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17.avril.202017.4.2020 // Les Crises

« En matière de prévention, nous ne sommes pas à la hauteur », dénonce l’ancien D.G. de la santé William Dab

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Source : Le Monde, Paul Benkimoun

Professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), où il était il y a peu titulaire de la chaire Hygiène et sécurité, William Dab est médecin et épidémiologiste. De 2003 à 2005, il a été directeur général de la santé et avait démissionné en raison de désaccords sur la politique de santé publique avec le ministre de la santé d’alors, Philippe Douste-Blazy. Il livre une analyse critique de la réponse française au Covid-19.

Quelle est votre appréciation de la situation sanitaire de l’épidémie de Covid-19 ?

Un premier élément à prendre en compte est qu’actuellement nous avons un décompte de la morbidité et de la mortalité directement liée au virus. En fait, nous aurons aussi à déplorer des répercussions sur la santé à moyen terme qu’on peut appeler indirectes parce que ce n’est pas le virus qui sera en cause, mais les complications chez les patients souffrant de maladies cardiaques, pulmonaires, rénales, etc. Ces complications ont deux origines. Le Covid-19, qui entraîne un alitement, qui est un facteur de risque important chez les personnes âgées. Et le fait que le suivi des malades chroniques est moins bon parce que le système de soins est saturé par l’épidémie. Il faut donc s’attendre au total à plusieurs dizaines de milliers de décès directement et indirectement liés à l’épidémie.

Et sur l’évolution de l’épidémie ?

Je suis frappé par le fait qu’après quatre semaines de confinement, la courbe épidémique n’est que ralentie. Nous restons avec un flux important de malades chaque jour. Trois raisons peuvent expliquer cela. D’abord le confinement n’est qu’imparfaitement respecté. En particulier, ceux qui continuent de travailler et qui prennent les transports en commun peuvent se contaminer, alors que le port du masque n’est pas généralisé. Ensuite, on peut se demander s’il n’y a pas une transmission aérienne du virus et pas seulement par les gouttelettes. Cette question est débattue, notamment cette semaine dans la revue Nature. Enfin, et cela me semble très grave, on laisse retourner chez elles des personnes contagieuses à la sortie de l’hôpital ou du cabinet du médecin parce qu’elles n’ont pas besoin de soins. Elles peuvent alors contaminer leurs proches. Comment l’éviter quand on vit dans un petit appartement ?

Que faudrait-il faire ?

Cela fait des jours que plusieurs instances, dont le conseil scientifique du gouvernement, recommandent de mettre ces personnes, de même que leurs contacts, en isolement dans des hôtels (qui sont vides) ou des lieux fermés analogues. La maire de Paris le demande aussi, mais il ne se passe rien.

De façon générale, dans les mesures adoptées, il y a un mélange d’excellence et de médiocrité. L’excellence, ce sont les soins. Des centaines de vie ont été sauvées par l’héroïsme des soignants et des aidants, ainsi que par un effort sans précédent qui a permis de doubler nos capacités de réanimation et de désengorger les hôpitaux saturés. C’est vraiment remarquable.

En revanche, en matière de prévention, nous ne sommes pas à la hauteur de l’épidémie.

Pourquoi ?

La seule mesure de prévention est en réalité le confinement généralisé assorti de recommandations d’hygiène. Autrement dit, on fait peser sur la population la totalité des efforts de prévention. Ça ne peut pas marcher et le coût humain est effrayant avec un cortège d’inégalités sociales qui s’aggravent. Réalise-t-on bien ce que cela représente pour une famille avec disons deux enfants qui vit dans 50 m² avec les deux parents en télétravail et les enfants qui doivent faire l’école à la maison ? Si l’effort de prévention est partagé, cela peut tenir encore quelque temps, mais, s’il ne se passe rien d’autre, il y aura des mouvements de révolte. Or l’adhésion du public est une condition pour casser l’épidémie. Le macromanagement ne suffit pas. Il faut une capacité de micromanagement.

Je considère que nous entrons dans une période où le confinement aura plus d’inconvénients (économiques, psychologiques, familiaux, médicaux) que de bénéfices.

Que peut-on faire d’autre ?

D’abord de l’épidémiologie de terrain. Comment se fait-il que ce soient des épidémiologistes britanniques qui ont estimé la proportion de Français infectés ? Comment lutter contre une épidémie sans connaître son étendue ? Des enquêtes par sondages hebdomadaires par téléphone ou Internet permettraient de suivre son évolution. C’est facile à réaliser. Ce n’est pas complètement fiable, mais c’est mieux d’être dans le brouillard que dans le noir absolu. En attendant que des tests sérologiques soient déployés à grande échelle, même avec des imperfections, ce type d’enquête par sondage répétés nous donnerait une tendance sur l’évolution de la prévalence de l’infection.

De même, il faut comprendre pourquoi on a encore tant de nouveaux malades. Où ont-ils été contaminés ? On ne peut pas enquêter sur tous les cas, mais, là encore, une procédure d’échantillonnage suffirait à fournir des indications sur les circonstances de l’infection. Dans les CHU, de nombreuses études cliniques sur d’autres thèmes que le Covid-19 sont actuellement suspendues. Les professionnels de santé qui les réalisent sur le terrain et ont un savoir-faire pourraient être mobilisés à cette fin.

Autre exemple, il y a des dizaines de milliers de patients qui prennent quotidiennement de l’hydroxychloroquine pour des maladies rhumatismales. Cela fait plus de deux mois qu’il y a un débat sur ce traitement. Pourquoi ne sait-on pas si ces patients sont moins atteints par le coronavirus que les autres ? Nous avons des bases de données accessibles pour faire ce travail et une agence du médicament pour le faire.

Ensuite, on ne dit pas clairement à la population quand les masques et les tests arriveront. Si on ne le sait pas, il faut le dire. Aucun déconfinement n’est envisageable sans ces outils. De même, quand les soignants seront-ils enfin correctement protégés ? On n’entend pas la réponse.

Enfin, il faut un commandement unifié et moins de bureaucratie.

Que voulez-vous dire ?

Je vais vous donner un exemple personnel. Dès le début de l’alerte, je me suis inscrit à la réserve sanitaire. Il y a une semaine, je reçois un message me demandant si je suis prêt à appuyer au plan épidémiologique une ARS [agence régionale de santé] dans un département d’outre-mer. Je réponds immédiatement que je suis volontaire et que je libère tout mon agenda jusqu’à fin juin. Au bout de six jours, pas de réponse. Je fais savoir que je trouve cela anormal en situation d’urgence. Je reçois alors comme réponse que mon dossier administratif n’est pas complet. Il manque la copie de mon diplôme de docteur en médecine (qui est à mon bureau, donc inaccessible) et un certificat d’aptitude médicale. Je n’aurai pas l’odieuse pensée de déranger un confrère surchargé pour qu’il atteste que je suis apte à faire de l’épidémiologie ! Le président de la République a déclaré la guerre, mais les services continuent de fonctionner comme en temps de paix.

En 1917, la première chose qu’a faite Georges Clemenceau en devenant président du Conseil et ministre de la guerre, c’est de se débarrasser des bureaucrates sans valeur ajoutée, voire à valeur négative. Ensuite, il a obtenu des Alliés un commandement unifié. On multiplie les instances, les conseils, les comités qui font de leur mieux, mais il n’y a pas le souci des détails, ils n’ont pas de rôle opérationnel. Quand Clemenceau visitait le front au péril de sa vie, ce n’était pas seulement pour soutenir le moral des troupes. C’était aussi pour vérifier que l’intendance suivait.

Pour gagner contre une épidémie, il faut trois conditions : la surveillance, la réactivité et un commandement resserré qui fait un lien opérationnel entre la doctrine et le terrain.

Etes-vous pessimiste ?

Oui, au moment où nous nous parlons. Non, si les principes de base de la lutte contre les épidémies sont enfin mis en œuvre de toute urgence en s’affranchissant des contraintes administratives que le gouvernement a désormais les outils juridiques de lever.

Cette situation illustre jusqu’à la caricature la faiblesse de la santé publique française. On mise tout sur les soins sans réaliser que la prévention est un investissement très rentable. Chaque fois que l’on dépense 100 euros dans le domaine de la santé, 96 % vont aux soins et 4 % à la prévention organisée. C’est cela que nous payons, comme nous payons l’incurie de la gestion de l’amiante – 100 000 décès cumulés.

Tous les soirs à 20 heures, nous applaudissons nos soignants. Je me demande si nous ne devrions pas siffler tous les midis les carences de la prévention de terrain jusqu’à ce qu’elle devienne efficace.

Source : Le Monde, Paul Benkimoun

 


 

William Dab : « Plus on retarde le travail de terrain, plus il va falloir prolonger le confinement »

Source : France inter, Hélène Chevallier

Ancien directeur général de la Santé (2003-2005), William Dab porte un oeil critique sur la gestion de la lutte contre l’épidémie de Covid-19 en France. Cet épidémiologiste ne comprend pas pourquoi quatre semaines après le début du confinement la courbe des contaminations ne soit pas encore sur sa phase descendante.

FRANCE INTER : Qu’est ce qui selon vous fait défaut en France dans la lutte contre l’épidémie ?

WILLIAM DAB : « Quand vous faites la guerre, si vous n’avez pas l’effectif des troupes et des armements en face de vous, vous ne pouvez pas vous battre et ça, nous ne l’avons pas. Pour l’instant, il n’y a que des épidémiologistes britanniques qui ont fait des estimations du nombre de personnes infectées en France. Or, nous avons les compétences pour faire cela. La question est donc de savoir si elles ont été sollicitées et par qui ?

« Ensuite, il y a des centaines de gens qui se contaminent tous les jours. Pourquoi se contaminent-ils ? C’est absolument essentiel d’avoir la réponse. Et là aussi, on peut avoir des pistes. Alors bien sûr, on ne peut pas investiguer des centaines et des milliers de cas tous les jours. Mais enfin, en épidémiologie, il y a une méthode qui a fait ses preuves, qui est celle du sondage. En fonction des moyens qu’on a, on peut investiguer une personne sur 100 ou une personne sur 200 et essayer de comprendre pourquoi tant de gens se contaminent encore aujourd’hui. Et ce travail n’est pas fait, alors que nous avons les compétences de le faire. Il faut un endroit unique où la cartographie de la pandémie est réunie ou les moyens de lutter contre elle sont discutés et répartis. Je ne dis pas que les gens qui travaillent actuellement travaillent mal. Je dis qu’il n’y a pas de commandant en chef contre cette épidémie.

« Je n’ai pas entendu que la Direction Générale de la Santé avait reçu le mandat du Président ou du Premier Ministre d’être le général en chef contre l’épidémie. Il y a des comités qui ont été créés. Il y a un centre interministériel de crise. Il y a une mission qui a été confiée à monsieur Castex [NDLR : Jean Castex a été nommé par le gouvernement pour travailler sur des scenarii de déconfinement]. Au final, qui dirige ? Qui fait le plan d’attaque ? Qui répartit les moyens ? Qui fait la logistique ? Pour moi, c’est pas clair. Ce serait logique que ce soit la DGS. Mais je ne vois pas qu’on lui ait donné ce mandat et les moyens qui vont avec clairement.

Quelles conséquences peut avoir cette absence de travail épidémiologique sur le terrain ?

« Plus on retarde le travail de terrain, plus il va falloir prolonger le confinement avec des conséquences qui vont finir par être plus néfastes que ce dont on essaye de se protéger avec ce confinement.

Je pense que nous ne sommes pas loin de ce moment de bascule où le confinement généralisé va avoir plus d’inconvénients que d’avantages.

« Mais à ce moment là, on risque de tout perdre parce qu’on risque de perdre le front économique. On risque de perdre le front social et on risque de perdre le front épidémiologique. Il est donc extrêmement important que le travail nécessaire de terrain soit commandé de façon coordonnée, que les moyens dont on a besoin, et qui existent, soient organisés et déployés. Il faut que ce confinement dure le moins longtemps possible.

Parmi les mesures à prendre en urgence, vous partagez l’avis du conseil scientifique, il faut isoler les malades et les mettre dans des hôtels. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

« Cela fait quand même plusieurs semaines que ce sujet est sur la table. On sait que les Chinois l’ont utilisé. On sait que Madrid l’utilise avec succès. On sait que les hôtels sont vides et on laisse retourner chez eux des gens contagieux, soit qu’ils sortent du cabinet du médecin, soit qu’ils sortent de l’hôpital où ils n’ont plus besoin de soins. Et évidemment, retournant chez eux, ils contaminent d’autres gens. Il faut quand même penser que beaucoup de gens vivent dans des petits appartements. Les enfants sont là, tout le monde est présent. On ne peut pas éviter une contamination. C’est vraisemblablement une des principales sources qui continue d’alimenter le flux des malades. Même si ce flux ralentit, il n’est pas tari. Les hôtels sont vides, encore une fois. C’est quand même pas compliqué à organiser. Mais il y a une sorte de procrastination. Peut-être que personne ne sait qui doit prendre cette décision là et tout le monde se dit que c’est l’autre qui va la prendre. Ça fait des jours que ça dure et rien ne se passe.

« Une autre mesure dont je n’ai pas parlé, mais qui me semble importante : je pense que avec ce confinement qui dure et qui entraîne chez certains réellement un niveau de souffrance qui va devenir problématique, il faut un travail au delà du travail épidémiologique de terrain, un travail social de terrain. D’ailleurs, certaines mairies s’y sont attelées. Il faut que les travailleurs sociaux repèrent les familles qui sont vulnérables et qui ont le plus de difficultés et qu’on voit concrètement comment on peut soulager leur quotidien. C’est ce que je dis quand je dis qu’il faut non seulement un macro-management organisé – et ça, ça fait problème actuellement – mais également, sur le terrain, énormément de micro-management. Il y a des milliers de situations à régler et il faut les régler pour gagner la guerre. On ne gagne pas juste la guerre dans les états majors. On gagne la guerre sur le terrain, sur le terrain sanitaire, sur le terrain social, sur le terrain psychologique et puis le temps va venir du terrain économique. Mais là, pour l’instant, la priorité est évidemment sanitaire ».

Source : France inter, Hélène Chevallier

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52 réactions et commentaires

  • yann // 17.04.2020 à 07h22

    « Il faut un commandement unifié et moins de bureaucratie »

    Faut voir…Ça mériterait un référendum.

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  • gotoul // 17.04.2020 à 08h03

    « Quand le but non avoué, depuis des années, est de dépecé l’Etat, on ne sait plus s’en servir, on ne sait plus le faire fonctionner correctement. Ah on sait comment le faire disfonctionner, c’est même le sport national dans le monde du libre marché. Les personnes compétentes dans ce domaine ont soit démissionné, soit elles ont été placardisées. Ne restent plus que les zélateurs du marché complètement inefficaces et même contre productifs. On en a déjà eu beaucoup sous les yeux ces derniers mois. Encore des wagons de responsables mais non coupables

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    • Urko // 17.04.2020 à 08h27

      William Dab ne cible pas le marché je crois (peut être l’aurait il dû de votre point de vue mais il ne le fait pas) ; il cible la bureaucratie, cette machine à ralentir les initiatives et à ne pas en prendre. Rien de bien nouveau, mais c’est utile de rappeler qu’elle demeure, là, à marquer des buts contre son camp, imperturbable.

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    • pauvre d’eux // 17.04.2020 à 21h30

      Je ne suis pas épidémiologiste français, mais je peux vous dire que la plupart fulmine car les chiffres et les études qu’ils confient à leur hiérarchie, vont directement à la poubelle pour ne laissé passer que les chiffres traficotés du gouvernement. Cessez de taper une fois encore sur le lampiste, même si il tente d’être « résistant ».

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  • tchoo // 17.04.2020 à 08h08

    Il y a un truc
    4 semaines de confinement pour un virus qui a une durée d’incubation de 14 à 21 jours devrait nous donner une baisse rapide des contaminés depuis 1 semaine
    Pourquoi ne voit on rien ou si peu bien que l’on est soustrait au moins 40% du potentiel contaminable?

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    • LibEgaFra // 17.04.2020 à 11h13

      Parce que le confinement n’est pas total, parce qu’il n’y a toujours pas de masques, parce que dans certains magasins il n’y a pas eu de filtrage, parce que les flics qui contrôlent n’ont pas de masques (sauf à la télé) et que ces contrôles font plus de contaminés que leur absence, etc.

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      • jp // 17.04.2020 à 14h27

        « les flics qui contrôlent n’ont pas de masques »
        les 2 jeunes flics qui m’ont contrôlée hier portaient des masques et des gants en latex, certains vigiles du centre commercial portent des masques. Dans une moyenne ville de province.

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    • Georges // 17.04.2020 à 11h42

      Le but du confinement n’est pas d’empêcher toute nouvelle contamination, on sait bien que c’est illusoire. Il s’agit avant tout de lisser le nombre de cas graves pour éviter que les urgences explosent sous le nombre.

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      • jean-pierre Georges-pichot // 18.04.2020 à 10h19

        Bien sûr. Et l’on touche parfois à l’ubuesque, lorsque certains ‘experts’ nous expliquent que la stratégie c’est d’atteindre l’immunité de groupe en empêchant la contagion… Mais la vérité, c’est que le pouvoir fait non pas ce qui serait utile, mais plus simplement ce qu’il sait faire : décréter, enfermer, déployer la police, réprimer. Comme le type qui cherche la pièce au pied du réverbère parce que c’est là qu’il y a de la lumière. Bêtise et mauvaise foi, si bien incarnées par l’extraordinaire porte-mensonge du gouvernement, qui je pense, restera dans les annales et aura sa figure au Musée Grévin.

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  • kirikou // 17.04.2020 à 08h20

    Quand on ne veut pas savoir on ne sait pas.
    Il suffit de vérifier les dossiers médicaux des personnes décédées ou étant passé par les soins intensifs. Un médecin l’a fait pour son hopital (je n’ai pas retrouvé les références), résultat : 0.

    Enfin un article sur la strategie moyen-âge du confinement.
    Avec la sortie de crise sanitaire Les Crises va retrouver son âme et son esprit critique ?

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    • Rémi // 17.04.2020 à 11h44

      Excellent, oui on a surtout pas posé la question comme ca on peu facilement évité la réponse.
      On a pa s testé pour ne pas reporter de chiffresde malades ahurissants.
      Courage bientot l’immunité de groupe..
      Questio est-ce que l’immunité de groupe marche aussi contre le virus LREM?

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  • lairderien // 17.04.2020 à 08h23

    Voila un constat qui est « en même temps » un réquisitoire implacable de la gestion calamiteuse de l’épidémie.
    Au passage une belle banderille au sujet de la polémique sur l’intérêt de l’hydroxichloroquine, dont on n’a pas vérifié l’impact sur ceux qui en prennent tous les jours.
    Tiens la Russie vient d’appuyer officiellement l’usage de ce médicament dans la lutte contre l’épidémie et aussi la Chine leur a envoyé un lot de ce même médicament !
    Je crois que ce réquisitoire constitue une bonne base de départ pour monter l’acte d’accusation qui permettra de juger tous les responsables de ce fiasco national, président et gouvernement en tête.

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    • Georges // 17.04.2020 à 11h49

      Ce n’est pas parce que la Russie, ou d’autres Etats, autorisent l’usage de l’hydrochloroxine qu’il s’agit d’une preuve de son efficacité. C’est surtout une mesure de prudence, ce médicament est une piste parmi d’autres, et si jamais ça marche, autant en avoir à disposition.

      D’ailleurs la Russie teste bien d’autres médicaments.

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      • lairderien // 17.04.2020 à 12h16

        Ais-je dis autre chose en signalant cette autorisation ?
        Simplement cela prouve qu’on essaye cette piste largement.

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  • Ardéchoix // 17.04.2020 à 08h37

    Blague du jour : Mon bon président critique la gestion de la crise par la Chine. Audiard au secours 😉

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  • Narm // 17.04.2020 à 08h51

    nous ne sommes que des petits manipulateurs

    manipulateur politiques d’abord

    https://www.youtube.com/watch?v=mPvAF_JHoeU
    fake ?

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  • Arcousan09 // 17.04.2020 à 08h52

    Alors si vous voulez avoir une opinion qui soit valable écoutez donc l’émission de Guillaume Durand de ce matin 17 avril sur RADIO CLASSIQUE à 8h après les infos … Il est loin des polémiques stériles
    J’ai noté deux choses:
    – il y a ceux qui savent …. les politiques
    – il y a ceux qui travaillent: ….. les scientifiques
    Et en fin d’émission:
    – Conseil sur le lavage des mains qui a diminué de plus de 30% les infections respiratoires en Afrique noire … rien qu’avec du savon
    Bonne écoute

    A cette heure le podcast n’est pas encore disponible

    https://www.radioclassique.fr/radio/emissions/matinale-de-radio-classique/linvite-de-guillaume-durand/

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  • Séraphim // 17.04.2020 à 09h30

    « Ce n’est pas complètement fiable, mais c’est mieux d’être dans le brouillard que dans le noir absolu ». Ouh là là, sur ce site, tu prends une dangereuse tangente William…Rien que du sûr, du double aveugle randomisé sous certificat, sinon rien!
    « …une procédure d’échantillonnage suffirait à fournir des indications », tu aggraves ton cas. Quant à proposer que les consommateurs réguliers de chloroquine fournissent une base de données utilisable, tu frises carrément la provocation. On a dit qu’hors homogénéité du panel, nulle comparaison ne peut être acceptée: les échantillons seront de même âge, même poids et même signe astrologique. S’ils étaient aveugles et sourds encore ça irait, ça renforce la validité des tests, mais juste une maladie chronique, ça va pas?

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  • Sybillin // 17.04.2020 à 09h48

    C’était en effet l’interview de Didier Raoult ( pas bien vu sur les Crises!) sur France Culture, qui tire de sa grande expérience les leçons de cette épidémie. Cela fait du bien d’entendre un Medecin qui dépasse largement le contexte médical de l’épidémie et réfléchit sur son approche épistémologique. Il est rassurant sur le plan sanitaire, pose beaucoup de questions sur l’emballement médiatique générant une grande anxiété dans la population. Est ce pour cacher l’incurie des politiques?
    Quant à Willian Dab tout à fait d’accord avec ce qu’il dit sur la prévention. C’est à chacun de préserver son capital santé ( plus précieux que le compte en banque) on doit nous y aider par l’éducation à la santé qui est le parent pauvre du système de santé. Pourtant que d’économies à faire! C’est vrai beaucoup moins rentables pour le Big pharma …
    On nous balance beaucoup de chiffres bruts sur cette épidémie sans les analyser par rapport au contexte. Ainsi par exemple pourquoi la France est elle coupée en deux : beaucoup de cas de Covid dans l’est, le Nord et le centre et très peu de cas en Bretagne, Nouvelle Aquitaine et Occitanie.

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    • amadablan // 17.04.2020 à 21h06

      Je dirai même plus. Il n’y a pas d’épidémie dans la moitié de la France. Un exemple dans mes Pyrénées Atlantiques 600 000 habitants aujourd’hui 19 personnes en réanimation, le maximum je crois a été 28.Et on applique le même traitement que pour l’île de France ou l’est. Report des opérations alors que les hôpitaux sont vides, etc etc. Aberration d’une centralisation destructrice.

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  • Myrkur34 // 17.04.2020 à 09h58

    Avec l’épidémie à bord du groupe aéronavale Charles de Gaulle, on se rend compte que dés que l’on sort de l’ordinaire en France, c’est le fiasco.
    Et pas besoin d’aller regarder en Chine, l’Allemagne c’est juste à coté, 5 fois moins de morts avec 16 millions d’habitants en plus.
    Par contre, pour les comités ou les hauts conseils de je sais pas quoi sans parler du du conseil économique et social, on doit les battre à plat de couture ! Et c’est bizarre , tous ces gens ne se considèrent jamais comme des fonctionnaires, sûrement à cause de la paye….

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  • Eric83 // 17.04.2020 à 10h01

    Prévention et précaution devrait également valoir pour les Crises :

    « Les Crises » a publié l’article ci-dessous, coup de gueule d’un certain Damien Barraud, un des « chouchou anti-Raoult » des médias MSM.

    https://www.les-crises.fr/damien-barraud-medecin-reanimateur-je-suis-monstrueusement-en-colere-contre-d-raoult-sa-communication-a-desorganise-nos-services/

    Problème : ce médecin réanimateur était caché derrière un compte twitter anonyme pour déverser ses diatribes – voire plus – anti-Raoult et anti-médecins qui prescrivent le traitement à l’H+A.

    « Joint ce jeudi après-midi, le Dr Barraud nous confirme bien être derrière ce compte @fluidloading. »
    https://www.estrepublicain.fr/sante/2020/04/16/le-reanimateur-lorrain-anti-chloroquine-dans-le-viseur-du-professeur-raoult

    Une réaction de « Les Crises » ?

      +15

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    • LibEgaFra // 17.04.2020 à 11h25

      Ma réaction: on se croirait revenu au temps des guerres de religions. Chacun a la sienne et certains ici amalgament tout ce qui est anti-gourou à manu 1er, msm, big pharma, etc. etc. Les uns comme les autres ont besoin d’un SAUVEUR parce qu’ils ont peur. On ne connaît pas le rôle de cette molécule sur le virus, mais on fait comme si. Allélouiah!

        +2

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      • Paulm // 17.04.2020 à 11h37

        rigolez pas , il parait que manu valls bientôt le retour…..

        Amen

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      • Eric83 // 17.04.2020 à 12h52

        « On ne connaît pas le rôle de cette molécule sur le virus, mais on fait comme si. Allélouiah! »

        Bon, encore un Etat de plus et pas n’importe lequel, la Russie, qui est passé sous l’emprise du Pr Raoult.

        Vous pouvez continuer de croire à ce que voulez mais ne cherchez pas à faire croire à votre déformation de la réalité.

        https://fr.sputniknews.com/russie/202004161043580697-lhydroxychloroquine-autorisee-en-russie-pour-soigner-le-covid-19/

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      • Eric83 // 17.04.2020 à 13h59

        « Les uns comme les autres ont besoin d’un SAUVEUR ».

        Ceux-là sont facilement identifiables : tous ces chefs d’Etat, Présidents de l’ONU et de l’OMS, Présidents de sociétés et/ou de fondations, scientifiques…etc… qui répètent le même mantra en boucle dans les médias MSM : seul un vac.sin nous sauvera du Covid19 et il sera disponible dans 12 à 18 mois.

        Je vous laisse le soin de trouver les articles et interviews sur le « saint » vac.sin.

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  • Sybillin // 17.04.2020 à 10h02

    Autre question bête: les personnes âgées meurent plus souvent du Covid que les autres: est ce l’âge seul qui est un facteur de risque ou est ce que parce qu’en vieillissant on a plus de risques d’avoir une ou plusieurs maladies chroniques et cette co morbidité est un facteur de risque reconnu en dehors de l’âge?
    Autre question quels seront les effets du confinement prolonge sur les personnes âgées notamment celles qui sont isolées?
    Il faut s’attendre à une surmortalité bien supérieure à celle du Covid. Mais ils auront sans doute la bienséance de ne pas trop encombrer les services hospitaliers.

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  • Pegaz // 17.04.2020 à 11h31

    le Pr William DAB, ex directeur général de la santé, analyse et propose
    Interview sur LCI,
    https://www.youtube.com/watch?v=2wtvdc3Dx4I

    Après les questions de la journaliste de plateaux qui aimerait bien faire rentrer le Pr Dab dans une case ou ou une autre à 10:19 – l’intervention de Yaël Goosz chef du service politique de France.
    Une attaque frontale ignoble

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    • jean-pierre Georges-pichot // 18.04.2020 à 09h55

      Oui, je ne connaissais pas ce type, mais il valait le détour ! Merci à LCI de nous l’avoir montré. Il faut lui présenter Apolline de Malherbe ! Ils vont se plaire, à moins que la femelle ne bouffe le mâle, comme chez les araignées.

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  • LibEgaFra // 17.04.2020 à 11h33

    « Autre question quels seront les effets du confinement prolonge sur les personnes âgées notamment celles qui sont isolées? »

    Je connais plusieurs personnes âgées isolées et confinées qui sont parfaitement heureuses de cette situation!

    Si vous ne savez pas être seul, je crains que vous ayez raté votre vie.

    Les facteurs de risques? L’irresponsabilité (1er tour des municipales), l’absence de masques, la primauté de l’économie sur la santé (à propos elles sont où les statistiques des morts sur la route depuis un mois?), l’obésité, le diabète, un système immunitaire déficient…

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    • Bientôt 78 ans // 17.04.2020 à 13h27

      « Si vous ne savez pas être seul, je crains que vous ayez raté votre vie »?

      ***

      Quelle réussite! Moi, j’adore la solitude! Bizarre, je m’en suis jamais lassé…

      Mais, vous savez, j’aime bien voir les copains itou… Hein? Pi contempler feuilles et fleurs, le printemps venu! Ah! ombre et lumière! Le Soleil… au printemps! Pas vous? — Sans abus, certes, je le comprends. Non non, sans abus, ne vous inquiétez pas.

      Ça ne vous dérange pas trop, j’espère?

      P.S. Le masque, ah oui! Toujours, le masque. Modèle à multi filtres. Obésité? Non. Diabète? Non non. Vin rouge? Oui, quotidiennement, je le confesse. Système immunitaire? Remarquable de résilience!… Ça va aller? Merci mon bon monsieur LibEgaFra. Vous êtes bien bon. Merci.

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    • amadablan // 17.04.2020 à 21h10

      Je n’aime pas être seul, désolé, je ne vois pas le lien avec le ratage de ma vie
      Vous avez dans doute une rolex

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    • jean-pierre Georges-pichot // 18.04.2020 à 10h01

      L’hygiénisme auquel vous semblez adhérer est tout aussi inquiétant que l’économisme que vous lui opposez. La seule vie digne d’être vécue, c’est celle qui frôle le risque et accepte la mort. Au diable ce pouvoir et les tristes curés qui veulent nous protéger contre nos vices. S’ils préfèrent mourir d’ennui, ce sera sans nous !

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  • Pegaz // 17.04.2020 à 11h54

    A ce sujet son interview sur LCI est plus précise.
    A 15:28. Il parle d’une étude d’observation sur un groupe d’environ 50.000 patients prenant de l’hydroxychloroquine quotidiennement pour soigner leur maladie rhumatismale, ce n’est parfait mais cela permettrait d’éclairer le sujet.
    https://www.youtube.com/watch?v=2wtvdc3Dx4I

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  • Bientôt 78 ans // 17.04.2020 à 13h12

    « En matière de prévention, nous ne sommes pas à la hauteur »?

    ***

    Mais NON!!!

    Chacun sait que le problème, c’est la Chine! C’est la Chine.

    Je crois qu’une nouvelle, grande campagne « pédagogique » doit être lancée afin de bien faire comprendre à Dupond et Dupont qu’après tout, ce Virus il est bien chinois! Pas français. C’est tout dire.

    On devrait en outre convoquer de nouveau l’ambassadeur de Chine en France pour le lui rappeler, une fois encore (ces gens-là oublient si facilement, si rapidement…), puis exiger de la Chine des réparations financières… et moultes excuses.

    À défaut de quoi, poursuivons la Chine en justice et adoptons contre elle des sanctions sévères, dans les pas du grand Trump et du grand Canadien Cotler, cet ancien ministre de la justice libéral.

    Le temps presse, le Pouvoir doit sévir contre cette Chine si méchante, maligne même.

    Virus chinois, JAMAIS PLUS!!!

    https://www.lapresse.ca/covid-19/202004/16/01-5269714-lex-ministre-irwin-cotler-reclame-des-sanctions-contre-la-chine.php

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    • Pegaz // 17.04.2020 à 14h17

      Andy Tatem « Les pays du monde ont eu beaucoup plus que trois semaines pour se préparer et n’ont pas pu empêcher sa propagation. »

      D’autant que* :

      31/12 – le bureau de l’OMS en Chine a été informé de cas de pneumonie d’étiologie inconnue
      03/01 – 44 cas de pneumonie d’étiologie inconnue ont été signalés à l’OMS
      07/01 – la Chine a identifié un nouveau type de coronavirus et l’a isolé.
      11/01 – mise en ligne des 5 séquences intégrales du génome du virus, à disposition du monde entier (Info nécessaire pour mettre au point des kits de diagnostic)

      https://www.who.int/fr/news-room/detail/08-04-2020-who-timeline—covid-19

      * Lu et copié de la précédente chronologie OMS

        +2

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  • Narm // 17.04.2020 à 14h11

    a bombe du jour

    je n’y croyais pas trop, mais c’est bien le professeur montagner

    La bombe du jour

    A partir de 51minute
    https://www.cnews.fr/emission/2020-04-17/lheure-des-pros-du-17042020-947840

    on va accuser la chine mais ne pas oublier le labo américain qui a été fermé
    http://www.entelekheia.fr/2020/03/14/covid-19-le-virus-est-il-vraiment-originaire-de-chine/
    » que le nouveau coronavirus en provienne est beaucoup plus discutable, pour une raison simple : ce labo, Fort Detrick, est situé dans le Maryland, sur la côte Est. «

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    • Brigitte // 17.04.2020 à 16h15

      Narm, c’est hallucinant ce qu’avance Montagnier. De deux choses l’une, soit il ne sait plus quoi dire pour faire parler de lui, en gros il n’a jamais accepté de descendre de son piédestal et choisi des sujets hors norme pour garder une part de visibilité dans les médias et défrayer la chronique, soit il dit vrai. Je suis biologiste moléculaire et j’ai lu le papier des indiens mais ce n’était pas très convaincant.
      En tout cas, je pense que cette déclaration va faire bouger les lignes, dans un sens comme dans l’autre.

        +3

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      • Narm // 17.04.2020 à 19h07

        On passe du théorie du complot à des annonce d’un gars que je considère comme spécialiste
        Le simple fait que notre pauvre pascal pro en soit anéstésié me dit que le monde va peut être ouvrir les yeux.
        Ensuite, Montagner dit qu’il a été trafiqué par des humain
        Ce qui a totalement réfuté par d’autres
        il a été dit que le virus avait muté 3000 fois par certains, d’autres spécialistes ont dit que c’est le même qui est arrivé aux US.
        tout cela est une embrouille planétaire.
        Montagner a dit qu’il provenait d’un laboratoire ( pas de quel endroit)
        les autres en profite pour dire chinois , même si c’est vrai qu’il y a coïncidence, le com de fanfan // 17.04.2020 à 17h30 laisserait à penser qu’il a bien pu partir des US
        Bref, nous sommes en guerre, mais nous n’avons peut-être pas connaissance de la nature de cette guerre ?

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    • fanfan // 17.04.2020 à 17h30

      Droit de réponse chinois : dix questions sur le coronavirus posées aux USA
      http://www.entelekheia.fr/2020/03/23/droit-de-reponse-chinois-dix-questions-sur-le-coronavirus-posees-aux-usa/
      L’Institut de recherche médicale sur les maladies infectieuses de l’armée américaine situé à Fort Detrick, dans le Maryland, a été fermé en juillet 2019. Était-ce à cause de virus échappés ?
      Un mois plus tard, une épidémie de grippe s’est déclarée dans tout le pays. Ces deux événements étaient-ils liés d’une manière ou d’une autre ?
      Les diagnostics erronés ont-ils été simplement inventés pour dissimuler de tels secrets ? Est-ce que c’est également devenu une raison, pour les États-Unis, de rejeter la faute sur d’autres pays en les accusant d’être à l’origine du nouveau coronavirus ?
      Était-ce une extraordinaire coïncidence ou un secret inavouable ? Pourquoi les États-Unis ont-ils fait supprimer, en mars 2020, un grand nombre de reportages en langue anglaise qui couvraient la fermeture de Fort Detrick ? Y a-t-il quelque chose à cacher, ou quelque chose à redouter ? (Une pétition, sur le site de la Maison-Blanche, fait état d’articles supprimés sur la fermeture de Fort Detrick. Article de Defend Democracy)

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  • hyac // 17.04.2020 à 14h29

    Merci Monsieur William Dab.

    Il est urgentissime de faire lire ces propos directement au plus grand nombre car nos gouvernants sont obsédés par la reprise des  »affaires », même en Suisse, avec des statistiques lacunaires, très peu de tests et pas toujours fiables, une grande insuffisance de masques, aucun contrôle des mesures de précaution en entreprise…

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    • jean-pierre Georges-pichot // 21.04.2020 à 10h26

      Pas vraiment d’accord. Si le gouvernement privilégiait ‘les affaires’ prises globalement, il ne s’y prendrait pas comme cela. Il est faux de dire qu’il sous-réagisse avec les mesures qu’il prend, qui vont tuer des centaines de petites entreprises. Il sur-réagit au contraire (voyez mon commentaire sur l’effet de mesures globales alors que l’épidémie est locale), et l’effet économique de ses mesures sera une énorme crise, qui produira, très classiquement, une concentration du capital. Les affaires des uns reprendront…. après que celles des autres auront disparu. Les petits bistrots resteront fermés, mais Starbucks et MacDo ouvriront quelques succursales de plus, et les petits patrons deviendront des employés.

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  • jean-pierre Georges-pichot // 18.04.2020 à 09h33

    Monsieur Dab, je vous ai vu à la télé dire ce que vous répétez ici, et j’ai eu de la peine pour vous. Mais il faut en prendre votre parti : ce pouvoir n’en a rien à foutre de la santé publique. Il utilise la maladie pour renforcer ses méthodes et ses instruments de police. La police sanitaire est un bon prétexte pour entraîner les forces de l’ordre au contrôle de la population. Ce que nous connaissons, c’est un exercice d’état de siège en période de paix civile. Pour la connaissance fine de l’épidémie, le gouvernement ne fait rien et ne livre rien. En fait, cela le dérangerait. Considérez Sud-Ouest : https://www.sudouest.fr/2020/03/30/deces-hospitalisations-malades-en-reanimation-guerisons-ou-en-est-l-epidemie-en-nouvelle-aquitaine-7374161-10861.php . Il y a eu, au 17 avril, vingt morts dans les Pyrénées Atlantiques, et 86 personnes hospitalisées, dont une partie envoyées d’ailleurs. Autrement dit : il n’y a pas d’épidémie. Mais des milliers d’amendes ont été distribuées, et l’armée est envoyée en renfort pour interdire les plages. Il est donc faux que le gouvernement ne soit pas réactif; s’agissant de préparer la réponse à des crises réelles : genre gilets jaunes, mais en vraiment méchant. A regarder les faits dans cette optique, on comprend mieux comment s’assemblent les pièces du puzzle.

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  • jean-pierre Georges-pichot // 18.04.2020 à 13h00

    Dab explique que le seuil pourrait être franchi où les mesures tueraient plus que la maladie. C’est terrible à entendre, mais réalise-t-il l’étendue du méfait qu’il dénonce ? Car il raisonne globalement, et les mesures sont uniformes alors que l’épidémie frappe de façon très inégale selon les régions. Réalisons ce que cela signifie dans les zones peu affectées : beaucoup plus de victimes du fait du confinement que du fait de la maladie ! Aventurons un calcul, certes très hypothétique : mettons qu’on atteigne un jour prochain 20.000 décès par coronavirus, et qu’il y ait aussi 20.000 victimes des retombées des mesures de police sanitaire. Cela fait environ 200 morts par département pour chacune des causes, en moyenne. On pourrait dire : bon, c’était un risque à courir, et pour un département comme le Haut-Rhin, cela pourrait signifier que l’on a sauvé des vies. Mais pour un département comme le Lot, avec 4 morts du coronavirus aux dernières nouvelles, on aura tué des dizaines, peut-être des centaines de personnes pour rien.

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  • jean-pierre Georges-pichot // 21.04.2020 à 10h09

    Sur les effets pervers de la politique de confinement : le gouvernement a cru imiter les Chinois. Il a été séduit par les images de confinement dur, parce que lâcher la police sur la population, c’est tout ce qu’il sait faire. Mais si les Chinois avaient fait pareil, mettre le pays à l’arrêt, nous n’aurions plus un médoc. Eux n’ont confiné que comme une composante d’une stratégie globalement plus fine et scientifiquement fondée, en ménageant la vie économique et sociale dans toute la mesure du possible. Conclusion : Macron et Castaner sont beaucoup plus bêtes qu’un dictateur chinois. On s’en doutait déjà. J’ai fait une petite enquête et un calcul : en France métropolitaine, 37 départements ont moins de vingt morts par Covid. Soit 356 morts en tout, sur 20.000 pour tout le pays. Autrement dit, dans ces régions, les moins denses en population, il n’y a pas d’épidémie, ou au pire on est en phase 1 ou 2 et non pas 3. Mais au moment où l’on débat du déconfinement, personne ne parle de différenciation par région. En réalité, 10,5 millions de personnes sont confinées et hystérisées pour rien. Si M. Dab a raison de dire que globalement les décès par confinement pourraient égaler les décès par Covid, soit à ce jour 0,3 pour mille, cela fait 300 morts pour cause de stupidité gouvernementale, propagande terrorisante et contrôle policier.

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