Les Crises Les Crises
22.mai.202022.5.2020 // Les Crises

Coronavirus : 13 années de vie perdues en moyenne pour les personnes décédées du Covid-19 selon une étude

Merci 148
J'envoie

Source : wellcomeopenresearch.org
Traduit par l’équipe Les-Crises

Résumé

Contexte

La pandémie de Covid-19 est responsable de l’augmentation du nombre de décès dans le monde. La plupart des estimations ont porté sur le nombre de décès, avec peu de quantification directe des années de vie perdues (YLL) à cause du Covid-19.

Comme la plupart des personnes qui décèdent du Covid-19 sont âgées et souffrent de maladies chroniques, certains ont émis l’hypothèse que le nombre d’années de vie perdues (YLL) était faible. Nous nous efforçons ici d’estimer les années de vie perdues attribuables au Covid-19, avant et après ajustement en fonction du nombre/type de maladies chroniques.

Méthode

Nous avons d’abord estimé les années de vie perdues attribuables au Covid-19 en utilisant les tableaux d’espérance de vie de l’OMS, sur la base des données « âge/sexe » pour les décès dus au Covid-19 en Italie. Nous avons ensuite utilisé des données agrégées sur le nombre/type de maladies chroniques pour modéliser les combinaisons probables de maladies chroniques parmi les personnes décédées du Covid-19.

À partir de ces données, nous avons utilisé les données quotidiennes sur les soins de santé au Royaume-Uni pour estimer l’espérance de vie en fonction de l’âge/du sexe/des différentes combinaisons de maladies chroniques. Nous avons ensuite calculé l’espérance de vie en fonction de l’âge, du sexe, du type de maladies chroniques et du nombre de comorbidités.

Résultats

En utilisant les tableaux de l’OMS, le nombre d’années de vie perdues attribuables au Covid-19 était de 14 ans pour les hommes et de 12 ans pour les femmes. Après ajustement en fonction du nombre et du type de maladies chroniques, le nombre d’années de vie perdues était légèrement inférieure, mais restait élevé (respectivement 13 et 11 ans pour les hommes et les femmes).

Le nombre et le type de maladies chroniques ont entraîné une grande variabilité de l’estimation du nombre d’années de vie perdues à un âge donné (par exemple, pour les personnes âgées de 80 ans ou plus, le nombre d’années de vie perdues était supérieur à 10 ans pour les personnes sans maladie chronique et inférieur à 3 ans pour les personnes avec 6 maladies chroniques ou plus).

Conclusions

Les décès dus au Covid-19 représentent une charge importante en termes d’années de vie perdues par personne, plus d’une décennie, même après ajustement en fonction du nombre et du type de maladies chroniques chez les personnes décédées du Covid-19. L’ampleur des comorbidités influence fortement le nombre d’années de vie perdues à un âge donné. Une collecte de données plus complète et standardisée sur les maladies chroniques est nécessaire pour mieux comprendre et quantifier l’impact global du Covid-19 et pour orienter l’élaboration des politiques et des interventions.

Introduction

Lorsqu’elle est grave, la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) provoque une insuffisance respiratoire aiguë, nécessitant souvent une ventilation mécanique. En réponse à cette menace, les gouvernements ont introduit des interventions non pharmaceutiques telles que l’éloignement physique, et les prestation des services de santé ont radicalement changé, les ressources étant détournées vers la gestion des COVID-19, loin de leurs activités habituelles. Ces mesures ont visé à limiter une augmentation des cas qui risquaient de submerger les services de santé.

Sans tous ces changements, peu de systèmes de santé auraient pu répondre de manière adéquate au besoin accru de soins aigus ; ces décisions étaient donc, d’une certaine manière, inévitables. Toutefois, en l’absence de vaccin, et alors que les sociétés cherchent à « revenir à la normale », les décisions concernant l’étendue et la nature des mesures en cours pour limiter la propagation de COVID-19 seront plus difficiles à prendre.

Ces choix nécessiteront de mettre en balance les effets directs probables du COVID-19 sur la mortalité avec les impacts indirects probables sur la mortalité pour d’autres affections – en raison, par exemple, d’un accès inadéquat aux services nécessaires pour de nombreuses personnes souffrant de maladies chroniques, ou des impacts du chômage partiel, de la perte de revenus et de l’isolement social. Les effets indirects seront probablement complexes, la plupart nécessiteront des recherches approfondies pour être mieux compris. Toutefois, nous devons dès maintenant saisir les effets directs du COVID-19 aussi précisément que possible, grâce aux données et aux méthodologies actuellement disponibles.

Actuellement, la plupart des rapports sur les décès dus au COVID-19 ont utilisé des méthodes de comptages bruts. Cela peut toutefois donner une image déformée du poids de mortalité, car elle ne tient pas compte de la durée de vie attendue d’une personne décédée des suites du COVID-19. Comme les personnes qui meurent du COVID-19 sont pour la plupart âgées et souffrent de maladies chroniques, certains ont émis l’hypothèse que beaucoup de ces personnes seraient très certainement mortes d’autres causes assez rapidement, et que l’espérance de vie pourrait donc ne pas être fortement affectée.

Si les comorbidités sont connues pour être associées à une mortalité accrue, on peut néanmoins s’attendre à ce que les personnes souffrant de comorbidités vivent pendant de nombreuses années. Le décompte brut des décès peut donc induire en erreur les décideurs politiques et le public, les amenant à surestimer ou à sous-estimer l’impact total des décès liés au COVID-19.

En épidémiologie, il existe une mesure standard utilisée pour rendre compte de cette difficulté, à savoir les années de vie potentielles perdues (YLL). Les années de vie perdues peuvent être exprimées par habitant comme le nombre moyen d’années qu’un individu aurait été censé vivre s’il n’était pas mort d’une cause donnée.

L’approche conventionnelle des YLL utilise des données comme l’âge auquel les décès sont survenus, combinées à l’espérance de vie typique à un âge donné, pour estimer une moyenne pondérée du nombre d’années de vie perdues (YLL). Les YLL sont utilisées pour permettre des comparaisons équitables de l’impact sur la santé de différentes politiques, telles que différentes mesures pour faire face à la pandémie. Toutefois, étant donné le rôle controversé des comorbidités dans les décès dus au COVID-19, il est également important de calculer les années de vie perdues en tenant compte des effets de la présence d’une maladie chronique ou d’une comorbidité.

Par conséquent, nous proposons de quantifier l’impact du COVID-19 sur l’espérance de vie, en utilisant la mesure classique des années de vie perdues basée sur l’âge et en tenant compte du type et du nombre de maladies chroniques sous-jacentes.

Résultats

Pour les hommes, le nombre moyen d’années de vie perdues, après ajustement en fonction du nombre et du type de maladies chroniques ainsi que de l’âge, était de 13,1 (12,2-14,1). Pour les femmes, cette valeur était de 10,5 (9,7-11,3). Les résultats étaient similaires dans les différentes hypothèses relatives à l’association âge-comorbidités et dans les deux analyses de sensibilité, que l’on considère les maladies chroniques comme fortement corrélées ou bien totalement indépendantes. À titre de comparaison, le nombre d’années de vie perdues basée sur l’âge seul en utilisant les tableaux de l’OMS était de 14,0 pour les hommes et 11,8 pour les femmes.

https://wellcomeopenresearch.s3.amazonaws.com/manuscripts/17385/ed7f802d-07c4-48b4-9f47-a8701ab51fb8_figure4.gif

Figure 4. Années de vie perdues par sexe. Les barres colorées indiquent le nombre de comorbidités de zéro (foncé/bleu) à 11 (clair/jaune).

En stratifiant les estimations d’années de vie perdues par sexe, âge et nombre de comorbidités, on a constaté des différences claires, le nombre d’années de vie perdues allant d’environ 2 ans chez les hommes ou les femmes de 80 ans ayant un grand nombre de maladies chroniques, à environ 35 ans chez les personnes plus jeunes sans maladie chronique. Pour la plupart des tranches d’âge et des nombres de comorbidités, le nombre d’années de vie perdues par personne est resté supérieure à 5 ans.

Dans les analyses de sensibilité incluant les modèles de survie avec des modalités d’interactions supplémentaires « comorbidité-comorbidité » et « comorbidité-comorbidité-âge », le nombre d’années de vie perdues n’a que très peu changé par rapport à celui observé dans l’analyse principale.

Cela est vrai pour le nombre d’années de vie perdues de chaque sexe (13,1 (12,2-14,0) pour les hommes et 10,5 (9,7-11,3) pour les femmes) et pour la stratification supplémentaire sur l’âge et le nombre de comorbidités. Pour cette dernière comparaison, la plus grande différence – 0,7 années de vie perdues – a été observée chez les femmes âgées de 50 à 59 ans présentant six comorbidités. Pour la plupart des tranches d’âge et de comorbidités, le nombre d’années de vie perdues était identique, à une décimale près, dans les deux modèles de survie.

https://wellcomeopenresearch.s3.amazonaws.com/manuscripts/17385/ed7f802d-07c4-48b4-9f47-a8701ab51fb8_figure5.gif

Figure 5. Nombre d’années de vie perdues stratifié par sexe, âge et nombre de comorbidités. Les barres colorées indiquent le nombre de comorbidités de zéro (foncé/bleu) à 11 (clair/jaune).

Tableau 2. Nombre moyen d’années de vie perdues, en fonction du nombre/type de maladies chroniques, de l’âge, du sexe et du nombre de comorbidités.

Résumé des principales conclusions

En utilisant les données publiées sur les personnes décédées suite au COVID-19 et les modèles de survie basés sur l’âge et le nombre de comorbidités dans une population générale au Royaume-Uni, nous avons estimé le nombre d’années de vie perdues attribuable au COVID-19. Nous faisons un certain nombre d’observations importantes.

Premièrement, en utilisant les tableaux d’espérance de vie « GBD 2010 » de l’OMS comme référence, le nombre estimé d’années de vie perdues était supérieur à une décennie pour les décès liés au Covid-19, avec 14 années de vie perdues chez les hommes et 12 chez les femmes. Ce nombre d’années de vie perdues est comparable à celui attribué à des maladies chroniques importantes telles que les cardiopathies ischémiques et les bronchopneumopathies chroniques obstructives.

Deuxièmement, les modèles utilisant la prévalence des maladies chroniques sous-jacentes sur la base des patients décédés du COVID-19 en Italie, ainsi que les modèles de survie britannique en fonction de l’âge, du sexe et des comorbidités, n’ont pas eu d’impact drastique sur le nombre d’années de vie perdues. Chez les hommes et les femmes, le nombre d’années de vie perdues est respectivement tombé à 13 et 11 ans.

Troisièmement, dans la plupart des strates de comptage par âge et par comorbidité, le nombre estimé d’années de vie perdues par personne est resté important et généralement supérieur à 5 ans. Cela signifie que même après avoir pris en compte les comorbidités, la plupart des individus ont perdu beaucoup plus que les « 1-2 ans » suggérés par certains commentateurs.

Enfin, tandis que le nombre d’années de vie perdues est resté élevée dans la plupart des strates de comptage par âge et comorbidité, la présence de comorbidités a effectivement influencé l’ampleur du nombre d’années de vie perdues. Par exemple, chez les personnes âgées de plus de 80 ans, le nombre d’années de vie perdues chez les personnes sans maladie chronique était de 11 ans, tombant à moins de deux ans avec un grand nombre de comorbidités.

Le nombre d’années de vie perdues (YLL) constitue une mesure largement utilisée pour comparer l’impact relatif des différentes causes de décès et sert à orienter l’élaboration de politiques et la prestation des services de santé, ainsi qu’à établir des priorités pour les interventions visant à prévenir les décès.

En utilisant les rapports britanniques pour des comparaisons approximatives, le nombre d’années de vie perdues pour d’autres affections s’échelonnait, par habitant, de 8,2 ans pour les maladies pulmonaires obstructives chroniques, 11,6 ans pour les maladies coronariennes, 13,1 ans pour la pneumonie et 21,6 ans pour l’asthme. Par conséquent, par rapport à ces points de référence, le nombre d’années de vie perdues attribué au COVID-19 représente une charge importante pour les individus.

L’estimation du nombre d’années de vie perdues peut varier considérablement en fonction de la population de référence choisie et de la répartition par âge des personnes qui décèdent. En outre, lorsque l’on tente de tenir compte des affections sous-jacentes chez les personnes décédées, l’exactitude dépendra de la qualité et de l’exhaustivité des données, tant pour ces décès que pour la population de référence utilisée pour obtenir des estimations de la survie en fonction de ces affections sous-jacentes.

Néanmoins, bien qu’imparfaits, nous estimons que les organismes de santé publique devraient présenter des estimations du nombre d’années de vie perdues attribué au COVID-19, en plus des comptages de décès plus habituels. Nous avons déjà vu que si les agences ne le font pas, les commentateurs peuvent combler ce vide et le feront, en relayant parfois des erreurs importantes comme l’utilisation de l’espérance de vie à la naissance pour faire des déductions sur les années de vie perdues et en sous-estimant ainsi considérablement l’impact de la maladie sur les individus.

Conclusion

Parmi les patients qui décèdent du COVID-19, il semble y avoir un impact considérable en termes d’années de vie perdues, du même ordre que pour des maladies telles que les maladies coronariennes ou la pneumonie. L’ajustement de ces résultats en fonction du nombre et du type de maladies chroniques ne réduit que modestement le nombre estimé d’années de vie perdues dues au COVID-19 par rapport aux estimations basées uniquement sur l’âge et le sexe. Les agences de santé publique et les gouvernements devraient rendre compte du nombre d’années de vie perdues, idéalement en tenant compte de la présence de maladies chroniques sous-jacentes, afin de permettre au public et aux décideurs politiques de mieux comprendre l’impact de cette maladie.

Lire l’étude complète sur wellcomeopenresearch.org
Traduit par l’équipe Les-Crises

Commentaire recommandé

ComeBack // 22.05.2020 à 08h14

Excellent papier, merci Les Crises.
Une pierre dans le jardin de ceux qui ne voient dans cette épidémie qu’un « nettoyage » des EHPAD et une accélération du transfert par héritage aux générations Y et Z.
Que d’années sacrifiées, de parents ou grands-parents trop tôt disparus.
Quand le citoyen-écologiste prétend poser la question la plus dérangeante en demandant : « Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? »,
il évite de poser cette autre question, réellement inquiétante : « À quels enfants allons-nous laisser le monde ? »
Jaime Semprun, L’abîme se repeuple (1997)

52 réactions et commentaires

  • ComeBack // 22.05.2020 à 08h14

    Excellent papier, merci Les Crises.
    Une pierre dans le jardin de ceux qui ne voient dans cette épidémie qu’un « nettoyage » des EHPAD et une accélération du transfert par héritage aux générations Y et Z.
    Que d’années sacrifiées, de parents ou grands-parents trop tôt disparus.
    Quand le citoyen-écologiste prétend poser la question la plus dérangeante en demandant : « Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? »,
    il évite de poser cette autre question, réellement inquiétante : « À quels enfants allons-nous laisser le monde ? »
    Jaime Semprun, L’abîme se repeuple (1997)

      +15

    Alerter
    • jp // 22.05.2020 à 10h19

      Quand la moitié des morts Covid19 se sont produits dans les EHPADs faute de traitement actif de façon délibérée, quel mot convient mieux que « nettoyage » si on ne ne veut pas verser dans la judiciarisation ?.

        +11

      Alerter
  • Inconu // 22.05.2020 à 09h32

    Et on n’a pas tout vu, Raoult nous a prévenu de son inquiétant constat, à savoir que la pratique de scanner thoraciques à l’IHU de Marseille a montré que nombre de positifs asymptomatiques au covid-19 présentent des altérations pulmonaires dont on peut craindre l’évolution, et ne parlons pas des symptomatiques avec des signes respiratoires !

    Il redoute fort l’évolution vers la fibrose et donc de l’insuffisance respiratoire et donc de l’espérance de vie chez ces sujets « guéris » et asymptomatiques au fil des années !

    Déjà nombre de guéris signalent leur essoufflement aux efforts mêmes modestes qui parfois est apparu après une sensation de guérison, d’autres ne se sentent plus comme avant, au début on prend cela pour la convalescence normale après toute maladie, mais cette période chez certains se prolonge et prend un air de chronicité qui ressemble de plus en plus à des séquelles !
    [modéré]
    Quelque chose me dit qu’on n’a pas fini d’en entendre parler !

      +21

    Alerter
    • Julien // 22.05.2020 à 16h54

      A contrario je connais beaucoup de monde, y compris personnes âgées poly pathologiques qui s’en sont sortis sans séquelles. Ils sont en forme, respirent très bien. N’ont aucun problème au quotidien. Faut pas oublier aussi d’être positif sinon on fini par tous se tirer une balle se sera plus rapide !! Que j’en ai ras le bol de lire de la négativité permanente des qu’on parle de foutu virus. Sortez donc de cette propagande anxiogène et vivez !!

        +11

      Alerter
      • LibEgaFra // 22.05.2020 à 19h22

        « et vivez !! »

        Ben oui! J’ajoute: vivez sainement, mangez équilibré, évitez les aliments industriels, moins de viande, plus de légumes, pas de drogues (alcool, nicotine, etc.), dormez suffisamment, évitez les nuits blanches, évitez le stress, et les virus, pfuiiii, ils ne pourront pas grand chose contre vous. Car vous ne serez ni obèse, ni diabétique 2, ni surtendu. Trois facteurs de risque.

          +1

        Alerter
    • LibEgaFra // 22.05.2020 à 18h51

      https://www.washingtonpost.com/health/2020/05/22/hydroxychloroquine-coronavirus-study/

      Eh bé, voilà un article qui va faire un très grand plaisir à tous le commentateurs qui soutiennent corps et âme notre idole intergalactique.

      Mea culpa, mea maxima culpa! Je fais amande (sic!) honorable. Je me convertis!

        +3

      Alerter
  • Diegolerouge // 22.05.2020 à 11h05

    Il serait intéressant d’avoir une mesure simple, sachant que l’espérance de vie est relativement stable a moyen terme en France : +0,1 an/an. L’âge moyen des décès depuis plusieurs annees, par semaine, par mois, Par trimestre… par sexe, par tranche d’age… Les statistiques existent. La seulement on pourrait mesurer un impact global. J’ai du mal à croire que la chute de l’espérance de vie globale soit de ce niveau. Il est spécial de comparer l’espérance de vie d’un individu atteint de cancer avec l’espérance de vie d’un individu en bonne santé ou meme l’espérance de vie des autres individus Du même âge. Et si l’on veut avoir une idee pertinente, faisons la comparaison avec la grippe de 2018.

      +8

    Alerter
    • François // 22.05.2020 à 16h13

      Ou pouvons nous trouver les data avec la cause de décès accessible pour le grand public ?

      J’ai la liste mais il manque la cause 😭

        +1

      Alerter
  • Christobal // 22.05.2020 à 12h01

    Encore des modèles, estimations, etc. Pour nous dire quoi? Que ce virus est une cata? Et les infections respiratoires chaque année non? Et la jeunesse pauvre et colorée qui crève du palu et autres joyeusetés endémiques en plus grand nombre non plus? On mesure les années perdues pour eux? La mortalité du coronavirus se concentre au grand âge et concerne souvent les personnes âgées atteintes de comorbidités. Et on parle d’années perdues! Mais pour quelle qualité de vie? Chez certains, relativement valides ou bien plus jeunes, ce sont effectivement des années perdues. Mais chez d’autres, ce sont des années d’agonie en moins. C choquant de dire ça? Vous êtes allées voir les mouroirs? Avez-vous vu aussi l’archanement thérapeutique sur le grand âge qui explique que les lits en réa, déjà insuffisants, sont en partie occupés par la fin de vie alors que la vocation de la réa est de traiter l’urgence vitale, non de gérer une agonie qui dure… C le grand tabou, le grand problème non résolu et non abordé du système de santé (prendre en charge la fin de vie). C triste que des gens meurent. Mais y a qq chose d’indécent et d’ethnocentrique à présenter ce virus comme une catastrophe humanitaire qui a privé d’avenir des gens âgés, qd un nombre substantiel de jeunes pauvres crèvent chaque année de calamités qui ne nous émeuvent pas autant habituellement.

      +27

    Alerter
    • Alligator427 // 22.05.2020 à 23h42

      Je vous cite : « Encore des modèles, estimations, etc. Pour nous dire quoi? Que ce virus est une cata? »

      Pourquoi y voir une intention particulière ? Y voir un message catastrophiste ? Et de la part de qui ? A qui s’adresse votre question : l’auteur du papier ou le site Les Crises qui le propose à ses lecteurs ?

      L’intention est peut-être – de manière assez banale – d’informer les lecteurs ?

      Un peu plus loin vous parlez d’indécence. Mais n’est-ce pas indécent de votre part de mettre « en compétition » les jeunes et les vieux ? N’est-il pas possible de préserver la vie de toute la population ?

      Accepter l’hécatombe dans les Ehpads c’est de manière insidieuse admettre que la société est remplie d’êtres inutiles, de personnes qui ne sont rien.

      Si on n’est pas capable de prendre soin de tout le monde, il va falloir commencer à élaborer des critères de tri. Concrètement à quel moment on sort la piquouse ?
      • lorsqu’on arrive à l’âge moyen de l’espérance de vie en bonne santé ?
      • et si on est encore en bonne santé arrivé à cet âge on pique quand même, histoire d’être égalitaire ?
      • et si on paie, on a droit à un sursis ?

      Rien n’est évident dans ces questions. La certitude c’est que beaucoup de personnes âgées sont parties trop tôt pour leurs proches et sans que ces derniers n’aient pu leur dire un dernier adieu.

        +3

      Alerter
      • Bigtof // 23.05.2020 à 00h29

        Je ne sais pas, mais on peut se demander pourquoi le site a fermé et suopprimé tous les commentaires de l’article précédent.
        Avec le Vxxxx qu’on ne peut même pas écrire, ça commence à devenir plus qu’értonnant…
        https://www.les-crises.fr/les-medicaments-contre-le-covid-19-et-les-vieux-demons-de-la-recherche-clinique-en-france-le-diagnostic-sans-concession-du-pr-jean-francois-bergmann/

          +3

        Alerter
        • Euls // 23.05.2020 à 09h31

          Les commentaires suintaient de messages antivax tous plus idiots et complotistes les uns que les autres.
          Il a nettoyé les écuries d’Augias, voilà tout.
          Sinon dans quelques semaines on aura des platistes..

            +4

          Alerter
      • Alligator427 // 23.05.2020 à 00h49

        Je ne comprends pas bien l’attitude de certains commentateurs qui ne semblent pas réaliser que rien ne les force à lire toutes publications voire à venir sur le site.

        Il y a une forme de « schizophrénie » à se plaindre de quelque chose d’absolument pas obligatoire et qu’il est plus simple d’éviter que de subir.

        En outre ici tout est gratuit, on est en dehors de la relation commerçante « je paie alors j’ai des droits ». Le bénévolat devrait inciter à un peu plus de respect, c’est précieux.

        Mon expérience personnelle, si tant est que cela intéresse qui que ce soit 🙂

        Je suis vraiment content du contenu diffusé sur ce site, c’est pourquoi je reviens régulièrement lire quelques publications. Elles me sont vraiment utiles car n’ayant pas la télé, ce site me permet de rester informé de l’actualité sans y être « scotché » h24.

          +5

        Alerter
        • Catalina // 23.05.2020 à 07h34

          Bonjour,
          Ce blogue est aussi une association Diacrisis et malgré cela, Olivier décide de tout tout seul !!! Bcp de gens l’ont aidé à payer ses frais d’avocats, et sans les bénévoles, le blogue n’existerait sans doute pas, et je me questionne, pour recevoir de l’argent c’est une association mais pour laisser les commentaires ouverts, ou les pouces, ce n’en est plus une ? par ailleurs, quelle est le sens d’un espace d’auto-défense intellectuelle si le taulier décidé de supprimer les commentaires et ou les pouces ? Et dernier point, certains commentateurs font sans arrêt des entorses à la charte en en respectant pas les autres et en les méprisant voire insultant ? que font donc les modos ?

            +5

          Alerter
        • Alligator427 // 23.05.2020 à 09h58

          • vous avez généreusement donné de l’argent à l’association donc en retour vous estimez avoir un droit de regard sur le contenu du site et de l’espace des commentaires. Je pense qu’au moment de faire votre don vous avez fait une erreur de jugement sur son usage et je ne pense pas qu’on puisse incriminer quelqu’un d’autre que vous dans cette erreur.

          • la gestion des commentaires est totalement sous la responsabilité du propriétaire du site. S’il considère certains commentaires contreviennent à la charte, il peut ou non les supprimer. S’il considère pour reprendre l’exemple cité plus haut que les personnes qui n’aiment pas les vaxxins doivent aller commenter ailleurs, c’est son droit le plus strict. Enfin, d’un point de vue pénal ne pas oublier qu’il est aussi responsable de ce qu’écrivent les contributeurs sur son site.

          • les pouces bleus …. être attaché à cet outil d’évaluation n’est pas très sérieux. Même l’utilisateur le plus distrait aura remarqué le biais qu’il introduit : très souvent il s’agit d’une prime aux contributions les plus caricaturales.

          Voila, pour résumer vous n’êtes pas chez vous ici. Vous pouvez faire des suggestions pour améliorer le site (https://www.les-crises.fr/faq-posez-vos-questions-a-olivier-berruyer/) mais vous n’avez rien à exiger.

            +3

          Alerter
      • Christobal // 23.05.2020 à 10h21

        Alligator 427 Avez-vous été en réa? Il y a 15 ans j’y ai passé plusieurs semaines comme observateur. Oui, il y a des grands vieillards sur la fin dont la prise en charge médicalisée prolonge l’agonie. Qu’on ne me parle pas d’années perdues pour eux, ou bien alors c’est du cynisme… Ils constituent pourtant une partie substantielle des victimes du Covid. Même si la mort est triste, faut être un peu réaliste. J’ajoute que le tri existe déjà. A l’époque, j’ai vu des médecins transférer aux urgences des vieilles personnes afin de libérer un lit de réa pour quelqu’un de plus jeune… Des lits en plus n’auraient peut-être même pas changé la donne puisque les médecins font tout pour les remplir. + de lits en réa = souvent davantage de mourants âgés qu’il faut orienter en cata qd une urgence vitale arrive. Cette gestion absurde découle des questions budgétaires (il faut remplir les lits pour faire tourner et financer le service) et de la prise en charge de la fin de vie en France qui n’est pas pensée (on va mourir à l’hosto désormais).

        Oui, la mort d’un jeune de 25 ans est, dans l’absolu, mais aussi pour la société, plus grave que celle d’une personne de 80 ans. L’un est au début de sa vie, va contribuer à la société de demain, l’autre a déjà vécu. Toutes les morts ne se valent pas.

        Enfin, on s’empresse moins à mesurer les années perdues pour la jeunesse du tiers monde. Le nombril occidental est démesuré.

          +2

        Alerter
        • Alligator427 // 23.05.2020 à 13h51

          Merci pour votre réponse.

          « J’ajoute que le tri existe déjà. »
          > c’est exact, cela s’est toujours pratiqué
          > mais l’alternative posée aux équipes soignantes n’est pas en général « on soigne celui-ci plutôt que celui-là faute de place »
          > elle consiste à se poser la question de l’acharnement thérapeutique

          Ce qui s’est passé avec cette pandémie et l’engorgement des Services de réanimation (malgré le confinement), est dans le titre de cette étude. Les équipes ont dû fixer un âge au-delà duquel les soins n’étaient pas fournis, faute de place.

          C’est le manque de moyens qui a entraîné le tri et la mort prématurée de personnes de plus de 70 ans. Pas des questions éthiques.

          Si on accepte que la contrainte budgétaire est une raison suffisante pour ne plus soigner les « vieux » en période de crise, on met le doigt dans un engrenage très dangereux. C’est donner une valeur marchande à la vie humaine et la crise s’amplifiant on peut alors imaginer qu’il ne faut plus soigner les « improductifs » : vieux, chômeurs, …

          Cette logique marchande n’est pas la nôtre. Ne doit pas l’être : la collectivité doit prendre en charge toutes les personnes en difficultés. Ne jamais perdre cet objectif sinon la perspective c’est le modèle en vigueur par exemple aux Etats-Unis.

            +2

          Alerter
  • Florent // 22.05.2020 à 13h07

    Bonjour
    On aimerait ce genre de chiffres mais par exemple sur les ravages du capitalisme, sur la précarité, la pénibilité au travail (n’en déplaise à l’enfant qui nous gouverne)
    A glasgow où les riches vivent 10 ans de plus que les pauvres ?
    Ah on me dit dans l’oreillette que bon faudrait pas exagérer quand-même et que le covid c’est plus grave messieurs dames car il ne regarde pas le portefeuille des malades

      +23

    Alerter
    • Alligator427 // 22.05.2020 à 19h33

      [La Covid] « ne regarde pas le portefeuille des malades »

      Ne vous contentez pas de regarder les malades. Elargissez la focale à l’ensemble de la population.

      Si vous observez d’un point de vue CSP qui est contaminé, vous verrez de nettes différences. Qu’en statistiques on qualifie de « discriminantes ».
      > https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/la-covid-19-une-maladie-de-pauvres

      Et ne soyez pas trop « impatient » non plus … ceux qui vont payer la casse économique sont toujours les mêmes. On n’a pas encore de statistiques globales sur le sujet mais :
      • une solide expérience durant les crises majeures de l’histoire
      • d’éminents philosophes qui se sont penchés sur la question, https://www.youtube.com/watch?v=oHpBSurrLOQ

        +0

      Alerter
    • Olposoch // 22.05.2020 à 22h19

      10 ans c’est presque le chiffre en France (8 ans), à Glasgow, entre les quartiers riches et les quartiers pauvres, c’est 28 ans…

        +4

      Alerter
  • Francois Marquet // 22.05.2020 à 13h38

    J’aimerais qu’on compare le nombre d’années de vie perdues à Marseille, ou les décédés sont quasi tous des plus de 60 ans, avec le nombre d’années de vie perdues à Paris, ou les décédés de moins de 60 ans sont nombreux. Et qu’on essaie d’en déterminer la cause.

      +14

    Alerter
    • VVR // 22.05.2020 à 15h43

      l’Ile de France est une exception par rapport a n’importe quelle autre region, pas seulement Marseille, son gourou barbu et la panacée désormais célèbre.

      Vous allez éventuellement observer une petite irrégularité (grand est et nord surtout), mais c’est une gaussienne autour de 80 ans partout en France sauf l’Ile de France qui regoupe les 2/3 des décés de moins de 60 ans.

        +4

      Alerter
  • Bernard Samson // 22.05.2020 à 14h17

    Où l’on s’aperçoit – une fois de plus – que la moyenne n’est pas toujours une mesure pertinente.
    Par exemple, je serais surpris que quelqu’un, mort (officiellement) du COVID 19 à 85 ans, ait perdu 13 ans de vie.
    En revanche, pour les quelques 20 morts en France âgés de moins de 30 ans, nous pouvons tous imaginer qu’ils ont perdu largement plus.
    So what?

      +5

    Alerter
    • Les-crises // 22.05.2020 à 14h56

      L’espérance de vie d’un homme de 85 ans est de 6 ans, l’espérance de vie d’une femme est de 8 ans
      L’espérance de vie d’un homme de 75 ans est de 12 ans, l’espérance de vie d’une femme est de 15 ans
      L’espérance de vie d’un homme de 65 ans est de 19 ans, l’espérance de vie d’une femme est de 23 ans

        +1

      Alerter
      • VVR // 22.05.2020 à 16h49

        Oui, mais ce calcul assumer que l’homme de 85 ans qui est mort du COVID était comme n’importe quel autre homme de 85 ans avec ses 8.27% de chance de mourir dans l’année. La réalité, c’est que parmis ces homme de 85 ans, une partie est en forme et a moins de 2% de chance de mourir, et une autre partie est gravement malade depuis plusieurs années avec 80% de mourrir dans l’année.

        Un indice du probléme de ces stats: on nous dit 13 ans de vie perdue.
        Nous avons 11 000 morts dans les EHPAD, 17 000 a l’hopital.
        L’espérance de vie a l’entrée en EHPAD est de 3 ans. L’espérance de vie des morts a l’hôpital serait alors de 19 ans (alors que 3 ans, c’est déjà considérer le scénario absurde ou le virus ne tue que des femmes qui viennent d’arriver)

        Comme 90% des morts hors a l’hôpital ont plus de 65 ans, et donc, selon les chiffre de l’insee (2012-2016), une espérance de vie de 15 ans, nous aurions, selon cette étude, affaire à un virus qui tue principalement des gens en
        trés bonne santé, bien meilleur que la moyenne.

        Soit ce virus est vraiment exceptionnel, soit il s’agit encore d’une etude prématurée ou l’on extrapole allègrement pour arriver au résultat que l’on cherchait a publier. L’effet sur l’espérance de vie, nous le verrons sur l’effet moisson, et l’augmentation de l’espérance de vie dans les années qui viennent. Pas en extrapolant a l’aveuglette, et cela ne ressuscitera personne.

          +21

        Alerter
        • Leterrible // 22.05.2020 à 19h07

          @VVR
          (((Un rappel ôKzou… : la question de Bernard Samson à 14h17 était clairement précédée d’une prémisse : :  »  » Où l’on s’aperçoit – une fois de plus – que la moyenne n’est pas toujours une mesure pertinente. »  » )))

          On attend donc avec (grand) intérêt la réplique foudroyante de l’intervenant « Les-Crises » 22/5 à 14h56 , étant donné que son expertise d’actuaire (s’il s’agit bien de O.B. himself..) lui a fait connaître la technique de répartie sur ce genre de sujet.

            +2

          Alerter
    • Pong // 23.05.2020 à 01h24

      So what il faudrait la médiane.
      So what il faudrait la médiane.

        +1

      Alerter
  • roseceslamort // 22.05.2020 à 16h18

    et sinon, The Lancet vient de publier les resultats la plus grosse etude jamais faite (on n’est pas chez les faussaires ici), 96000 patients dans le monde entier, pres de 15000 sous les différentes potions magichloroquine,
    => benefices nuls et anomalies cardiaques a la pelle

    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)31180-6/fulltext
    « In summary, this multinational, observational, real-world study of patients with COVID-19 requiring hospitalisation found that the use of a regimen containing hydroxychloroquine or chloroquine (with or without a macrolide) was associated with no evidence of benefit, but instead was associated with an increase in the risk of ventricular arrhythmias and a greater hazard for in-hospital death with COVID-19. »

      +5

    Alerter
    • Hit // 22.05.2020 à 16h32

      Oui je viens de la lire.

      Exclusion des patients traités > 48h après le diagnostic, exclusions des patients sous respirateur (donc dans les clous du protocole Raoult).

      Résultats sur 96000 patients: 14 888 patients traités (1868 chloroquine, 3783 chloroquine avec macrolide, 3016 hydroxychloroquine, et 6221 hydroxychloroquine avec a macrolide) et 81 144 patients dans le groupe controle.

      Mortalité :
      – control group (9·3%)
      – hydroxychloroquine (18·0%; hazard ratio 1·335, 95% CI 1·223–1·457)
      – hydroxychloroquine avec macrolide (23·8%; 1·447, 1·368–1·531)
      – chloroquine (16·4%; 1·365, 1·218–1·531)
      – chloroquine avec macrolide (22·2%; 1·368, 1·273–1·469) .

      Ouch…

        +4

      Alerter
    • LibEgaFra // 23.05.2020 à 03h33

      « (on n’est pas chez les faussaires ici) »

      Il y aurait des faussaires dans le monde hospitalier? Voyons, c’est impensable. A propos qui est partenaire de l’iuh de Marseille? Réponse: Sanofi. Que produit Sanofi, entre autres? Le Plaquenil. Qui fait des pieds et des mains pour promouvoir le Plaquenil urbi et orbi à hautes doses dès les premiers symptômes? Euuuhh, je sais plus…

      Ah oui. Et peu importe les conséquences pour les patients. Par ici le pognon!

        +3

      Alerter
  • samy levrai // 22.05.2020 à 16h35

    Est ce que l’étude a été faite aussi pour les grippes de chaque année ? et sur d’autres maladies ? Une maladie qui réduirait le nombre d’années à vivre, en voilà de la modernitude !
    Et puis une moyenne cela veut dire qu’il y en a qui meurt avant l’age…

      +3

    Alerter
    • Karim Wilmotte // 23.05.2020 à 19h49

      Toujours déplacer le but, afin de ne jamais avoir tort.

        +2

      Alerter
  • Hit // 22.05.2020 à 17h20

    La situation au Brésil (pays chloroquino compatible, dont l’usage est appuyé par les politiques) qui se détériore, la volte des Indiens sur la chloroquine (https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.05.14.20101774v2), les mauvais résultats en Chine (https://www.bmj.com/content/369/bmj.m1849)…

    Aie aie aie…

      +2

    Alerter
  • Velay43 // 22.05.2020 à 17h23

    Juste un zoom sur les résidents en maison de retraite : la durée moyenne du séjour est de 3 ans et 4 mois (Google), perso je pense qu’elle est maintenant autour de 2 ans en lien avec le maintien à domicile de plus en plus présent et le cout des maisons de retraite de plus en plus dissuasif… va pour 3 ans.

    On peut dire sans trop se tromper que les décès COVID ont réduit de moitié la durée de séjour des pensionnaires donc de 1,5 an, (plutôt moins car il a frappé les plus faibles mais bon …).

    Sachant que les décès COVID en MdR représentent environ 1/3 du total (10 000 sur 30 000), il me parait difficile que les 20 000 autres pèsent suffisamment en espérance de vie pour remonter la moyenne à 13 ans… en effet il faudrait qu’ils aient perdu en moyenne 20 ans d’espérance de vie !!

    Surtout que ces 20 000 sont plutôt des hommes (6 ans de moins d’espérance de vie que les femmes), avec plusieurs co-morbidités souvent obèses, pas mal de diabétiques, de cardiaques, et d’insuffisants respiratoires et qu’ensuite l’age moyen du décès COVID est de 80 ans.

    Enfin un autre point (qui demande validation) j’ai lu que le taux de décès était inversement corrélé avec le niveau de vie et quand on sait que l’espérance de vie est corrélée avec le niveau de vie….

    Voila, voila ….

      +3

    Alerter
  • Hit // 22.05.2020 à 17h48

    Donc si je vous suis bien, il faut mettre les gens sous traitement avant leur entrée à l’hopital.

    Vous venez de faire le constat que pour cette catégorie de patients, le traitement est dangereux donc vous voulez anticiper la mise en place de ce traitement et ce, avant leur hospitalisation? Est ce que je comprends quelque chose de travers?

    On parle bien ici de la population à risque de complications: homme > 55 ans, en surpoids, avec des facteurs de co morbidités importants (et qui représentent une très large majorité des victimes).

    Pour les personnes non à risques de complication, il faut rester les pieds sur terre, respirer un grand coup et réaliser que pour 99% d’entre elles, ce sera asymptomatique ou pas plus méchant qu’une grippette.

    Vous voulez donc mettre l’ensemble de la population sous traitement en excluant les personnes qui auraient le plus besoin d’être protégées?

    Je ne comprends toujours pas cette logique.

      +0

    Alerter
  • Leterrible // 22.05.2020 à 22h20

    Ça sent de plus en plus la curée ( https://fr.wiktionary.org/wiki/cur%C3%A9e ) … Exple ce titrage qui tue , lui , :
    https://www.lesoir.be/302448/article/2020-05-22/une-etude-accable-la-chloroquine-elle-augmenterait-le-taux-de-mortalite-des

    A bientôt l’inculpation pour « mauvais traitement » ..?

      +3

    Alerter
    • Bernard Samson // 22.05.2020 à 23h12

      En fait, les bons résultats observés à Marseille ne proviennent pas des médicaments mais du micro-climat qui règne sur cette ville.
      Je ne vois pas d’autre explication.

        +0

      Alerter
    • LibEgaFra // 23.05.2020 à 00h47

      « Exple ce titrage qui tue  »

      Il y a erreur: ce n’est pas le titrage qui tue, mais l’usage de la chlorochose. Et c’est la même étude dont il est question dans le Washington Post. Avez-vous au moins lu l’article ou vous êtes-vous arrêté au titre qui ne tue que la chlorochose, lui.

        +1

      Alerter
      • Leterrible // 23.05.2020 à 12h04

        Je vous rassure…plus que très bien informé je suis… et de sources aussi diverses que variées de tendance pro- comme anti- HCL/D.R. .
        En plus (déjà décrit sur ce blog) je suis formellement anti – automédication (ou SURTOUT médication « distraite »/ »routinière »…) sur ce genre de produit [[ plusieurs expériences désastreuses (sur le plan psycho) en plus de personnelle avec la « Nivaquine » ]].
        Il n’empêche…tous ces titres DEPUIS quelques jours recyclent la même histoire et leur tendance comme l’écriture choisie pour leur titre « pue » le règlement de compte à peu de frais avec bouc-émissaire final de premier choix.

          +1

        Alerter
  • phil // 22.05.2020 à 22h49

    « pour les personnes âgées de 80 ans ou plus, le nombre d’années de vie perdues était supérieur à 10 ans » Je n’arriva pas à comprendre. Quelle est l’esperance de vie à 80 ans en moyenne? Je pense que c’est moins de 10 ans (8 ans je crois). Alors comment peut-on perdre plus dix ans? Je crois qu’il y a quelque chose à préciser dans ce calcul..

      +1

    Alerter
  • Narm // 22.05.2020 à 23h14

    dites les gars, les stats ont-elles réellement virées à la co***rie ?

    13 ans en moyenne de vie perdu ? quand la moyenne des décès en italie et dans le grand est de plus de 79 ans ?
    quand pour un tiers minimum des décès (ehpad) l’espérance de vie était de 3 ans ?
    et voir le post de VVR // 22.05.2020 à 16h49

    quand des dizaines de décès sont attribués au covid et que presque plus personne ne meurt d’autre chose (*) ? (la grippe saisonnière n’a enlevé presque personne )
    (*) je peux temoigner d’un cas qui ne doit pas être isolé

    il faudra du temps à certain pour remettre les pieds sur terre.

      +2

    Alerter
  • fanfan // 23.05.2020 à 04h40

    Pourquoi le rapport du 15 avril 2020 du Professeur François Amblard, demandé par l’Académie des Sciences, sur la gestion de la crise en Corée, semble être passé aux oubliettes ?

      +2

    Alerter
    • Narm // 23.05.2020 à 09h04

      https://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/infectiologie/pr-francois-amblard-apres-avoir-vu-la-maitrise-coreenne-contre-lepidemie-jai-assiste-au-desastre
      « Ingénieur, immunologiste à l’Institut national de sciences et de technologie d’Ulsan (Corée du Sud) et chercheur en physique statistique, le Pr François Amblard a analysé la stratégie sud-coréenne qui a mis en déroute l’épidémie de Covid-19. À la demande de l’Académie des sciences, il a rédigé un rapport complet dont il livre au « Quotidien », les principaux enseignements (voir le rapport en fin d’article). À la différence de la France, la Corée du Sud a confié la riposte à des scientifiques et des médecins indépendants du pouvoir politique. »

        +1

      Alerter
    • Narm // 23.05.2020 à 09h05

      https://static.mediapart.fr/files/2020/04/20/covid-en-coree-du-sud-rapport-amblard-partie-i-200417-diffusion-large-1.pdf
      4.2 La vie quotidienne aujourd’hui: libertéet veillePour l’immense majoritédes Coréens, la vie quotidienne est presque normale: aucune entrave àla circulation, des transports en communs actifs, la plupart des entreprises et des administrations au travail, restaurants et magasins ouverts. Mais les établissementsd’enseignement restent fermés et les consignes mises en place dès le débutde l’épidémien’ont pas changé: les gestes barrières, la distanciation sociale de deuxmètres. Plusieurs dispositifsont étéinstallés, comme la protection des boutons d’ascenseur, l’habillage des poignées de portes d’usage collectif par des tissus de protection, ou encore un agent postéàl’entrée des supermarchés, pour désinfecter les mains desclients et la poignée de leur caddie.

        +0

      Alerter
  • Calmos // 23.05.2020 à 07h47

    https://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-etudes-anti-raoult-decryptees-224446

    Une analyse des études anti Raoult qui a de puissants détracteurs dont ce site

    Ce qu’il propose nest sans doute pas assez rentable

      +3

    Alerter
    • LibEgaFra // 23.05.2020 à 09h39

      Quand on propose d’utiliser un médicament sur des millions de personnes à haute dose pendant plusieurs jours, cela devient très rentable. Pour Sanofi, partenaire de l’iuh marseille. Vous n’avez pas dit conflit d’intérêt?

        +3

      Alerter
      • LibEgaFra // 23.05.2020 à 09h58

        Et il faut lire les commentaires du lien fourni. On y lit une avalanche de liens anti-raoult.

        Par exemple:

        https://menace-theoriste.fr/ne-soigner-que-ceux-qui-gueriront-seuls-protocole-raoult/

        Bonjour la fraude scientifique à laquelle certains croient dur comme fer!

          +0

        Alerter
      • Calmos // 23.05.2020 à 14h36

        Bonjour

        Si on considère que l’on soigne dix millions de gens quelque soit le médicament, avec le protocole du pr raoult, cela fera 100 millions d’euros de Chiffres d’affaires (10 euros le traitement)
        Avec tocsizulab, redemsivir, vaccin… le chiffres d’affaires sera d’environ 10 milliards d’euros (1000 euros le traitement)

        Vous avez raison, ce professeur est nul en terme de rentabilité…

        Il n’a sans doute pas autant de moyens que ceux qui critiquent et déforment sess résultats… Regardez les courbes à Paris et à Marseille…

        Mais bon si l’on refuse de voir l’évidence on pourrait au moins laisser les médecins libres de soigner les malades… ce qui n’est pas le cas.

        Ca va ne vous dérange pas en tout cas

        Bien cordialement

          +3

        Alerter
        • LibEgaFra // 24.05.2020 à 02h19

          Il est au contraire très fort puisqu’il est en partenariat avec ceux qui produisent le plaquenil, mais pas avec ceux qui produisent les antiviraux mentionnés.

          Ses résultats? Aucun résultat publié, que des préprints, et il refuse de communiquer ses données. Tout dans la communication et l’esbroufe.

          Regarder Paris et Marseille? Pourquoi ne pas regarder Marseille et Bordeaux ou Marseille et Toulouse ou Montpellier ou la Lozère, tant qu’on y est. Ou Madrid et Séville. Ils ont un Raoult à Séville?

          L’évidence est donné par l’étude publiée par The Lancet. Et ce n’est pas un préprint.

          Ce qui est important c’est de laisser libre les malades de choisir leur traitement. Parce que si un médecin prescrit la chlorochose à hautes doses sans surveillance cardiaque, c’est un problème. Et viole le serment d’Hippocrate. Primum non nocere.

            +0

          Alerter
  • Bientôt 78 ans // 23.05.2020 à 20h03

    « 13 années de vie perdues en moyenne pour les personnes décédées du Covid-19 selon une étude »?

    Confort et indifférence…

    *

    Pareille débâcle entraine une profonde déshumanisation, que le Pouvoir monstrueux veut nous faire croire serait devenue la « nouvelle normalité »!

      +0

    Alerter
  • Afficher tous les commentaires

Les commentaires sont fermés.

Et recevez nos publications