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15.juin.202015.6.2020 // Les Crises

Covid-19 : Comment éviter une éventuelle deuxième vague ?

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Source : VIDAL

Les spéculations sur une possible deuxième vague épidémique, à l’automne ou l’hiver prochain, vont bon train. Chaque expert, pour certains autodéclarés, exprime ses convictions, parfois sans (trop de) fondements scientifiques. Pourtant, ces dernières semaines ont apporté des informations importantes sur la façon dont la COVID-19 se propage et, surtout, sur les conditions nécessaires à l’apparition d’une flambée épidémique comme celle que nous avons connue en avril 2020.

À l’instar du SRAS ou du MERS, la COVID-19 semble être une infection dont la transmission se fait sur un mode stochastique : la majorité des infections s’éteignent sans descendance, mais un petit nombre d’infections (10 à 20 %) sont responsables d’un grand nombre de cas (peut-être jusqu’à 80 %). C’est ce qui pourrait expliquer que le SARS-CoV-2, sporadiquement présent en France dès novembre 2019, ait dû attendre mars 2020 pour trouver les conditions indispensables à l’apparition d’une poussée épidémique majeure.

Parce que quelques infections dominent la transmission de la COVID-19, la survenue de situations superpropagatrices (« superspreader events ») est essentielle pour que naisse une flambée épidémique. Ces situations, biologiques, sociales ou liées à la concentration de personnes particulièrement vulnérables, sont la condition sine qua non pour que la COVID-19 puisse passer du stade anecdotique au stade épidémique.

Comprendre et contrôler en amont ces situations, lieux ou événements superpropagateurs vont devenir essentiels, dans les mois qui viennent pour prévenir l’apparition d’une éventuelle deuxième vague sans devoir recourir aux mesures extrêmes de type confinement généralisé.

Depuis quelques semaines, le brouillard semble s’éclaircir sur la manière dont le SARS-CoV-2 et la pandémie de COVID-19 ont essaimé dans les pays qui ont été les plus touchés. La vision d’une tache d’huile se répandant d’une manière uniforme, inspirée par les épidémies de grippe, cède la place à une vision plus proche de la façon dont les feux de forêt se propagent sous l’effet du vent, de manière discontinue.

Mieux comprendre ce mode de diffusion est essentiel pour estimer les risques, l’hiver prochain, de voir survenir une nouvelle phase épidémique comme celle que nous venons de traverser, et pour mettre en place, dès aujourd’hui, des mesures de contrôle pour éviter ce scénario.

Même sur le plan épidémiologique, la COVID-19 n’est pas une grippe(tte)

En regardant ce qui s’est passé depuis le début de l’année, deux éléments sautent aux yeux :
  • le SARS-CoV-2 était présent en France, de manière ponctuelle, depuis probablement novembre ou décembre 2019. En témoignent les analyses a posteriori de prélèvements ou de scanners thoraciques montrant des signes caractéristiques de COVID-19 chez quelques patients. Pourtant, la flambée épidémique n’a commencé que début mars ;
  • dans les pays de moyenne ou grande taille, la pandémie n’a flambé que dans certaines régions (Île-de-France et Grand Est, Lombardie, Hubei, État de New York, etc.), sans embraser l’ensemble du territoire (malgré des cas identifiés un peu partout).
Ces deux observations suggèrent fortement que la COVID-19 ne progresse pas comme la grippe saisonnière. Celle-ci envahit rapidement et uniformément tout un territoire dès que le virus commence à être repéré. Cela n’a pas été le cas pour le SARS-CoV-2, même si son R0, supérieur à celui du virus Influenza, le rend théoriquement plus contagieux.

Taux de reproduction (R0/Reff) et facteur de dispersion (k)

Pour comprendre comment la COVID-19 se diffuse, connaître son taux de reproduction (R0/Reff) ne suffit pas. En effet, comment expliquer que, plus contagieuse que la grippe saisonnière, elle ne soit pas parvenue à coloniser notre territoire de manière au moins aussi efficace ?

La réponse se trouve dans une autre caractéristique des infections, leur facteur de dispersion k (kappa). Si le taux de reproduction reflète la contagiosité moyenne sur l’ensemble des personnes infectées, le facteur de dispersion mesure la variabilité de ce taux de reproduction au sein de la population infectée.

Quand k = 1, R0 est le même quel que soit le patient, l’épidémie progresse de façon uniforme, façon tache d’huile : il s’agit de la situation constatée lors de l’épidémie de grippe espagnole en 1918. Plus k se rapproche de 0, plus la contagiosité de chaque patient est variable. Par exemple, lorsque k = 0,1 et R0 = 3, 73 % des patients contaminent moins d’une personne, mais 6 % en contaminent plus de 8. L’épidémie progresse alors de manière stochastique (discontinue) ce qui, en termes statistiques, répond à une distribution binomiale négative (alors que la grippe saisonnière se rapproche davantage d’une distribution de type Poisson).

Ce mode de diffusion stochastique a été observé lors de l’épidémie de SRAS (R0 = 2 ; k = 0,16) et, à un moindre degré, celle de MERS (R0 = 0,6 ; k = 0,25).

Quelle valeur pour le k de la COVID-19 ?

Il est trop tôt pour connaître avec certitude le k de la COVID-19. Sa mesure a, de plus, été rendue difficile par les mesures de confinement généralisé.

Diverses études se sont penchées sur la question. Par exemple, une étude de modélisation suisse situe son k entre 0,3 et 0,6 avec une médiane à 0,54. Une étude chinoise propose 0,45, ce qui (avec un R0 de 3), signifie que 20 % des personnes infectées seraient responsables de 80 % des cas. Une étude britannique propose un k plus faible, entre 0,1 et 0,3 (10 % des cas responsables de 80 % des cas, R0 = 3). Ce qui semble certain, c’est que le k de la COVID-19 est plus élevé que celui du SRAS et probablement moindre que celui du MERS.

Connaître le k (donc apprécier le degré de stochasticité de la diffusion) est essentiel pour identifier des méthodes de contrôle de la pandémie. En effet, plus une infection est stochastique et plus ses flambées sont dépendantes de situations superpropagatricessuperspreading events »).

Pourquoi les situations superpropagatrices sont-elles cruciales lorsque le k est faible ?

Lorsque 80 % des cas sont dus à 10 ou 20 % des personnes infectées, comme cela semble être le cas pour la COVID-19, cela signifie également que 80 à 90 % des personnes infectées sont responsables de 20 % des infections. Donc, dans la majorité des cas, une personne infectée n’en contamine aucune autre. Dès lors, on comprend que les probabilités ne jouent pas en faveur du SARS-CoV-2 et que la majorité des chaînes de contamination ou des foyers s’éteignent d’eux-mêmes.

C’est probablement ce qui s’est passé en France entre novembre 2019 et février 2020, et c’est également pour cela que les modélisateurs estiment qu’il faut au moins 4 introductions distinctes du SARS-CoV-2 pour qu’il s’installe dans un pays vierge.

Dans les conditions de distribution binomiale négative propres à la transmission stochastique, il est statistiquement nécessaire que quelques douzaines de cas surviennent simultanément pour créer les conditions nécessaires à une envolée épidémique. C’est là où les situations superpropagatrices sont indispensables : soudain, le milieu devient favorable à la propagation de SARS-CoV-2, malgré sa faible contagiosité chez la majorité des personnes infectées.

Cette particularité explique que les foyers les plus importants de COVID-19 ne soient pas systématiquement apparus dans les grandes métropoles (comme c’est le cas pour les infections à distribution de type Poisson), mais également dans des lieux moins peuplés (par exemple Mulhouse ou Codogno), là où avait eu lieu un événement superpropagateur.

Par ailleurs, toujours selon le modèle binomial négatif, une fois un foyer installé, la croissance du nombre de cas explose rapidement, en quelques générations de patients infectés. Par exemple, sur le paquebot Diamond Princess, les 135 premiers cas se sont déclarés en 5 jours. Cette croissance exponentielle stable, que nous avons pu voir en avril en France, n’est pas permise par une distribution de type Poisson, moins volatile.

Les situations superpropagatrices, au cœur de la diffusion de la COVID-19

Comme observé lors des épidémies de SRAS et de MERS, la COVID-19 ne semble flamber qu’en présence d’un événement ou d’une situation où de nombreuses personnes ont été simultanément contaminées par quelques individus, voire un seul. C’est le cas bien sûr du rassemblement religieux de Mulhouse, mais également des navires, de croisière ou militaires, des chorales, des abattoirs, etc.

L’importance et la nature des situations superpropagatrices impliquées dans la progression de la COVID-19 sont décrites en détail dans un preprint publié par BM Althouse et al. sur le site arXiv. Selon les auteurs, il est possible de distinguer 4 types de situations superpropagatrices :

  • les situations « biologiques » qui augmentent l’infectiosité, par exemple une charge virale élevée dans l’oropharynx ou les poumons (hypothèse) ;
  • les situations « comportementales ou sociales » que sont, par exemple, les sujets amenés par leur profession à être en contact avec de nombreuses personnes ;
  • les « établissements à risque élevé » comme les abattoirs, les foyers communautaires, les EHPAD, les établissements de soins, les prisons, etc.
  • les « scénarios opportunistes » qui sont des rassemblements occasionnels de forte densité (navires, transports en commun sans ventilation, par exemple), en particulier ceux qui comportent des cris ou des chants (offices religieux, concerts, boîtes de nuit, etc.).

Ainsi, ce qui définit une situation superpropagatrice, c’est à la fois la présence de nombreuses personnes susceptibles d’être infectées et des conditions augmentant la probabilité d’être infecté (contacts fréquemment répétés ou étroits, présence de personnes ou d’activités fortement contaminantes, par exemple).

Des escarbilles qui doivent tomber au bon endroit pour déclencher un incendie

Pour résumer en une métaphore le mode de diffusion de la COVID-19, la plupart des contaminations sont comme des escarbilles émises par un feu de camp et emportées par le vent. Le plus fréquemment, elles retombent sans allumer d’incendie, parce qu’elles sont trop petites ou qu’elles tombent au mauvais endroit. Parfois, une escarbille, peut-être un peu plus vive que les autres, retombe dans un endroit particulièrement inflammable et déclenche un incendie important (mais néanmoins local, dans une zone boisée et non dans tout le pays).

Autre métaphore, pour reprendre les paroles de la chanson « La Java des bombes atomiques » de Boris Vian : « La seule chose qui compte, c’est l’endroit où s’qu’elle tombe. »

Lorsqu’on envisage la pandémie de COVID-19 selon cette métaphore, il vient immédiatement à l’esprit que, pour éviter les incendies, mieux vaut connaître et surveiller les lieux les plus inflammables. Surveiller la présence de feux de camp (les petits clusters locaux) semble également important, mais cela représente un travail plus considérable, pour un coût bien plus important (car il faut surveiller tout le territoire).

Quelles conséquences sur l’apparition éventuelle d’une deuxième vague ?

En préambule, rappelons qu’une bonne moitié de notre pays et des EHPAD qui s’y trouvent n’ont pas été touchés par la vague épidémique du printemps. La population susceptible d’être gravement malade est encore vaste, comme autant de forêts prêtes à s’embraser. De plus, même si le nombre de cas diminue fortement cet été, voire devient égal à zéro, le SARS-CoV-2 va continuer à être présent à travers le monde. La probabilité qu’il disparaisse complètement de notre planète semble faible, au moins pour ce que l’on en sait actuellement.

Si quelques foyers infectieux dominent la transmission de la COVID-19 alors que la plupart d’entre eux s’éteignent d’eux-mêmes, cela signifie que, pour éviter une deuxième vague épidémique, il est indispensable, dès aujourd’hui, de construire des échelles de risque, à la fois pour les personnes vulnérables, mais aussi pour les situations, activités, événements ou lieux particulièrement à risque de superpropagation.

Ces échelles de risque permettront de décider de mesures de contrôle à appliquer à chaque population/situation, pour un contrôle finement adapté (et moins coûteux économiquement ou psychologiquement). Selon la vulnérabilité de la cible, ces mesures pourront être drastiques (de type « cordons sanitaires » autour des EHPAD, par exemple) ou plus souples (limiter les rassemblements en lieux clos où les personnes crient et chantent, par exemple).

En conclusion, les travaux récents sur la dissémination de la COVID-19 confirment que, sur le plan épidémiologique comme sur le plan virologique ou immunologique, cette infection à coronavirus n’est pas fondamentalement différente du SARS. Ses particularités (un facteur de dispersion un peu plus élevé, une transmission possible avant l’apparition de symptômes) devront être prises en compte dans la manière dont nous devrons continuer à être vigilants.

Mais, comme pour le SRAS ou le MERS, la plus grande attention devra être portée à la prévention des situations superpropagatrices, avec des mesures adaptées au niveau de risque de chaque population, en particulier les plus vulnérables.

Source : VIDAL

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

Renard // 15.06.2020 à 07h20

Ce n’est plus contre le COVID 19 qu’il convient de nous préparer (nous sommes partis en guerre, nous étions désarmés, nous avons perdu) mais contre les COVID à venir, 20, 21, 22 ou autres épidémies. Des qui seraient par exemple moitié plus contaminantes ou moitié plus mortelles.
Cet article est très didactique et factuel, un bon article. Mais je crains que les bureaucrates qui nous dirigent ne trouvent dans ce type d’analyses une façon en apparence rationnelle à ne nous préparer qu’à la maladie d’avant…

91 réactions et commentaires

  • Renard // 15.06.2020 à 07h20

    Ce n’est plus contre le COVID 19 qu’il convient de nous préparer (nous sommes partis en guerre, nous étions désarmés, nous avons perdu) mais contre les COVID à venir, 20, 21, 22 ou autres épidémies. Des qui seraient par exemple moitié plus contaminantes ou moitié plus mortelles.
    Cet article est très didactique et factuel, un bon article. Mais je crains que les bureaucrates qui nous dirigent ne trouvent dans ce type d’analyses une façon en apparence rationnelle à ne nous préparer qu’à la maladie d’avant…

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  • Kiwixar // 15.06.2020 à 09h13

    Il faut s’inspirer des pays démocratiques qui ont très bien géré le problème : Taiwan, Corée du sud. Ça implique d’éviter d’avoir un gouvernement de branquignoles, et faire de la veille sanitaire permanente (aller voir sur place quand il y a un début d’épidémie, et ne pas se fier au gouvernement du pays où la maladie débute)(comme a fait Taiwan).

    On s’en sort bien avec un virus très peu mortel. Ça aurait été une hécatombe avec un Mers (30% de létalité?) ou pire.

      +7

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  • Come Back // 15.06.2020 à 09h52

    Dit autrement, au delà des propriétés intrinsèques du virus, le plus important est l’existence d’un terreau favorable à la diffusion : rassemblements avec chants ou cris, confinement de masse. Ce que Raoult qui en a connu d’autres appelle l’écologie d’une épidémie.
    Au passage, on note qu’il aurait été plus judicieux de laisser les citoyens circuler en plein air et en petits groupes (montagne, littoral , parcs et forets), ce que la Suisse et d’autres pays ont permis, plutôt que d’assigner à domicile tout le monde et tout le temps.

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  • Morne Butor // 15.06.2020 à 09h55

    Merci pour cet article très clair qui explique bien certaines particularités de la propagation du virus. Nos amis chinois ont certainement fait leur propre estimation de k. Il serait intéressant de savoir à quel moment ils ont soupçonnés un k très différent de 1 et à quel moment ils ont communiqué à ce sujet. Tous les épidémiologistes français maîtrisent certainement très bien ce sujet. Je trouve curieux qu’on n’en ait pas parlé plus tôt en France. Nos gouvernants et médias ont-ils eu peur que les français ne comprennent pas ?… à la vue de bien des commentaires ci-dessus, je serais presque tenté de ne pas les en blâmer…. presque.

      +1

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  • Barachin // 15.06.2020 à 09h57

    Merci pour cet article très intéressant, qui établit une distinction éclairante entre la contagiosité du virus et celle des individus porteurs. La mise au jour des facteurs sociaux dans la propagation du virus est également instructive.

    Maintenant que le brouillard s’estompe un peu … je me demande s’il est encore bien utile de promouvoir l’application Stop-Covid ?

    Potentiellement des millions de données ramassées … pour rien.

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  • Julien // 15.06.2020 à 10h06

    Comment se préparer ? Beh on s’y prépare pas, on vit, on travaille on rigole en famille ou avec les amis, on fait du sport, on va au resto, on s’embrasse … et on verra. et puis étant donné que le pays a confiné comme n’importe quel autre, l’année prochaine vue qu’il ne confineront plus (beh oui ça serait trop gros…) on se rendra compte bien sagement que le confinement de 2020 qui a mis l’économie à terre et cause des millions de pertes d’emploi et à terme plus de morts que le virus lui même n’a servi à rien!! , on aura le droit de manifester mais avec des masques attention, Parceque l’émotion dépassera le cadre juridique. Mais attention, ceux qui se retrouveront en Réa seront ceux qui n’auront pas respecté les règles, c’est aussi simple que ça. Et puis bon, quand on est en guerre on a besoin de pognon (qu’on a pas) alors on remettra quelques centaine de milliards sur la table et on achètera des respirateurs pour être enfin prêts quand l’épidémie s’éteindra. heureusement bigpharma travaille sur un «vaxxin » et l’ARS est déjà en train de préparer les pdf à imprimer dans les services « si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour les autres » avec comme phrase d’accroche : « covid 19? Je me vaccine moi et toute ma famille avec, sans oublier le chien » … je rigole mais on en est pas loin…

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    • Barachin // 15.06.2020 à 11h48

      « le confinement de 2020 qui a mis l’économie à terre et cause des millions de pertes d’emploi et à terme plus de morts que le virus lui même n’a servi à rien!! »

      Comment peut-on dire que les mesures de confinement n’ont servi à rien en commentaire d’un article qui démontre exactement l’inverse. A se demander si vous l’avez lu, et si c’est le cas, si vous avez pris le temps de la réflexion.

      Alors on récapitule depuis le début :
      • la décision de confiner n’a pas été prise pour le plaisir, comme vous – sinon plus – nos dirigeants sont obsédés par le PIB. S’ils se sont résignés à demander aux citoyens de rester chez eux c’est en raison du manque de préparation à une situation de pandémie. Cela explique en passant que dans certains pays d’Asie le confinement n’a pas été décidé car il y avait en amont des plans de lutte et du matériel en stock
      • de manière absolument certaine, le confinement a éviter l’explosion des services de réanimation en réduisant la simultanéité des cas graves
      • de manière plus que probable, le confinement a permis de sauver des vies, surtout dans un pays à ce point démuni de masques, de tests et … de dirigeants fiables.

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      • Julien // 15.06.2020 à 13h31

        Tant de soumission au discours officiel me mets la larme à l’œil. Désolé mais je ne pense pas comme vous, le pire c’est que les chiffres qui commencent à tomber montre que la France est la dernière dans la gestion de la crise (au niveau mondial) …. bref, vous faites comme beaucoup (y compris dans mes proches) vous vous persuadez que ce que vous venez de vivre était la seule et l’unique solution puisqu’on vous dit que c’est ainsi. grand bien vous fasse. En attendant trouvez moi un article qui démontre scientifiquement la nécessité absolue d’assigner les populations à résidence. Il n’y en a pas ne cherchez pas sauf chez ceux qui veulent à tout prix passer le message que : nos dirigeants ont bien agis. Du coup on sort des articles provenant de médias aux ordres. Ils sont nombreux les journalistes qui œuvrent en ce sens… seulement le confinement et il va falloir l’accepter car le réel arrive à grand pas, est bien plus délétère que le virus lui même. Je ne changerai pas d’avis car je suis intimement persuadé que l’on vient de vivre une belle ingénierie sociale…. ou pour faire plus simple, un beau foutage de gueule généralisé dans un but qui nous dépasse totalement …

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        • Barachin // 15.06.2020 à 14h04

          « le confinement […] n’a servi à rien!! »
          Je réagissais simplement à ce propos.

          On peut discuter des effets du confinement (les bons comme les mauvais) mais en faire un bilan univoque me paraît relever du parti-pris irrationnel. Sans relation avec les faits tangibles, révélés à mon sens par la démarche comparatiste (d’où mon lien que je me permets de remettre : https://www.capital.fr/economie-politique/maisons-de-retraite-confinement-le-coronavirus-a-ete-tres-meurtrier-au-royaume-uni-1372638)

          Votre prétendue lucidité on la croise régulièrement sur les forums de discussion. Vous êtes comme beaucoup d’autres commentateurs pris dans votre « élan » dénonciateur, dans votre désir de dénoncer le mensonge en général, l’actualité que vous commentez n’étant finalement qu’un support de votre discours dénonciateur.

          Dit autrement, le sujet pourrait être totalement différent (la pollution, les violences de rue ou la viande de cheval dans votre steak de boeuf…), vous auriez exactement le même raisonnement un peu simpliste et manichéen.

          https://www.youtube.com/watch?v=sLUGdXByu9Q

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      • fanfan // 15.06.2020 à 13h36

        « CELUI QUI CONTROLE LA PEUR DES GENS, DEVIENT LE MAÎTRE DE LEURS ÂMES » NICOLAS MACHIAVEL
        – « Nothing can justify this destruction of people’s lives ». Yoram Lass, former director of Israel’s Health Ministry, on the hysteria around Covid-19 (https://www.spiked-online.com/2020/05/22/nothing-can-justify-this-destruction-of-peoples-lives/)
        – « Facing COVID-19 by the confinement :EBM, « MBM » or « SBM » ? ». Zelmat M, Clinical Biologist and Hospital Practitioner (https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3600511)
        – « Ce que nous avons appris du COVID-19 : des morts qui auraient pu être évités ? » Pr Philippe Parola, directeur de service de soins et d’unité de recherche à l’IHU Méditerranée Infection (https://www.youtube.com/watch?v=GHXKRk2WST8)
        – « La France avait-elle les moyens d’opter pour un traitement curatif précoce du Covid-19 en médecine de ville ? » (https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-france-avait-elle-les-moyens-d-224985 )
        Etc. et sans parler des conflits d’intérêts à tous les étages, dernier en date concernant les 2 critères essentiels (sensibilité mais surtout spécificité) pour mesurer la fiabilité des tests (https://www.youtube.com/watch?v=vrjmY_ffgAg)

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      • fanfan // 15.06.2020 à 13h47

        En France, selon les chiffres apportés par l’Inserm, ce sont environ 17 000 personnes qui meurent chaque année de bronchopneumopathie chronique obstructive – 47 décès par jour. En 2013, environ 145 000 personnes atteintes de formes sévères de cette pathologie ont bénéficié d’une oxygénothérapie de longue durée (associée ou non à un traitement par ventilation) – 400 personnes par jour. Pour une population de 67 millions d’habitants. 
        En France, selon les statistiques officielles, ce sont environ 31 000 personnes qui décèdent du cancer des poumons, tous les ans – 85 décès par jour. Question: combien de ces personnes atteintes d’un cancer terminal des poumons sont accueillies, dans les hôpitaux, en service de réanimation oxygénée? De plus, rappelons que ce sont 150 000 personnes qui décèdent annuellement de cancers en France. 

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      • fanfan // 15.06.2020 à 13h52

        Les hôpitaux, de par leur vétusté et leur destruction programmée, sont aussi l’objet des maladies nosocomiales : entre 7000 et 10 000 décès, annuellement.
        Le site internet de la Santé Publique, en France, décline une vingtaine de micro-organismes qui sont les facteurs de ces infections nosocomiales. Les quatre micro-organismes les plus fréquents sont Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Enterococcus faecalis et Pseudomonas aeruginosa, ils représentent la moitié des micro-organismes isolés des infections nosocomiales (https://www.santepubliquefrance.fr/content/download/186703/2319819)

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        • Barachin // 15.06.2020 à 14h06

          Vous avez oublié dans votre longue litanie les accidentés de la route et les chutes dans l’escalier.

          Donc les humains sont tous atteints d’une maladie mortelle qu’on appelle la vie … merci pour cette brillante découverte Dr Fanfan.

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      • Perret // 15.06.2020 à 17h32

        Faux : c’est quand on retire aux 80000 médecins de ville la liberté de soigner que l’on condamne les urgences à l’engorgement. Le confinement est la conséquence du désarmement en rase campagne de l’armée des médecins. Macron en fait la guerre en licenciant son infanterie.

          +5

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        • Barachin // 15.06.2020 à 20h18

          Déconfinez-vous un peu l’esprit, voyez comment cela s’est passé ailleurs dans le monde. On parle de pandémie, pas d’un virus francophone.

          Le confinement a été décidé un peu partout : https://www.arte.tv/fr/videos/096947-052-A/viral-israel/

          Les seuls Etats qui n’y ont pas eu recours se trouvent en Asie et ce n’est pas lié à la médecine de ville évidemment.

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          • L. Smarh // 22.06.2020 à 11h40

            La Suède n’a pas confiné, et ne s’en porte pas plus mal -et même bien mieux, vu les conséquences économiques graves du confinement.

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        • Kasper // 15.06.2020 à 23h30

          Pour leur donner la liberté de soigner, encore eut il fallu qu’il existe un traitement…

            +2

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      • Perret // 15.06.2020 à 19h35

        Faux : c’est quand on retire aux 80000 médecins de ville la liberté de soigner que l’on condamne les urgences à l’engorgement. Le confinement est la conséquence du désarmement en rase campagne de l’armée des médecins. Macron a fait la guerre en licenciant son infanterie.

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    • Barachin // 15.06.2020 à 12h16

      Le cas britannique devrait tempérer votre « analyse » selon laquelle le confinement n’a servi à rien.
      https://www.capital.fr/economie-politique/maisons-de-retraite-confinement-le-coronavirus-a-ete-tres-meurtrier-au-royaume-uni-1372638

      Et je n’évoque pas le cas tragique des Etats-Unis et du Brésil, où les dirigeants ont une responsabilité criminelle dans le refus d’agir (ou plus exactement dans le refus de porter atteinte au PIB).

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      • fanfan // 15.06.2020 à 14h48

        Autrefois, le National Health Service (service public de santé) était un des plus envié du monde occidental. Massacré dès l’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher en 1979, comme tous les services publics britanniques, il n’est plus en mesure aujourd’hui de soigner correctement la population civile. Le système de santé britannique est ce qu’il y a de pire en Europe de l’ouest. Les services publics réduits à la portion congrue, cela donne l’impossibilité de réagir et de traiter les crises sanitaires et sociales. Confinement tardif au nom de la sainte-économie libérale.

        De splendides graphes pour préciser la situation aux Etats-Unis réalisés par « Ethical Skeptic » : https://twitter.com/EthicalSkeptic

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      • Barachin // 15.06.2020 à 20h21

        Fanfan

        Vous n’avez pas lu le lien qui a été proposé.
        Il indique que le déclenchement tardif du confinement par le PM a causé des morts.

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  • chris68 // 15.06.2020 à 10h50

    Donc d’ici six mois , comme le virus va continuer à se propager à bas bruit on sera tous immunisés ? J’ai bon comme disais Albert Dupontel ?

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  • Séraphim // 15.06.2020 à 11h18

    Enfin, il aura fallu attendre le 4 juin pour voir émis un (léger) doute sur le fond des modèles absurdes hypersimplificateurs des grippes uniformes et de leur R0 brandi comme un drapeau par Ferguson, Fauci & consors!
    Dès le mois de février nous savions en regardant la Chine (et je l’ai moi-même ici décrit) que la propagation ne se faisait pas avec une simple équation uniforme de Jacques contaminé qui contamine Paul et 1/2 ou 0.8 Paul. Que ce n’était pas l’activité sociale, la création de « clusters » de réunions qui déterminaient l’expansion de cette maladie, mais des règles propres au virus proprement dit qui a d’une certaine façon, un comportement « social » lui aussi. Il lui faut un support fiable et un lieu d’échanges pour se développer, c’est à dire plusieurs personnes contaminées proches. Dès la mort du Dr. Liu, ce soi-disant lanceur d’alerte, le 7 février donc, nous avions compris que la surcontamination (et non la contamination unique) est le facteur déterminant de l’épidémie en milieu hospitalier chez les soignants. Début mars nous savions que la population de Wuhan n’était contaminée qu’à 7% et que ceci suffisait pour que l’épidémie recule.
    Des modèles faux sur la transmission ont conduit à des modèles faux sur « l’immunité collective » et conduit à des décisions politiques incongrues et cruelles. Si au moins cela pouvait jeter un doute fort sur la validité des « modèles »! Suivez mon regard…

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  • Loxosceles // 15.06.2020 à 11h33

    Sur un forum, un gars qui suit l’épidémie depuis le tout début (janvier) avec des équations aux résultats plus ou moins foireux, m’a annoncé hier qu’on aurait une deuxième vague dans 13-15 jours. Voilà où on en est avec les astrologues scientistes du moment. Je mentionne cela car j’ai noté l’oracle dans mon calepin, comme j’avais noté l’annonce d’un autre qui avait annoncé « des millions de morts » suite à un rêve qu’il a fait… Ou quand les matheux-scientistes rejoignent les prophètes…

    Cet article est intéressant, mais il avoue qu’en fait, on ne sait tout simplement pas grand chose. Le scénario d’une « deuxième vague » se retrouve en apparence dans les courbes de l’Iran et de l’Arabie saoudite, mais en fait il y a toutes les chances qu’il s’agisse plutôt de l’évolution de foyers différents ayant chacun leur dynamique. Ce qu’il faut craindre n’est pas une seconde vague, mais plutôt un nouveau méga foyer comme à Mulhouse, qui paraît tout de même improbable dans le cadre de la surveillance actuelle, et parce que nulle part le virus n’a causé de rebond. On nage en plein délire, et je connais encore des gens dans ma famille que je ne peux pas voir depuis plus de 3 mois car ils sont terrorisés, quand bien même ils vivent dans un département qui connaît une sous-mortalité par rapport aux années précédentes… Il suffit de maintenir la prudence pendant encore un mois et le plus probable est qu’on sera sortis d’affaire (à moins que l’UE n’ouvre inconsidérément ses frontières alors que ça continue dans le reste du monde).

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    • Séraphim // 15.06.2020 à 13h29

      Oui tout à fait. Moi ce que je ne comprend pas, c’est « votre famille terrorisée ». Elle n’est pas la seule, ce n’est pas votre famille en cause ici, mais cette propagation réelle de la terreur à tous les niveaux, y compris et surtout chez des gens sensés et cultivés. On a dans le monde 1,5 millions de morts par an sur les routes, et tout le monde prend la route quand même, avec des précautions somme toute minimales (ceinture, freins, code de la route). Pourquoi cette peur de mourir du Covid? Ce n’est même pas une ‘mort dans d’atroces souffrances’ comme on dit, rivotril aidant… je vois des jeunes en pleine santé devenus non pas précautionneux (masques, gel, distance) mais carrément hypocondriaques. Je comprend bien certes tout ce qui est joué sur cette peur, par les dirigeants, les compagnies commerciales, les fonds financiers qui vont rafler toutes les entreprises menacées, mais je ne saisis pas cette communication de la peur, cette adhésion unanime. A-t-on réellement tout oublié de l’enseignement philosophique, que ce soit l’enseignement chrétien ou simplement le stoïcisme hérité des Romains et encore partout présent dans notre morale et nos lois?
      Il faut prendre des précautions et soigner intelligemment certes, c’est à dire avec talent et non mécaniquement, mais si l’on doit en mourir et bien nous en mourrons, la belle affaire!

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      • chris68 // 15.06.2020 à 15h55

        Lol venez parler de peur à Maman ( 87a ) . Elle est prête à avoir 20 millions de chômeurs , du genre « c’est moins pire que d’être mort « 

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    • barbe // 15.06.2020 à 13h39

      Les statistiques ne sont pas des mathématiques : mais rien que du calcul.

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  • lon // 15.06.2020 à 13h57

    Voici venu le temps des manifestations silencieuses , où la populace retiendra son souffle, non par peur de la charge des CRS, mais par sens civique sanitaire .

    Plus sérieusement mon test Sérologie Virale SARS-CoV-2 IgG suite à prise de sang m’est revenu négatif .
    Anticorps non détectés . Cependant :  » Chez les patients asymptomatiques ou présentant des symptômes faibles à modérés, la réponse sérologique est très variable . Les anticorps peuvent apparaître tardivement ( jusqu’à 40 jours ) ou rester indétectables . Un résultat négatif n’exclut pas d’être contagieux . Le respect des gestes barrières reste indispensable .. »

    Bon alors si même les tests ne veulent rien dire, il reste quoi ? Le super vaxxin promis pour cet hiver qui sera inefficace sur le prochain SARS Cov-3 ?

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  • Arcousan09 // 15.06.2020 à 16h09

    Cette histoire de deuxième vague n’existe que pour maintenir la pression sur les citoyens et la deuxième vague est inventée pour maintenir la gouvernance par la peur.
    Pendant que le peuple tremble les politiques peuvent ourdir des petits textes en silence et en catimini sans éveiller l’attention …
    Et quand Jupiter annonce qu’il n’augmentera pas les impôts il se moque des citoyens car il a déjà commencé avec la prolongation de la CRDS: 0,5% de tous les revenus … Il joue sur les mots, il n’a pas augmenté les impôts, il a prolongé un impôt …. et ce n’est qu’un début … seuls les milliardaires de la république passeront à travers pas le smicard.

      +9

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  • un citoyen // 15.06.2020 à 16h43

    J’ai un doute après la lecture de ce qui est écrit avant le développement du facteur de dispersion k, à savoir les deux observations « qui sautent aux yeux » dont la flambée épidémique qui avait commencé en mars alors que le virus était présent depuis novembre/décembre, pour conclure que le virus ne progresse pas pareil que la grippe saisonnière.

    En effet, il y a quelque-chose qui n’a pas été explicitée : les mesures de la phase 2 qui avaient pour but d’isoler et de traiter les cas d’infection qui apparaissaient. Des mesures dont on s’attendait à ce qu’elles finissent par être dépassées, certes, mais elles ont contribué jusqu’à une certaine limite à retenir la propagation, quoi que l’on dise sur cette stratégie qui avait été mise en place dont -entre autres- le fait qu’elle était en contradiction avec le peu de rigueur donné pour limiter la venue du virus sur le territoire.
    Et pas de façon égale suivant les régions, certaines étaient à peu près sous contrôle (peu de foyers d’infection qui étaient gérables) et d’autres ont été bien saturées avant que les mesures de la phase 3 prennent le relais. Autrement dit, c’est comme si les régions ne partaient pas sur le même pied d’égalité à partir du début de cette nouvelle phase.

    Bien d’accord sinon qu’il faut essayer de comprendre le mieux possible les conditions qui favorisent (ou non) la propagation.

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  • jp // 15.06.2020 à 17h40

    Il est toujours étonnant de lire des projections épidémiques à venir sans qu’on sache avec précision le statut de la population visée, en localisation, proximité, fréquence de rencontre, en caractéristiques territoriales, en âge, en immunité ou sensibilité individuelles et collectives, etc… Un principe de calcul ne peut fournir de résultat intéressant que si les bonnes données sont d’abord prises en compte. Mais pour des décideurs politiques tout est bon à prendre pour maintenir la pression sur le petit peuple, tant on peut le faire marcher droit par la peur.
    A croire que les Français en redemandent.

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  • pas touche au grisbi // 15.06.2020 à 18h49

    Sans être scientifique, on peut répondre facilement à cette question sérieuse « comment éviter une éventuelle 2eme vague

    réponse : il suffit de se planquer derrière une éventuelle dune

    tant qu’il n’y a pas d’application 2eme vague bien sûr ..

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  • 78 ans // 16.06.2020 à 03h18

    Il n’y aura pas de deuxième vague, tant et aussi longtemps que nous ne serons pas sortis de la première. Or nous y sommes encore et toujours, occupés à faire semblant que tout est terminé… comme si de rien n’était, bousculés vers un déconfinement absurde, parce que très prématuré, par tous les pressés de la finance, des affaires et du pognon; de la bour$€ de préférence à la vie.

    Le temps venu, il faudra bien en payer le prix fort… et se la fermer.

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    • jean-pierre.georges-pichot // 16.06.2020 à 12h40

      Déconfinement prématuré ? mais combien de temps croyez-vous que vous auriez continué à trouver des biscottes dans votre supermarché avec la politique voulue par le conseil scientifique ? Macron a imposé la sortie contre tout le monde parce que, avec tous ses défauts, il a quand même une petite capacité à tenir compte des réalités. Il se trouve que cela n’a pas relancé la pandémie parce que le virus se rit des mesures sanitaires. Dans le cas contraire, le confinement aurait été insoutenable tout pareil et il aurait fallu vivre avec le taux de mortalité qui lui correspond, comme on a toujours fait dans le passé tant que l’on n’avait pas de traitement. Comme on a en réalité fait une fois de plus. On accuse de charlatanisme les tenants de l’HCQ, mais les tenants du confinement ne sont pas moins dans l’illusion consolatoire. Par ailleurs : un article formidablement intéressant, celui-là !

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