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12.décembre.201412.12.2014 // Les Crises

Crise de l’euro : regarder les réalités en face, par Jean-Michel Naulot

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Par Jean-Michel Naulot, membre du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica, auteur de « Crise financière – Pourquoi les gouvernements ne font rien », Le Seuil, 2013 [1]

« La difficulté n’est pas tant de comprendre les idées nouvelles. Elle est d’échapper aux idées anciennes » Keynes (1936)

La position des dirigeants européens qui consiste à dire qu’il n’y a qu’une seule politique possible, qu’il faut à tout prix sauver l’euro, qu’il n’y a pas de place pour un débat sur la monnaie unique, devient de moins en moins acceptable. Il faut arrêter de faire de l’euro une religion, un sanctuaire dont on n’aurait pas le droit d’approcher. La monnaie unique est un système monétaire comme un autre. On doit pouvoir en discuter comme de n’importe quel problème économique.

La situation actuelle rappelle étrangement les années trente. Après la crise de 1929, tous les pays occidentaux avaient tenté de restaurer le système monétaire de l’étalon-or alors que les déséquilibres provoqués par la crise financière étaient considérables. Mais les politiques d’austérité se révélèrent insupportables et les Etats-Unis, avec une dévaluation spectaculaire de 41 % décidée par Roosevelt en 1933, donnèrent l’exemple pour sortir d’un engrenage qui devenait mortifère. Quelques pays d’Europe décidèrent cependant de rester dans l’ancien système. C’est ce que l’on a appelé le bloc-or. Très vite, devant les ravages provoqués par les politiques déflationnistes, les pays européens quittèrent à leur tour le bloc-or. La France fut le dernier pays à le quitter. Léon Blum, qui avait juré de ne jamais casser le lien entre le franc et l’or pendant la campagne électorale du printemps 1936, décida courageusement de dévaluer le franc trois mois après avoir été désigné président du conseil, en septembre 1936. Dans les mois qui suivirent cette dévaluation la situation de l’économie française connut une embellie.

Le bloc-or est un exemple d’aveuglement, d’entêtement des élites. Ce n’est pas être populiste de le dire. Les exemples d’aveuglement des élites sont nombreux dans l’Histoire, dans le domaine économique comme dans le domaine militaire. Au cours des années 1970-1990, les élites anglo‑saxonnes crurent par exemple que la déréglementation de la finance permettrait de doper la croissance… Le résultat de cet aveuglement fut cataclysmique.

Face à la crise de l’euro, il faut se garder d’avoir des idées toutes faites, des préjugés. Il faut regarder les réalités en face. Il faut analyser les dysfonctionnements de la monnaie unique sous l’angle économique et social, ne pas trop mêler la politique à cette analyse. Naturellement, il faut ensuite tirer des conclusions politiques de l’analyse économique. Mais ne pas inverser l’ordre des choses. Pour le moment, les dirigeants européens font d’abord de la politique lorsqu’ils parlent de l’euro. En affirmant que l’euro, c’est l’Europe, ils biaisent leur analyse économique. C’est absurde. Les erreurs d’analyse coûtent très cher, entraînent des souffrances immenses pour nos concitoyens. Il faut analyser les dysfonctionnements de l’euro de manière froide, sous un angle strictement économique et social.

Les dysfonctionnements génétiques de l’euro

Le dysfonctionnement majeur de l’euro, celui qui résume tous les autres, c’est naturellement le fait d’avoir instauré la monnaie unique avant même d’avoir tenté de faire converger les politiques économiques et sociales et d’avoir fait reposer le fonctionnement de la monnaie unique sur les seuls critères de convergence budgétaires et monétaires. Toutes les difficultés que nous rencontrons aujourd’hui étaient prévisibles.

Dès les années quatre-vingt-dix, deux indices de ces difficultés futures pouvaient être relevés. L’élargissement considérable des marges de fluctuation du système monétaire européen en 1993, de +/- 2,25 % à +/- 15 %, c’est-à-dire en fait à 30 %, était un très mauvais présage. Tous les pays d’Europe du sud profitèrent de cette opportunité pour dévaluer. La Grèce dévaluera jusqu’en 1998, jusqu’à la veille de son entrée dans l’euro. A l’inverse, la France maintiendra coûte que coûte sa parité à l’égard du deutschemark. C’est ce que l’on appelé la politique du franc fort. Il en est résulté une très forte hausse des taux d’intérêt, jusqu’à 8-9 % en 1993, puis 15 %, et par conséquent une croissance très ralentie. Celle-ci fut de 1 % en moyenne de 1990 à 1996. Lorsque la croissance disparaît, la gestion des finances publiques devient très compliquée. De 1990 à 1996, la dette publique a progressé de 35 % du PIB à 58 %, non pas parce que les Français ont dilapidé les fonds publics mais parce qu’il est impossible de rétablir les équilibres financiers sans croissance. Une leçon pour aujourd’hui.

Depuis 1999, au cours des quinze années d’existence de la monnaie unique, les dysfonctionnements de l’euro ont été de trois ordres. D’abord, l’impossibilité de conduire une politique monétaire reposant sur un taux d’intérêt unique pour des pays qui connaissent des évolutions structurelles et conjoncturelles divergentes. L’Espagne en est une très bonne illustration. Pendant les années 2000, l’Espagne a connu un taux d’inflation supérieur à ceux de ses partenaires, entre 3 et 4 %. Il aurait fallu que la BCE décide de taux d’intérêt plus élevés mais cela était impossible car dans le même temps l’Allemagne devait financer sa réunification. Il en est résulté un endettement massif dans le secteur privé espagnol. D’où la bulle immobilière et le désastre qui a suivi. Aujourd’hui même, l’Allemagne souhaiterait que les taux de la BCE soient relevés pour éviter une bulle immobilière mais les taux d’inflation proches de zéro des pays d’Europe du sud, voire négatifs, empêchent de procéder à un relèvement.

Deuxième dysfonctionnement, les parités fixes. Il faut d’abord rappeler une chose. Au cours de la période qui va de la Seconde guerre mondiale aux années quatre-vingt-dix, la France a connu une dévaluation de sa monnaie de 10 à 15 % tous les dix ans, même 28 % dans les années quatre-vingt. On imagine l’ampleur du choc que peut représenter le passage brutal à une parité fixe, en principe immuable ! Il n’est pas acquis qu’un pays puisse surmonter un tel choc dans la conduite de sa politique économique. Par ailleurs, la théorie économique avait très bien décrit un phénomène qui se produit lorsque l’on adopte une monnaie unique. On assiste à une accélération des avantages compétitifs puisqu’il n’y a plus la crainte d’une modification des parités monétaires. C’est ce que l’on appelle la polarisation. L’effet est immédiat sur la balance commerciale. A peu près équilibrées dans les années 2000, les balances commerciales allemande et française ont évolué de manière totalement inversée : 200 milliards d’euros d’excédent de la balance allemande en 2013, 60 milliards d’euros de déficit de la balance française.

Mais une réflexion plus générale peut être avancée. Le monde contemporain n’est plus celui d’il y a vingt ans. Partout dans le monde, les parités s’ajustent à chaque instant. On peut le regretter, un ordre monétaire international serait nettement préférable, mais c’est le monde d’aujourd’hui. La zone euro est la seule région du monde où les parités soient encore fixes. En 1997‑1998, une des dernières régions du monde où subsistait un système de parités fixes, le Sud-Est asiatique, a volé en éclats. La zone euro constitue aujourd’hui une sorte d’anomalie, avec la zone CFA qui lui est liée. Pas étonnant que la monnaie unique soit ressentie comme un corset qui fait souffrir tous les Etats qui l’ont adoptée.

Enfin, toujours à propos des inconvénients d’une fixité des parités, on peut observer l’histoire économique des grands pays industrialisés depuis la Seconde guerre mondiale. Tous les pays, sans exception, qui ont connu une crise économique, ont appliqué trois types de mesures : des mesures de rigueur, des réformes de structure et une dévaluation. On nous cite souvent les exemples de la Suède, de la Finlande, du Canada qui ont connu une grave crise de dette publique au début des années quatre‑vingt-dix et qui ont eu le courage de faire des réformes de structure, mais on oublie de rappeler que ces pays ont tous accompagné ces réformes d’une dévaluation, entre 23 % et 40 %. L’honnêteté intellectuelle devrait interdire à des experts qui connaissent parfaitement l’histoire économique de pratiquer à ce point le mensonge par omission. Dans la période toute récente, certains analystes s’interrogent parfois sur le redressement de l’Islande après une crise d’une extrême gravité alors que la Grèce connaît toujours une situation très difficile après six ans de récession. La réponse est simple : l’Islande a dévalué de 50 %, la Grèce n’a pas pu dévaluer.

Le troisième dysfonctionnement de l’euro tient naturellement à sa surévaluation. Celle-ci s’explique par le fait que la monnaie unique a été conçue sur des critères inspirés par l’Allemagne, les critères de stabilité monétaire. Ces critères conduisent à des excédents courants considérables. L’euro a succédé au deutschemark, pas à dix-huit monnaies. Depuis sa création, l’euro n’a connu une parité correcte, compétitive, qu’un peu plus de deux ans sur une quinzaine d’années. Il en est résulté une désindustrialisation continue de l’Europe du sud et de la France. Les chiffres très inquiétants cités par le rapport Gallois à l’automne 2012 sont déjà dépassés. Et, à moyen terme, la surévaluation de la monnaie signifie un risque de déflation. C’est le danger qui menace actuellement les pays de la zone euro. Même le Président de la BCE reconnaît être attentif à cette situation.

Une gestion calamiteuse de la crise

Lorsque la crise de l’euro a éclaté, au printemps 2010, il y a eu un tel déni que la monnaie unique puisse traverser une crise existentielle de la part de ceux qui l’avaient portée sur les fonts baptismaux, que l’on a décrété immédiatement qu’il s’agissait d’une crise de la dette publique. Une erreur de diagnostic manifeste puisqu’il s’agissait partout, sauf en Grèce, d’une crise de la dette privée. Aujourd’hui même, la dette publique est de 92 % en zone euro alors qu’elle atteint 128 % aux Etats‑Unis et non pas 108 % comme on le dit généralement. Pour faire des comparaisons homogènes, il faut en effet ajouter à la dette fédérale américaine la dette des collectivités locales et des Etats. La dette japonaise est de 250 %. Naturellement, la dette de la zone euro est trop importante. Les dépenses publiques doivent être maîtrisées sur le long terme. Mais la zone euro n’a aucune raison d’être montrée du doigt comme on le fait depuis quatre ans. A l’erreur de diagnostic a très logiquement correspondu une erreur de thérapie. Pour lutter contre les déficits publics, on a décidé d’une politique de rigueur puis d’austérité. Elle n’a pas été limitée aux pays en difficulté mais généralisée à toute la zone euro. C’est la politique que nous connaissons désormais en France.

Cette politique a un coût économique et social qui se retrouve dans la croissance anémiée et le chômage de masse, notamment pour les jeunes. Une situation politiquement explosive. Mais ce dont on parle moins, c’est de son coût financier. Les pouvoirs publics sont d’une extrême discrétion à ce sujet. Depuis le printemps 2010, les plans de sauvetage mis en place au profit de la Grèce représentent 25 fois les plans mis en place en 2000-2002 pour aider l’Argentine, un pays qui traversait pourtant une crise d’une extrême gravité puisque le risque était considéré comme systémique. Et avec quel résultat ! La Grèce a une dette qui atteint actuellement 177 % du PIB et un chômage des jeunes qui dépasse 60 %. En ce qui concerne la France, le coût des plans de sauvetage s’est traduit par un décaissement de 85 milliards d’euros, près d’une fois et demi le montant annuel de l’impôt sur le revenu. Encore cette dette n’est-elle pas comptabilisée dans la dette publique officielle. Transparence…

La manière même dont la crise a été gérée met en évidence un grave problème de gouvernance. L’absence de transparence des gouvernements dans la gestion de la crise est manifeste mais une critique beaucoup plus grave peut être avancée : le pouvoir politique ruse avec les citoyens, ne les associe en aucune manière aux décisions les plus importantes, aux modifications des traités réalisées presque en catimini. Quant à la BCE, elle s’est arrogé des pouvoirs considérables vis-à-vis des Etats. Elle se retrouve face aux Etats et non aux côtés des Etats comme c’est généralement le cas pour une banque centrale. Le fonctionnement de la Troïka en est une bonne illustration puisque la BCE négocie directement les réformes structurelles imposées aux Etats en difficulté ; elle rappelle à l’ordre ceux qui pourraient l’être. L’OMT (Outright Monetary Transactions), le rachat illimité de titres dans le marché, n’est envisagé par la BCE que sous la condition expresse de l’adoption de réformes structurelles par les Etats. Imagine-t-on la banque centrale américaine mettre des conditions à la mise en place de sa politique monétaire non conventionnelle (quantitative easing) ? Le gouvernement américain admet l’indépendance de la banque centrale mais il ne la conçoit que comme fonctionnant dans les deux sens.

Peut-on encore sauver l’euro ?

On nous dit : il faut continuer la même politique, nous n’avons pas le choix, quelques ajustements notamment dans le domaine social permettront d’améliorer la situation. Une orientation plus progressiste du Parlement européen pourrait y aider. Ce discours assez confortable pour ceux qui le tiennent devient insupportable pour ceux qui le subissent. Il arrivera un moment où le courage sera de dire non.

L’euro n’est pas une ardoise magique où l’on pourrait effacer tous les deux ou trois ans les erreurs commises, repartir avec de bonnes résolutions et faire à nouveau le point un peu plus tard. Toutes ces erreurs se traduisent par des souffrances sociales et des tensions politiques.

Pour sauver la monnaie unique, certains nous proposent un grand saut fédéral. Cette solution qui ressemble à une fuite en avant comporterait des risques immenses dans une Europe où les peuples rejettent de plus en plus le fédéralisme. La monnaie unique était déjà un pari plein de risques. Cette fois, le pari serait fou. Si les choses se passent mal, on imagine devant quelle situation dramatique se retrouverait la zone euro ! Le fédéralisme risquerait de conduire à un rejet brutal de l’Europe, deviendrait une source de conflits. Rien, en toute hypothèse, ne pourrait se faire dans ce domaine sans l’accord des citoyens.

D’autres experts, et quelquefois les mêmes, imaginent des eurobonds, un élargissement des pouvoirs de la BCE, etc. Ces techniques de financement seraient en réalité des expédients, peut-être de nature à calmer les marchés, mais en aucun cas des remèdes sur le fond. Et il ne faut pas être naïf : le taux moyen des eurobonds serait à mi-chemin entre les taux allemands et les taux italiens et espagnols.

Un remède aux difficultés actuelles pourrait naturellement être trouvé avec la mise en place d’une solidarité financière, bien au delà des plans de sauvetage. C’est ce que l’on appelle l’union de transferts, une politique de transferts financiers massifs de l’Europe du nord vers l’Europe du sud, équivalente à celle qui existe entre l’Etat de New York et la Californie. Normalement, cette politique devrait être en place depuis longtemps car elle était indissociable de la création d’une monnaie unique. Malheureusement, ce n’est pas du tout le cas. Les chances de la voir se concrétiser sont infimes quand on constate que le budget européen des six prochaines années a été réduit de 3 % en 2013. L’Union bancaire elle-même n’a prévu qu’une solidarité financière très limitée alors qu’il s’agissait officiellement de couper le lien entre les banques et les Etats. Enfin, les négociations de ces dernières années dans le domaine de la régulation financière ont montré que les Etats donnent toujours la priorité à leurs intérêts nationaux, même lorsqu’il y a un risque global, un risque systémique. On est très loin d’une gouvernance européenne, d’une vraie solidarité européenne. Le signataire de ce texte en a eu pendant plusieurs années la démonstration quotidienne.

La vraie solution pourrait résider dans une meilleure convergence des politiques économiques et sociales. Réaliser une meilleure convergence de ces politiques, cela consiste à donner des signes tangibles d’une volonté de vivre ensemble. Le plus urgent serait de coordonner les politiques économiques. Les pays qui connaissent des équilibres budgétaires, des excédents de balances courantes, devraient mettre en place une politique de relance au nom de la solidarité européenne et de l’efficacité économique. Sans une relance significative de l’économie allemande, la France n’a aucune chance de rétablir ses équilibres. La convergence, c’est aussi le rapprochement des politiques énergétiques, des politiques environnementales. Les politiques énergétiques française et allemande sont pour le moment diamétralement opposées. Le marché européen des droits de carbone est un vrai fiasco. Seule une taxe carbone européenne aurait été efficace. Dans le domaine fiscal, aucune harmonisation n’a été amorcée. Comment faire vivre un marché unique, une monnaie unique, avec des paradis fiscaux en plein cœur de la zone euro ? La convergence, c’est aussi le rapprochement des modèles sociaux français et allemand. Le modèle allemand est libéral et décentralisé. Le modèle français repose sur un socle très large, inspiré des valeurs de solidarité de la Libération, un modèle égalitaire et jacobin. L’Allemagne a pratiqué avec une très grande continuité une politique très libérale depuis la Seconde guerre mondiale. D’Erhard à Schmidt, à Kohl, à Schröder et à Angela Merkel, c’est toujours la même politique qui est appliquée. Les Allemands n’envisagent pas de quitter l’ordo‑libéralisme. Or, rapprocher des modèles aussi différents ne peut consister en un alignement du modèle français sur le modèle libéral allemand. Il faut que chacun fasse un bout du chemin. Enfin, les modèles économiques eux-mêmes sont très différents. Le modèle allemand donne la priorité au commerce extérieur. Le modèle français donne la priorité au pouvoir d’achat des classes moyennes et à la consommation. La part des exportations représente 51 % du PIB en Allemagne, 27 % du PIB en France.

Le système qui serait inacceptable, c’est un système permanent de dévaluations internes. A défaut de réaliser la convergence, des ajustements par la baisse des coûts salariaux seraient en permanence nécessaires pour corriger les écarts de compétitivité. On peut corriger 2 ou 3 % d’écart de compétitivité à titre exceptionnel entre la France et l’Allemagne avec le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), pas 15 ou 20 %. Si le sauvetage de l’euro devait passer par une dévaluation interne institutionnalisée, par des coups de rabot permanents dans les coûts salariaux et les avantages sociaux, la route deviendrait absolument sinistre. Ce système marquerait le retour aux années trente. Les risques politiques seraient immenses.

Que faire ? Accepter de débattre de toutes les hypothèses, sans exclusive

L’euro est à la croisée des chemins. Un débat doit s’engager dans toute la zone euro pour savoir comment on réoriente l’Europe, comment on essaye de la réconcilier avec les citoyens. Tous les pays doivent se faire entendre. Le discours officiel n’est pas réservé à la Commission, à la BCE et à l’Allemagne. La relation franco-allemande doit notamment être beaucoup mieux équilibrée. De temps en temps, il faut savoir taper du poing sur la table. Si le Général de Gaulle n’avait pas pratiqué la politique de la chaise vide en juin 1965, pendant près d’un an, les agriculteurs français ne bénéficieraient pas aujourd’hui de la politique agricole commune.

Pour se faire entendre, la France a des atouts. Elle doit arrêter de faire des complexes. Comment ne pas rappeler d’abord que la France contribue, avec le Royaume Uni, de manière substantielle à la sécurité de l’Europe. Elle consacre aux dépenses militaires un montant par habitant deux fois supérieur à celui de l’Allemagne. Elle peut être fière de cette contribution au moment où il apparaît que les conflits potentiels n’ont pas disparu du continent européen. La France a une démographie forte. Si les tendances actuelles se poursuivent, la population française aura rattrapé la population allemande d’ici une trentaine d’années. Les ménages français ont une épargne record au sein de la zone euro. Le taux de dette des ménages français est un des plus faibles. Ce sont des éléments de bonne santé économique. Celle-ci ne se mesure pas simplement avec le relevé des ratios de dette publique.

Mais pour se faire entendre la France doit faire des réformes de structures, de vraies réformes, pas de nouveaux prélèvements sur les revenus. Sinon, elle sera inaudible. Son objectif en Europe doit être d’obtenir une relance de la croissance de la part de l’Allemagne. Si cela n’est pas possible, dans un délai rapproché, il faudra avoir le courage de prendre des décisions politiques beaucoup plus fortes, de réformer les traités. Il faudra assouplir le système monétaire actuel, lui donner de la flexibilité. C’est ce que l’on appelle la monnaie commune.

Par rapport au système actuel, le changement majeur serait le retour à des monnaies nationales avec un ajustement des parités à intervalles réguliers en fonction des écarts de compétitivité, par exemple tous les ans ou tous les deux ans. Ce sont les gouvernements de la zone euro qui décideraient d’un commun accord de la politique de change. Il y aurait un élément de continuité avec la situation actuelle puisque ce sont les gouvernements qui sont aujourd’hui en charge de la politique de change de l’euro avec l’article 219 du traité de Lisbonne, en concertation avec la Commission et la BCE, un article qui n’a malheureusement jamais été appliqué. Autre élément de continuité, l’euro serait conservé pour les transactions externes à la zone euro, transactions commerciales et financières.

Si ce système, qui avait été imaginé autrefois par des dirigeants politiques comme Edouard Balladur et John Major, ne pouvait être instauré en raison d’une insuffisante volonté politique des gouvernements de la zone euro, il serait possible d’envisager un changement plus important, sans drame, la fin concertée de l’euro. La fin de l’euro ne serait pas le chaos. La dette publique française est en effet entièrement libellée en euros, pas en dollars ou en yens. Son montant serait par conséquent inchangé pour les emprunteurs au premier rang desquels l’Etat français, contrairement à ce que l’on dit parfois. Mais, naturellement il faudrait que cette période soit soigneusement préparée, avec autant d’attention que celle que l’on a mise pour créer la monnaie unique. Les banques notamment devraient gérer leurs risques en anticipant toutes les hypothèses. Si l’euro avait implosé en mai 2010, la crise aurait été véritablement systémique puisque les banques considéraient à cette époque qu’une créance sur la Grèce ou sur l’Italie, c’était comme une créance sur l’Allemagne. Aujourd’hui, elles gèrent beaucoup plus attentivement leurs risques, à l’image de ce que font les grandes entreprises industrielles. Certains économistes et dirigeants critiquent l’actuelle fragmentation des marchés, la renationalisation de la dette souveraine, mais cette renationalisation s’impose au nom de la prudence dans la gestion des risques. Piloter le passage d’un système de monnaie unique à un système de parités flexibles reviendrait en définitive à aligner le système monétaire de la zone euro sur le système international.

La seule question que devraient se poser les dirigeants européens, c’est de savoir si la zone euro est bien une zone économique optimale. C’est en principe pour cela qu’ils ont décidé de faire l’euro… A cette question économique, ils doivent apporter une réponse économique. Autrement, nous risquons d’entrer dans un monde absurde. Nous y sommes peut-être déjà. Ce monde pourrait ressembler à celui des Shadoks. On dirait : « il faut pomper, il faut pomper ! Même si cela ne marche pas ! Au moins, on a le sentiment que l’Europe existe ! ». L’Europe mérite tout de même mieux que cela !

Regardons les réalités en face, acceptons de débattre de toutes les hypothèses, sans préjugé politique. L’engagement européen ne se mesure pas à l’aune d’un système monétaire qui n’est qu’un moment dans la vie des peuples. Le monde de 2014 n’est plus celui des pères fondateurs de l’euro. Et prenons garde à ce fossé qui ne cesse de se creuser entre les dirigeants et les citoyens. En d’autres termes, au nom de l’Europe n’affaiblissons pas le projet européen et notre démocratie.

[1] Voir la note de lecture par Baptiste Petitjean, directeur de la Fondation Res Publica

Source : Fondation Res Publica


“La monnaie unique est déjà morte. Vive la monnaie commune !”

Entretien de Dominique Garabiol, membre du Conseil scientifique de la fondation Res Publica et professeur associé à Paris 8, à Marianne, le 22 août 2014. Propos recueillis par Emmanuel Lévy.Marianne : La nouvelle migration de travailleurs depuis les pays du Sud de la zone euro vers ceux du Nord et, en particulier, l’Allemagne, n’est-il pas le signe de la pleine réussite de la monnaie unique, au sens de l’émergence d’un ensemble homogène, comme le prévoit la théorie économique ?

Dominique Garabiol : C’est vrai, l’unification des marchés du travail en serait une des manifestations, et depuis le début les promoteurs de l’euro la guette. Mais ils se tromperaient en l’identifiant au mouvement actuel. Et il ne serait pas banal de se réjouir du malheur de cet exode lié au chômage de masse, car ce flux migratoire est d’abord le fruit de la destruction d’activités économiques, comme en Espagne.

Il faudrait en tout cas être aveugle pour ne pas voir que l’euro, ainsi que l’histoire économique nous l’enseigne, a renforcé la spécialisation régionale. Comme l’Italie du Nord a vampirisé l’industrie du Mezzogiorno, la mise en place d’une monnaie unique a conduit en Europe au renforcement du pôle industriel dominant, l’Allemagne, et à la marginalisation des centres industriels secondaires, France, Italie, Espagne… Selon Eurostat, en 2001, le niveau de vie (emplois, salaires, etc.) était à parité entre l’Allemagne, la France et l’Italie par exemple. Aujourd’hui, il est plus faible de 20 % pour l’Italien, de 13 % pour le Français.

Une telle catastrophe n’a été rendue possible qu’avec l’échec de l’Europe politique, inscrite elle-même dans les statuts de la Banque centrale. Car au lieu de faire converger les économies différentes qui composent la zone euro (cela aurait dû passer par une politique différenciée selon les pays et des actions volontaristes de répartition des activités), on a au contraire fait converger les politiques économiques. Et accentuer du même coup les déséquilibres.

Airbus nous en donne un exemple caricatural. Si on avait voulu faire converger les structures industrielles en Europe, on aurait placé sa nouvelle chaîne de production, non pas à Hambourg, mais à Valladolid ou à Salonique.

Vous semblez dénoncer davantage la politique économique que la monnaie unique ?
Ils sont indissociablement liés, mais il est vrai que c’est davantage la conception simpliste de la politique monétaire et du taux de change unique, que l’euro lui-même qui est en cause. Cette politique est responsable au premier chef des divergences productives qui conditionnent tout le reste au sein de la zone euro et de la situation critique de déséquilibre en faveur de l’Allemagne que nous vivons. Dans ces conditions, on peut faire comme avec le traité de Versailles et se répéter en boucle que l’Allemagne paiera, comme la région parisienne a payé pour la Creuse lors de la lente construction de la France. Mais c’est doublement chimérique. Non seulement les rares solidarités existantes entre la Grèce et l’Allemagne ne sont pas à la dimension des besoins, mais cela condamne l’Allemagne à payer ad vitam æternam, car les déséquilibres ne peuvent aller qu’en s’accentuant.

Tant qu’on focalise les débats sur la solidarité financière entre pays, on ne fait qu’accompagner la désagrégation de la zone euro, et au-delà de l’Europe. Car cela équivaut à dire : l’euro vivra tant que l’Allemagne paiera, alors qu’il n’y a aucune raison que l’Allemagne gagnante jusqu’à présent accepte de perdre systématiquement les parties suivantes.

Donc, selon vous l’euro est déjà mort ?
Oui, au moins dans la forme actuelle. S’il n’a pas explosé, c’est que la Banque centrale le soutient à bout de bras. Sans la BCE tout éclate. C’est le signe de la perte de crédibilité de l’euro. Mario Draghi a dit que la BCE ferait tout pour sauver l’euro. Selon un des scénarios possibles : une crise survient, la BCE rachète massivement les dettes des Etats qui font défaut et se retrouve, elle-même, au bord de la faillite au point qu’il y a urgence à la recapitaliser. Or, rares seront les Etats, eux-mêmes en détresse financière, qui pourront suivre. Et l’euro mourrait avec la BCE.

Quelles sont vos solutions ?
Historiquement, le choix de la monnaie unique est un choix politique. Un choix utopique même : dans l’impensé des dirigeants Français, l’euro est conçu comme une ligne Maginot pour contenir la puissance allemande. Et pas plus qu’elle, l’euro n’a tenu ses promesses.

Des alternatives ont été étudiées. Dès les années 1970, certains économistes européens, des libéraux notamment, ont pensé un système de monnaie commune. Elle a été reprise par les Anglais et quelques responsables politiques français de droite et de gauche lors des débats conduisant à la création de l’euro. En gros, il s’agit de partir de la double nature de l’union monétaire. Du point de vue de l’extérieur, c’est une zone homogène, pour laquelle une monnaie est adaptée. Mais, comme je l’ai dit précédemment, à l’échelle interne, l’hétérogénéité domine et, pire, elle s’est accentuée avec la monnaie unique.

Aujourd’hui, privées de l’instrument monétaire, le seul moyen dont les économies disposent pour s’ajuster les unes aux autres, passe par une modification des prix des facteurs de productions. Et notamment des salaires. Si la Grèce avait pu dévaluer son « euro drachme », elle aurait pu empêcher le chômage d’exploser autant et les salaires de se réduire de plus de 25 %. Idem pour le capital en France. Depuis l’arrivée de l’euro, la valeur du Cac 40, reflétant celle des 40 plus grandes entreprises tricolores, s’est dégradé de 55 % par rapport au Dax, son homologue allemand. Cinquante-cinq pourcents, c’est bien davantage que ce qu’entrainerait une dévaluation considérée comme mortelle !

Pratiquement, comment une monnaie commune fonctionne-t-elle ?
Nous avons deux périodes encore récentes qui permettent de comprendre comment fonctionnerait une monnaie commune. La première se situe entre 1999 et 2002. La zone euro bascule alors vers la monnaie unique qui n’est qu’une monnaie bancaire. Les autres agents de la zone continuent d’utiliser leur monnaie nationale, dont les parités sont fixées et qui deviennent des subdivisions de l’euro. L’autre période est celle du SME, le Système monétaire européen. L’ancêtre de l’euro, l’écu, joue alors bien le rôle de référence pour les monnaies de la zone qui peuvent s’ajuster, mais selon un corridor d’évolution trop étroit de 5%, ce qui a entrainé sa défaillance…

L’euro, comme monnaie commune, conserverait ses attributs pour le commerce international et les marchés financiers, alors que les monnaies nationales resteraient des subdivisions réservées aux échanges intérieurs comme en 1999-2002. Mais à la différence avec cette période, les parités des subdivisions nationales seraient ajustables en fonction des déséquilibres constatés, notamment en termes de balance extérieure et de taux de chômage, dans le cadre d’un SME protégé par l’euro de la spéculation internationale et doté d’un corridor plus large que le précédent. Le statut international de l’euro serait sauvegardé et la flexibilité monétaire permettant la cohésion de la zone serait retrouvée.

Il est aussi possible d’avoir une lecture moins simpliste des traités et de considérer que les objectifs assignés à la BCE, l’inflation mais aussi secondairement, l’équilibre de la balance extérieure, la stabilité des conditions monétaires et, en dernier ressort, le plein emploi, s’appliquent non à la moyenne de la zone — ce qui est la source de tous les problèmes —, mais à chaque pays selon un corps de règles uniques. L’utilisation d’instruments monétaires connus mais aujourd’hui délaissés, comme les réserves obligatoires et les montants compensatoires monétaires appliqués par pays, donnerait les moyens d’adapter les taux d’intérêts et les taux de change au niveau de compétitivité de chacun.

Vous êtes optimiste ?
Pas dans l’immédiat. Pourtant les exemples réussis de split, d’éclatement monétaire contrôlé, ne manque pas, notamment récemment en Europe de l’Est : l’URSS, la Tchécoslovaquie ou même la Yougoslavie où l’on s’est battu pour tout sauf pour la monnaie. Bien sûr il y aura des coûts. Mais ils sont déjà là à travers la multiplication des dévaluations internes. Soit on les paye lors d’une sortie de l’euro, idéalement selon un modèle de monnaie commune. Mais, on repart sur de bonnes bases de croissance. Soit il faut réduire encore les salaires et prestations sociales de 20 % en Grèce comme en Espagne et amorcer d’ici peu le même mouvement en Italie et en France. On a vu ce que cela a donné : la récession comme seul horizon, d’autant plus que la dette, elle, ne subit pas cette dévaluation interne.

Mais malheureusement la mise en place d’une solution de raison, comme la monnaie commune ne peut survenir qu’à l’occasion d’une nouvelle crise financière aigüe de l’euro au cours de laquelle les responsables politiques seront à nouveau confrontés au risque d’éclatement de la zone. Je m’interroge par exemple sur l’incompréhension de la contrainte qu’impose l’euro que font mine d‘ignorer jusque dans les rangs de la majorité ceux qui se désignent comme les « frondeurs ». Ils partent du principe que l’euro, c’est bien, mais pas la politique économique de François Hollande. Mais le plan de 50 milliards d’euros, c’est du petit bois au regard de ce à quoi nous contraint l’euro !

Source : Marianne

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Commentaire recommandé

Homère d’Allore // 12.12.2014 à 09h05

Il n’y a pas trente six options lorsque un pays se trouve face au remboursement d’une dette gigantesque.
Il y en a six et pas une de plus.

– Payer coûte que coûte.
Ce fut le système imposé à Haïti en 1825 et qui amènera à la misère de la population.
http://www.liberation.fr/monde/2010/03/25/haitila-dette-originelle_617159
– Faire payer la dette par d’autres.
Ce fut la solution trouvée par la Grande Bretagne pour rembourser les énormes emprunts contractés pendant les guerres napoléoniennes.
Ce fut le paysan indien qui paya.
https://books.google.fr/books?id=fKD3vwpgGhgC&pg=PA156&lpg=PA156&dq=pression+fiscale+inde+empire+britannique&source=bl&ots=E7lHWYFJ-C&sig=XJbx4BS12EQ5yG58GvYaH1iVqWQ&hl=fr&sa=X&ei=up-KVKiSPITyUq_xgKAM&ved=0CBQQ6AEwAzgK
– Le défaut, partiel ( France d’ancien régime, faillite des deux tiers de 1797) ou total.
– L’ inflation. ( Europe de la reconstruction)
– Tuer le créancier ( Philippe le Bel et les Templiers).
– La Guerre. (Exemples trop nombreux…)

On se dirige vers la dernière solution.

69 réactions et commentaires

  • coinfinger // 12.12.2014 à 06h10

    Cet article devrait pousser plus loin ces investigations . Il cite Roosevelt et Léon Blum comme solutions locales ( donc aussi temporaires ) à une crise générale . .
    La suite c’est la Guerre . Parce qu’avec des Dettes accumulées il y a une alternative : on les rembourse ou pas , c’est une alternative parce que ceux qui sont créditeurs ne sont pas débiteurs . ( Au niveau du solde , bien entendu ) . Le pb est que ceux qui sont créditeurs ont le pouvoir .
    Je n’ai rien contre une solution locale , faut bien vivre , mais j’aimerai qu’elle ne soit pas temporaire c’est la solution globale : la Guerre qui me géne .

      +2

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    • gracques // 12.12.2014 à 07h38

      Encore faut il faire le lien ( autre que chronologique) entre la “solution globale” , la guerre selon vous et les “solutions locales ” le new deal en gros!
      En d’autre termes , les new deals et meme la crise n’ont pas entrainés la guerre de manière mécanique … il s’agit d’un enchainement historique dans lequel la situation historique , économique , sociale de l’Allemagne et la “réponse” particulière Nazi ont été determinante.
      L’Histoire ne se répète pas !

        +3

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  • FifiBrind_acier // 12.12.2014 à 06h53

    “Le choix d’une monnaie est politique”, et pas économique, c’est bien le problème!
    La question est bien sûr : ” Quelle politique était visée en créant la zone euro?”

    Il est étonnant que des économistes n’aient pas eu connaissance depuis 2012 de l’entretien de Robert Mundell au Guardian?

    Je remets ce billet paru en 2012 sur le site “La lettre volée”.
    ” Les ravages sociaux de l’euro; une stratégie délibérée.”

    http://www.lalettrevolee.net/article-les-ravages-sociaux-de-l-euro-une-strategie-deliberee-109713727.html

      +19

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    • olivier69 // 12.12.2014 à 19h09

      Bonjour fifi,
      Coup bas ! croyez-vous que les économistes gouvernent le monde ? Ceux qui contestent sont mis dans les placards…. Vous pouvez qu’en même, vous y prendre mieux, non ? De toute façon, sans l’aide d’économistes intègres et sérieux, vous n’y arriverez pas ! Vous préférez peut-être l’appui de financiers ?
      ps : mr Berruyer est-il souvent invité dans les grands médias classiques ?
      Cdlt

        +0

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      • FifiBrind_acier // 12.12.2014 à 19h30

        Olivier 69,
        Sinon, sur les explications de Robert Mundell, vous avez un avis?

          +2

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        • olivier69 // 12.12.2014 à 20h00

          fifi,
          Il est comme Fisher. Son apport en économie ouverte sur le modèle IS-LM a servi de point d’appui aux financiers dans le cadre de la mondialisation. Ce sont des modélisations au service de qui ?
          C’est cela, la vraie question (stratégie). Qu’est-ce qu’on fait des modèles ? Alors, si vous voulez savoir, je suis plutôt soucieux de ce que l’on peut faire des modélisations dans le cadre de leurs interprétations : l’usage et/ou les usages. Mais doit-on les interdire ? Il serait inconscient de limiter la responsabilité à l’économiste et encore plus à l’ensemble des économistes. Sachez que je ne critique pas votre apport (bien au contraire) mais davantage votre approche parfois un peu réductrice, notamment sur la force de l’économie. Sur le plan pratique, la politique (scientifique) qui était une continuation de l’économie, ne l’est plus ! Pourquoi ? Parce que l’économie est devenue inversement une continuation de la politique. En fait, les deux sont interdépendants et ce sont les excès qui sont à proscrire (notamment le dogme propre à la doctrine)
          Un billet pourrait vous intéresser pour mieux comprendre les enjeux :
          http://www.les-crises.fr/1973-francois-mitterrand-parle-du-socialisme/
          Cdlt

            +0

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    • boduos // 13.12.2014 à 01h47

      je vais être un peu sadique: c’est vrai que l’euro va exploser pour toutes les raisons indiquées par JM Naulot et va libérer les énergies en Europe.
      mais est-ce que la cure d’amaigrissement imposée à certaines dépenses de l’État (clientélisme,frais pharaonique ,privilèges de certains….) n’aura pas eu son utilité ?

        +0

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  • DUCHENE JEAN // 12.12.2014 à 07h12

    oui certes, la sortie de l’euro peut sans doute nous offrir un sursis, mais elle ne remet pas en cause la crise structurelle du capitalisme lié à d’autres facteurs que la monnaie.

      +9

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  • jerome // 12.12.2014 à 07h34

    Tout comme la propagande US essaie de nous faire prendre les vessies d’Ukraine ou d’Irak pour des lanternes, elle essaie de saper la construction d’un ensemble économique capable de concurrencer le dollar. Cet ensemble, c’est la communauté Européenne avec sa monnaie, l’€uro. Pourquoi les USA n’en veulent-ils pas? Mais parce que la position exceptionnelle du dollar au niveau mondial leur permet de vivre à crédit depuis 1945, bien sûr! C’est eux qui contrôlent la planche à billet. Ils l’ont montré pas plus tard qu’aujourd’hui en votant une fois de plus pour imprimer plus de dollars pour payer leur déficit. On a juste évité le “shutdown” cette fois-ci, mais au prix d’avoir vendu les bijoux de famille aux banquiers.

    En tant que Français, nous devrions le savoir: les USA ont imposé à BNP-Parisbas une amende record (10 MILLIARDS de $) en mai dernier et la France va payer. Pourquoi? Parce que le dollar. Cette amende aurait été imposée par n’importe quel autre pays, nous l’aurions envoyé se faire voir. Mais les USA ont le dollar, donc on paye. Dix milliards, c’est pas rien quand même! C’est la plus grosse amende jamais infligée à une banque. Nouvelle de ce matin: c’est au tour des Allemands avec la Commerzbank (et seulement un milliard… une paille).

    Maintenant imaginez que les échanges internationaux, par exemple la vente de pétrole, puissent se faire en €uros. Pas forcément exclusivement en €uros, mais l’€uro soit aussi possible en plus du dollar: le pouvoir de Washington devient nettement moins convaincant.

    D’ailleurs, les Russes et les Chinois l’ont bien compris: ils poussent le Rouble et le Renminbi en avant. Fort discrètement (pas assez dans le cas des Russes dont la monnaie s’effondre grâce à Washington), mais en avant quand même. Ca permet aux Chinois, par exemple, d’acheter du pétrole Iranien sous embargo US. Ca va permettre aux Russes et aux Chinois de commercer tranquillement sans être obligé de passer par le dollar et les banques US.

      +15

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    • R.-M. Mukarutabana // 12.12.2014 à 08h21

      Même engagement par rapport aux échanges avec l’Inde :
      “17. The sides will encourage payments in national currencies for bilateral trade. The Working Group established for this purpose will make recommendations on eliminating the existing barriers and stimulating transactions in national currencies.”
      (Joint Statement Druzhba-Dosti – http://eng.news.kremlin.ru/ref_notes/543)

        +3

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    • Arc Angelsk // 12.12.2014 à 15h31

      Dès 1965 les USA ont poussé leurs “alliés européens” à créer une monnaie unique. En aucun cas les USA ne craignent l’euro, d’ailleurs depuis son existance l’euro n’a gagné aucune part d’utilisation dans le commerce international, il a juste remplacé la part des monnaies nationales. L € pour contrer le $, c’est un peu comme l’UE pour contrer les USA(Ca fait doucement rire les “insiders”). L’euro a été créé pour exploser, un virus doublé d’une bombe à retardement, mais qui ne doit exploser que lorsque les dommages economiques seront suffisants pour faire voler en éclats les structures nationales européennes. Les dirigeant ne sont pas bêtes, ils sont vivieux et servent des interêts qui sont propres à ceux qui les font élire.

        +9

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      • boduos // 13.12.2014 à 01h53

        l’euro,c’est le sac à dos bourré de cailloux qu’on te fout sur le dos pour te pomper à l’armée. ça peut servir d’entrainement mais faut pas tuer le sportif,faut que ça s’arrête!

          +0

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    • David D // 12.12.2014 à 21h07

      Non non l’Union européenne et la monnaie unique sont souhaitées par les Etats-Unis, c’est les Etats-unis qui veulent que les anciens pays d’Europe de l’est et la Turquie entrent à la fois dans l’Otan et dans l’Union européenne.
      A quoi sert-il de s’unir entre européens ? Cela sert uniquement au plan de l’unité militaire, mais là on est au service de l’Otan, ou bien cela sert à créer quelques grandes entreprises avec un seul gigantesque capital entre les mains, ce qui n’est pas dans l’intérêt des peuples : c’est pas les peuples qui profitent des entreprises pétrolières, des grandes maisons de disques, des grands réseaux de distribution avec supermarchés d’un même nom, etc, ce n’est pas les peuples qui dirigent des entreprises de grandes constructions (ponts, autoroutes), ce n’est pas les peuples qui créent des hôtels dans le monde, et ainsi de suite!
      Il vaut mieux être dans un petit pays avec des petites structures commerciales, des petites structures dans le domaine du bâtiment!
      Seuls quelques secteurs militaires, scientifiques et pas le temps de tout énumérer peuvent être concernés par des alliances internationales dont le capital résisterait à d’autres capitaux mondiaux, et dans l’agroalimentaire il n’est pas question d’envisager rivaliser avec les super structures américaines!
      C’est idiot de faire l’Europe et la finance, c’est devenir un supporter d’une grande entreprise qui ne partage avec vous que la nationalité au plan administratif!
      On mange du pain qui n’a pas de goût, qui n’est pas cuit, y compris dans les petites boulangeries qui en sont à se faire livre du précuit le matin !
      On voit les prix monter de produits alimentaires dont on sait depuis des décennies qu’ils n’ont pas la qualité d’antan, et pour faire des économies on achète du bas de gamme de ce qui est depuis des décennies du bas de gamme !
      On a des réseaux qui deviennent richissimes car ils sont incontournables en tant que premiers sur un service ! C’est absurde comme logique, cela sert quelque peu dans le domaine technologique, car les innovations vont converger, mais à un moment donné c’est de la farce il y a des systèmes de rentiers derrière toutes les structures, et c’est celui qui a l’argent qui influence les politiques par-dessus la masse de gens qui n’ont pas beaucoup d’argent!
      Et dans les institutions européennes, c’est radicalisé, puisque nous ne votons rien de ce qui se passe sur ce plan-là!
      Il faut retrouver des institutions démocratiques où la loi est plus influencée par le nombre de personnes que par les mannes financières, et il faut trouver un équilibre où les entreprises n’ont plus la possibilité de se lancer dans des rentes vertigineuses, car ces rentes s’entretiennent au moyen de décisions politiques qui contraignent le grand nombre! Qu’il y ait des riches et des patrons, c’est normal, mais il y a bien un moment où leur richesse s’entretient sur le dos des gens, par des décisions politiques corrompues!
      En plus, un pays corrompu va créer des super entreprises gonflées à bloc, ou bien des oligarques vont s’emparer d’une entreprise nationale qu’on privatise, puis à l’aide de ce mauvais coup dans leur pays vont partir légalement à la conquête du monde en rachetant ce qu’ils veulent grâce au socle corrompu dans leur pays ! Il y a un truc qui ne tourne pas rond !

        +2

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  • lorsi // 12.12.2014 à 07h40

    cet entetement s explique , en partie, par ce qu on appele en psychosociologie l ESCALADE D ENGAGEMENT voir ^ex JOULE ET BEAUVOIS , CIALDINI erc…nombreux art sur google

      +3

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  • BA // 12.12.2014 à 08h32

    Et si c’était la Grèce qui allait devenir l’étincelle ?

    Je veux dire : et si c’était la Grèce qui allait être l’étincelle qui allait tout faire exploser en Europe ?

    Aujourd’hui, l’Europe, c’est un empilement de caisses de dynamite.

    Jeudi 11 décembre 2014 :

    Grèce : plongeon de la Bourse d’Athènes (- 7,35%).

    L’indice général de la Bourse d’Athènes continuait jeudi après-midi sa chute en perdant 7,35% à la clôture, en baisse pour le troisième jour consécutif, sur fond d’incertitude politique en raison de l’élection présidentielle la semaine prochaine.

    L’indice Athex avait connu cette semaine un mardi noir, dégringolant de 12,78% en une séance, tandis que mercredi ses pertes avaient été limitées à 1,01%.

    Ces chutes sont causées par l’annonce de la tenue de l’élection présidentielle avec deux mois d’avance, accélérant d’autant le risque pour l’actuel gouvernement de coalition droite-socialiste, dirigé par le conservateur Antonis Samaras, d’être contraint à des législatives anticipées.

    Rappel :

    A la coupe du monde des pays en faillite, dans les 11 premières places, il y a 9 pays européens.

    1- Médaille d’or : Japon. Dette publique de 243 % du PIB

    2- Médaille d’argent : Grèce. Dette publique de 317,499 milliards d’euros, soit 174,1 % du PIB

    3- Médaille de bronze : Italie. Dette publique de 2168,855 milliards d’euros, soit 133,8 % du PIB

    4- Portugal : dette publique de 224,129 milliards d’euros, soit 129,4 % du PIB

    5- Irlande : dette publique de 209,702 milliards d’euros, soit 116,7 % du PIB

    6- Chypre : dette publique de 19,365 milliards d’euros, soit 112,2 % du PIB

    7- Belgique : dette publique de 433,274 milliards d’euros, soit 105,1 % du PIB

    8- Etats-Unis : dette publique de 18011 milliards de dollars, soit 105 % du PIB

    9- Espagne : dette publique de 1012,606 milliards d’euros, soit 96,8 % du PIB

    10- France : dette publique de 2023,668 milliards d’euros, soit 95,2 % du PIB

    11- Royaume-Uni : dette publique de 1552,344 milliards de livres sterling, soit 88,4 % du PIB

    (Pour info : la dette publique de la Russie est de 13 % du PIB)

    http://cimb.ch/ICMB/Publications_files/Geneva16_2.pdf

      +16

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    • Vasco // 12.12.2014 à 11h33

      “Médaille d’argent : Grèce. Dette publique de 317,499 milliards d’euros, soit 174,1 % du PIB
      Médaille de bronze : Italie. Dette publique de 2168,855 milliards d’euros, soit 133,8 % du PIB”

      L’Italie me semble être un meilleur candidat économiquement parlant. Par contre du point de vue politique je parierai plus sur la France ou L’Allemagne.

        +0

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      • Surcouf // 14.12.2014 à 10h20

        Les États-Unis me semble également un bon candidat

          +0

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    • LS // 12.12.2014 à 15h09

      Petite correction sur les US :
      Si on tient compte des dettes des collectivités locales (18 % du PIB), la dettes des US est, au sens de maastricht, de 123% du PIB. Soit à la 5ième place.
      Ceci dit, ce n’est pas la dette public qui est important, c’est la dette total !

        +5

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    • Lesag // 12.12.2014 à 20h28

      BA

      C’est le cumul dette publique+ dette privée qui compte vraiment. Avez vous ce chiffre?

        +0

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      • BA // 12.12.2014 à 21h42

        Oui, Lesag.

        L’International Center for Monetary Banking (ICMB) a additionné trois dettes :
        dette publique + dette des ménages + dette des entreprises.

        Le vainqueur de la coupe du monde est l’Irlande.

        1- Médaille d’or : Irlande.
        Dette publique + dette des ménages + dette des entreprises = 442 % du PIB.

        2- Médaille d’argent : Japon.
        Dette publique + dette des ménages + dette des entreprises = 411 % du PIB.

        3- Médaille de bronze : Portugal.
        Dette publique + dette des ménages + dette des entreprises = 379 % du PIB.

        4- Belgique : 350 % du PIB.

        5- Grèce : 304 % du PIB.

        6- Espagne : 300 % du PIB.

        7- Pays-Bas : 294 % du PIB.

        8- Suède : 293 % du PIB.

        9- Canada : 284 % du PIB.

        10- Royaume-Uni : 276 % du PIB.

        11- Etats-Unis : 264 % du PIB.

        12- Italie : 258 % du PIB.

        13- France : 254 % du PIB.

        14- Finlande : 242 % du PIB.

        15- Autriche : 235 % du PIB.

        16- Corée du Sud : 232 % du PIB.

        17- Hongrie : 223 % du PIB.

        18- Chine : 217 % du PIB.

        19- Australie : 209 % du PIB.

        20- Allemagne : 193 % du PIB.

        (Pour info : Russie : 43 % du PIB)

        Source : page 12 et page 60.

        http://cimb.ch/ICMB/Publications_files/Geneva16_2.pdf

          +5

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    • boduos // 13.12.2014 à 02h04

      en effet @ba , les russes on encore de grosses capacités d’emprunt et ils peuvent les trouver auprès de la Chine qui détient la moitié des obligations américaines;
      seulement,en les poussant dans les bras des chinois,ceux ci ne se priveront pas de demander une compensation en transfert de technologie d’armement ,et je crois que c’est largement en cours.
      vraiment pas fute fute cet OTAN.

        +1

      Alerter
    • Homère d’Allore // 13.12.2014 à 16h13

      “Et si la Grèce allait devenir l’étincelle”
      L’arrivée au pouvoir de Syriza inquiète peut-être un peu trop les marchés.
      Ils mettent beaucoup d’eau dans leur vin.
      http://www.marx.be/fr/content/grèce-syriza-ou-la-voie-social-démocrate

        +0

      Alerter
  • Franck // 12.12.2014 à 08h41

    Je ne crois pas que l’Etat, que ces hauts fonctionnaires qui ont pris le pouvoir par la ruse et la manipulation des peuples pour sauver leur peau soient les mieux adaptés en matière d’économie. Ils croulent sous les dettes, ils sont dépendants des banquiers qui les financent, ils ne gagnent jamais l’argent qu’ils dépensent, et se satisfont tous de leur plus grand médiocrité.
    L’Etat ne doit pas jouer de rôle économique, mais agir en tant que régulateur économique.
    C’est à lui de chercher le mieux disant.
    C’est à lui de réguler la finance et prendre les mesures courageuses pour en éviter les dérives.
    C’est à lui de protéger le citoyen et son pouvoir d’achat.
    Mais ce n’est pas a lui de décider de sa propre croissance, pas plus qu’il ne doit être à l’initiative sur les pseudo investissements, qui ne sont que des dépenses supplémentaires, et ne profitent finalement toujours qu’aux mêmes. Les grands groupes industriels et les copains.
    Un autre système est possible. Mais dans une telle situation de défiance, bien utopique. Ils veulent tout contrôler, ils fabriquent des monstres incontrôlables, et ils finissent par en perdre totalement le contrôle.
    Tant que nous ne plafonnerons pas les profits pour les uns, les fortunes pour les autres, et l’impunité pour les politiques. Nous aurons toujours 1% de la population qui décidera pour tous les autres. Nous, les 99 autres pour cent, bah nous ne seront jamais rien d’autre qu’une variable à leurs profits ou leurs pouvoirs. C’est cela qui doit changer. Le mensonge tue la confiance. La manipulation tue la confiance. Un système basé sur le mensonge et la manipulation ne peut pas fonctionner. C’est une utopie pour intellectuel déséquilibré qui a pris peur, n’a plus confiance en lui, et s’imagine que de cette manière il maintiendra ses privilèges et prérogatives. Sauf que dans la réalité de ce monde, c’est ce qui de tout temps n’a réussi qu’a produire des guerres…

      +10

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  • pierre9459 // 12.12.2014 à 09h03

    Harmoniser à pas égaux les politiques allemandes et Françaises…ben voyons ! Qui y gagnerait à votre avis ? Croyez vous qu’en enlevant encore plus de solidarité en France alors que nos ultra libéraux nous en ont déjà ôté une bonne partie (retraites,sécu etc etc), les Français gagneraient à ce marché de dupes?
    L’auteur du billet reconnait lui-même que les allemands sont ultra libéraux depuis la seconde guerre mondiale alors que nous avons axé notre politique sur l’entraide, la solidarité…bref, l’humain. Et il nous dit que chacun en gros devrait accepter d’aller vers l’autre. Donc nous de perdre de cette solidarité et les Allemands de perdre de ce libéralisme…
    C’est du grand n’importe quoi je trouve ! Nous sommes Français, ils sont Allemands, je ne vois pas au nom de quoi nos élites corrompues continuent de vouloir forcer à tenter d’inventer un peuple européen qui n’EXISTERA JAMAIS !
    La seule solution est de revenir à nos monnaies nationales, de décidé chacun dans son pays de ce qui est le mieux en donnant enfin véritablement la parole aux peuples de ces pays !
    On entend partout parler du marché, mais les gens n’en ont rien à foutre du marché, ils gèrent au quotidien les difficultés qu’ils ont et qui sont en grande partie dues justement à ceux qui ne pensent qu’en terme de marché !
    On sort de l’€, de l’UE et de l’OTAN car ce triumvirat artificiel nous a déjà mené dans le mur économiquement et socialement et est en train de nous emmener vers la guerre, nui plus ni moins !

      +20

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  • Homère d’Allore // 12.12.2014 à 09h05

    Il n’y a pas trente six options lorsque un pays se trouve face au remboursement d’une dette gigantesque.
    Il y en a six et pas une de plus.

    – Payer coûte que coûte.
    Ce fut le système imposé à Haïti en 1825 et qui amènera à la misère de la population.
    http://www.liberation.fr/monde/2010/03/25/haitila-dette-originelle_617159
    – Faire payer la dette par d’autres.
    Ce fut la solution trouvée par la Grande Bretagne pour rembourser les énormes emprunts contractés pendant les guerres napoléoniennes.
    Ce fut le paysan indien qui paya.
    https://books.google.fr/books?id=fKD3vwpgGhgC&pg=PA156&lpg=PA156&dq=pression+fiscale+inde+empire+britannique&source=bl&ots=E7lHWYFJ-C&sig=XJbx4BS12EQ5yG58GvYaH1iVqWQ&hl=fr&sa=X&ei=up-KVKiSPITyUq_xgKAM&ved=0CBQQ6AEwAzgK
    – Le défaut, partiel ( France d’ancien régime, faillite des deux tiers de 1797) ou total.
    – L’ inflation. ( Europe de la reconstruction)
    – Tuer le créancier ( Philippe le Bel et les Templiers).
    – La Guerre. (Exemples trop nombreux…)

    On se dirige vers la dernière solution.

      +29

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    • ErJiEff // 12.12.2014 à 10h10

      Homère, il y a une solution que vous oubliez : la dévaluation, qui a été massivement utilisée aux temps bénis où les états tenaient leur rôle en battant monnaie.

      Ne jamais oublier que l’endettement des états est un non sens politique depuis que les états ont accepté l’idée ridicule qu’ils devaient emprunter (donc rendre des comptes) aux banques, alors que ce devrait encore être aux banques de rendre des comptes aux états qui leur permettent de vivre en contrôlant et en régulant leur environnement social.

      Ce non sens s’est très clairement exprimé en 2009 quand on a vu l’absurdité des états occidentaux emprunter aux banques l’argent qui permettait de désendetter… les banques !
      Avec la dramatique règle qui veut qu’un argent virtuellement prêté est toujours réellement remboursé, avec intérêts en plus, et toujours par les populations !

      Malheureusement et là on est contraint de vous suivre, seule une guerre permettrait, en l’état actuel des choses, d’en finir avec cette mainmise multiséculaire de la finance sur le politique.

      Sauf à nous débarrasser d’une ribambelle de malfaiteurs qui se sont placés aux commandes ?

        +17

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      • Homère d’Allore // 12.12.2014 à 11h02

        J’ incluais la dévaluation dans ” l’inflation”, ce qui n’est pas la même chose, j’en conviens mais c’ est fortement corrélé.
        Dans le fil d’hier, j’ai d’ailleurs rappelé à Jérôme les bienfaits des dévaluations de 1958 ( 17, 55 %) et de 1968 -1969
        ( 11 %).

          +5

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      • FifiBrind_acier // 12.12.2014 à 11h19

        Personne ne se demande d’où viennent ces 3% du PIB mythique qui servent de référence pour la dette. C’est une invention qui n’a aucun sens économique, puisqu’il met en rapport une dette échelonnée dans le temps, avec le PIB de l’année en cours.

        C’est pourtant une invention 100% française, de deux fonctionnaires de Ministère des Finances, à une commande de Mitterrand. Ce ratio est devenu célèbre en devenant européen.

        L’un de ses créateurs explique la naissance de cet OVNI, dont on ne sait s’il faut en rire ou en pleurer:

        “La dette à 3% du PIB, une invention 100% française”
        En ces temps là, le Ministère des Finances était logé dans une aile du Louvre.

        http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20101001trib000554871/a-l-origine-du-deficit-a-3-du-pib-une-invention-100-francaise.html

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      • Vasco // 12.12.2014 à 11h50

        La guerre comme solution pour en finir avec la mainmise de la finance sur le politique ?

        A mon humble avis ce n’est pas indispensable. La guerre et l’économie ne sont que des moyen de mettre en pratique une politique. Redistribuer les cartes ne change rien aux règles du jeux.

        A l’origine de toute révolution il y a des hommes avec des idées et du courage pour convaincre les autres de les mettre en place. Ce qu’il nous manque ce sont des hommes de cette trempe et plus de collectif dans nos valeurs.

          +3

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      • olivier69 // 13.12.2014 à 01h51

        Bonsoir ErJiEff,
        ce qui n’est pas dit, c’est que ce n’est pas un pays mais tous les pays dits civilisés. Cela détourne d’une vraie réflexion.
        Cdlt

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        • olivier69 // 13.12.2014 à 05h23

          On ne se dirige pas vers une seule solution. Je n’y crois pas une seconde. Autre option plus conforme à l’histoire : Tuer les débiteurs, une fois qu’ils ont été saignés (le jus est pressé jusqu’au trognon, plus de possibilités de gain). On risque donc de payer coût que coût, plus l’inflation, plus éventuellement la guerre en même temps. Alors que tous les pays sont dans la même situation…..Et ce n’est pas un pays qui décide mais des hommes motivés (en général par le pouvoir, l’argent, le prestige,…).
          Cdlt

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    • Jacques // 12.12.2014 à 21h33

      Faire comme Philippe le Bel me plairait bien! Surtout que ce n’est même pas les 1% les plus riches qu’il faudrait viser, ce sont à peine 0,01% de la population qui nous étranglent.

        +3

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      • Homère d’Allore // 12.12.2014 à 21h35

        Ce n’est pas pour rien que j’ai rappelé cette possibilité…

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    • Surcouf // 14.12.2014 à 10h26

      J’en vois une septième.

      Le créancier pris de compassion pour son débiteur renonce à sa créance lol.

      Quoi que par intérêt, calcul, il pourrait tenter le coup. L’Eglise a bien renoncer à ses biens sous la révolution.

        +0

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  • coinfinger // 12.12.2014 à 09h07

    Ces discussions sur la monnaie serait vraiment interréssantes si on perdait pas de vue la base profondes des choses .
    Autrement c’est à ranger dans la méme catégories que les discussions sur les épicycles pour rendre compte du mouvement des astres avant Copernic-Képler-Galilée .
    De quoi est il question avec la monnaie ?
    Elle est actuellement basée sur l’énergie ( gaz pétrole ) soit pour $ , soit contre .
    Mais la source principale d’énergie dans le monde n’est pas le pétrole , gaz , nucléaire , etc …c’est à dire 13 milliards d’équivalents TEP par an à tous casser . La principle source c’est le travail humain , à raison de seulement 1 milliards d’hommes productifs ( équilent 1 baril de pétrole) par mois on est égal . J’ai la bonté de ne méme pas compter le travail de conception et de ne prendre en comparaison que l’énergie ( autre) brute .
    L’énérgie (autre qu’humaine) n’a de raison d’étre que comme concurrente pour lui rabattre ses prétentions , encore faut il qu’elle soit bien gérée . C’es la monnaie qui en mesure la qualité de gestion . Une bonne exploitation c’est avant tout un propriétaire qui se soucie de ses bétes , on est loin du compte . Ou alors on s’en soucie pour ne pas l’exploiter , c’est encore plus con .

      +2

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    • P.Lacroix // 12.12.2014 à 10h50

      Un bouquin intéressant sur la monnaie et sa garantie.
      L’ introduction est de Francis Delaisi qui a aussi écrit ” la révolution européenne”.

      http://classiques.uqac.ca/classiques/fisher_irving/illusion_monnaie_stable/illusion_monnaie_stable.pdf

      Je remets aussi cette vidéo que je trouve très intéressant et pédagogique :

      https://www.youtube.com/watch?v=h56uZ8oT4sQ

        +0

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      • coinfinger // 12.12.2014 à 11h56

        Irving Fisher . Alors là c’est une perche . I Fisher il est bien connu pour sa théorie monétaire .
        La crise de 29 , il l’a vu arriver , et l’a reconnue tout de suite . La perche là , elle est vraiment , longue , j’ai pas résisté , désolé .

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        • P.Lacroix // 12.12.2014 à 17h12

          Je n’ ai pas assez de connaissance sur sa vision à long terme.
          Il est question de la valeur de la monnaie et de l’ évolution de cette valeur dans le temps.
          Il y a un autre théoricien de la dépréciation de la monnaie dans le temps, Sivio Gesell ” l’ ordre économique naturel”. Je viens de commencer mais c’ est un peu lourd!

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        • olivier69 // 12.12.2014 à 19h31

          Bonjour coinfinger,
          Je vais répondre à deux de vos post :
          Le premier : la dette n’était pas le nerf de la guerre. Mais bien les enjeux géopolitiques et géostratégiques. La preuve : l’industrie militaro s’est portée à merveille. En cela, il serait réducteur de penser que ce sont les dettes qui font les guerres. Car au contraire, elles font la fortune de quelque uns….Maintenant, il est vrai que mettre un peuple à genoux conduit inexorablement à une forte probabilité de mise en place d’une dictature. A la recherche d’un sauveur….Mais qui finance le sauveur ?
          Le second : Pour Fisher, sa théorie a servi de support pour les financiers. Son interprétation est délirante (le =). Il y a pourtant une perméabilité de l’offre et la demande qu’il n’a été pas modélisée. Ensuite, le hors bilan se situe où ? Car, qu’ils le veulent ou non, une maison par exemple, est une monnaie d’échange. Cette théorie est incomplète et son interprétation est dangereuse puisqu’elle sert de base à la concentration des richesses. Friedman voyait plus juste, notamment sur le rendement des actifs dans la composition du patrimoine dans le temps.
          Cdlt
          ps : qui vous dit que la crise de 29 n’était pas programmée ? Rappelons le statut de la FED.

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          • Renaud 2 // 12.12.2014 à 23h10

            Friedman lui-même a reconnu la part de responsabilité de la FED dans la crise de 29. Personnellement je n’ai pas de doute sur l’aspect programmé de la chose. A chaque crise ou guerre, le pouvoir se concentre encore un peu plus dans un petit nombre de mains.

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            Alerter
  • ErJiEff // 12.12.2014 à 09h48

    Jean-Michel Naulot dès les premières lignes boucle le problème de cet impossible artéfact de monnaie qu’est l’Euro.
    Les créateurs de cette ridicule fantasmagorie, brillants économistes, certes, politiciens chevronnés, bien sûr, n’ont (toujours) pas compris ce qu’est une monnaie, sa raison d’être, sa fonction essentielle. Du coup, ils se sont imaginé, pauvres imbéciles, qu’en créant une monnaie unique on entraînerait la nécessité, voire même l’obligation de réunir les peuples disparates, avec leurs cultures divergentes et leurs nations rivales, dans une seule et unique cathédrale Européenne pour chanter en chœur le Credo fédéral !
    Ce ne pouvait qu’être un échec, puisque la monnaie est un aboutissement, non une origine ; elle agit toujours comme expression d’une organisation étatique, jamais comme sa génitrice et ce n’est pas parce qu’on invite à dîner ensemble deux personnes qu’elles vont nécessairement se marier, alors qu’on invite toujours ensemble deux personnes déjà mariées.

    Par deux fois depuis 1958, la France de De Gaulle puis de Mitterrand a repoussé les avances allemandes d’Adenauer puis de Kohl, et il reste toujours très difficile d’amalgamer :
    – Belges Flamands et Belges Wallons,
    – Flamands catholiques de Belgique et Flamands protestants des Pays-Bas,
    – Espagnols Basques, Catalans ou Castillans,
    – Norvégiens et Suédois,
    – Italiens du Nord et Italiens du Sud,
    – Français Bretons et Français Corses
    – Sans compter la multitude de spécificités Slaves, Baltes ou Méditerranéennes.

    Les empires Athénien, Romain, Carolingien, Germanique, Russe, Austro-hongrois, Napoléonien, Allemand, Nazi, Soviétique, ont tous échoué ; en près de 30 siècles d’histoire, il n’en est jamais sorti la moindre conscience d’union et de coopération, au contraire : chacun à sa façon n’a fait que nourrir des rancœurs, des dissensions et des enfermements communautaires systématiquement conclus par des guerres.
    Et les nations ainsi régénérées s’empressaient d’affirmer leurs identités et spécificités retrouvées par le moyen d’une… monnaie.

    L’Europe, une fois dégagée de la doxa économique qui la paralyse, pourrait enfin devenir une grande et belle idée pour doucement, en prenant le temps, sans imposer quoi que ce soit, inciter ses peuples à apprendre comment vivre ensemble.
    Une telle réunion pacifique et respectueuse de ses diverses composantes engendrerait naturellement (donc progressivement) une harmonie économique, seule capable d’éventuellement permettre une relative fédéralisation politique.

    Pas besoin de circonlocutions économiques savantes pour comprendre cela, un regard libre sur l’histoire suffit.
    L’Euro est un non-sens évident, tant qu’il restera contre toute logique la monnaie unique d’une paradoxale entité multiple, accouchée aux forceps quand il fallait laisser aux européens le temps de savoir tirer profit de l’ECU.

      +5

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  • Renaud // 12.12.2014 à 09h49

    L’auteur à bien planté le décor et surtout une bonne partie de l’envers du décor.
    Ce qui ressort de cette approche (analyse excellente), c’est la non fiabilité des dirigeants français qui ‘roulent’ pour autre chose que leur soit disant pays. Je crois que c’est Emmanuel Todd qui classe la France dans la catégorie “européenne”: -servitude volontaire-. C’est exactement ça!
    Oui, la France, par ses dirigeants qui, effectivement, rusent avec la société pour faire ce qu’ils veulent derrière leurs rideaux de fumée. L’exaspération de moins en moins retenue se fait sentir. L’attitude du “personnel politique” français est spécialement sournoise et hautement punissable. la France, par ses dirigeants prévaricateurs, s’est infligée une camisole de force avec l’euro qui est un alias du mark allemand. La République française n’a jamais été française à 100%, autrement dit elle a frelaté le pays. Si la structure étatique française a été féconde en certaines époques (1) il est clair aujourd’hui qu’une grande proportion de l’État en France est devenue un boulet à trainer…
    Enfin il faut faire le maximum pour que l’euro soit supprimé et qu’une – monnaie commune – (peu importe son nom) le remplace tandis que les nations et les entités économiques, recouvrent leur souveraineté et aient leurs vrais reflets économiques dans leurs monnaies, et mieux encore, puissent, enfin!! bénéficier du principe de — SUBSIDIARITÉ — tel qu’il se pratique, par exemple, chez nos voisins immédiats Suisses. La Suisse (territoriale s’entend) est un modèle très concret où la Subsidiarité fonctionne bien pour l’essentiel et doit nous servir de modèle.
    L’ “Europe” de Bruxelles est un système détestable d’une entité anonyme dont on ne sait pas ce vers quoi elle nous mène, sinon la régression, le chômage, l’appauvrissement assuré pour l’enrichissement d’une coterie infâme qui, en plus, “tient” les media… Ou alors, on ne le sait que trop! l’ “Europe” préfigure un genre d’Urss “européenne” qui semblerait se profiler en filigrane…

    (1) en particulier durant les environ 30 années qui suivirent la deuxième guerre mondiale.
    On a oublié que la 4ème République qui était une pétaudière politique (*). Mais il faut noter que durant les 12 ou 13 ans que dura la 4ème République politiquement non viable, les services étatiques métropolitains furent à la hauteur, car il réorganisèrent avec succès maints services indispensables à la société et créèrent les branches industrielles qui pendant un demi siècle soutinrent l’économie française, et ce, jusqu’à ce que les fidéicommissaires européistes et mondialistes entreprirent de brader la France sur toute la ligne.
    (*) à sa décharge, il y eut l’hypothèque à “solder” des deux guerres, celle d’Indochine et celle d’ Algérie, ces deux guerres qui se sont ponctuellement suivies l’une après l’autre comme si elles étaient marquées sur un agenda. À peine la guerre d’Indochine (1947-1954) finie en mai 1954, que 6 mois après, en novembre 1954 commençait la guerre d’Algérie (1954-1962).

      +2

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  • Charles Michael // 12.12.2014 à 09h54

    « La difficulté n’est pas tant de comprendre les idées nouvelles. Elle est d’échapper aux idées anciennes » Keynes (1936)

    1936 ! lol

    J’adore l’ironie du club Roosevelt qui va au grenier chercher sa solution, en ignorant superbement le travail du Club de Rome, son avertissement en 1970 Limit to Growth 40 ans en avance. C’est le fait incontournable, l’éléphant dans le salon qu’aucun économiste ne veut voir.

    Tous ces discours de relance sont nuls. Le pétrole baisse (temporairement) mais peu comprennent l’effet tsunami que ça va avoir: marée basse > raz-de-marée.
    D’une certaine façon, horrible, l’accaparement des profits par le 1 % en limitant les salaires, donc la consommation de masse, fait perdurer le système ére industrielle en freinant l’épuisement des ressources et les déprédations environmentales.

    Au lieu de penser crises, sortie de crise, outils financiers, c’est à dire penser babioles, il faut envisager l’adaptation progressive au monde sans croissance, aux ressources fossiles rares, aux transports difficiles et couteux.
    Pour commencer.

      +10

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    • Micmac // 13.12.2014 à 05h06

      Lol, peut-être, mais Keynes n’était pas la moitié d’un idiot, et il gagne toujours à être connu.

      Le Club de Rome n’aurait jamais existé sans Keynes, et sa pensée beaucoup plus révolutionnaire que beaucoup l’imagine. L’idée qu’il faudra bien un jour répartir la richesse (et surtout le bien-être, sous forme de culture et de loisirs) plutôt que croitre et accumuler bêtement n’importe comment est clairement au cœur des écrits de Keynes, et a probablement joué un grand rôle dans les réflexions du Club de Rome.

      Ce n’est pas parce que quelque chose a été dit en 1936 que cette chose est débile. On dit beaucoup de con… dans notre monde contemporain, et on lit beaucoup de choses intelligentes venant du passé (et vice versa).

      Je ne vois pas pourquoi, parce qu’une phrase aurait été écrite à telle date, cela la rendrait plus ou moins pertinente. La pensée “postmoderne”, celle qui veut que nous vivions une époque unique invalidant les expériences du passé, est au cœur de la révolution (imposture) libérale/conservatrice que nous subissons.

      Alors, par pitié, de grâce, pas de : “Mort de rire, 1936!”, comme si ce qui c’est passé en 1936 n’avait aucun lien avec ce qu’il se passe aujourd’hui. Désolé de le dire crument, mais c’est complètement débile. Je me demande même comment quelqu’un d’intelligent et de cultivé, sachant au minimum lire et écrire, peut ne serait-ce qu’avoir l’idée d’une réflexion aussi débile.

      Désolé d’être aussi catégorique, mais c’est mon point de vue.

        +0

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      • Charles Michael // 14.12.2014 à 07h19

        Aucun problème avec votre point de vue, chacun le sien.

        Je parle évidement de l’application des propositions de Keynes aujourd’hui, dans la situation d’aujourd’hui; et particulièrement à la situation de l’économie française qui ne produit plus grand chose comme biens de consommation:
        – part du PIB du secteur industriel : 40 % en 1970 > 12 % fin 2012 > 11.5 % fin 2013
        – part de l’agro alimentaire dans l’industrie: près de 60 %
        La relance de la croissance par le pouvoir d’achat et ré-industrialisation me parait chimérique et détrimentale aux équilibres (enfin déséquilibres) des comptes publiques. Idem d’ailleurs pour une dévaluation (ce qui ne serait d’ailleurs pas le cas pour l’Italie qui a encore environ 25 % de PIB industriel).
        Nous ne sommes pas les USA, nous ne sommes en 1929.

        Nous sommes 40 ans après le rapport Meadows, pile poil comme prévu.

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  • nicolasjaisson // 12.12.2014 à 09h57

    “Selon un des scénarios possibles : une crise survient, la BCE rachète massivement les dettes des Etats qui font défaut et se retrouve, elle-même, au bord de la faillite au point qu’il y a urgence à la recapitaliser. Or, rares seront les Etats, eux-mêmes en détresse financière, qui pourront suivre. Et l’euro mourrait avec la BCE.”

    L’auteur n’a visiblement pas bien compris comment fonctionne la BCE, car si le fait de racheter massivement de la dette souveraine devait provoquer la faillite de la BCE, alors il y a longtemps qu’elle aurait disparu. Lorsque la BCE rachète des actifs bancaires, elle crée de la monnaie contre elle-même, le plus souvent sous la forme de prêts temporaires avec promesse de rachat des titres par les banques, lorsque le prix des titres aura remonté. C’est ainsi que la BCE est sortie bénéficiaire des opérations de LTRO. Lorsque la BCE rachète des obligations souveraines; idem. Elle crée de la monnaie crédit contre elle-même en contrepartie des rachats de titre à l’actif. Théoriquement la BCE peut créer ainsi une quantité illimitée de monnaie en créditant son propre passif, en vertu de son privilège de banque centrale. Seulement autant le rachat d’ABS et autres portefeuilles de prêts collatéralisés n’est pas inflationniste, parce que la monnaie reste dans les circuits de financement bancaires, autant le rachat d’obligations qui financent les déficits publics peut avoir un effet inflationniste sur l’euro. D’où d’ailleurs la récente perte de valeur de l’euro contre le dollar. Le tout est de savoir si ces rachats de titres vont servir à des dépenses d’investissement ou des dépenses de fonctionnement publiques. C’est là que tout va se jouer. Or il y a fort à parier que ce fameux programme d’investissement annoncé par Juncker va accoucher d’une sourie, tant les plans concernant l’économie numérique et la mutation énergétique ont une contrepartie économique discutable. L’Europe manque de vision en ce qui concerne l’avenir économique des Etats-membres conçu comme un ensemble homogène intégré théorique, alors qu’il faudrait procéder au cas par cas en fonction d’intérêts nationaux divergents. Mais la technostructure européenne s’obstine à penser en termes de valorisation des actifs européens à vendre aux financiers américains ou chinois. Cette vision de banquiers signe la véritable mort de l’espace économique européen livré à l’appétit vorace des banquiers d’affaires et de leurs conseils juridiques trop pressés de mener à bien de juteuses opérations de fusion-acquisition transatlantiques admirablement servies par une BCE tenant à bout de bras des Etats européens moribonds. Contrairement à que raconte l’auteur de l’article, les fonds propres de la BCE ne sont pas financés par les Etats-membres mais par la dette bancaire. Dette contre elle-même dans le cas de la BCE ou dette bancaire dans le cas des Etats-membres qui paient leurs cote-part au budget européen non avec leur rentrées fiscales mais avec de la dette à court terme dans le cas de la France. Qu’on en juge, des pays ayant des balances des paiements structurellement déficitaires, comme les pays du Sud de l’Europe, n’ont encouru aucune dévaluation du fait que ces déficits sont crédités par l’Eurosystem auprès des banques correspondantes, notamment la Bundesbank qui finance à crédit les exportations allemandes dans la zone euro. C’est ainsi que les créances des banques allemandes sur leurs consoeurs européennes sont refinancées par la Bundesbank, qui elle-même se fait créditer par la BCE. Voilà de la création monétaire directe entre banques centrales qui n’a jamais ému le président de la Bundesbank ni même les juges de Karlsruhe!

      +3

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  • Parousnik // 12.12.2014 à 10h15

    L’humanité est ingénieuse certes mais est elle Intelligente ? Je ne comprends pas comment l’humanité qui à en gros 200 000 milles ans en est toujours a se foutre sur la gueule par toutes les manières possibles …pourquoi au faite +? N’avons nous pas de véritables défis à relever pour devenir des hommes et des femmes réellement libres ? Nous savons que nos systèmes économiques nous reconduisent invariablement a des guerres toujours plus meurtrières et pourtant nous n’en changeons pas curieux tout de même car si je peux comprendre que c’est dans l’intérêt de qlqs parasites dorés bien a l’abri des guerres, des famines etc de ne pas en changer, ce n’est pas dans l’intérêt des masses alors pourquoi ne pas changer les choses ?

      +1

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  • bforbroker // 12.12.2014 à 10h18

    Aux dernières nouvelles, il paraît que l’euro a continué à reculer face au dollar. L’euro a été également pénalisé par les résultats décevants du prêt géant de la banque centrale européenne aux banques.

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  • master t // 12.12.2014 à 11h26

    “Le dysfonctionnement majeur de l’euro, celui qui résume tous les autres, c’est naturellement le fait d’avoir instauré la monnaie unique avant même d’avoir tenté de faire converger les politiques économiques et sociales et d’avoir fait reposer le fonctionnement de la monnaie unique sur les seuls critères de convergence budgétaires et monétaires. Toutes les difficultés que nous rencontrons aujourd’hui étaient prévisibles.”

    Nous avons mis la charrue avant les boeufs?
    En fait, au départ tout repose sur un vieux reve, celui, le dernier en date, qui avait justifié la collaboration des années 1940. A cette époque, on croyait, c’est à dire que l’on pariait son avenir sur celui de l’Allemagne victorieuse, un avenir calqué d’ailleurs sur celui du “saint empire de Charlemagne”. Cela se justifiait par le fait que l’Allemagne victorieuse s’étendait dans toute l’Europe jusqu’en Eurasie… Les US de leur coté voyait leur propre hégémonie contestée et leur vision de peuple élu, dominateur du monde, hypothéqué mais d’un autre coté on se relevait d’une grande dépression qui n’en finissait plus de compromettre leur avenir de toute puissance mondiale.
    La monnaie commune semblait logique, en 1940, dans la mesure ou l’ordre hierarchique en économie se redistribuait selon des criteres socio-culturels et productifs relativement aux géographies nationales. Les deuxiemes zones auraient été slaves… comme aujourd’hui et la France une province/banlieue distante du coeur germanique (qui regroupait aussi bien l’Allemagne que ses appendices germanophones).

    A la défaite du 3 eme reich, les allemands étaient totalement soumis aux vainqueurs et on put observer à quel point le tentaculaire empire US avait investis les institutions (cf l’interview choc d’UDO ULFKOTTE)… Mais la machine à soumission états-uniene opère aussi bien par l’arme corruptible de l’argent, grace à la planche à billet que grace aux informations sensibles obtenues par la surveillance électronique maintenant sur des personnes à poste stratégique dont la CIA, via sa NSA, aura su bien piloter à distance, le moment venus, par quelque chantage bien aiguisé les choix et décisions essnetielles à leur agendas.

    Les USA ont donc pris en main la création de cette Europe en l’inféodant totalement… Dans quelques partis traditionnels et majoritaires ou vous vous trouvez, l’eurodolatrie est de rigueur. Un clergé s’est constitué tout logiquement et l’inquisition se fait gardienne de l’orthodoxie monétaire et économique… dans l’axe des interets US, il va sans dire.

    L’avenir de l’Europe se confond donc avec celui des USA, autant dire qu’elle lui sera totalement intégrée puisqu’elle lui est consubstantielle (pour qu’il y est une marionnette il faut évidemment un marionnetiste)… N’est-ce pas la symbolique du pont virtuel que l’on retrouve sur le billet de 5 euros et qui traverse l’Atlantique pour une terre plus à l’ouest?.

    L’avenir du dollar est comme un yaourt, il y a bien une date (inconnue) de péremption mais celle-ci peut encore se prolonger, un peu à la maniere, aussi, d’un euro qui a vacillé un temps mais qui est toujours bien présent. Plus les dettes gonflent plus la monnaie semble éventée!, signe pour le yaourt comme pour la monnaie, à l’évidence, que l’on se rapproche de l’intoxication alimentaire pour le corps socio-économique.

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  • coinfinger // 12.12.2014 à 11h29

    La monnaie à la vitesse mach ++ , historiquement . Pb des 3 corps , rente , capital , travail .
    Aux origines , la rente fonciére . Pour çà faut controler un terriptoire , faut un état coercitif , sans état pas de rente , une monnaie liée à la terre : or argent , cuivre , peu importe .
    Le capital s’émancipe grace au brevet , autre monnaie : fiduciaire cette fois , le pouvoir coercitif change de main . Dans les deux cas : le travail , out .
    Troisiéme temps , le brevet , faut des idées , on en a plus si elle circule librement sans brevet , pire avec un brevet qui contraint à les faire circuler . Là c’est le travail qui met en échec les deux autres compéres , et qui le ramollit grave le coercitif . Reste à transformer l’échec en mat , en créant sa propre monnaie . Il faudra qu’elle ne soit ni à cours forcé , ni basée sur du terrestre . Mais çà le ramollit encore plus le coercitif . çà l’emballe pas .

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  • François // 12.12.2014 à 11h48

    L’escroquerie est plus qu’ancienne, mais ses noms son toujours nouveaux: tribut, empire, état, impôt, inflation, bons du trésor, inconvertibilité, usure… Tout se résume dans le terme de “pouvoir”..

    Pouvoir:
    Vous poire,
    Voir pou;
    Non pourvoi.

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  • Photonik // 12.12.2014 à 14h26

    Je ne sais pas ou mettre ça donc je le met ici.

    Hier soir avait lieu un match de coupe en europa league entre Saint Etienne et Dnipropetrovsk à Kiev.
    Avant le match un groupe de supporters stéphanois a été attaqué par un groupe de hooligans ultras de Dnipro et du Dynamo de Kiev. Bilan 14 blessés dont 5 envoyés aux urgences à Kiev.
    A noter que les ukrainiens ont attaqué avec des armes blanches et des armes avec des billes en plomb.

    Quelques photos:
    https://twitter.com/Atton_Olivier/status/543108911860310016/photo/1
    https://twitter.com/Atton_Olivier/status/543115687036985344/photo/1

    Et des vidéos:
    https://www.youtube.com/watch?v=2MZETc9QLeo
    Et non vous ne rêvez pas c’est bien le logo de pravyi sektor au début de la vidéo.
    On voit un ukrainien s’acharner (a coups de couteau parait il) sur un supporter stéphanois à terre.
    https://www.youtube.com/watch?v=EffbQWK5i0Y

    Une rumeur dit que c’est du à un drapeau ukrainien brulé. Mais ceux qui étaient sur place disent qu’il n’y a rien eu de tel et que c’est une agression gratuite sans raison.

    A noter la réponse d’un conseiller du ministre de l’intérieur: «Je pense que les avocats des Ukrainiens peuvent utiliser comme défense le fait que la France n’a pas encore expliqué clairement à la communauté internationale si elle vendra oui ou non les navires Mistral à la Russie».

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    • Daniel // 12.12.2014 à 17h16

      Très opportun votre post, j’en avais appris par la presse russe en ligne. Cet incident, très grave, a passé sous le plus complet silence des journaux parisiens. Le journal “L’Equipe” en a parlé en deux lignes sur “deux blessées légers” quand on sait que c’étaient 6 qui ont été envoyés à l’hôpital.
      Que l’Ukraine est devenu un champ d’entraînement sauvage à toute sorte de chiens d’attaque, de casseurs et de néonazis il n’y a rien d’épatant, mais que les médias français se taisent sur un incident d’une telle gravité c’est inadmissible. Et que fait-il l’Elysée ?

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    • Jacques // 12.12.2014 à 21h44

      merci de nous l’apprendre; rien vu là-dessus dans la presse française. ça ne fait d’ailleurs que confirmer ce qu’on sait, et sur l’Ukraine et sur la presse française.

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  • araok // 12.12.2014 à 15h34

    Bonjour à tous

    Bon, depuis que je suis le blog d’Olivier, j’ai compris qu’on allait, à plus ou moins brève échéance, à une crise sévère.

    Mais en dehors d’une délectation morose, qu’est-ce qu’on fait?

    Car enfin, en dehors de mettre mes sous dans deux banques (pour être en dessous de 100 000€), à quoi ça me sert de savoir tout çà?
    Il faudrait peut être stocker de l’eau, de la nourriture, du pq, acheter une kalach?
    Si les distributeurs de monnaie (BAL) sont bloqués qu’est-ce qu’on fait?

    Si un des participants à ces discussions a une idée opérationnelle, je suis preneur.

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    • Hagen // 12.12.2014 à 16h36

      Je suis aussi quotidiennement ce blog et je partage à 100% cet avis. Pour moi, les conclusions sont maintenant évidentes, quel qu’en en soit sa date et son déclenchement initial, une “rupture de la normalité” va, in fine, fortement affecter nos petites existences.
      Il me parait donc plus opportun de commencer à investir dans une préparation plutôt que de sempiternellement commenter une partie qui est déjà perdue.
      donc idem :
      “Si un des participants à ces discussions a une idée opérationnelle, je suis preneur.”

        +4

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      • Résistance // 12.12.2014 à 17h41

        +1
        ça me parle aussi.

        “L’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la patrie commandent à tous les Français libres de continuer le combat là où ils seront et comme ils pourront.”
        Charles de Gaulle

          +4

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        • Renaud 2 // 12.12.2014 à 23h26

          Il y a plein de choses à faire à plusieurs niveaux. Au niveau individuel et familial il y a effectivement le mouvement survivaliste (lire par exemple Survivre à l’effondrement économique de San Giorgio). Après il ne faut pas perdre de vue que cette “solution” n’est que temporaire. On ne peut pas s’en sortir seul.
          Il y a le mouvement des Villes en transition, qui s’évertue à montrer qu’on peut se préparer à la fin du pétrole et au changement climatique dans la joie et la bonne humeur.
          Mais ce qui ressort de tout ça, selon moi, c’est qu’il n’y a rien à attendre d’en haut. Il faut se constituer un réseau local, capable de nous fournir les besoins vitaux : eau, nourriture, énergie, hygiène et santé. Donc un premier pas est de boycotter toute grande structure et préférer, dans la mesure du possible, passer directement par le producteur (les AMAP sont un exemple).
          Il s’agit donc de faire l’inverse du système : consommer moins, être solidaire, recycler ses déchets, apprendre à se guérir avec les plantes, faire son potager, planter ses fruitiers, avoir une fourniture indépendante d’eau et d’énergie. C’est bien évidemment très complexe voire impossible, mais chaque petit pas est une victoire. Il faut montrer l’exemple pour que d’autres suivent. Il y a énormément de boulot et le temps presse…

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  • coinfinger // 12.12.2014 à 16h02

    C’est comme les politiques z’en ont pas d’idées opérationnelles . Jouent à colin maillard avec le réel . Z’ont créé des pépiniéres à start up s . Pousse rien que des recherches de subventions .
    Pourtant z’ont prévu tous les secteurs d’avenir : bio , ntic , etc …
    Allez on leur enléve le bandeau . Z’ont pas disparues les starts up , elles se concentrent toutes sur le méme secteur tellement c’est prometteur .
    C’est quoi !? , c’est quoi?! . La finance c te question ! Là je vous le dis si vous voyez toujours rien venir , bien faudra attendre d’avoir le nez dessus . Mais ce sera trop tard , vous n’aurez pas été de la féte …

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  • coinfinger // 12.12.2014 à 17h08

    Un lien pour se distraire : un point de vue Silicon Valley en Français par un Arabe spécial , puisque Libanais . çà disrupte .
    http://www.youtube.com/watch?v=5-eTKtVoavU

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  • BA // 12.12.2014 à 21h45

    La zone euro, c’est un feu d’artifice.
    La zone euro, c’est un feu d’artifice qui durerait des années.
    La zone euro, ça pète de partout, il y a des explosions de tous les côtés, c’est vachement spectaculaire.

    Vendredi 12 décembre 2014 :

    La Bourse d’Athènes finit en baisse mais circonscrit ses pertes (- 0,42%).

    La Bourse d’Athènes a clôturé vendredi à nouveau dans le rouge à – 0,42% mais en limitant ses pertes par rapport aux trois derniers jours de dégringolade, sur fond d’incertitude politique face au risque de législatives anticipées.

    Jeudi, l’Athex avait cédé 7,35%, après une dégringolade de près de 13% mardi, une première depuis 1987, et des pertes de 1% mercredi.

    A l’origine de cette tourmente, la décision du gouvernement de coalition droite-socialistes d’Antonis Samaras d’avancer de deux mois l’élection du président par les députés. En cas d’échec à trouver une majorité parlementaire pour ce scrutin, des législatives seront organisées qui pourraient aboutir à une arrivée au pouvoir du parti de gauche radicale Syriza, favori dans les sondages.

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    • vérité2014 // 13.12.2014 à 01h06

      Crude Carnage Contagion: Biggest Stock Bloodbath In 3 Years, Credit Crashes.

      WTI’s 2nd worst week in over 3 years (down 10 of last 11 weeks)
      Dow’s worst worst week in 3 years
      Financials worst week in 2 months
      Materials worst week since Sept 2011
      VIX’s Biggest week since Sept 2011
      Gold’s best week in 6 months
      Silver’s last 2 weeks are best in 6 months
      HY Credit’s worst 2 weeks since May 2012
      IG Credit’s worst week in 2 months
      10Y Yield’s best week since June 2012
      US Oil Rig Count worst week in 2 years
      The USDollar’s worst week since July 2013
      USDJPY’s worst week since June 2013
      Portugal Bonds worst week since July 2011
      Greek stocks worst week since 1987

      Tout va bien disait scooterman,la crise est finie:

      http://www.zerohedge.com/news/2014-12-12/crude-carnage-contagion-biggest-stock-bloodbath-3-years-credit-crashes

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  • BA // 12.12.2014 à 22h20

    Vendredi 12 décembre 2014 :

    ALERTE – Fitch abaisse la note de la France à AA en raison du dérapage budgétaire.

    http://www.romandie.com/news/ALERTE–Fitch-abaisse-la-note-de-la-France-a-AA-en-raison-du/545688.rom

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  • vérité2014 // 13.12.2014 à 01h04

    Catastrophisme anti-Syriza : le top 10 des “petites” phrases du gouvernement.

    Les déclarations -du dernier mois- des cadres gouvernementaux qui commencent par « Si jamais Syriza était élu… » font dorénavant rire tout le monde.

    http://www.okeanews.fr/20141026-catastrophisme-anti-syriza-top-10-petites-phrases-du-gouvernement

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  • tchoo // 13.12.2014 à 12h51

    a lire cela, difficile de faire cohabiter des pays si différents
    et puis on ne sort pas des rengaines habituelles: faire des réformes, comptes à l’équilibre, même après avoir démontré que l’augmentation de la dette n’était pas dues ou si peu à l’augmentation des dépenses publiques.
    Il est visiblement difficile pour ces messieurs de sortir des schémas de pensées que l’on nous inculque depuis des années.

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  • Paddy // 04.01.2015 à 19h03

    Quand les Shadocks en auront marre de pomper pour rien, ils pourront se demander QUI peut porter POLITIQUEMENT les nouvelles tendances de l’analyse économique (les économistes atterrés ou critiques, tels que Stiglitz, Krugman, Keen ou Chang).
    Franchement, je n’ai pas la réponse.
    Et pourtant, ça urge.

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