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18.avril.202018.4.2020 // Les Crises

Damien Barraud : « C’est de la médecine spectacle, ce n’est pas de la science »

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Source : La Marseillaise, Mireille Roubaud

Le docteur Damien Barraud, médecin réanimateur en unité Covid au CHR de Metz-Thionville, explique pourquoi selon lui les annonces du professeur Raoult ralentissent la lutte contre le coronavirus en ajoutant de la confusion et un battage médiatique autour d’une figure qualifiée désormais de populiste par de nombreux scientifiques.

Suite aux annonces du Dr Raoult dévoilant jeudi 9 avril sa dernière étude, les premiers commentaires de la communauté scientifique ne semblent toujours pas dessiner de consensus. A l’instar du président de la fédération des médecins de France, Jean-Paul Hamon, qui regrette une dérive relevant de la politique spectacle, à propos de la visite d’Emmanuel Macron à l’IHU Méditerranée, certains dénoncent désormais un scandale éthique comme le docteur Damien Barraud, médecin réanimateur en unité Covid au CHR de Metz-Thionville.

Quelle est la situation actuellement dans votre service de réanimation ?

On a l’impression d’avoir passé le fameux pic, atteint un plateau. Le rush d’admissions semble être derrière nous, même si le service continue à tourner à plein. Si le tri des malades est habituel en réanimation, on avait suffisamment de capacité pour ne pas faire de tri aussi drastique comme cela semble s’être déroulé en Italie, avec des limites d’âge très basses. On a travaillé comme on l’aurait fait hors période de crise.

L’effraction médiatique de la communication du professeur Raoult a-t-elle gêné le travail des médecins dans cette crise ?

Elle a gêné le travail des médecins à plusieurs niveaux : si nous étions sur la même ligne dans mon équipe, il y a eu dans mon hôpital certains collègues de services conventionnels qui voulaient prescrire de l’hydroxychloroquine, ce qui a créé beaucoup de palabres et de discussions. Il y a eu également des conséquences pour nos rapports aux malades et aux familles, qui nous ont demandé parfois de manière très véhémente de prescrire de l’hydroxychloroquine, en nous menaçant de procès si nous ne le faisons pas. Entre le stress et la pression, cette polémique a généré une ambiance pesante, dont nous nous serions bien passés tant le climat était déjà difficile. Enfin, cela entrave la bonne marche de la recherche, certains patients refusant de recevoir d’autres traitements.

Comment expliquez-vous l’emballement qui a propulsé le Dr Raoult sur le devant de la scène médiatique malgré des études très critiquées par la communauté scientifique ?

L’emballement me semble multifactoriel. Il s’explique probablement d‘abord par le mode de communication adopté par le professeur Raoult, qui a su utiliser Youtube et les réseaux sociaux pour rapidement se poser en sauveur de la nation, avec une solution miracle, dans une période de grand stress dans la population. Toutefois, la faiblesse des preuves scientifiques fournies par son équipe aurait dû clore le débat immédiatement. Si cela ne s’est pas passé ainsi, c’est me semble-t-il lié à une défaillance chronique du système hospitalo-universitaire français, qu’une telle crise sans précédent a révélé au grand jour. Certains reproches à l’encontre du gouvernement concernant la gestion de la crise sont justifiés. Il y a eu de vraies erreurs, telles que les pénuries de masques, de matériel. Mais la pression a été telle que le gouvernement a du lâcher la bride lorsqu’un bâteleur annonce sur la place publique qu’il dispose d’un traitement miracle, et que ce serait « l’infection respiratoire la plus facile à traiter ». Le décret gouvernemental concernant la prescription de l’hydroxychloroquine est le témoin de cette prise d‘otage. Dans un fonctionnement normal, la communauté scientifique auraît dû s’élever et mettre fin à tout cela. En 2017, un rapport du haut Conseil de l’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (HCERES), a pointé de graves dysonctionnements au sein de l’IHU Méditerranée infection, suffisants pour entraîner en 2018 la perte de labellisation INSERM et CNRS. Dès 2006, des faits d’inconduite scientifique ont été mis au jour, et entrainé une interdiction transitoire de publication scientifique par l’American Society of Microbiology, et de nombreux commentaires sur le site PubPeer par des scientifiques du monde entier. Concernant la publication de sa première étude sur son traitement contre la Covid19, il n’y a probablement pas eu de reviewing, l’éditeur en chef de ce journal étant le bras droit de Raoult. Lorsque l’étude a été publiée dans Pubpeer, beaucoup de scientifiques ont pointé les anomalies de ce travail. Et l’équipe de Didier Raoult ne répond pas à ces questions. L’International Society of Antimicrobial Chemotherapy, société savante à laquelle appartient le journal scientifique ayant publié ce travail, a même pris ses distances cette semaine, en émettant une note exprimant la mauvaise qualité de cette publication qui n’aurait pas dû être publiée. Au niveau hospitalier, L’AP-HM sait aussi ce qu’il se passe. Le problème est simple : les équipes de l’IHU rapportent 25 % des points Sigaps (Système d’interrogation, de gestion et d’analyse des publications scientifiques, ndlr) de l’AP-HM, ce qui représente énormément d’argent pour l’institution, qui n’a aucun intérêt à perdre la poule aux oeufs d‘or. Lorsque des organismes de recherche l’interrogent, comme le British Medical Journal, Didier Raoult préfère décliner les questions, et poster une vidéo sur Youtube. C’est gravissime. Dans un monde normal, tout est réuni pour que soit justifiée une mise au ban de la communauté scientifique du professeur Raoult. Mais rien ne se passe. Tout le monde se tait. Ou ne proteste que mollement, alors qu’il s’agit d’un véritable scandale.

Quelles conséquences sur le plan éthique relevez-vous ?

Dans son dernier papier, il inclut 2 enfants de dix ans, ce qui est une entorse éthique grave, parmi d‘autres. En plus d’être une faillite scientifique, ces travaux sont une faillite éthique. Si la recherche clinique est réglementée, s’il existe des règles méthodologiques qui ont été élaborées avec le temps, ça n’est pas pour rien, mais pour produire de la meilleure science. Sa manière de communiquer va à l’encontre du code de déontologie médicale, qui prévoit que le médecin doit faire preuve de prudence, de ne faire état que de données confirmées, et pas de publicité. Lorsqu’il indique qu’on meurt moins à Marseille, c’est un tour de passe-passe. Le taux de mortalité bas est lié à leur politique de dépistage systématique, augmentant les formes asymptomatiques ou peu sévères, ainsi qu’à l’absence de service de réanimation, abaissant de fait le nombre de décès. Alors en effet, cela n’est pas mentir stricto sensu, on meurt moins à l’IHU, mais cela n’est en aucun cas grâce à son traitement. Faire croire cela n’est pas déontologique. Ainsi, même si l’hydroxychloroquine marche, ce que je souhaite, il fait perdre beaucoup de temps avec ses méthodes hors des clous.

La méthodologie demeure-t-elle essentielle pour être « dans les clous », dans ce genre de crise?

Nous sommes passés de l’empirisme à des méthodes structurées car nous sommes justement passés par des échecs, dont nous avons appris. L’histoire de la médecine est jonchée de dizaines de ces échecs. Ce que propose le professeur Raoult, c’est le degré zéro de la recherche scientifique. C’est de la vieille médecine suranée, simpliste, et du faux bon sens, dans laquelle l’expertise est seule suffisante : « Ils n’ont rien retenu selon moi des échecs du passé ». L’expérience est importante mais non suffisante : il nous faut des données. Ce sont les données qui sont irréfutables, pas l’expertise qui pourrait d’ailleurs être questionnée. L’agument d’autorité basé sur le productivisme d’articles est de la poudre aux yeux. Les indices de bibliométrie ne font pas la qualité d’un chercheur. Pour revenir à la question du sens d’un traitement, l’important n’est pas uniquement de faire disparaitre un virus dans le nez, il faut également que le malade aille mieux. Le meilleur exemple avec l’hydroxychloroquine c’est le chikungunya : l’hydroxychloroquine inhibait le virus, in vitro, de manière tout a fait efficace. Mais chez l’homme, elle aggravait l’état du patient. Donc il n’y a pas d’autre moyen de s’en rendre compte que de réaliser des essais dans les règles de l’art, avec un groupe contrôle, idéalement avec placebo. C’est tout à fait possible en urgence. Et parfaitement éthique. Dans son dernier « préprint » mis en ligne sur son site de l’IHU, et qui a mon sens ne passera jamais l’étape d’un reviewing, il ne règle aucun problème et ne montre rien. Car il n’y a pas de groupe contrôle. Il peut continuer avec 100 000 patients, l’étude sera toujours aussi mauvaise méthodologiquement. Les règles, c’est comme le code de la route. Cela parait contraignant. Mais c’est fait pour permettre au plus grand nombre de conducteurs, ou de patients, d’arriver à bon port. C’est d’autant plus important en période de crise.

Que pensez-vous de la prise à témoin de l’opinion publique sur les réseaux par le professeur Raoult ?

C’est une sorte de braquage scientifique. Quand on communique très vite comme étant un sauveur, on prend tout le monde en otage : le gouvernement et les citoyens. Son argument d’autorité et d’expertise cherche à asseoir un appui populaire, au détriment de celui de ses pairs. C’est du populisme médical. On dit et on donne aux gens apeurés ce qu’ils ont envie d’entendre et de recevoir : un test et une pilule. La médecine n’est pas un barnum à la télé. Ce sont des discussions de scientifiques qui débattent ensemble de résultats tangibles. Le bien fondé d’un traitement n’est pas décidé par des prises de position à l’emporte-pièce d’hommes politiques en quète de visibilité. Ni par des pétitions démagogiques. Ni avec des sondages comme celui du Parisien. C’est ce qui prend en otage tout le monde, et qui a d’ailleurs forcé le comité de pilotage de l’essai Discovery à rajouter un bras de patients traités à l’hydroxychloroquine. On marche absolument sur la tête, et les malades et l’intelligence en pâtissent.

De nombreuses accusations ont surgi à l’encontre de certains détracteurs du Dr Raoult, taxés de conflits d’intérêt. Qu’en pensez-vous ?

Il est vrai que certains praticiens peuvent être exposés à des conflits d’intérêt. C’est un véritable problème. Mais le Dr Raoult n’en est pas exempt : Sanofi, le producteur français du Plaquénil, est partenaire de l’IHU et le finance. Si la chloroquine ne coûte pas cher, un marché de 30 millions de Français, cela fait de grosses sommes. Malheureusement les conflits d’intérêt font partie d’un système ancestral, et il ne faut certainement pas faire passer le Dr Raoult pour une blanche colombe. On ne peut pas refuser de liens avec l’industrie pharmaceutique, mais il faut exclure tout avantage ou cadeau. Il peut exister également des conflits d’intérêt non financiers, pour monter en grade dans dans la hiérarchie hospitalo-universitaire, et qui poussent certains à publier beaucoup et vite. Mais cette course au scoop produit toujours de la mauvaise science, et est délétère pour une bonne marche de la médecine.

Que regrettez-vous dans cette polémique ?

Tout. Tout le déroulement de ce cirque dont nous n’avions pas besoin dans cette periode si difficile. Et je regrette que les médias entretiennent cela plutôt que d’être apaisants. Il faudrait que les médias soient dans un mouvement éducatif, afin d‘élever les gens, leur apprendre a critiquer, prendre du recul, pour ne pas tomber dans la premère croyance. Des journalistes ne jouent pas ce rôle en la matière. Lancer des sondages, demander son avis à tout le monde sur un plateau, est irresponsable. Du coup les gens, en grand stress dans cette période, se raccrochent au premier qui leur donne de l’espoir. Ce n’est pas déontologique. Plus la période est grave, plus nous nous devons, nous tous, médecins, chercheurs, soignants, comme journalistes, de garder la tête froide et de travailler de manière rigoureuse.

Propos recueillis par L.M.

 


« Hydroxychloroquine, l’amour à mort »

Source : Le Monde, Stéphane Foucart

Chronique. Les Français plébiscitent la chloroquine. A près de 60 %, selon un sondage IFOP, ils sont convaincus de son efficacité pour traiter le Covid-19. Sur les réseaux sociaux, des centaines de milliers de personnes réclament la libéralisation de sa prescription. Un ancien ministre de la santé, Philippe Douste-Blazy, lance une pétition en ce sens et recueille un demi-million de signatures. De distingués professeurs, des politiques de droite et de gauche, abondent. Le chef de l’Etat lui-même se déplace à Marseille pour capter quelques éclaboussures de la gloire qui auréole ces jours-ci le microbiologiste Didier Raoult (Institut hospitalo-universitaire, IHU, Méditerranée infection), promoteur du remède miracle. Tout en lui apportant, après celle de Donald Trump, une seconde caution présidentielle.

Le pays semble sombrer dans la folie. L’engouement pour l’hydroxychloroquine est même, à certains égards, presque aussi inquiétant que la maladie qu’elle est supposée soigner, et qu’elle ne soigne probablement pas. Il faut bien sûr attendre, pour s’en convaincre tout à fait, les résultats des études de qualité lancées sur le sujet. Ils ne tarderont pas. Mais il est déjà certain que la communication outrancière autour de la chloroquine et ses dérivés a jusqu’à présent été fortement délétère.

Elle conduit à des achats de masse qui risquent de priver de ce produit des malades qui en ont vraiment besoin. Elle induit des comportements d’automédication mortifères. Quant à l’administration d’hydroxychloroquine aux malades du Covid-19, elle a jusqu’à présent provoqué en France une cinquantaine d’accidents cardiaques graves, dont sept arrêts du cœur et la mort d’au moins quatre patients, selon les données de la pharmacovigilance. Or celle-ci ne capte généralement qu’une petite part des effets indésirables d’un traitement. La réalité est sans doute bien plus lourde. Tout cela pour des bénéfices dont il n’existe, au moment où ces lignes sont écrites, aucune preuve tangible.

Méthode défectueuse

L’enthousiasme planétaire pour ce produit repose sur la publicité donnée à un essai publié fin mars par l’équipe de M. Raoult dans la revue International Journal of Antimicrobial Agents (IJAA). Cet essai suggère une baisse de charge virale plus marquée chez les patients recevant l’hydroxychloroquine, additionnée ou non d’un antibiotique (l’azithromycine), par rapport à ceux ne recevant ni l’un ni l’autre. Mais voici une autre manière de présenter les résultats de cette étude : parmi les patients ayant reçu le traitement, 3,8 % sont morts et 11,5 % ont vu leur état se dégrader au point qu’ils ont été transférés en soins intensifs. Quant aux patients non traités, aucun n’est mort, aucun n’a été transféré en soins intensifs.

« Cela ne prouve rien ! », répondront les promoteurs de l’hydroxychloroquine. Et ils auront raison. La méthode utilisée pour conduire l’essai est si défectueuse que ces considérations ne prouvent rien. Ni dans un sens ni dans l’autre. Avec des critères d’inclusion flous, des données manquantes, un groupe traité dont la moyenne d’âge est supérieure de près de 15 ans à celle du groupe témoin, et un effectif total d’une trentaine de sujets, vous ne pouvez en effet rien prouver. Et ce n’est là qu’un petit échantillon des griefs de la communauté scientifique à l’endroit de cet essai. Au point que la société savante éditrice de la revue a publiquement fait savoir que l’étude en question n’était pas conforme à aux critères de qualité attendus.

Peu après cette première étude, en voici une nouvelle, des mêmes auteurs, non encore publiée mais communiquée sur le site de leur institut. Cette fois, 80 malades du Covid-19 ont été traités à l’hydroxychloroquine et à l’azithromycine, et ont été comparés à… rien du tout. Les thuriféraires du traitement préciseront que la grande majorité des sujets ont guéri. C’est en effet appréciable. Et c’est heureux, car une grande majorité des malades du Covid-19 guérissent aussi, sans ce traitement.

Conflits d’intérêts

La réalité est que, dans le cas d’une maladie faiblement létale dont l’histoire naturelle est imparfaitement connue, vous ne pouvez rien montrer sans groupe témoin. Ni dans un sens ni dans l’autre ; ni avec 80 sujets ni avec mille.

Peu importe : la succession d’annonces tonitruantes produit un fracas médiatique qui occulte des questions importantes. Qui sait que les hôpitaux suédois cessent de recourir à la chloroquine ou ses dérivés, pour cause d’effets secondaires ? Qui sait que son potentiel antiviral in vitro n’a jamais été confirmé in vivo ?

Comme le rappellent Maurizio Guastalegname et Alfredo Vallone (hôpital Jazzolino, Italie), dans une correspondance à la revue Clinical Infectious Diseases, la chloroquine et ses dérivés peuvent de plus avoir des effets paradoxaux. Dans le cas du chikungunya, « l’infection a été renforcée par le traitement à la chloroquine » sur des primates, écrivent les deux médecins. Sur des humains, la chloroquine n’a pas affecté la phase aiguë de la maladie mais, précisent-ils, « les complications chroniques du chikungunya ont été plus fréquentes dans le groupe traité par rapport au groupe témoin ».

Quoi qu’il arrive désormais, l’enthousiasme pour la chloroquine a sans doute atteint dans l’opinion la masse critique nécessaire à son auto-entretien. Même si elle s’avère inutile ou dangereuse, aucune réfutation ne parviendra probablement à en entamer le crédit. On suspectera de la corruption, l’influence de l’industrie pharmaceutique, etc.

D’ailleurs les conflits d’intérêts ne sont, dans cette histoire, pas nécessairement là où on les attend : partenaire industriel de l’institut de M. Raoult, Sanofi est aussi l’un des principaux producteurs d’hydroxychloroquine. Un conflit d’intérêts qui aurait certainement dû figurer dans l’étude publiée par IJAA.

Source : Le Monde, Stéphane Foucart

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300 réactions et commentaires - Page 2

  • tepavac // 18.04.2020 à 22h58

    Voici son classement;
    https://www.lexpress.fr/palmares/hopitaux/lorraine/moselle/metz_57/chr-de-metz-thionville_624181.html

    les dessous de l’affrontement par le médecin réanimateur Damien Barraud contre le Pr Raoult sont exposé par le quotidien « la Dépêche »,qui présente le conflit comme résultant de la seule opposition entre deux approches différentes face à l’épidémie. L’un privilégie les soins et l’autre la recherche.
    Mais après vérification plus approfondi on constate que l’affaire très médiatisée contre Raoult prend sa source sur Tweeter par la parution d’articles de plus en plus caustiques contre Raoult.
    Tantôt ironiques, injurieux, parfois pseudoscientifiques, avec une forte prépondérance de positions anti-homéopathique…
    https://twitter.com/fluidloading?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor

      +4

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    • trpavac // 19.04.2020 à 06h36

      L’étude des tweet permet d’en retracer ses membres et de découvrir un autre fil curieux, celui de « potardéchainé » dont le pseudo est , »Apothicaire Amoureux alias Damien Barraud »??? et dont les tweets, si nombreux qu’on se demande s’ils ne sont pas plusieurs à les rédiger, recensent le même type de penchant pour l’acrimonie en général et contre l’homéopathie en particulier.
      On y apprend entre autre que le potardéchainé est membre d’une association « Fakeméd »,
      http://fakemedecine.blogspot.com/p/communiques-de-presse.html

      Et dont le fil tweeter,
      https://twitter.com/fakemedecine?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor
      recense lui aussi les même penchants que les deux précèdent, mais avec une particularité, il parle tout seul, mais avec beaucoup de tweet….et quelques réponses d’un membre que l’on retrouvera dans chacun des fils connexes.

      Mais les surprises ne s’arrêtent pas là, un fil tweeter est aussi au nom du Dr Damien Barraud,
      https://twitter.com/mahlernord
      et à sa lecture, on s’apperçois aussi de ces mêmes profiles, les mêmes membres parmi d’autres, la même opposition contre l’homéopathie et les interminables mécontentements, parfois teinté de sarcasmes, parfois violents et à la finale on en arrive à Raoult.

      Question, Damien Barraud travaille t-il ?,
      comment trouve t-il le temps d’écrire tout ces tweet ?
      Au fond au lieu de gémir et de se plaindre, ne ferait-il pas mieux d’exercer son travail au lieu de critiquer ceux qui tentent de sauver des vies.
      et en dernier, combien sont-ils sous ce pseudo

        +3

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      • Armiansk // 20.04.2020 à 08h00

        https://twitter.com/search?q=damien%20barraud&f=user
        @nfkb
        @d_azyr
        @robardetolivier
        @PotardDechaine
        @f_mouqet
        @dm8391
        @un_ouragan
        @Bar06827296
        @ID_Superheroes
        @Saligaud_Trika
        @lescopainsdabor
        @Aleck_So
        @MalherNord
        ………et encore plein de comptes qui s’appellent «Damien Barraud» depuis quelques temps.
        Ça fait beaucoup de comptes pour un seul homme, même ce Damien Barraud
        Ou alors… vous avez pris au 1er degré une blague de carabins.

        Sinon, des exemples de communications «pseudoscientifiques» ? Vous n’en trouvez plus ?

          +1

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    • Armiansk // 19.04.2020 à 09h32

      «parfois pseudoscientifiques». J’avoue avoir la flemme de parcourir twitter. Vous voulez illustrer ?

        +1

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  • tepavac // 18.04.2020 à 23h00

    Mais revenons à Raoult, on apprend, après que ces quatre fil tweeter s’ébruite parmi le corps médical, qu’il a donné une réponse à un médias. Comme à son accoutumé, Raoult ne cite aucun nom, c’est pas son genre, mais sa réponse en dit long sur ses convictions qui visent les grands labos et leur actions pour faire valoir leur méthodologie en prescription médicale.
    https://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/infectiologie/lethique-du-traitement-contre-lethique-de-la-recherche-le-pr-didier-raoult-critique-les-derives-de

    Puis on en arrive à l’instant ou le staff de l’IHU de Marseille las des injures qui leur sont faites, décide de porter plainte.
    https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/le-reanimateur-damien-barraud-menace-de-poursuite-penale-par-lihu-mediterranee

    Que dire à ce niveau, sachant que 64 plainte ont déjà été déposé en 2018 contre dix médecins membre de l’association « Fakemed », que ces « médecins » au lieu d’exercer leur noble métier, passent leur temps à tweeter.
    Noter la différence des fils entre de vrais docteurs, qui échangent des infos liés à leur activité, et ceux de ces zozos, c’est parlant tant cela saute aux yeux.

    https://twitter.com/CorinneReverbel

      +10

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  • Narm // 19.04.2020 à 02h41

    Mercy metz est tout neuf….
    mais les hopitaux de moselle sont assez, comment dire étranglés économiquement
    pour donner un ordre d’idée, avant la vague et la réorganisation, ce plus grand hopital de moselle avait 8 lits de réa pour le covid

      +1

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  • incognito // 19.04.2020 à 03h17

    Cette article est le plus drôle que j’ai lu sur ce site à propos de cette polémique. ‘Réaliser des essais dans les règles de l’art, c’est parfaitement éthique’. La question que l’on peut poser à ce médecin, les cancéreux subissent-ils les ‘règles de l’art’ en recevant des traitements placebos? Pour paraphraser Brassens, je suggère aux médecins de ce type, afin de faire avancer la science, de se porter volontaire pour l’essai discovery (un nom qui pue bien le marketing). Et pour rester dans les règles de l’art ‘scientifique’, le groupe statistique devrait bien entendu contenir différents catégories d’âge (bon je doute qu’ OB me contredise sur ce fait). Il restera donc à préparer quelques épitaphes à l’avance.
    Petit scoop, les industries pharmaceutiques drillent leurs délégués médicaux à distiller un discours envers les médecins qu’ils classent en deux catégories les ‘scientifiques’ et les humanistes. Pour sûr ce médecin ne fait certainement pas partie de la deuxième catégorie.

      +13

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    • pong // 19.04.2020 à 05h39

      Ca devient un peu usant ces arguments sur l’éthique. Ca me semble pourtant simple : le double aveugle contre placébo est la méthode la plus fiable que l’on connaisse pour un test clinique. C’est à dire que c’est la solution qui permet d’obtenir des conclusions fiables. Sans cela, on prend le risque d' »utiliser » des cobayes pour rien (= sans conclusion fiable in fine). C’est précisément ça qui n’est pas éthique.

      Voir à ce sujet la très bonne argumentation du docteur Michel de Lorgeril, chercheur CNRS et rompu aux études cliniques indépendantes et à leur méthodologie.

      https://www.aimsib.org/2020/04/05/covid-19-et-hydroxychloroquine-pourquoi-tant-de-hargne/

        +4

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      • incognito // 19.04.2020 à 09h30

        On ne fait pas de test clinique sur des patients en danger de mort en médecine. ¨Point barre. Le médiator avait suivi cette superbe méthodologie. On sait ce qui l’en ait advenu.
        D’autre part comme l’indique le docteur Lepine, il faut un consentement et souvent les pressions psychologiques existent sur les patients.

          +4

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        • Armiansk // 19.04.2020 à 09h45

          «Le médiator avait suivi cette superbe méthodologie.»
          Vous pouvez détailler ? Dans mes souvenirs, le scandale du Médiator était l’usage d’un médicament déjà bien connu (2 millions de personnes traitées), mais qui s’avérera non dénué d’effets secondaires, sous une indication non-validée, à destination de patients qui n’étaient pas en danger de mort.

          Oh… on dirait le Pr Raoult !

            +2

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      • bob // 19.04.2020 à 09h39

        l’on peut lire dans cet article « Ils peuvent éventuellement obtenir des résultats (non scientifiquement fondés) encourageants en bénéficiant d’un effet placebo majeur et surtout de « l’effet magique » lié à la personnalité du grand professeur marseillais qui, seul contre tous… » par ces mots ce monsieur défend aussi sa chapelle face à une éventuelle mort parler « d’effet magique ,… seul contre tout » relève une fois de plus de la pensée à la française, l’idéologie avant la pratique… et dans les couloirs des hôpitaux bourrés de malades , quelle place pour l’idéologie ? [modéré] L’étude du traitement du covid chez eux en apprend plus que tout ce qui est dit ici. L’on pense ce que l’on veut de ce pays mais l’efficacité israelienne est une des conditions de l’existence de ce pays, au cœur de leur adn.

          +0

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      • Narm // 19.04.2020 à 09h45

        bah non, utiliser des cobayes pour rien, c’est quand vous leur donnez un placebo

        les médecins (les vrais !) font le serment d’hyppocrate !
        pas d’hypocrite comme nos politiques
        Hypocrate, ça leur interdit de mettre la vie de leur patient en jeu
        Il doivent soigner ou tenter de soigner (bénéfice/risque)
        Faire un placebo pour une maladie potentiellement mortel leur est INTERDIT il me semble.

        Ce débat est donc de fait clos et je ne comprend même pas comment un être « humain » peut juste y penser !

        « Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.
        Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. »

          +2

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  • bob // 19.04.2020 à 09h23

    D’un côté un médecin réanimateur qui attaque Raoult sur ses méthodes et d’un autre un « huluberlu » qui tente de soigner… Le réanimateur s’exprime dans tous les médias sur ce qui lui parait être un scandale (…?) et l’autre continue son travail. Le réanimateur intellectuel et scientiste contre le virologue de 40 ans de métier peut être « trop » sur de lui , et tout le monde s’enflamme. Pas de doute on est bien en France. Mais pourquoi ceux qui attaquent de front Raoult , s’ils sont malade , plutôt qu’être tirés au sort ne se porterait pas volontaire pour faire partie des « placebos » ? Eux ou leurs familles ? En cas d’agravation, la seule alternative au protocole Raoult c’est parfois la mort. C’est amusant ces médecins qui ne voient pas les études de la même manière qu’ils s’agisse d’eux même ou de leurs parents fasse à des malades tirés au sort pour les essais « randomisés » avec les placebos… Comme le proposait certains, pourquoi ne pas faire ces essais … en afrique ? au point ou l’on en est question éthique à double vitesse…

      +6

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    • Floyer // 19.04.2020 à 19h03

      Si l’on me donnais le choix, je serais bien embêté.

      D’un côté, on a une étude qui ne prouve rien, biais dans tous les sens (ex : compter positifs les personnes non testées du groupe de contrôle et négatif celle de l’autre groupe… inutile d’avoir 40 ans de métier pour s’en étonner)

      D’un autre côté, les suédois s’y sont intéressé et en reviennent : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/32120-La-Suede-laisse-tomber-chloroquine

      Globalement, je suis dans l’ignorance, et l’études du docteur Raoult aurait était faite dans les règles et sur ce qui importe (vais-je aller en réanimation voire décéder), je serais probablement mieux fixé et apte à faire un choix éclairé. Pour l’instant sa première étude ne trouve les 3 réanimations et le décès que dans le groupe traité même si les effectifs sont trop faibles pour en déduire quoique ce soit.

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  • Narm // 19.04.2020 à 12h51

    c’est ce que dit le medecin italien,

    la grosse question, pourquoi les anti inflamatoires et corticoïdes ont été très fortement déconseillés dès le départ alors que c’est l’inverse aujourd’hui ?
    la crises et les morts ont été ainsi amplifiés

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  • anarkopsykotik // 19.04.2020 à 16h29

    >camp scientiste à un camp pragmatique
    mais qu’est ce que c’est que cette dichotomie stupide ?

    >adorateurs du fameux double aveugle randomisé
    ah oui, pouvoir s’assurer qu’on fait une étude fiable libérée de ses biais, c’est du mystique…

    >la Science est érigée en valeur absolue
    je vois surtout vos préjugés sur la communauté scientifique

    >la médecine soit aussi une forme d’art, de cuisine un peu empirique faisant appel non pas aux recettes toutes faites de l’evidence based medicine, mais à l’expérience et (ô sacrilège) à l’intuition du médecin
    avec ce genre d’argument, on se remet aussi à rembourser l’homéopathie, et on engage des shamans

    >les pragmatiques pour lesquels le soin du patient est prioritaire sur la sacrosainte Science
    encore cette dichotomie artificielle (qui vous arrange bien). Ce qu’on reproche à raoult, ce n’est même pas d’avoir filé (et de conitnuer à filer) de la chloroquine en se basant sur son intuition. C’est de ne pas être foutu d’en profiter pour faire une étude sérieuse qui permettrait de généraliser ce traitement. Et à la place, de déclencher des polémiques médiatique stériles. Il n’y a qu’a voir la gueule de l’espace commentaire depuis que le site a osé asséner quelque vérités sur le personnage et sa méthodologie, et donné la parole à ses détracteurs (qui ont plus de crédibilités que nos opinions sur le sujet, soit dit en passant).

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    • anarkopsykotik // 19.04.2020 à 16h29

      >savoir si un résultat empirique est digne pourvu qu’il fonctionne
      c’est bien le problème, il n’y pas d’indicateur fiable que le résultat empirique fonctionne effectivement. Parce que c’est l’intérêt d’une étude bien faite « avec le fétichisme du double aveugle » : il permet d’avoir des résultats empiriques fiables.

      Beaucoup semblent reprocher au site un « biais anti raoult ». Moi je vois surtout que ces commentateurs s’aveuglent systématiquement sur le propos, ne remettent jamais en question les faits abordés, ils se contentent de transmettre d’autres informations qui semblent aller dans le sens de l’efficacité de la chloroquine (efficacité qui n’a jamais été abordé ici, à part pour dénoncer les énormes biais dans l’étude de raoult, comme OB le rappelle, il n’a pas d’avis sur la question du médicament lui même. Mais il peut pointer du doigt que la preuve du dr raoult ne vaut pas un clou).

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  • pauvre d’eux // 19.04.2020 à 18h16

    Comme disait Albert Einstein : « Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé. »
    Formidable, une nouvelle étude menée in vivo « par des médecins » auprès de 181 patients « met en lumière l’inefficacité de la chloroquine contre le coronavirus ».
    Formidable, ces crétins ont mené leurs tests sur des patients « souffrant d’une pneumonie et nécessitant d’être oxygénés »… alors que le professeur Raoult avait expressément précisé que son protocole devait être appliqué en début de maladie et n’était d’aucune utilité au stade final de la réanimation !
    Ces criminels concluent aux effets secondaires néfastes du traitement alors qu’ils ont osé le soumettre à des patients déjà très affaiblis par l’étendue du mal.
    Peut-on avoir les noms de ces connards, svp, histoire de prendre date et de leur botter le cul ? Du yéti blog

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  • Rémi // 21.04.2020 à 11h32

    Je vais me permettre de dire que c’est un très mauvais article.
    Oui Raoult c’est de la mauvaise science. 100% d’accord, mais le problème n’est pas scientifique il est un probléme de commandement.
    On se retrouve a parler de qualité d’études scientifiques, alors que le politique aurait du dire que
    -Il faut tester, on mobilise 100% des capacités de tests. Merci d’apporter les idées pour augmenter
    -Il existe une supiscion que les traitements X Y Z soient efficaces á telle ou telle phase. Dans l’urgence et pour deux semaines ces traitements seront administré á toute personne compatible sur ordonnance.
    -Des études d’urgences sont lancées pour valider au plus vite ces traitements.
    La liste des traitements d’urgence non validés sera mise à jours tous les quinze jours.
    -Les capacitée industrielles francaises sont mobilisées d’urgence pour produire les manquants (Masques matériels de test…) Indemnisation á coût +5%.
    -En cas d’effet secondaire non prévisible au vu du dossier du patient la sécurité sociale paiera.
    -Le président assume de par sa fonction les incompatibilités juridiques qui pourraient se produire suite á ces instructions (Ex labo vétérinaires testant sur de l’humain)
    Voila lá ce n’était pas un débat scientifique, mais de la gestion administrative de crise. Et la question de l’étude scientifique ne se posait pas.
    Mais comme on n’a pas traité le sujet au bon niveau on a ce résultat.

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  • Perret // 22.04.2020 à 08h37

    Personnellement je suis soigné par un médecin, pas par un scientifique et je m’en porte très bien. Par ailleurs, quand on évalue un traitement, on l’évalue en entier. Le pr Raoult n’a jamais recommandé l’hydroxychloroquine seule mais associée à un antibiotique, l’azithromycine. Les essais concluants menés par d’autres médecins (dr Palliard-Franco, dr Besnainou, etc.) refusant l’injonction administrative de ne pas soigner démontrent que cette antibiotique est effectivement très efficace et qu’en absence de possibilité de l’associer à l’hydroxychloroquine, d’autres molécules peuvent être très efficaces également.
    En outre, la découverte de l’attaque d’abord sanguine du virus conduit à constater que non seulement l’administration française a interdit de soigner mais qu’en plus l’intubation et l’oxygénation à haute dose peuvent avoir précipité le décès des patients.
    La médecine de bureau est criminelle.

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