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1.juillet.20201.7.2020 // Les Crises

Comment les États-Unis ont perdu la bataille face au SARS-CoV-2

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Source : New York Times
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Des épidémies invisibles ont surgi de partout. Les États-Unis ont ignoré les signaux d’alerte. Le New York Times analysé les habitudes de voyage, les infections cachées et les données génétiques pour montrer comment l’épidémie a échappé à tout contrôle.

Cela a commencé doucement. Un homme près de Seattle avait une toux persistante. Une femme à Chicago avait de la fièvre et le souffle court.

À la mi-février, il n’y avait que 15 cas de coronavirus connus aux États-Unis, tous ayant un lien direct avec la Chine.

« Dans quelques jours, ces 15 cas vont être réduits à près de zéro« , avait alors déclaré le président Trump.

Les patients ont été isolés. Leurs contacts ont été surveillés. Les voyages en provenance de Chine ont été restreints.

Rien de tout cela n’a fonctionné. Seule une petite partie de la réalité était visible. Quelque 2 000 infections cachées se répandaient déjà dans les grandes villes.

Infections non détectées au 15 février, selon les estimations d’une équipe de modélisation de la Northeastern University dirigée par Alessandro Vespignani

Nous avons retracé la propagation cachée de l’épidémie pour comprendre pourquoi les États-Unis n’ont pas réussi à l’arrêter.

À chaque moment crucial, les responsables américains avaient des semaines ou des mois de retard sur la réalité de l’épidémie. Ces retards ont probablement coûté des dizaines de milliers de vies.

Comment le virus est-il entré ?

L’interdiction de voyager en Chine a été un succès partiel : on estime que seule une poignée de voyageurs infectés en provenance de Chine ont pu entrer dans le pays sans être détectés avant l’imposition des restrictions le 2 février 2020.

Mais cela n’a pas suffi.

Une vaste vague de voyageurs infectés – environ 1 000, selon un modèle – est venue d’autres pays d’Asie, d’Europe et du reste du monde en février, chaque voyageur étant une étincelle dangereuse qui pouvait déclencher une épidémie plus importante.

Voyageurs infectés en février, selon les estimations de Northeastern

Beaucoup de ces infections ont disparu. Mais à la mi-février, quelques-unes se sont embrasées et sont devenues épidémiques, se propageant de manière invisible.

Estimation des infections au 15 février dans certaines villes, selon le modèle du Nord-Est. D’autres villes pourraient également avoir connu des flambées précoces.

Le pays n’était pas conscient de sa propre épidémie. De nombreux tests sortis par le C.D.C. n’ont pas fonctionné, laissant seulement de quoi tester les personnes qui avaient visité la Chine ou qui avaient été en contact avec une poignée de cas connus.

Au cours des deux semaines suivantes, les épidémies invisibles ont doublé de taille, puis ont encore doublé trois fois.

Estimation des infections au 1er mars 2020

Comment les premières épidémies se sont propagées

Fin février, les principaux experts fédéraux en matière de santé ont conclu que le virus était susceptible de se propager largement aux États-Unis et que les responsables gouvernementaux devraient bientôt exhorter le public à adopter des mesures de distanciation sociale, comme éviter les foules et rester chez soi.

Mais Donald Trump voulait éviter de perturber l’économie. C’est pourquoi, à sa demande, certains de ses conseillers en matière de santé ont dit aux Américains, fin février, de continuer à voyager à l’intérieur des États-Unis et de poursuivre leur vie normale.

Et les Américains l’ont fait. Des millions de personnes se sont déplacées à travers le pays, comme le montrent les données des téléphones portables. Certains d’entre eux portaient le virus sans le savoir.

Volume de voyages du 1er mars au 14 mars, selon les données agrégées de Cuebiq, une société de renseignement sur les données. Les itinéraires secondaires ne sont pas indiqués.

Plusieurs chercheurs du Seattle Flu Study ont ignoré les restrictions de tests du C.D.C. et ont découvert un seul cas sans antécédents de voyage fin février. C’était le premier signe que l’épidémie avait mal tourné.

Au cours des deux semaines qui ont suivi, les gens ont effectué environ 4,3 millions de voyages à partir de la région de Seattle.

Estimation des cas au 1er mars – Départ de Seattle du 1er au 14 mars

Des milliers de personnes étaient contagieuses. Des échantillons génétiques liés à l’épidémie de Seattle sont apparus dans au moins 14 États, a déclaré Trevor Bedford, professeur au Fred Hutchinson Cancer Research Center et responsable du Flu Study.

Les points rouges indiquent la proportion de voyageurs contagieux, sur la base des estimations de Jeffrey Shaman, de l’université de Columbia.

Mais Seattle n’était qu’un début. À New York, où les autorités n’avaient trouvé qu’un seul cas au 1er mars, environ 10 000 infections s’étaient propagées sans être détectées.

Les New-yorkais et les visiteurs continuaient de sortir de la ville. Plus de 5 000 voyageurs contagieux sont partis au cours des deux premières semaines de mars, selon les estimations.

Les points rouges indiquent la proportion de voyageurs contagieux, sur la base des estimations du Dr Shaman.

« J‘encourage les New-yorkais à poursuivre leur vie et à quitter la ville », a déclaré le maire Bill de Blasio le 2 mars 2020.

Les gens qui ont quitté New York City ont fait environ 2,8 millions de voyages dans la vallée de l’Hudson. Certains ont transporté le virus avec eux, et les épidémies s’y sont accélérées à la mi-mars, résultat probable des voyages depuis New York, selon une analyse du Times.

Cas connus dans la vallée de l’Hudson au 22 mars

Les gens ont également fait plus de 25 000 voyages à la Nouvelle-Orléans, où les données génétiques suggèrent qu’une importante épidémie précoce est due à des infections provenant de New York, selon Karthik Gangavarapu, un informaticien de Scripps Research, et le Dr Bedford.

Cas connus à la Nouvelle-Orléans au 22 mars

Le suivi des mutations génétiques de la signature du virus permet aux chercheurs d’estimer l’influence des premières épidémies. Au début, les variantes prédominantes dans l’épidémie de Seattle ont été trouvées plus fréquemment.

Mais des échantillons ultérieurs ont montré qu’une variante souvent trouvée dans l’épidémie de New York s’était beaucoup répandue. Une nouvelle analyse de milliers de mutations renvoie aussi directement à New York, a déclaré le Dr Bedford.

Les déplacements à partir de la ville de New York ont contribué à répandre cette variante dans tout le pays.

« New York a joué le rôle de grande gare centrale pour ce virus », a déclaré David Engelthaler, de l’Institut de recherche génomique translationnelle.

Comment les points chauds locaux ont émergé

Lorsque le président Trump a bloqué les voyages en provenance d’Europe le 13 mars, les restrictions étaient pour l’essentiel inutiles.

L’épidémie s’était déjà largement répandue dans la plupart des États depuis des semaines.

Une femme a célébré le Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans et est ensuite retournée à Memphis, devenant le premier cas connu dans cette ville. L’épidémie de la Nouvelle-Orléans a contribué à la propagation en Louisiane et dans le Sud.

Cas connus au 22 mars – Volume de voyages du 1er mars au 14 mars

Une personne en deuil originaire d’Atlanta s’est rendue à Albany (Ga.) pour assister à des funérailles. Quelques jours plus tard, le virus a balayé la communauté dans l’une des épidémies les plus meurtrières du pays.

Un homme revenant d’un tournoi de basket à Tucson, en Arizona, aurait apporté le virus dans une petite ville de la nation Navajo, la plus grande réserve amérindienne des États-Unis. Une épidémie a éclaté dans la réserve après un rassemblement à l’église.

Comment l’épidémie a ralenti

Face à une épidémie qui avait dépassé leurs capacités de test ou de traçage, les responsables américains n’ont eu d’autre choix que de demander au public de rester chez lui.

Le 16 mars, quelques semaines après que les responsables de la santé aient conclu en privé qu’une réponse plus active serait nécessaire, le président Trump a demandé aux Américains de limiter leurs déplacements, d’éviter les groupes et de rester chez eux, au travail et à l’école, s’ils se sentaient malades. Un à un, les États ont émis des ordonnances de maintien à domicile et ont fermé des entreprises.

Jusqu’au 10 mars, le citoyen américain moyen se déplaçait à peu près normalement, selon les données du téléphone portable de Cuebiq.

Mais le 17 mars, après l’annonce de Donald Trump, une grande partie du pays a commencé à se fermer.

Réduction des déplacements constatés au 17 mars

Dans la Bay Area, sur la côte ouest, là où certains des premiers cas ont été identifiés, la plupart des personnes restaient déjà confinées chez elles.

Dès le 24 mars, une grande partie du pays avait entamé son confinement. En quelques semaines, ces arrêts ont mis fin à la croissance exponentielle du virus qui avait envahi de nombreuses régions du pays.

Mais chaque jour comptait pour stopper le virus à New York, où les dirigeants politiques ont attendu des jours cruciaux avant de fermer les écoles et d’imposer un confinement, alors que le virus se propageait de manière incontrôlée.

L’apparition de nouveaux cas s’est ralentie à San Francisco, Seattle et dans d’autres endroits où des mesures ont été prises relativement rapidement. Les lits d’hôpitaux sont restés ouverts. Le pire a été évité.

Mais à New York, la réaction a été trop tardive, a déclaré Lauren Ancel Meyers, épidémiologiste à l’université du Texas à Austin. D’autres facteurs, tels que la densité de la ville et son taux de déplacements internationaux, ont également pu jouer un rôle, a déclaré le Dr Meyers.

Dans la région de New York, plus de 22 000 décès auraient pu être évités si le pays avait commencé à se distancer socialement une semaine plus tôt seulement, estiment des chercheurs de l’université de Columbia.

Environ 36 000 décès dans tout le pays auraient pu être évités début mai si la distanciation sociale avait commencé plus tôt, selon les estimations.

Encore aujourd’hui, l’Amérique reste dans l’ignorance.

La plupart des personnes infectées ne sont jamais testées. Il n’est guère possible de retrouver et d’isoler les contacts de ceux qui ont été testés positifs. Et après l’arrêt des mesures de confinement, les nouveaux cas se sont multipliés.

Ces dernières semaines, de nouveaux foyers ont éclaté dans le Sud et l’Ouest. Ce ne sont que les cas que nous connaissons. Personne ne peut voir où le virus va aller ensuite.

Nouveaux cas confirmés du 9 juin au 23 juin

Notes :

Notre compréhension de l’épidémie précoce aux États-Unis s’appuie sur des rapports de cas, des modèles de voyage, le séquençage génétique et la modélisation de la maladie qui simule le déroulement de l’épidémie en fonction de la manière dont elle se propage et de ce que l’on sait du virus. Tous les modèles sont des estimations, et il est impossible de connaître avec certitude l’origine de chaque infection ou le nombre d’infections qui n’ont pas été confirmées par les tests.

Il n’existe pas de recensement officiel complet des cas, des décès ou des tests dans l’ensemble des États-Unis. Les cas connus proviennent d’une base de données du New York Times basée sur les informations fournies par les autorités fédérales, étatiques et locales. Les cas sont indiqués par zones statistiques de base, ou par comté pour les cas en dehors de ces zones. Les 15 premiers cas sont classés par domaine statistique. Ces étiquettes peuvent ne pas correspondre aux noms des villes exactes dans lesquelles les cas ont été observés.

Les modèles de déplacement que nous montrons représentent les mouvements entre les zones statistiques de base, sur la base de données anonymes et agrégées de localisation de téléphones portables, collectées par Cuebiq, une société de renseignement qui suit les emplacements de plus de 15 millions de téléphones portables aux États-Unis.

Les données saisissent les déplacements, et non les voyageurs uniques, et comprennent les déplacements entre les zones statistiques ainsi que les déplacements sur de plus longues distances. Certains trajets mineurs et courts ne sont pas indiqués.

La réduction des déplacements due à l’éloignement social est basée sur des mesures par Cuebiq de la fourchette médiane que les personnes de chaque zone parcourent chaque jour. Les effets de la distanciation sociale sont tirés de l’article de Lauren Gardner, et al, « Social Distancing Is Effective at Mitigating Covid-19 Transmission in the United States ».

Les estimations du nombre d’infections non détectées dans 11 villes américaines sont issues de la modélisation de la Northeastern University, tout comme les estimations du nombre de voyageurs infectés non détectés qui sont entrés aux États-Unis en provenance d’autres pays. Voir Matteo Chinazzi et Jessica T. Davis, et al. « The effect of travel restrictions on the spread of the 2019 novel coronavirus (COVID-19) outbreak » Science.

Les estimations du nombre de personnes contagieuses ayant quitté New York et Seattle proviennent de la modélisation de Sen Pei et Jeffrey Shaman de l’université de Columbia. Les estimations du nombre de décès qui auraient pu être évités grâce à une distanciation sociale plus précoce sont tirées de « Differential Effects of Intervention Timing on Covid-19 Spread in the United States » du Dr Pei et al.

Les échantillons génétiques du virus proviennent de Nextstrain. Nous montrons les échantillons regroupés par noms qui ont été attribués avant le 1er mai 2020. Le lien entre les épidémies américaines et les voyages à partir de New York est basé sur une analyse des modèles de voyage et des mutations génétiques par Trevor Bedford, professeur associé au Fred Hutchinson Cancer Research Center et à l’Université de Washington.

Les conclusions des responsables fédéraux de la santé en février sur la propagation probable du virus sont tirées du rapport du Times. Lors d’une conférence de presse tenue le 26 février, M. Trump a déclaré que le nombre de cas serait proche de zéro en quelques jours.

Les conseillers sanitaires ont exhorté les Américains à poursuivre leur vie normale lors d’une conférence de presse le 29 février. M. de Blasio a encouragé les New-Yorkais à faire de même dans un tweet le 2 mars. M. Trump a recommandé aux Américains d’éviter de voyager lors d’une conférence de presse le 16 mars.

Sources complémentaires :

Xianding Deng, Charles Chiu et al., “A Genomic Survey of SARS-CoV-2 Reveals Multiple Introductions into Northern California without a Predominant Lineage,” Science

Matthew Maurano, Adriana Heguy et al., “Sequencing identifies multiple, early introductions of SARS-CoV2 to New York City Region,” medRxiv.org

Ana S. Gonzalez-Reiche, Harm van Bakel et al., “Introductions and early spread of SARS-CoV-2 in the New York City area,” Science

Source : New York Times
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Commentaire recommandé

Clavie // 01.07.2020 à 07h56

La première chance de ce virus (ou de n’importe quel virus) est effectivement la facilité et le nombre des transports aériens puis routier. Un effet pervers de la mondialisation non pas des choses mais des personnes.
Sa seconde chance a été la mauvaise anticipation et réaction de nombreux pays. N’est-ce pas Mme Buzyn :
https://francais.rt.com/france/76460-covid-19-agnes-buzyn-est-auditionee-assemblee-nationale
Car la France a fait pire encore que les EU, preuve en est les taux de mortalité et de létalité. Anticiper c’est avoir les conditions matérielles de faire face à la crise. Réagir c’est contrôler les voyageurs (si le virus vient d’ailleurs) puis les habitants : détecter, isoler et traiter. A quoi s’ajoute les gestes barrières et une attention portée aux personnes à risque. Le confinement des biens-portants (avec les porteurs) n’est pas une une solution.
En outre traiter ce n’est pas attendre l’aggravation des symptômes et une hospitalisation (en mettant sur la touche les médecins généralistes) mais faire avec les connaissances actuelles de toute provenance pour le bien des patients et non des laboratoires. (Gilead vient d’annoncer le prix de son traitement avec le Remdesivir : 2 340 dollars !)

67 réactions et commentaires

  • Santerre // 01.07.2020 à 07h44

    Je rappelle que sur ce blog même, il y peu, Nassim Taleb pontifiait à qui mieux mieux en déclarant avec hauteur, à quel point le système décentralisé des USA leur permettrait de s’en tirer bien mieux en fait de Covid que les affreux systèmes Jacobins comme la France.
    Le pire c’est que si je n’ai pas tout lu de ce personnage, tout ce que j’en ai lu était frappé du même profond degré de nullité totale et d’aveuglement pro-americain.
    Le pire c’st que ce genre de petits pieds peut débiter des c…. au kilomètre et être presque infailliblement démenti par les faits, on continue à l’écouter comme s’il était un mélange de Platon et de la Pythie de Delphes.
    Avec BHL, Bernard Guetta, Baverez, Dessertine, Elie Cohen, Barbier, Heisbourg, Dely,,on avait la version francaisede l’erreur permanente, la Taleb, c’est la classe internationale. Sommes nous devenus totalement crétins pour accorder un tel crédit à de tels zozos?

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    • EugenieGrandet // 01.07.2020 à 08h34

      j’ai relu les deux interviews postées sur les-crises. et n’y ai pas trouvé ce que vous affirmez.
      il dit qu’il faut attaquer le virus au niveau local, plutôt qu’au niveau fédéral. (ndr : finalement un peu comme ce dont tout le monde crédite l’Allemagne qui a agi au niveau des Landers.) mais pas que les us ont un système supérieur.
      Les deux livres que j’ai lus sont plutôt scientifiques que politiques : sur le risque et le hasard.
      D’ailleurs dans l’interview de mi mars, il dit bien qu’il fait raisonner à partir de ce qui est inconnu dans le cas du Covid, non de ce qui est connu (grippe).
      Je ne comprends votre attaque personnelle pour discréditer ce monsieur et toute son œuvre, sans aucune relation avec l’article.

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      • Madudu // 01.07.2020 à 09h12

        « Le système du confinement est la bonne réponse. Et après la pandémie, il faudra revenir à un système décentralisé, où les gens prennent des décisions localement. »

        Donc il faut avoir un système centralisé fort, capable de contraindre au confinement, mais juste après il faut adopter un système tout à fait contraire …

        Autre extrait :

        « Qui sera le gagnant à l’issue de cet épisode ?

        Le localisme. Les communes doivent décider, comme en Suisse. Les Etats-Unis sont aussi fondamentalement localistes. En France, vous avez tout centralisé. Alors que quand vous voyez un Etat fédéral relativement incompétent comme aux Etats-Unis, les collectivités locales sont capables de palier ses incompétences. L’État, s’il fait bien, ça marche, mais sinon, ça concentre les erreurs. La tendance mondiale est de revenir au modèle de la cité-Etat. »

        C’est sûr qu’une cité-État, pour lutter contre les grands capitaux dans le contexte actuel et pour aménager efficacement le territoire, c’est LA solution … un peu de sérieux ^^

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        • Santerre // 01.07.2020 à 09h22

          Merci Madudu pour cette remise à l’heure. C’est dingue qu’Eugenie soit capable de m’écrire ça alors que , comme vous le faites remarquer, les propos hautains contre le système français y étaient bien.

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          • Luzul // 02.07.2020 à 00h32

            France 68M d’habitants, 30000 morts, USA 328M d’habitants, 127000 morts. Sortez les calculettes.
            J’oubliais la Suede 10M d’habitants, pas de confinement, 5300 morts. Hysterie de masse.

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            • Patrick // 02.07.2020 à 09h49

              Donc confinement ou pas , on arrive sensiblement au même nombre de décès attribués au virus.
              Dans le cas du confinement , on ajoute aussi la destruction du tissu économique qui était déjà bien mal en point . On ne connaît pas encore toutes les conséquences de cette destruction mais ça risque d’être pire que le virux.

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            • Havoc // 02.07.2020 à 20h41

              Il serait bon qu’au-delà de la calculette, vous soyez capable de considérer une situation dans sa dynamique: les USA doivent s’attendre, dans la situation de perte totale de contrôle de l’épidémie, à un bilan entre 200 000 et… on ne sait pas combien de décès ! La France est dans une situation idéale de pause de l’épidémie. Combien durera-t-elle ? A-t-on seulement un coup de bol incroyable (ce qui est possible avec une épidémie à propagation stochastique) ? C’est possible… Mais profitons-en et souhaitons que cet avantage dure le plus longtemps possible.

              Croyez-moi, au jour auquel nous sommes, il vaut mieux vivre dans la métropole française qu’aux USA ou au Brésil et encore dans pas mal d’autres pays.

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            • Blabla // 03.07.2020 à 08h59

              Cela me fait penser aux gens qui comparaient le nombre de morts par rapport aux malades quand la COVID-19 était encore en phase exponentielle…
              La pandémie n’est pas terminée, ni aux USA, ni ici.
              C’est quand le virus aura disparu (définitivement ou temporairement) qu’on pourra vraiment comparer.

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            • Mike // 03.07.2020 à 17h54

              Tout à fait, vous voyez à quel niveau nous somme tombé!? Une simple règle de 3 n’est même plus intellectuellement accessible à la populace de base.
              Merci la destruction de l’enseignement, les téléphone portable, les réseaux « sociaux » désocialisant, la bouillie audiovisuelle, la mise sur piédestal de l’éphémère, du plaisir immédiat, du futile, du sexe etc etc…

              Cela est triste à dire,mais il est vraiment de plus en plus difficile d’essayer de faire sortir du troupeau les quelques moutons récupérables. Malheureusement les gens « éveillés » seront progressivement mis au banc, accusés de tous les mots et pourquoi pas convertis de force à la médiocrité s’il le faut ! Il faudra soit accepter soit résister.

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        • fanfan // 01.07.2020 à 20h50

          Live from WHO Headquarters – COVID-19 daily press briefing 08 June 2020
          https://www.youtube.com/watch?v=dZoIOyiZnt8
          Maria Van Kerkhove, chef de l’unité des maladies émergentes et des zoonoses de l’OMS, a déclaré lors de cette conférence de presse (31:42 Asymptomatic transmission?) :
          « D’après les données dont nous disposons, il semble toujours rare qu’une personne asymptomatique transmette réellement à un individu secondaire »
          « Nous avons un certain nombre de rapports de pays qui effectuent une recherche de contacts très détaillée. Ils suivent des cas asymptomatiques. Ils suivent des contacts. Et ils ne trouvent pas de transmission secondaire. C’est très rare.  »

          Des politiques ont fermé leur pays et plongé leurs économies dans la récession pour rien !
          Et on continue de préconiser le port de masques et la distanciation sociale !!!

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          • Euls // 02.07.2020 à 08h52

            C’est le nouveau dada des complotistes ? Nier carrément l’épidémie elle-même ?

              +6

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          • jjd // 03.07.2020 à 04h52

            Franchement…redevenons sérieux…la maladie est aéroportée principalement…LE MASQUE CHIRURGICAL OU FFP2 EST UN MOYEN IDEAL DE LUTTE!

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      • Santerre // 01.07.2020 à 09h24

        Eugénie. C’est complètement dingue que voux soyez passé à côté de ça. C’était pourtant marqué noir sur blanc.

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        • EugenieGrandet // 01.07.2020 à 09h51

          J’ai bien vu cela mais je n’y ai pas vu de supériorité du système américain selon ce que vous écrivez dans votre post:  » le système décentralisé des USA leur permettrait de s’en tirer bien mieux »
          La preuve indirecte, c’est qu’il dit, à propos de la centralisation de la décision « L’État, s’il fait bien, ça marche, mais sinon, ça concentre les erreurs. »
          Disons que je n’ai pas la même lecture que vous de ses propos [et sincèrement, le centralisme français a des atouts mais tellement de faiblesses, non?] D’autant que je n’ai pas le souvenir que, dans ses livres (les 2 seuls que j’ai lus), ce que vous lui reprochez soit particulièrement marqué.
          Encore une fois, tout le monde a loué le décentralisme allemand dans la gestion du Covid19. Donc pour moi, N Taleb vante les états décentralisés (là où il le faut) contre les états centralisés (à outrance).
          Enfin, cette différence d’appréciation ne justifie pas à mes yeux de le mettre au même niveau que ceux que vous avez cités et sur lesquels je vous rejoins totalement; BHL, Bernard Guetta, Baverez, Dessertine, Elie Cohen, Barbier, Heisbourg, Dely,

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          • Madudu // 01.07.2020 à 09h58

            Étonnamment, personne n’a loué le « centralisme » de la Chine dans la gestion du Covid.

            Il y a des raisons politiques et géopolitiques au choix de celui que la masse des médias loue ou au choix de celui qu’elle condamne.

            La faible incidence du Covid en Allemagne n’est pas liée à l’éclatement de ses structures de décision, elle est liée à son système de santé -qui couvre tout le territoire- et à des éléments qui pour l’heure ne sont pas identifiés.

            À mon avis la culture allemande a beaucoup joué : des populations très étalées, peu de transports en communs, une culture de la distance sociale, peu d’enfants, …

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            • Madudu // 01.07.2020 à 11h58

              La densité de population est importante mais l’habitat est extrêmement dispersé, beaucoup plus qu’en France.

              Pour mettre en place des transports en commun massifs et efficaces, comme du métro par exemple, il faut des densités de population localement très élevées, qui sont répandues en France mais pas en Allemagne.

              Ayez bien en tête, par exemple, que Paris est l’une des villes les plus denses du monde, et que beaucoup d’autres villes françaises sont à la fois très denses et très dépendantes de transports en communs de masse.

              Les villes germaniques, comme les anglaises, sont moins denses, plus vertes aussi, et les réseaux de transport en commun y sont beaucoup plus lâches : de là vient, en partie, le succès du vélo dans les villes germaniques, et leur très grand usage de la voiture individuelle même en « centre-ville ».

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            • Madudu // 01.07.2020 à 12h19

              Ça s’appelle de l’urbanisme ^^

              Regardez donc Londres, Hambourg, Berlin, etc : les stations sont très éloignées les unes des autres (c’est plus du RER que du métro), la part du transport en commun est faible, la part du vélo élevée (pas à Londres), la part de la voiture individuelle aussi.

              Paris c’est plus de 20 000 habitants/km², sa proche banlieue autour de 10 000, Londres c’est 5 500, Hambourg 2500, Berlin 4200.

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            • jch // 01.07.2020 à 13h37

              « Londres, Hambourg, Berlin, etc : les stations sont très éloignées les unes des autres »
              Je ne sais pas pour Hamburg et Berlin mais je connais assez bien Londres… les stations de métro très éloignées ? C’est une blague ?

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            • Madudu // 01.07.2020 à 13h50

              https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tro_de_Londres#Lignes

              Regardez le tableau : Longueur de la ligne/nombre de stations.

              Entre 1 et 1,5km pour la plupart des lignes, certaines plus de 2 km (en moyenne !).

              Comparé à Paris cela correspond à un entre-deux, entre du métro et du RER :

              https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_express_r%C3%A9gional_d'%C3%8Ele-de-France#Cinq_lignes

              https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tro_de_Paris#Lignes_en_service

              RER : 1, 7 à 2,7km

              Métro : de 500m à 800m.

              Et je ne parle pas en nombre de station/Km² ! 3 pour Paris, 0,18 pour Londres (Greater London, pas toute l’agglomération).

                +6

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        • Havoc // 02.07.2020 à 20h45

          J’espère que vous restez conscient du fait que la taille d’un état américain (des USA) ou celle d’une région de Chine n’a aucun rapport avec celle d’un Land allemand.

          A part ça, j’espère aussi que vous restez conscient du fait que monsieur Minc aplatit toutes les personnalités que vous citez dans l’exercice du n’importe quoi.

            +0

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    • Mondran // 01.07.2020 à 11h24

      Bonjour
      Je ne suis pas sûr que vous ayez lu les ouvrages de N. Taleb portant sur le risques (notamment les Cygnes noirs) et sur la réponse la plus appropriée des sociétés (l’Antifragilité). Les thèses de N. Taleb sont plus complexes que le résumé que vous en faites. Si on considère le cas de la réponse française au covid, la mise en confinement de façon uniforme de tout le territoire n’était pas l’action la plus efficace ni la plus pertinente. Les villages de la Corrèze ou de la Creuse par exemple n’ayant pas les mêmes caractéristiques que les villes de la région parisienne.
      La décentralisation évoquée par N. Taleb consistait seulement à dire que les réponses apportées doivent être conformes aux caractéristiques locales. La Chine, pays centralisé, a par exemple exactement fait cela en confinement localement là ou cela été nécessaire et non de façon uniforme sur tous le pays.

      Je conseille vivement à tous de lire ses livres qui sont intellectuellement stimulants, bien loin de ceux des auteurs que vous mentionnez dans votre commentaire.
      Bien à vous

        +10

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      • Madudu // 01.07.2020 à 11h42

        Vous remarquez justement que ce n’est pas la nature centralisée du pouvoir qui est en cause, la Chine n’ayant pas adopté les mesures que vous attribuez à la « centralisation ».

        Le confinement généralisé a été décidé par la clique des incompétents au pouvoir, mais nos institutions ne les y obligeaient pas.

        La forme des institutions aux états-unis, par contre, rend impossible une gestion cohérente du Covid : il est interdit de contraindre au confinement, chaque gouverneur fait ce qu’il veut dans son coin, le système de santé ne couvre pas toute la population, …

        Même avec des dirigeants compétents, les états-unis n’étaient pas en mesure de gérer une épidémie comme celle-ci.

          +3

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      • jean-pierre.georges-pichot // 01.07.2020 à 22h23

        Votre note fait avancer le débat. Il semble que l’on ait confondu ‘centralisation’ et ‘uniformité’. Mais on peut à Paris savoir que la Corrèze ne ressemble pas à la Guadeloupe, et en tenir compte. La question n’est pas le lieu où se conduit la réflexion et où se prend la décision. C’est l’intelligence et la qualité d’information de ceux qui la conduisent. Si l’on appelle ‘décentralisation’ faire prendre localement des décisions qui supposent de l’expertise de haut niveau, ce que l’on gagne en accès aux données d’expérience est perdu en compétence pour les traiter. Il faut en réalité que les décideurs soient à la fois entourés de ce qu’il y a de plus pointu dans les domaines d’expertise et renseignés en détail sur les réalités locales dans leur diversité. Cela ne devrait pas être impossible à arranger. Louis XIV gouvernait la France depuis Versailles, sans téléphone et sans voyager.

          +3

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        • Havoc // 02.07.2020 à 20h47

          Et que dire de Charlemagne ?

          D’ailleurs, l’Empire, au IXème siècle… centralisé ou pas ?

            +0

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        • Karine // 02.07.2020 à 22h57

          Ah, merci beaucoup pour cet avis sur la (dé)centralisation ! vivant à la campagne, je vois tous les jours les dégats de la décentralisation… des potentats locaux incompétents.
          la centralisation est très mal vue depuis des années, mais à mon avis, l’Etat central peut avoir plus de moyens s’il le faut, et plus facilement la compétence pour bien les utiliser…

            +3

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  • catherine // 01.07.2020 à 07h51

    Nous verrons à la fin s’ils ont perdu la bataille.

    USA : nombre de cas 2 682 897 décès 391.4 / million d’habitants

    France : nombre de cas 201 522 décès 456.8 / million d’habitants

    Belgique : nombre de cas 61 361 décès 839.7 / million d ‘habitants

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    • Ovni de Mars // 01.07.2020 à 08h13

      Attendons la fin en effet mais actuellement le taux monte plus vite aux USA qu’en France où il est presque stabilisé.
      En gros, il faut diviser les chiffres par 5. Par ex, hier, 1200 morts aux USA, ce qui correspond à 240 morts en France

        +5

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      • moshedayan // 01.07.2020 à 08h57

        Oui vous avez raison pour l’instant le taux de décès aux USA rattrape celui de votre pays… Et selon mon médecin avec qui j’échange  » il sera sûrement supérieur… mais si on en croit la logique – virus pandémique et les partisans « acharnés » du confinement, la logique vaudra forcément une nouvelle poussée de la pandémie en Europe…alors que les USA auront connu la totale – le top maximum, avec, si la nature est logique, un taux d’immunités plus fort et stable (les plus faibles n’ayant pas survécu hélas) … Donc il faudra faire les comptes dans quelques mois… le confinement n’est pas une solution vivable en soi… Seuls les pays qui auront mis en place une prophylaxie immunitaire s’en sortiront bien au final – en Slovaquie on se pense activement aux solutions qui visent à renforcer le système immunitaire – meilleure alimentation, dosage de certaines vitamines la D et la B et la C en particulier… Bref le confinement est aux antipodes d’une démarche vraiment combative, selon moi et mon médecin… notre pays ne pourra plus confiner comme il l’a fait, d’ailleurs partiellement;..

          +10

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        • Kasper // 01.07.2020 à 10h22

          « Donc il faudra faire les comptes dans quelques mois… »

          De loin ce que j’ai lu de plus sensé sur cette épidémie. On saura qui avait raison quand ce sera fini (oui parce que contrairement à ce qu’on lit par ci par la, c’est pas fini)

            +10

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        • fanfan // 01.07.2020 à 19h58

          Selon le Prof. Michael Levitt, lauréat du prix Nobel, l’immunité collective se produit à 15%, et non pas à 80%, erreur que les épidémiologistes ont commise… Lindau Nobel Laureate Meetings, 02_Corona_the_Role_of_Science_in_Time_of_Crisis_V3. dimanche 28 juin 2020
          https://vimeo.com/433350887/33bbbe4090

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          • Havoc // 02.07.2020 à 20h51

            Considérant le mode de propagation de la Covid19, il n’est pas du tout certain qu’annoncer un taux de contamination correspondant à un état d’immunité grégaire soit pertinent.

            Il est tout à fait possible que ce nombre ne soit qu’une chimère.

            Tout ce qu’on peut dire, c’est que plus il y a une proportion élevée d’habitants qui ont été frappés récemment et sensiblement par la maladie, et plus elle aura de mal à se propager de façon efficace, et notamment, d’une manière qui puisse en faire un foyer de propagation exponentielle.

              +2

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    • Santerre // 01.07.2020 à 09h29

      Sans compter que les chiffres US sont probablement les plus pipotés du monde. Kl ne comptent pas les morts hors structure hospitalière, or la population la plus exposée n’a pas accès au système de santé.
      J’attends avec impatience les courbes de mortalité comparées . Voux remarquerez que le monde entier a sorti ces courbes et surtout les membres de l’OCDE. Mais on attend toujours celles des USA.
      Les anglais eux ont bien essayé mais ils ont été rappelés à l’ordre par leur institut de statistique national. Sans vouloir jouer les madame soleil je pense qu’au USA on est plus prés de 200 000 morts que 130.

        +16

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    • tepavac // 01.07.2020 à 20h06

      Les chiffres ont explosé, 40.000 nouveaux cas positifs en un jour, et Faucy prévoie 100.000 cas journalier dans quelques jours. Espérons pour eux que le taux de mortalité baisse.
      N’en demeure pas moins que les esprits s’échauffent contre les organisateurs des manifs BLM. trop content d’eux mêmes d’éructer à plein poumons les germes du virus. Décidément ces démocrates ne reculent devant rien pour arriver au pouvoir, pas même de pousser une partie de la population à en contaminer une autre.
      Et dire qu’on à eût les mêmes ici….
      Alors que la majeur partie de la planète se bat pour endiguer la pandémie, ces connards ne pensent qu’a déverser leur bile venimeuse.

        +5

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    • fanfan // 01.07.2020 à 21h08

      Etat des lieux au 23/06/2020 par Jin Wu, Allison McCann, Josh Katz and Elian Peltier :
      « Au moins 120000 personnes de plus sont mortes au cours de la pandémie de coronavirus que le rapport officiel du nombre de décès de Covid-19, un examen des données de mortalité dans 28 pays montre – fournissant une image plus claire, quoique incomplète, du bilan de la crise.
      Au cours des deux derniers mois, beaucoup plus de personnes sont décédées dans la plupart de ces pays que les années précédentes, selon le New York Times. Les totaux incluent les décès de Covid-19 ainsi que ceux d’autres causes, incluant probablement des personnes qui ne pouvaient pas être traitées car les hôpitaux étaient submergés… Tous les pays n’ont pas connu de décès excessifs.
      Les ventilations par âge dans les données de mortalité fourniront une image encore plus claire du rôle de Covid-19 dans les décès excessifs. En Suède, par exemple, un taux de mortalité élevé chez les hommes de 80 ans et plus explique la plus forte augmentation des décès, ce qui suggère que les chiffres globaux sous-estiment la gravité de l’épidémie pour les personnes âgées en particulier…
      https://www.nytimes.com/interactive/2020/04/21/world/coronavirus-missing-deaths.html

        +1

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  • Clavie // 01.07.2020 à 07h56

    La première chance de ce virus (ou de n’importe quel virus) est effectivement la facilité et le nombre des transports aériens puis routier. Un effet pervers de la mondialisation non pas des choses mais des personnes.
    Sa seconde chance a été la mauvaise anticipation et réaction de nombreux pays. N’est-ce pas Mme Buzyn :
    https://francais.rt.com/france/76460-covid-19-agnes-buzyn-est-auditionee-assemblee-nationale
    Car la France a fait pire encore que les EU, preuve en est les taux de mortalité et de létalité. Anticiper c’est avoir les conditions matérielles de faire face à la crise. Réagir c’est contrôler les voyageurs (si le virus vient d’ailleurs) puis les habitants : détecter, isoler et traiter. A quoi s’ajoute les gestes barrières et une attention portée aux personnes à risque. Le confinement des biens-portants (avec les porteurs) n’est pas une une solution.
    En outre traiter ce n’est pas attendre l’aggravation des symptômes et une hospitalisation (en mettant sur la touche les médecins généralistes) mais faire avec les connaissances actuelles de toute provenance pour le bien des patients et non des laboratoires. (Gilead vient d’annoncer le prix de son traitement avec le Remdesivir : 2 340 dollars !)

      +42

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    • Incognitototo // 01.07.2020 à 19h18

      Il y a un problème de fond concernant les « gestes barrières », c’est que malgré le matraquage médiatique, dès début mars, une grande majorité de la population ne les a jamais adoptés ; tandis qu’encore aujourd’hui les comportements irresponsables sont monnaie courante…
      Tester ? Aujourd’hui, c’est possible… mais là pareil, en août on va jeter plus de des milliers de tests (date de péremption oblige) parce qu’une minorité seulement de personnes ont demandé à connaître leur statut sérologique…
      Bref, quoi faire avec des populations aussi inciviques, irresponsables et dans le déni le plus total ?
      Je n’ai pas de réponse, mais j’en veux au moins autant à ces gens qui m’obligent à me protéger d’eux qu’à nos politiques qui ont été en dessous de tout.

        +5

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      • fanfan // 01.07.2020 à 20h19

        Etude qui montre l’interaction entre virus qui causent stress respiratoire et maladies cardiaques : Madjid et al.(2007) https://doi.org/10.1093/eurheartj/ehm035
        Les espaces dans les bâtiments se remplissent en aérosol chargés en particules virales : Yang et al. (2011) http://doi.org/10.1098/rsif.2010.0686
        Travailleurs dans des milieux hospitaliers et port prolongé du masque : Jacobs, J. L. et al. (2009) https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19216002/

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        • Incognitototo // 02.07.2020 à 00h05

          Désolé, mais je ne lis pas l’anglais, mais si je comprends bien vous feriez partie des gens qui remettent en cause le port du masque… parce que certains lui trouvent des défauts qui ne sont d’ailleurs pas contestables… Libre à vous.
          Personnellement, je pense que les problèmes que pose le port du masque sont autrement plus gérables qu’une nouvelle flambée épidémique.
          En outre, ce n’est pas le problème que je posais. Ce qui m’intéresse est quoi faire avec une population qui se fout de se mettre en danger et les autres avec eux

            +5

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      • tepavac // 01.07.2020 à 20h30

        La population réagit à l’instar du comportement inconséquent des dirigeants et de nos « élites » représentées par le conseil scientifique.
        Faire vivre la population dans dans une sorte de schizophrénie paranoïaque ne pouvait conduire qu’à ce type de réaction. Espérons seulement que nous ne sommes pas face à un chaos organisé du type des chicago-boys et que tout ceci ne soit que le résultat de la stupidité, car dans le cas contraire nous en connaissons la suite….

          +6

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        • Incognitototo // 02.07.2020 à 00h22

          Peut-être, je ne sais pas si la valeur de l’exemplarité a encore le moindre poids dans l’attitude irresponsable des populations.
          Rationnellement parlant, pour sauver ma peau, je me fous que les gens qui me gouvernent soient des (pour être gentil) charlatans. Je fais ce qu’il faut pour moi et c’est tout. Et j’ai du mal à comprendre que ce ne soit pas une attitude généralisée.
          Mais, irrationnellement parlant, oui, tout est possible.

          « Stratégie du choc », oui c’est possible aussi. Cependant, on peut aussi faire confiance à la bêtise de certaines de nos élites pour n’avoir aucune stratégie en tête et être tout simplement incompétents et inconséquents. De toute façon, je pense qu’on va savoir assez vite s’il y a ou non de la préméditation pour nous faire courber un peu plus l’échine…

            +3

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  • Kiwixar // 01.07.2020 à 08h06

    La situation aux US n’est pas aussi mauvaise qu’elle paraît. Leurs données épidémiologiques sont en gallons/nugget (short, pas impérial). En système métrique, il faut diviser le nombre de cas par 25,4.

    Le dumbfuckistan. Avant, ils nous emmerdaient, maintenant ils nous font rire.

      +9

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    • yann // 01.07.2020 à 08h43

      Oui ils sont un peu bizarres. J’ai toujours pas réussi a expliquer à mes voisins de Californie l’intérêt d’une attestation de sortie dérogatoire.

        +4

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  • Fritz // 01.07.2020 à 08h15

    Horreur ! The land of the free, contaminé par the rest of the world !!
    Je propose d’intégrer ces données dans le chapitre de géographie de 4e en collège : « les Etats-Unis dans la mondialisation ».

      +9

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  • Lohr64 // 01.07.2020 à 09h01

    wuwei // 01.07.2020 à 08h17
    Je suis assez d’accord avec vous, Le New York Times est un journal d’opinion ou vous ne lirez pas que l’état de New-York a comptabilisé 31000 morts pour une population de 20 Millions (La France 29000 pour 65 Millions?). Pour que la peur perdure on nous bassine a longueur de journée que le nombre de cas augmente en oubliant de préciser que comme en France le nombre de morts diminue tous les jours ainsi que les hospitalisations.
    Le système de test fait qu’un positif devra être testé a nouveau jusqu’à obtenir deux tests négatifs consécutifs donc chaque positif sera testé au moins trois fois et bien sur comptabilisé positif a chaque fois!

      +1

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  • NulH // 01.07.2020 à 10h45

    Lecture (rapide) :
    Cette modélisation met en évidence un aspect, ou, vecteur de propagation du virus.
    Celui ci passerait par celui du voyage (de porteurs du virus) inter grandes agglomérations, ici US.

    Conclusion (rapide) :
    – stopper, sinon ralentir, toute propagation de (ce) virus
    – consiste à stopper, sinon ralentir, tout voyage (de porteurs de ce virus) inter grandes agglomérations
    – il va de soi, selon un plan issu d’observation de la propagation du vecteur.

    L’article donne une idée du procédé d’agglomération par lesquelles procéder.

    Parallèle alors selon les phénomènes de progressions d’épidémies à partir de nos ports, dont Marseille, vers les XV et XVI ème siècles entre autre ???

    Application personnelle : dès lors que l’on comprend épidémie, alors limiter nos déplacements, et prendre des distances de sécurité = un classique millénaire.

      +4

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    • EugenieGrandet // 01.07.2020 à 11h19

      J’ajouterais que le facteur k ne me parait pas encore bien intégré dans les modélisations

      k = 1 : tout le monde propage au même rythme, le Ro est le même pour tout le monde,
      k=0 chaque individu a son propre Ro;

      Certains (voir article canadien sur les-crises) ont calculé un k=0,1 pour le Covid. Donc 10% des gens contagieux sont des super propagateurs. A eux seuls, ils vont contaminer 80% des gens quand les autres 90% n’en contamineront que 20%.

      Je n’ai pas pu trouver confirmation de ce k= 0,1 pour le Covid.

      Moralité en attendant d’y voir plus clair: appliquer gestes barrière, ET éviter les rassemblements (stades, festivals, meetings politiques, …) et les zones confinées (cinémas, théâtres, boites, lieux de travail sans précaution, restaurants mal aérés, …) où la probabilité qu’un superpropagateur s’y trouve est plus forte qu’ailleurs.

        +5

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      • herve_02 // 01.07.2020 à 12h00

        Le fantasme du super contaminateur.

        Il faudrait le démontrer scientifiquement (et pas le modéliser avec un tableur excell et des macros à 2 balles).

        La démonstration scientifique est assez simple (à la porté d’un enfant). On trouve le super contaminateur, on détermine sa charge virale, on trace ses infectés, on séquence l’adn des infectés afin de prouver qu’ils ont bien été infectés par ce super spreader. On trace tous les personnes qui ont été en contact avec lui pour vérifier qu’il super-spread bien.

        une fois qu’on l’a réalisé pour cette personne, on revérifie dans au moins un autre cas (le mieux étant une petite dizaine). Parce que aucun indice autre que mathématique ne permet d’affirmer cela. En fait cette hypothèse sert à faire tomber en marche des modèles (merdiques) : j’ai des chiffres et je trouve une formule mathématique. Or comme la formule ne marche pas (pléonasme) on doit ajouter des variables non prouvées pour que ça fonctionne, et paff le super-spreader.

        C’est autant de la science que l’astrologie. Aucun modèle en santé publique n’a jamais marché. Aucun et jamais. Parce que la vie n’est pas modélisable. Croire le contraire, c’est tuer des gens : dès que l’on applique le modèle à tous, il y en a qui meurent car le modèle ne correspond pas. Le meilleur exemple : les 15 000 bébés supplémentaires morts (Mort Subite du Nourisson) en 10 ans suite aux recommandations médicales (suite à une étude sur les prématurés) du couchage sur le ventre dans les années 80.

        On fait un pataquès pour 3 morts de la rougeoles mais silence radio sur les 15 000 bébés.

          +15

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        • Eugeniegrandet // 01.07.2020 à 17h17

          Si, si, la modélisation marche très bien. Comme tous les modèles, ce dont des approximations de la réalité. qu’on affine au fur et à mesure des données observées. et leurs résultats deviennent un des éléments de la décision, mais pas le seul bien sûr.

          Par exemple il a été modélisé que la mortalité féminine due au tabac allait augmenter parce qu’elles étaient, en proportion, de plus en plus nombreuses à fumer.
          Et ça marche très bien, il est observé qu’elles meurent de plus en plus nombreuses, et plus jeunes.

          Il est modélisé que la mortalité occidentale augmente avec le surpoids, une alimentation pauvre en produits frais et riche en produits transformés, etc… Et c’est confirmé par les faits.

          Je n’ai pas compris votre « démonstration » prouvant que le supercontaminateur n’existait pas. L’article que j’ai cité en identifie de possibles spécimens en italie, en chine et ailleurs.

          Pour moi, la science progresse ainsi. On fait une hypothèse et on la valide avec des observations jusqu’à ce qu’on trouve un contre exemple (Karl Popper). Par exemple : conjecture de l’existence de Neptune par Le Verrier, seule façon d’expliquer les anomalies de trajectoires d’Uranus. Puis observation et confirmation de l’existence de la « planète » qui sera baptisée Neptune.

            +5

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          • herve_02 // 01.07.2020 à 18h15

            Alors. Il y a modèle et modèle.

            Par exemple, modéliser que la pauvreté augmentant, l’espérance de vie générale va baisser pas besoin de construire un modèle pour cela. C’est à la porté d’un élève de primaire. Le « modèle » set à « prédire » combien. Et le combien est « (très) approximatif », c’est une sorte de doigt mouillé sur tableur. C’est le cas pour le tabac et le surpoids. C’est une observation suivi d’une prédiction. Que le modèle permette de se dire qu’il y aura à la louche à gros trous environs 10% de plus de quelque chose. Si cela fait 5 ou 30, cela ne changera pas grand chose. Car en fait on s’en moque un peu.

            La science progresse par l’expérience. Je VOIS quelques chose, je théorise, je fais des expérience qui démontre ma théorie. TOUTES les expériences doivent le prouver sinon la théorie est fausse. Et il faut construire une autre théorie.

            Le super-spreader n’est qu’une théorie. Elle avait été mise sur le tapis lors d’une épidémie dans un hôtel ou il y avait eu un ‘pic’ de contamination. (donc ce super spreader), en fait, avec le recul c’est « juste » qu’il avait vomi un truc, et donc que le volume de virus éjecté était bien plus important. RIP le super-spreader. Mais l’idée est restée pour boucher les trous des théories actuelles. Le virus ne se comporte pas comme dans les modèles .. pafff variable super-spreader, pouff changement des Ko,Ro pour la faire tomber en marche.

            Tant que l’on ne montre pas par des expériences que la théorie se vérifient, elle ne vaut que ce que vaut une théorie : pas grand chose.

              +6

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            • EugenieGrandet // 02.07.2020 à 13h20

              De mon côté je n’ai pas parlé de théorie. L’article parle d’une hypothèse. A voir si les faits la confirme ou pas. https://www.les-crises.fr/covid-19-apres-le-r0-voici-le-k/

              Le virus ne se comporte pas comme dans les modèles, dites vous. Je suis bien d’accord. C’est trop tôt et c’est pour cela qu’il faut les affiner, grâce aux observations, jusqu’à ce qu’ils approchent au mieux les faits, la réalité (comme en méteo ou en simulation d’explosion nucléaire: c’est d’ailleurs pour ça que Trump a récemment promu l’idée de refaire une nouveau test d’explosion nucléaire… Il leur faut des données -des faits, ds observations- pour recaler leurs modèles.)

                +0

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            • NulH // 04.07.2020 à 17h21

              Ah mais … quoi donc !!!

              Un virus ne se comporte pas comme un modèle… ???

              Enfin, tout dépend de ce que l’on entend par « modèle »..

              A nos échanges, nul doute que le-dit modèle dépend de notre, de nos, représentations, de nos croyances, que l’on se fait de ce virus !!! Aller renvoyons à un Lordon pour cognatus et autre « spinosie » …. (que nous aurions à relire) !!!!

              Bien pire, il en serait de même, pour toute autre considération… scientifique… semblerait-il ???

              Alors, modèle ou pas modèle ????

              Bah, voyons en l’article de sa définition d’un certain CNRTL… comme branche de départ… de débat !!!

              Tout ça, c’était pour rire, bien sûr!!!

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          • Havoc // 02.07.2020 à 20h59

            Si vous permettez, cela n’a pas de sens de dire, comme vous le faites « chaque individu a son R ». R est déjà une moyenne, ce n’est pas une valeur individuelle.

            Plus le k est faible et moins les individus propagateurs sont répartis de façon homogène.

            Il est très probable que le k de la Covid soit effectivement très faible, d’où la diffusion de l’épidémie sur un mode stochastique passant par très peu de foyers initiaux.

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  • Casimir Ioulianov // 01.07.2020 à 14h00

    Quand on ne teste pas assez, pas assez tôt, on se retrouve à la remorque d’une épidémie.
    Quand on test massivement et assez vite , on jugule une épidémie.
    Le reste que ce soit les masques , les mesures sociales , les fermetures de frontières etc .. en découlent. Moins bien le boulot a été fait en amont , plus il a fallut éponger la merde en aval. La France à merdé grave au début et il a fallut mettre le paquet pour gérer plus où moins bien les conséquences. Je vois pas ça en cours aux USA.
    L’avantage de ce genre de phénomène c’est que ça fonctionne comme un test pour responsables et structures de décisions. Chez nous ils sont un peu lents mais pas complètement incapables, juste souvent trop cons.

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  • fanfan // 01.07.2020 à 16h13

    Ethical Skeptic – Quelques graphiques, depuis le début de la crise covid-19 aux Etats-Unis, particulièrement intéressants :

    CV-19 US Pace Daily Cases & Fatalities: https://twitter.com/EthicalSkeptic/status/1278105756768878594/photo/1 (Ce niveau de mortalité Covid ne peut pas être justifié par l’excès de toutes les causes de décès CDC, quel que soit le nombre de modifications apportées), ajustements (diabète, maladie cardiaque, cancer, démence, etc.): https://twitter.com/EthicalSkeptic/status/1278185136178319361/photo/1

    CV-19 Daily Case Arrivals (vs 2003 SARS): https://twitter.com/EthicalSkeptic/status/1278104828267421696/photo/1
    Hospitalization: https://twitter.com/EthicalSkeptic/status/1278103233316208640/photo/1
    Attendodemic chart: https://twitter.com/EthicalSkeptic/status/1278101753616109568/photo/1
    13 « Etats chauds »: https://twitter.com/EthicalSkeptic/status/1278099937016909825/photo/1

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  • Rond // 01.07.2020 à 16h22

    Et si les super contaminateurs n’étaient que Madame & Monsieur Grand-Voyageur ? Les jolies cartes de l’article se basent là-dessus. Après, Mme & Mr GV peuvent avoir plutôt eu des destinations à plus ou moins fortes densités de population, il n’en reste pas moins que pour propager/contaminer, il faut voyager et délivrer son « paquet » un peu partout, à l’insu de son plein gré. Chacun a alors son lot de pierres dans son jardin.
    Quant au confinement, il n’intervient que lorsqu’il est déjà trop tard et que toute la carte est suffisamment colorée pour que Petit Voyageur prenne le relai. La manière de confiner est un autre débat. Autre débat également, et pas des moindres : la surveillance de tout ce petit monde pour retrouver qui a fait quoi, où, comment, et pourquoi … Nos zélites de zélés zélus ont déjà la solution. Un clou, un marteau, un peu d’informatique, quelques petites entorses à la liberté et le tour est joué. Et plus de voyageurs petits et grands.
    C’est beau les analyses journalistiques.
    Tenez bon !

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    • Eugeniegrandet // 01.07.2020 à 17h20

      peut-être mais ça n’explique pas pourquoi le virus aurait circulé depuis plusieurs mois avant que la situation dégénère.
      c’est cette observation qui semble s’expliquer par l’existence de super propagateurs.

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      • herve_02 // 01.07.2020 à 18h28

        pfffff….

        Les virus vivent dans un écosystème. Sinon, ils infecteraient tout le monde sans exception. Il suffirait de quelques « super-choses » pour contaminer la planète entière. Or, l’expérience montre que tout le monde n’est pas contaminé.

        Ainsi une des théories (ce n’est qu’un théorie) c’est la charge virale individuelle. Vous êtres porteur et peu social : vous ne contaminez personne. si vous êtes assez social vous contaminez plein de gens. MAIS cela ne veut pas dire qu’ils vont être malades et/ou contaminant. Personne ne comprend les mécanismes. si chacune des contaminés rentrent chez eux seul, ils contamineront personne, et à priori développeront peu de formes graves.

        En revanche, si il y a des re(sur)contaminations (avec des souches qui ont un peu mutées ?) successives, les charges virales vont augmenter et à priori vont permettre des formes plus graves. C’est que semblent montrer les expériences des soignants non/mal protégés en contact avec beaucoup de patients contaminants.

        Mais la aussi pas de preuves. L’expérience semble montrer cette tendance. vous mettez des gens contaminés ensembles, cela développe plus de forme grave que le même nombre de gens contaminés isolés chacun de leurs cotés.

        C’est pour cela qu’il peut y avoir plein de porteurs asymptomatiques (pas de sur-infections) et d’un seul coup l’épidémie explose (on la voit parce qu’il y a des formes grave) parce que les sur-infections explosent à partir d’un certain seuil.

        C’est une théorie plus scientifiquement explicable que le super-spreader qu’on a jamais trouvé.

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        • Karine // 02.07.2020 à 23h19

          j’apprécie votre hypothèse, car vous parlez des personnes asymptomatiques; il me semble bizarre depuis le début de la crise que ces personnes soient autant ignorées, à la fois dans le mode de propagation, et dans les conséquences… car apparemment, absence de symptôme ne veut pas dire absence de conséquence grave sur la santé…

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      • tepavac // 01.07.2020 à 19h12

        Peut être simplement parce qu’on attribuait les décès à d’autres causes, la vieillesse, les pneumonies, arrêts cardiaques…
        90% des décès concernent les personnes de plus de 65 ans, mais nous le constatons de plus en plus au fil du temps, ses conséquences sur l’organisme sont nombreuses et pas encore toutes répertoriées. Il suffit d’avoir une « faiblesse » critique pour que le virus en accentue la létalité.
        Les eugénistes n’auraient pu rêver meilleur auxiliaire à leur ténébreuses pensées, les nazi aussi…

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  • ComeBack // 01.07.2020 à 19h23

    On peut aussi supposer que ce virus s’est propagé à bas bruit dès l’automne 2019, comme le laissent supposer les découvertes des Italiens en novembre et décembre 2019.
    Avant la notification des Chinois le 31 12 2019.
    Heureusement d’ailleurs que les Chinois ont fait le diagnostic et communiqué la séquence génétique, sinon on parlerait encore de « grippe saisonnière atypique » en Occident : malheur à celui qui apporte de mauvaises nouvelles.

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  • Baltha // 02.07.2020 à 03h59

    Et si les USA avaient dissimulé au monde uné épidémie naissante chez eux ?
    -Y aurait il eu des cas dès juillet aux USA ? https://mp.weixin.qq.com/s/WTnTuo-6NmhgLSvtS5betw
    -Le maire de Belleville, malade dès novembre 2019: https://mp.weixin.qq.com/s/B2vPMC5Mo123NGdJqt_wig
    -L’analyse taiwanaise sur l’origine du virus (sous titre en francais ou anglais dispo) : https://www.youtube.com/watch?v=U81SS0WGXiQ
    -Les sportifs militaires des JO Cism de Wuhan malades dès octobre 2010, soit avant même les habitants de Wuhan: https://sport.francetvinfo.fr/omnisport/des-sportifs-francais-contamines-par-le-covid-19-des-octobre-aux-jeux-militaires-de-wuhan
    -L’attitude troublante du CDC US concernant la présence de covid 19 chez les morts d’influenza : https://twitter.com/globaltimesnews/status/1237974799999062016
    -Les corrélations entre les foyers de contamination et les bases militaires: http://www.wikistrike.com/2020/03/coronavirus-les-exercices-defender-europe-20-de-l-otan-menacent-l-europe.html
    -Que savaient les renseignements US sur ce virus : http://www.entelekheia.fr/2020/05/04/quest-ce-que-les-renseignements-americains-savaient-reellement-sur-le-virus-chinois/
    Et je passe les liens sur les sportifs US rapatriés en urgence pendant les JO CISM de Wuhan pour des raisons sanitaires…

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  • Maurice // 02.07.2020 à 11h35

    Facteur K, R0, super cluster, cluster dormant (!), statistiques, modèles …
    On ne parle que de ça.
    Et notre système immunitaire ? qui tente d’en expliquer le fonctionnement ?
    Une amie a eu le Covid mi avril, assez sévère (grosse fatigue, essoufflement) mais n’a pas nécessité d’hospitalisation.
    Elle est restée confinée avec son conjoint et sa fille, qui tous deux n’ont pas été contaminés.
    Début mai elle a fait les test sérologique: négative aux Igg et Igm !!
    Et il y a tous les cas possibles, évidemment, entre les asymptomatiques et les cas mortels.
    Puis il y a la question des vaccins … encore un sujet tabou.
    Il y a eu dans le nord de l’Italie (Milan, Bergame, Venise …) deux campagnes de vaccination massives fin 2019 début 2020: méningite et grippe saisonnière.
    Il y a eu un campagne de vaccination massive en mars 2020 au Brésil.
    Sans entrer dans le délire provax-antivax, ne pourrai t’on pas imaginer que le système immunitaire en pleine réaction après la vaccination sur réagisse à l’entrée du Covid19 ?

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    • Havoc // 02.07.2020 à 21h04

      Du coup, qu’est-ce qui prouve que votre amie a contracté le SARS Cov ?

      Si au moins elle avait expérimenté une anosmie ou une agueusie…

      Mais là, elle est négative aux tests sérologique, la conclusion la plus simple est qu’elle a été malade à cause d’un autre germe, pas de quoi se faire des nœuds à la tête.

      Et croyez-moi, ce ne sont pas les candidats qui manquent pour expliquer de tels symptômes. Si votre amie a contracté un hémophilus, elle a pu avoir les mêmes troubles sans qu’il soit besoin de les expliquer par la Covid19.

        +1

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      • Maurice // 03.07.2020 à 08h55

        Elle a bien eu le Covid, d’après le diagnostique de son médecin en fonction des signes cliniques, en particulier la perte du goût et de l’odorat sans encombrement nasal.
        J’ai mentionné la fatigue et l’essoufflement pour souligner le caractère assez sévère dans son cas.

        Bien sûr c’est un exemple isolé, qui en aucun cas permet de tirer une quelconque conclusion, sauf peut être sur la fiabilité plus ou moins aléatoire des tests.
        Un PCR au début de sa maladie l’aurait probablement confirmée.

        Cela dit, nous sommes tous différents, en particulier notre « terrain », sur lequel se complait, ou non, tel ou tel germe.
        Alors, essayer de bâtir une théorie d’ordre général (planétaire) sur la diffusion et les dommages causés par le virus est louable mais sans objet tant que l’on n’aura pas compris le fonctionnement de ce satané « terrain ».
        Je remercie tout de même l’auteur de l’article, en aucun cas ce que j’écris ici se veut de dénigrer son travail !

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  • METZGER // 03.07.2020 à 00h12

    Chacun a son interprétation des chiffres, des méthodes et des stratégies. Après les constats, les condamnations pleuvent. Yfaucon, Yavéka, Falllaitpas, Yfaudrait… Mais sans transport aérien, la pandémie aurait-elle cette fulgurance ? Avec les gestes barrières, la modification de nos habitudes, ne pourrait-on pas remettre en cause ce bougisme pathologique qui consiste à aller à Dubaï en hôtel luxe et climatisation, battre le pavé de Pataya, polluer Kusko, et tout le ciel mondial ? Ce « must » de se faire valoir sur Instagram avec des selfies de soi-même moi moi pris tout autour autour du globe ? Et tout ce pognon de notre poche promis aux compagnies aériennes au lieu de les liquider ? Le Covid-19 est peut-être saisonnier mais la bêtise est plutôt endémique !

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    • NulH // 04.07.2020 à 17h38

      « Chacun a son interprétation des chiffres, des méthodes et des stratégies »
      Peut être, mais en fait il y a une démarche scientifique, connue, qui appliquée, progressant, cerne toujours mieux le sujet.
      On en apprend les débuts élémentaires, dès le CAP, pour le moins électrotechnique … mais aussi en formation de classes dites scientifiques…. puis puis et encore puis puis…
      cela se re-discute, se re-critique, de façon toujours plus élaborée, tout au long d’une progression, jusqu’à une thèse, voire une HDR… et bien sûr par tout labo. ou toute production… industrielle !!!!
      Nombre de textes, sérieux sur le net en donnent des éléments, tangibles. Pour en trouver, il suffit d’utiliser son meilleur outil de recherche sur le net, et usant de mots de ce texte ici. Nombre en ont fait une bonne expérience, utile, pour eux.

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