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3.août.20193.8.2019 // Les Crises

Revanchard, Boris Johnson prend la tête d’un gouvernement ultra-libéral et utra-brexiter

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Source : Grey Britain, 25-07-2019

« LE DERNIER PREMIER MINISTRE DU ROYAUME-UNI. »C’est ainsi que le leader des membres SNP (Scottish National Party, le parti nationaliste écossais) du parlement a qualifié Boris Johnson, le nouveau chef du gouvernement britannique. Elu par deux tiers des 160,000 adhérents du parti conservateur lundi 22 juillet, l’ancien maire de Londres succède à Theresa May, poussée à la démission. Le nouveau locataire du 10 Downing Street a saqué la moitié du cabinet de son prédécesseur pour former une équipe de Brexiters hard avec laquelle il entend bien mener la sortie de l’Union européenne, y compris sans accord.

Ce jeudi 25 juillet, il a pris la parole devant la Chambre des Communes pour présenter sa feuille de route, très marquée à droite. L’ancien maire de Londres, dont l’élection a été salué par le président des Etats-Unis d’Amérique Donald Trump, a évidemment concentré son propos sur le Brexit qui doit être effectif, selon lui, au 31 octobre 2019. Il a clairement haussé le ton face à l’Union européenne en affirmant son refus ferme et définitif du « filet de sécurité » sensé prévenir le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord, partie intégrante du Royaume-Uni, et la République d’Irlande. Ce sujet est considéré, par les Européens, comme non négociable. Mais soucieux de faire peser sur Bruxelles l’entière responsabilité d’une sortie sans accord, il s’est dit favorable au maintien sur le territoire britannique des trois millions de citoyens européens qui y résident actuellement.

Devant des membres du parlement nerveux et une opposition remontée, Boris Johnson a annoncé que le chancelier du Lancashire, ministre sans portefeuille, Michael Gove, est chargé de préparer le pays à une sortie de l’Union européenne sans accord. Condamnant le « pessimisme » de ses opposants, le nouveau Premier ministre a claironné que son ambition, pour 2050, est de faire de la Grande-Bretagne « la plus grande et plus prospère des économies en Europe, en la plaçant au coeur d’un nouveau réseau d’accords commerciaux« .

Cette ligne dure est celle sur laquelle Johnson a mené campagne en interne depuis son départ du gouvernement en juillet 2018. Son intransigeance sur la question de la frontière nord-irlandaise vise à assurer l’alliance avec les unionistes du DUP (Democratic Unionist Party) dont les 10 élus lui sont indispensables pour assurer une courte majorité de 4 voix à la Chambre des Communes. Par la voix de leur leader, Arlene Foster, les Nord-Irlandais ont fait savoir qu’ils entendent que le chef du gouvernement « renouvelle » l’accord passé par Theresa May, y compris une rallonge budgétaire de 1.5 milliards de livres…

Pour sécuriser sa majorité, « BoJo », comme le surnomment les adhérents du parti conservateur, a nommé l’ultra Brexiter Jacob Rees-Mogg leader de la Chambre des Communes, l’équivalent du ministre français des relations avec le parlement. Charge au président du très europhobe European Research Group, artisan clé de la chute de Theresa May, de tâcher de contrecarrer le très indépendant speaker (président de la Chambre) John Bercow. Rees-Mogg sera aussi, de facto, le vrai Chief Whip tory, chargé de la discipline de vote parmi les élus conservateurs. Ce sera là un rôle clé pour Johnson s’il veut éviter une nouvelle élection anticipée avant la sortie du Brexit. Si Rees-Mogg réussit, tous les espoirs lui sont permis mais les risques d’échec sont élevés et il pourrait ne pas s’en remettre.

Dans ce cabinet, très marqué à droite, Sajid Javid, un hard brexiter ultra-libéral, prend la tête de la Chancellerie de l’Echiquier, soit le poste de ministre des Finances. Partisane de la peine de mort et réputée pour son homophobie, Priti Patel rentre au Home Office, le ministère de l’Intérieur. Autre brexiter de choc, Dominic Raab prend en charge les affaires étrangères et le poste de Premier secrétaire d’Etat, devenant le numéro deux du cabinet. Un signal fort puisque Raab s’est déclaré partisan de la suspension du Parlement pour éviter que les élus des deux chambres s’opposent à une sortie sans accord.

L’opposition parlementaire semble être peu préparée à affronter ce gouvernement de combat. Répondant à Boris Johnson ce jeudi, le leader du parti travailliste, Jeremy Corbyn, a évité de parler d’un second référendum sur le Brexit alors que le Labour a décidé, très récemment, d’en faire une de ses revendications, notamment dans la perspective de l’arrivée au pouvoir de Johnson… Corbyn a, en revanche, affirmé que « pas d’accord » rime avec « pas d’acier » et « pas de voitures« , alors que la sidérurgie britannique est déjà portée disparue. Une nouvelle fois, le membre du parlement pour Islington-North semble avoir oublié de travailler ses dossiers.

La seule attaque articulée a donc été menée par le SNP qui a affirmé : « Le nouveau premier ministre du Royaume-Uni n’a pas de mandat (…) mais le gouvernement écossais (dirigé par le SNP), lui, en a un« . L’arrivée de Boris Johnson à Downing Street a relancé la perspective d’un deuxième référendum… sur l’indépendance de l’Ecosse. Or, il faudra l’accord de la Chambre des Communes pour qu’il se tienne avec une valeur légale. Et le nouveau chef du gouvernement britannique ne semble pas prêt de jouer le jeu. Il a cité les propos de son lointain prédécesseur, David Cameron, qui a affirmé que la consultation de 2014 avait clos le débat sur l’indépendance « pour une génération« . Ce sera sûrement la seule fois où Johnson se référera à son ancien rival.

Source : Grey Britain, , 25-07-2019

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RGT // 03.08.2019 à 09h05

C’est le problème des anglais, pas ne notre.

Ce battage médiatique est surtout orchestré par les €urolâtres qui ne veulent surtout pas que le brexit donne des idées à d’autres nations, ce qui aurait pour conséquence l’explosion de l’UE et la fin de leurs avantages dorés.

Économiquement, le R.U. a des débouchés commerciaux bien plus importants avec ses anciennes colonies et peut très bien se passer de l’Europe.
Donc s’il n’y a pas d’accord et que les frontières sont rétablies, avec les droits de douane et le reste, ça ne va pas beaucoup les gêner, voire même avantager le peu d’industries qui sont parvenues à survivre car elle retrouveront une certaine compétitivité locale vis à vis des produits européens qui seront taxés.
Les allemands doivent ruer dans les brancards car le R.U. était un bon client qui risque de prendre la tangente si les taxes viennent s’en mêler.

Par contre, pour les européens, l’inverse sera aussi vrai et les produits “british” vont voir leur prix grimper de 20% du jour au lendemain.

Avant de hurler sur le “fascisme” de BoJo nous devrions plutôt nous concentrer sur celui de l’€uro qui nous concerne chaque jour avec une importance largement plus grande.

Tant que la perfide Albion ne nous déclare pas la guerre ou ne nous tord pas le bras pour nous contraindre à suivre ses volontés nous n’avons PAS à nous occuper de sa politique INTÉRIEURE.

Et il en va de même pour toutes les autres nations de ce monde.

73 réactions et commentaires

  • lecrabe // 03.08.2019 à 07h48

    “L’arrivée de Boris Johnson à Downing Street a relancé la perspective d’un deuxième référendum… sur l’indépendance de l’Ecosse.”
    Comprendre:
    La réalité du Brexit devenant imminente, les européistes jettent leur dernière force dans la bataille en réactivant les réseaux pseudo-indépendantistes.

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    • Shock // 03.08.2019 à 08h23

      Pour qui connaît l’histoire de l’Ecosse (et de l’Irlande) et de l’impérialisme anglais (cf. William Wallace), l’indépendance totale de ces deux pays (il reste à libérer l’Irlande du Nord) sera une bénédiction pour leurs peuples.

        +35

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      • red2 // 03.08.2019 à 11h48

        William Wallace c’est vieux! Si on remonte aussi loin en France ce n’est pas mieux : quid de la croisade contre les albigeois? De la conquête de la Franche-Comté ? Du blocus de Mulhouse? Du mariage forcé d’Anne de Bretagne ? Du duché de Bourgogne ? Des Flandres francaise? Des sièges de la Rochelle ou de lyon? … Ces provinces annexées ont ensuite servi à construire l’Ogre Parisien que nous connaissons aujourd’hui. Et Toulouse, Strasbourg, Montpellier, La Rochelle… n’ont jamais retrouvé à l’ombre de cette imposante et encombrante capitale le rayonnement qu’elles ont pu avoir dans leur passé. Donc parler de l’Ecosse ou l’Irlande c’est bien mais comme on dit avant de parler de la paille dans l’œil du voisin…

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        • Shock // 03.08.2019 à 12h30

          Moi, je veux bien, mais l’Ecosse et l’Irlande ont toujours gardé leurs spécificité à tel point que la première a son parlement et que la seconde a obtenu son indépendance à la suite d’une guerre et que la question de l’Irlande du Nord n’est pas réglée. L’Ecosse s’est unie à l’Angleterre par un traité d’union, pas de soumission. Si les Bretons ou les Basques – par exemple – se soumettent, je ne vois pas où est la poutre. Il n’y a que les Corses qui n’acceptent pas la soumission. Nous verrons comment leur volonté d’indépendance sera traitée…

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      • Le Belge // 03.08.2019 à 12h18

        Entièrement d’accord avec Red2. Si on s’occupe de l’Ecosse et de l’Irlande-du-Nord (l’Ulster, en somme) pour tenter de dépecer le Royaume-Uni, alors on doit s’occuper de la France et rendre leur indépendance à la Corse, à la Bretagne, à l’Occitanie, à l’Aquitaine, à l’Alsace. Et si on remonte à William Wallace, alors l’Arrière-Pays flamand, l’Artois et le Hainaut méridional doivent retourner à la mère-patrie belge !
        Chacun chez-soi et les vaches seront bien gardées (proverbe français).
        Si un monde sans Londres est une bénédiction, un monde sans Paris (et les “intellectuels” qui vont avec) l’est tout autant.

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        • Shock // 03.08.2019 à 12h38

          “Si on s’occupe de l’Ecosse et de l’Irlande-du-Nord (l’Ulster, en somme) pour tenter de dépecer le Royaume-Uni”

          Je ne m’occupe ni de l’un ni de l’autre, chacun est assez grand pour s’occuper de lui-même justement.

          “dépecer”???

          Non, simplement dénoncer un traité d’union (1707 pour l’Ecosse). Oseriez-vous écrire qu’avec le brexit, le RU est en train de dépecer l’UE?!

          “alors on doit s’occuper de la France et rendre leur indépendance à la Corse, à la Bretagne, à l’Occitanie, à l’Aquitaine, à l’Alsace.”

          Moi je veux bien, mais qui est “on”? Le président, le pape, Trump, Poutine, la reine d’Angleterre?
          Avez-vous seulement songé à demander leur avis aux Bretons, aux Occitans, aux Aquitains, aux Alsaciens? Sinon c’est une nouvelle forme de dictature.

          Pour le reste, voir mon commentaire de 12h30.

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          • Sandrine // 03.08.2019 à 13h35

            Shock, la difference entre la France et l’Angleterre en la matière c’est que la première a connu la centralisation républicaine jacobine quand l’autre a gardé des structures féodales qu’elle a juste adaptées à l’ere de la révolution industrielle (qui implique alphabétisation donc une démocratisation relative)
            Voter pour l’indépendance de l’Ecosse en l’état actuel du rapport de force, c’est voter surtout pour l’indépendance de ses élites (notamment économiques)… dans le cadre de l’UE…

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        • Madudu // 03.08.2019 à 13h49

          Vous suggérez que s’il faut dépecer le Royaume-Uni, les mêmes raisons doivent pousser à dépecer la France.

          Mais pourquoi diable voulez-vous dépecer le Royaume-Uni ou tout autre état-nation ?

          À vouloir revenir à des entités féodales ou à des entités qui n’ont jamais existé (l’occitanie par exemple), je me demande quel projet politique vous portez : l’état-nation et sa communauté de destin plutôt que d’origine, son principe d’égalité devant la loi, son principe d’indépendance vis-à-vis des autres puissances et, dans le cas particulier de la France, sa souveraineté populaire, ne vous plaisent-ils pas ?

          Peut-être sans en avoir conscience, vous militez pour le projet de féodalisation de l’Europe qui est porté par l’union européiste.

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      • Touriste // 03.08.2019 à 13h34

        Bonjour,
        Ce que j’en sais de l’Ecosse se résume au film Braveheart, quelques verres de whisky, l’acteur Sean Connery, des blagues sur le kilt et c’est à peu près tout.
        Si les Ecossais veulent leur indépendance : c’est leurs oignons.
        Cependant, il doivent bien faire attention à ne pas se laisser cajoler par l’UE qui, profitant de l’euphorie générale, n’hésitera pas à attraper ce qu’il y a sous le kilt et à serrer très fort.

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      • JCH // 03.08.2019 à 21h55

        Pour qui connaît l’histoire de l’Ecosse et ne s’est pas arrêté au XIIIe siècle, les Ecossais (âgés de 16 ans et plus) ont voté sur leur indépendance pas plus tard qu’en 2014, et le taux de participation a été de près de 85%. 55% des votants ont souhaité rester dans le Royaume-Uni. Ca me paraît plus pertinent comme indicateur que William Wallace…

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    • Elie Brarbitre // 03.08.2019 à 17h33

      La “menace” d’un deuxième referendum sur l’indépendance de l’Ecosse est bien ironique et montre clairement le deux poids deux mesures de l’élite politico-médiatique. Les Catalans (c’est leur affaire) votent pour l’indépendance et hop, les leaders élus en prison. Les leaders élus écossais parlent de rompre avec le RU par un referendum (c’est leur affaire) et hop, nos zélites ont un sourire narquois.

      Quant à l’Irlande du Nord, on peut plutôt faire le lien avec les Comores. Les Comoriens ont voté à une écrasante majorité (95%) pour l’indépendance en 1974, mais la petite population de Mayotte, qui avait voté contre, a pu rester territoire français.

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      • R. // 05.08.2019 à 14h25

        Euh non. Les Catalans qui sont en prison y sont parce qu’ils ont commis des actes illégaux et pas parce qu’ils sont indépendantistes. Certains d’entre eux sont d’ailleurs indépendantistes depuis que leurs détournements de l’argent de l’état ont été dévoilés.

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        • jean pale // 05.08.2019 à 18h46

          Les principaux “actes illégaux” qu’on leur reproche, c’est justement d’avoir tenté de ne pas respecter la constitution espagnole…. Donc, oui, la comparaison de Elie est juste, et le deux poids-deux mesures de l’UE montre une fois encore que cette entité n’est en fait qu’une façade à certains intérets qui se moquent des traités que l’UE est censé promouvoir et respecter.

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  • Patrique // 03.08.2019 à 07h51

    Qualifier d'”ultra” un partisan du respect de la décision du peuple britannique qui a dit Brexit (et ni Brexit dur ni Brexit mou) disqualifie l’auteur de cette “opinion” de Grey Britain.
    Les ultras démocrates n’existent pas. Les ultras européistes, si.

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    • K // 03.08.2019 à 19h02

      Absolument. Les ultra-brexiteurs sont simplement ultra-démocrates.
      L’auteur qualifie le gouvernement d’ultralibéral avant de donner de décrire son illibéralisme : honophobie d’une ministre et volonter de suspendre le parlement…

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  • Shock // 03.08.2019 à 08h13

    Bien évidemment tout ce cirque est le résultat d’un refus d’une décision prise démocratiquement par le peuple britannique. Comme en France après 2005, mais en pis avec l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite avec la complicité de la dictature européenne, des commissaires non élus par les peuples.

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    • Shock // 03.08.2019 à 12h56

      Quelqu’un a-t-il remarqué que bj a été “élu” par les membres de son parti. Comme si macron démissionnant le prochain président français était élu par lrem!

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      • Guillaume // 04.08.2019 à 00h02

        Avez vous remarqué que le système politique anglais fonctionnait différemment du système français ?
        Donc rien de nouveau sous le soleil anglais. Le nouveau premier ministre a été élu conformément aux règles du système en place.

        La comparaison avec Macron est totalement déplacée.
        (En plus si je suis votre raisonnement, Macron est président, BoJo est 1er ministre.)

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      • Liberteprimetout // 04.08.2019 à 08h42

        Sur l élection de BoJo: pour connaître la suite, il faut raisonner par analogie avec les primaires lors de la dernière élection présidentielle française. A droite comme à gauche, les militants et sympathisants ont choisi à droite, le plus à droite et à gauche, le plus à gauche. Ce faisant, ils ont fait un choix décalé par rappirt au souhait des Français ( rappelons en effet concernant Fillon que celui ci à fléchi dans les sondages bien avant le début des affaires et que Juppé était de loin le préféré des Francais). Le résultat fut l échec des deux vainqueurs des primaires. Bo jo est l élu des militants conservateurs les plus à droite. Il ne représente pas les Britanniques dans leur ensemble
        Il va donc échoué rapidement de ce seul fait.

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        • Blabla // 12.08.2019 à 17h52

          Juppé était surtout le préféré des milieux d’affaire et des journalistes mainstream qui confondaient leur microcosme avec la volonté populaire.
          Regardez au passage, pour le respect des règles, sur le site du Conseil Constitutionnel, les soutiens qu’il a reçus (je rappelle qu’il a annonçé dès fin janvier qu’il ne serait pas le plan B et qu’il faut deux semaines pour valider un soutien) https://presidentielle2017.conseil-constitutionnel.fr/les-parrainages/parrainages-par-candidat/

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      • LowCost // 09.08.2019 à 11h50

        Le RU est un régime parlementaire, et non présidentiel comme la France.
        Donc leurs élections “Reine” sont les législative.

        Tant que la mandature est en cours, c’est le parti majoritaire qui choisi le premier ministre. Jusqu’aux élections suivantes.
        La comparaison avec la France n’as pas de sens. Ou alors celle qui peut en avoir est de comparer l’élection de M Johnson et celle d’Edouard Philippe, qui lui à été élu par… une seule personne!

          +1

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  • RGT // 03.08.2019 à 09h05

    C’est le problème des anglais, pas ne notre.

    Ce battage médiatique est surtout orchestré par les €urolâtres qui ne veulent surtout pas que le brexit donne des idées à d’autres nations, ce qui aurait pour conséquence l’explosion de l’UE et la fin de leurs avantages dorés.

    Économiquement, le R.U. a des débouchés commerciaux bien plus importants avec ses anciennes colonies et peut très bien se passer de l’Europe.
    Donc s’il n’y a pas d’accord et que les frontières sont rétablies, avec les droits de douane et le reste, ça ne va pas beaucoup les gêner, voire même avantager le peu d’industries qui sont parvenues à survivre car elle retrouveront une certaine compétitivité locale vis à vis des produits européens qui seront taxés.
    Les allemands doivent ruer dans les brancards car le R.U. était un bon client qui risque de prendre la tangente si les taxes viennent s’en mêler.

    Par contre, pour les européens, l’inverse sera aussi vrai et les produits “british” vont voir leur prix grimper de 20% du jour au lendemain.

    Avant de hurler sur le “fascisme” de BoJo nous devrions plutôt nous concentrer sur celui de l’€uro qui nous concerne chaque jour avec une importance largement plus grande.

    Tant que la perfide Albion ne nous déclare pas la guerre ou ne nous tord pas le bras pour nous contraindre à suivre ses volontés nous n’avons PAS à nous occuper de sa politique INTÉRIEURE.

    Et il en va de même pour toutes les autres nations de ce monde.

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    • Patrique // 03.08.2019 à 10h26

      Même une partie de la presse européiste est obligée de l’avouer :
      https://www.la-croix.com/Economie/Brexit-Leconomie-britannique-porte-plutot-bien-2019-07-23-1201037030

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      • NR // 03.08.2019 à 13h25

        de l’avouer … sans pour autant oublier de promettre la fin des temps en cas de no-deal brexit, et de se transformer, de manière grossière et surréaliste, en plateforme survivaliste :

        https://www.theguardian.com/money/2019/aug/03/no-deal-brexit-house-prices-jobs-prices-pensions

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      • septique // 03.08.2019 à 16h07

        Ca va tellement bien que la livre s’est dépréciée en permanence les 3 derniers mois…que je sache la GB est encore dans l’UE rien n’a changé..

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        • yoyo // 04.08.2019 à 11h25

          C’est très bien que la GBP baise en ce moment. Quand le RU quitte définitivement l’EU, j’en profiterai pour acheter les GBP. Vous ne remarquez pas la dégringolade de l’Euro face à l’USD depuis plusieurs mois ? Ca va continuer. La banque centrale du RU a encore de la marge avec leur taux, mais nous avons déjà le taux négatif. Regardez pas les difficultés des autres, mais plutôt les nôtres.

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        • yoyo // 04.08.2019 à 12h23

          C’est très bien que la GBP baisse en ce moment. J’en profiterai pour acheter le GBP quand l’RU quitte définitivement l’UE. Vous devez remarquer que l’euro baisse aussi face à USD depuis plusieurs moi et ça va continuer au delà du mois d’octobre pour le Brexit. La BCE n’a plus trop de marge, puisqu’on est déjà à taux négatif, alors que la banque centrale du RU a encore de la marge.

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        • LowCost // 09.08.2019 à 11h54

          Ah zut alors… Les salaires et produits britanniques sont donc de plus en plus compétitif à l’export.. Comme c’est embêtant. Mais pour qui tiens ?

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    • Myrkur34 // 03.08.2019 à 15h06

      Ce qui est bizarre, c’est que l’Europe était devenue exactement ce que voulait Thatcher,Major et Blair, une simple zone de libre-échange économique avec des gagnants et des perdants.
      Donc se rappeler l’origine du référendum du Brexit, une opération de politique interne de Cameron pour mettre au pas les Tories.
      Quant au taux de chômage bas vanté à satiété, cela ne doit pas être bien compliqué à obtenir entre le dégraissage administratif du pôle emploi local et le travail à zéro heure.(Vous êtes devant votre tel à attendre que le patron vous appelle quand il a du boulot). Bien sûr les belles âmes crieront qu’un boulot, c’est un boulot mais le connexe en maladies diverses et retraites minables, çà elles n’en parlent jamais sauf pour le déficit de la sécurité sociale du coin.
      Quant aux débouchés sur les anciennes colonies, à titre d’exemple Theresa May a fait une tournée sur l’arc africain anglais il y a peu, et le résultat a été “peanuts”……
      Ce qui est beaucoup plus certain, c’est que tous les investissements pour le futur sont mis en berne ou repensés.
      Le seul point positif est que la Livre baisse et qu’ils ont le contrôle de leur monnaie donc ils ont encore ce pouvoir de décision là, contrairement à nous.
      En fait le gouvernement anglais avait réussi à obtenir son Europe à la carte avec tous les avantages du marché unique, sans aucun inconvénient majeur.
      Mais que voulez vous, garder le pouvoir ou l’obtenir passe bien avant les réels intérêts du pays.

      On a hâte de lire les les clauses du traité de libre échange entre le Royaume-uni et son ancienne colonie, les Usa. :o)

        +10

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      • chr bernard // 03.08.2019 à 15h37

        “Ce qui est bizarre, c’est que l’Europe était devenue exactement ce que voulait Thatcher,Major et Blair, une simple zone de libre-échange économique ”

        Vous oubliez la problématique migratoire et l’immixtion incessante des autorités européennes (dont la cour de justice) dans la législation des Etats, à tout propos…

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        • Damien // 03.08.2019 à 18h04

          Ce n’est pas l’Europe qui est forcément responsable de l’afflux d’immigrés au Royaume-Uni. Madame Thatcher avait dans une très large mesure encouragé l’immigration pour concurrencer la main-d’oeuvre locale. Ses successeurs n’ont pas changé de cap. De toute façon, les Britanniques n’ont pas signé le traité de Schengen: ils ont des problèmes, ils ne peuvent donc s’en prendre qu’à eux-mêmes. Et pourtant, je suis loin d’être un européiste convaincu.

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          • chr bernard // 04.08.2019 à 06h46

            Un migrant qui arrive en Allemagne est destiné à devenir allemand et à “libre-circuler” en Europe à ce titre.
            Je suis un Europhobe convaincu.

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      • septique // 03.08.2019 à 16h12

        Totalement en accord avec vous surtout sur les colonies…le fait que livre baisse veut aussi dire que tout ce qui est importé augmente…Les anglais exportent 60 % de leur production en Europe.

        Pour les USA Bojo veut se coller comme une sangsue aux basques de Trump partout dans le monde.

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        • Genuflex // 04.08.2019 à 00h21

          Des sources ?
          Sinon, on dirait un commentaire de comptoir.

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          • septique // 04.08.2019 à 04h03

            Quand je donne des chiffres ils sont justes. Pour la livre c’est facile il y a des sites qui transigent les devises et pour les 60 % l’info est aussi disponible, faites votre travail

            A la différence de la majorité ici, je donne des chiffres ou des références.

            Je vous laisse avec vos amis au comptoir.

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      • Damien // 03.08.2019 à 18h12

        Pour ce qui est de l’Afrique, les Britanniques se trouvent en concurrence avec la RPC, qui n’étend évidemment pas son influence uniquement vers l’Afrique francophone. Par ailleurs, les économies australiennes et néo-zélandaises sont de plus en plus liées à l’Asie. Ce ne sera donc pas si facile de se reposer sur leur ancien empire colonial.

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      • antoniob // 04.08.2019 à 20h37

        > Ce qui est bizarre, c’est que l’Europe était devenue exactement ce que voulait Thatcher,Major et Blair, une simple zone de libre-échange économique

        pas bizarre, la Commission Européenne est depuis belle lurette une sorte de PolitBuro trans-national d’idéologie libre-échangiste. C’était l’une des clauses qui posait problème dans le texte de constitution soumis à référendum en 2005. Les traités marchands trans-nationaux affectent potentiellement plus ou moins les consommateurs, entre autres aspects purement politiques, mais les consommateurs ie, les citoyens n’ont pas voix au chapitre, pire, sont à peine informés, simplement mis devant le fait accompli.

        C’est amusant que la structure politique du libre-échangisme soit structurellement analogue à celle du communisme, càd. que les décisions sont prises en haut par une élite qui prétend savoir mieux que les gouvernés.

        et la texture éthique n’est pas meilleure que dans d’autres types d’organisation politique, le niveau de violence à finalité commerciale étant simplement un avatar des guerres coloniales. Postuler la chouetteté et les bonnes valeurs à la maison mais ne pas hésiter à faire tuer des populations et détruire des pays ailleurs….

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    • septique // 03.08.2019 à 15h58

      Économiquement, le R.U. a des débouchés commerciaux bien plus importants avec ses anciennes colonies

      Justement non..ce ne sont plus d’anciennes colonies et la plupart sont très loin, depuis longtemps ne font plus partie de l’influence britannique (Australie, Inde, NZ) et les régles du WTO devront s’appliquer a moins d’accords parfois très long à négocier

      voire même avantager le peu d’industries qui sont parvenues à survivre car elle retrouveront une certaine compétitivité locale vis à vis des produits européens qui seront taxés.

      Les industries anglaises et les zones dévastées par la politique de Maggie Thatcher ne renaîtront pas de leurs cendres car elles sont partis dans les pays du tiers-monde pas en Allemagne ou en Italie. Les mines de charbons et les aciéries la même chose.

      Les allemands doivent ruer dans les brancards car le R.U. était un bon client qui risque de prendre la tangente si les taxes viennent s’en mêler.

      Quand vous achetez des Mercédès ou des BMW (souvent du leasing) vous avez les moyens de payer des taxes et il y a des usines BMW au moins déjà en GB. Dans le secteur de la machine outil..remplacer les allemands vraiment ?

      En passant la GB importe 60 % de ce dont elle a besoin pour se nourrir provenant de l’Europe..

      Le programme de Bojo Johnson c’est l’ultralibéralisme, Singapour sur la Tamise, pouvoir se débarasser des quelques législations sociales imposées par l’UE, mettre fin au NHS (le programme de santé publique), s’abstenir des quelques règles environnementales de l’UE et se coller comme une sangsue partout dans le monde aux USA..

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      • Patrick // 03.08.2019 à 22h55

        et le commerce avec la France ?
        Bon an mal an , nous exportons pour environ 30 milliards d’euros et nous importons pour environ 20 milliards … UK est un des rares pays avec lequel nous avons un solde positif.
        Conclusion: on ferme combien d’usines en France ?

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        • septique // 03.08.2019 à 23h30

          Ne tentez pas de vous accrocher aux branches…derrière ce Brexit est le désir de la droite la plus radicale (libertarienne) de mettre fin au système social britannique (santé, retraites, etc..), de précariser ce qui reste a précariser, Singapour sur la Tamise..

          Ce sont les plus pauvres qui vont payer le prix le plus élevé…

          La Grande-Bretagne exporte 60 % de sa production en Europe, une partie importante de son PIB c’est le secteur financier qui a besoin d’un marché ouvert.

          La livre est dans le fossé et le marché immobilier londonien a baissé de 20 %..Un hasard ?

          Tout sera plus cher pour nos amis anglophones, l’alimentation, le vin, les vêtements importés d’Italie, etc, c’est leur choix.

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          • Globule rouge // 04.08.2019 à 12h39

            Ce qui est significatif, c’est la balance commerciale et les chiffres indique que la balance est favorable pour la plupart des pays europeens, le ru y importe plus qu’ils n’ y exportent.
            au final l’appauvrissement du ru aura un impact significatif sur l’economie de la zone euro

            Sinon vous savez qu’en matiere de commerce, y’a la concurrence, si le vin francais est trop cher, y’a des vins australiens chiliens etc… des produits agricoles sud-americains ou au contraire, cela peut redonner un boost de competitivite aux secteurs concernes par les importations.
            le secteur financier sera impacte negativement, mais faut pas croire qu’on peut detruire aussi simplement l’architecture financiere etablit au ru, qu’elle viendrait d’un claquement de doigt s’installer en europe.
            On parle d’un secteur dont sont dependant le ru, mais une grossse partie des entreprises de l’ue.

            l’impact negatif de tout cela le sera pour la gb et l’ue, ce n’est pas qu’une question interne a la gb. si ca se passe mal, ce n’est pas seulement le choix du ru, mais bien notre choix a tous ue + gb.

            L’UE a voulu jouer au plus con, restant intransigeant sur des points politiques qui ne pouvaient passer au ru, maintenant la gb a decide de rentrer dans ce “concours”, et dans un concours du qui est le plus con, ce dont on est sur, c’est qu’il y’a que des cons…

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            • Patrick // 04.08.2019 à 22h28

              le secteur financier anglais existait bien avant l’UE, et il existera bien après la fin de l’UE.
              Il va juste devoir s’adapter pour passer le Brexit.

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          • Dominique65 // 04.08.2019 à 17h38

            Septique, comme d’habitude tu avances des chiffres d’un ton doctoral qui sortent de ton chapeau. Il suffit d’une recherche de 10 secondes sur le web pour lire (sur le Figaro) « Le prix moyen d’un bien immobilier n’a augmenté que de 0,5% en 2018, du fait des incertitudes liées au Brexit. Un net coup de frein par rapport à 2017 où il avait grimpé de 2,6%. »

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            • septique // 04.08.2019 à 23h25

              https://www.zerohedge.com/news/2019-04-01/london-real-estate-suffers-largest-drop-decade

              Mon cher ami vous ne lisez pas à la bonne place….25 % de baisse à Londres…

              Some of weakness relates to Brexit, which is having an impact on sentiment. Consumer confidence remains close to its lowest level since 2013, according to GfK.

              The Bank of England said on Friday that mortgage approvals dropped last month. Business investment fell for a fourth quarter at the end of last year, the statistics office said in a separate report.

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      • yoyo // 04.08.2019 à 11h45

        Ne vous inquiétez pas pour les anglais ! On nous avait dit que les milliers de gens de City allaient quitter Londres pour venir en France ou en Allemagne, mais on n’a rien vu !

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      • antoniob // 04.08.2019 à 20h55

        > la GB importe 60 % de ce dont elle a besoin pour se nourrir provenant de l’Europe..

        oui et? la Bonne et Vertueuse EU voudrait affamer les britanniques?

        le discours euro-unioniste est vindicatif et punitif. Il s’agirait de faire mordre la poussière aux GB, les voir réduits à la misère. L’esprit des Hautes Valeurs Morales prônées par l’UE ?

        Je vis en Norvège, une partie des produits alimentaires est locale, protégée par des barrières douanières (lait, poisson, viande), pour le reste forte importation de fruits et légumes. Chers mais:
        – choix accepté par la population, qui préfère paye plus que de se fournir en équivalent euro-unionistes moins chers. Le mot “Union” est synonyme de “soumission sous un plus gros” dans l’esprit norvégien (4 siècles de colonisation danoise), et deux référendums “non” à une adhésion
        – on n’a pas encore vu l’UE vouloir réduire les norvégiens à la misère pour les punir de barrière douanière.
        – la NO est dans Schengen, c’est l’UE qui était solliciteur insistant. Schengen a permis à l’UE qu’une très importante proportion de lithuaniens et polonais émigrent facilement vers la Norvège, en croissance quasi-chronique (croissance démographique à la base) alors qu’ils étaient devenus un poids morts, chômage et apauvrissement , dans la katastroïka que tous les ex-états communistes ont vécu.
        L’UE devait apporter bonheur et propérité mais chez les Baltes et Polonais n’a fait qu’induire une “shock therapy” moins dramatique qu’en Russie, mais bien palpable. La Norvège, qui n’est pas dans l’UE, a absorbé une bonne partie.

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    • Guillaume // 04.08.2019 à 00h10

      Les produits british devraient prendre 3% environ suivant les règles de l’OMC.
      Vu que la livre s’est dépréciée, on ne devrait même pas voir de différence.

      Par contre pour les Anglais les produits importés seront plus chers, peut être de l’ordre de 10% en considérant une dépréciation de 6%.
      Ce sont plutôt les Allemands et tous les pays avec une balance commerciale positive vis a vis du RU qui peuvent faire un peu la tête, mais ca ne cassera pas trois pattes à un canard.
      Dans les 3 derniers mois l’Euro a perdu environ 10% face au dollars. Avez vous vu la différence?

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    • Liberteprimetout // 04.08.2019 à 08h25

      Le problème cher Monsieur, est que Bo Jo, de même que Trump et Poutine, ont pour objectif la destruction de l UE ( preuve s il en est qu elle compte pour beaucoup sur la scène internationale ). Ce faisant ils se mêlent des affaires intérieures de l UE ! En fait, pour moi, à défaut d accord, le match qui va se jouer c est lacohésion de l UE contre la cohésion du RU. Un choc frontal donc. Contrairement à ce que vous sousentendez, l UE ne se mêlent pas des affaires intérieures du RU. Par exemple elle n a donné aucune garantie à l Écosse si elle devient indépendante. Concernant l Euro, vous faites erreur. Une monnaie n est que la résultante d une situation économique et financière donnée. Un instrument de mesure en quelque sorte. Or ce n est pas la faute du thermomètre s il fait trop chaud. Si l euro est trop fort pour la France ce n est pas de la faute de l euro , cela provient du fait que notre situation économique est trop faible par rapport notamment à celle de l Allemagne. La cause est donc exclusivement franco française.

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      • yann // 04.08.2019 à 11h49

        N’importe quoi. La zone euro n’est pas une zone monétaire optimale. La valeur de l’euro s’est aligné sur l’intérêt du pays le plus puissant de la zone comme c’était largement prévisible aggravant considérablement les déséquilibres. Avant la mise en place de l’euro c’était même la France qui avait un excédent commercial et l’Allemagne qui avait un déficit . On a donc bien eu un effet de la monnaie européenne sur l’économie française. Du reste une bonne part de la force commerciale de l’Allemagne vient de son effondrement intérieur. Il est plus simple de dégager des excédents commerciaux quand la population et la demande intérieure diminue. L’Allemagne n’est pas du tout le pays en bonne santé que beaucoup de personnes dans votre genre pense qu’elle est.

        “Une monnaie n est que la résultante d une situation économique et financière donnée. Un instrument de mesure en quelque sorte. ”

        Divagation typiquement libérale qui pense que la monnaie n’est qu’un voile. On sait depuis la crise de 29 que c’est complètement faux. Mais bon continuer à débiter vos saintes croyances c’est toujours drôle de lire des culs de bénitier du libéralisme en cour d’effondrement.

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      • Robert // 04.08.2019 à 17h33

        “La cause est donc exclusivement franco-française…” M. LIberteprimetout vous manifestez clairement votre ignorance de la macro-économie ! Documentez-vous et analysez avant d’ écrire des inepties.

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      • R.C. // 06.08.2019 à 10h18

        «Poutine, [a] pour objectif la destruction de l UE »
        Le président de la Russie a bien d’autres chats à fouetter que de perdre son temps à vouloir « détruire » une structure qui génère elle-même les ferments de sa propre destruction : l’U.E. est pourrie dans ses racines et dans son génome !
        Désolé, votre affirmation n’est que le relais de la propagande Otano-brussello-macroniste…

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    • Jérôme // 04.08.2019 à 10h57

      On n’est plus en 1931.

      Aujourd’hui 55% du commerce extérieur britannique est fait avec les autres pays de l’UE. Beaucoup moins avec leurs anciennes colonies qui représentent moins de 15% du commerce extérieur britannique.
      Symétriquement, les 27 autres pays de l’UE ne font que 10% de leur commerce extérieur avec le RU.

      C’est bien pour cela que le Brexit est si difficile et douloureux pour le RU et que Boris Johnson est un kamikaze incompétent qui est en train de se crasher sur son pays et non pas sur l’UE.

      Pour l’UE, l’alerte du marché britannique peut être très douloureuse. Pour le RU, la perte du marché européen est juste mortelle.

      Un souverainiste intelligent ne serait jamais sorti unilatéralement de l’UE. Il aurait bloqué le machin de l’intérieur (le RU aurait pu s’entendre avec l’Italie de Salvini et la Hongrie d’Orban) comme De Gaulle en 1965.

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      • Guasilas // 04.08.2019 à 14h14

        Le RU ne va pas ‘perdre’ le marché européen.
        Meme si il se fait dans des condition différentes, les pays de l’UE continueront a acheter des produits du Royaume Uni et vice versa.
        La baisse de la livre permettra probablement de compenser d’éventuelles taxes, et les chose s’ajusteront. L’euro en revanche, empêche tout ajustement entre les pays membres.
        Je parierai terme sur une forte remontée de la livre vis avis de l’euro.

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      • septique // 04.08.2019 à 23h22

        Ca va tellement pour Bojo Johnson qu’il a déjà perdu la ré-élection d’une circonscription qui était détenue par les conservateurs.
        Avec le DUP (Irlande du Nord) il n’a plus qu’une majorité d’une voix à la Chambre des Communes…

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      • R.C. // 06.08.2019 à 10h34

        Il n’y a rien à « bloquer de l’intérieur » en U.E. C’est l’illusion tragique et mensongère qui a conduit quelques millions de Français “souverainistes” (assumés ou non) à voter en mai dernier pour des listes d’escrocs prétendant réformer l’Europe de l’intérieur : «pour une “autre” Europe» …
        Autant prétendre bloquer l’Otan, Al Qaida ou la CIA de l’intérieur ! On vous souhaite bien du plaisir dans cette entreprise…

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    • Dominique65 // 04.08.2019 à 17h17

      « les produits “british” vont voir leur prix grimper de 20% du jour au lendemain. »
      D’où sortent ces 20% ? Les droits de douanes mondiaux, en moyenne, des pays faisant partie de l’OMC qui, sont de l’ordre de 5%. Il suffit, si les droits de douanes sont normaux, que la Livre baisse de 5% (les européistes envisagent une baisse plus forte) pour que les produits exportés du RU ne coûtent pas plus cher aux consommateurs européens.
      https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/TM.TAX.MRCH.SM.AR.ZS

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  • TB // 03.08.2019 à 10h12

    Bref…….les perdants ne savent bientôt plus quoi inventer pour mettre les bâtons dans les roues des Brexiters. Ça devrait faire réfléchir tout les euro-béa sur la véritable nature de cette UE et en réalité la fin d’une vraie démocratie.

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  • Guasilas // 03.08.2019 à 10h24

    Si ils avaient fait partie d’un gouvernement de Gauche, Sajid Javid et Priti Patel, tous deux enfants d’immigrés, auraient été décrits comme ‘issus de la diversité’ et le gouvernement célébré pour son ouverture aux minorités.
    Comme c’est un gouvernement de droite, même si c’est critique, ils sont cités pour ce qu’ils pensent et ce qu’ils font.
    C’est un progrès.

      +19

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  • tchoo // 03.08.2019 à 13h02

    Terrible pour la suite que les seuls qui arrivent à s’opposer à L’UE et réussissent à respecter le vite des british soit des personnages de la mouvance ultra droite

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    • Grim // 03.08.2019 à 15h53

      En effet, en refusant de se rallier derrière le respect du vote des britanniques, Corbyn s’est tiré une balle dans le pied (remarque il n’est pas le seul Homme de gauche à faire ça en ce moment…).

      Quant au SNP, il s’est pris une véritable claque aux dernières élections générales, il n’est donc pas légitime pour réclamer un nouveau référendum sur l’indépendance.

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      • Patrick // 03.08.2019 à 23h37

        ça fait belle lurette que la gauche ( en UK , en France ou ailleurs ) ne respecte plus le peuple et même le déteste ( le peuple vote mal ).

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        • Grim // 05.08.2019 à 16h05

          On aurait pu espérer un changement avec Corbyn, dont la nomination a ramené beaucoup d’adhérents et de bons résultats électoraux (dans un premier temps).

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  • Patrique // 03.08.2019 à 17h18

    Plusieurs personnes parlent du SNP comme étant un parti indépendantiste. Or ce parti est séparatiste (de la Grande Bretagne) mais en aucun cas indépendantiste puisque favorable à ce l’Ecosse sois soumise à l’UE et à l’OTAN. A l’image des séparatistes catalans ou corses.

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    • tchoo // 03.08.2019 à 19h09

      Ils veulent l’indépendance pour mieux s’enchaîner eux-mêmes

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    • JCH // 03.08.2019 à 23h35

      Le SNP ne rougit pas le moins du monde à cette contradiction flagrante, dans la mesure où ça sert de prétexte à réclamer un nouveau référendum sur l’indépendance, qui est son unique objectif.

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    • Fritz // 04.08.2019 à 10h01

      @Patrique : pas exactement. En 2014, l’OTAN s’était félicitée de l’échec du SNP au référendum sur l’indépendance écossaise. Si le oui à l’indépendance l’avait emporté, un gros poisson de l’OTAN (le Royaume-Uni) aurait explosé.

      Et laissez les Catalans et les Corses tranquilles, ce n’est pas eux qui ont signé le pacte atlantique de 1949, ni mené les guerres du Kosovo et de Libye, ni signé les Traités de Rome et de Maastricht, etc.
      .

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  • Arezki // 03.08.2019 à 20h08

    L’Europe à peur de la sortie de la grande Bretagne c’est pour cela qu’elle lui complique la situation l. Europe a plus peur de la sortie du r u que l’inverse bon sang respectez le vote de britanniques

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  • Galvan // 04.08.2019 à 08h32

    Ce qui est choquant dans cette histoire c’est la quantité d’articles et commentaires de presse qui visent à démontrer la toxicité du Brexit et l’apocalypse supposée qui arrivera.

    Il y a quand même un point essentiel qui ne se discute pas : les anglais ont voté POUR le Brexit. Donc ils appliquent le Brexit. Il n’y a pas à palabrer.
    Ce qui mériterait en revanche discussions et commentaires de presse, est la forfaiture réalisée par Sarkozy suite au vote NÉGATIF des français au traité de constitution européenne.
    Nous n’avons pas voté pour cette UE dictatoriale, et les corrompus de politiques nous l’ont imposée : CA C’EST BEAUCOUP PLUS CHOQUANT !
    Il va falloir que l’on restaure la démocratie nous mêmes, et quitter cette UE in-réformable.

      +23

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  • Bertel // 04.08.2019 à 11h12

    …………….bonjour……………..
    L’Angleterre à parfaitement raison de quitter l’Europe. … une dictature imposé part des banquiers véreux. … imposé au peuple des pays
    Européens. …… les actionnaires européens se gave sûr le dos du peuple ruines les pays
    Je comprends…. leur décision. ………..
    L’Italie vont prendre la même décision. ..
    Avec les mini-bot .

      +6

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    • Jérôme // 04.08.2019 à 15h27

      L’Angleterre est depuis des siècles une oligarchie de banquiers. C’est juste que les oligarques anglais veulent diriger.

      Exactement comme les oligarques des 13 colonies de sont séparés de leur métropole en 1775/1783 non pas pour devenir démocratiques mais pour être indépendants de leur métropole et garder pour eux les fruits de leur pillage du continent nord-américain.

        +11

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  • Dominique65 // 04.08.2019 à 17h19

    Au traducteur :
    En français, 160, même avec trois zéros après la virgule, ça fait 160, pas 160 000. 😉

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  • Julie // 04.08.2019 à 20h36

    A traduire!
    A l’époque des guerres de Bush au moins, la France n’était pas dans le coup!
    https://truepublica.org.uk/united-kingdom/british-complicity-exposed-in-latest-cia-torture-unredacted-report/

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  • Thierry Saladin // 06.08.2019 à 11h54

    Bonjour,
    Ce commentaire s’adresse à l’auteur mais aussi et surtout à La Rédaction de ce site, donc à Olivier Berruyer en personne,
    Il s’avère que chaque jour qui passe le processus d’anglo-américanisation de notre langue avance toujours plus. Et sans que cela déclenche quoi que ce soit dans le pays.
    En effet, non seulement dans cet article (intéressant, je le précise) l’auteur semble oublier — mais a-t-il cherché ? — que brexiters hard s’exprime très bien en français par jusqu’au-boutistes, déterminés, résolus, voire indécrottables, acharnés, irréductibles, etc.
    Mais de plus, il y a des fautes de français dans son article, à commencer par le titre (UTRA au lieu de ULTRA).

    Si un auteur ne se relit pas assez, ou s’il laisse une coquille — ce qui arrive à tout le monde et même à votre serviteur —, il me semble que La Rédaction devrait s’imposer d’effectuer la ou les corrections nécessaires, voire d’en faire part à l’auteur.
    Mais peut-être qu’à 64 ans je suis un vieux grincheux, trop attaché à la langue française (ce dont je m’honore), laquelle est condamnée à disparaître d’ici deux ou trois générations (je pèse mes mots), si le processus actuel n’est pas très vite enrayé (et je ne vois absolument rien dans ce sens, hélas).

    Merci à la modération qui aura accepté mon commentaire.

    Cordialement à tous.
    Thierry Saladin

      +0

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