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11.mai.202011.5.2020 // Les Crises

Coronavirus : l’essai Discovery est un fiasco européen, ses résultats sont incertains

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Source : La Voix du Nord – AFP

Lenteurs pour enrôler des patients, coopération européenne qui patine… L’essai Discovery, qui impliquent des hôpitaux nordistes, destiné à trouver un traitement efficace contre le Covid-19 ne livrera probablement pas de conclusions avant plusieurs semaines, en dépit du calendrier plus optimiste évoqué lundi par le président français Emmanuel Macron.

Cet essai clinique coordonné par l’Inserm (l’organisme public français de recherche médicale) pour tester quatre traitements, dont la controversée hydroxychloroquine, suscite de fortes attentes. Quand l’essai démarre, le 22 mars, les premières réponses sont espérées en quelques semaines. Puis la Pr Florence Ader, qui pilote l’étude, prévient qu’il faudra attendre «au moins la fin» avril pour les «premières tendances». Mais rien ne sort. Et lundi, le président Macron annonce «des résultats le 14 mai» pour Discovery, évoquant «une étape importante» même s’il reconnaît que pour l’heure «on n’a rien de concluant»

Un comité indépendant doit se réunir lundi pour analyser les données recueillies et dire si un «signal d’efficacité» se dégage pour l’un des traitements testés. Mais «la probabilité» que rien n’émerge encore et qu’il recommande simplement de poursuivre les inclusions de nouveaux patients «est la plus importante», estime le Pr Yazdan Yazdanpanah, patron du consortium de recherche REACTing qui chapeaute Discovery. En cause, le trop faible nombre de patients enrôlés actuellement pour conclure: 740, alors que ses organisateurs tablaient sur 3 200.

« Au moins 600 patients par » traitement testé

Les méthodologistes de l’essai Discovery ont ainsi calculé qu’«il faudrait au moins 600 patients par bras», c’est-à-dire par traitement testé : l’antiviral remdesivir, l’association lopinavir/ritonavir (Kaletra), ces anti-rétroviraux combinés avec l’interferon beta, l’hydroxychloroquine, dérivé de l’antipaludéen chloroquine. Plus un cinquième groupe de patients recevant des «soins standards», référence pour évaluer le bénéfice des autres traitements.

Un « échec » de l’Europe de la recherche

Pour atteindre cette taille critique, il devient urgent que d’autres pays européens incluent des patients. Initialement, au moins sept pays dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne ou la Belgique avaient annoncé leur participation. Mais pour l’instant, seul un patient a été inclus hors de France, au Luxembourg. «Aucun pays ne s’en est retiré mais les échanges avec les partenaires européens sont longs notamment pour des questions d’harmonisation réglementaire qui sont incontournables», a indiqué l’Inserm.

«Ça ne veut pas dire que ça n’avance pas, mais ça avance lentement», a pour sa part indiqué le Pr Yazdanpanah, qui avait déploré la semaine dernière ces blocages dans Le Monde en y voyant un «échec» de l’Europe de la recherche.

Source : La Voix du Nord – AFP


Coronavirus : pourquoi l’essai européen Discovery, voué à trouver un traitement, patine

Source : FranceInfo

Lancé le 22 mars, le projet européen Discovery ambitionnait de tester quatre traitements sur plus de 3 000 patients atteints du Covid-19. Moins de 800 ont été recrutés à ce jour, presque exclusivement en France.

Les premiers enseignements étaient attendus début avril. Un mois plus tard, l’ambitieux essai Discovery, qui vise à comparer l’efficacité de quatre traitements contre le coronavirus sur des milliers de patients en Europe, n’a toujours pas livré le moindre verdict. Et contrairement à ce qu’a annoncé Emmanuel Macron lundi 4 mai, les résultats ne seront sans doute pas disponibles le 14 mai.

Plusieurs raisons, scientifiques, administratives et financières, expliquent ce retard. Principale difficulté : le recrutement de patients à l’échelle européenne. Lors de son lancement le 22 mars, Discovery ambitionnait d’enrôler 3 200 malades hospitalisés pour Covid-19 (dont au moins 800 en France) dans plusieurs pays dont « la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne et peut-être d’autres » pays, selon l’Inserm, qui coordonne le projet. Mais au 7 mai, l’essai n’a pu recruter que 742 patients, quasi exclusivement en France. Franceinfo vous explique pourquoi cet essai s’enlise.

Des pays européens pas coordonnés

Si plusieurs pays s’étaient dits intéressés pour participer à cet essai, c’est en France qu’il a été mis en place en premier, sous la responsabilité de la professeure Florence Ader, infectiologue à l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon. La période du 1er au 22 mars a été exclusivement dédiée à la mise en place du projet en France, explique-t-elle dans une vidéo publiée sur le site de l’Inserm, se félicitant d’avoir réussi à mettre sur pied un essai clinique randomisé en seulement 22 jours, dans des délais bien plus courts que ceux habituellement observés.

Ce n’est qu’à ce moment-là que les autres pays ont été invités à participer. « On a essayé de proposer une sorte d’alliance pour unir nos forces », affirme Florence Ader. Trop tard, car entre-temps, certains pays se sont engagés dans d’autres essais parallèles ou concurrents. L’Espagne et l’Italie ont ainsi décidé de suivre le protocole Solidarity, coordonné par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui teste les mêmes médicaments mais avec une méthodologie moins contraignante. Le Royaume-Uni a quant à lui décidé de mettre au point son propre protocole, baptisé Recovery.

Avec l’Allemagne, l’Autriche, le Portugal ou la Belgique, les discussions sont toujours en cours. A ce jour, un seul patient européen a été recruté hors de France, au Luxembourg, le 30 avril. « Franchement, Covid et l’Europe, c’est un échec ! Chaque pays a travaillé pour lui, et on a beaucoup de mal à coopérer », regrette dans une interview au Monde le professeur Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Bichat, membre des deux comités scientifiques nommés pour éclairer le gouvernement et directeur du consortium Reacting, qui coordonne l’essai Discovery.

Le « buzz » contre-productif de l’hydroxychloroquine

Initialement, l’essai Discovery ne devait comporter que quatre « bras », c’est-à-dire quatre groupes de patients, répartis aléatoirement. Le premier groupe, appelé groupe témoin, auquel seuls des soins standards sont prodigués, doit permettre de comparer l’efficacité des trois traitements administrés à chacun des autres groupes :
– le remdesivir, un antiviral initialement conçu pour le virus Ebola
– une combinaison lopinavir et ritonavir, utilisée contre le VIH
– la même combinaison lopinavir et ritonavir, associée à l’interféron bêta, susceptible de bloquer le processus inflammatoire.

Alors qu’elle ne devait pas être testée, l’hydroxychloroquine a finalement été intégrée à l’essai, en pleine polémique sur cette molécule utilisée notamment par le professeur Didier Raoult à l’Institut hospitalo-universitaire de Marseille.

« A cause du buzz, on m’a demandé de rajouter le bras hydroxychloroquine », explique la professeure France Mentré, épidémiologiste à l’hôpital Bichat et responsable méthodologique de l’essai Discovery, dans une interview à « C à Vous« , sur France 5. Une demande émanant directement des autorités sanitaires et du Conseil scientifique placé auprès du gouvernement. L’idée était également de s’aligner sur le protocole de l’essai Solidarity supervisé par l’OMS, qui, lui, teste l’hydroxychloroquine.

Résultat, au lieu de comporter quatre bras, Discovery en compte cinq, ce qui réduit mécaniquement les cohortes de patients testés. Lundi 11 mai, un comité de surveillance et de suivi des données (Data safety monitoring board), totalement indépendant des équipes assurant la conduite de l’essai, doit se pencher sur les résultats cliniques des 730 premiers patients de l’étude.

Au vu des données récoltées, ce comité peut signaler qu’une molécule se démarque des autres en raison de son efficacité, ou au contraire suggérer l’abandon d’un traitement en raison de son inefficacité ou d’effets secondaires. Si les résultats ne sont pas suffisamment probants, il invite généralement à poursuivre l’essai en recrutant de nouveaux patients. « Il y a moins de 150 patients par bras, c’est très peu. Il y a donc beaucoup de chances qu’ils nous disent de continuer », explique France Mentré. Voilà pourquoi les résultats promis par Emmanuel Macron ne seront sans doute pas disponibles le 14 mai.

Au-delà de ces difficultés méthodologiques, le débat sur l’hydroxychloroquine qui a fait rage en France a freiné les recrutements de patients. En arrivant à l’hôpital, certains patients avaient déjà été traités avec de l’hydroxychloroquine en médecine de ville et n’ont donc pas pu être intégrés dans l’essai. D’autres, qui n’avaient encore reçu aucun traitement, voulaient absolument faire partie du bras « hydroxychloroquine », explique France Mentré, ce qui ne correspond pas à la méthodologie d’un essai randomisé.

Une épidémie qui ralentit

C’est une bonne nouvelle sur le front de la santé publique, mais une difficulté pour l’essai Discovery. Avec le ralentissement de l’épidémie, le nombre d’hospitalisations diminue chaque semaine. Celui de candidats potentiels à cet essai clinique est donc de moins en moins important.

« Depuis quinze jours, les inclusions plafonnent », observe Florence Ader. Une situation « anticipée du fait du confinement, et cohérente avec la situation épidémiologique », selon elle. A moins d’une reprise de l’épidémie, il sera difficile d’inclure dans les semaines à venir de nombreux nouveaux patients. Les pays européens qui se disent toujours intéressés pour participer à l’essai (Allemagne, Portugal, Autriche, Belgique) sont eux aussi dans une phase descendante de l’épidémie et n’apporteront donc pas de gros bataillons de patients dans l’immédiat. Or, les méthodologistes de l’essai Discovery ont calculé qu’il faudrait au moins 600 patients par bras pour parvenir à des résultats incontestables.

Pas de remède miracle pour l’instant

S’il est trop tôt pour parler d’échec de l’essai Discovery, il semble d’ores et déjà qu’aucun des quatre traitements testés n’offre une efficacité spectaculaire à ce stade. Dans le contexte d’urgence mondiale provoquée par la pandémie, des résultats partiels auraient pu être communiqués si l’une des molécules avait démontré une action significative contre la maladie.

Malgré les espoirs suscités par cet essai clinique, Florence Ader prévient qu’il ne faut pas s’attendre à une « molécule miracle ». Sinon, les chercheurs qui ont démarré des essais plus tôt, en Chine et en Italie, « l’auraient déjà trouvée », a-t-elle expliqué lors d’une audition au Sénat. Interrogé par l’AFP, Yazdan Yazdanpanah le confirme : « Si c’était des molécules hyper efficaces, on l’aurait su déjà ».

Source : FranceInfo


Traitements coronavirus et essai Discovery : des résultats incertains et une coopération qui patine

Source : RTBF, AFP

Lenteurs pour enrôler des patients, coopération européenne qui patine… L’essai Discovery destiné à trouver un traitement efficace contre le Covid-19 ne livrera probablement pas de conclusions avant plusieurs semaines, en dépit du calendrier plus optimiste évoqué lundi par le président français Emmanuel Macron.

Cet essai clinique coordonné par l’Inserm (l’organisme public français de recherche médicale) pour tester quatre traitements, dont la controversée hydroxychloroquine, suscite de fortes attentes.

Quand l’essai démarre, le 22 mars, les premières réponses sont espérées en quelques semaines. Puis la Pr Florence Ader, qui pilote l’étude, prévient qu’il faudra attendre « au moins la fin » avril pour les « premières tendances« . Mais rien ne sort.

Et lundi, le président Macron annonce « des résultats le 14 mai » pour Discovery, évoquant « une étape importante » même s’il reconnaît que pour l’heure « on n’a rien de concluant« .

Un comité indépendant doit se réunir lundi pour analyser les données recueillies et dire si un « signal d’efficacité » se dégage pour l’un des traitements testés. Mais « la probabilité » que rien n’émerge encore et qu’il recommande simplement de poursuivre les inclusions de nouveaux patients « est la plus importante« , estime le Pr Yazdan Yazdanpanah, patron du consortium de recherche REACTing qui chapeaute Discovery, sollicité par l’AFP.

Il faut des patients dans les essais

En cause, le trop faible nombre de patients enrôlés actuellement pour conclure: 740, alors que ses organisateurs tablaient sur 3.200. Les quatre traitements évalués n’étant pas des molécules conçues spécifiquement pour cibler le nouveau coronavirus mais des médicaments déjà existants « repositionnés« , on s’attend à ce qu’ils aient une efficacité « partielle« , a expliqué mercredi l’infectiologue Florence Ader, auditionnée par le Sénat.

Or « plus les molécules sont partiellement efficaces, plus il faut de patients dans les essais » pour pouvoir déterminer de façon fiable s’ils apportent un réel bénéfice, a-t-elle ajouté.

Les méthodologistes de l’essai Discovery ont ainsi calculé qu' »il faudrait au moins 600 patients par bras« , c’est-à-dire par traitement testé: l’antiviral remdesivir, l’association lopinavir/ritonavir (Kaletra), ces anti-rétroviraux combinés avec l’interferon beta, l’hydroxychloroquine, dérivé de l’antipaludéen chloroquine. Plus un cinquième groupe de patients recevant des « soins standards« , référence pour évaluer le bénéfice des autres traitements.

Pas de « molécule miracle »

Pour atteindre cette taille critique, il devient urgent que d’autres pays européens incluent des patients, alors que l’épidémie reflue et que « le rythme des inclusions dans l’essai a considérablement ralenti en France« , du fait de la baisse du nombre de nouveaux cas après sept semaines de confinement, selon la Pr Ader.

Initialement, au moins sept pays dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne ou la Belgique avaient annoncé leur participation. Mais pour l’instant, seul « un patient » a été inclus hors de France, au Luxembourg, a reconnu la chercheuse.

« Aucun pays ne s’en est retiré mais les échanges avec les partenaires européens sont longs notamment pour des questions d’harmonisation réglementaire qui sont incontournables« , a indiqué l’Inserm à l’AFP.

« Nous ne rencontrons pas de mauvaise volonté« , a assuré Florence Ader aux sénateurs, regrettant malgré tout ce temps perdu « pour comprendre les circuits de gestion réglementaires d’un pays à un autre« , alors que la mise en place du protocole et les autorisations en France s’étaient faites en un temps record.

Pour certains pays, les 4.500 à 5.000 euros que coûte chaque patient inclus dans l’étude peuvent aussi être un problème, et des discussions sont en cours avec l’Union européenne pour débloquer une enveloppe dédiée, a-t-elle ajouté.

« Ça ne veut pas dire que ça n’avance pas, mais ça avance lentement« , a pour sa part indiqué à l’AFP le Pr Yazdanpanah, qui avait déploré la semaine dernière ces blocages dans Le Monde en y voyant un « échec » de l’Europe de la recherche. « On est en train de commencer » les inclusions de patients « en Autriche et au Portugal, et j’espère l’Allemagne« , a-t-il assuré.

La Pr Ader se demande aussi s’il ne faudrait pas juguler « l’épidémie de recherche » suscitée par le Covid-19. Sur plus de 800 essais cliniques en cours dans le monde rien que sur des traitements potentiels, beaucoup sont « avortés dans l’oeuf« , avec souvent très peu de patients ou avec des méthodologies pas suffisamment « robustes« , estime-t-elle.

Pour « répondre rapidement aux questions » que l’on se pose sur l’efficacité des traitements, il vaudrait mieux concentrer les efforts sur quelques « grosses études« , selon l’infectiologue.

En dépit des espoirs importants, notamment ceux placés par certains médecins et responsables politiques dans l’hydroxychloroquine, il ne faut pas s’attendre à une « molécule miracle« , car sinon, les chercheurs qui ont démarré des essais plus tôt, en Chine et en Italie, « l’auraient déjà trouvée« , prévient-elle.

Même avis chez le Pr Yazdanpanah: « Si c’était des molécules hyper efficaces, on l’aurait su déjà« .

Source : RTBF, AFP


Étude Discovery sur le coronavirus : 5 minutes pour comprendre un fiasco annoncé

Source : Le Parisien

Ces tests devaient évaluer l’effet de plusieurs traitements à l’échelle européenne. Les spécialistes sont désormais très pessimistes sur leur capacité à donner des résultats.

En début de semaine, Emmanuel Macron promettait encore des résultats d’ici « le 14 mai » pour l’étude Discovery. Mené en Europe sous l’égide de l’Inserm et du consortium REACTing, cet ensemble d’essais cliniques vise à tester quatre traitements potentiels contre le coronavirus, dont le fameux hydroxychloroquine, dans différents pays européens.

Pourtant, près de deux mois après l’annonce de son lancement, plusieurs spécialistes semblent résignés, parlant d’« échec » ou même de « fiasco ». Accusant trop de retard, ce qui s’apparentait à la plus ambitieuse recherche de traitement en Europe pourrait ne jamais donner de résultats.

Où en sont les tests ?

En France, plus de 700 patients atteints de forme grave du Covid-19 ont été intégrés aux essais cliniques. Pas loin, donc, de l’objectif final de 800 patients. C’est à l’échelle européenne que les choses se compliquent. Car l’étude devait porter sur 3200 malades soignés dans différents pays partenaires. Or, à ce jour, seul le Luxembourg a apporté une contribution avec… un seul patient intégré aux essais.

Comment expliquer ce décalage entre les différents pays ?

Il semble que ce soit les lourdeurs administratives liées au lancement d’une telle étude qui soient à l’origine du retard pris par nos voisins. « Il faut un accord du comité d’éthique national, un accord du ministère de la Santé, et ensuite il faut que la logistique suive… », énumérait récemment Thérèse Staub, cheffe du service des maladies infectieuses du centre hospitalier du Luxembourg, sur France 5. Des discussions seraient ainsi toujours en cours Allemagne, en Autriche ou au Portugal.

D’autres pays ont par ailleurs décidé de faire faux bond à la France et de privilégier d’autres études, parfois moins coûteuses ou contraignantes. L’Espagne et l’Italie ont par exemple choisi de rejoindre l’essai Solidarity, lancé par l’Organisation mondiale de la santé. « Chaque pays a travaillé pour lui, et on a beaucoup de mal à coopérer », résume dans Le Monde l’infectiologue Yazdan Yazdanpanah, à la tête du consortium Reacting, constatant un « échec ».

Pourquoi n’en tire-t-on pas tout de même de premières conclusions ?

Les essais Discovery doivent tester quatre traitements : l’hydroxychloroquine, donc, mais aussi le remdesivir, développé contre le virus Ebola, le Kaletra et enfin l’association du Kaletra et de l’interféron bêta-1a, une protéine qui agit notamment sur la sclérose en plaques.

Les malades intégrés à l’étude doivent donc être séparés en quatre groupes, auxquels il faut ajouter un groupe de contrôle, traité sans médicament, de manière classique avec de l’oxygène. « 740 patients vont être insuffisants, a priori, […] pour pouvoir montrer une différence significative entre ces différents bras de traitement », calculait vendredi Olivier Bouchaud, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Avicenne (Seine-Saint-Denis), sur BFM TV.

Ce retard est-il irrattrapable ?

Avec la résorption de la pandémie liée aux mesures de confinement prononcées un peu partout en Europe, le nombre de patients hospitalisés dans les hôpitaux diminue drastiquement. Et, avec lui, le nombre de candidats potentiels pour les différentes études d’efficacité des traitements, dont Discovery.

« On n’a pas assez de patients », constatait, toujours sur France 5, Maya Hites, professeure du service des maladies infectieuses de l’hôpital Erasme, à Bruxelles.

Seule une deuxième vague de l’épidémie, redoutée par certains professionnels de la santé en raison de la levée progressive du confinement, permettrait vraisemblablement de relancer des essais cliniques de grande ampleur. Et d’avancer enfin sur l’efficacité des quatre traitements testés par Discovery.

Source : Le Parisien

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103 réactions et commentaires

  • Renard // 11.05.2020 à 07h54

    Si notre bel essai auto proclamé européen a échoué, c’est à cause des autres pays !
    Ce qui démontre la difficulté à construire l’Europe avec tous ces étrangers…

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    • Eric83 // 11.05.2020 à 10h22

      « Ce qui démontre la difficulté à construire l’Europe avec tous ces étrangers… »

      L’essai clinique Discovery n’est pas un projet européen mais un projet franco-français sous l’égide de l’Inserm et du consortium Reacting/I3M Inserm.

      « Lancement d’un essai clinique européen contre le Covid-19 » – 22 mars 2020

      « Un essai clinique européen destiné à évaluer quatre traitements expérimentaux contre le Covid-19 démarre aujourd’hui. Coordonné par l’Inserm dans le cadre du consortium Reacting, cet essai inclura au moins 800 patients français atteints de formes sévères du COVID-19 ».

      REACTing (REsearch and ACTion targeting emerging infectious diseases) – Directeur Yazdan Yazdanpanah
      L’Inserm et ses partenaires d’Aviesan ont mis en place REACTing, un consortium multidisciplinaire rassemblant des équipes et laboratoires d’excellence, afin de préparer et coordonner la recherche pour faire face aux crises sanitaires liées aux maladies infectieuses émergentes.

      Aviesan : Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé

      https://presse.inserm.fr/lancement-dun-essai-clinique-europeen-contre-le-covid-19/38737/
      https://www.inserm.fr/connaitre-inserm/programmes-recherche/reacting-research-and-action-targeting-emerging-infectious-diseases
      Vidéo Inserm lancement Discovery
      https://www.youtube.com/watch?v=PwCDoxOh0Aw&feature=youtu.be

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      • RGT // 11.05.2020 à 12h35

        La raison est simple et sous nos yeux, dans le premier paragraphe :

        « en dépit du calendrier plus optimiste évoqué lundi par le président français Emmanuel Macron »…

        C’est bien là l’expression la plus aboutie de l’échec de la « gestion par projet » qui impose, par des personnes totalement incompétentes, des plannings de résultats totalement irréalisables aux « grouillots » qui vont « dans les tranchées ».

        Et si un grouillot manifeste la moindre suspicion concernant ledit planning « divin » il se retrouve viré ou muté « au fin fond de la basse Bretagne » pour crime de lèse-majesté.

        Avec une telle gestion de « petit comptable » basée sur des raccourcis plus que douteux il ne faut pas s’étonner que l’ensemble de la nation, public ou privé, parte en vrille.

        Je regrette amèrement l’époque où les services publics et les entreprises étaient gérés par des personnes hautement compétentes ayant atteint leurs postes par leurs compétences et la maîtrise de toutes les fonctions des structures qu’ils dirigeaient.

        Hélas, c’était moins rémunérateur à court terme pour les « investisseurs » (surtout ceux qui spéculent sur le second marché) mais leur gestion était basée sur la « vraie vie » et une connaissance parfaite de toutes les étapes nécessaires à l’obtention d’un résultat fiable et surtout à long terme.

        Pendant les « 30 glorieuses » la « croissance » des progrès et des connaissances a largement été supérieure à celle que nous avons actuellement car l’objectif final était de permettre à tous de bénéficier des progrès en se basant sur l’expérience pratique acquise au fil du temps.

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        • syl // 11.05.2020 à 20h02

          Bonjour,
          Si je peux partager votre avis sur la riche progression des connaissances scientifiques (au niveau mondial cependant) supérieure très certainement à celles des fameuses Trente Glorieuses, il reste que du fait de politiques contre productives françaises (et non nécessairement liées à des incompétences mais plutôt à celles d’une technocratie dont le logiciel est purement comptable) la France a perdu plusieurs places pour ce qui est de la publication scientifique (actuellement 7ème rang derrière le Japon et le Royaume Unie et loin de la Chine en 2ème place derrière les USA). Notre recherche française a connu meilleures époques. Je ne connais pas sa place durant les 30 Glorieuses mais si je me fie au PIB français (3ème mondial en 1961, 4ème à partir de 1973) on devait être pas trop mal. Aujourd’hui la France est tombée à la 7ème place en terme de PIB.
          Pour ce qui est de votre exemple de l’AirBus A320, le projet date de 1980 et est officiellement lancé en 1984. Les technologies avancées dont il bénéficiera sont probablement consécutifs à des travaux antérieurs (fin des Glorieuses en 1975 certes, mais pas fin du continuum entre pratique et connaissances). . Ce qui me gêne dans votre propos c’est la cassure que vous semblez mettre entre ces périodes. Mais peut être n’est ce qu’une impression.

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        • RGT // 12.05.2020 à 12h00

          Vous devriez relire mes propos : Je ne parle pas de cumul de connaissances mais de la CROISSANCE des connaissances, ce qui est totalement différent.

          Plus on a de connaissances plus on en acquiert, et théoriquement de manière exponentielle, chaque connaissance (comme un virus) permettant d’ouvrir la voie à de multiples infections découvertes, et ainsi de suite.

          Pendant les 30 glorieuses la croissance des connaissances IMPORTANTES a été fulgurante, particulièrement en physique (avec tous ses dérivés : semi-conducteurs entre autres).

          Si l’on suit la courbe de croissance des connaissances sur une courbe logarithmique (qui est bien la seule à pouvoir suivre un phénomène qui devrait être exponentiel) on s’aperçoit que la courbe « s’essouffle drastiquement », même si le nombre de connaissances acquises en valeur absolue est supérieur. En grande partie parce que les nouvelles connaissances sont basées sur toutes les connaissances précédemment acquises.

          Oui, j’affirme que la COURBE DE CROISSANCE des connaissances s’aplatit et que ce taux de croissance était LARGEMENT supérieur pendant les 30 glorieuses.

          Et s’il n’y avait que la croissance des connaissances qui s’essoufflait ce serait un moindre mal.

          Pendant les 30 glorieuses l’objectif était de DÉCOUVRIR, sans être tenu pour les centres de recherches de respecter des plannings et des budgets IMPOSÉS par des types qui ne comprennent rien en dehors de leurs tableaux de bord sous Excel.

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    • Dominique65 // 11.05.2020 à 11h37

      C’est à dire qu’on nous présente Discovery comme un essai européen alors qu’il n’est qu’un projet de l’Inserm qui, sous l’impulsion de la macronie, a voulu jouer aux gros bras.

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    • Almire // 11.05.2020 à 13h19

      Et le ministre Véran continue de faire croire ce jour chez Bourdin qu’il s’agit bien d’un projet européen ! Faisant cela il perd sa crédibilité.

        +10

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      • step // 13.05.2020 à 12h01

        fiasco européen: cet article aime les figures de styles. Une jolie tautologie dans le titre.

          +1

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    • Dr. Ivana Fulli // 11.05.2020 à 14h30

      Il est dans doute plus difficile de motiver des confrères étrangers on prétend imposer un protocole ,fruit du pur génie français se passant aisément de la collaboration intellectuelle des médecins universitaires étrangers. Inviter des confrères à organiser une étude clinique ambitieuse et les inviter à se raccrocher à un train déjà en marche en France est tres different du point de vue de la propriété intellectuelle des futures publications. Il me semble que les médecins étrangers auront pu se sentir invités à travailler pour la gloire des français en fournissant des sujets humains d’étude sans avoir eu la possibilité d’obtenir des compromis adaptant le protocole à leurs réalités locales.

        +8

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  • wuwei // 11.05.2020 à 08h09

    Hormis le marché libre et non faussé l’U.E est sans doute le plus juste synonyme du fiasco ! Mais ne nous inquiétons pas trop pour nos docteurs diafoirus eurobéats ils vont nous asséner que c’est parce qu’il n’y a pas assez d’Europe et d’intégration, que leur beau projet ne marche pas. Je suggère à la secte de Bruxelles, que comme au Mandarom, elle fasse appel la venue d’un messie cosmologique interplanétaire.

      +30

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    • juju77 // 11.05.2020 à 11h08

      bonjour : juste pour être sur de comprendre de quoi vous parlez , quelle est votre définition d’un « marché libre et non faussée » ? depuis 15 ans que je bosse dans l’export et l’industrie je ne l’ai pas encore vu apparaitre .. et je ne sais même pas a quoi il pourrait servir hypothetiquement si il existait

        +7

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      • wuwei // 11.05.2020 à 11h58

        Le marché libre et non faussé, dans l’esprit des « pieds nickelés » de Bruxelles, c’est non seulement le laisser faire total pour le capitalisme financier, les paradis fiscaux, la lutte pour le moins disant social entre pays, mais aussi la privatisation des gains et la socialisation des pertes, Mais je dois en oublier tant il est difficile d’être exhaustif dans ce domaine.

          +17

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      • Patrick // 11.05.2020 à 20h35

        Marché libre et non faussé 😁
        Quand l’UE subventionne des pays pour se mettre à niveau et nous concurrencer .
        Quand des entreprises viennent nous concurrencer sans être soumises aux mêmes règles .
        L’UE est un « machin » nuisible, à supprimer.

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        • Jean-Pierre Georges-Pichot // 12.05.2020 à 08h43

          Le marché libre et non faussé, c’est quand les fonds souverains d’une bureaucratie d’état extrême-orientale ou un féodal pétrolier moyen-oriental peuvent faire en Europe les placements que des collectifs européens n’ont pas le droit de faire.

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  • catherine // 11.05.2020 à 08h18

    Encore de l’argent jeté par les fenêtre.

    Cet « étude » lancée pour accompagner le slogan « il faut des preuves » pour autoriser un traitement et faire un contrepoids honorable à Raoult, est d’un ridicule fascinant.

    On voit que la prétendue attitude scientifique ne repose sur rien d’utile, car « empiriquement » tous les autres pays savait à l’avance que les médicaments testés ne marchaient pas.

    Il faut arrêter les frais, de toute façon ils ne servent plus à rien.

    Il y en a un qui doit bien se marrer.

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    • Patapon // 11.05.2020 à 10h48

      Moi je lis que l’hydroxychloroquine ne se détache pas du lot à ce stade. Ça n’est pas intéressant comme information ? D’autre part, il serait stupide d’arrêter, et il est malhonnête de parler de fiasco alors que la réalité n’est qu’un retard par rapport à des prévisions de volume.
      On continue bêtement à canarder la méthode, à attaquer l’architecture d’une institution. Voilà ce qui nous fait le plus reculer, car lorsqu’on délégitime les mécanismes du consensus scientifique, la loi qui permet de fonder une politique publique de santé sur une assemblée d’experts la moins contestable possible, il ne reste que des énergumènes qui font de la com en léchant l’oreille de leur auditoire.
      Le pire qui puisse arriver à la science est de devenir un enjeu politique ou quelque chose de ce genre. Merci Raoult. Merci les médias. Merci les tireurs à tout-va.

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      • J // 11.05.2020 à 11h36

        Il y a eu suffisamment de test, en Chine, en France, aux USA, au Brésil, probablement ailleurs, pour montrer que les traitements à base d’hydroxychloroquine sont, tout étant certes relatif, les plus efficaces. Sauf qu’à chaque fois on trouve que ce n’est pas scientifique pour x raisons. A présent on sait que cette scientificité absolue, décisive, est parfaitement utopique.

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        • Patapon // 11.05.2020 à 11h50

          Moi, ma question maintenant, c’est : est-ce que ça vaut la peine de fendre en deux l’institution permettant de valider la connaissance médicale dans la sphère de décision publique, et est-ce qu’il fallait jeter dans la rue cette construction délicate, indispensable et fondée sur l’équilibre et la confiance, et non pas sur une utopique vérité ? Une fois détruite, qu’est-ce qu’on a perdu ? On peut toujours dire avec raison que la convergence absolue avec le réel est une chimère, nous devons préserver la grande valeur de cette construction séculaire, il y a bien trop à perdre.

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          • Rémi // 11.05.2020 à 13h29

            Disons qu’aprè sle COVID il va falloir reconstruire tout le ministère de la santé pour arréter de fermer des lits tout en agrandissant les bureaux.

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            • Patapon // 11.05.2020 à 13h50

              Je ne parle pas du ministère, mais du point d’interaction entre les connaissances médicales et le ministère, sous le regard méfiant, ou pas, du public.

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          • Séraphim // 11.05.2020 à 13h33

            La méthode dite « par les preuves » n’est pas séculaire, elle a au plus 45 ans. Avant on faisait de la science, après aussi on en fera. Quant à la recherche ‘en général’, oui il faut la préserver. mais pas au prix de lui donner en pâture, parce qu’on l’a sous la main, une épidémie soi-disant mortelle. Ce qu’on fait dans ces cas là c’est une partie de l’activité de recherche, à savoir l’observation. Mais on introduit pas soudain des éléments étrangers non maitrisés. Si on veut valider des médicaments à cette occasion et pour cette occasion, on ne le fait QUE pour des molécules déjà connues et dont la suspicion d’action a à voir de près avec la nature du développement de la dite maladie. On sort pas des trucs en ‘vir’ approuvés par aucune instance médicale sous le prétexte que son fabricant dit que ça diminue les virus.

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      • bruno49 // 11.05.2020 à 18h46

        @ patapon Plusieurs fois dans l’article ,on insiste pour dire qu’on a pas trouvé le « médicament miracle ». C’est normal car il n’existe AUCUN médicament miracle .JAMAIS. Par contre il y a des médicaments qui ,dans certains cas ,sous surveillance médicale, apportent quelque chose . Ce qui est déjà énorme.
        Ceux qui espèrent le médicament MIRACLE feraient mieux d’aller à Lourdes…

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      • gracques // 12.05.2020 à 07h16

        C’ets de la fôte à raout OK
        Les seuls patients recrutés le sont en France ou heureusement il n’y a aucune polémique sur Raoult….. ce sont des abrutis d’étrangers qui se sont écharpes sur ce médicament …… ha non ?
        Sérieux , il s’agit bien de méthode ….. si personne ne nous suit c’est parce que…… bien des choses mais de leurs ‘fote’
        Nous on a la vérité de la bonne méthode ….et quand on veut décider pour les autres , ils doivent la fermer et nous suivre ….. nous on a la culture du con… sans… sus.

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      • JC // 14.05.2020 à 02h57

        Et moi je lis que le SARS-CoV-2 non plus ne se détache pas du lot à ce stade, donc un bête placebo pour rassurer la population et faire remonter l’immunité suffit amplement à non pas « avoir le nouveau médicament miracle validé scientifiquement » qui ferait plaisir à son découvreur, mais à guérir les gens.

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    • Dominique65 // 11.05.2020 à 13h11

      « Encore de l’argent jeté par les fenêtre. »
      À peine 5000 € par cobaye. 😉

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  • Olivier77 // 11.05.2020 à 08h19

    Des cobayes, ils y en avaient en nombre, mais on a préféré ne pas les tester et de les maintenir chez eux avec du Doliprane.
    La médecine d’urgence et la recherche sur temps court, ce n’est pas la même chose. Le temps que l’administration se met en branle, un honni marseillais faisait déjà des conclusions.
    48h, la fièvre baisse ou pas, c’est suffisant comme effet. Certes ça ne va pas vous guérir, ça empêchera juste d’être malade trop longtemps et gravement.
    Certains dogmes vont devoir être remis en cause en fin de crise (alerte, surveillance, prévention, préparation, etc).

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  • Picasso // 11.05.2020 à 08h33

    Quelle fumisterie ce protocole Discovery construit comme pour tester une molécule en cardiologie, neurologie, rhumatologie ou autre en pathologie chronique d’organe !

    Ici nous sommes en infectiologie respiratoire épidémique d’urgence, et je le répète en 3 jours on voit si une molécule marche.

    Un simple service hospitalier reçoit une centaine de malades , pour tester une molécule chloroquine ou autre on tire au sort les patient, molécule à tester ou pas, au bout de 1 semaine si dans le bras molécule à tester on n’a pas une amélioration spectaculaire, flagrante par rapport au groupe témoin comme on l’a pour un antibiotique c’est que la molécule ne vaut rien et on passe à une autre.

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    • jammrek // 11.05.2020 à 09h13

      Vous avez parfaitement raison. Si un des innombrables traitements candidats qui ont été testés sur la planète était l’équivalent de ce qu’a été la pénicilline en son temps, on le saurait déjà. Le message a faire passer auprès du public est donc que le traitement miracle n’existe probablement pas et qu’il faut donc utiliser ce que l’on a, à savoir la distanciation sociale et les gestes barrières.
      Mais c’est tellement plus vendeur pour les médias et les politiques de faire la promotion d’un charlatan qui promet la guérison instantanée.

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      • Dominique65 // 11.05.2020 à 11h55

        Oui, enfin, je ne trouve pas très constructif de faire des études bidons à seule fin de démontrer que la science de Raoult est bidon : là on ne fait que démontrer que le système entier est charlatanesque !

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      • Séraphim // 11.05.2020 à 22h35

        « plus vendeur pour les médias et les politiques de faire la promotion d’un charlatan »?!? Vous avez jeté un oeil sur les médias et une oreille sur les discours politiques depuis 3 mois? Si vous n’avez pas détecté la propagande ad nauseam des ‘gestes barrière’, de la justesse du confinement, de la vérité statistique, irréfutable des morts clamėe par le héraut du gouvernement, c’est que vous êtes atteint d’une grave intoxication. Y’a des cures pour ça

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    • yann // 11.05.2020 à 09h33

      Je ne vois pas ce qui permet de présupposer qu’une molécule donnée est bonne ou mauvaise pour tout le monde.
      Dit autrement, si :
      – Une molécule X soigne tous les patients de catégorie A mais empoisonne les patients de catégorie B
      – Une molécule Y soigne tous les patients de catégorie B mais empoisonne les patients de catégorie A

      Est-ce que X marche mieux que Y ?
      A fortiori si vous n’avez pas encore identifié les catégories A et B?

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      • anatole27 // 11.05.2020 à 10h20

        En parcourant les données de l’ANSM , il a suffi de 3 jours à la société pharnext pour identifier 97 médicaments sur 2000 qui pouvaient avoir une influence sur le COVID.

        https://www.industriepharma.fr/covid-19-trois-questions-a-daniel-cohen-le-directeur-general-de-pharnext,109726

        On notera que si Mme Buzyn n’avait pas régulé la délivrance de Chloroquine en janvier en la subordonnant à la délivrance d’une ordonnance on ne disposerait d’aucun chiffres sur le sujet.
        D’un MAL peut sortir un BIEN … et INVERSEMENT bien sur .

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        • Euls // 11.05.2020 à 11h53

          Notons quand même que ce type de recherche sur base est très large et ne préjuge pas vraiment de l’efficacité réel d’un traitement avant d’avoir fait des essais en bonne et due forme.

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      • Picasso // 11.05.2020 à 10h54

        L’anti infectieux agit sur l’agent, pas sur le malade.

        Si l’anti infectieux tue le germe chez Paul, il le tuera chez Pierre, Jacques, Justin et Caroline !

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      • Francois Marquet // 11.05.2020 à 13h21

        Pour ceux que ça intéresse, « Probabilité, vraisemblance et décision », Hervé Chaudet
        https://www.mediterranee-infection.com/probabilite-vraisemblance-et-decision/

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      • Séraphim // 11.05.2020 à 23h20

        C’est tout à fait ça mais ils ont bel et bien choisi: molécule X c’est ‘intubation’ Y c’est HCQ, B c’est les vieux et A les autres. Pour simplifier. « Ils », les détenteurs du pouvoir, ont tué les vieux et fragiles avec l’intubation (ou avec l’abandon pur et simple aussi, faut pas leur retirer ça) pour ne pas empoisonner les jeunes à la chloroquine. Comme si ils ne les empoisonnaient pas d’habitude, avec tellement de choses que la liste est trop longue! Les dérives mortelles du ‘Principe de précaution’, cette mentalité sortie des compagnies d’assurance…

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  • Picasso // 11.05.2020 à 08h42

    Les fameuses études robustes en infectiologie respiratoire d’urgence, c’est une conception psychorigide et dogmatique de la science, du scientisme !

    Un anti infectieux respiratoire c’est comme un parachute on voit tout de suite si cela marche.

    S’il faut des groupes de 500 personne sur 15 jours pour voir s’il agit c’est qu’il n’agit pas, c’est quasiment tout ou rien et visible en fonction de la cinétique de renouvellement de l’agent infectieux en 2 ou 3 jours !

    Je parle en infectiologie respiratoire d’urgence, pour une infection chronique comme la tuberculose mon raisonnement n’est pas valable car la vitesse de réplication du BK est très lente.

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    • Wakizashi // 11.05.2020 à 10h38

      « Les fameuses études robustes en infectiologie respiratoire d’urgence, c’est une conception psychorigide et dogmatique de la science, du scientisme ! »

      Oui, et nous sommes sur un site scientiste, ainsi que la majorité des obsédés anti-Raoults : des scientistes avérés ou qui s’ignorent. Une fois que l’on observe le débat sous ce prisme, il y a beaucoup de petites connexions invisibles qui se font jour.

        +26

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      • Patapon // 11.05.2020 à 11h32

        La science a juste l’ambition de fournir des modèles qui convergent avec le réel, mais nous sommes d’accord qu’il existe toujours une marge d’incertitude. Pour dépasser cette incertitude, on a mis au point un arbitrage par le consensus qui a permis jusqu’ici de conserver une fiabilité raisonnable et donc une confiance permettant de piloter des politiques publiques sans trop d’interférence avec des débats vaseux. Si vous voyez une meilleure manière de sauvegarder un petit coin de fiabilité pour passer du modèle à la décision, merci de nous expliquer. Je ne suis pas convaincu par la méthode Raoult pour construire une architecture de validation des connaissances à même de déterminer des décisions publiques. Pas du tout, du tout, du tout.

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        • Dominique65 // 11.05.2020 à 11h48

          Personne ne remet en cause la science ici. C’est le scientisme qui est visé.
          Définition : Attitude philosophique consistant à considérer que la connaissance ne peut être atteinte que par la science, et que la connaissance scientifique suffit à résoudre les problèmes philosophiques.

          Le scientisme est donc une philosophie. D’aucuns disent une religion. C’est là qu’il pause question.

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          • Patapon // 11.05.2020 à 12h07

            Et oui, personne ici ne remet en cause la science, justement. C’est la frontière entre la science et la décision publique qui est le point sensible du débat. C’est de cela qu’il faut prendre soin, pour que la science ait ici une application utile à tous et ne risque pas d’être plus tard rejetée ou négligée. On voit le problème aussi bien dans le domaine climatologique. Voilà le vrai risque.

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          • Patapon // 11.05.2020 à 12h39

            Au départ, nous avions une académie, et le public qui lui fait confiance pour décanter les bons arguments scientifiques et alimenter la décision publique. À l’arrivée, nous avons une académie qui a fait sécession, un public chargé de trancher lui-même des choses qui demandent de l’expertise et des moyens, et une perte de confiance dans la décision publique, ce dont on a l’habitude, mais ce qui est pire, dans l’académie elle-même.
            Raoult a joué abusivement, précipitamment, contre le fondement même de sa légitimité et de son pouvoir d’agir. Et il a dégradé un bien collectif.

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          • gracques // 12.05.2020 à 07h40

            Patapon …. je vous suit et suis moi même très très inquiet du relativisme absolu qui semble envahir l’espace public…. cela détruit l’espoir d’approcher une vérité acceptée par tous (ou la,plupart) et de laisser la,place au pur rapport de force , physique , économique , intellectuel ou idéologique.
            Mais l’académie n’est pas un ‘aeropage’ , une institution en l’air , hors de notre société et force est de constater que TOUTES nos institutions en occident sont contestées , y compris celles qui devraient dire le réel le moins contestable….
            Nos institutions n’auraient elles pas perdues ‘le mandat du ciel’ ?
            La confiance se mérite.

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            Alerter
          • Patapon // 12.05.2020 à 20h37

            @gracques je pense aussi que la fusion-dilution du pouvoir et du marché a tué la confiance dans la médiation, à force d’abus et de mensonges, que nous sommes orphelins de tiers de confiance.

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        • Wakizashi // 11.05.2020 à 12h50

          Comme dit Dominique, c’est le scientisme et non la science qui est remis en question. Même si « LA Science », cet espèce de truc virtuel et surplombant tel que beaucoup se la représentent, est à mon humble avis bien éloigné de ce qu’est la réalité de la pratique scientifique actuelle… Mais bon, autre débat.

          Par contre, non, les résultats scientifiques ne se décident pas par consensus, ni par majorité, vote ou que sais-je. Les résultats scientifiques se décident lorsque les hypothèses produisent des prédictions qui se vérifient par l’expérimentation, ou, autrement dit, quand les modèles sont conformes aux observations.

          Le reste n’est pas de la science, mais de la politique et/ou de l’idéologie, notamment le scientisme qui prétend détenir le monopole de la raison et de la connaissance, au point d’essayer de coloniser de plus en plus de dimensions de la vie humaine qui n’ont rien à voir avec la science.

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          • Patapon // 11.05.2020 à 13h04

            Lorsque nous sommes précisément dans un cas d’urgence où on n’a pas le temps d’épuiser les désaccords qui pourraient demeurer entre les gens chargés d’alimenter la décision, on est de fait entre les mains d’un arbitrage. L’architecture qui permet d’obtenir en temps utile un arbitrage emportant la confiance s’appelle le consensus. On n’y coupe pas, on est dans la sphère de la décision publique, elle n’est légitime que par son architecture.

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          • Wakizashi // 11.05.2020 à 14h05

            Bien-sûr, mais les stratégies adoptées en cas d’urgence, genre médecine de guerre dans le cas qui nous concerne, ce n’est pas de la science. C’est (au mieux) du pragmatisme, au pire de la politique…

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          • Patapon // 11.05.2020 à 14h13

            Donc, je vous suis, l’argument légitime pour pratiquer une médecine « au mieux » ou « au moins pire » doit absolument laisser de côté et réserver tout jugement sur la méthode habituelle de validation, s’abstenir de la dénigrer pour se justifier, car elle n’en a pas besoin et ferait ainsi du bien en faisant moins de mal. Mais ce n’est pas ce qui a été fait.
            Ou alors, il y a malentendu, et c’est bien malheureux.
            On a donc certainement besoin d’un fast-track, tout en le préservant du conflit destructeur avec le chemin consensuel.

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          • Patapon // 11.05.2020 à 15h10

            C’est en effet d’une simplicité biblique. Mais il faut reconnaître que tout le monde est tombé dans le piège, y compris Raoult, en laissant comprendre, ou en laissant croire, ou en laissant faire, le dénigrement des exigences habituelles, qui sont souhaitables et doivent évoluer avec patience. Ce n’est pas un détail, il est comptable avec ses pairs de l’état de l’ensemble. Il n’a pas assez bien joué, mais c’est surtout, en fait, la caisse de résonance qui a complètement déraisonné, comme d’habitude.

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          • Patapon // 11.05.2020 à 15h29

            Sa faute à lui est l’exposition du conflit, n’avoir pas fait préalablement le ménage, la désinvolture d’une étude très « personnelle », l’exposition directe sur internet, n’avoir pas su recadrer les débats qu’il a provoqués, et laissé se dégrader la confiance dans sa propre institution.

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          • Séraphim // 11.05.2020 à 16h18

            En quoi un « consensus » établirait une solution plus fiable, plus conforme au bien-être de la société, à ses pratiques et sa culture qui font son existence plus que la somme mathématique de ses individus? Sur les 23 personnes susceptibles de participer à la définition d’un tel « consensus » (on va quand même pas prendre 226859 personnes [nombre de médecins en France en 2019] pour participer, non? Ah si?) combien ont de la sollicitude pour leur prochain? De l’empathie véritable et du souci de soigner? Va falloir commencer par déterminer ça…Pas immédiat!
            Mais rassurez vous, en acte, il y a eu consensus. Pas dans le déclaratif et le baratin. Dans les faits. Il semblerait qu’il y ait eu plus de 100000 personnes traitées au Plaquénil. Y’a des médecins qui la ramènent pas mais qui font consensus avec ce qu’il leur reste de liberté.

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          • Patapon // 11.05.2020 à 16h47

            Séraphim, je regrette, vous n’avez pas vraiment saisi le point. Qu’est-ce qui permet à l’ensemble du public de faire généralement confiance, en des matières complexes, à un processus établi, sans que l’on ait besoin de tout déballer pour un résultat aussi médiocre qu’incertain comme on peut l’observer ici ? C’est le fait que ce processus de validation soit le fruit d’une longue et prudente maturation (je parle du processus de validation, pas de l’objet de validation) au terme duquel on a suffisamment confiance, tous, dans les éléments qui en sortent pour qu’ensuite d’autre gens prennent des décisions motivées. C’est cette architecture-là, qui est à la charnière du politique et du scientifique, nécessaire et délicate. Cet épisode en est la preuve. On vient de dire que si on a besoin aussi d’un raccourci dans certaines circonstances, on ne peut pas et on ne doit pas changer le processus habituel, patiemment élaboré, sur un coin de table : c’est une fondation.

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          • Séraphim // 11.05.2020 à 22h19

            C’est vous qui n’avez pas saisi et vous obstinez sans fondement. Consensus et processus il y a, pleinement et suffisamment: les études de médecine, le diplôme validant, le serment d’Hippocrate, les articles de la déontologie medicale, dont en particulier l’article 5 assurant la liberté de prescription, fondé sur le savoir individuel acquis du médecin. Cela couvre les cas d’urgence. Le « conseil scientifique » ou les divagations de tel ou tel epidemiologiste statisticien à la Ferguson, c’est ça qui n’est ni rationnel, ni admis et partagé par l’expérience, la société dans son ensemble (politique donc)

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          • Patapon // 12.05.2020 à 19h27

            Pardon ? Vous qui parlez de divagations, à quoi en est-on réduit aujourd’hui pour choisir la meilleure ligne de conduite, le simple constat de cette empoignade est édifiant, impliquant des milliers de gens qui se jettent dans la bagarre avec des convictions soit politiques, soit vaguement scientifiques, soit purement émotives, ayant jeté le discrédit ou ne voulant plus considérer les repères que l’on s’était construits. Les individualités, fussent-elles adoubées par un serment d’Hippocrate, nous garantissent surtout la promesse de la dispersion et d’autres errements.
            Et je ne veux surtout pas défendre les divagations récentes du gouvernement, qui ne fait qu’improviser et démolir davantage les repères. Le culte de l’innovation ne doit pas mettre en péril les acquis, au risque de se trouver à la dérive, et c’est ce qui se passe.

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  • Pegaz // 11.05.2020 à 09h29

    Une attitude pragmatique serait d’inclure Discovery dans Solidarity, les molécules testées sont les mêmes et 750 + 1800 = 2550 patients. Ce qui nous fait 510 patients par bras, proche des 600 patients souhaités.

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  • Garibaldi2 // 11.05.2020 à 09h31

     »Les médecins de ville seraient ils plus efficaces que les experts de « plateau télé » pour nous aider à trouver l’explication ? Deux études, sur près de 700 malades chacune, vont peut-être nous permettre dès le 1er juin de partir l’esprit serein en vacances. En effet, l’observation attentive de la dernière étude chinoise et de la compilation des résultats obtenus par 4 médecins* généralistes du grand Est sur une cohorte de 700 malades (le même nombre de patients que l’essai Discovery), va clore la polémique entretenue autour de Didier Raoult par ses persifleurs parisiens, et nous permettre d’avoir un traitement efficace à notre portée pour vivre un déconfinement « sécurisé ».

    Oui l’hydroxychloroquine (HCQ) est utile dans le traitement du Covid19 selon la phase de la maladie : mais uniquement à titre curatif dans la phase 2 de la maladie lors de l’orage citokinique…/… »

    source : https://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/infectiologie/un-traitement-efficace-contre-covid-19-existe-deux-etudes-vont-clore-la-polemique-raoult-estime-un

    Ce n’est pas une info publiée dans  »Gala » ou dans  »L’écho du gâtinais » (!) mais dans le journal spécialisé  »Le quotidien du médecin », signée par le docteur Claude Escarguel, microbiologiste, ancien président du Syndicat des praticiens des hôpitaux généraux

      +17

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    • Garibaldi2 // 11.05.2020 à 09h38

      Afin d’éviter les critiques au ras des pâquerettes, je précise que le docteur Claude Escarget est un ancien collaborateur du docteur Didier Raoult.

        +3

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      • anatole27 // 11.05.2020 à 10h14

        Qui dit exactement l’inverse de Raoult

        http://www.tv83.info/2020/05/05/le-mystere-des-complications-du-coronavirus/

        Oui l’Hydroxychloroquine (HCQ) est utile dans le traitement du Covid19 selon la phase de la maladie : mais uniquement a titre curatif dans la phase 2 de la maladie lors de l’orage citokinique.

        Par contre l’HCQ est partiellement contreproductive et même délicate a manipuler (cf effets secondaires lorsqu’elle donnée en bi-thérapie) a titre préventif en début de traitement sachant surtout, depuis les observations des médecins de l’Est, que la baisse des mortalités (50%), obtenue dans le protocole Raoult, par l’association avec l’Azithromycine (AZI) est beaucoup plus due a cette dernière molécule qu’à l’HCQ (voir aussi le schéma produit par l’IHU sur la chute des charges virales).

          +2

        Alerter
  • Pegaz // 11.05.2020 à 09h56

    Pour avoir une vue d’ensemble et étendue sur les essais menés dans le monde, l’Institut National d’Excellence en Santé et en Service Sociaux (INESSS) du Québec en a recensé 677.
    (tableau excell en téléchargement)
    https://www.inesss.qc.ca/covid-19/etudes-cliniques-en-cours-prophylaxie-et-traitement.html

      +1

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  • Brigitte // 11.05.2020 à 10h11

    La France plus européiste que l’Europe….ne pouvant plus rien faire sans demander l’aide ou l’avis de ses voisins. Une étude franco-française appelée « découverte » sans cette allusion grotesque à la navette spatiale américaine, en plus, aurait pu être menée sans problème. Des patients, 139 000 hospitalisés depuis le début, il y en a plus qu’assez.
    Alors? qu’est-ce qui nous manque pour mener à bien cette étude? les labos? le personnel compétent? la volonté et la liberté politique?

      +18

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    • anatole27 // 11.05.2020 à 10h27

      Tout à fait d’accord avec vous @Brigitte, un bon début serait que l’inserm et autres publient
      des documents en Francais avant de les publier en Anglais

      epicx-lab.com/covid-19.html

      Nos politiques et le petit peuple pourraient ainsi comprendre ce que leurs disent les experts

        +8

      Alerter
    • lon // 11.05.2020 à 10h34

      Je me demande s’il n’y avait pas un vieux fond de tiroir de subvention européenne inutilisée , j’ai déjà vu le cas sur d’autres études . Quant à « Discovery » , ça indique bien à quel niveau ça plane chez nozélites .

        +9

      Alerter
    • Dominique65 // 11.05.2020 à 12h01

      « cette allusion grotesque à la navette spatiale américaine »
      Non, ce n’est pas grotesque : c’est une prévision sur ce que deviendra cette étude : un flop.

        +4

      Alerter
  • marc // 11.05.2020 à 10h19

    A noter que dès 2003, certains ont eu l’idée de détourner un médicament, pour traiter un coronavirus (entrainant une détresse respiratoire) par la Chloroquine : https://www.youtube.com/watch?v=bB5aW3OtIpo alors que ce médicament n’est pas fait pour ça à la base… c’est l’épisode d’une série imaginant un coronavirus en provenance de Chine imposant le port de masque et la mise en quarantaine… quelques-uns avaient donc déjà pensé à tout ça.

      +5

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    • Dominique65 // 11.05.2020 à 13h04

      « alors que ce médicament n’est pas fait pour ça à la base »
      C’est tout à fait vrai : le palud n’est pas dû à un virus mais à un protozoaire, organisme cellulaire. Cela dit, plusieurs études montraient déjà en 2004 que la chloroquine était efficace contre le SRAS-CoV.

        +6

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  • Pegaz // 11.05.2020 à 10h57

    Pour ce qui est des molécules à l’essai dans Discovery et Solidarity une évaluation en est faite par un groupe d’experts initié par l’INESSS.
    Si la référence d’excellence reste l’essai randomisé, les comparaisons du nombre d’essais réalisés et de leur évaluation est intéressante.
    PDF en téléchargement
    https://www.inesss.qc.ca/covid-19/traitements-specifiques-a-la-covid-19.html

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  • discosolida // 11.05.2020 à 11h42

    – Le 31.01.2020, l’Inserm a organisé une conférence de presse pour un point d’étape avec les journalistes sur la recherche sur le coronavirus 2019-nCov [ https://www.youtube.com/watch?v=YlJ_sW6jzHI ].
    – De nombreuses expériences effectuées par le Pr. Lwoff (prix Nobel en 1965) de l’Institut Pasteur à Paris, ont montré, qu’à partir d’une température de 39° ou 39,5°, la majorité des virus (y compris celui de la poliomyélite) sont inhibés ou détruits.
    – Le diagnostic d‘une infection respiratoire virale ne doit pas contre-indiquer l’usage d’antibiotiques, car elle favorise le développement de surinfections bactériennes.

    – Le 22.03.2020, lancement de l’essai clinique Discovery, coordonné par l’Inserm dans le cadre du consortium Reacting, pour tester quatre traitements expérimentaux contre le COVID-19. Il s’agit d’un projet européen [ https://presse.inserm.fr/lancement-dun-essai-clinique-europeen-contre-le-covid-19/38737/#_ftn1 ] dont la partie française est financée par les Ministères de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et de la Santé et des Solidarités (MSS). L’objectif est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de quatre stratégies thérapeutiques expérimentales qui pourraient avoir un effet contre le Covid-19 au regard des données scientifiques actuelles. [ https://presse.inserm.fr/lancement-dun-essai-clinique-europeen-contre-le-covid-19/38737/ ]

      +0

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    • discosolida // 11.05.2020 à 11h43

      – L’enjeu est financier pour les industriels (Remdesivir pour Gilead ; Kaletra/lopinovar pour AbbVie).
      – Les experts ont des liens d’intérêts avec des laboratoires qui sont en concurrence… (Ni les personnalités qui siègent au conseil stratégique du Covid-19, ni ceux du Comité analyse recherche et expertise (Care), sont tenus de déposer leurs déclarations d’intérêts à la HATVP).

      >> L’essai Discovery est très expérimental, il utilise des molécules qui n’ont pas fait leurs preuves, le Remdesivir, le Kaletra, n’ont pas d’AMM, et le bras placebo n’en parlons pas, c’est très immoral d’un point de vue éthique.
      Paralysie de tout le réseau Santé en France, hôpitaux, médecins et jusque dans les EHPAD !

        +5

      Alerter
      • Euls // 11.05.2020 à 15h21

        « L’essai Discovery est très expérimental, il utilise des molécules qui n’ont pas fait leurs preuves, le Remdesivir, le Kaletra, n’ont pas d’AMM »

        Aucun médicament n’a d’AMM contre le covid19 et aucun n’a fait ses preuves. Par définition les essais cliniques de ce type sont expérimentaux, c’est même leur objectif.

          +3

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        • Séraphim // 11.05.2020 à 22h53

          AMM, vous savez ce que ça veut dire? Autorisation de Mise sur le Marché ; vous avez bien lu, il n’y a pas de « pour ». L’ AMMP ça n’existe pas. Bien que le souhait de certains soit de contraindre la prescription, d’en entraver la liberté, on n’y est pas encore

            +1

          Alerter
  • Patapon // 11.05.2020 à 11h44

    En fait, ce n’est pas tant pour se faire un avis sur le traitement, que de disposer d’un système de validation dans la sphère de la décision publique. Ce qu’on appelle une institution scientifique. On en a besoin, et cet épisode le prouve. Et ce qui est terrible et pathétique, c’est cette très mauvaise manière de le secouer, au risque de le démolir durablement. On admet qu’il doive évoluer, mais je ne pense pas du tout que commencer par le fendre en deux soit une bonne approche. J’en veux à ce « responsable » de notre institution de santé pour ce que j’appelle une inconscience.

      +5

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  • Euls // 11.05.2020 à 11h51

    « Si un patient traité guéris en 1 ou 2 jours, on observe un résultat inédit. »

    Même à supposer que ce soit le cas (et je n’en sais rien), il faudrait déjà être sûr du début de l’infection. Or il n’y a aucun moyen de l’être avec certitude. On peut donc penser obtenir un résultat inédit au 2eme jour alors que le patient est en fait déjà au 14eme.

      +1

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  • Jean-Pierre Georges-Pichot // 11.05.2020 à 12h00

    Discovery ? pour moi, c’était le nom de la navette spatiale américaine. Etant donné le poids démographique des deux pays de langue anglaise de l’Union européenne, l’Irlande et Malte, je m’étonne qu’un programme écrit à Bruxelles, ville si sensible à l’importance qu’il y à respecter les identités culturelles, soit intitulé dans cette langue. Est-ce que cela serait le signe de la domination d’un grand protecteur étranger ? La seule langue pan-européenne qui ne vexe personne, sauf les Grecs, c’est le latin. Etant donné le succès de l’opération, je suggère donc ‘ABORTUS’, qui signifie ‘avorton’ ou ‘avortement’. Sinon, on pourrait choisir désormais pour langue commune européenne celle du groupe le plus nombreux et le plus puissant. Vous savez lequel. Je suis sûr que pour mettre la signalisation au nouveau goût du jour, le préfet Lallement saura retrouver des panneaux tout faits dans les souterrains de la préfecture. Cela nous changera du globish.

      +9

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    • Dominique65 // 11.05.2020 à 12h18

      « Est-ce que cela serait le signe de la domination d’un grand protecteur étranger ? »
      Complotiste ! 😉
      Mon post va être viré et ce sera mérité. Espérons que j’aurais fais sourire un peu le modérateur malgré le soupir que je vais lui arracher.

        +3

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    • anatole27 // 11.05.2020 à 15h06

      Qui ne fait ce qu’il devrait, lui advient ce qu’il ne voudrait.

      Et pourquoi pas Découverte en Basque ie AURKIKUNTZA
      qui a un petit coté chikungunya
      et qui présente l’avantage d’être proche des Basses Pyrénées

        +0

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      • Jean-Pierre Georges-Pichot // 12.05.2020 à 09h14

        Je fréquente Euskadi depuis cinquante ans, et je ne me suis jamais mis à l’Euskara. j’ai honte.

          +0

        Alerter
    • anatole27 // 11.05.2020 à 15h30

      Publier en Anglais n’interdit pas de fournir un document en Francais
      Ce que fait très bien l’Imperial College de Londres :

      https://www.imperial.ac.uk/mrc-global-infectious-disease-analysis/covid-19/report-9-impact-of-npis-on-covid-19/

      Traductions : en Japonais, en chinois, en espagnol,en français , en italien …

      Cette soumission au monde anglo-saxon est EFFRAYANTE

        +6

      Alerter
      • Brigitte // 11.05.2020 à 18h39

        « une bière par jour » vous plaisantez en disant que la raison fondamentale de l’utilisation de l’anglais est sa richesse de vocabulaire …j’espère! sinon, je vous conseille d’augmenter la dose ou de changer de breuvage…

          +5

        Alerter
      • Tofer // 12.05.2020 à 14h40

        Dans le monde scientifique, on utilise l’anglais certes… mais aussi le système métrique.
        Oui cette soumission est, comme vous dites, EFFRAYANTE !! EFFRAYANTE !!!!

        Ce qu’il faut pas entendre…

          +2

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    • Jean-Pierre Georges-Pichot // 12.05.2020 à 09h06

      Je ne publie pas du tout, mais je lis pas mal, et pour moi comme pour beaucoup de ma génération, l’anglais est encore le plus commode, quoique le globiche, en revanche, me donne des boutons. Cela découle des accords Blum-Burns qui ont organisé la domination culturelle américaine en Europe. Un baby-boomer a été biberonné à Bamby et Mickey Mouse, mais est venu à la conscience politique avec la guerre du Viet-Nam. Ce que je voulais souligner, avec tentative d’humour, c’était que l’Union européenne, avec sa servilité atlantiste indéfectible au moment même du déclin de l’empire américain, nous a fait monter sur un rafiot pourri. Je vous conseille une vidéo récemment sortie sur Sputnik avec jacques Sapir et Sophie Wahnich. Sapir explique pourquoi le monde éditorial anglo-exclusif est d’ores et déjà provincial, et risque de sombrer dans l’insignifiance. Bonne vision…. en français, langue universelle.

        +2

      Alerter
  • domdom // 11.05.2020 à 12h32

    Quand vont ils comprendre qu’entre l’Europe réelle qui n’est que la somme d’intérêt particuliers à géométrie variable, et leur fantasmagorie d’une Europe unie, coopérative il y a un océan de technocrates, de normes, de lobbys, d’intérêts personnels… Ce n’est pas l’Europe mais la tour de Babel. On connaît la suite. Ce qui est grave c’est que certains hommes politiques sont encore plus malades que d’autres ( pas du coronavirus) mais d’une maladie mentale : la paranoïa quand elle n’est pas doublée d’une forme grave de narcissisme. Pauvre France.

      +3

    Alerter
  • ceyal // 11.05.2020 à 13h34

    On hallucine en lisant que cet essai ne devait pas comprendre la Chloromachin … qui a été ajouté a posteriori
    Cela démontre-t-il que par delà cet essai, il y a surtout des gens pour qui ce virus ce n’est pas un problème à résoudre mais à monter en épingle et une bonne occasion de se faire mousser.
    Dans l’industrie, pas de résultats partiels au bout de 2 mois = virés
    Bref finalement Raoult avait bien raison de ne pas faire confiance au système

      +6

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    • jp // 11.05.2020 à 14h37

      Mais le Pr Raoult a justement fréquenté très longuement les milieux politico sanitaires, l’Inserm, etc… .
      Croyez vous que cette histoire soit un simple problème de molécule ?

        +3

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  • Charles // 11.05.2020 à 13h40

    On a donc la pandémie du siècle ultra-dangereuse pour laquelle il a fallu fermer des pays entiers et ils sont même pas foutus de trouver 1.200 patients touchés par un virus d’une contagiosité inouïe. Ah.

    Pas si facile, hein, les expériences randomisées en double aveugle !

      +19

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    • Euls // 12.05.2020 à 14h27

      Le fait qu’un charlatan marseillais claironne depuis deux mois avoir LE traitement miracle (sans jamais le prouver) n’a pas dû aider au recrutement de malades.

        +1

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      • Chris // 12.05.2020 à 16h27

        Recrutement de malades : ne serait-ce pas plutôt l’instinct de survie ?
        Faut être désespéré, illuminé ou Africain qui ne sait pas qu’il l’est (un cobaye), pour accepter le risque d’un test qui se passe mal (mort ou séquelles à vie).
        Rappelez-vous les révoltes d’Africains qui ont tué des gens d’ONGs pharma parce que ces derniers voulaient absolument leur inoculer un produit Big pharma. D’après certaines sources, ces mêmes populations avaient déjà été soumises à un désastre pharmacologique dans le cadre d’Ebola.
        Et on les a traité d’assassins et d’ingrats !

          +3

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  • Dr. Ivana Fulli // 11.05.2020 à 14h44

    Heureusement que les protocoles de recherche clinique sur des malades atteints de maladie mortelle prévoient des analyses des résultats dites intermédiaires qui permettent d’arrêter l’étude et de donner à tout le monde un traitement Ou des traitements qui serait très efficaces ou, au contraire d’arrêter un traitement tuant plus de gens que l’absence de traitement. Cela “se paie” par un nombre plus importants de sujets nécessaires pour conclure que si les résultats ne faisaient l’objet que d’une seule analyse à la fin du temps alloué à l’étude.

      +3

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  • jp // 11.05.2020 à 14h46

    Accepter de se faire volontairement contaminé par un Virus est surtout la preuve d’un profond angélisme des volontaires, même s’ils ont été achetés. Bon les USA savent parfois faire très fort. Autrefois un pauvre type assez jeune mais foutu avait accepté d’être vraiment coupé en deux, son cancer bloquant tout le bassin. Il n’a vécu que quelques jours. Comme on dit l’espoir fait vivre!

      +0

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    • jp // 11.05.2020 à 16h38

      Un comportement complètement idiot n’est pas une preuve de courage.
      Souvent dans ces essais on ne dit pas tout les détails complets au sujet testé.
      Dans ma jeunesse médicale quand pour ma thèse j’ai fait des essais de saturation des albumines avec un nouvel opacifiant radiologique pour en terminer l’étude (créé par le Laboratoire Français très connu qui fourni tous les Radiologistes d’Europe et d’Afrique, et concurrent d’un aussi célèbre labo Allemand) je me suis servi de moi comme cobaye, avant de l’essayer à plus faible dose sur des patients.!!!
      J’en avais été malade à crever. Et à l’époque il n’y avait pas de PC pour taper ma Thèse diffusée en Europe et aux Amériques. A noter que pour ces travaux je disposais des très sérieuses publications de physiologistes connus au niveau mondial dans ce cercle très fermé, qui ne publiaient pas n’importe quoi, comme on peut parfois hélas lire actuellement.

        +0

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  • Armiansk // 11.05.2020 à 16h44

    Une info qui (m’)était complètement passée inaperçue sur la recherche européenne :
    Le Président du Conseil européen de la recherche, nommé en janvier, a démissionné en avril.

    https://www.lemonde.fr/sante/article/2020/04/08/demission-du-president-du-conseil-europeen-de-la-recherche_6035930_1651302.html

      +0

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    • Chris // 12.05.2020 à 16h53

      L’UE dispose d’une unité spécifique, le Centre de coordination des interventions d’urgence (ERCC), qui opère dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’UE, qui aide à la fois l’UE et certains États tiers à gérer les crises, conformément au principe de solidarité. C’est là que l’Italie a lancé un appel à l’aide au début de sa crise de coronavirus – et n’a rien reçu en retour.
      Ce sont les Russes, Cubains et Vénézuéliens qui les ont secouru en envoyant logistique et médecins.

      De même qu’une directive de l’Union Européenne interdit aux États membres de l’UE (et à ceux qui sont sur le point de rejoindre l’UE) de chercher à acquérir du matériel médical en dehors de l’UE (ainsi qu’à exporter du matériel médical hors du bloc UE-27) !?

      Vu les couacs des uns et des autres, cette démission n’a rien de surprenant.

        +1

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  • Armiansk // 11.05.2020 à 17h28

    «s’il y a un protocole qui fonctionne un peu»
    c’est bien là le problème : il ne semble pas se dégager de protocole qui fonctionnerait ne serait-ce qu’un peu.
    On a au mieux des résultats peu conclusifs, au pire de la méconduite scientifique.
    Notons en outre que, par le jeu des seuils statistiques (…et parfois d’arrangements avec la recherche), on doit s’attendre à des études qui trouveront un effet significatif pour des traitements qui n’en ont pas.

      +2

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    • Séraphim // 11.05.2020 à 22h44

      Ah, pas de pot là Armiansk. Avec 3,7% d’approbation, vous faites un flop. Y’a ‘consensus’ on peut dire. Ce n’est pas quelqu’un comme vous qui va défendre qu’on peut avoir raison seul contre tous! Si? Ah ben en plus de l’absence de chance, y’aurait aussi absence de vergogne?

        +1

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      • Armiansk // 12.05.2020 à 07h29

        Vous jugez dorénavant la réalité des choses à l’applaudimètre ? Vous ne savez donc pas que le consensus, «c’est Pétain» ? 🤦

          +3

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  • Perret // 12.05.2020 à 08h14

    Quelqu’un saurait-il me dire s’il est vrai que le prix envisagé pour une dose de Redemsivir est 7500 € ? C’est le dr Délépine, ex chef de service d’oncologie pédiatrique (à Garches, si je ne me trompe) qui le dit.

      +0

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    • Arcousan09 // 12.05.2020 à 09h09

      Evident, plus qu’évident voyons. Un produit à 7500 euros ne peut être que plus efficace qu’un produit à 5 ou 10 euros
      Pour les autres molécules testées c’est du même tonneau
      Et si la chloroquine est toxique et tue que dire des interférons si bien tolérés et « sans aucun » effet secondaire ….
      Il y a quand même des actionnaires à rémunérer …..

        +2

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    • Euls // 12.05.2020 à 14h36

      Le Dr. Délépine semble particulièrement clairvoyant sachant que le propre fabricant du remdesivir n’a pas encore annoncé de prix…

      Les estimations notamment de l’ICER varient du tout au rien, soit entre 4500 $ et 10 $ (le tout pour une dizaine de jours de traitement), mais probablement pas au delà de 1000 $. Je n’ai lu nulle part le prix de 7500€ et encore moins pour une seule dose, ce qui semble tout à fait déconnecté de la réalité.

        +2

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  • Arcousan09 // 12.05.2020 à 08h58

    La seule chose que nos génies de la politique de haut vol sache organiser avec une efficacité plus que remarquable c’est un joli bordel bien organisé
    Déclaration, contre déclaration re-déclaration, contradictions, expertise contre expertise sur-expertise …. dans cette soue un cochon n’y retrouverait pas ses petits
    Nous avons des génies issus de ENA/Banque dont les actions sont …… mirobolantes ….
    Ce qui m’inquiète c’est que le président veuille faire disparaitre cette couveuse de génies ….
    Ce qui m’inquiète moins c’est qu’il ne fera que changer le sigle sans changer le contenu ….
    Cela a un joli nom: « une réforme »
    Ouf !!!!! l’avenir de la macronie est radieux …

      +3

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  • Chris // 12.05.2020 à 16h19

    J’imagine des volontaires puisés dans les prisons privées US ? Très courant chez l’oncle Sam.

      +1

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  • madake // 15.05.2020 à 03h39

    Discovery comporte donc 5 branches, mais seulement 740 personnes pour les tester toutes.
    Ca fait 148 personnes par branche, et à ce stade, rien ne dit quand les 3200 personnes seront atteintes, ni même si elles le seront.

    Ironiquement la faiblesse de ces chiffres, donne un relief inattendu aux autres études, en Chine et ailleurs, et même aux 4850 patients traités à l’IHU de Marseille, avec la bithérapie Plaquénil + Azitromycine. Ce qui revient à dire que si ces patients étaient entrés dans un protocole randomisé + double aveugle, on aurait eu deux branches de 2425.

    L’avenir nous dira lesquelles de ces études la Science retiendra. Je ne suis pas sûr que la réponse sera politiquement correcte et bien acceptée.

      +0

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  • Clode // 15.05.2020 à 09h56

    Après un « vif désaccord » sur l’annonce des résultats du tocilizumab, le comité de surveillance des essais Covid-19 de l’AP-HP démissionne
    Article quotidien du medecin
    Dans une guerre, la première victime, c est la vérité

      +2

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