutiler, MUTILER, 20 de nos concitoyens dans l’indifférence la plus répugnante, on a même eu le droit d’être avertis par l’ONU comme une vulgaire dictature pour usage excessif de la force. Pas réaction sauf la parano la plus goebbelienne de nos editocrates. Aujourd’hui, on interdit tout rassemblement d’hommage à Steve au prétexte qu’on craint les débordements ! HO, LES GENS, LE BANQUIER ET SA CLIQUE INTERDISENT DE MANIFESTER !!!!! HOUHOUUUU, REVEIIIL!!!

37 réactions et commentaires

  • Fabrice // 02.08.2019 à 06h56

    En France mais aussi en Europe, personne ne comprend ce qui se passe quand je parle de dictature c’est souvent l’incompréhension et on me sert souvent la phrase “on est pas encore chez Poutine” réalisant que le “encore” dénote qu’il y a un malaise mais pas suffisant pour provoquer la révolte et c’est bien ça le problème seul l’incompétence de nos dirigeants provoque des épisodes comme les gilets jaune mais au final quand on voit la réaction générale voir même hostile cela me fait penser au syndrome de la grenouille :

    “Si l’on plonge subitement une grenouille dans de l’eau chaude, elle s’échappe d’un bond ; alors que si on la plonge dans l’eau froide et qu’on porte très progressivement l’eau à ébullition, la grenouille s’engourdit ou s’habitue à la température pour finir ébouillantée.

    Mais le problème c’est que tout est si diffus c’est que nous ne sommes plus à même de savoir quand et comment réagir car même pour ceux qui sont conscient du problème c’est agir de manière adaptée sans voir tout cela n’être qu’un coup dans l’eau qui ne nuira qu’aux auteurs de l’action et ne servira à rien, mais au final risquer de se retrouver en ne réagissant pas dans la situation du poème :

    « Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

    Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.

    Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

    Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. »

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  • Duracuir // 02.08.2019 à 07h26

    On en a le stupéfiant et massif exemple avec le Russia Gate où ce sont les gens qui devraient être les garants de la vertu démocrate qui utilisent le mensonge massif et d’ignobles méthodes maccartystes pour tenter de détruire un adversaire politique. Et le troupeau des “élites” est si terrifié qu’il n’ose s’opposer. Et le pire c’est qu’ils établissent ce fascisme au nom de l’anti fascisme.
    En France, de prétendus politicards de gauche ce sont ralliés massivement au bébé-Rotschild après un authentique putsch mediarico-judiciaire qui n’a suscité à gauche que stupides ricanement partisans et passivité bovine. On vient de mutiler, MUTILER, 20 de nos concitoyens dans l’indifférence la plus répugnante, on a même eu le droit d’être avertis par l’ONU comme une vulgaire dictature pour usage excessif de la force. Pas réaction sauf la parano la plus goebbelienne de nos editocrates. Aujourd’hui, on interdit tout rassemblement d’hommage à Steve au prétexte qu’on craint les débordements ! HO, LES GENS, LE BANQUIER ET SA CLIQUE INTERDISENT DE MANIFESTER !!!!! HOUHOUUUU, REVEIIIL!!!

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    • Shock // 02.08.2019 à 10h14

      ” où ce sont les gens qui devraient être les garants de la vertu démocrate qui utilisent le mensonge massif”

      “garants de la vertu démocrate” : qu’est-ce que cet OVNI?

      Pourquoi est-il si difficile de comprendre que la démocratie est une fiction? Comme disait l’autre, si les élections changeaient effectivement qqch, il y a longtemps qu’elles seraient interdites.

      Maintenant si je faisais la liste des mensonges depuis 1963, on m’accuserait de “complotisme” et je serais censuré même ici sur les-crises tellement la pression est forte pour soutenir ces mensonges.

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      • jules // 02.08.2019 à 15h44

        Non !

        La démocratie, c’est un mode de gouvernement. Gouvernement PAR et POUR le peuple. En d’autres termes, en démocratie, c’est TOUJOURS le peuple qui est souverain en dernier ressort.

        Vous confondez « mode de gouvernement » et « régime politique ». Ce n’est pas parce que certains petits minables essentiellement criminels ont détourné ― ou perverti ― un mode de gouvernement pour le transformer en régime politique de plus en plus ouvertement totalitaire que ledit mode est devenu « une fiction »…

        Par contre ― et par les temps qui courent ― le laisser croire devient très intéressant… Lucratif, même : business des armes, de la terreur, surveillance, délire sécuritaire, ad libitum. ― Enfermer le corpus social dans le dégoût de lui-même. Lui laisser entendre qu’il est impuissant : « Vous n’en avez pas les moyens… » Waw !

        Mais ce n’est là qu’une grossière méthode afin de subjuguer l’ennemi.

        Macron pourrait même tirer à la kalachnikov sur ses électeurs, les détracteurs de Sainte Greta ou tout qui ne gagne pas 180 milliards d’euro chaque nanoseconde que cela ne changerait rien au principe : même subjugué, un peuple est toujours souverain en dernier ressort et le schtroumpfissime abject pourrait bien terminer son parcours comme employé d’une station service, à l’image d’un de ses illustres prédécesseurs. La tête en bas.

        Maintenant, vous pouvez soutenir qu’un peuple, lui aussi, n’est qu’une « fiction »… Jouer indéfiniment avec les mots…

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        • charles // 02.08.2019 à 18h49

          @jules, vous sacralisez ce mot “démocratie” sans remettre en question son implémentation pourtant prouvées à maintes reprises qu’elle est contre intuitive.

          Ce mot que vous brandissez et criez à corps et à travers n’a pas de sens si dans les faits ses principes ne sont pas respectés.

          Hors c’est très justement ce que l’on constate.

          JE me fiche de savoir si je vis en système démocratique si par ailleurs c’est un élément du décorum de mon exploitation par les riches et pour les riches.

            +7

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        • Shock // 03.08.2019 à 08h51

          “Maintenant, vous pouvez soutenir qu’un peuple, lui aussi, n’est qu’une « fiction »… Jouer indéfiniment avec les mots…”

          Sophisme, aucun intérêt. Vous me faites tenir des propos que je n’ai jamais tenus.

          Je soutiens qu’il n’y a de démocratie que politique ET économique. Dans ce sens, aucun pays n’est démocratique et par conséquent la démocratie est une fiction. Même si on s’en tient à la seule démocratie politique, elle n’est nulle part en vigueur. Le pays qui s’en rapproche le plus est la Suisse, mais même là-bas il faut avoir des sous et/ou une large base militante pour lancer une initiative ou un référendum et récolter les signatures.

          “Gouvernement PAR et POUR le peuple.”

          Par le peuple, je ne sais pas, mais pour le peuple attendez-vous à une surprise:

          http://www.unz.com/article/hong-kong-trial-spot/

          “En d’autres termes, en démocratie, c’est TOUJOURS le peuple qui est souverain en dernier ressort.”

          Oui comme la France après 2005…
          Donnez-moi un seul cas où le peuple français a pu décider de ses impôts, de ses taxes, des ses retraites, de ses privatisations, de son programme nucléaire, de partir en guerre… un seul!

          Oui la démocratie est une fiction, comme les dieux grecs. A chacun ses rêves.

            +4

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    • Tardieu // 03.08.2019 à 07h47

      Réponse à “Duracuir”

      Dites-nous, c’est une question de personne ou de régime ?

      A tout prendre, on a l’impression que c’est plutôt une question d’intérêt individuel en faisant référence à Russia Today, mais cela pourrait être valable pour Sputnik qui relaie également la propagande du FN-RN, je vous passe les OVNI ! Je m’y connecte quotidiennement lors de ma revue de presse pour actualiser mon portail.

      Vous attendez quoi au juste des “élites”, elles ont toujours soutenu le régime en place, pourquoi voudriez-vous qu’elles changent aujourd’hui ?

      C’est curieux cette fâcheuse manie qu’ont la plupart des gens de ne vouloir voir que les aspects de la réalité qui les arrangent ou leur permettent d’avoir bonne conscience.

      Cela dit, si la dictature creuse son sillon, c’est peut-être parce qu’en face elle ne trouve aucune force organisée suffisamment puissante pour faire entendre sa voix et contester son pouvoir, le régime en place…

        +2

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      • charles // 03.08.2019 à 09h46

        > Vous attendez quoi au juste des “élites”, elles ont toujours soutenu le régime en place, pourquoi voudriez-vous qu’elles changent aujourd’hui ?

        Non, c’est trop général. Une certaine élite, qui s’est donné les moyens de s’accaparer l’espace médiatique.

        > C’est curieux cette fâcheuse manie qu’ont la plupart des gens de ne vouloir voir que les aspects de la réalité qui les arrangent ou leur permettent d’avoir bonne conscience.

        Non ce n’est pas curieux. Le cerveau veut le confort, si il doit passer par une fantaisie, un mensonge, un travestissement de la réalité, c’est ce qu’il fera.
        Le job ultime du cerveau c’est de participer à la survie, l’analyse, la pensée, et la logique ne sont que des moyens pour atteindre cet objectif.

        > Cela dit, si la dictature creuse son sillon, c’est peut-être parce qu’en face elle ne trouve aucune force organisée suffisamment puissante pour faire entendre sa voix et contester son pouvoir, le régime en place…
        Les mêmes qui appellent à participer à un RIP dont on sait d’avance qu’il sera enterré et qu’il laissera pour le descendant au pouvoir quelques traces de ses opposants.

        Qu’on s’attache déjà à faire tomber les rêves et à remettre en route notre cerveau pour penser autre chose que la dernière saloperie marketing à la mode.

          +4

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    • Robert // 04.08.2019 à 17h15

      Oui. L’ indifférence d’une majorité de français devant les conséquences de la répression des Gilets jaunes est proprement stupéfiante… et inquiétante. Indifférente due à la bêtise ou à la lâcheté ?

        +2

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  • Catalina // 02.08.2019 à 08h07

    “on n’a rien compris, on discutait tranquillement assis sur la place de la mairie, nous étions 3, quand la police a surgit et nous a obtempéré de nous disperser”, ça se passe en France, à Annemasse. Tiens, ça me fait penser à ma mère qui me racontait qu’en Hongrie, un “attroupement” de 3 personnes était interdit. C’était en 1954, dans l’ancien bloc de l’Est.
    Je dis ça…
    D”autres signes : au travail personne ne parle des mutilations des GJ, je suis atterrée de voir cette “passivité” alors même que des compatriotes sont mutilés. “Qui ne dit mot consent”.

      +62

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    • Tardieu // 03.08.2019 à 07h23

      Demandez-vous pourquoi, il y a bien une ou des explications à cela, non ?

        +1

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  • RGT // 02.08.2019 à 08h13

    Nous vivons en France dans une dictature “molle” depuis la trahison de Mitterrand de 1983.

    Trahison qui devait d’ailleurs avait dû être planifiée bien longtemps avant 1981 j’en suis certain.

    Mais il faut reconnaître que ces dernières années ont vu cette mollesse se durcir progressivement, particulièrement depuis les manifs pacifiques contre la “réforme des retraites” de ce cher Narközy.
    S’il s’était simplement contenté de dire “j’en ai rien à foutre de l’opinion de la population”, ses successeurs, particulièrement avec Adolf Valls, ont allègrement franchi le Rubicon de la violence illégitime d’état pour faire passer en marche forcée leurs décisions dictatoriales sans aucun respect de la population.

    Quand on constate que le bisounours Navalny, “principal opposant de Poutine”, se réjouit de ne pas avoir été arrêté par la police française et que le sanguinaire ogre mangeur d’enfants Poutine appelle les autorités françaises à la modération dans la répression des manifestations populaires on ne peut que se poser des question.

    Et ne vous en faites pas, avec “l’état d’urgence irrévocable” ça ne fait que commencer.
    Les terroristes et autres ennemis de la populations peuvent vaquer tranquillement à leurs occupations, toutes les “forces de sécurité” sont concentrées sur la sauvegarde des fesses de “nos” élites et quelques attentats seraient les bienvenus car ils permettraient de justifier de nouvelles couches de lois liberticides tout en diminuant le nombre de citoyens scandalisés par le comportement de “nos” dirigeants.

    Castrat-gneur a les mains libres pour éborgner, manchotiser ou émasculer.

      +36

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    • jop // 02.08.2019 à 08h53

      « Quand on constate que le bisounours Navalny, “principal opposant de Poutine”, se réjouit de ne pas avoir été arrêté par la police française »
      Avez-vous une source s’il vous plaît ?

        +6

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  • Fritz // 02.08.2019 à 08h18

    Comparaison audacieuse, mais assez justifiée, de Ray McGovern entre l’incendie du Reichstag et les attentats du onze septembre, entre la « Loi pour la protection du Peuple et de l’État » qui abroge explicitement les libertés définies par la Constitution allemande de 1919 et l’USA Patriot Act. Dans les deux cas, allemand et américain, la stratégie du choc permet la mise en place d’une dictature dans l’indifférence générale.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Reichstagsbrandverordnung

      +26

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    • Shock // 02.08.2019 à 09h50

      “Comparaison audacieuse, mais assez justifiée,”

      Comparaison pas si audacieuse et pleinement justifiée quand on prend connaissance de ce développement:

      https://www.zerohedge.com/news/2019-07-31/ny-fire-commissioners-call-new-911-investigation-citing-overwhelming-evidence-pre

      “New York area fire commissioners have called for a new investigation into 9/11, claiming that “overwhelming evidence” of “pre-planted explosives…caused the destruction of the three World Trade Center buildings.””

      Les membres de la commission des pompiers de la région de New York ont demandé une nouvelle enquête sur le 911, déclarant que “des preuves écrasantes” d'”explosifs pré-installés”… ont causé la destruction des trois bâtiments du WTC.

      Reichstag puissance trois. Et avec profit pour le propriétaire. Business is business.

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      • fox23 // 02.08.2019 à 16h44

        Et encore, oubliez-vous de citer ce qui a amené cette “rébellion”.
        Depuis la fin 2018, un groupe d’avocat représentant les familles des victimes a déposé une requête auprès du procureur de New-York (district sud) l’amenant à réunir un grand jury pour examiner les causes réelles du 11/9 dans cette ville.
        Même si le quidam traîne des pieds, il fut obligé de reconnaître la valeur des arguments déployés, ce qui d’ailleurs en dit long sur les développements que certains trouvèrent bon de publier !
        ( https://lawyerscommitteefor9-11inquiry.org )

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      • Garibaldi2 // 04.08.2019 à 02h40

        Bien avant le 9/11, les agences d’espionnage US, NSA et CIA, ou le FBI (officiellement en charge du contre-espionnage), utilisaient des logiciels d’espionnage des entreprises et des citoyens tels que Magic Lantern, Carnivore, Oasis :

        https://linuxfr.org/news/magic-lantern-le-troyen-du-fbi
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Carnivore_(FBI)
        https://en.wikipedia.org/wiki/Oasis_(software)

        La Patriot Act (132 pages et de nombreux renvois) a été approuvé par le Congrès le 23 octobre 2001, et le Sénat le 24 octobre 2001, et signé par Bush Junior le 25 octobre 2001. Ceux qui pensent qu’il était peut-être dans les cartons avant le 9/11 ne sont que des complotistes !

          +0

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  • Catalina // 02.08.2019 à 09h02

    https://www.youtube.com/watch?v=RAvW7LIML60

    Démocratie(s) ? — #DATAGUEULE

    Ils nous demandent de voter mais eux-mêmes ne se présentent même plus pour voter à l’AS ….Que faut-il de plus aux gens pour voir l’arnaque ?

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    • vert-de-taire // 04.08.2019 à 12h13

      GRAND MERCI.
      Cette vidéo est excellente.
      Je passe sur le coté visuel un peu gênant (attirant) mais les propos de certains personnages sont très intéressants.

      La démocratie comme principe et non comme régime. Donc une caractérisation plutôt qu’un mode de fonctionnement. Simple prise en compte de la notion de principe qui se falsifie, se mesure (plongé) dans le réel perçu. À opposer aux valeurs qui énoncent et interdisent toute évaluation en s’accrochant aux mots, aux signifiants donc rendant impossible un aller-retour entre idées et réel. On se paie trop facilement de mots en parlant de valeurs, il n’est pas possible de confronter / évaluer une valeur à une pratique sociale. Il y a donc arnaque intellectuelle à parler de valeur.

      La démocratie comme fourre-tout : on se réfère – moi le premier – souvent au mot. En oubliant ce qu’il recouvre : une liste de principes, d’axiomes censés déterminer un cadre logique à respecter, constituant une idéologie définissant des propriétés aux “objets du monde”. Le mot ne devrait servir que de référant partagé par tous. Mais encore faudrait-il que chacun de ce tous en connaisse et partage le sens ! La réduction au vote pour qualifier un régime comme démocratique est une erreur quand ce n’est pas une escroquerie intellectuelle.

      La démocratie comme induisant le Droit et autres concepts générateurs de rapports sociaux … régulation des pouvoirs, etc ..

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  • Kokoba // 02.08.2019 à 09h36

    combien il est « bizarre » qu’une attaque aussi frontale des droits Constitutionnels ne rencontre qu’une « indifférence calme et hautaine »

    Cela s’appelle la nature humaine.

    On peut être désespéré de ce constat mais il vaut mieux regarder la réalité en face.
    Le peuple qui se révolte contre ses dirigeants, c’est très rare.
    Une révolte qui réussit, c’est encore plus rare.

    L’homme est ainsi fait qu’il va suivre ses chefs sans discuter.
    Même pour de mauvaises raisons, même pour de mauvaises actions.
    Lutter contre ce phénomène est excessivement difficile.

    On a beau graver dans le marbre de la constitution les règles les plus absolues, dès qu’ils sont au pouvoir, aucune barrière ne peut les arreter.
    Rappelons par exemple Sarkozy qui signe la constitution Européenne contre le référendum.
    Peut-on trouver pire trahison ?
    Ce jour là, le peuple de France aurait du marcher sur l’élysée mais bien sur, il ne s’est rien passé.

    Pour lutter contre ce phénomène, je ne connais aucune solution miracle.
    Le seul moyen le minimiser un peu, c’est la séparation des pouvoirs.

    Malheureusement, aujourd’hui en France, l’oligarchie représentée par Macron cumule quasiment tous les pouvoirs : exécutif, législatif, financier, médiatique. Ils détiennent aussi une bonne partie du judiciaire, du policier et du militaire.

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    • Yannis // 02.08.2019 à 19h21

      Non, cela s’appelle la lâcheté et l’hypocrisie. Réduire la “nature humaine” à cela est petit, fataliste et absolument pas constructif en ces temps où la résistance démocratique devrait prendre toutes les formes, particulièrement sur les forums de ce genre, comme dans les discours quotidiens.

      Or votre discours n’est que l’excuse des faibles, qui s’abreuvent de généralités faciles et déculpabilisantes, de désespoirs contagieux.

      Au fait, vous avez marché seul en direction le jour de l’Élysée ce fumeux jour ? Et pour la restauration de la séparation des pouvoirs, que proposez-vous ? Cela s’appelle faire de la politique et être dans le concret des choses, affronter la réalité et parfois la transformer. Par exemple dans une démocratie représentative comme celle active en France actuellement, évaluer avec pertinence les programmes et les candidats, faire un réel effort pour se tenir informé. Dans une démocratie plus directe avec le RIC par exemple, solution proposée par les GJ et qui reste pour l’instant un projet, émettre des recommendations, participer aux votations (pour copier les Suisses), bref jouer son rôle de citoyen quand c’est nécessaire, si possible pas seulement une fois tous les 5 ans.

      Mais effectivement, les citoyens-consommateurs français dans leur majorité passive se paient de morale et de lointains désirs de justice, en attendant que d’autres plus courageux se fassent brûler les ailes.

        +6

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      • vert-de-taire // 04.08.2019 à 13h28

        “Cela s’appelle faire de la politique et être dans le concret des choses, affronter la réalité et parfois la transformer. ”

        Oui mais.

        Je prends un exemple “au hasard” : les GJ. Jamais le pouvoir n’a dit que le mouvement était infondé. Il a pourtant en partie cédé ET il a été exterminé au sens élimination physique des meneurs.

        Affronter la réalité signifie dans la réalité affronter des balles de fusil et le reste, c’est à dire se faire estropier, se faire pourrir la vie voire assassiner par un outil répressif beaucoup plus puissant que quelques personnes.

        Autre exemple “au hasard” : Juan Branco. Au moyen d’une plume, démontre la collusion gouvernement-capitalistes, reçoit de multiples menaces illégales de la part du système. Affaire en cours ..

        Enfin, pour insister lourdement, Denis Robert (…, Révélation$, La Boite noire, … – les Arènes) dont ILS ont pourri la vie pour avoir dénoncé le recyclage par les plus grandes banques du monde d’argent sale dans la plus grande chambre de compensation du monde Clearstream.

        La répression d’État est proportionnelle au risque que court le vrai pouvoir en place : les ultra-riches.

        Cela fait pas mal de temps que des partis, des syndicats, des personnalités, des institutions, disent, rappellent, hurlent … ET QUE RIEN NE SE PASSE.

        “Cela s’appelle faire de la politique et être dans le concret des choses, affronter la réalité et parfois la transformer.” ET POURTANT RIEN NE SE PASSE, pourtant cela EMPIRE et pourtant tout le monde le sait.

        Faire de la politique NE SUFFIT PLUS !

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        Alerter
  • obermeyer // 02.08.2019 à 09h49

    Aujourd’hui , même les ambassades ( je pense aussi à celle de d’ Équateur à Londres où était réfugie Julian Assange ) ne sont plus respectées . L’empire sous toutes ses formes ne connait plus de limites , et fini par détruire les règles qu’il avait lui même promulgué .

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    • amro // 02.08.2019 à 22h03

      C’est le gouvernement de l’Equateur qui a laisse la police britannique penetrer a l’interieur de celle-ci.

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      • Catalina // 02.08.2019 à 23h52

        Pas le même gouvernement qui avait donné l’asile et la nationalite à Assange. Et il a été très bien soudoyé, euh, rémunéré.

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  • charles // 02.08.2019 à 09h56

    le progrès……. de la dictature

    https://www.developpez.com/actu/272071/Amazon-et-Ring-distribuent-leurs-dispositifs-de-surveillance-connectes-en-utilisant-les-agents-de-police-comme-des-representants-commerciaux/

    Amazon et sa filiale Ring, un fabricant d’équipements de surveillance à domicile incluant des produits de surveillance connectés, se sont associés à environ 200 organismes chargés de faire respecter la loi aux États-Unis […] Dans le cadre de ce partenariat, la firme de Seattle et sa filiale […] fourniraient aux autorités locales des sonnettes équipées d’une caméra qui pourront ensuite être gracieusement offertes aux populations (le boîtier de base coûte environ 130 dollars).

    Cette initiative conjointe devrait, selon ses promoteurs, permettre de lutter plus efficacement contre la criminalité et faciliter la tâche des policiers lors des enquêtes en donnant aux forces de l’ordre US l’accès aux images enregistrées par les dispositifs connectés fournis par Ring, avec le consentement des propriétaires. Par ailleurs, chaque fois qu’un utilisateur va télécharger Neighbors – l’application gratuite de la sonnette intelligente de Ring connue pour ses problèmes de profilage racial -, la police bénéficie d’une subvention pour recevoir d’autres produits du fabricant.

      +7

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    • charles // 03.08.2019 à 09h53

      décidément …. On arrête pas le progrès!

      https://securite.developpez.com/actu/272260/Aux-Etats-Unis-le-Pentagone-teste-des-ballons-de-surveillance-de-masse-pouvant-constituer-une-plateforme-de-surveillance-efficace-et-bon-marche/

      […] le Département américain de la Défense expérimente un nouveau système dédié à la surveillance de masse qui est basé sur des ballons de haute-altitude dans l’espoir que ce système puisse à terme constituer une plateforme de surveillance[…]

      […] ces tests à grande échelle se déroulent à l’heure actuelle dans six États du Midwest[…] . Une vingtaine de ballons sans pilote et alimentée par l’énergie solaire sont lancés à partir des régions rurales du Dakota du Sud et dérivent sur plus de 400 Kilomètres […]

      Ces ballons qui circulent dans la stratosphère à des altitudes allant jusqu’à 20 Kilomètres […] Ils sont équipés d’un dispositif de communication sophistiqué et de radars à la pointe de la technologie conçus pour suivre simultanément de nombreux véhicules individuels de jour comme de nuit, par tous les temps. […]

      […] Les experts du Pentagone pensent que la mise en service de ce dispositif permettra potentiellement « de rembobiner la bande pour voir exactement ce qui s’est passé, et de remonter encore plus loin pour voir qui était impliqué et d’où il venait », lorsqu’un événement se produit quelque part dans une zone surveillée.

        +2

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  • azuki // 02.08.2019 à 21h37

    Les Étatsuniens dépensent décidément une énergie folle pour surpasser les chinois dans le pire dans la répression. D’ailleurs je me demande si ce n’est pas déjà fait, et c’est largement dépassé dans d’autres domaines. Et les chinois ont des objectifs clairs au moins. Les soubresauts de la dégringolade d’un empire aux abois, c’est décidément assez hideux, surtout quand l’empire est le pays le plus violent au monde.

      +3

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    • vert-de-taire // 04.08.2019 à 13h36

      Pas de course dans ce domaine, juste des empires totalitaires qui se sentent menacés par leur population.
      Une preuve d’a-démocratie dans les 2 cas.

        +0

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  • LBSSO // 03.08.2019 à 00h43

    L’encamaradement selon S Haffner

    “Nous avons été encamaradés. Nous avons été laissés libres de nous avachir, de nous abaisser, de nous délier de tous les préceptes de la civilisation (…) et, en même temps, nous avons été soumis sans échappatoire possible à l’implacable autorité de cette autorisation. La camaraderie est totalitaire en ceci qu’elle occupe toutes les instances, tous les bastions de l’appareil psychique : les pulsions sont encamaradées, le moi est encamaradé, le surmoi est encamaradé. On n’a plus honte de rien sauf de la honte qu’on pourrait éprouver à ne pas se laisser aller comme tout le monde et à suivre, quand il vous est ordonné d’être barbare, le droit chemin. On est tout ensemble relâché et sous pression, intempérant et obéissant, libéré du joug de la moralité et enchaîné à une nouvelle norme sociale. Bref, l’instinct grégaire se déchaîne en même temps que la force vitale et c’est, plus encore que l’embrigadement doctrinal, l’amalgame inquiétant de ces deux états qui a embringué la grande majorité de la jeunesse allemande dans l’apocalypse hitlérienne. Tribalité du mal.”
    Alain Finkielkraut, Un cœur intelligent, 2009,Flammarion,p 102
    C’est dans cet excellent livre du (trop )médiatique A F que j’ai découvert Haffner.

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    • vert-de-taire // 04.08.2019 à 14h20

      La contrainte du groupe identificateur EST totalitaire quand l’appartenance au groupe s’impose comme solution, comme échappatoire à une situation aberrante. Quand tout va mal, je cherche ou la fuite ou à quel chef me soumettre.
      Alors le groupe se substitue non plus comme un de mes identifiants (dans le cercle de mes groupes d’appartenance – famille, amis, collègues, voisins et autres rapports sociaux) mais comme mode d’action par lui-même. Je ne suis plus un adhérant, je suis un individu dans l’indifférenciation du collectif (des encamaradés), je deviens soldat d’une armée.
      L’appartenance au groupe, dans ces conditions, signifie donc allégeance. Je perds mon libre-arbitre au profit de la sauvegarde collective. Comportement « naturel » de survie de l’espèce, instinct grégaire.

      Ce texte abonde dans le sens que le chaos capitaliste pousse au totalitarisme avec la prise de conscience de la catastrophe. La crise capitaliste (exponentiée à notre époque par le changement climatique planétaire, la fin des ressources faciles, les pollutions de la biosphère et l’effondrement de nombreuses espèces) invite « naturellement » au totalitarisme. C’est très clairement le choix de nos dirigeants, ici et ailleurs. Il n’existe pas une seule politique à quelque niveau que ce soit (planétaire, continentale, ..) pour remettre en cause le néolibéralisme – cause des catastrophes en cours et d’immobilisme ; explicite connivence pour faire advenir un régime totalitaire mondial.

        +2

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  • Tardieu // 03.08.2019 à 07h05

    “Sont-ils tous complices ?”

    Quelle naïveté réelle ou feinte ! Décidément ces expériences passées n’auront servi à rien à tous ceux qui continuent de s’en remettre au “clivage” droite-gauche, parce qu’ils y trouvent leur intérêt dans le cadre du régime capitaliste, l’horizon indépassable qui justifie toutes les corruptions ou qui en est la cause.

    Avant le 27 février 1933, il y avait eu les 3 et 4 août 1914 où “la « lâche traîtrise » des sociaux-démocrates” s’était déjà manifestée de manière grandiose, non ? Et depuis plus d’un siècle elle n’a jamais cessé. Et qui la cautionna durant cette longue période comme s’ils ne le savaient pas, si ce n’est principalement les classes moyennes, les intellectuels, les classes supérieures qui y trouvaient un intérêt politique pour assurer la stabilité du régime honni par la majorité des ouvriers.

      +2

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    • Robert // 04.08.2019 à 17h21

      Le clivage droite-gauche n’ a plus aucun sens. C’ est désormais être mondialiste ou non qui distingue les clivages politiques !

        +0

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  • Tardieu // 03.08.2019 à 07h07

    (Suite)

    Ajoutons que l’Internationale communiste stalinisée dès le milieu des années 20, participa à cette « lâche traîtrise » et à toutes celles auxquelles les sociaux-démocrates se livrèrent ensuite.

    Si le rejet qu’ils inspirent de nos jours à l’immense majorité des classes populaires est amplement justifié, reste à reconstruire le mouvement ouvrier sur les bases saines du combat politique classe contre classe en bannissant la collaboration de classes (Dont le “dialogue social”), car c’était bien de cela qu’il s’agissait en 1914, 1933 ou de nos jours.

    Les éléments les plus conscients des classes moyennes ont un rôle important à jouer au cours de ce processus, mais force est de constater que ce n’est pas encore le cas, cela viendra n’en doutons pas, et alors on pourra sérieusement envisager un changement de régime qui passera par la rupture avec le capitalisme, la Ve République et l’UE, l’Otan, notamment.

      +2

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    • vert-de-taire // 04.08.2019 à 14h27

      Je ne suis pas si optimiste !
      Je crains au contraire passage par la case fascisme.
      C’est exactement la pente actuelle et une constante de l’histoire.

      L’enfermement néolibéral vers le chaos est volonté manifeste de nos dirigeants.
      La solution dans le chaos est le fascisme – ce n’est pas un choix.

        +0

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  • tchoo // 03.08.2019 à 13h12

    La trahison des dirigeants et la passivité des dirigés: discutant des surveillances mis en place par la NSA avec des collègues, la réponse de l’un de fortement approuvé par les autres: de toute façon moi j’ai rien à me reprocher alors je m’en fous
    Atterrant

      +2

    Alerter
  • charles // 03.08.2019 à 13h25

    et pendant ce temps là le seul syndicat de police
    qui se prétend intègre (je ne sais pas quoi en penser)
    joue les candides

    https://france-police.org/2019/08/02/policiers-assassins-des-manifestants-hurlent-leur-haine-des-policiers-en-pleine-rue-a-perpignan-le-2-aout-2019/

    castaner est probablement responsable,
    m’enfin, faudrait arrêter de faire croire
    que les gâchettes sont pressées
    par la simple pression atmosphérique ambiante.

    cette petite chanson participe de l’installation de la haine….

      +1

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