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13.mai.202013.5.2020 // Les Crises

« La Science n’est pas une option » – Communiqué de l’Académie nationale de Médecine

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Source : Académie de Médecine – 08/05/2020

Recherche clinique et Covid-19 :
la Science n’est pas une option

Communiqué de l’Académie nationale de Médecine

La vérité scientifique ne se décrète pas à l’applaudimètre. Elle n’émerge pas du discours politique, ni des pétitions, ni des réseaux sociaux. En science, ce n’est ni le poids majoritaire ni l’argument d’autorité qui font loi.

C’est pourtant dans ce type de dérive que s’est fourvoyée la recherche de traitements médicamenteux actifs contre le Covid-19 : trop de précipitation dans la communication, trop d’annonces prématurées, trop de discordes entre les équipes, trop de pressions de toutes sortes, mais pas assez de science.

La démarche scientifique exige du temps, de la méthode et de l’esprit critique. Dans le domaine du médicament, il faut non seulement vérifier qu’une substance est efficace, mais aussi s’assurer que ses avantages l’emportent largement sur ses effets indésirables, eu égard à la gravité de la maladie cible. C’est la balance bénéfices/risques. L’essai thérapeutique contrôlé randomisé est la seule méthode permettant de répondre à ces questions avec un niveau de preuve élevé.

Dans le cas du Covid-19, en l’absence de traitement de référence susceptible de servir de comparateur, chaque médicament candidat doit être comparé à un placebo. Ce choix est légitime en situation d’incertitude, c’est-à-dire lorsqu’on ne sait pas a priori si le patient qui sera inclus dans l’essai thérapeutique aura intérêt à être dans un groupe plutôt que dans l’autre.

Mais les prises de positions passionnelles, voire compassionnelles, en faveur de l’hydroxychloroquine avant tout essai comparatif ont été si nombreuses, et les pressions si fortes dans un contexte anxiogène, que les patients n’acceptaient d’entrer dans l’essai qu’avec la certitude de ne pas être inclus dans le bras placebo, ce qui est incompatible avec le principe même de l’essai contrôlé. En conséquence, rares étant ceux qui acceptaient de contribuer à l’avancée de la science.

Par ailleurs, l’évolution spontanément favorable de l’infection par le SARS-CoV-2 dans 85% des cas impose de recruter un grand nombre de participants pour démontrer l’efficacité d’un traitement dans la phase initiale de la maladie. Or, la regrettable dispersion des essais limite la taille des effectifs et réduit la puissance statistique des résultats.

Enfin, le battage médiatique en faveur de l’hydroxychloroquine se déportant secondairement vers le remdesivir et le tocilizumab sur la foi de modestes résultats préliminaires, il importe de rester prudent en attendant leur confirmation.

Si le contexte anxiogène de la pandémie stimule la compétition entre les équipes de recherche dans le monde entier, cet impératif ne saurait justifier l’utilisation de méthodes inappropriées, d’études bâclées, ni d’une communication avide d’exclusivités. Précipiter l’évaluation d’un candidat médicament, c’est exposer les patients à d’éventuels effets adverses sans être sûr de leur apporter un bénéfice. Il existe heureusement des équipes responsables qui font preuve d’imagination et de proactivité en raccourcissant autant que possible les délais d’obtention de leurs résultats.

Le temps de la recherche et de la science n’est pas celui de l’immédiateté des médias et des réseaux sociaux. Le doute, inhérent à toute démarche scientifique, est aussi intolérable pour le public soucieux d’apaiser son anxiété que pour le politique désireux de conforter ses décisions. En temps de crise, si le doute exaspère, les croyances sont nuisibles et souvent dangereuses.

Face au défi du Covid-19, l’Académie nationale de médecine rappelle que la recherche thérapeutique doit :

  • s’appuyer sur des essais cliniques scientifiquement rigoureux et éthiquement irréprochables malgré la contrainte de délais optimisés
  • se fonder sur des bases pharmacodynamiques et pharmacocinétiques solides
  • coordonner des équipes nationales et internationales dans de grandes études multicentriques
  • s’astreindre à une communication prudente et responsable de la part des chercheurs, ne divulguer que des résultats contrôlés et validés, et s’interdire de susciter de faux espoirs et de provoquer des réactions d’engouement injustifiées dans le grand public.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Esther // 13.05.2020 à 07h39

Un texte salutaire, qui n’empêchera pas les veaux de beugler au scientisme.

159 réactions et commentaires

  • Berrio // 13.05.2020 à 07h34

    L’académie pourrait se fendre d’un communiqué dénonçant l’instrumentalisation d’une petite épidémie chargée de masquer l’échec d’un système economico-politique

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    • Olivier // 13.05.2020 à 07h49

      « une petite épidémie chargée de masquer l’échec d’un système economico-politique »

      C’est tout le contraire.

      L’épidémie est majeure.

      Et surtout elle ne masque rien, mais bien au contraire elle révèle la faillite d’un système individualiste basé sur le profit face à un système qui joue collectif et se préoccupe du peuple, de ceux qui ne sont « rien ».

      Saint PIB, priez-pour nous!

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      • Bob // 13.05.2020 à 08h47

        Elle masque dans le sens que les pouvoirs en prennent prétexte pour expliquer la chute de l’économie.

        L’économie était était au bord du gouffre, et grâce au covid ils vont dire « (ouf) le covid19 est là ce n’est pas notre faute si tout s’écroule ».

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      • VL // 13.05.2020 à 10h35

        C’est intéressant cette vision contradictoire, d’un côté ceux qui pensent que la pandémie révèle et de l’autre ceux qui pensent qu’elles masque. Je pense qu’elle fait les deux à la fois, elle révèle ce qu’est le capitalisme/néolibéralisme à ceux qui n’en avaient pas conscience et qui vivaient sans se poser de question en faisant confiance à l’Etat pour gérer ce genre d’événements. Et d’un autre côté elle va sans doute permettre de masquer le fait qu’une crise économique majeure allait se produire d’ici quelques mois ou quelques années. Les gouvernements pourront accuser cette pandémie de la crise économique à venir et des politique d’austérité qui vont suivre. Pour les Etats et Capitalistes, cette pandémie avec une maladie finalement peu dangereuse une véritable aubaine. De là à imaginer que tout est planifié… je n’y crois pas, mais il est évident que cette crise ne pouvait pas mieux tomber pour légitimer le renforcement des lois autoritaires et austères.

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        • Loxosceles // 13.05.2020 à 11h26

          La pandémie révèle, et la communication politique de la gestion sanitaire masque.

          Par contre, chacun ne fait bien souvent que confirmer ses idées par une analyse orientée… Les écolos et anti-libéraux pensent que c’est à cause du manque de respect envers l’environnement, les libéraux pensent qu’il faut au contraire faire « plus vite plus fort », etc. Dans les grandes lignes, personne n’apprend rien puisque les grandes épidémies ont existé de tous temps, au moins depuis qu’il existe des grandes villes et des grands déplacements, mais désormais on idéologise et on politise tout… alors que la réponse devrait se trouver dans la connaissance, seulement même la science a été politisée et dogmatisée…

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          • Olivier // 13.05.2020 à 11h56

            « La pandémie révèle, et la communication politique de la gestion sanitaire masque. »

            Vu la gestion catastrophique de l’épidémie par le pouvoir – à comparer avec celle d’autres pays (Chine, Corée du Sud, Taiwan, HK, Singapour et même en Europe: Allemagne, Suisse, Suède) – le pouvoir ne peut masquer le fait qu’il est tout nu face à l’épidémie et qu’il est pleinement responsable de cette nudité.

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    • Eric83 // 13.05.2020 à 09h49

      …et dénonçant le véritable but de la gestion politique calamiteuse de cette épidémie, à savoir la promotion d’un vaksin, d’une campagne de vaksination à l’échelle mondiale et de l’identification numérique de chacun, par un consortium international public-privé.

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      • Olivier // 13.05.2020 à 12h02

        Un vaxxin qui n’existe pas et qui pourrait ne jamais exister. C’est ce qui s’appelle dresser des plans sur la comète.

        Le problème est l’absence de démocratie. Mais tant qu’un peuple l’accepte, certains peuvent se plaindre, mais c’est totalement improductif.

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    • jc // 13.05.2020 à 13h43

      « La science n’est pas une option » nous dit le titre. Bien sûr, par définition. Par contre la « techno-science » en général et la « science statistique » en particulier, « sciences » qui ont pris leur essor avec l’apparition des ordinateurs, en sont. Cette techno-science qui repose sur la numérisation, actuellement triomphante, a sacrifié le qualitatif au quantitatif. Peut-être serons-nous amenés, dans un futur pas nécessairement très lointain, à nous repentir de ce choix?

      Si la science consiste à plonger le réel dans le virtuel, la qualité de l’oeuvre scientifique consiste à contrôler ce plongement de la façon la plus étroite possible, à l’opposé diamétral des « méthodes » statistiques. Que gagne-t-on à enrober le squelette du déterminisme -le véritable but de la science qu’on a tendance à occulter actuellement- dans une couche de graisse statistique? (Je n’en veux évidemment pas à Olivier Berruyer de vouloir défendre son bifteck.)

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      • RB // 14.05.2020 à 00h49

        Si j’ai bien lu le mot médecine est absent du communiqué de l’Académie nationale de.

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        • jc // 14.05.2020 à 07h37

          Ça ressemble plutôt à un communiqué de l’Académie nationale de pharmacie.

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      • sissa // 16.05.2020 à 17h20

        Les statistiques sont un outil indispensable dans de nombreuses sciences. Dans le domaine de la médecine, ce sont des études statistiques qui ont au dix-neuvième montré l’importance de l’hygiène, avant qu’on ne comprenne l’origine microbienne des maladies infectieuses. Pour tout ce qui touche au vivant, qui ne répond pas de façon purement déterministe, il n’y a pas d’autre moyen que des études statistiques bien menées(avec groupe de contrôle et randomisation) pour déterminer des causalités.

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  • François // 13.05.2020 à 07h35

    Article intéressant à mettre en perspective avec le contexte.

    Les scientifiques ont une approche très animal, c’est le concours a celui qui a la plus longue, ou celui qui pisse le plus loin.

    Pour trouver des financements, publier, etc ‘ le monde scientifique est une véritable jungle comme le monde politique ou de haut cadre.

    La manipulation, la trahison, un vrai feuilleton a la Dallas…. Oui nous ne vivons pas dans un monde de Bisounours 😭

    Alors défendons nos droits sur noublionsrien unE ACTION COLLECTIVE JURIDIQUE, 29000 INSCRITS POUR LE COVID

      +33

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    • chimiste // 13.05.2020 à 15h53

      Que le monde scientifique se soit enkylosé dans les travers que vous mentionnez, c’est un fait. Que cela soit représentatif des scientifiques en général je ne suis pas sûr.
      Une question peut-être pertinente est qu’entendons nous par science? Il se trouve qu’un cursus scientifique, que ce soit en mathématiques, physique, biologie, sciences sociales, mené à son terme est conclu par l’attribution d’un doctorat en philosophie, le terme philosophie renvoyant à l’effort général pour expliquer le monde, ou encore la sapiens, la science. Des études en médecine sont quant à elles validées par un doctorat de médecine, permettant de pratiquer comme médecin. Certains médecins feront de la recherche, rédigeront une seconde thèse de doctorat (en philosophie) et contribueront à l’avancée de la connaissance. Mais la plupart ne s’évertueront qu’à appliquer leur savoir à soigner leurs patients, sans créer de nouvelles connaissances, et parfois en suivant plutôt leur instinct développé à travers chaque relation individuelle que les canons scientifiques de leur corporation. Si c’est à n’en pas douter un art, est-ce pour autant une science?
      Une comparaison qui vaut ce qu’elle vaut: la biologie végétale et la botanique sont certainement des sciences, mais la culture des plantes est un art, un art dont les préoccupations sont bien souvent très éloignées de celles de ses savantes parentes.

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  • Esther // 13.05.2020 à 07h39

    Un texte salutaire, qui n’empêchera pas les veaux de beugler au scientisme.

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    • Narm // 13.05.2020 à 09h30

      bien sûr…

      Mais les plus nocifs, ne financent-ils pas les principaux labos, hôpitaux, les principales publications, l’OMS,… ?

      Ah que j’aimerai vraiment que la science ne soit que scientifique

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    • Séraphim // 13.05.2020 à 09h46

      En tant que scientifique sérieux mais pas veau, je vais quand même beugler, pas contre le scientisme de ces vieillards cacochymes (plût au ciel qu’il leur restât un grain de science!) mais contre leur totale absence de conscience: « rares étant ceux qui acceptaient de contribuer à l’avancée de la science »; en période d’épidémie de maladie à gravité parfois imprévisible et accélérée, présentée tous les jours comme archi-mortelle, écrire ce genre de prose, c’est tellement osé que par compassion on aurait tendance à croire à un fake…

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      • Fritz // 13.05.2020 à 09h48

        Enfin un médecin scientifique qui procédait à des essais thérapeutiques randomisés contrôlés, contrairement au gourou marseillais :
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Josef_Mengele

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        • Arno // 13.05.2020 à 18h30

          Fritz, ton gourou est quand même aussi un adepte de Mengele et sa bande: ancien du Gud et promoteur d’une molécule créée par les chercheurs du IIIème Reich.

          A point godwin, point godwin et demi.

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      • Alligator427 // 13.05.2020 à 15h34

        Mengele ?!?

        Non mais sérieusement … tout est bon pour défendre le Professeur Raoult. Même Mengele.

        De la part d’un professeur d’Histoire, vous devriez avoir honte. Et simplement en tant qu’internaute, vous devriez ne plus savoir où vous mettre d’avoir écrit cela, bien protégé derrière l’anonymat.

        Méfiez-vous tout de même car une plainte en bonne et due forme permettrait de lever cet anonymat. Reprenez-vous.

        Je ne doute pas que le modérateur fera son travail en supprimant votre « contribution » pitoyable.

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        • Fritz // 13.05.2020 à 17h59

          Je n’ai vraiment pas envie de me justifier, mais je tiens à ne laisser aucun malentendu. Si j’ai évoqué l’horrible docteur Mengele, c’était pour appuyer le commentaire de @Séraphim.

          Des académiciens qui déplorent le peu d’empressement des Français à jouer le rôle de cobayes « dans l’intérêt de la science », en 2020, alors que fait rage une épidémie meurtrière, il y a de quoi hurler ! D’où mon rapprochement avec ce monstre qui avait de la science, mais aucune conscience.

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    • Francois Marquet // 13.05.2020 à 10h35

      Rapport Amblard sur la réponse Coréenne à l’épidémie:
      « Devant l’absence de preuves thérapeutiques, qui prévaut aujourd’hui dans tous les pays au sujet de l’hydroxychloroquine, l’attitude des autorités de santé coréennes repose sur la confiance envers les prescripteurs. En tout état de cause, aucune polémique ne s’est développée ici sur le sujet, et chacun est à l’œuvre, du bas vers le haut, des praticiens vers les autorités, pour trouver au plus vite un consensus thérapeutique face à la maladie. La médecine coréenne, se livre là à des essais cliniques grandeur nature, sous haute surveillance collective. Pour atteindre ce but le plus rapidement possible, aucune molécule n’est interdite, et toutes les restrictions sont levées sur les remboursements des médicaments. Cette situation d’exception est à l’opposé de la pratique habituelle, qui repose sur un encadrement extrêmement strict du volume des prescriptions, et des prix conclus avec les sociétés pharmaceutiques. Des essais thérapeutiques bona fide ont été lancés en parallèle, selon les règles de l’art. Mais les règles de l’art elles-mêmes semblent faire débat, et le corps médical devra vivre avec la frustration de controverses difficiles à trancher« 
      https://static.mediapart.fr/files/2020/04/20/covid-en-coree-du-sud-rapport-amblard-partie-i-200417-diffusion-large-1.
      Bref, l’académie de médecine Coréenne a laissé les médecins prescrire. Leurs résultats ont ils été moins bons?

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      • Olivier // 13.05.2020 à 12h09

        « Bref, l’académie de médecine Coréenne a laissé les médecins prescrire. »

        Ce qui est encore plus important, c’est de laisser le choix au malade d’accepter ou de refuser un traitement.

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        • Armiansk // 13.05.2020 à 17h16

          Vrai, mais partiel.
          Il est important que le choix du malade se base sur une information éclairée, ce dont la situation actuelle a manqué. Ceci afin que ne lui soit pas préconisé, par exemple, un traitement dont rien ne permet de garantir qu’il augmentera ses chances.
          Certains traitements ont été refusés ou retirés de la vente, car leur bénéfice/risque n’a pas été jugé bon, voire même jugé franchement mauvais.

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          • Logique // 13.05.2020 à 18h05

            Oui, vous avez raison. Chaque médecin, j’imagine, a des conseils qui peuvent être différents en fonction de ses connaissances, contacts et lectures. Un médecin peut conseiller, mais il peut aussi faire acte d’autorité en disant qui si vous n’êtes pas content vous pouvez aller voir ailleurs. Les médecins ne sont pas des dieux, ils ne sont pas infaillibles et ce ne sont pas eux qui prennent les médocs. Et il y en a qui ne prennent même pas le temps d’écouter leurs clients, pardon leurs patients.

            Certains médecins font de l’abattage, non?

            Mauvais: oui médiator, très très mauvais. Il y a d’autres exemples.

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            • gracques // 14.05.2020 à 07h01

              Je suis trente ans en arrière ….. du temps d’avant les tritherapies……
              Mêmes debats…..

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  • Araok // 13.05.2020 à 07h58

    Communiqué désolant, enfoncement de portes ouvertes elles-mêmes soulignées par un stabilo que l’on devine rageur. Salauds de malades ( qui refusent un placebo) aurait dit Audiard…

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    • kinimodo7 // 13.05.2020 à 08h25

      la phrase qui tue, au propre et au figuré:
      …que les patients n’acceptaient d’entrer dans l’essai qu’avec la certitude de ne pas être inclus dans le bras placebo, ce qui est incompatible avec le principe même de l’essai contrôlé. En conséquence, rares étant ceux qui acceptaient de contribuer à l’avancée de la science.

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    • yann // 13.05.2020 à 09h11

      Si c’est un placebo générique, faut quand même se méfier.

        +21

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 13.05.2020 à 09h33

      Oui, on les imagine d’ici en plein remue-méninge autour d’une table, mais se surveillant aussi du coin de l’oeil, en raison des conflits d’intérêts qui affleurent et des contradictions non résolues. Je suis particulièrement amusé par la formulation du premier point, dans le registre désormais populaire dans les beaux quartiers du ‘en même temps’ : « La recherche thérapeutique doit s’appuyer sur des essais cliniques scientifiquement rigoureux et éthiquement irréprochables malgré la contrainte de délais optimisés » . Ce ‘malgré’ coordonnant les incompatibles a dû leur prendre quelques heures, et la trouvaille des ‘délais optimisés’ a dû coûter pas mal de jus de cerveau lui aussi. Bravo les artistes ! Le problème, mis au jour par l’échec du projet ‘discovery’, c’est que dans la vie réelle, faire vite pour trouver des malades résignés à mourir, c’est long !

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      • Armiansk // 13.05.2020 à 17h37

        L’alternative à ce «malgré», c’est, si je comprends bien :

        des essais cliniques éthiquement reprochables… par exemple menés sur des enfants
        des essais cliniques sans rigueur… qui mettent en danger (relatif) la vie des participants, pour rien

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        • Francois Marquet // 13.05.2020 à 19h03

          Non, l’alternative à ce « malgré » c’est la solution coréenne – voir rapport le Amblard plus haut- qui fait confiance aux médecins en les laissant prescrire, d’autant qu’ils sont responsables civilement et pénalement, tout en menant des études irréprochables (et forcément longues) en parallèle.
          On ne se prive ainsi pas de la matière grise de dizaine de milliers de médecins, des soins qu’ils dispensent suivant l’avancée des connaissances pendant l’épidémie, de la connaissance qu’ils ont de leurs patients, de leur retour d’expérience.
          Prendre les patients pour des imbéciles (en leur interdisant de se protéger, voir masques) ainsi que les médecins (en leur interdisant l’usage de molécules qu’ils ont l’habitude de prescrire) me paraît tout simplement contre-productif.

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    • Narm // 13.05.2020 à 09h51

      la seule chose qui m’importe c’est de savoir si ces salauds vont réussir à s’auto exonérer juridiquement

      et discovery , clownerie, au passage du 20h hier, une interviewé qui montrait un énorme sourire pour ne rien dire et qu’on n’apprenne : RIEN c’est beau le vide

      « on ne peut pas dire dans une épidémie, on ne soigne pas les gens » contre « restez à la maison, prenez du doliprane » ! !

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    • Eric83 // 13.05.2020 à 10h18

      Vidéo à voir et à partager. De telles informations essentielles expliquées avec simplicité et sérénité ont cruellement fait défaut en France et c’est profondément regrettable.

      Interview du 17/04, avec sous-titres en Fr, éclatante de bon sens, de prise de recul, d’humilité et de prudence du Dr et Pr John Ioannidis sur la crise du Covid19 au regard des résultats de 3 études préliminaires.

      Tous les sujets préoccupants les citoyens sont abordés avec une clarté impressionnante : la mortalité réelle beaucoup plus faible qu’anticipée par les « modèles statistiques », les tests PCR et sérologiques et leurs avantages/limites respectifs, les bénéfices/risques du confinement, immédiats et à terme; l’approche suédoise, la condition de la pertinence éventuelle d’un vaksin, l’échec cinglant du vaksin contre le Sars-Cov1, la faisabilité du « traçage des contacts » et son éventuel intérêt en début d’épidémie…etc…

      https://www.youtube.com/watch?v=cwPqmLoZA4s&feature=youtu.be

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    • Larousse // 13.05.2020 à 10h42

      Araok , vous n’avez pas tort. Je sors de ma quarantaine mentale pour dire simplement que ce site laisse effectivement parler des débateurs mais a participé clairement à l’entretien des disputes scientifiques. Il a pratiqué le « En même temps » au fond, a validé un confinement macronien avec hélicoptères sur les plages par milliers d’euros pour les vols de surveillance, sans compter les verbalisations…. et bien d’autres actes de ce pouvoir portant atteintes à des bases essentielles de la vie civile…
      Quand on voit certains faire vraiment les beaux sur des plateaux télé comme Karine Lacombe (tout contente et avec une gymnastique verbale digne de l’anguille) ou un professeur Caumes pouffant et moqueur en son for intérieur sur d’autres collègues, dont un qui a pour principal défaut d’être une « grande gueule » du sud et au look rocker ou à la Panoramix mais qui est au plus près de son équipe… on se dit quoi…
      On est vraiment mal barré.
      Le bilan mondial de la pandémie sera fait sur la prévention, la prophylaxie et les traitements….
      Je suis persuadée que ce bilan ne sera pas bon pour la France,… mais les médias arrangeront tout…
      Quant au site lui-même, il ne s’intéressait pas aux solutions mais à faire des constats de prévisions et d’inquiétudes… … « une belle jambe » pour moi.
      Je ne pense plus intervenir du tout….

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    • Barachin // 13.05.2020 à 14h46

      « Coronavirus fin de partie » … il est posé le gars. Et tellement posé et re-posé, qu’on ne sait toujours pas si son traitement apporte quelque chose aux malades.

      Ah, si lui il sait. Mais il est bien le seul.

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    • sg // 15.05.2020 à 16h57

      Et vous savez que la plupart (toutes?) des études indépendantes sur l’hydroxychloroquine pour l’instant ne montrent qu’un effet néfaste sur les patients COVID-19, aggravant les troubles cardiovasculaires sans aucun effet bénéfiques? C’est pour cela que les études randomisées sont nécessaires: car apriori le traitement supposé n’a non seulement pas d’effet bénéfique prouvé, mais surtout car il peut empirer la situation, et on ne sait pas. En d’autres termes, apriori entre un placebo et un traitement à l’essai, il n’y a pas de dilemme éthique: tous deux peuvent être néfastes ou bénéfiques, placebo y compris. Ce n’est pas comme si on savait que le traitement fonctionnait et qu’on faisait le placebo pour le plaisir, au contraire, le test avec placebo est nécessaire car on ne sait pas si ça marche ou même si c’est néfaste (comme l’hydroxychloroquine). Néanmoins, la méthode de test clinique par randomisation nous permet d’avancer dans notre savoir, et donc de pouvoir à l’avenir traiter correctement la maladie.

      Vous faites donc ici le procès des scientifiques en vous fondant sur un argument d’ignorance: vous souhaitez certainement aussi qu’on trouve un traitement qui fonctionne pour cette maladie, non? Alors pourquoi reprocher aux scientifiques de procéder justement à des études pour déterminer quels son ces traitements? Si c’est la méthode scientifique qui vous pose problème, aucun soucis, proposez donc une autre méthode. La méthode scientifique n’est certainement pas parfaite, et le plus gros soucis est qu’elle prend du temps, mais on n’a pas trouvé d’autre méthode en plusieurs millénaires qui soit plus efficace et aussi fiable. Avant il y avait la foi, libre à vous d’essayer, mais historiquement cela a donné de bien mauvais résultats.

        +3

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  • Christobal // 13.05.2020 à 08h12

    Non. La science = des hommes et femmes ayant des approches, méthodes expérimentales et points de vue différents qui s’affrontent, sur fond de passion, de carriérisme et parfois d’intérêt économique, pour accumuler des savoirs sur le monde susceptibles d’applications pratiques. Cela peut déboucher sur des consensus ou des positions radicalement inconciliables. Les méthodes changent parfois. Certains savoirs finissent par triompher dans le temps, parce que ça marche, d’autres sont imposés de manière arbitraire ou dogmatique. Ce qu’on a vu avec cette histoire de Covid, C l’échec des essais randomisés: rivalités, querelles, difficultés à recruter des patients (eh Oui, les malades ne veulent pas servir de cobaye ou prendre un placebo avec une maladie parfois mortelle…). Si l’épidémie disparaît, nos chercheurs chercheront encore la preuve ultime et statistique. Fallait il pour autant ne pas essayer de soigner?

      +16

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  • sergeat // 13.05.2020 à 08h14

    Si j’ai bien compris un médecin ne doit pas utiliser son art,son expérience,sa connaissance spécifique,….mais attendre qu’une nouvelle bureaucratie orientée pécuniairement avec des protocoles définis par des lobbys donne son aval à un traitement.
    Hippocrate vient de mourir une nouvelle fois après 2397 années de bons et loyaux services.
    Une nouvelle loi Avia sur la médecine va t elle être votée par les playmobils macronistes.?

      +51

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    • Fulsi // 14.05.2020 à 14h12

      Vous avez mal compris !
      Cette déclaration ne parle pas du travail faite par les médecins mais de celui des chercheurs. Elle concerne aussi la communication des médecins, qui ne doivent pas affirmer des vérités sans validation scientifiques de leur expérience, ce qui ne les empêchent pas de partager leur expérience en précisant les limites de celle-ci

      CQFD

        +2

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    • Spinotique // 15.05.2020 à 10h26

      Est ce que vous avez lu le serment d’Hippocrate ? Non ? Il fait la part belle notamment à l’obligation de soigner en fonction des connaissances avérées, à l’obligation de se former et aussi à celle de ne pas utiliser son statut de médecin pour promouvoir ses intérêts ou sa propre gloire. Dans le code de déontologie art 13 il est interdit de donner au public des informations non vérifiées. De plus le médecin est responsable de l’effet des ses déclarations sur son public.
      Donc Raoult étant médecin doit se plier à son devoir. Sinon il va anonymement discuter au café du commerce !

        +1

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  • calal // 13.05.2020 à 08h15

    TECHNOCRATIE!!!!

    La TECHNOCRATIE,le gouvernements par les experts n’est pas une DEMOCRATIE. Ceux sont les technocrates qui vont prendre les decisions, nous qui allons payer les pots casses et ils ne seront jamais responsables de rien.

    Dans une democratie,les citoyens decident,se trompent eventuellement mais ils assument alors les consequences de leurs choix.

    Ne vous laissez pas baratiner sur le « monde d’apres » et « le monde d’avant »:
    -le monde d’avant c’etait la democratie ou le capital comptait sur le libre arbitre pour produire de facon rentable
    -le monde d’apres c’est le capital qui calcule que la technologie ( propagande des medias des experts et surveillance de masse par les capteurs et cameras divers) va lui permettre de produire de facon rentable avec des esclaves et peu de matons.
    Les citoyens doivent se reveiller et prendre conscience que la democratie est en danger.

      +47

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    • calal // 13.05.2020 à 19h18

      toujours demander a un « expert » a partir de quelles donnees objectives,mesurables on pourra juger ou comparer la pertinence de ses choix et a partir de combien il considerera qu’il se sera trompé et qu’on pourra lui en tenir rigueur.

      parce que les arguments d’autorité alors que le pays sombre lentement…

        +2

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  • Jean-Pierre Georges-Pichot // 13.05.2020 à 08h25

    Un long texte un peu banal, rappelant des principes de méthodologie scientifique établis de puis longtemps et que personne, à ce que j’ai pu voir, ne conteste. Il ne saurait évidemment porter sur l’utilisation de remèdes anciens expérimentés à grande échelle et de longue date.

      +49

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    • Arno // 13.05.2020 à 18h49

      Dans le registre du remède expérimenté à grande échelle et de longue date: le paracétamol. Dès ta prochaine migraine, tu en prendras 6 mg toutes les 4 heures (juste 6 fois la dose standard, hein comme la potion du clown), ensuite tu demanderas à ton idole de te greffer un foie.

        +3

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      • jacques // 14.05.2020 à 07h12

        « Le clown » il a prescrit sa potion dans le respect de l’AMM voir le vidal .
        https://eurekasante.vidal.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-jplaqu01-PLAQUENIL.html
        Mais la réalité de l’information ne vous concerne pas apparemment.

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        • Armiansk // 14.05.2020 à 08h34

          Le vidal, votre lien, mentionne trois indications. pas le covid.
          Le vidal renvoie vers deux billets d’actualités. Dans l’un on lit : «augmentation potentielle du risque d’effets indésirable chez les malades du covid-19», «en dehors du périmètre de leur AMM» ; dans l’autre : «utilisés hors AMM», «rapport bénéfice/risque […] toujours considéré défavorable»

          Je m’interroge : qu’est-ce qui vous a poussé à fournir une source qui va à l’encontre de votre thèse ?

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  • J // 13.05.2020 à 08h27

    Les conflits d’intérêts dénoncés de partout, et depuis bien avant l’irruption du covid 19, ne sont même pas évoqués. Pourtant s’il y a une chose qui casse la confiance qu’on pourrait avoir dans les institutions supposées scientifiques…

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  • Milsabor // 13.05.2020 à 08h32

    Le corps médical est corrompu par le Big Pharma depuis lurettes, du bas en haut de la pyramide hiérarchiques et de plus en plus en s’élevant dans les structures « scientifiques ». Voir l’INSERM. L’académie de médecine n’y échappe pas, ni le conseil de l’ordre des medecins. Ne fut-ce que par l’intégration de la mentalité de groupe néolibérale qui a transformé l’exercice de la médecine comme une entreprise et le réduit de plus en plus à l’art de prescrire les derniers médicaments rentables.

      +55

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    • Spinotique // 15.05.2020 à 10h32

      Ca fait beaucoup de monde « corrompu » quand même… Objectivement on peut penser que c’est vous qui êtes corrompu, ce serait plus facile car vous me semblez en plus faible effectif !
      Vos commentaires peuvent être retournés contre vous avec le même applomb.
      Essayez de faire confiance aux autres, au moins un peu…

        +1

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  • Jean-Pierre Georges-Pichot // 13.05.2020 à 08h34

    C’est très curieux : la critique du Marseillais, dans sa partie recevable, consiste à souligner la possible inefficacité du remède, et on lui en fait crime. Je ne parle pas du volet : ‘halte à l’empoisonneur’ , qui ne tient pas debout, doit-on penser, puisque personne n’a porté plainte et on n’a pas encore osé lui envoyer la police. Les mêmes autorités ont cependant toléré pendant des années le recours à l’homéopathie, qui consiste à vendre très cher de l’eau distillée, et son remboursement par la sécu n’a jamais été contesté que pour des raisons financières, et traité par la technocratie sur le même plan que les équipements et salaires hospitaliers. Ah, la belle académie de médecine que nous avons là ! Nous admirons une telle vigilance.

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    • Bigtof // 13.05.2020 à 08h53

      Sur France Culture il y a quelques années, un reportage montrait comment les futurs médecins voyaient leurs examens avec de mauvaise notes s’ils se contentaient de donner le nom des molécules sans citer les noms de medocs et des laboratoires !
      Ces jeunes médecins n’étaient pas dupes..
      Ainsi va l’académie de médecine, ruine de la conscience et de l’honnêteté (et pas qu’intellectuelle)…

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      • Spinotique // 15.05.2020 à 10h39

        J’ai fait de nombreuses études médicales depuis 1985 jusqu’à maintenant dans plusieurs branches et plusieurs villes/facultés et je n’ai jamais entendu cela. D’autres dévoiements peut être mais cela jamais. C’était d’ailleurs le contraire ! Ne colportez pas ce type de rumeurs, c’est vous qui serez traité de malhonnêtes. Il y a à la fac des modules d’éthique et de déontologie. Si cela vous intéresse, suivez les ! De plus cela n’a aucun rapport avec l’académie de médecine.

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        • Bigtof // 19.05.2020 à 07h56

          Il ne s’agit pas d’une rumeur, et vous n’avez pas de leçon à me donner. Il s’agit s’une émission de France Culture durant laquelle des étudiants en médecine ont été interrogés par le journaliste et dont les propos ont ensuite été diffusés aux grands professeurs présents sur le plateau de France Culture, et lesquels ressemblaient à des gosses pris la main dans le pot de confiture…

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    • MarieAnne // 13.05.2020 à 09h46

      Il faudra bien un jour expliquer comment et pourquoi ceux qui clament scientifiquement qu’ il y aurait un « effet placebo » donc un effet obtenu avec rien du tout, clament en même temps que l’homéopathie ne peut avoir aucun début d’effet…

        +22

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      • Garibaldi2 // 13.05.2020 à 09h59

        C’est tout à fait exact. Personnellement je suis pour l’allopatie (mais allo quoi !), mais j’ai toujours pensé que pour la bobologie l’important dans l’homéopathie c’est d’y croire.

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      • Narm // 13.05.2020 à 10h01

        MarieAnne, c’est pas ce qui est dit.

        il est persuadé que son produit fonctionne, mais au pire, donner un produit sous surveillance aurait l’effet d’un placebo.
        aucun rapport avec les effets ou non de l’homéopathie

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      • Jean-Pierre Georges-Pichot // 13.05.2020 à 10h09

        A mon avis, on peut répondre: l’effet ‘placebo’ est sans doute une possibilité, car la disposition psychique du patient fait partie de son terrain. Elle modifie entre autres choses ses sécrétions hormonales, qui sont des réalités chimiques influant sur sa résistance aux maladies. A état pathologique égal, le patient qui rencontre de la sollicitude n’est donc pas objectivement à égalité avec celui qui n’en trouve pas. A ce titre, l’homéopathie est en effet un placebo, et peut être efficace comme n’importe quel autre. Ce qui est douteux dans l’attitude de l’académie, c’est qu’elle se gendarme exclusivement contre ce qui pourrait en être encore un autre : d’où le soupçon qu’elle redoute en réalité que ce n’en soit pas un. L’autre hypothèse est qu’il s’agisse d’un vieux règlement de comptes !

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      • Euls // 13.05.2020 à 10h11

        MarieAnne :

        Personne de sérieux ne dit cela.

        En revanche, il est désormais incontestable que l’homéopathie n’a pas plus d’effet qu’un placebo.

        C’est mieux que rien, vous me direz. Et vous aurez raison. Pour ma part, tant que des charlatans ne s’engraissent pas avec de l’argent public, je n’ai rien contre, dans la bobologie. Donc une fois l’homéopathie déremboursée, tout va bien.

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        • Bigtof // 13.05.2020 à 10h26

          C’est d’ailleurs pour ça qu’elle est largement utilisée sur les animaux d’élevage, et même en agriculture (et viticulture bio)… L’important, c’est que les animaux et les plantes y croient..

            +17

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          • Euls // 13.05.2020 à 10h47

            Si elle est utilisée alors c’est bien la preuve que ça marche !

              +5

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            • Bigtof // 13.05.2020 à 12h11

              Je vois mal les agriculteurs l’utiliser juste pour le plaisir d’y passer du temps et des moyens financiers.

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            • Euls // 13.05.2020 à 12h37

              Vous avez raison, et au passage réhabilitons tout de suite la saignée qui a été utilisée pendant des siècles par des médecins, c’est bien la preuve que ça marchait !

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            • bruno49 // 13.05.2020 à 14h40

              Réponse à Euls:
              Saignée (phlébotomie) ,traitement de l’hémochromatose : Parce que les globules rouges sont très riches en fer, une simple saignée permet l’élimination d’une importante quantité de fer. L’organisme va alors fabriquer de nouveaux globules rouges en allant « puiser » le fer qui s’est déposé dans les organes surchargés (foie, pancréas, cœur …). Le traitement vise à la fois à éliminer l’excès de fer (phase de traitement dite d’induction) et à éviter la reconstitution de la surcharge (phase de traitement dite d’entretien).
              Pour votre culture personnelle,ça pourra vous éviter de dire des âneries.

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        • Arno // 13.05.2020 à 18h55

          Euls, dans le même registre et avec autant de preuves, je dirais qu’ il est désormais incontestable que l’homéopathie a un effet avéré; seul les zélateurs de Big Pharma en sont marris.

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        • Perret // 15.05.2020 à 14h23

          Effet placebo incontestable ? Par ex. quand l’allopathie échoue (presque toujours) pour les dents de bébé et que Chamomilla 7ch (ou autre dilution, suivant le cas) fonctionne, c’est pas placebo dans un cas, c’est placebo dans l’autre ? Quand Boiron met sur le marché, en 2011, un suppositoire homéopathique, combinant plusieurs souches, qui fonctionne admirablement et capte en quelques mois une grande partie du marché et qu’il est interdit, c’est parce que le bébé sait que c’est placebo quand c’est homéopathique et sait que ce n’est pas placebo (mais poison ?) quand c’est allopathique ? Expliquez-moi d’où vient cette certitude dans ce monde où les médicaments allopathiques ou homéopathiques qui fonctionnent sont interdits les uns après les autres.

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      • J // 13.05.2020 à 12h00

        De toute façon de deux choses l’une, ou cet effet placebo est réel, objectif, et il est aberrant de s’en passer, ou il ne l’est pas et il est aberrant de compliquer et retarder à cause de lui la recherche d’un traitement, surtout en situation d’urgence.

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      • Wakizashi // 13.05.2020 à 15h47

        « un « effet placebo » donc un effet obtenu avec rien du tout »

        Un effet placebo est peut-être obtenu avec « rien du tout » (enfin, le psychisme n’est pas rien non plus mais bon…), mais l’effet placebo n’est pas « rien du tout »… attention à la nuance quand-même.

        Exemple : en 1983, le British Stomach Cancer Group a testé une nouvelle chimio sur des cancéreux dans le cadre d’une étude randomisée. Le groupe test a pris un placebo en croyant prendre la chimio. 30% des patients du groupe test ont perdu leurs cheveux…
        https://link.springer.com/article/10.1007/BF01658089

        En l’occurrence, dans ce cas ça s’appelle un nocebo et non un placebo, mais peu importe : malgré les tentatives d’explications puériles qu’on peut lire ici, la réalité est que la science moderne ignore tout du fonctionnement de l’effet placebo. Elle reconnaît son existence du bout des lèvres en tentant de minimiser son effet, mais elle ne cherche nullement à le décrire parce qu’elle sait très bien qu’en faisant ça elle risquerait d’ouvrir la boîte de Pandore…

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      • Spinotique // 15.05.2020 à 10h41

        Si, l’homéopathie a un effet placebo. C’est admis. Mais ça n’a rien à voir avec l’académie de médecine ici

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        • Bigtof // 19.05.2020 à 08h03

          Si : lors d’un débat d’éminents spécialistes qui s’écharpaient sur l’efficacité ou pas de l’homéopathie, un médecin de ville, interrogé pour la première fois après 35´ d’émission a dit la phrase suivante : « en tant que médecin, mon devoir est de soigner et de soulager. Dès lors, tout ce qui peut soulager mes patients, même l’effet placébo, est bon à prendre »
          Fin du débat..

            +0

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  • Theophilus // 13.05.2020 à 08h53

    « Selon ses statuts, l’Académie nationale de médecine a pour mission de répondre aux demandes du gouvernement sur toute question concernant la santé publique et de s’occuper de tous les objets de recherche qui peuvent contribuer aux progrès de l’art de guérir. »

    « aux demandes dy gouvernment » – tout est dit.

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    • Garibaldi2 // 13.05.2020 à 10h07

      Le président de l’académie de médecine est actuellement Jean-François Mattei, dont on connaît la brillante action lors de l’épisode de canicule de 2003 qui a fait plus de 15.000 morts. C’est incroyable qu’après un tel échec il soit arrivé à se faire recaser à la tête de cette institution.

        +24

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      • Fritz // 13.05.2020 à 10h29

        Mattei ? Et pourquoi pas Garretta, tant qu’on y est ? Bon sang ..

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        • bruno49 // 13.05.2020 à 13h12

          Oui ,c’est comme si Fabius était président du Conseil Constitutionnel !

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    • Spinotique // 15.05.2020 à 10h44

      Il s’agit d’une activité de conseil. Classique. Vous ne voulez pas que le gouvernement soit conseillé sur le plan de la santé ?

        +1

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  • EugenieGrandet // 13.05.2020 à 09h05

    Un texte salutaire dans ce pays où l’absence de culture scientifique (au gouvernement mais aussi dans les médias et dans la population) a conduit ce gouvernement à abandonner les mesures de prévention (masques non renouvelés, voire détruits en partie), au contraire d’une Allemagne dirigée par une scientifique qui comprend probablement mieux que d’autres dirigeants les termes de ce que recherche et démarche scientifique veulent dire.

    Après on peut aussi penser que la terre est plate. Mais une opinion ou une pensée (voire un sondage) ne font pas une vérité scientifique.

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    • kinimodo // 13.05.2020 à 12h46

      Pour le cas de l’Allemagne, je penche plus pour l’application d’une science intelligente (ce qu’elle devrait être) basée aussi sur l’intuition et le simple bon sens.

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      • sissa // 16.05.2020 à 17h44

        Une science fondée sur l’intuition et le simple bon sens, c’est celle qui nous explique que la terre est plate, qu’elle est immobile, que les espèces sont immuables, que la matière vivante est d’une autre nature que la matière inerte, etc….
        Toute l’histoire de la science montre que le « bon sens » et l' »intuition » nous induisent en erreur et que seule un examen méthodique de la nature permet de dépasser nos impressions premières.

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  • Bart // 13.05.2020 à 09h08

    « Dans le cas du Covid-19, en l’absence de traitement de référence susceptible de servir de comparateur… »

    Proposition fausse. L’article se voudrait une défense de la science or il transpire de l’égo du corps médical à travers son Académie et de l’ombre que lui a porté le professeur Raoult pour avoir proposé un traitement pendant que la recherche tâtonnait, ne pouvant être aussi rapide qu’une pandémie.

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  • Jean-Pierre Georges-Pichot // 13.05.2020 à 09h09

    « la recherche thérapeutique DOIT [….] coordonner des équipes nationales et internationales dans de grandes études multicentriques ». Retour de la vieille scie sur la recherche ‘collective’, le ‘travail en équipe’, mais ici radicalisée jusqu’à l’absurde : toute nouvelle découverte voudra bien se présenter sous la forme d’un article en globiche publié ailleurs qu’en France, écrit par un grouillot sous-payé mais signé par une douzaine de vieux birbes qui n’ont pas vu une éprouvette depuis belle lurette mais chacun dans son pays bien vu du ministre de la santé et sur la trajectoire pour le devenir à son tour. Avis aux curieux à tendance criminelle qui prétendraient jeter leur pierre dans ce marigot, car l’ordre démocratique s’est bien renforcé depuis Pascal, Darwin, Lavoisier, Freud, Pasteur, Humbolt, Mendel, Einstein, Curie, Fleming et autres individualistes terriblement monoculturels et tout à fait condamnables.

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    • jacques // 14.05.2020 à 07h21

      Bien d’accord avec vous juste la place de Freud dans la liste me fait penser à trouver l’intrus.

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    • Spinotique // 15.05.2020 à 10h49

      Votre discours est si confus que je ne vois pas le but de votre commentaire. Quel est votre message de fond ? Qu’est ce qui ne va pas dans le fait de vouloir coordonner les études thérapeutiques mondiales ?

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    • sissa // 16.05.2020 à 18h01

      La plupart de ces chercheurs n’a pas travaillé isolés dans leur tour d’ivoire. Pascal correspondaient avec Huygens et Fermat. Darwin S’est appuyé sur les travaux de Malthus et Lamarck(même s’il a critiqué ce dernier) ainsi que sur les connaissances des naturalistes de son temps, Pasteur avait tout une équipe derrière lui, Einstein a utilisé les travaux de Lorenz a collaboré avec sa première femme, puis avec Grossman pour la relativité générale. Curie était parfaitement intégrée dans la communauté des physciens de son temps,,Fleming n’a pas réussi à produire de façon efficace de la pénicilline, et il semble même qu’il n’ y croyait pas trop lui-même. C’est un travail d’équipe qui a mis au point le médicament.
      Bref, vous avez une image de la science qui relève de l’image d’Epinal. On a tendance souvent à surdimensionner l’importance de quelques grands personnages, mais cela ne reflète pas la réalité.
      PS: Pour ce qui est de Freud, il semble qu’il relevait plus du charlatan que de l’homme de science.

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  • Gaby // 13.05.2020 à 09h13

    Que doit-on faire en cas d’urgence ?
    Il y a deux écoles qui s’affrontent.
    La première explique que rien ne doit être changé de nos méthodes habituelles (sur lesquelles nous pourrions déjà débattre tant une partie de la médecine et de la recherche s’est inféodée aux Big Pharma), même en temps de crise, quitte à prendre le risque de ne rien pouvoir faire. Ce qui sera le cas, on attends encore les résultats de discovery, dont les défenseurs regrettent déjà que les cobayes n’aient pas accourus au portillon.
    La deuxième dit que les règles changent en cas d’urgence et c’est déjà le cas dans bien des domaines : tuer est condamnable, sauf en cas de légitime défense (ou à la guerre d’ailleurs).
    Il faut remettre de l’ordre dans notre gestion de crise : la médecine (cad le soin) avant la recherche. La recherche peut se mener parallèlement au soin, mais faire passer la recherche avant le soin n’a aucun sens. On doit s’appuyer sur l’état de la science du moment.
    Les gens ne sont pas des cobayes. Chaque malade doit être soigné. On peut se sacrifier pour des bonnes causes, chacun en son âme et conscience, mais surement pas sur les injonctions de chercheurs à faire avancer la science en pleine épidémie et surement pas pour sauver les profits de l’industrie pharmaceutique. C’est de la manipulation.

    Par ailleurs, nous refusons d’être gouvernés par des statistiques et des blouses blanches. La science évolue, que ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera pas toujours demain, le monde est complexe et tant nous échappe, mais la condition humaine, elle, est intemporelle et universelle.

      +11

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  • Fritz // 13.05.2020 à 09h16

    J’imagine un communiqué comparable en 1885, juste après la piqûre administrée à Joseph Meister.
    En plus, sa mère a refusé qu’il soit « inclus dans le bras placebo », elle n’a pas accepté de contribuer à l’avancée de la Science. Elle n’a pas voulu d’essai thérapeutique contrôlé randomisé…

      +14

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  • jules Vallés // 13.05.2020 à 09h16

    « Communiqué de l’Académie nationale de Médecine » :
    – argument d’autorité, censé étouffer toute velléité de contestation

    « La vérité scientifique ne se décrète pas à l’applaudimètre.
    chaque médicament candidat doit être comparé à un placebo »:
    -contradiction dans les relations causales, l’effet placebo dépendant de la conviction (la croyance !!!) de l’efficacité du traitement, par contre tous les médicaments n’ont pas les mêmes conséquences iatrogènes ! Eh au fait comment notre super académie de médecine explique-t-elle scientifiquement l’effet placebo ???

    « rares étant ceux qui acceptaient de contribuer à l’avancée de la science »:
    -arguments totalement réversibles, les scientistes fanatiques refusent tout ce qui ne rentre pas dans leur doxa!
    Article superfétatoire….

      +22

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    • Séraphim // 13.05.2020 à 09h35

      Je propose de comparer le communiqué de l’Académie de médecine à un communiqué placebo, et d’attendre son effet sur la communauté des médecins.
      Académie de médecine qui a attendu fin avril pour dire que les masques étaient utiles. Pour se risquer à contredire le gouvernement au nom de la Science? Taratata. Pour préparer le terrain du retournement gouvernemental. Les communiqués de l’académie de médecine étant des contributions médiatiques à bas bruit, cela permettait d’amorcer un volte face sans perdre la face. Parce-que sinon, passer de la punition des maires demandant le port du masque à l’amende pour non-port du masque, c’était pas fastoche. A quand le communiqué épingle à cheveux sur la prescription de l’HCQ?

        +32

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  • Dubreuil // 13.05.2020 à 09h17

    Très bien. On aurait aimé un communiqué également contre l interdiction de prescrire l hydroxychloroquine qui a assuré une publicité majeure à ce traitement potentiel, tout comme contre les menaces du conseil de l’ordre à l encontre des médecins qui soignent avec l arsenal thérapeutique à leur disposition.

    La science doit éclairer et non restreindre l’action.

      +11

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    • Barachin // 13.05.2020 à 12h54

      « l interdiction de prescrire l hydroxychloroquine »
      Ce n’est pas interdit à l’hôpital.
      Renseignez-vous au lieu d’enfourcher le tiger.

        +2

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      • Emmanuel // 13.05.2020 à 16h21

        Donc vous cautionné le fait que l’état considère tout les médecins libéraux comme étant des médecins de secondes zone incapables de s’occuper des patients ?
        Cf. le message de Francois Marquet ( plus haut dans les commentaires)est très clair sur la différence d’approche en Corée du Sud et chez nous .
        Avec les résultats que l’on connaît.

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        • Armiansk // 13.05.2020 à 17h29

          D’accord sur le principe.
          Mais en pratique, qu’aurait-on pu faire quand un professeur auréolé appelle les gens à «se jeter dessus», pour éviter les prescriptions de complaisance ? (supposer que les médecins libéraux auraient le cran pour résister à la pression populaire est possible, mais ne me paraît personnellement pas réaliste)

            +2

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          • jacques // 14.05.2020 à 07h28

            Le pauvre médecin qui n’osera pas résister à la demande de son malade qui lui ne trouvera pas d’autre médecin au vu de la pénurie.
            Vous prenez vraiment les médecins pour des c*ns .Un médecin ne fera une ordonnance dite de « complaisance » seulement si ça ne nuit pas à la santé de son patient.

              +2

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            • Armiansk // 14.05.2020 à 08h41

              Je voudrais bien être aussi optimiste que vous.
              Penser qu’aucun médecin n’a jamais prescrit un médicament qu’il sait inutile parce que le patient voulait absolument avoir une pilule.
              Penser qu’aucun médecin n’irait jamais prescrire un médicament inutile, sur sa croyance personnelle que ça marche, à l’encontre des faits.
              Penser que tous les médecins ont tout le temps nécessaire pour se tenir au courant, mieux qu’un Pr Raoult, des moindres avancées de la recherche face à la covid, y compris le temps de relectures critiques de papiers non évalués par leurs pairs.

              Malheureusement, on voit des contre-exemples.

                +1

              Alerter
      • Barachin // 13.05.2020 à 20h18

        Je ne cautionne rien du tout. J’indique simplement qu’il est faux de dire que l’hydroxychloroquine est interdite. Si vous cherchez à échanger ne déformez pas mes propos.

        La Corée du sud avait comme pas mal de pays d’Asie un plan de lutte contre les épidémies car ils connaissent ce phénomène très régulièrement depuis 20 ans. C’est je pense la principale différence avec les autres pays du monde.

          +3

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  • Fritz // 13.05.2020 à 09h21

    Vous avez dû écrire le mot vaksin avec une faute. Le correcteur orthographique du site est impitoyable.

      +8

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 13.05.2020 à 09h48

      Oui, ça m’est arrivé aussi et j’ai mis du temps à comprendre. Olivier Berruyer devrait publier une liste des mots carrément interdits, et peut-être en disant pourquoi. On gagnerait du temps.

        +6

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    • Narm // 13.05.2020 à 10h33

      je l’ai déjà signalé directement au site sans résultat
      le terme va*** est donc interdit
      on n’a pas le droit de critiquer la vachinachose ni le système

      et dire qu’on critique les chinois

        +4

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    • Narm // 13.05.2020 à 10h36

      j’ai peut être une idée, au moins amusante :

      Gilead, la première lame le soulève, la deuxième le coupe

      bon, ça m’étonerait que m o d e me laisse longtemps, maisd je la trouvais drôle

        +4

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  • alan // 13.05.2020 à 09h21

    J’hallucine !

    l’Académie nationale des sciences aurait du dire aussi depuis longtemps quel traitement utiliser avant que l’épidémie ne s’éteigne.

      +8

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  • Masson // 13.05.2020 à 09h23

    Dans un pays qui ne se serait pas laissé gangréner par la finance , on ne se méfierait pas d’un article de l’Académie de Medecine .
    ( voir le site Formindep ou bien la revue Prescrire qui analysent la main mise des lobbys dans les facultés )
    Ma fille ingénieur en biostatistisque applaudira des 2 mains sur l’argument de l’étude type randomisée en double aveugle blabla…
    Mais elle a fini par admettre que le traitement, dont il est question en filigrane dans cet article, semble bien fonctionner .( à condition dit-elle que le choix des malades soignés n’ait pas été fait malhonnêtement)
    Combien de temps prend une étude répondant aux critères imposés ? On dirait bien que cela prend le temps d’une épidémie saisonnière .
    Est ce bien sérieux et éthique de se recroqueviller sur les statistiques dans ce cas là ?
    Pour les études cliniques sur les cancers , il leur est interdit de donner un placebo : est ce éthique de l’autoriser sur une maladie virale inconnue qui semble très dangereuse pour les personnes fragiles ?
    Je suis tellement respectueux des mathématiques mais dans le cas présent , les projections faites en début d’épidémie se sont bien fourrées le doigt dans l’œil
    [modéré]

      +5

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  • F C // 13.05.2020 à 09h24

    Et que penserait on de Monsieur Pasteur qui dans l’urgence injecta son sérum antirabique chez cette enfant dont la mort était certaine alors qu’il ne l’avait jamais injecter auparavant chez des humains
    aurait-il dû se conformer aux recommandations de l’Académie et réaliser une étude contre placebo
    Il y a parfois des cas où l’exception confirme la règle
    et désobéir est un devoir

      +12

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    • Fritz // 13.05.2020 à 09h43

      D’accord avec vous, même si l’injection a été réalisée par le docteur Grancher. Mais attention, nous vivons une époque géniale où on déboulonne les idoles du XIXe siècle : maintenant, on sait que Pasteur a voulu tuer Joseph Meister. Et ce gros nul, il n’a même pas réussi à tuer le gosse.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Louis_Pasteur#Pasteur_essaie_de_tuer_Meister

        +5

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      • Garibaldi2 // 13.05.2020 à 10h12

        Ce n’est pas Pasteur qui a fait les injections pour la simple raison qu’il n’était pas médecin et ne pouvait donc pas les faire.

          +1

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    • anatole27 // 13.05.2020 à 09h59

      On est pas dans le même cas F C , dans la cas de la rage il y avait 98% de malchance que le gamin meure
      dans le cas du COVID ce pourcentage est de 0.001 % pour un très jeune et 9% pour un très vieux

        +5

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  • beserker // 13.05.2020 à 09h31

    Il serait bon d’avoir un aperçu des financements de ces organisations quand on a des communiqués de leurs part et cela afin d’aider à se faire une opinion sur le sérieux de ces institutions.
    https://www.marianne.net/societe/affaires-en-serie-pour-qui-roule-l-academie-de-medecine

      +23

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    • François // 13.05.2020 à 09h58

      Oui, également des rapports de la cours des comptes pour l’ordre des médecins… Pas très clair depuis longtemps…

        +10

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      • Spinotique // 15.05.2020 à 10h57

        Oui et également comment est financée la cour des comptes. Et aussi votre salaire et aussi vos avantages en nature !!

          +0

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  • jc // 13.05.2020 à 09h44

    « L’essai thérapeutique contrôlé randomisé est la seule méthode permettant de répondre à ces questions avec un niveau de preuve élevé. »

    Exit l’intuition ancestrale qui a permis à l’humanité (et au vivant) d’émerger et se reproduire pendant des milliers d’années (des millions), exit la médecine traditionnelle; vive la méthode expérimentale née à la coupure galiléenne, codifiée et encadrée par la loi du fric.

    Il va peut-être être temps de chercher à refermer la parenthèse mécaniste de l’histoire et revenir à une conception plus vitaliste de la matière, c’est-à-dire à un matérialisme autre que celui que, dans une touchante communion, les communistes ont imposé -et peut-être rêvent de réimposer- et les capitalistes imposent.

    J’aime bien cette citation extraite de la page 40 de « Cher amour » de Bernard Giraudeau:

    « Il y a peu une équipe de recherche plus hardie a voulu en savoir plus sur la pharmacopée amazonienne. Ils ont demandé aux shamans comment ils pouvaient reconnaître la bonne plante sans l’expérimenter sur les hommes et faire quelques dégâts. Les shamans ont répondu: on n’a pas besoin de tuer des animaux ou des gens pour savoir si une herbe ou une racine est efficace. Alors comment faites-vous? Nous nous asseyons devant la plante choisie, en silence, le temps nécessaire, et elle nous parle. Les chercheurs sont repartis marris. »

      +7

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  • Narm // 13.05.2020 à 09h45

    peut être parce que la mort cérébrale n’est pas définissable scientifiquement

    comment indiqué mort quelqu’un qui vie, c’est un non sens

      +2

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    • Olivier // 13.05.2020 à 12h14

      La mort cérébrale, c’est un électroencéphalogramme plat. Cerveau kaputt. Reste les fonctions végétatives qui peuvent continuer sous perfusion continue.

        +0

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  • anatole27 // 13.05.2020 à 09h47

    Argumentation 1:

    Il y a un truc qui n’est pas logique , pour que l’effet PLACEBO marche il faut que le POSSEDE (aka le malade) soit convaincu que le SORCIER (aka le médecin) lui ait donné une potion MAGIQUE. Il faut donc MENTIR au POSSEDE car les POSSEDES en général sont convaincus qu’ils ont pas de CHANCE. Ceci n’est pas très DEMOCRATIQUE mais c’est tout à fait SCIENTIFIQUE.

    Afin d’augmenter les chances de SUCCES je propose de remplacer le PLACEBO par de l’HOMEOPATHIE car l’Académie de Médecine ne lui reconnait aucune valeur thérapeutique , c’est donc un VRAI PLACEBO.

      +2

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    • anatole27 // 13.05.2020 à 10h29

      Argumentation 2:

      Les propos de l’Académie de Médecine pourraient tout aussi bien s’appliquer
      au REDEMSIVIR et autres LIPONAVIR.

      Raoult est un génie de la COMMUNICATION avec des soutiens
      les Laboratoires ont pour eux une force de COMMUNICATION sans commune mesure
      Raoult joue sur la PRESSION du PEUPLE
      les LABORATOIRES jouent sur la PRESSION financière
      Raoult est incapable d’expliquer pourquoi l’HCQ fonctionne
      Les Laboratoires ne font pas de recherches sur les produits qui ne rapportent rien

      Comment sortir de ce triple enfermement:

      1) en NATIONALISANT toute l’industrie du MEDICAMENT
      2) en donnant plus de place aux Malades dans les choix thérapeutiques
      3) en augmentant les crédits à la RECHERCHE FONDAMENTALE

        +4

      Alerter
      • jacques // 14.05.2020 à 07h38

        Nationaliser ne changerai rien car un haut fonctionnaire serait mis à sa tête
        qui dans un second temps nommerait un second haut fonctionnaire pour rationaliser le fonctionnement de la recherche
        puis dans un troisième temps nommerait un 3eme haut fonctionnaire pour comprendre pourquoi la recherche n’avance pas plus vite malgré l’impulsion donné par le second
        Etc…
        Par contre un organisme qui étudierait de nouvelles AMM pour des médicaments tombé dans le domaine publique pourquoi pas.

          +0

        Alerter
  • Roger // 13.05.2020 à 10h10

    Il y a des sciences médicales mais la médecine n’est pas une science, c’est une praxis : un faire sur et avec des sujets complexes sièges d’affects, d’émotions, de réflexion, et sensibles à la relation humaine de soins, le tout dans un contexte social spécifique. Un faire qui bien sûr se fait(ou devrait se faire) à partir de savoirs diversifiés et d’observations et qui en retour induit une réflexivité interrogeant les savoirs.Observations et interrogation sources de modifications et d’évolutions de ces savoirs (dans la mesure où ceux-ci intègrent et traitent les remontées des pratiques).
    Raoult l’a répété, il s’est comporté en médecin dont le but est de pratiquer des soins, et il s’est comporté en chercheur en mettant en place des dispositifs d’observation et d’évaluation d’un protocole de soins…En condamnant le médecin au nom de la science on verse dans le raisonnement idéologique qui postule contre toute évidence que la pratique serait une application de la Science.

      +30

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  • Euls // 13.05.2020 à 10h17

    Il était temps !

    Un communiqué bienvenu qui rappelle clairement les fondements de la médecine, transperçant les délires alternatifs et anti-scientifiques à la mode.

    « En temps de crise, si le doute exaspère, les croyances sont nuisibles et souvent dangereuses »

    Excellent.

      +13

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    • J // 13.05.2020 à 12h10

      Personne n’a le monopole de la scientificité. Et qualifier à vue de « délires alternatifs et antiscientifiques » les accusations multiples et convergentes de conflit d’intérêt visant depuis des décennies y compris cette académie, ça commence à ressembler encore plus à un délire.

        +9

      Alerter
    • Nicole de Nicomaque // 14.05.2020 à 03h00

      @ Euls

      Non, je ne pense pas que ce soit aussi simple et l’on peut imaginer que cette déclaration solennelle de l’Académie de Médecine n’apparaisse maintenant que pour se refaire la cerise et cacher dans les plis du linceul immaculé quelques sponsors encombrants. ( voir commentaire plus bas ).

        +3

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      • gracques // 14.05.2020 à 07h18

        Pire …. elle communiqué en excomuniant et ne disait rien en janvier ou février sur les têsts , les masques et la stratégie….. l’académie jouets on rôle d’institution protégeant les institutions existentes , elle ne fait pas ‘de science’.
        Cette façon d’intervenir après la bataille est désolante !
        Et ces mots regretter que des malades refusent de servir de cobayes …. sont ils fous ?

          +4

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  • Catalina // 13.05.2020 à 10h23
  • jp // 13.05.2020 à 10h41

    « que les patients n’acceptaient d’entrer dans l’essai qu’avec la certitude de ne pas être inclus dans le bras placebo, ce qui est incompatible avec le principe même de l’essai contrôlé. En conséquence, rares étant ceux qui acceptaient de contribuer à l’avancée de la science »:
    HALLUCINANT qu’un communiqué de l’ACADEMIE NATIONALE DE MEDECINE regrette qu’un patient ne puisse être volontairement trompé. Je n’aurais jamais imaginé qu’une telle Assemblée médicale ose écrire cela !
    Vive le patient marionnette.

      +26

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  • Loxosceles // 13.05.2020 à 11h22

    La science n’est certes pas une option : pour certains c’est ni plus ni moins qu’un clergé.

    Il faut soigneusement différencier la science en tant que discipline rigoureuse, et la science en tant que communauté religieuse, car ces deux réalités parallèles existent simultanément.

    J’ai d’ailleurs ouï dire que Raoult l’impie sera mené au bûcher pour sorcellerie, de par son empressement malséant à vouloir soigner des gens sans attendre les délais sacrés qu’impose une recherche conduite selon les textes.

      +33

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  • Renard // 13.05.2020 à 11h53

    « Les savants ont tout dit, ils ont tout contredit. »
    Paul Féval in « Les merveilles du Mont Saint-Michel ».

      +7

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  • kinimodo7 // 13.05.2020 à 12h01

    Cette croyance en la toute puissance de la science telle qu’elle est pratiquée devrait conduire à un peu plus d’humilité notamment au sujet des études médicales ou la crise de reproductibilité est une des plus importante.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_de_la_reproductibilit%C3%A9
    Extraits :
    …Le phénomène de non-reproductibilité semble être présent au sein d’un grand éventail de disciplines. Certaines, comme la physique et la chimie, sont moins affectées que d’autres5, alors que l’exactitude de domaines comme la psychologie sociale est sévèrement affectée10 et de la médecine4.
    Selon une étude réalisée auprès de 1 500 scientifiques et publiée par Nature en 2016, plus de 70 % des chercheurs affirment avoir été incapables de reproduire l’expérience scientifique d’un autre chercheur et plus de la moitié affirment avoir échoué à reproduire leur propre expérience…

    Quand on lit la phrase de conclusion de l’article « s’astreindre à une communication prudente et responsable de la part des chercheurs, ne divulguer que des résultats contrôlés et validés », on sait bien que c’est simplement inatteignable, les pourcentages de non reproductibilité étant éloquents.

      +4

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  • Bientôt 78 ans // 13.05.2020 à 12h55

    « La Science n’est pas une option »?

    *

    C’est que fétiche seulement, LA Science comme pure abstraction n’existe tout simplement pas. N’existent que des personnes que certains appellent des «scientifiques », et qui en sont… parfois… à des degrés très divers. Des gens de métiers quoi, comme tant d’autres.

      +6

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  • NiFuNiFa // 13.05.2020 à 13h23

    Ce qui est intéressant dans cette période de Covid-19, c’est de voir le contexte d’une pratique médicale qui se voudrait liée 100% aux certitudes de l’EBM et dont on voit bien que finalement elle a été chamboulée de toute part devant l’urgence.
    Le tabou qui a été brisé à mon sens c’est celui de la disponibilité de l’information médicale et de la publication des études.
    On en sent certains vexés que leur monopole de l’information médicale soit remise en question et que tout ne soit finalement pas publié sous le signe du peer review.
    On a vu des reanimateurs modifier leur pratique d’intubation qui seraient un peu trop systèmatique dans le contexte spécifique du covid parce qu’un des leurs en a discuté sur YouTube et Twitter et que le débat a été lancé. Aurait-il fallu attendre la sortie officielle de nouvelles Guidelines qui seraient arrivées peut être trop tard ? Idem pour les médecins dont beaucoup sont membres de groupes WhatsApp ou autre debattant des dernières recommandations en date ou de certaines pistes thérapeutiques non sanctifiées.
    On est en train de s’apercevoir qu’il y a tout un monde à côté du « vernis officiel », avec du bon et du moins bon certes parfois mais j’ai eu une bouffée d’espoir en voyant tous ces médecins échanger de pair à pair directement pour faire face à l’urgence en dehors des guidelines habituelles. On voit aussi finalement que l’on peut juger assez rapidement de la qualité et des limites d’une étude en allant la lire directement plutôt que de se baser sur les journaux les rapportant.

      +12

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    • NiFuNiFa // 13.05.2020 à 13h25

      Il est évident qu’une science calme vaut mieux qu’une science agitée mais quid du contexte ? Rien n’empêche d’essayer de soigner et de faire également de la recherche en parallèle. La médecine ce n’est pas une science exacte à 100%, de part la complexité de la biologie, ce n’est pas aussi simple qu’un beau 0 ou 1 tellement plus mathématique et physique et tellement plus emprunt de certitudes.
      Il y a clairement un schisme, et je pense que le terme n’est pas de trop, qui s’est dessiné entre ceux ne voulant faire de la médecine qu’à coup d’EBM et de certitudes et ceux voulant la pratiquer malgré l’inconnaissance actuelle.

        +8

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  • Savonarole // 13.05.2020 à 13h27

    Rappelons que parmi les auteurs de cette tribune , il y a aussi les gens qui conseillent le gouvernement Français. Pas besoin d’en rajouter. On avait déjà compris qu’ils comprenaient pas grand choses.
    La science c’est la résultante démontrable mais contestable de l’observation. C’est pas faire joujou à filer de la mort en aveugle à des p’tits vieux. Ça c’est la science selon le docteur Folamour.
    D’ailleurs on en a sans doute appris plus en décortiquant des cadavres qu’en injectant du lysol à des mourants.

      +11

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  • jp // 13.05.2020 à 15h05

    Médecine officielle et informations circulantes: Il y a 53ans . A cette époque la Tuberculose, était toujours un problème majeur, 50% de la population française ayant été alors contaminée, et reste d’ailleurs endémique avec des formes redoutablement résistantes mais rares. LE Médicament qui a changé les données a été l’Isoniazide ou Rimifon, molécule assez simple et très efficace pendant longtemps. Les malades français en ont heureusement pour eux entendu parler par des journeaux feuille de choux avant même que les médecins français spécialisés en pneumologie en entendent parler !!!!! L’un de ceux-çi avait même eu l’honnêteté de nous raconter qu’il avait expliqué à une patiente qui réclamait ce médicament qu’elle racontait des idioties. Ce n’est pas d’aujourd’hui que malheureusement pour elle la Médecine officielle française est toujours à côté de la plaque. Ma spécialité Radiologique est toujours d’ailleurs gravement touchée par une décision stupide de la diva qui repose au Panthéon. Et comme par hasard une personne de sa famille a aussi sévi il y a peu contre un médicament à l’usage controversé.

      +12

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    • Séraphim // 13.05.2020 à 16h41

      Intéressant! C’était quoi, cette décision stupide, pour employer, en ces temps d’hommes politiques aussi nouveaux que le beaujolais, un oxymoron ?

        +1

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      • jp // 13.05.2020 à 18h24

        Ce scandale national, fortement politico financier, n’est jamais sorti du monde de la Radiologie Publique et Privée et du niveau directorial de la Gestion publique des Hôpitaux. Le Scanner et l’IRM sont les tournants de l’imagerie médicale et naturellement cette invention anglaise (prix Nobel Hounsfield et Cormack) produite d’abord par la firme EMI. Cela a été immédiatement compris par la Radiologie française mais tout aussi rapidement fortement encadré par la catastrophique Loi de Mme Weil ( Giscard d’Estaing), sur le Matériel lourd en matière d’équipements médicaux de pointe. Depuis cette époque la France est sous équipée et les patients en subissent les conséquences jusqu’à aujourd’hui (cf intérêt du balayage low dose pour imager les atteintes pulmonaires du virus actuel) . La vie professionnelle de tous les radiologues de ma génération a été pourrie par cette loi absurde d’essence purement technocratico financière jacobine..

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        • Séraphim // 14.05.2020 à 05h58

          Oh mais y’a pas que l’IRM qu’elle a saboté la diva. Pour l’IRM y’avait un biais: sa coiffure passait pas dans le tunnel (puisqu’on en est à reprocher des coiffures…). Ils ont aussi par la suite empêché la France de s’équiper en gammaknife, ces outils d’irradiation à concentration de doses sur une zone prédéterminée au scanner et qui permet, en une fois et en 1/2h, d’anéantir, d' »opérer » une tumeur profonde au cerveau. Y’en a finalement 4 en France (Marseille le 1er, Toulouse, Paris, Lille) après de longues batailles. Mais les Chinois pendant ce temps en ont mis dans tous les grands hôpitaux, dès les années 95. Sur la base d’une technologie suédoise ils ont fait eux-mêmes leur propre production d’équipement. Si t’as un cancer du cerveau t’as plus intérêt à être chinois qu’être français…! Bonjour la nation modèle, le phare de l’humanité!

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          • jp // 14.05.2020 à 14h16

            Séraphim: Le modérateur m’a demandé de raccourcir mais j’aurais pu détailler beaucoup des dessous très peu reluisants de ce naufrage organisé par la Sainte laïque et son Mentor de Président. Cela aurait été parfois drôle, si cela n’avait pas eu de conséquences aussi catastrophiques en Santé Publique. Le plus drôle en France par exemple pour un Scanner vous pouvez vous en acheter un sans autorisation mais uniquement pour examiner les toutous à sa mémère (à une époque j’aurais pu le faire mais je n’étais malheureusement pas Veto)..

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  • Phil-A // 13.05.2020 à 15h37

    Quand est ce que l’academie se preocupe du cholesterol ?
    (exemple parmis tant d’autres)

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    • Picasso // 14.05.2020 à 09h00

      La démonstration de la responsabilité du cholestérol dans les maladies cardiovasculaires est déjà fort sujette à caution, les fameuses expériences pourtant réalisées selon les « protocoles  » censées montrer sa responsabilité ainsi que l’utilité des médicaments qui en découlent sont l’objet permanent de polémiques sur leur valeur, celles censées justifier le filon des traitements sont montées au pinacle dans les revues médicales destinées aux médecins et toutes financées par l’industrie pharmaceutique, celles qui montrent que cela donne rien, on oublier de les publier !

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  • Toto // 13.05.2020 à 18h36

    Où était l’Académie, quand le gouvernement disait que les maques dans la rue ne servaient à rien ?
    Où était l’Académie, quand l’hydroxychloroquine a été déclarée dangereuse et interdite même aux médecins généralistes, alors qu’elle était en vente libre jusqu’en janvier 2020 ?
    Est-ce que l’Académie se souvient que, in fine, c’est au patient de choisir son traitement et les risques associés ?

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  • Picasso // 14.05.2020 à 00h04

    de Renaud Muselier Président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur
    Nous sommes quand même collés à l’Italie, et nous sommes les derniers à être rentrés en zone rouge ainsi que les premiers à en sortir. »

     » Ce que l’on a fait est simple : nous avons dépisté Toulon, Nice et Marseille. On a isolé, mais pas à domicile (ce qui fait en sorte que toute la famille soit contaminée) et on a traité !(protocole Raoult) »

    Entre le 1er mars et le 20 avril 2020, une augmentation des décès en région PACA de 15% par rapport à la même époque en 2019, contre 60% pour le Grand Est et 95% en Île-de-France.
    « J’avais un cluster, je n’ai eu personne en réanimation, personne n’est mort et mon institution marche. »
    le protocole Raoult fonctionne : « J’ai eu 8 membres de mon cabinet et 25 membres de mon hôtel de région contaminés, je suis le premier en France à avoir fermé mon institution parce que j’avais un cluster. Je les ai tous faits dépister, je les ai tous faits soigner, je les ai tous faits hospitaliser : je n’ai eu personne en réanimation, personne n’est mort et j’ai mon institution qui marche. »

    « Quand vous êtes médecin, c’est très difficile d’avoir un patient en face de soi et de lui dire qu’on ne peut pas le soigner, sans savoir pourquoi on n’a plus le droit d’ailleurs. De lui dire : « tu vas rentrer chez toi, tu vas prendre du doliprane et quand ça ne va pas tu téléphones au SAMU parce qu’on va t’hospitaliser et te mettre en réanimation. »
    « C’est de la folie pure, quand on est médecin on ne peut pas accepter ça et nous avons été globalement démunis. »

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    • Kasper // 14.05.2020 à 05h31

      Il y a 6% de cas critiques, et < 3% de cas mortels de covid 19, surtout chez les personnes âgées. On vous parle d'un échantillon de 33 personnes, toutes employées donc en dessous de l'age de la retraite. Si on applique bêtement les chiffres ca fait 2 cas critiques (réanimation) et 1 mort, maximum. Mais sur un si petit échantillon des anomalies ont rien d'aberrant. Cet exemple est donc bien gentil, mais ne démontre absolument pas l'efficacité du protocole Raoult.

      Quand 97 % des gens guérissent d'une maladie même sans traitement, il est très difficile de prouver qu'on peut faire mieux. C'est justement pour ca qu'on ne peut parler de l'efficacité d'un traitement qu'après des études rigoureuses et méthodologiquement correctes.

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      • jacques // 14.05.2020 à 08h04

        On a bien vu l’essai dit Européen discovery lancé avec retard sans prendre en compte « le protocole du Pr Raoult » dans un premier temps puis face à l’incompréhension générale incorpore une partie du protocole en veillant à l’appliquer à l’envers.
        Les autres pays européens ont bien compris que cet essai était un enjeux de pouvoir en France et n’y ont pas participé.
        Maintenant on reproche aux patients de refuser de participer à cette mascarade pseudo scientifique et être transformé en rat de laboratoire pour complaire à l’égo de scientifiques subventionnés par les labos.
        Voir message de Nicole de Nicomaque // 14.05.2020 à 02h49 en dessous.

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        • Kasper // 14.05.2020 à 08h34

          C’est sur que si les patients croient qu’il existe un remède miracle « fin de partie », ils ne vont pas accepter de recevoir un placebo… Il faut les comprendre et ne pas leur jeter la pierre.

          C’est entièrement de la faute du vieux charlatan qui le leur a fait croire.

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          • Picasso // 14.05.2020 à 08h53

            Il est curieux que lorsque une étude bâclée américaine pays dont on connaît les collusions avec big pharma sort prétendant montrer la non efficacité de l’HCQ elle tourne en boucle dans tous les médias alors qu’une excellente étude chinoise, très bien faite, sur des personnes en état très grave montre que sous HCQ la mortalité chute de plus de 50% et recommande vivement l’HCQ reste introuvable sur les mêmes médias !

            L’énorme toxicité du Remdesivir, même pas évoquée dans nos médias, qui par contre découvrent depuis mars une toxicité à la chloroquine passée inaperçue jusque là malgré une consommation massive dans le monde et régulière depuis des décennies, rien qu’en France 36 millions de cp en 2019 !

            Il y a vraiment anguille sous roche et un énorme scandale sanitaire en vue que l’on ne pourra étouffer éternellement.

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            • Kasper // 14.05.2020 à 09h41

              Meme si on établissait par la suite, sans la moindre ambiguïté, que la HCQ guérit le Covid 19, le sida, le cancer du larynx et les ecrouelles, ce qu’évidemment nous souhaitons tous, l’étude de Raoult n’en reste pas moins bâclée, et son attitude pas moins irresponsable.

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            • Picasso // 14.05.2020 à 10h46

              Raoult voit se présenter à lui des malades, il sait que les chinois ont obtenus des résultats positif avec l’HCQ, il a lui-même vérifié sur quelques dizaines de cas que l’HCQ fait chuter rapidement la charge virale, il sait que l’HCQ utilisée massivement depuis 80 ans est très très peu toxique alors que fait-il ?
              Il dit aux malades d’attendre sans rien faire et d’aller à l’hôpital se faire réanimer si cela tourne mal pour mourir dans 50% des cas, ou bien donne l’HCQ qui donne des résultats ?

              Ce qui n’empêche pas de réaliser à côté des études selon protocole dont les résultats, s’il y en a parviendront quand l’épidémie sera terminée !

              Raoult, en plus d’être un chercheur et surtout un découvreur n’a pas oublié qu’il est AUSSI médecin.

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            • Armiansk // 14.05.2020 à 13h53

              «Raoult voit se présenter à lui des malades»
              il a crié ‹fin de partie› avant la vague de l’épidémie. Plutôt que de soigner des malades qui avaient besoin de soin, il a choisi de traiter des gens paucisymptomatiques sans aucune évaluation sérieuse des effets (+/-) de son protocole.

              «il sait que les chinois ont obtenus des résultats positif avec l’HCQ»
              non. il n’avait pas d’“étude chinoise” à disposition lorsqu’il a crié ‹fin de partie›.
              C’est le genre de mensonges qui font douter du sérieux de ses déclarations ultérieures.

              «il a lui-même vérifié sur quelques dizaines de cas que l’HCQ fait chuter rapidement la charge virale»
              au prix de tout un tas d’arrangements avec les faits.
              C’est le genre de méconduites qui font douter du sérieux de ses déclarations ultérieures.

              «il sait que l’HCQ utilisée massivement depuis 80 ans est très très peu toxique»
              résultat : le nombre d’accidents graves (y compris décès) imputés à l’HCQ a considérablement augmenté depuis ses annonces.

              «l’HCQ qui donne des résultats»
              les études mises en avant par le Pr Raoult contiennent des méconduites majeures ; le seul résultat que l’on puisse en tirer, c’est qu’il s’est assis sur l’éthique.

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          • jp // 14.05.2020 à 17h44

            Il ne faut pas pousser: aucun malade n’accepte de prendre un placebo si on lui dit que ce qu’on lui donne ne contient rien et donc ne peut pas le soigner. Pour qu’un malade prenne un placebo il faut volontairement le tromper !!!!! Ne pas confondre avec une étude d’un nouveau médicament où on paye des volontaires sains pour savoir s’ils vont être rendu malade avec celui-çi. Et effectivement on a eu un essai où un type en pleine forme s’est retrouvé en réa alors qu’on lui avait donné un peu de sucre. Dans les très nombreux essais qu’on propose régulièrement au cancéreux depuis de nombreuses années ont leur dit qu’on va essayer sur eux un nouveau médicament plein d’espoir mais naturellement on leur dit pas qu’en fait ils ont une chance sur deux qu’on ne leur donne pas le nouveau médicament auquel ils croient..

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            • kasper // 15.05.2020 à 00h56

              Si on explique a l’avance au volontaire comment l’étude est randomisée et qu’il ne saura, pas plus que le médecin qui l’administre, quel produit on lui donne, personne n’est trompé. Meme avec 5 points d’exclamation c’est pareil. C’est quand même pas dur a comprendre.

              Ou avez vous vu qu’on essayait les médicaments sur des gens sains ? Pour la prévention, pourquoi pas, mais bien sur que pour vérifier si ca guérit une maladie on le donne a des gens qui en sont atteints. Duh…

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            • Séraphim // 15.05.2020 à 04h41

              Un peu comme les enfants de 3 ans, qui croient dur comme fer qu’ils ne sont pas vus quand ils ne voient pas…

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            • Armiansk // 15.05.2020 à 08h33

              Kasper, le développement d’un traitement passe par les phases : pré-clinique (sans humain), I (sur sujets sains, pour rechercher les effets indésirables), II (sur malades, pour établir la dose), III (sur malades, comparative), IV (suivi à long terme). La phase I inclut donc des gens sains.

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            • Euls // 15.05.2020 à 12h07

              JP : vous racontez n’importe quoi.

              Les patients d’un essai avec groupe contrôle savent parfaitement qu’ils sont susceptibles de recevoir un placebo.

              Les essais cliniques doivent être préalablement autorisés par l’ANSM, et la bonne information des patients sur la méthodologie est un critère déterminant.

              « Un essai clinique ne peut être mené sans information préalable de la personne sur laquelle est mené l’essai et sans qu’elle ait donné son consentement éclairé.

              Avant d’accepter ou de ne pas accepter de participer à un essai clinique, la personne est informée par le médecin qui dirige l’essai ou un médecin qui le représente :

              de l’objectif, de la méthodologie et de la durée de la recherche ; »

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  • Nicole de Nicomaque // 14.05.2020 à 02h49

    Invitée en 2016 à l’émission de Jean-Jacques Bourdin, le Docteur Irène Frachon a fait des révélations explosives, informant les citoyennes et les citoyens français de la collusion de l’Académie de Médecine avec le laboratoire Servier désormais bien connu depuis le scandale du Mediator ; un médicament juteux et largement prescrit qui a entrainé des milliers de morts.

    Premier mécène de l’Académie de médecine en 2016 : le laboratoire criminel et délinquant, Servier !

    Malgré le scandale du Mediator et ses milliers de morts et de malades lourdement handicapés, les médecins de cette académie n’avaient pas estimé nécessaire ni judicieux de se séparer de ce laboratoire visiblement trop généreux.

    Quand est-il aujourd’hui en 2020 au regard de la déclaration solennelle publiée ici en pleine pandémie du Covid19 ?

    Vidéo : Le témoignage est visible dans la seconde vidéo en bas de l’article publié sur le site de BFMTV :

    https://www.bfmtv.com/sante/mediator-je-suis-revoltee-par-le-sort-des-victime-denonce-irene-frachon-958246.html

    N’est-ce pas dans ce cas présent, la fausse charité qui se fout de l’Hôpital ?

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  • Roblex // 14.05.2020 à 03h47

    Avant on disait que la solution du doc RAOULT aurait des effet effets secondaires grave et maintenant on dit que ce traitement n aurait aucun effet ( effet placebo).
    Je suis djiboutien et même nos médecins soutiennent la solution du doc RAOULT. Même les syriens s y mettent.
    Mais une solution française un médecin français detester par son académie bon en France ça tourne pas rond.

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  • jacques // 14.05.2020 à 07h46

    Il n’existe pas de vérité en science .La vérité scientifique n’existe que de façon temporaire et même une étude double aveugle peut se tromper en ne maitrisant pas tous les paramètres du sujet traité.

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  • VL // 14.05.2020 à 08h15

    Les commentaires anti Fig Kharma sont effacés maintenant… adieu les crises… dommage cette dérive, probablement une histoire de sous comme toujours.

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  • Jean-Pierre // 14.05.2020 à 14h27

    « Le hasard ne favorise que les esprits préparés »
    Pasteur.

    C’est tout le commentaire que m’inspire ce « Bulletin aux Armées »….. jauni pour nous apprendre à lire ?

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  • Florent Danet // 14.05.2020 à 16h42

    L’academie s’est elle fendue de ce type de communiqué dans les crises du système de santé précédentes : levothirox, médiator, sang contaminé pour ne citer que celles qui me viennent à l’esprit. À défaut on peut s’interroger sur l’objectif visé. En effet le succès du Pr Raoult doit énormément à la défiance qui s’est installé entre le public et les autorités de santé ; ces dernières ayant souvent été à la remorques de lanceurs d’alertes esseulés quand elles n’ont pas laisser l’impression de couvrir des pratiques peu propices à la santé des citoyens. Le succès du complotisme »fonctionne de la même manière : il doit beaucoup plus à l’ecart abyssales entre les réalisations et les promesses et déclarations d’intentions des politiques qu’a la crédulité de ceux qui y adhèrent (si l’on en croit Gerald Bronner). Ainsi avant de stigmatiser tel ou tel comportement l’académie de médecine gagnerait sans doute à s’interroger sur les conditions qui ont permis de rendre si attractives les théories dites alternatives. La science a-t-elle été traitée avec le même égard dans toutes les circonstances par ceux qui la rappellent au secours aujourd’hui ? On se lasse de citer Bossuet tant l’époque nous donne d’occasions de le faire.

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  • Picasso // 14.05.2020 à 18h46

    Didier Raoult devant les sénateurs : une leçon de médecine.

    https://gomet.net/didier-raoult-devant-les-senateurs/

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    • Picasso // 14.05.2020 à 22h57

      Et il y a là tous les ingrédients d’un scandale, d’un covidgate qui renvoie l’affaire du Médiator dans l’anecdote !

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