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24.juin.202024.6.2020 // Les Crises

Covid-19 : Après le «R0», voici le «k»

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Source : Le Soleil

En simplifiant un brin, on pourrait dire que les virus ont deux grandes stratégies pour se propager. Un peu comme les décisions que l’on prend en finances, certains virus optent pour se répandre de manière régulière et prévisible, mais souvent par « petits pas », alors que d’autres ont une approche plus risquée et qui ne donne souvent rien, mais qui « rapporte » davantage quand elle fonctionne. Plus on en découvre au sujet de la COVID-19, plus elle semble appartenir à la seconde catégorie — ce qui pourrait d’ailleurs expliquer certains de ses « mystères ».

Au début de la pandémie, les médias ont beaucoup parlé du fameux « taux de reproduction de base » du virus, ou «R0», qui est le nombre moyen de personnes que chaque malade va infecter. En général, les études arrivent à un R0 entre 2 et 3 pour la COVID-19, ce qui signifie que chaque personne qui contracte la maladie va la refiler à 2 ou 3 autres personnes en moyenne. Par comparaison, le R0 de la grippe saisonnière est généralement d’environ 1,3 à 1,5.

Mais voilà, comme toutes les moyennes, ce R0 gomme une partie de la réalité.

« Certains segments de la population ont plus de contacts que d’autres [et] comme les contacts jouent un grand rôle dans le R0, on peut observer beaucoup de variation dans les R0. […] À la limite, même, chaque individu a son propre R0 », explique Benoît Mâsse, chercheur en épidémiologie à l’Université de Montréal.

C’est pour cette raison que les épidémiologistes calculent aussi un « facteur de dispersion », ou «k», qui grosso modo indique jusqu’à quel point le R0 varie d’un groupe ou d’un individu à l’autre. Il existe plusieurs manières de le calculer, mais en général il varie entre 0 et 1.

Plus il est proche de 1, plus la propagation est homogène et régulière : la plupart des malades vont infecter à peu près le même nombre de gens.

À l’inverse, plus le k approche de 0, et plus la maladie progresse par « à coup », par bonds imprévisibles : une grande partie des malades n’infecteront personne ou presque, mais une petite minorité sera responsable de la majorité de la propagation (ce sont les fameux « super propagateurs »).

Or bien que certaines études aient placé la COVID-19 parmi les maladies qui progressent de manière régulière et prévisible, dans l’ensemble « il semble y avoir une tendance pour un k relativement petit aux alentours de 0,1 », indique M. Mâsse.

Concrètement, un k aussi bas signifie que 80 % des infections sont causées par environ 10 % des malades : « Si vous avez 100 personnes qui en infectent 300 autres, il y en a 10 qui seront responsables de 240 infections tandis que les 90 autres seront responsables de 60 infections », illustre-t-il.

Bref, si ce coronavirus était un animal, nous n’aurions pas affaire à une fourmi qui se déplace en faisant toujours des pas de la même longueur, mais plutôt à une grenouille qui avance en faisant des bons plus ou moins erratiques.

Voilà qui pourrait aider à comprendre certaines caractéristiques un brin étonnantes de la pandémie. Si la COVID-19 se propage bien par à-coup, alors le virus a typiquement besoin de plusieurs entrées dans un même pays avant que l’épidémie n’y prenne racine, puisque la plupart des malades n’infectent personne.

Cela pourrait en principe expliquer, par exemple, pourquoi les tout premiers cas à avoir été détectés en Italie apparurent à Rome à la fin de janvier, alors que c’est le nord du pays qui a fini par être le plus touché, et seulement à partir de la fin de février.

Ou pourquoi certains cas individuels semblent avoir « essaimé » à des degrés inouïs, comme le fameux « patient 31 » qui a contaminé des dizaines de personnes à lui seul dans une église de Corée du Sud (gens qui sont ensuite allés en infecter d’autres), ou encore comme cet homme d’affaires allemand qui semble avoir été à la source de l’épidémie dans le nord de l’Italie.

La bonne nouvelle, indique cependant Marc Dionne, médecin à l’Institut national de santé publique du Québec, c’est qu’à partir du moment où l’on sait que l’on a affaire à un virus qui « dépend » des événements de super-propagation pour se répandre, alors cela nous donne des pistes d’intervention plus ciblées.

On a beaucoup parlé du cas des usines de viande où une forte proportion des employés contractent la maladie, mais ce n’est pas le genre de situation qui inquiète le plus le Dr Dionne.

Dans des cas comme ceux-là, le risque de transmission est élevé entre les travailleurs et leurs familles parce que ce sont tous des gens qui se côtoient quotidiennement, mais le virus ne sortira pas forcément de ce cercle social.

« Si on pense à des fêtes comme les mariages par exemple, il y a des éléments dans ces situations-là qui vont amener une forte probabilité de transmission dans le groupe en même temps qu’une forte probabilité de dispersion hors du groupe », dit-il.

Ce genre de rassemblements tenus à l’intérieur, où le risque de contagion est plus élevé que dehors, qui regroupe des gens qui ne se voient pas souvent, est particulièrement susceptible de provoquer des épisodes de « super-propagation », explique le Dr Dionne.

Comme on émet plus de gouttelettes et (le cas échéant) de virus lorsque l’on crie ou que l’on chante, on peut aussi penser à des endroits comme des bars, où beaucoup de gens doivent parler fort pour se comprendre, ou à des chorales ou certains lieux de culte — quelques cas de super-propagation ont d’ailleurs été documentés dans des chorales.

« L’épidémie va se poursuivre encore, mais, si on parvient à éviter ces situations-là, on devrait s’en tirer pas trop mal en attendant que l’immunité de groupe se développe tranquillement ou qu’un vaccin arrive », dit le Dr Dionne.

Source : Le Soleil

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DooDzy // 24.06.2020 à 10h06

Super synthèse autour de la notion de « k ». Je n’avais trouvé que des papiers trop techniques à mon goût jusqu’à présent. Là on comprend vraiment bien de quoi on parle. Merci Les-Crises !

37 réactions et commentaires

  • weilan // 24.06.2020 à 07h34

    Je constate que ce satané virus vient de changer de genre. « LA » Covid 19 a remplacé LE bon vieux Covid19.
    Le féminisme s’insinue subrepticement partout !

      +7

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    • Kasper // 24.06.2020 à 07h37

      C’est une décision de l’académie française. Il me semble que le raisonnement était que c’est UNE maladie, donc LA Covid 19.

      Après, est ce que ca sert à quelque chose l’académie française? C’est un autre débat…

        +8

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      • weilan // 24.06.2020 à 11h23

        Jusque aujourd’hui UN virus (tel ce Covid10) était du genre masculin.
        Sauf au Québec peut-être ?
        Le québecois a peu de chose à voir avec l’Académie Française.

          +4

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        • Kasper // 24.06.2020 à 14h07

          Covid 19 est le nom de la maladie due au virus sars cov 2…

          Avant de voir des complots féministes partout, faut se renseigner.

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        • lit75 // 25.06.2020 à 09h06

          Oui les québecois (et même les maudits français qui habitent là-bas) disent **LA** Covid. Je pense que les québecois ont une conscience plus aigüe de ce que le terme anglais veut dire = Covid 19 = COronavirus DIsease 2019 = Maladie à Coronavirus 2019.

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      • Rémi // 24.06.2020 à 11h46

        Oui a remplir un magnifique batiment au coeur de Paris

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    • Foxtf // 24.06.2020 à 08h18

      Je constate que le Lune vient aussi de changer de genre !
      Je penche pour un complot féministe…

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    • mikatypa // 24.06.2020 à 09h33

      Covud-19 est le nom de La pandémie. Le virus s’appelle Sras-…

        +5

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  • calal // 24.06.2020 à 08h03

    Je vais me servir de cet episode de Covid pour evaluer la pertinence du paradigme « complotisme-paranoia » dans notre societe.

    Ce paradigme « complotiste-paranoique » postule que nos dominants veulent nous controler et cherchent voir provoquent des crises qui permettent d’accroitre leur pouvoir sur nous.D’apres ce paradigme, une deuxieme vague de covid permettrait de justifier une obligation vaccinale,des pucages,une deuxieme vague de creation monetaire pour sauver les banques etc…Ce paradigme prevoit donc une deuxieme vague voir une troisieme voir une reccurence annuelle de la maladie (covid 19- covid 20 -covid 45…)

    Donc s’il n’y a pas de deuxieme vague, on sera rassure pour deux raisons: plus de risques pour notre sante evidemment mais aussi la confirmation que les « complotistes » delirent et ne sont pas rationnels. Il n’y a pas de « mechants » dans l’ombre qui complotent pour notre perte,que des malhonnetes et des incompetents.

    Si il y a deuxieme vague,cela ne voudra cependant pas dire que les « complotistes » ont raison. Par contre cela confirmera l’utilite du raisonnement complotiste car celui ci m’aura permis d’augmenter mes chances de survie en prevoyant la resurgence de la maladie et en m’incitant a une conduite plus prudente diminuant par la meme ma probabilite d’etre contamine.

    On se donne rendez vous dans 6 mois pour un bilan.

      +5

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    • Rémi // 24.06.2020 à 11h52

      Bonjour,

      peu de gens disent que:
      Ce paradigme « complotiste-paranoique » postule que nos dominants veulent nous controler et cherchent voir provoquent des crises qui permettent d’accroitre leur pouvoir sur nous
      Ce que beaucoup de gens disent est que de nombreux projets sont dans les cartons que le peuple n’accepterait pas et qui visent à accroitre le pouvoir et les bénéfices de nos dirigeants.
      Donc dés qu’il y a une crise:
      Il la soulignent et augmentent la peur via la commuication médiatique
      Ils mettent leurs sales projets au goût du jour (Stop covid 60H par semaine…)
      Il spassent les projets au nom de la crise.

      Une fois les bénéfice otenus leur position est davantage assurée, donc ils font moins attention, ce qui a un moment ou un autre finira par générer un autre crise due à leur incompétence.
      Ils pourront recommencer le cercle.
      Si vue la gestion du COVID on avait attrapé le gouvernement et ses directions du ministère de la santé pour les envoyer à Cayenne, vous auriez vu que le pays s’améliorait beaucoup.
      Comme cela n’a pas été le cas, je vous donne rendez-vous á la prochaine crise qu’ils n’auront pas délibérément provoquée, mais que leur incompétence aura agravée.
      Bonne facture.

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    • Dominique65 // 24.06.2020 à 14h59

      « cela confirmera l’utilite du raisonnement complotiste car celui ci m’aura permis d’augmenter mes chances de survie en prevoyant la resurgence de la maladie »
      Je ne forme aucune sorte d’idée complotiste par rapport au COVID-19 et je prévois la possibilité d’une résurgence de la maladie. Tu me classes comment ?

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      • Alfred // 24.06.2020 à 15h44

        Complotiste qui s’ignore?
        (C’est une blague)
        C’est quand même dingue qu’en quelques années le mot nouveau « complotiste » soit venu prendre la charge d’infamie que portait avant lui le mot « comploteur ».
        Est il complotiste de dire que ce n’est sans doute pas pour rien?
        En tout cas chapeau les médias dont on touche ici du doigt toute la puissance normative.

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      • calal // 24.06.2020 à 23h18

        le professeur Raoult ne prevoyait pas de seconde vague.
        Sur quelle base prevoyez vous une seconde phase?
        Par analogie avec la grippe espagnole de 1917?
        Effectivement,j’ai oublie la possibilite que vous indiquiez. Mais la question demeure: faut il avoir bac+5 pour prevoir la seconde vague ou le fait d’etre « paranoique-complotiste » permet d’arriver a la meme conclusion en depensant moins d’energie nerveuse?

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        • Dominique65 // 25.06.2020 à 19h27

          « Sur quelle base prevoyez vous une seconde phase? »
          Relisez-moi : j’envisage la possibilité, je ne prédis rien. Du reste Raoult envisage aussi cette possibilité puisqu’il ne l’exclut pas. C’est ce qu’il a dit hier à la commission d’enquête sur le COVID-19.

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  • jean-pierre.georges-pichot // 24.06.2020 à 09h31

    Si même les médias se mettent à comprendre quelque chose à cette épidémie, on va pouvoir fermer ‘Les Crises’. Pour le caractère saltatoire de la contamination, et sa corrélation avec l’existence de petits groupes humains qui circulent beaucoup et se fréquentent : ce qui est en soi une caractéristique très spécifique, c’était évident dès le début. On pourrait appeler cette maladie ‘la maladie des circulants mondialisés’, ou, pour ne vexer personne d’autre, le ‘jacquatalisme’. Dans les années quatre-vingt, le sida a baissé le rideau sur la ‘parenthèse enchantée’ de vagabondage sexuel de la décennie précédente. Le nouveau fléau condamne théoriquement les pratiques d’hyper-échangisme commercial, touristique et migratoire qui se sont généralisées jusqu’à l’absurde dans la décennie suivante, mais le monstre ne veut pas mourir et dirige la lance de l’extincteur à côté de l’incendie en enfermant les immobiles et en appauvrissant les pauvres. On a encore Romain Goupil en 2020, on aura peut-être encore Benjamin Griveau en 2040. Croisons les doigts.

      +24

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  • eugeniegrandet // 24.06.2020 à 09h33

    c’est ce que m’avait écrit un de mes collègues qui avait analysé et comparé les données des départements verts et rouges après le 11 mai.
    Finalement il avait trouvé la même différence (variance) entre départements verts et rouges qu’entre pays européens.
    il y a ceux qui ont eu une réunion à 2 000 personnes dont un super propagateur infecté qui se sont ensuite dispersées (ou événement équivalent) et les autres.
    il expliquait la propagation par la chance ou plutôt la malchance.

      +1

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  • DooDzy // 24.06.2020 à 10h06

    Super synthèse autour de la notion de « k ». Je n’avais trouvé que des papiers trop techniques à mon goût jusqu’à présent. Là on comprend vraiment bien de quoi on parle. Merci Les-Crises !

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  • jp // 24.06.2020 à 10h17

    Pendant que l’on s’acharne, sans tenir compte des propriétés vraies de l’agent contaminant et des contaminés potentiels, à modéliser une propagation virale, de vrais scientifiques continuent heureusement leurs travaux et enfin les données observationnelles cliniques et microbiologiques fines sérieuses TRES intéressantes commencent à être publiées dans les revues hyperspécialisées à l’usage des vrais chercheurs connaissant leur sujet. Si vous avez la chance d’y avoir accès, nourrissez votre réflexion. Cela change des idioties médiatico-polotiquo-sociologico-pseudo mathématiques que l’on donnent en pâture au Petit Peuple depuis le début de cette lamentable histoire.
    Pour avoir la prétention de comprendre il faut d’abord prendre le temps d’observer et d’analyser les réalités vraies et non fantasmées. Mais cette démarche logique n’est certes pas politique.

      +10

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    • Samyr Fateh Sound // 24.06.2020 à 10h26

      Bonjour JP,

      Aussi haut niveau que cela puisse paraitre on ne sort pas d’analyses, d’interprétations et d’observations. Pas de lois mathématiques donc l’infiniment petit c’est de l’interprétation sur la base de variables multiples. A chaque on trouve quelque chose mais qui est applicable que pour un cas précis souvent jamais reproductible ailleurs. C’est notre capacité de généralisation qui nous trompent. Heureusement que la vie reste insaisissable car le jour où on aura compris …

        +3

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  • Samyr Fateh Sound // 24.06.2020 à 10h22

    Bonjour,

    On adore la complexité mais elle a toujours démontré que les raisonnements sont faux. En Biochimie dans une communauté dont je fais partie, on fait des tentatives désespérées tout modéliser et « rendre intelligible » ce que nous ne comprenons pas. Nous ne cessons d’inventer de nouvelles variables pour décrire le soi disant fonctionnement d’un Virus sans jamais être capable de prédire quoique ce soit. Nous scientifiques devrions être humbles de temps en temps. Mais les matheux ont pris le contrôle des choses pour le plaisir des gouvernants qui pourront s’y appuyer pour prendre des décisions. Là aussi à vous de juger des décisions prises. Et si les hypothèses de départ et les interprétations sur ce qu’est un Virus étaient fausses ???????? Allez pour ceux qui aiment les chiffres, les courbes, les prédictions et tout le reste régalez vous ! pour le reste profitez de la vie, elle est courte et intense !!!!!!

      +17

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  • Spiridon // 24.06.2020 à 11h12

    Que l’épidémie ne soit pas déterminée par un taux de propagation uniforme, ne rencontrant comme obstacle que le vide, l’absence de population à contaminer, mais qu’elle réponde à des critères biologiques discontinus, c’est une évidence depuis février. Non, le taux de 60% de contamination dans la population n’est pas le taux d’immunité collective. Non le virus ne saute pas d’une personne l’autre comme une puce, avec comme seul critère la distance à parcourir! Si le pauvre Dr. Liu est mort à 34 ans début février, ce n’est pas parcequ’il avait été contaminé ou avait des faiblesses intrinsèques. C’est parcequ’il a été contaminé, recontaminé, surcontaminé. Le terme de charge virale ne rend compte qu’imparfaitement de ce processus. Le virus se développe en société lui-même, sur une société d’individus, et non pas spontanément à partir de zéro sur chaque nouveau contaminé. Les deux sociétés sont nécessaires l’une à l’autre. C’est pour ça que le taux de 7%-9% constaté en Chine et ailleurs est suffisant pour faire « immunité collective ».
    La linéarité bateau, grotesque, des évaluations mathématiques pouvait en « boucher un coin » par sa prétention scientifique, ce qu’elle a fait de Ferguson à Macron, ça n’en restait pas moins affligeamment puéril. C’est le confinement qui a tué. La Chine l’a d’ailleurs prouvé très simplement: les zones confinées (Wuhan-Hubei) ont explosé, les provinces non confinées (Sichuan, Guangdong, Fujian), malgré la présence de contaminateurs en nombre, s’en sont très bien sorti.

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    • Samyr Fateh Sound // 24.06.2020 à 11h37

      Cher Spiridon,

      Disons qu’en plus on a eu le confinement + la mortalité élevée en France. On essaye en pus de nous vendre qu’on a pas à rougir de notre bilan. C’est là que c’est inquiétant pour le narratif étatique qui ne rencontre parmi les politiques que très peu de résistances …

        +13

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    • nico // 24.06.2020 à 12h52

      Le cas de la Chine ne prouve pas du tout l’inefficacité du confinement. Précisément parce que ce type d’épidémie fonctionne justement par seuil: Quand le nombre de contaminé reste suffisamment faible rien ne se développe. Par contre dès que l’on passe ce seuil ça part en vrille. Et si Wuhan-Hubei ont explosé c’est parce que, vu la durée d’incubation, au début du confinement les malades étaient déjà presque tous là. Mais le confinement a évité qu’ils puissent se déplacer dans les autres provinces qui ont pu rester en dessous du seuil critique évitant la propagation. Çà a été exactement pareil en France ou le grand est et l’Île de France ont pas été fortement impacté alors que le reste du territoire n’a presque rien eu. Par contre en effet en France probablement que si l’on avait confiné que l’île de France et le grand est, le résultat aurait été probablement assez proche et confiner le reste de la France n’était probablement pas nécessaire. Mais cela n’aurait sûrement pas été acceptable pour les zones confinées !! Donc non le confinement n’a pas tué il était indispensable dans les zones déjà trop infecté. Par contre il est clair que cela n’aurait pas été nécessaire si comme certains pays asiatiques dès les premiers cas on avait généralisé le port du masque et les tests et suivi de clusters (comme heureusement on le fait maintenant). Du coup avec ce type de propagation la notion d’immunité collective n’a plus vraiment de sens que l’on parle de 60% ou de 10% puisque ça dépend du contexte et du fait à un instant donner de passer un seuil critique ou non.

        +5

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      • Spiridon // 24.06.2020 à 17h21

        C’est une réflexion tout à fait fausse et qui montre une totale méconnaissance des évènements en Chine et de leur chronologie précise. Le taux de nouveaux contaminés post confinement à Wuhan n’a cessé de croitre bien au delà du 15 février, soit 3 semaines après le début du confinement. Les contaminations ont donc eu lieu intra-confinement. C’est d’ailleurs la même chose en France avec 5000 cas par semaine avant le confinement et 18000 par semaine après 5 semaines de confinement, soit bien au delà des 14 ou même 21 jours de contagiosité pré confinement.
        Par ailleurs les personnes contaminées issues de Wuhan et déplacées dans les provinces citées sont en grande quantité, bien supérieure à celle de la Moselle…Elles avaient toutes les ‘raisons’ de contaminer localement.

          +7

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  • herve_02 // 24.06.2020 à 14h56

    Marrant tous ces articles qui sortent pour remplir l’espace médiatique.

    Il est tellement facile à posteriori de pondre des indices, courbes, théories qui permettent de coller à une partie de ce qui a été observé. Bien entendu, on écarte sans se poser de question ce qui ne correspond pas à notre théorie. Théorie que l’on sort pour coller à une réalité ‘politique’. Réalité politique que l’on choisit pour se placer, se faire un nom.

    Ainsi les R0, les k, les choses et les trucs proviennent de modèles qui n’ont de valeur que pour remplir du papier. Pour soigner et guérir les gens on demande une étude randomisée en double aveugle contre placebo (cela veut dire laisser mourir des gens) mais pour étudier une propagation qui va impacter la manière de gérer la crises (et donc qui va directement impacter le nombre de morts), on se satisfait du doigt mouillé.
    Quelle étude sérieuse a été faite pour tester la contamination via un objet tiers. Je ne parle pas de retrouver de l’arn de virus sur un objet, mais de vérifier la chaîne : une personne contaminée touche un objet, une personne non contaminée touche le même objet (après x minutes, heures, jours) et on regarde la contamination de cette deuxième personne. Pas la peine de chercher, aucune. Parce que c’est politiquement inaudible. allez expliquer que vous n’avez pas été capable de contaminer une personne par ce biais et toute la propagande des états s’effondre. Idem entre personnes.

    Pourtant ce serait exactement de la science. toutes ces modélisation mathématiques ne servent qu’à exister politiquement.

      +7

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  • izarn // 24.06.2020 à 23h58

    Faudra qu’on m’explique qu’avec un « ro » de 1,5 pour la grippe on a eu 1 440 000 cas en 2018, et que pour un « ro » de 3 pour le covid19 on a seulement quelques centaines de milliers…
    Non comprehendo, ou alors je suis chez les dingues…
    Les Marx Brothers, comme dirait Didier Raoult….
    Bon le « ro » c’est quoi? Si il est égal à deux, et si le covid se transmet 30 fois on atteinds 1 milliards de gens!
    Oui: x=2puissance30.
    Mais que se passe t-il? Le « ro » diminue rapidement, en dessous de 1, l’épidémie disparait, d’ou la courbe « en cloche ».
    Donc quelques centaines de milliers, dont la majorité n’a pas de maladie grave…
    La virulence du covid désormais n’est pas celle du début…
    Il n’y a plus grand chose à craindre.
    Et rien du tout chez les jeunes.
    Alors les kk et les qq supplémentaires, ça fait rien rigoler!

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    • Spiridon // 25.06.2020 à 09h07

      Vous dites que vous ne comprenez pas, mais pour dire que vous comprenez très bien: ce R0 affiché comme scientifique en soi, c’est de l’enfumage complet. Un vernis mathématique -tout comme les statistiques rabâchées, niveau règle de trois et cours de 1ere- pour faire croire à une maîtrise des événements. Du flanc qui ne trompe que les naïfs. Si les épidémies se propageaient selon des lois uniformes, en effet, la peste bubonique aurait au Moyen âge tué non pas 1/3 de la population (chiffre suspect au fait) mais tout le monde jusqu’au dernier. Faut faire rentrer les matheux d’où ils sont sortis: le petit bureau des constatations là-bas au fond du couloir

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  • Kasper // 25.06.2020 à 01h16

    « Non comprehendo, ou alors je suis chez les dingues… »

    Le confinement, l’ensemble de la population francaise assignée à résidence 2 mois, ca ne vous dit rien ?

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