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30.juin.202130.6.2021 // Les Crises

Chasse aux sorcières : l’AP licencie une journaliste pour son activisme pro-palestinien à l’université

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Emily Wilder s’est entretenue avec BuzzFeed News après avoir été renvoyée de l’Associated Press lorsque des conservateurs ont partagé ses anciens messages sur les réseaux sociaux et ont fait mention de son activisme pro-palestinien à l’université.

Source : BuzzFeedNews
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Une diplômée de Stanford âgée de 22 ans a été licenciée par l’Associated Press mercredi, après ce qu’elle a décrit comme une « chasse aux sorcières » menée par des conservateurs, qui ont fait ressurgir ses anciens messages crtiquant Israël sur les réseaux sociaux, ainsi que son activisme pro-palestinien lorsqu’elle était à l’université.

« J’ai vraiment eu l’impression d’avoir été traînée dans la boue » , a déclaré Emily Wilder, qui a été licenciée seulement trois semaines après avoir rejoint l’AP en tant que collaboratrice aux services d’information de Phoenix. Il ne s’agissait pas d’un poste de reporter et il n’était pas question de couvrir l’actualité internationale.

Un porte-parole d’AP a déclaré à BuzzFeed News que Mme Wilder avait été congédiée pour avoir enfreint la politique de l’entreprise en matière de réseaux sociaux « pendant qu’elle travaillait pour AP ».« Nous avons mis en place cette politique afin que les propos d’une personne ne puissent pas mettre en danger nos journalistes qui couvrent le sujet », a déclaré le porte-parole.

Cependant, Wilder a déclaré à BuzzFeed News que ses rédacteurs en chef à l’AP ont refusé de lui dire lesquels de ses tweets ou posts avaient transgressé la politique de l’agence de presse. Le porte-parole d’AP n’a lui non plus pas précisé quels étaient les messages incriminés.Vendredi, plusieurs journalistes ont contesté la décision de l’AP de licencier Wilder, soulignant la réaction disproportionnée à l’encontre de leurs confrères qui affichent publiquement des opinions pro-palestiniennes. D’autres ont critiqué le fait de renvoyer des journalistes pour des anciens tweets de l’université ou du lycée.

// TWEET
Il est étonnant de voir à quelle vitesse la carrière d’une jeune journaliste talentueuse peut être étouffée par une foule sur Twitter qui a décidé de feindre l’indignation à propos de quelques tweets d’étudiants. Et si Wilder a d’une manière ou d’une autre enfreint les règles de l’AP en matière de réseaux sociaux, la solution consiste à offrir des conseils, et non à éliminer une nouvelle journaliste.
Wilder, qui est juive, a déclaré que la décision d’AP de la licencier ressemblait à une « histoire de couverture de presse bien commode pour me sacrifier en tant que dégât collatéral » après que des médias et des législateurs conservateurs l’aient qualifiée d’anti-israélienne et aient critiqué l’organisation de presse pour l’avoir engagée.

La journaliste, qui s’est d’abord entretenue avec le San Francisco Gate jeudi, a déclaré que la « campagne de harcèlement » dont elle fait l’objet a commencé lorsque les Républicains de l’Université de Stanford ont écrit, lundi, un fil de discussion sur Twitter la qualifiant d' »agitatrice anti-Israël » et soulignant ses messages et son activisme pro-palestiniens pendant son passage à Stanford.Dans un de ses posts partagé par le groupe, elle a appelé Sheldon Adelson, le défunt méga-donateur milliardaire du GOP [Great Old Party – le parti Républicain, NdT] et proche allié du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un « rat taupe nu ». Elle a également qualifié le commentateur conservateur Ben Shapiro de « petit étron » dans une tribune publiée en 2019 dans le Stanford Daily.

Le fil Twitter a évoqué ses affiliations avec Jewish Voice for Peace et Students for Justice in Palestine [deux organisations militants pour les droits de l’homme en Palestine, NdT], ainsi que sa participation à un rassemblement « Return the Birthright » [marche organisée par Jewish Voice for Peace, NdT] en 2017 à New York.Wilder a indiqué que par le passé, les Républicains de Stanford les avaient  » malmenés « , elle et ses amis, en raison de son activisme à l’université, notamment lorsqu’elle avait accueilli en 2019 un discours du dessinateur juif Eli Valley, qui critiquait ouvertement le traitement des Palestiniens par Israël

.« Je suppose qu’ils ont gardé ces captures d’écran pendant trois ans », a-t-elle déclaré. « Ils sont connus pour ce genre de tactiques mesquines et pour leur politique qui consiste uniquement à perturber la vie des autres ».

Après que les tweets soient devenues viraux, Wilder a déclaré qu’elle était secouée et préoccupée, surtout après avoir subi un déferlement de harcèlement sur le Net.« Toute femme travaillant dans le journalisme sait à quel point ces messages peuvent très rapidement devenir violents et ignobles », a-t-elle ajouté.

Cependant, elle a confié qu’un rédacteur de l’AP lui a assuré, lors d’un appel téléphonique mardi soir, que l’organisation était très préoccupée par le harcèlement dont elle était victime et qu’elle allait prendre des mesures pour y remédier.Wilder a indiqué que le rédacteur en chef lui avait assuré qu’elle n’aurait pas à subir de répercussions pour ses anciens posts ni pour le militantisme auquel elle s’était livrée à l’université avant de devenir journaliste.Au cours de cet appel, ajoute-t-elle, le rédacteur en chef lui a également suggéré de supprimer « Black Lives Matter » de sa bio Twitter, ce qu’elle a fait à ce moment-là.

Le lendemain cependant, s’est opérée « une véritable escalade » après que ses anciens messages aient été amplifiés par plusieurs médias conservateurs, dont Fox News, et par des parlementaires républicains comme le sénateur Tom Cotton.Dans un article, le Washington Free Beacon a écrit que l’embauche de Wilder « pourrait alimenter les inquiétudes quant à l’objectivité de l’AP, au vu des révélations selon lesquelles le média partageait un immeuble de bureaux avec les services de renseignement militaire du Hamas à Gaza. »

L’AP a déclaré que l’armée israélienne n’avait jusqu’à présent fourni aucune preuve pour justifier sa décision de bombarder le bâtiment qui abritait les bureaux de l’Associated Press et d’autres organes de presse internationaux à Gaza.Wilder a déclaré que mercredi après-midi, le rédacteur en chef de l’AP qui lui avait assuré qu’elle n’aurait pas à subir de conséquences pour ses anciens messages et pour son activisme, l’a appelée pour lui dire qu’elle était renvoyée immédiatement.

Selon la reporter, le rédacteur en chef lui a fait savoir « qu’il avait reçu de nouvelles informations depuis leur dernière conversation », ce qui l’a amené à examiner attentivement ses publications sur les réseaux sociaux.

La lettre de licenciement de Wilder, qu’elle a partagée avec BuzzFeed News, stipule ceci : « Comme nous l’avons évoqué, certains de vos messages publiés sur les réseaux sociaux avant de rejoindre l’AP ont refait surface ces derniers jours. Ces publications ont donné lieu à un examen de votre activité sur les réseaux sociaux depuis votre arrivée à l’AP, le 3 mai 2021. Lors de cet examen, il a été constaté que certains tweets violaient les valeurs et les principes d’information de l’Associated Press. »

La lettre rappelle que lors de sa première semaine à l’AP, un rédacteur en chef a eu un entretien avec elle et « lui a précisément expliqué ce que l’AP attend de ses journalistes en matière de réseaux sociaux. »

« Il est primordial que les journalistes travaillant pour l’Associated Press couvrent l’actualité de manière impartiale, qu’ils n’aient aucun conflit qui pourrait être perçu comme entraînant un parti pris dans les reportages et que, sur les réseaux sociaux, ils s’abstiennent de partager des opinions ou de s’engager dans toute activité qui pourrait compromettre la réputation d’objectivité de l’AP », ajoute cette lettre.Wilder a déclaré que lorsqu’elle a demandé quels posts violaient la ligne de conduite de l’AP, ni son rédacteur en chef, ni le courrier de licenciement ne lui ont apporté de réponse.

Elle a ajouté que, selon elle, aucun de ses messages sur les réseaux sociaux n’était suffisamment flagrant pour qu’elle soit pointée du doigt et limogée, et que l’AP aurait dû au préalable lui adresser un avertissement au lieu de la renvoyer sur le champ.

Face à la récente flambée de violence qui a entraîné la mort de plus de 200 Palestiniens dans des frappes aériennes israéliennes, la journaliste a déclaré avoir retweeté des articles au sujet du bâtiment de l’AP bombardé par l’armée israélienne et concernant le nombre de victimes à Gaza.Elle a également rédigé un tweet dans lequel elle s’interroge sur le langage utilisé par les médias lorsqu’ils évoquent Israël et les territoires palestiniens et sur la façon dont un côté est toujours « contrôlé et censuré ».

// TWEET
L’objectivité semble inconstante lorsque les termes fondamentaux que nous utilisons pour rapporter des informations revendiquent implicitement un droit. Utiliser « Israël » mais jamais « Palestine », ou bien « guerre » mais pas « siège et occupation » sont des choix politiques – pourtant les médias font ces mêmes choix tout le temps sans être taxés de parti pris.

Wilder a constaté que les politiques relatives à l’objectivité en matière de réseaux sociaux étaient « si imprécises, vagues et nébuleuses » qu’elles étaient « appliquées de manière désordonnée et sélective et utilisées presque systématiquement et de manière disproportionnée contre les journalistes de couleur et les journalistes qui exprimaient leur désaccord avec l’État d’Israël ».

La reporter a déclaré qu’elle était touchée par les soutiens qu’elle recevait, mais qu’elle espérait que le public reconnaîtrait que les journalistes palestiniens et de couleur subissaient depuis longtemps ce genre de représailles pour avoir exprimé leurs opinions, même lorsque « cela n’avait absolument rien à voir avec leur travail ».

Dans une déclaration publiée sur Twitter samedi, Wilder a confié que son licenciement était « un déchirement pour une jeune journaliste qui a tellement envie d’apprendre des reportages d’investigation intrépides des journalistes d’Associated Press. »« C’est terrifiant en tant que jeune femme qui a été mise à l’écart au moment où j’avais le plus besoin du soutien de mon institution. Et c’est enrageant en tant que personne juive – qui a grandi dans une communauté juive, suivi une scolarité orthodoxe et consacré ses années d’université à l’étude de la Palestine et d’Israël – que je puisse être taxée d’antisémitisme et jetée sous le bus dans le processus », a-t-elle écrit.« Bien que ces derniers jours aient été accablants, je ne me laisserai pas réduire au silence », a ajouté Wilder. « Je serai bientôt de retour. »

Source : BuzzFeedNews – 21-05-2021
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises


Déclaration d’Emily Wilder :

J’ai commencé à travailler à l’Associated Press en tant que collaboratrice aux informations, un poste de niveau junior, le 3 mai, après avoir été journaliste pendant 10 mois pour The Arizona Republic. En Arizona, j’ai couvert les nouvelles de dernière minute, les affaires criminelles et les manifestations Black Lives Matter. Je me suis forgé une réputation respectée dans la salle de presse et dans les communautés que je couvrais, et j’étais fier de décrocher un poste à l’AP.

Lundi dernier, les Républicains de l’université de Stanford ont lancé une campagne de diffamation à mon encontre, en tentant de « révéler » mon histoire déjà publique d’activisme pour les droits de l’homme en Palestine lors de ma scolarité à Stanford. J’ai été transparente avec mes rédacteurs en chef, qui m’ont rassurée en me disant que je ne serais pas sanctionnée pour mon passé militant. On m’a dit que mes éditeurs souhaitaient me soutenir alors que je recevais une avalanche de commentaires et de messages sexistes, antisémites, racistes et violents.

Moins de 48 heures plus tard, l’AP m’a licenciée. La raison invoquée est que j’aurais violé la politique de l’AP en matière de réseaux sociaux quelque part entre mon premier jour et mercredi. Dans l’intervalle, de puissants conservateurs comme le sénateur Tom Cotton, Ben Shapiro et Robert Spencer m’ont dénigrée à maintes reprises sur Internet. Lorsque j’ai demandé à mes responsables quels tweets précisément étaient en violation de la politique et dans quelle mesure, ils ont refusé de me le dire. En fin de compte, plutôt que de prendre mon faux pas comme une opportunité d’enseignement – comme c’est le but du programme d’associé de presse – il semble qu’ils l’aient pris comme une occasion de faire de moi un bouc émissaire.

C’est déchirant pour une jeune journaliste qui a tellement envie d’apprendre des reportages d’investigation intrépides des journalistes de l’AP – et de faire moi-même ces reportages. C’est terrifiant en tant que jeune femme qui a été mise à l’écart au moment où j’avais le plus besoin du soutien de mon institution. Et c’est enrageant en tant que personne juive – qui a grandi dans une communauté juive, fréquenté une école orthodoxe et consacré ses années d’université à l’étude de la Palestine et d’Israël – que je puisse être taxée d’antisémite et jetée sous le bus dans le processus.

Je suis l’une des victimes de l’application asymétrique des règles relatives à l’objectivité et aux réseaux sociaux qui ont censuré tant de journalistes avant moi, en particulier des journalistes palestiniens et des journalistes de couleur. La compassion qui a motivé mon activisme fait partie de ce qui m’a conduit à devenir une reporter engagée dans la couverture juste, critique et factuelle d’histoires sous médiatisées. Aujourd’hui, après avoir été licenciée après moins de trois semaines de travail, je dois demander quel genre de message cela envoie aux jeunes qui espèrent canaliser leur indignation légitime ou leur passion pour la justice dans des récits percutants.

Quel avenir cela offre-t-il aux aspirants journalistes qu’une institution comme l’Associated Press sacrifie ceux qui ont le moins de pouvoir au trolling cruel d’un groupe de brutes anonymes ? Qu’est-ce que cela signifie pour cette industrie quand même le fait de partager les expériences douloureuses des Palestiniens ou d’interroger le langage que nous utilisons pour les décrire soit considéré comme irrémédiablement « partial » ? Bien que ces derniers jours aient été accablants, je ne me laisserai pas réduire au silence. Je serai bientôt de retour.

Commentaire recommandé

mohamed amerkanti // 30.06.2021 à 10h09

ca signifie quoi: « on vire des gens des deux cotés ?  »
jamais un pro-israelien ne sera inquiété dans les médias pour ses positions pro-israéliennes.
Le lobby juif et pro-israel est l’un des plus puissants lobbies en Occident; le lobby pro-palestinien est quasiment inexistant.
Ici le débat ne porte pas sur la cancel culture, mais sur l’existence d’un lobby communautaire dont le seul but est de faire taire toute critique à l’égard d’un pays qui viole des résolutions de l’ONU et provoque des drames humanitaires.

40 réactions et commentaires

  • Kasper // 30.06.2021 à 07h24

    Et il y a fort à parier que les mêmes conservateurs sont les premiers à hurler que la cancel culture nous perdra tous…

      +8

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    • calal // 30.06.2021 à 08h07

      « les mêmes conservateurs »

      il semble qu’il y ait plusieurs sortes de « conservateurs » comme il y aurait plusieurs « gauches » . Et certains iraient meme jusqu’a croire qu’il y aurait certains interets qui se retrouveraient a soutenir « certains conservateurs » et en meme temps « une certaine gauche »…

      Les etiquettes ne veulent plus rien dire en ces temps de « deconstructivisme »… ne prenez plus en compte les mots, regardez uniquement les actes…. « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. » matthieu 7:16

        +16

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  • Paul // 30.06.2021 à 08h13

    Bravo pour l’article

    Comme d’autres sujets, la puissance des lobbies. La puissance de la sans su re. voir de l’auto sans sure.

    Vous n’avez pas peur d’être visé aussi ?

    ça fait beaucoup d’article en ce moment

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    • Sandrine // 30.06.2021 à 10h04

      Pas de problème, on rend des services par ailleurs sur des sujets plus essentiels.

      Pourquoi l’émission de Taddei avec C.Brechot n’est pas conseillée dans la compil de la semaine? C’était pourtant un sujet sur lequel le site s’est aussi beaucoup focalisé ces dernières années. Une émission très éclairante du reste.

        +2

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  • Fabrice // 30.06.2021 à 08h15

    Il est dramatique que même une personne qui ne peut être qualifiée d’antisémitisme ne peut développer ses arguments sur les exactions d’Israël de manière raisonnée, on en vient à vouloir abattre toute opposition à un scénario de la réalité de manière aveugle, on retrouve toujours ce vous êtes avec nous ou contre nous, aucune critique ou hésitation ne sera tolérée.

    Nous sommes dans une culture qui veut effacer tout ce qui dérange, tout ce qui n’entre pas dans un moule formaté, ils ne peuvent faire face à un débat factuel mais imposer une vision fantasmée jusqu’à l’absurde, gare à ceux qui s’y opposeraient ils ne seraient pas contré par des arguments mais simplement mis au ban de la société au mieux voir pire si ils insistent.

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    • J // 30.06.2021 à 09h03

      Sans me prononcer autrement sur le fond de cette affaire, les Juifs antisémites, ça existe. On peut être raciste contre soi-même, ça se voit de partout.

        +3

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  • Christian Gedeon // 30.06.2021 à 09h30

    Que de blabla. On vire les gens des deux côtés. Les woke et autres cancelleurs d’un côté et les autres en ordre dispersé de l’autre. On en revient à action réaction etc … et bientôt on pourra remonter jusqu’aux premiers vagissements, à l’opinion des parents ou celles des ancêtres. Les cultures raciniste tellement en vogue ont atteint leur but. Je le demande ce que faisait mon ancêtre kalmouk !

      +7

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    • mohamed amerkanti // 30.06.2021 à 10h09

      ca signifie quoi: « on vire des gens des deux cotés ?  »
      jamais un pro-israelien ne sera inquiété dans les médias pour ses positions pro-israéliennes.
      Le lobby juif et pro-israel est l’un des plus puissants lobbies en Occident; le lobby pro-palestinien est quasiment inexistant.
      Ici le débat ne porte pas sur la cancel culture, mais sur l’existence d’un lobby communautaire dont le seul but est de faire taire toute critique à l’égard d’un pays qui viole des résolutions de l’ONU et provoque des drames humanitaires.

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      • christian gedeon // 30.06.2021 à 10h59

        Ya Mohammed…il faut essayer de garder la balance équilibrée.Oui,le lobby « juif » est puissant. Ne le sont pas moins les lobbies qui font systématiquement condamner Israël à l’ONU et dans la kyrielle d’organisations qui en dépend. Etre systématiquement anti israélien ne mène à rien. Comme être systématiquement anti palestinien. Et je vous rappelle quand même que 2.5 millions d’israéliens sont des….arabes. Je parle de citoyens israéliens. en gros 25% de la population israélienne. Quelle est la proportion d’egyptiens ou de lybiens ou d’irakiens juifs? En Egypte il y a 15 millions de chrétiens,coptes essentiellement. Quelle est leur représentation au niveau national? etc…rechercher,à terme,la concorde,fût elle exigeante, est la seule issue. Il est vrai que bien des gens sont prêts à se battre devant leur écran jusqu’au dernier souffle…du dernier palestinien.

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        • LibEgaFra // 30.06.2021 à 11h26

           » qui font systématiquement condamner Israël à l’ONU et dans la kyrielle d’organisations qui en dépend.  »

          Sans AUCUNE conséquence.

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        • Fernet-Branca // 30.06.2021 à 11h45

          Vous oubliez Henri Curiel, assassiné le 4 mai 1978. Il avait largement participé aux manifestations anti-britanniques de 1946 en Egypte.
          Vous allez me répondre  » Qui d’on? »

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          • Christian Gedeon // 30.06.2021 à 11h55

            Qu’est ce que Curiel vient faire là dedans? Il est resté militant toute sa vie jusqu’à son assassinat, et s’était il s’était fait autant d’ennemis dans son camp que dans le camp adverse. On en fait un saint aujourd’hui et déjà à l’époque où il a été tué. C’était un homme de conviction, mais certainement pas un homme de dialogue.

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        • Crapaud Rouge // 30.06.2021 à 14h07

          @christian gedeon : mais arrêtez avec votre « objectivité » ! Le fait est que les Israéliens ECRABOUILLENT les Palestiniens depuis des décennies, et qu’ils vont continuer à le faire pour les décennies à venir. L’objectivité, dans ce conflit, c’est de la complicité !

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          • christian gedeon // 30.06.2021 à 16h10

            De la complicité de quoi,s’il vous plaît? Il faut croire que bien des pays arabo musulmans sont complices d’Israël alors,à commencer par le plus puissant des pays arabes,l’Egypte.Complicité est un bien vilain mot en l’occurence. J’espère de toutes mes forces un règlement du conflit israelo-palestinien.ce règlement n’interviendra pas si on en reste aux anathèmes et aux accusations vengeresses. Tous les pays arabes,Syrie comprise,discutent plus ou moins directement avec Israël. C’est un fait. A ce fait,on n’échappe pas.Et puisque vous parlez d’objectivité,j’ai une compassion objective pour les palestiniens. Mais en tant que libanais cette compassion n’est pas affective. Je n’oublie pas que Yasser Arafat a voulu faire passer le chemin de la reconquête de Jérusalem par Jounieh.(Port situé en « zone chrétienne » du Liban). Je n’oublie pas qu’il a ,ce faisant, donné prétexte à Israël pour écraser le Liban sous les bombes,et à la Syrie la possibilité d’occuper le Liban et de le piller pendant 20 longues années. Je crois que vous n’avez jamais connu guerre,souffrances et destruction. je vous souhaite de ne jamais les connaître. Curieux de voir à quel point le Liban est oublié dans cette hsitoire. En proportion ,il a donné à la cause palestinienne,bien souvent à son corps défendant,plus que tous les autres pays arabes réunis.ET aujourd’hui,il est passé du statut de pays presque développé au statut de pays presque du quart monde. Mais peut-être que les vies ibanaises ne comptent pas,pour vous.

              +5

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        • scc // 01.07.2021 à 17h58

          Combien de fois Israël a-t-il été condamné à l’ONU? À moins que vous ne fassiez allusion aux résolutions hostiles à Israël bloquées systématiquement par les USA?

            +3

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    • utopiste // 30.06.2021 à 13h40

      Mais ceux que vous divisez sont tous du même côté, le côté de l’argent et de la « bonne pensée ». Tous les autres pensent mal et doivent être « corrigés ». Il sera bientôt interdit de penser. On aura à la place le devoir de réagir, en reprenant le vocabulaire officiel bien entendu. C’est le « libéralisme » en action.
      Sinon, il y a aussi une méthode simple, ignorer/isoler TOUS ces gens et ne pas nourrir les trolls ni gaver les réseaux (as)sociaux qui leur donne sciemment de l’importance.

        +2

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  • Avunimes // 30.06.2021 à 10h57

    Il y a ceux qui sont, ceux qui ne sont rien, et ceux qui sont moins que rien, les Palestiniens. Ce rapport hiérarchique à un nom, le racisme. Le système médiatique dominant est-il raciste ? Il n’y a aucun doute.

      +21

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    • christian gedeon // 30.06.2021 à 11h28

      Et vous coyez vriament apoorter quelqiechose au débat? Non,les palestiniens ne sont pas des moins que rien.On ne peut pas en dire autant de leurs dirigeants,du moins de beaucoup d’entre eux.Et encore moins des pays frères arabes qui sont en grande partie à l’origine du drame qui frappe les palestiniens. Si vuus voulez bien regarder ce qui s’est passé en 1948 sans a priori et examiner le plan de partage qui avait été accepté par les futurs israéliens et rejeté par les pays arabes,çà aidera.Oh,Israël n’est pas le pays des saints,loin de là. De Gaulle l’avait dit en termes fort peu amènes. Mais il faut regarder dans les deux jardins. Unevision monoculaire ne mènera in fine qu’à la catastrophe.

        +4

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      • Avunimes // 30.06.2021 à 13h57

        Je constate à l’instant et avec étonnement que le racisme, mise en scènes scientifiquement pour justifier tous les crimes et délits possibles (dont la confiscation des biens), soit une posture qui paraisse défendable pour certains au nom d’un accords entre des États en faillites et des banques en 1917 et 1933. L’histoire des banques semble plus instructive que celle des États et des peuples marionnettes.

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      • Garibaldi2 // 01.07.2021 à 08h38

        Christian Gedeon : Moi, je veux bien partager la moitié de ce que vous possédez, mais si vous ne voulez pas alors aurai-je le droit de le partager de force!

        Dans son fameux courrier à Cecil Rhodes, Theodor Herz lui disait clairement : «Nous vous invitons à contribuer à l’histoire. Non pas à celle de l’Afrique, mais à celle d’un morceau de l’Asie Mineure; cette histoire ne concerne pas des Anglais, mais des Juifs… Comment se fait-il que je me tourne vers vous, puisque cette question ne vous concerne pas? Pourquoi? Parce qu’il s’agit d’une affaire coloniale.». On ne peut être plus clair.

        Dans  »L’Etat juif », Herzl expliquait pourquoi l’autorisation d’une puissance européenne était nécessaire à l’immigration juive et à la colonisation du territoire destiné à l’Etat qu’il voulait créer:

        «[Deux] territoires sont à l’étude, la Palestine et l’Argentine. Dans les deux pays, d’importantes expériences de colonisation ont été faites, elles ont toutefois été menées sur le principe erroné d’une infiltration progressive des Juifs. Une infiltration est vouée à mal se terminer. Elle se poursuivra jusqu’au moment inévitable où la population indigène se sent menacée, et oblige le gouvernement à stopper un nouvel afflux de Juifs. L’immigration est par conséquent futile si nous ne disposons pas du droit souverain de poursuivre cette immigration.»

        Ce  »droit souverain » a été octroyé par des puissances étrangères qui ont décidé de partager un territoire sans l’accord de la majorité de sa population.

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        • Christian Gedeon // 01.07.2021 à 14h31

          Vous citez juste. Ceci étant dit, tous ces territoires étaient ottomans depuis des siècles, jusqu’en 1919. C’est l’époque des écrits de Herzl que vous citez. Par la suite, ils ont été placés sous mandat, et pas colonisés. Votre propos in fine consiste à dire que si Israël n’existait pas ou plus, les problèmes disparaitraient. Hum! Possible, on n’en saura jamais rien puisqu’Israel existe. A force de regarder dans le rétroviseur, on se prend le mur.

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  • Dominique65 // 30.06.2021 à 11h11

    Bon, eh bien je saurais désormais comment je dois lire les publications de l’Associated Press.
    Je connais maintenant la forme que prend leur neutralité.

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  • Savonarole // 30.06.2021 à 14h36

    Dans un monde où « on ne peut plus rien dire », même les « milieux autorisés » sont sommés de tout justifier en permanence. C’est chiant hein ? Surtout quand il s’agit de choisir son camp dans une guerre. A plus forte raison quand « c’était pas ma guerre » …
    On a beau jeu de dénoncer les camps de rééducation des Chinois quand on condamne les opinions divergentes par la promesse de la misère à vie. Au bout d’un moment il faut quand même un minimum de cohérence … surtout quand on se veut une agence de presse « neutre » (mort de rire).

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  • Ribouldingue // 30.06.2021 à 15h03

    On sent bien que le Maccarthysme n’est jamais vraiment mort aux États-Unis.

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  • Ernesto // 30.06.2021 à 15h58

    « Il faut regarder dans les deux jardins… »: sauf qu’il y en a un qui depuis 80 ans ne voit plus beaucoup pousser de fleurs et constate sa végétation rasée par les destructions militaires israëliennes, plus une prison à ciel ouvert qu’un paradis terrestre, avec l’occupation, les expulsions, les humiliations quotidiennes.

    Il n’y a pas d’équilibre possible de jugement entre un oppresseur et un oppressé, un occupant et un occupé,
    un Etat qui bafoue, sûr de son impunité avec le soutien inconditionnel de l’oncle Sam, les résolutions multiples de la communauté internationale, et un peuple légitime à qui on refuse le droit de vivre enfin en paix, sur ses terres, dans un Etat souverain reconnu par tous.

      +11

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  • Guise // 30.06.2021 à 18h16

    Elle aurait été fonctionnaire, ils n’auraient pas pu la virer comme ça.
    Le fonctionnariat à la française, contre lequel les réactionnaires hurlent toutes les deux secondes, a quand même des avantages pour éviter ce genre de dérive : il permet aux citoyens et citoyennes de prendre position, sans risquer ce genre de chantage à la survie.

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  • Koui // 30.06.2021 à 20h27

    Je me demandes si ce que nous disons ici pourra nous être reproché un jour. Il suffit d’une saisie des données ou d’un piratage. Tout ce que vous dîtes pourra être retenu contre vous. En 2019, le 20 septembre, vous avez écrit qu’Israël était un état raciste qui , je cite, « oprimait les palestiniens et que la réaction des palestiniens pouvait se comprendre » : n’est ce pas la preuve que vous soutenez les crimes terroristes et que vous voulez un nouveau génocide des juifs? La justice a bien saisit les fichiers du parti de gauche et de LFI. Alors pourquoi pas les crises? Après tout, il pourrait y avoir une enquête pour collusion avec la Russie ou la Chine qui nécessiterait cela. Et tant qu’à saisir, autant en profiter pour identifier les commentateurs et les poursuivre. L’oubli numérique n’est qu’un piège tendu aux bavards.

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  • nanann // 01.07.2021 à 07h45

    On commence à saturer . Si on veut tout comprendre, il faudrait reprendre l’ histoire d’ Israël et du conflit israélo-palestinien depuis le début. On y verra qu’ il n’ y a pas les bons opprimés d’ un côté et les méchants de l’ autre. En France, c’ est viscéral, la cause palestinienne rejoint le combat de toutes les minorités et on en vient à excuser le terrorisme . L’ histoire ne se résume pas à aujourd’hui. On peut commencer avec l’ arrivée des pionniers juifs auxquels les arabes vendaient des dunes et des marécages. Ce qu’ ils n’ imaginaient pas, c’ est ce qu’ ils en feraient. On peut lire par exemple  » Israël, la mort en face  » de J. Derogy et J-N Gurgand qui relate l’ histoire d’ Israël et la guerre du Kippour lorsque les blindés égyptiens et syriens déferlent et que le monde ferme les yeux.On comprend pourquoi un peuple comme celui-là haï, méprisé, persécuté jusqu’ au génocide ( on parlera pas du rôle des arabes avec leurs divisions SS ) et qui renait toujours de ses cendres, fait tant de jaloux et de haineux. En fouillant bien, vous allez peut-être pouvoir nous retrouver des témoignages d’ exactions commises par le Hamas et les palestiniens et les traitements réservés aux prisonniers juifs…

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  • Garibaldi2 // 01.07.2021 à 09h07

     »on parlera pas du rôle des arabes avec leurs divisions SS ».

    Vous nous réécrivez l’Histoire ? Le Grand Mufti n’a réussi à mobiliser que moins de 6300 Musulmans dans sa micro-armée sous commandement nazi, et en particulier Croates (Chrétiens). Plus de 9000 Palestiniens ont rejoint le combat anti-nazi et plusieurs centaines de milliers de Musulmans ont fait partie des troupes alliées.

    Mais qui a propulsé Mohammed Amin al-Husseini au poste de Grand Mufti de Jérusalemn ? En mars 1921, Kamil al-Husseini, par ailleurs grand mufti, meurt. Selon la loi, des élections sont organisées et le haut-commissaire britannique, Herbert Samuel, doit choisir parmi les trois premiers celui à qui le poste échoit. Amin al-Husseini termine quatrième. Mais Herbert Samuel invalide le scrutin et décide de nommer Amin al-Husseini mufti de Jérusalem. J’ai oublié de préciser que Herbert Samuel était juif.

    Pour rappel, la guerre du Kippour c’est la guerre qui a permis à l’Egypte de récupérer le désert du Sinaï, qui était son territoire, annexé par Israel lors de la guerre des 6 jours, déclenchée sans ultimatum par Israel.

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    • Christian Gedeon // 01.07.2021 à 14h34

      Les croates avaient si j’ose dire leur propre division. Les troupes musulmanes étaient presque complètement bosniaques.

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      • Garibaldi2 // 03.07.2021 à 09h58

        La 13e division SS « Handschar » était sous commandement croate, la Bosnie ayant été annexée par la Croatie.

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        • Christian Gedeon // 03.07.2021 à 12h20

          Sous commandement allemand toujours. Toutes les unités ses dépendaient du commandement allemand.

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  • RGT // 01.07.2021 à 09h25

    « Il est primordial que les journalistes travaillant pour l’Associated Press couvrent l’actualité de manière impartiale »…

    Pour résumer, les employés de l’AP peuvent penser et dire ce qu’ils croient juste à condition que ce soit conforme à ce que pensent et disent ceux qui tirent les ficelles de l’AP.

    Ne vous en faites pas, c’est pareil sur toute la planète, et la « qualité » des torchons diffusés par les « grands médias objectifs et indépendants » en France nous en apporte chaque jour une preuve plus flagrante.

    Désormais, un journaliste a l’obligation de mettre ses propres opinions au placard dès sa plus tendre enfance et ne pas les afficher publiquement (surtout sur les « réseaux a-sociaux » et même dans sa vie privée) s’il souhaite faire carrière.

    La seule option disponible est de suivre sans restriction les pensées de ceux qui lui permettront de pouvoir survivre chichement de sa servitude totale sans ne jamais faire de vagues.

    Ce phénomène s’est accru à partir des années 80 et il a désormais atteint son paroxysme.

    Tout comme dans toutes les activités humaines rémunérées (et obligatoires pour survivre) qui sont en fait la base de la servitude volontaire.

    Quand on déplaît au Prince on se retrouve rapidement condamné à mort.

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  • Yanka // 02.07.2021 à 06h45

    Si cette journaliste avait défendu contre ses employeurs une cause minoritaire de droite et avait été virée pour ça, tout le monde ici aurait dit : « Bien fait ! » ou « Information sans intérêt ! » ou « Je m’en balek !’ Les Juifs construisent et préservent une nation, la leur, quand les Palestiniens songent un peu trop à alimenter le martyrologe. Que font les Palestiniens de l’argent que leur accorde généreusement l’UE, par exemple ? Des tunnels ! Pas besoin de vous dire à quoi servent ces tunnels.

    Une connaissance à moi travaille dans un centre de réfugiés, à l’accueil. Un jour, pour avoir refusé gentiment à un Palestinien (jusque-là connu comme un type plutôt sympathique) un service auquel il n’avait pas droit, il s’est fait traiter de sale Juif, alors qu’il est autant Juif que moi Aléoute ! Mon pote me dit, désabusé : « La victimisation, puis l’insulte. » Les ennemis des Palestiniens sont la plupart du temps eux-mêmes et ceux, chez nous, qui les encouragent à gémir. Pour quelques-uns qui travaillent à améliorer leur sort et à combattre loyalement, combien sont dans la déploration et l’injure ? Combien de pays arabes reconnaissent Israël ? Comment voulez-vous discuter avec des gens qui nient votre droit à l’existence, rêvent de vous détruire ? On se souvient d’Arafat qui pleurnichait pour les télés occidentales puis s’en allaient aussitôt dire des horreurs contre Israël sur les médias arabes.

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    • mohamed amerkanti // 02.07.2021 à 11h58

      peu importe l’arriération des Palestiniens. L’arriération d’un peuple ne saurait justifier sa déportation et la dépossession de ses terres ancestrales.

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      • Yanka // 03.07.2021 à 02h49

        Je n’ai aucunement parlé d’arriération. Quant à l’usage que vous faites du mot « déportation », il en dit long sur votre rapport à la vérité et montre comment vous utilisez la sémantique pour faire passer l’idée que Israël = Hitler ou Staline (qui déportaient à tour de bras ou déplaçaient des populations). Israël est la terre ancestrale des Juifs. Ce serait déjà bien de reconnaître ce fait et le pays avant d’exiger quoi que ce soit. La terre ancestrale palestinienne est tout autant la Jordanie que la Palestine. Il y a aussi cette question de « peuple ». Palestinien n’est pas le nom d’un peuple au sens ethnique du terme, ni linguistique, ni culturel à ma connaissance (contrairement au peuple kurde bien plus spolié historiquement que les Palestiniens, mais avec moins de relais médiatiques en Occident). Le conflit israélo-palestinien a pris une trop grande importance en Occident.

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        • Garibaldi2 // 03.07.2021 à 10h02

          Sharon, sort de ce corps !

          .
          .
          .
          !!!

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        • mohamed amerkanti // 03.07.2021 à 12h02

          1. Israel n’est pas la terre ancestrale des Juifs. Les Juifs sont originaires de nombreux pays et émigrent en Israel pour accomplir une prophétie religieuse. C’est une immigration messianique.
          La terre ancestrale des Askhénazes, c’est l’Europe centrale; celle des Sépharades, c’est l’Europe du Sud, pour les Juifs Berbères, c’est le Maghreb; pour les Juifs Yéménites, c’est le Yemen; pour les Juifs Ethiopien, c’est l’Ethiopie; etc.. etc..

          2. Arriération des Palestiniens.
          Les crimes d’honneur, l’intolérance religieuse systématique, leur retard technologique et leur croyance religieuse, etc.. tout ceci confirme que les Palestiniens (et plus globalement les Arabo-musulmans) sont arriérés relativement à nos standards occidentaux. Mais ceci ne peut être un argument pour justifier leur dépossession et leur épuration ethnique (puisque tu n’aimes pas le terme déportation).

          3. Le conflit israelo-Palestinien a pris une importance en Occident pour deux raisons. La première c’est l’influence du lobby juif pro-israelien dans les médias et les politiques (lobby qui est a l’origine de la création d’Israel, car ce pays a été créé ex-nihilo depuis l’Occident). La seconde raison, c’est l’immigration musulmane et le fait que le monde musulman soit depuis le 18eme siècle l’arrière cours géopolitique de l’Occident.

          4. Terre ancestrale des Palestiniens.
          La terre ancestrale des Palestiniens, c’est la Palestine. La génétique prouve qu’il y a une continuité de peuplement entre les anciennes populations cananéennes de l’âge du Fer et les Palestiniens actuels (musulmans, chrétiens ou samaritains).

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  • Philippe Edmond // 03.07.2021 à 09h47

    Sa situation est regrettable … et elle ressemble assez largement à un retour à l’envoyeur après de très nombreux exemples d’effets de meute contre des « conservateurs » à l’université ou dans les médias.
    Le nouveau monde permet d’exprimer des idées et des points de vue variés, il va falloir s’y habituer et accepter de combattre les idées adverses, mais à la loyale.

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  • clauzip12 // 06.07.2021 à 00h11

    Les palestiniens ont été,après 1950 la communauté arabe la plus instruite.
    En effet,l’occupation de la Cisjordanie notamment a amené de nombreux ingénieurs à émigrer pour exercer leurs capacités (Arafat était ingénieur en génie civil il me semble)-
    Cette émigration qualitative a répondu aux actions d’Israël pour rendre dépendant les palestiniens.
    Il doit être noté que simultanément de nombreux juifs qualifiés dans le monde(formés par tous les Etats)ont immigré en Israël(alia) permettant à ce petit pays( tant en surface qu’en population)de devenir une puissance économique et militaire en très peu de temps.
    Oui,on peut vérifier qu’Israël a, de ce point de vue essentiel, une dette relative tant pour sa naissance que pour son développement à tous les pays développés principalement de l’Europe.
    La France a contribué à sa bombe nucléaire.

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