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17.avril.202017.4.2020 // Les Crises

Yuval Harari : le monde après le coronavirus

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Source : Financial Times, Yuval Noah Harari

La tempête passera, mais les choix que nous faisons aujourd’hui pourraient changer nos vies pour les années à venir.

L’humanité fait actuellement face à une crise mondiale. Sans doute la crise la plus importante de notre génération. Les décisions que les peuples et les gouvernements vont prendre dans les prochaines semaines dessineront probablement le monde des années à venir. Elles ne façonneront pas seulement nos systèmes de santé mais aussi nos économies, nos comportements politiques et culturels. Nous devons passer à l’action rapidement et sans hésitation. Mais nous devons également prendre en compte les conséquences à long terme de nos actions. Au moment de choisir entre différentes options nous devons nous poser la question non seulement de savoir comment surmonter la menace immédiate mais aussi du type de monde que nous voulons habiter après le passage de la tempête. Alors, oui cette tempête passera, l’humanité survivra, la plupart d’entre nous survivrons, mais nous vivrons dans un monde différent.

De nombreuses mesures d’urgence à court terme seront des mesures de survie. C’est là, la nature même des urgences. Elles accélèrent les prises de décisions. Elles permettent des prises de décisions en quelques heures alors que normalement cela prendrait des années de délibérations. Des technologies encore embryonnaires ou même dangereuses sont mises en application sous la contrainte car le risque de ne rien faire est encore plus grand. Des pays entiers servent de cobaye pour des expérimentations sociales à grande échelle. Qu’est-ce qui se produit quand tout le monde travaille de chez soi et communique uniquement à distance ? Qu’est ce qui se produit quand des écoles, des universités entières se mettent à travailler en ligne ? En temps normal les gouvernements, le monde des affaires et les institutions scolaires n’auraient jamais accepté de mener de telles expériences. Mais nous ne sommes pas en temps normal.

En cette période de crise nous faisons face à deux choix particulièrement importants : le premier consiste à choisir entre surveillance totalitaire et responsabilisation citoyenne. Le second est celui entre l’isolement nationaliste et la solidarité mondiale.

Une surveillance implantée sous la peau

Afin d’arrêter l’épidémie, des populations entières doivent se soumettre à certaines directives. Il y a deux principaux moyens pour y parvenir. Une des méthodes revient pour un gouvernement à gérer sa population en punissant ceux qui contreviennent aux règles. Aujourd’hui pour la première fois dans l’histoire de l’humanité il existe une technologie qui permet de surveiller chacun en permanence. Il y a 50 ans le KGB ne pouvait suivre 240 millions de citoyens soviétiques 24 heures sur 24 et encore moins espérer gérer toutes les informations recueillies. Le KGB s’appuyait sur des agents humains et des analystes, mais ne pouvait tout simplement pas mettre un agent derrière chaque citoyen. Mais aujourd’hui au lieu de mouchards en chair et en os, les gouvernements peuvent compter sur des détecteurs omniprésents et de puissants algorithmes.

Le Colisée à Rome

Dans le cadre de leur lutte contre l’épidémie de coronavirus, plusieurs gouvernements ont déjà mis en place de nouveaux outils de surveillance. Le plus représentatif en ce domaine est la Chine. En contrôlant rigoureusement les smartphones, en utilisant des centaines de millions de caméras à reconnaissance faciale, et en obligeant les personnes à contrôler leur température corporelle et à signaler leur état médical, les autorités chinoises peuvent non seulement identifier rapidement les individus susceptibles d’être porteurs de coronavirus mais aussi tracer leurs déplacements et identifier tous ceux qui auront été en contact avec eux. Une série d’applications permettent d’avertir les citoyens de la proximité d’un sujet contaminé.

Au sujet de la photo

Les images accompagnant cet article proviennent de caméras de surveillance connectées surveillant les rues désertes en Italie. Elles ont été trouvées et exploitées par Graziano Panfili, un photographe actuellement confiné.

Ce type de technologie ne se limite pas à l’est asiatique. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, vient récemment d’autoriser les services de sécurité israéliens à utiliser des technologies de surveillance normalement réservées aux terroristes afin de tracer les patients infectés par le coronavirus. Lorsque la sous-commission parlementaire en charge de cette affaire a refusé d’autoriser cette mesure, Netanyahou l’a court-circuitée par l’intermédiaire d’un décret d' »urgence ».

Vous pouvez bien-sûr dire qu’il n’y a rien de bien nouveau là-dedans. Ces dernières années, autant de gouvernements que de groupes divers ont utilisés des technologies encore plus sophistiquées pour tracer, surveiller et contrôler les gens. Pourtant si nous n’y sommes pas attentifs, cette épidémie pourrait néanmoins marquer un grand tournant décisif dans l’histoire de la surveillance. Non seulement parce qu’elle pourrait banaliser le déploiement d’outils de surveillance de masse dans des pays qui ont jusqu’à maintenant rejeté ce choix, mais plus encore parce que cela serait le signe d’une transition spectaculaire pour passer d’une surveillance « sur la peau » à une surveillance « sous la peau ».

Jusqu’à maintenant quand votre doigt touchait l’écran de votre smartphone et cliquait sur un lien, le gouvernement voulait savoir sur quoi exactement votre doigt avait appuyé. Mais avec le coronavirus le niveau d’intérêt évolue. Maintenant, le gouvernement veut connaître la température de votre doigt et la pression sanguine sous votre peau.

Le pudding de l’urgence

Un des problèmes auquel nous devons faire face pour déterminer notre position en ce qui concerne cette surveillance n’est qu’aucun d’entre nous ne sait exactement comment nous sommes surveillés et ce que les années à venir apporteront. Les technologies de surveillance se développent à une vitesse fulgurante et ce qui ressemblait à de la science-fiction il y a 10 ans n’est déjà plus d’actualité. Comme exercice de réflexion, prenons l’exemple d’un gouvernement hypothétique qui exigerait que chaque citoyen porte un bracelet biométrique qui contrôle sa température corporelle et son rythme cardiaque 24 heures sur 24. Les données qui en résultent sont stockées et analysées par les algorithmes du gouvernement. Ces derniers sauront que vous êtes malades avant même que vous ne le sachiez, et ils sauront également où vous êtes allés, et qui vous avez rencontré. Les chaînes d’infection pourraient en être considérablement raccourcies, voire complètement interrompues. On peut admettre qu’un tel système pourrait arrêter une épidémie en quelques jours. Cela semble merveilleux, n’est-ce pas ?

Le revers de la médaille bien sûr, est que ceci donnerait toute légitimité à un nouveau système de surveillance terrifiant. Si vous savez par exemple que j’ai cliqué sur un lien Fox News plutôt que sur un lien CNN cela vous apprend quelque chose sur mes opinions politiques et peut-être même ma personnalité. Mais si vous pouvez surveiller l’évolution de ma température corporelle, ma pression sanguine et mon rythme cardiaque lorsque je regarde un clip vidéo, alors vous pouvez savoir ce qui me fait rire, ce qui me fait pleurer et ce qui me met vraiment, mais vraiment en colère.

Il est vital de se souvenir que la colère, la joie, l’ennui et l’amour sont des phénomènes biologiques au même titre que la fièvre ou la toux. Cette même technologie qui est capable d’identifier la toux peut aussi identifier le rire. Et si des entreprises et des gouvernements commencent à recueillir en masse nos données biométriques, ils peuvent finir par nous connaître mieux que nous même, et ils peuvent non seulement prévoir nos sentiments mais aussi les manipuler et nous vendre tout ce qu’ils veulent — qu’il s’agisse d’une marchandise ou d’une personnalité politique. La surveillance biométrique pourrait faire passer les techniques de hacking des données de Cambridge Analytica pour quelque chose appartenant à l’âge de pierre. Imaginez la Corée du Nord en 2030, chaque citoyen doit porter un bracelet biométriques 24 heures sur 24. Si vous écoutez un discours du grand leader et que le bracelet détecte des informations de signes de colère, vous êtes coincés.

Vue de la Maison Universitaire à Lodi

On peut évidemment considérer la surveillance biométrique comme une mesure temporaire prise dans une situation d’urgence. Elle devrait disparaître une fois l’urgence terminée. Mais les mesures temporaires ont la sale habitude de survivre aux urgences, surtout parce qu’il y a toujours une nouvelle urgence émergeant à l’horizon. Israël, par exemple, mon pays d’origine, a déclaré l’état d’urgence pendant la Guerre d’indépendance de 1948, ce qui a justifié toute une panoplie de mesures temporaires allant de la censure de la presse et la confiscation des terres jusqu’à un protocole spécial pour faire les puddings (je ne plaisante pas). La Guerre d’indépendance a depuis longtemps été gagnée, mais Israël n’a jamais déclaré la fin de l’état d’urgence et n’a jamais abrogé les mesures « temporaires » de 1948 (seul le décret concernant les puddings a heureusement été aboli en 2011).

Même quand le nombre des infections à coronavirus sera proche de zéro, certains gouvernements avides de données pourraient prendre prétexte du fait qu’ils ont besoin de maintenir en place le système de surveillance biométrique parce qu’ils craignent une seconde vague d’infection à coronavirus ou parce qu’une nouvelle souche d’Ebola est en train de naître au centre de l’Afrique, ou parce que… les idées ne manquent pas ! La bataille fait rage, ces dernières années au sujet de vos données personnelles. La crise du coronavirus pourrait être le point de basculement de cette bataille, parce que si les gens ont le choix entre vie privée et santé, ils choisissent généralement la santé.

La police du savon

Demander aux gens de choisir entre vie privée et santé est effectivement la racine même du problème. Parce que les termes du choix sont mal posés. On peut et on doit pouvoir garantir vie privée et santé tout à la fois. On peut choisir de protéger sa santé et arrêter l’épidémie de coronavirus non pas en mettant en place des systèmes de surveillance de type totalitaire mais plutôt en responsabilisant les citoyens. Ces dernières semaines les efforts les plus réussis pour endiguer l’épidémie à coronavirus ont été orchestrés par la Corée du Sud, Taiwan et Singapour. Alors que ces pays avaient certes utilisé des applications de traçage de la population, ils ont bien plus fait confiance à une généralisation des tests, des comptes-rendus sincères, et la coopération volontaire d’une population bien informée.

Une surveillance généralisée et de sévères punitions ne sont pas les seuls moyens pour faire adhérer une population à des mesures bénéfiques. Lorsqu’on explique aux gens les faits scientifiques et lorsque la population a confiance dans les autorités publiques qui les lui divulguent, alors les citoyens peuvent faire ce qu’il faut, même sans avoir un Big Brother qui surveille par-dessus leur épaule. Une population bien informée qui tire d’elle-même sa motivation a souvent bien plus de force et d’efficacité qu’une population ignorante et sous contrainte.

Prenons l’exemple du lavage des mains avec du savon. Voilà qui a été une des plus grandes avancées des hommes en matière d’hygiène. Ce simple geste sauve des millions de vies chaque année. Nous considérons cela comme acquis, mais ce n’est qu’au dix-neuvième siècle que les scientifiques ont découvert la raison de l’importance de ce geste. Avant cela, les médecins et les infirmières passaient d’une intervention chirurgicale à l’autre sans se laver les mains. Aujourd’hui des milliards de personnes se lavent les mains chaque jour, pas parce qu’elles ont peur de la police des savons, mais plutôt parce qu’elles ont compris les faits. Je lave mes mains avec du savon parce que j’ai entendu parler de virus et de bactéries, j’ai compris que ces minuscules organismes peuvent provoquer des maladies et je sais que le savon les élimine.

Le Palais Royal à Caserta

Pour arriver à un tel niveau d’adhésion et de coopération, vous devez passer par la confiance. Les gens ont besoin de faire confiance à la science, d’avoir confiance dans les autorités publiques et de faire confiance aux médias. Ces dernières années, des politiciens irresponsables ont délibérément miné la confiance dans la science, les autorités publiques et les médias. Maintenant ces mêmes politiciens irresponsables pourraient bien être tentés d’emprunter l’autoroute de l’autoritarisme, prenant pour prétexte qu’on ne peut tout simplement pas faire confiance aux gens pour faire ce qu’il faut.

Évidemment la confiance érodée par les années ne peut pas être reconstruite en une nuit. Mais nous ne vivons pas des temps normaux. En période de crise, les esprits aussi évoluent rapidement. Vous pouvez avoir des différends amers avec vos proches pendant des années, mais lorsque survient une urgence, vous vous découvrez soudain des ressources cachées de confiance et d’amitié, et vous vous précipitez pour vous porter réciproquement assistance. Au lieu de mettre en place un régime de surveillance, il n’est pas trop tard pour restaurer la confiance de la population dans la science, l’autorité publique et les médias. Vous devrez bien sûr utiliser aussi les nouvelles technologies, mais celles-ci doivent laisser le pouvoir aux citoyens. Je suis entièrement d’accord pour que ma température corporelle et ma pression sanguine soient surveillées, mais ces données ne doivent pas être utilisées pour créer un gouvernement tout-puissant. Bien au contraire ces données doivent me permettre de mieux orienter mes choix personnels et de tenir le gouvernement pour comptable de ses décisions.

Si je pouvais tracer mon état de santé 24 heures par jour, je saurais non seulement si je suis devenu un danger pour la santé des autres, mais aussi quelles pratiques influent sur ma santé. Et si je pouvais accéder et analyser des statistiques fiables sur la diffusion du coronavirus, je serais à même de savoir si le gouvernement me dit la vérité et s’il adopte les mesures qu’il faut pour combattre l’épidémie. Il faut savoir qu’à chaque fois que les gens parlent de surveillance, celle-ci peut être utilisée non seulement par les gouvernements pour surveiller les individus mais aussi par les individus pour contrôler les gouvernements.

L’épidémie de coronavirus est donc un test majeur en ce qui concerne la citoyenneté. Dans les jours à venir, chacun de nous devra choisir entre faire confiance aux faits scientifiques et aux experts médicaux, ou bien croire en des théories complotistes infondées et les intérêts personnels de politiciens. Si nous échouons à faire le bon choix, nous pourrions être amenés à abandonner nos libertés les plus précieuses en pensant que c’est la seule manière de sauvegarder notre santé.

Nous avons besoin d’un plan mondial

Le second choix important auquel nous sommes confrontés c’est celui qui concerne l’isolement nationaliste et la solidarité mondiale. Tant l’épidémie elle-même que la crise économique qui en découle sont des problèmes mondiaux. Elles ne peuvent être réglées de façon efficace qu’au travers d’une coopération mondiale.

Avant toute chose et plus important que tout, pour vaincre le virus nous avons besoin d’un partage mondial de l’information. C’est l’avantage principal des humains sur le virus. Un coronavirus en Chine et un coronavirus aux USA ne peuvent pas échanger de conseils sur la façon de contaminer les humains. Mais la Chine peut enseigner aux États-Unis bien des leçons précieuses sur le coronavirus, sur la manière de l’affronter. Ce qu’un médecin italien découvre à Milan tôt un matin peut fort bien sauver des vies le soir à Téhéran. Quand le gouvernement du Royaume Uni hésite entre plusieurs politiques, il peut prendre conseil auprès des Coréens qui ont déjà fait face au même dilemme un mois plus tôt. Mais pour que cela se produise, il nous faut entrer dans un état d’esprit de coopération mondiale et de confiance.

Dans les jours à venir chacun de nous devra choisir entre avoir confiance dans les faits scientifiques et les experts médicaux, ou bien croire les théories complotistes infondées ou les intérêts personnels de politiciens.

Les États devraient accepter de partager ouvertement les données en leur possession et avoir l’humilité de demander des conseils, ils devraient aussi être capables d’accorder leur confiance aux données et prévisions qu’ils reçoivent. Nous avons également besoin d’un effort mondial pour fabriquer et répartir des équipements médicaux, plus particulièrement les kits de tests et les respirateurs. Au lieu que chaque pays se débrouille au niveau local et accumule tout l’équipement qu’il peut, un effort mondial de coordination pourrait considérablement en accélérer la production afin de permettre d’être sûr que ce matériel destiné à sauver des vies humaines est distribué plus équitablement. Tout comme les pays nationalisent leurs industries clés en temps de guerre, la guerre que les humains mène contre le coronavirus peut nécessiter une « humanisation » des lignes de productions cruciales. Un pays riche, rencontrant peu de cas de coronavirus devrait accepter d’envoyer ces précieux équipements à un pays plus pauvre dépassé par les cas de contamination, confiant dans le fait que si et lorsqu’il en aura besoin, d’autres pays lui porteront assistance.

On peut envisager un effort mondial du même type pour mettre en commun le personnel de santé. Des pays actuellement moins touchés pourraient envoyer des équipes médicales vers les régions les plus frappées dans le monde, dans le double but de les aider au moment où ils en ont besoin, et afin d’en tirer une expérience utile. Plus tard, dans l’hypothèse d’un déplacement de l’épidémie, l’aide pourrait circuler dans la direction opposée.

Un autre besoin vital est la mise en place d’une coopération mondiale sur le front économique aussi. Étant donné le caractère mondial de l’économie et des circuits de distribution, si chaque gouvernement s’occupe de ses propres affaires en ne se préoccupant absolument pas des autres, on ira vers le chaos et l’aggravation de la crise. Nous avons besoin d’un plan d’action au niveau mondial et nous en avons besoin rapidement.

Il y a un autre besoin urgent, celui d’arriver à un accord mondial concernant les voyages. Suspendre pendant des mois les voyages internationaux est source d’immenses difficultés et entrave la lutte contre le coronavirus. Les pays ont besoin de coopérer pour permettre à un mince filet de voyageurs au rôle essentiel de continuer à traverser les frontières : scientifiques, médecins, journalistes, politiciens, hommes d’affaires. Ceci peut être fait en concluant un accord global sur le contrôle préalable des voyageurs par leur pays d’origine. Si vous savez que seuls les voyageurs ayant fait l’objet d’un filtrage seront admis à bord d’un avion, vous serez plus enclins à accepter de les recevoir dans votre pays.

Le Dôme de Florence

Malheureusement, actuellement, les pays s’orientent bien peu dans cette direction. Une paralysie collective s’est emparée de la communauté internationale. On a l’impression qu’il n’y a plus un seul adulte dans la pièce. On se serait attendu à ce qu’il y ait, il y a déjà plusieurs semaines, une réunion d’urgence des leaders mondiaux pour mettre en place un plan d’action commun. Les dirigeants du G7 n’ont réussi à organiser une vidéo conférence que cette semaine mais il n’en est sorti aucun plan de la sorte.

Lors des crises mondiales précédentes – comme la crise financière de 2008 et l’épidémie d’Ebola de 2014 – les États-Unis avaient assumé leur rôle de leader mondial. Mais l’administration actuelle a abdiqué de son rôle de leader. Elle a montré clairement qu’elle se souciait bien plus de la grandeur de l’Amérique que du futur de l’humanité.

Cette administration a même abandonné ses plus proches alliés. Lorsqu’elle a interdit tout voyage en provenance de l’Europe, elle ne s’est même pas souciée d’en avertir l’Union Européenne – sans parler de la consulter au sujet d’une mesure aussi drastique. Elle a scandalisé l’Allemagne en offrant, prétendument, 1 milliard de dollars à une firme pharmaceutique allemande pour acheter le monopole sur un vaccin pour le Covid-19. Même si l’administration actuelle change de braquet et en vient à proposer un plan d’actions mondial, bien peu nombreux seraient ceux qui suivraient un leader qui n’a jamais pris ses responsabilités, qui n’a jamais admis ses erreurs, et qui s’attribue en permanence tout le mérite, laissant les autres porter le chapeau.

Si le vide laissé par les États-Unis n’est pas rempli par d’autres pays, non seulement il sera bien plus difficile de stopper l’épidémie actuelle, mais son legs continuera d’empoisonner les relations internationales dans les années à venir. Néanmoins chaque crise offre aussi une chance. Nous devons garder l’espoir que l’épidémie actuelle aidera l’humanité à prendre conscience de l’extrême danger que représente une désunion mondiale.

L’humanité doit faire son choix. Descendrons-nous le long de la voie de la désunion ou prendrons-nous le chemin de la solidarité mondiale ? Si c’est la désunion que nous choisissons, non seulement la crise se prolongera mais il en résultera des catastrophes encore pires à l’avenir. Si nous faisons le choix de la solidarité mondiale, alors cela sera une victoire non seulement contre le coronavirus, mais également contre toute épidémie future et les crises qui pourraient frapper l’humanité au cours du XXIème siècle.

Yuval Harari est l’auteur de ‘Sapiens’, ‘Homo Deus’ et ‘21 Lessons for the 21st Century’

Copyright © Yuval Noah Harari 2020

Source : Financial Times, Yuval Noah Harari

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Commentaire recommandé

florian lebaroudeur // 17.04.2020 à 07h50

Evidemment il aurait été étonnement de lire un autre son de cloche de la part d’un tel personnage élevée dans le milieu idéologique le plus messianique qu’il soit.
A savoir que l’humanité n’a pas le choix et que l’évolution est déjà écrite. Malheur à tous les esprits déviants qui ont d’autres perspectives en tète que l’abattoir vers laquelle on les guide.
C’est là qu’on peut voir qu’il y a bel et bien un esprit religieux qui guide les conceptions idéologiques et les décisions économiques des meilleurs d’entre nous et tout à été entrepris pour qu’il demeure imperceptible et ignoré parmi les masses à laquelle on a soustrait toute transcendance.
Yuval Hasari fait mine d’en déplorer les conséquences alors qu’il en chérie les causes. Si une solidarité mondiale est préférable à l’isolement nationaliste, alors que la nation a été le cadre fondateur de la citoyenneté, on ne voit pas comment la responsabilité pourrait s’exercer pour éviter le recours d’une surveillance totalitaire. Ce qui convient tout à fait à la perversité de ceux qui n’ont que l’asservissement de l’homme au culte de Mammon comme horizon et dont la terrible issue ne fait aucun mystère pour les esprits soit disants déviants…

63 réactions et commentaires

  • lupo // 17.04.2020 à 07h10

    Pfff … il n’y a pas l’ombre d’un soupçon de changement de mentalité dans la population … tout le monde n’attends que la reprise de la vie d’avant, une vie ou la surconsommation et l’artificiel n’arrive pas à combler nos attentes les plus profondes …

      +21

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    • Maxhno // 17.04.2020 à 08h33

      Quand le romantisme est poussé au delà d’un certain niveau ce n’est plus une vertu utopique cela devient de la connerie, comment croire que cette période est favorable au changement alors que c’est exactement le contraire.
      En quoi cette période peut être bénéfique ? un peux plus d’audience pour les théoriciens d’un nouveau monde qui dans la torpeur du malaise sanitaire et le silence des classes populaires confinés dans leur clapier arrive a gagner un peux de visibilité, malheureusement la situation plonge les petites mains du changement dans une précarité mortifère et de toute façon ils ont déjà les yeux cramés par la lacrymo

        +13

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    • PPD // 17.04.2020 à 08h56

      Si je me souviens bien, Yuval Harari annonçait à la fin de son livre « Sapiens » la fin des pandémies dans le monde grâce à notre maîtrise technologique … Bravo l’artiste

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    • Rémi // 17.04.2020 à 12h20

      En quoi vie et consommation seraient-elle mauvaises?
      Les gens veulent vivre, avoir un toi sur la tête pour eux leur famille et leurs enfants, A manger (Peut-être même trop mais ca fait partie de la convivialité avec les amis). Une possibilité de se déplacer pour élargir leurs horizons.
      Mon ex femme trouvait que j’était dans la surconsommation parce que j’ai u trampoline et une table de ping pong à la maison. Peut-être, maintenant lorsque mes enfants sautent sur le trampoline, que ma fille explique á mon fils comment faire des salto dessus, que je peux échanger quelques balles de ping pong avec mes enfants, ca me fait plaisir. Ca coute combien le sourrire de ses enfants?
      J’autorise également la peitte fille des voisins sur le trampoline, cela nous permet de nous croiser plus souvent, de parler et de mieux nous connaitre.
      Surconsommation? Si je demande à un ouvrier du XIXiéme oui c’est un luxe indécent.
      Maintenant tout le mal que je souhaite à l’humanité c’est que tout le monde puisse se l’offrir (J’ai dit puisse et pas se l’offre á chacun de choisir)

        +4

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  • Calvez // 17.04.2020 à 07h42

    Le libéralisme repose sur une vision extrêmement négative de l’homme, sur une anthropologie négative, à savoir qu’il est mu uniquement pas son intérêt égoïste. Les tenants de cette philosophie nous expliquent que, par une sorte de miracle (la main invisible), ces intérêts égoïstes mis bout à bout finissent par former l’intérêt public. « Les vices privés font les vertus publiques » nous expliquent Bernard Mandeville dans la fable des abeilles.
    Aujourd’hui, nous pouvons dire que tout ceci n’est que de la foutaise : les vices privés, les intérêts égoïstes mènent l’humanité à sa perte. Il n’y a pas de miracle libéral. C’est un leurre.
    Même le masque de la liberté dont s’affuble le libéralisme est en train de tomber. C’est ce que dit le texte d’Harari. Le roi est nu, égoïste et autoritaire. Allons nous continuer à l’adorer ?

      +27

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    • Araok // 17.04.2020 à 09h16

      La main invisible des riches…
      J’étoffe, j’étoffe…

        +0

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    • Christian // 17.04.2020 à 13h28

      « il n’y a que deux sortes d’économies possibles, celles qui fonctionnent selon la main invisible d’Adam Smith ou celles qui fonctionnent grâce au grand coup de pied dans le derrière de Joseph Staline »
      Inimitable Charles Gave!
      http://www.magistro.fr/index.php/template/lorem-ipsum/du-cote-des-elites/item/3851-la-deroute-des-hommes

      « Le roi est nu, égoïste et autoritaire. Allons nous continuer à l’adorer ? »
      De qui parlez vous, de l’Etat?

        +0

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    • Christian // 17.04.2020 à 14h17

      « On peut et il faut réellement dire que le système de l’économie marche « tout seul ». Il en est ainsi parce que les agents adaptent leurs actes les uns aux autres, d’un bout à l’autre de l’océan de la grande société, et non pas aux décisions d’un agent planificateur central qui coordonnerait leurs actions. La coordination n’est pas réalisée centralement et par instructions hiérarchiques. Elle ne l’est pas non plus par le « conte de fées » d’une quelconque « harmonie préétablie », tant raillée par Marx et les marxistes. Elle l’est par les libres actions et décisions des agents, dès lors que ces actions sont guidées par le double système de communication du droit et des prix. Le système marche donc bien « tout seul ». Les pièces de l’échiquier se meuvent sans l’action visible d’une main visible, mais par la main invisible d’une information qui, bien que codée, suffit pour que l’acteur sache ce qu’il doit faire et ne pas faire s’il veut rester coordonné avec les autres agents. »
      Philippe Nemo

      Le problème aujourd’hui c’est que le système de communication des prix dis-fonctionne complètement, et ceci est dû aux politiques de plus en plus interventionnistes des banques centrales. Les taux de changes, les taux d’intérêts sont entièrement manipulés par les banquiers centraux. Comme tout le système de détermination des prix est basé là dessus, tous les prix sont faux. On n’est plus dans un système libéral depuis longtemps mais dans économie entièrement administrée par nos chers banquiers centraux. Tout cela pour sauver les détenteurs actuels du capital de la faillite.

        +2

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    • Christian // 17.04.2020 à 14h24

      suite du précédent commentaire:

      Mais, bon sang, ouvrez les yeux et rendez vous compte que ce système n’a plus rien de libéral, c’est l’extrême opposé du libéralisme classique. Le néo-libéralisme, le dogme néoclassique comme disent les économistes, est à l’extrême opposé du libéralisme qui lui affirme qu’en aucun cas les Etats et leurs bras armés les banquiers centraux, ne devraient intervenir pour sauver les détenteurs actuels du capital.

      Il faut les laisser faire faillite, nationaliser temporairement (et sans avoir à indemniser les actionnaires puisque leurs actions auront un prix nul) tout ce qui peut être utile pour construire le monde d’après. Et repartir avec un système de détermination des prix qui fonctionne.

        +4

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      • Narm // 17.04.2020 à 19h16

        mais ça nécessite un « bain de sang » ?
        a moins de pourvoir à un revenu universel ou quelque chose qui permette de survivre , non ?

          +0

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        • Christian // 18.04.2020 à 11h04

          @narm,

          tout à fait, le revenu universel est une mesure de bon sens, dommage qu’elle soit si peu débattue en France.

            +1

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  • florian lebaroudeur // 17.04.2020 à 07h50

    Evidemment il aurait été étonnement de lire un autre son de cloche de la part d’un tel personnage élevée dans le milieu idéologique le plus messianique qu’il soit.
    A savoir que l’humanité n’a pas le choix et que l’évolution est déjà écrite. Malheur à tous les esprits déviants qui ont d’autres perspectives en tète que l’abattoir vers laquelle on les guide.
    C’est là qu’on peut voir qu’il y a bel et bien un esprit religieux qui guide les conceptions idéologiques et les décisions économiques des meilleurs d’entre nous et tout à été entrepris pour qu’il demeure imperceptible et ignoré parmi les masses à laquelle on a soustrait toute transcendance.
    Yuval Hasari fait mine d’en déplorer les conséquences alors qu’il en chérie les causes. Si une solidarité mondiale est préférable à l’isolement nationaliste, alors que la nation a été le cadre fondateur de la citoyenneté, on ne voit pas comment la responsabilité pourrait s’exercer pour éviter le recours d’une surveillance totalitaire. Ce qui convient tout à fait à la perversité de ceux qui n’ont que l’asservissement de l’homme au culte de Mammon comme horizon et dont la terrible issue ne fait aucun mystère pour les esprits soit disants déviants…

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    • freclo // 17.04.2020 à 08h17

      Bien écrit florian…..ce Hasari a une pensée limitée notamment sur l’opposition solidarité mondiale et isolationnisme , le pense t’il vraiment ? ou bien est ce voulu consciemment? Ce Harari me fait inévitablement penser à la vidéo de laurent Alexandre à polytechnique sur les gilets jaunes êtres substituables …..

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    • JEAN DUCHENE // 17.04.2020 à 08h39

      en quoi la citoyenneté dans le cadre national s’oppose à la solidarité nécessaire sur le plan international ? La démocratie communale ne s’oppose pas à l’exercice du droit citoyen dans le cadre national. Etes-vous capable de concevoir différents niveaux d’engagement et de collaboration ? Oui, aujourd’hui une planification à l’échelle internationale dans des domaines vitaux pour l’ensemble des êtres humains est absolument indispensable. Cette planification doit se faire sous le contrôle des citoyens par le biais de leurs représentants élus et révocables.

        +10

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      • florian lebaroudeur // 17.04.2020 à 12h20

        Je n’ignore pas que des membres de peuples aussi différent soient capables de travailler ensemble et d’être solidaire entre eux. Toutefois il est facile de pointer médiatiquement des exemples « puisque qu’un suédois à la pointe de la technologie et un burkinabé vivant de l’agriculture arrivent à se trouver des points commun, alors tout est possible ».
        Il faut savoir prendre de la hauteur et regarder la réalité de l’humanité tel qu’il est réellement et non tel qu’on voudrait qu’elle soit.
        8 milliards d’individus morcelé en une myriade de peuples ayant un vécu différent, un passé différent, vivant sous un climat différent et avec des goûts différents.
        Dans ses ouvrages, Emmanuel Todd a démontré avec brio ces différences Anthropologiques qui explique pourquoi malgré les rapprochements de plus en plus fréquents du aux innovations technologiques, un portugais ne sera jamais un allemand ou un anglais ne sera jamais un slovaque.
        Et nous parlons seulement d’européens vivant à proximité, les différences sont encore plus importantes entre un Vietnamien et un Cambodgien ou même entre tribus africaines vivant dans un même pays.
        La planification imposée à tous est plus une solution totalitaire que bénéfique

          +11

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      • freclo // 17.04.2020 à 14h46

        Oui daccord avec toi mais pour ça il faut adopter le principe de subsidiarité… c’est le bas de l’echelle qui doit decider et si il ne peut pas il fait appel à un échelon superieur et ainsi de suite jusque à une politique mondiale ….pas autrement …

          +1

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    • Pousse-fumier // 17.04.2020 à 08h46

      Tout à fait.
      Et je trouve cette phrase particulièrement dérangeante :
      « Dans les jours à venir chacun de nous devra choisir entre avoir confiance dans les faits scientifiques et les experts médicaux, ou bien croire les théories complotistes infondées ou les intérêts personnels de politiciens. »

      En gros : ou vous croyez aveuglément aux propos des scientifiques, en adhérant au dogme de leur infaillibilité et de leur incorruptibilité (ils seraient donc plus « élevés » que la majorité des mortels), ou vous êtes, au choix, un vilain complotiste ou un suppôt des politiques en place.

      J’ai cette impression bizarre que nous sommes en train de passer subrepticement d’un « gouvernement des juges » à une « gouvernance de la science ».

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      • fanfan // 17.04.2020 à 14h39

        Paul Feyerabend : https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Feyerabend#Le_r%C3%B4le_de_la_science_dans_la_soci%C3%A9t%C3%A9
        Extrait : « Séparation de la science et de l’État
        En se basant sur cette argumentation, Feyerabend prône la séparation de la science et de l’État, de la même façon que la religion et la société sont séparées dans les sociétés modernes séculières. Il envisage « une société libre » dans laquelle « toutes les traditions auraient les mêmes droits et le même accès au pouvoir »…
        Feyerabend va jusqu’à suggérer que la science devrait également être soumise à un contrôle démocratique: non seulement les domaines de recherche devraient être déterminés par des élections populaires, mais les suppositions et les conclusions de la science devraient également être supervisées par des comités populaires. Il pensait que les citoyens devraient se servir de leurs propres principes lorsqu’ils seraient amenés à prendre des décisions sur ces problèmes; l’idée qu’une décision doit être rationnelle est selon lui élitiste, car elle suppose que les philosophes ou les scientifiques sont en mesure de déterminer les critères en vertu desquels les hommes devraient prendre leurs décisions. Or eux aussi sont faillibles, et ont leurs préjugés, qui ne doivent parfois justement rien à la science (thème de son ouvrage Adieu, la Raison).

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    • Par Veaux // 17.04.2020 à 14h12

      « ..Ce qu’on se dit en lisant M.Harari, ce n’est pas que M.Harari est un homme d’extrême droite,car il est manifestement au dela des discours idéologiques et des prises de positions politiques simplistes et tranchées mais que sa pensée ouvre en tous cas la porte à des politiques d’extrême droite. Et de la nouvelle extrême droite.L’extrême droite d’une élite globale intégrée. » Extrait d’un copieux compte rendu de lecture
      (1:34:30) http://www.youtube.com/watch?v=qqec8oWxpEI

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  • Kirikou // 17.04.2020 à 07h58

    Oui bien sûr. L’UE a montré son indigence alors passons au niveau supérieur, la gouvernance mondial résoudra tous vos problèmes. Le local c’est le mal, c’est le nationalisme. Vive la solidarité mondiale. Ben voyons. Hariri est un mondialiste élitiste tout comme Attali.

    On ne change pas de direction en appuyant sur l’accelerateur. Le mur ne sera pas évité mais percuté plus rapidement.
    Il faut tourner la page du néoliberalisme et non pas la surligner.

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  • wuwei // 17.04.2020 à 08h12

    « Les pays ont besoin de coopérer pour permettre à un mince filet de voyageurs au rôle essentiel de continuer à traverser les frontières : scientifiques, médecins, journalistes, politiciens, hommes d’affaires. Ceci peut être fait en concluant un accord global sur le contrôle préalable des voyageurs par leur pays d’origine.  »

    Les hommes d’affaires seraient essentiels à la marche du monde ? Le monde capitaliste sans doute. Celui responsable de ce désastre et des précédents et de tous les autres qui vont nous tomber dessus. On voit bien que Yuval Harari ici comme dans ses ouvrages tant vantés par le tam-tam médiatiques et adulés par les « grands » de ce monde, n’est qu’un tartuffe au service du marché et de ses avatars technologiques.

      +37

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  • Emmanuel // 17.04.2020 à 08h25

    Article très intéressant quand aux questions soulevées,
    Volonté des peuples VS volonté des élites, surveillance de masse qui a l’en croire les peuples pourrait en tirer profit , quelle blague . Mais il repose sur un biais très important a savoir la réalité de la crise sanitaire.
    Je suis stupéfait de la réaction de la majorité des gens quand a cette épidémie y compris OB qui a participé a la folie collective en nous parlant de crise sanitaire gravissime
    A voir ces réactions je me dit que la société du spectacle a définitivement pris place , le décompte journalier des décès (a quand un compteur en direct sur nos écrans de TV ou sur la page d’accueil de nos navigateur ?) Faut il cela pour faire prendre conscience a la société que la mort est toujours là?
    Une moyenne de 55000 décès par mois en France,
    La grippe saisonnière tue entre 400000 et 650000 dans le monde chaque année sans que personne ne réagisse, alors pourquoi cette peur collective d’un coup ?
    Par que l’on en parle alors il existe ?
    Cette crise n’est pas sanitaire elle politique.

      +27

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    • Séraphim // 17.04.2020 à 08h37

      Il faut reconnaître que le croque-mort Salomon venant tous les soirs faire son lugubre décompte ça met Halloween au niveau d’un spectacle quotidien! La société du Spectacle n’est achevée que de deux façons: soit la mort n’existe plus (transhumanisme ou autre), soit c’est la mort qui est LE spectacle. Pas comme une distraction style jeux du cirque romain, mais centrale, plénière et permanente

        +10

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    • Sybillin // 17.04.2020 à 10h37

      Tout a fait d’accord avec vous Emmanuel
      Il faut écouter l’entretien de Frédéric Taddei avec Frank Lepage dans l’émission <> sur RT France dont le titre est <> il pose beaucoup de questions intéressantes.

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      • emmanuel // 17.04.2020 à 10h52

        Merci pour le conseil je visionne dans la journée .

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      • Sybillin // 17.04.2020 à 11h15

        Covid 19 l’ami des dominants? Par Frank Lepage

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      • fanfan // 17.04.2020 à 14h42

        Voici le texte dont parlent Frédéric Taddeï et Franck Lepage (Interdit d’interdire : Franck Lepage : « Covid-19 : l’ami des dominants ») :
        COVID-19, l’ami des dominants : un texte écrit par l’équipe de L’ardeur, association d’éducation populaire politique
        Pour ce gouvernement anti-populaire, engagé dans une politique de destruction de la protection sociale et de répression policière des colères, des mobilisations et des insurrections qui en découlent, le COVID-19 permet de réaliser plusieurs tests en grandeur nature :
        – Test de contrôle de la population (répression, prison, hélicoptères, drones, communications).
        – Test d’obéissance de la police dans ce contrôle des populations.
        – Test de privatisation-dislocation de l’éducation nationale transférée en e-learning.
        – Test d’avancement de la vidéo-médecine à distance.
        – Test de soumission des médias, de la population et des gauches (union nationale oblige).
        – Test de démolition avancée du droit du travail.

        http://www.ardeur.net/2020/04/covid-19-lami-des-dominants/

          +6

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    • Emmanuel // 17.04.2020 à 10h56

      Par que l’on en parle alors ils existent ?
      Cette crise n’est pas sanitaire elle « est » politique. :-$

        +2

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    • Wakizashi // 17.04.2020 à 11h04

      « Mais il repose sur un biais très important a savoir la réalité de la crise sanitaire. »

      J’applaudis des 2 mains comme dirait l’autre. Même en cas de problème grave avéré, la dramatisation à outrance ne fait qu’aggraver le problème, bien qu’ici et ailleurs certains vendeurs de peur aient chanté les louanges de ladite dramatisation. Mais que dire quand la gravité du problème est discutable ? Mortalité annuelle environ 600 000 personnes, soit 50 000 par mois. Mortalité au 30 mars 2020 inférieure à la mortalité au 30 mars 2018. Impact de l’épidémie sur la mortalité : non significatif. Quand on voit l’ambiance apocalyptique depuis un mois au regard de ces ordres de grandeur, ça pose forcément question…

      Sans parler de la culpabilisation des gens par le gouvernement qui se défausse comme d’habitude sur la population pour masquer au mieux son irresponsabilité, au pire sa malveillance. A ce niveau le débriefing d’après-crise sera savoureux…

        +3

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      • Emmanuel // 17.04.2020 à 15h49

        Chaque fois que je dis ou écris  » nous verront la réalité de cette crise à la surmortalité  » je me fait traiter au choix,
        d’inconscient , de fou , de sans cœur et j’en passe .

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      • Narm // 17.04.2020 à 19h26

        le boulot de Salomon, n’est-il pas de directeur général de la santé
        n’est-ce pas lui qui doit nous sauver au lieu de manier les chiffres de la mort ?

        et en ce qui concerne le bilan de cette crise sanitaire, il a déjà été fait par panoramix
        En fait, il a dit, comme les vieux meurent et les jeunes du coup meurent moins dans les accidents de la route ou domestique au final, pour 2020 , on trouvera peut être une baisse de la mortalité globale sur l’année ainsi que d’ici quelques année une augmentation de l’espérance de vie car moins de « jeunes » sont morts pendant le confinement
        tout est relatif

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        • Emmanuel // 17.04.2020 à 20h05

          Une chose que l’on ne peut pas enlever à l’INSSE c’est qu’elle a une capacité à collecter les chiffres dans leur globalité et de pouvoir les ventiler (les morts dans nôtre cas) dans des catégories bien définies.
          Nous pourrons je pense faire le distinguo entre les jeunes pilotes « sauvés par le covid » et les personnes décédées de syndromes respiratoires.
          Petit exemple : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mortalit%C3%A9_en_France
          La rubrique : cause mortalité est vraiment détaillée

            +1

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  • yann // 17.04.2020 à 08h29

    Si une personne A peut suivre à la trace une personne B, mais que B ne peut pas suivre A, il n’y a pas de « nous ».

      +15

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  • Séraphim // 17.04.2020 à 08h31

    La meilleure solidarité inter-nationale que l’on puisse imaginer c’est comme son nom l’indique, une solidarité entre nations. Elle suppose la conservation des nations et des autonomies. La suppression des indépendances tuerait de facto toute possibilité même de coopération. Ne resterait que l’autorité. C’est la même chose au niveau individuel: l’autonomie des personnes est la base de la coopération. Sans autonomie il ne resterait plus que des mécanismes. Autant se faire remplacer par des robots, ou par rien.

      +22

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    • Daniel // 17.04.2020 à 14h00

      concernant l’idée de créer un nouveau paradigme de relations entre Etats Nations, il y a une conférence exactement sur ce sujet
      https://www.institutschiller.org/L-existence-de-l-humanite-depend-de-la-creation-d-un-nouveau-paradigme.html
      qui se déploie suivant les thèmes suivants :
      Samedi 25 avril
      16h00 Panel 1 : L’urgente nécessité de remplacer la géopolitique, Pour un nouveau paradigme dans les relations internationales.
      21h00 Panel 2 : La créativité, caractéristique de la culture humaine, Pour une Renaissance culturelle unissant Beauté, Justice et Vérité.

      Dimanche 26 avril
      17h00 Panel 3 : Mieux comprendre comment fonctionne notre univers, Pour une réel considération scientifique dans les choix politiques stratégiques.
      21h00 Panel 4 : La science de l’économie physique, Pour une nouvelle base de pensée économique.

        +1

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  • ouvrierpcf // 17.04.2020 à 08h33

    Il y a 50 ans le KGB ne pouvait suivre 240 millions de citoyens soviétiques 24 heures sur 24
    heu la CIA ne surveillait personne? le SDEC c’était pour surveiller les colonies de vacances? il y a 50ans l’Algérie française c’était Liberté égalité fraternité? depuis novembre 2017 les gilets jaunes éborgnés défigurés amputés sont le résultat de politiques de libre expression? il y a 50ans l’armée française était dans 79 pays aujourdhui dans 14 conflits
    territoriaux l’opération ARCANE au SAHEL (4000 militaires français ) c’est pour ouvrir des bibliothèques ? et il y a 50ans ou sont les bases militaires hors de Chine ? quel pays hors de Chine a vu des bombardiers chinois? Pourquoi des bombes françaises sont larguées à Belgrade en 1991? pour la liberté? pour contrer un virus?

      +29

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  • Simon // 17.04.2020 à 08h44

    « les gouvernements pourraient utiliser les données pour vendre de la marchandise ou favoriser une personnalité. »

    À aucun moment ce monsieur nous parle des multinationales de la data qui elles investissent massivement pour collecter la data et l’exploiter à des fins lucratives.
    Ce biais serait-il à rapprocher du fait que l’auteur est l’ami de Marc Zuckerberg et Bill Gates, mieux leur écrivain de chevet ?

    Bref, comme son ouvrage Sapiens, ce texte est un condensé de la pensée libérale, bien fait pour ne pas saisir les véritables enjeux de la situation…

      +22

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  • Garonne // 17.04.2020 à 09h01

    Article opportuniste très inquiétant de la part d’un idéologue de toutes les minorités qui veut parler au nom de la majorité : l’épidémie COVID 19 n’est qu’un retour brutal aux réalités contre les idéalistes de la mondialisation. Le vrai saut qualitatif n’est pas de s’en remettre à un gouvernement ou une instance mondiale ou internationale, mais d’en sortir (UE, OTAN, Euro, etc…) et de s’asseoir pour regarder. Je pense que toutes les mesures et décisions à prendre sont connues si l’on veut bien se déconfiner l’esprit..

      +10

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  • Czerny // 17.04.2020 à 09h04

    Le méchant virus ne sera vaincu que si nous acceptons la mise en place d’une gouvernance mondiale .Il ne le dit pas avec ces mots certes, mais tous ces appels à une solidarité mondiale, hors de laquelle il n’y aurait point de salut, ne laisse pas de doute. Quand homo sapiens mute en homo globalicus .

      +6

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  • a_none_e_mouse // 17.04.2020 à 09h30

    Texte aussi creux et foutraque que ses bouquins. Curieux personnage, encore plus curieusement mis en avant par le système.

      +11

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    • eric51454 // 17.04.2020 à 10h34

      Harari est un positiviste inquiétant.
      Je suis athée mais il considère les religions comme des idéologies alors que l’humanité a toujours inventé des mythes, des Dieux.
      Il est d’une froideur à l’image d’un ordinateur.
      Pour finir, que veut-il dire par  » guerre d’indépendance Israélienne « ?; il n’y avait pas d’État dans la région actuelle.
      Il est capable de mettre sur un même plan des choses si différentes.
      Être mondialiste n’est pas un crime mais se draper de vertus altruistes de plus en plus éculées et essorées devient franchement préoccupant …..et c’est la faute au coronavirus qui pourrait remettre en cause la mondialisation heureuse.
      Sommes-nous dans une farce, un vaudeville ?
      Malheureusement non.
      Pour finir, je ne comprends plus ces élites.( la conscience de classe n’est même plus opérante).
      Le tragique est devant nous.Merci pour cet article déprimant.

        +4

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      • PHILIPPE // 17.04.2020 à 15h48

        Le mur de Planck représente toujours une parfaite énigme pour les astrophysiciens qui essayent de remonter à l’instant zéro.
        « L’invention des mythes et des dieux »,ne vous déplaise,n’appartient pas à un passé lointain, car il est toujours impossible d’apporter une réponse concrète aux grandes questions existentielles en dépit des formidables progrès de la science qui ouvrent l’horizon de tous les possibles.
        Ainsi,en dépit du degré de notre évolution,nous ne sommes pas en mesure de comprendre le mystère de la mutation « intelligente »des virus omniprésents dans le monde de l’ infiniment » petit, »nous rappelant notre appartenance intrinsèque à un écosystème plus « grand », supposé « connu »,et de même immaîtrisable!

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    • Czerny // 17.04.2020 à 11h30

      C’est qu’il coche toutes les cases …..

        +1

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  • a_none_e_mouse // 17.04.2020 à 09h30

    Texte aussi creux et foutraque que ses bouquins. Curieux personnage, encore plus curieusement mis en avant par le système.

      +3

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  • Pie vert // 17.04.2020 à 10h16

    Incompréhensible sur le fond, il souhaite une responsabilisation de chacun et en même temps un gouvernement mondial avec un super gendarme. C’est à peu près ce qui ne marche pas depuis 30 ans,et nous conduit à une succession de crises, et vient à déresponsabiliser le local. Le monde est multipolaire c’est un fait, il faut une coopération des acteurs sur les grands enjeux et surtout pas aller plus loin, car on sait trop bien que cela conduit à des conflits.

      +5

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    • Sybillin // 17.04.2020 à 11h12

      En sciences et notamment en médecine la coopération est mondiale dans la recherche et c’est tant mieux car on a besoin de toutes les connaissances pour des sujets aussi complexes.
      Le problème se pose lors du traitement standardisé d’une maladie comme le cancer par exemple ou le patient finalement devient un élément de statistique. On lui applique le traitement que les statistiques recommandent et lui même rentrera dans les statistiques. Malheureusement chaque individu est unique, même s’il présente une majorité de caractères associées à son groupe. En cas d’échec thérapeutique , c’est pas de chance…
      La médecine que l’on nous prépare va amplifier cette tendance.
      Que du bonheur en perspective …

        +1

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  • Ben // 17.04.2020 à 10h49

    Il semble y avoir un tropisme sur ce site en faveur d’auteurs messianiques : après Haim Goel, voici Yuval Harari.
    Curieux comme ces idéologies moyenâgeuses peuvent plaire à des gens que, sinon, on supposerait intelligents et éclairés

      +4

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  • pseudo // 17.04.2020 à 11h09

    on est vraiment habité par le mal. à quoi bon argumenter ? Ils font étalage de leurs idées sur la place publique depuis toujours et aucun argument ne semble suffire à prévenir leurs hardeurs incessante, car le plus incroyable c’est que les prisons qu’ils construisent aujourd’hui à notre encontre sont leurs horizons totalitaire universalisé, omniscient et omnipotent. Les retournements dans l’Histoire sont nombreux et cela même ne semble pas les interroger. A l’évidence des nombreuses catastrophes historique qui sont les notre et de la médiocrité de notre climax civilisationnel, nous sommes habités par le mal. Malédiction divine grec ou explication rationnelle de la connerie humaine de groupe, au pied du gouffre la raison importe peu.

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  • Christian Gedeon // 17.04.2020 à 11h18

    Sous des dehors lénifiants cet article est fielleux. On y sent la peur et la rage. De voir s’écrouler un monde basé sur les échanges illimités et la destruction des nations en Occident. Sous de fausses apparences d’appel à la solidarité, il appelle à encore plus de mondialisme et à un gouvernement par dessus les peuples et les nations. Écœurant.

      +6

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  • chris68 // 17.04.2020 à 11h44

    Tant qu’il y aura un humain avec des envies d’être chef et avec les capacités de l’être , le monde ne changera pas .

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  • Marie Pan-Pan // 17.04.2020 à 12h12

    Harari,
    le fabricant de bouillies médiumniques métaphysico-théologo-cosmolo-niguologique.
    En un mot Pangloss, que « Le Point » qualifie de « penseur le plus important du monde ».
    Le monde et les histoires d’Harari se raconte depuis une capsule spatiale, ou depuis le 100e étage d’une tour du WTC avant le 11 septembre, ou encore depuis une start-up gayfriendly de la Sillicon Valley.
    Une hararissade de plus: un peu de tisane et beaucoup de titane, de l’IA au secours du QI, tout ça pour sauver la planète et ses élus..mêmes poncifs que l’on retrouve dans tous les dépliants publicitaires cybermessianiques qu’a commit cette idole de la Davocratie planétaire.

      +2

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  • Cot // 17.04.2020 à 12h16

    Où est passée la juste proportion?comment notre espèce peut-elle dégénérer ainsi?
    Le temps est t il notre ennemi?
    N ayant point de réponse je me pose ces questions.

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  • Rémi // 17.04.2020 à 12h25

    J’adore quand je lis:
    « Les États devraient accepter de partager ouvertement les données en leur possession et avoir l’humilité de demander des conseils, »
    Ce n’est pas start-up nation.
    Dans la vision du monde LREM il n’y a pas de bénéfice au travail en commun, il faut prendre aux autres. C’est un darwinisme appliqué au social dans la vision la plus étriquée possible. Il faut que les autres soient maigres pour que je sois gras.
    La différence et Darwin le disait entre les humains et les animaux est que les humains sont conscient. Ils peuvent donc s’organiser pour dépasser les limites du millieu naturel et construire ainsi un monde meilleur.
    Les annimaux (Et plantes) ne le peuvent pas c’est pour cela que le seul procédé amélioratif à leur disposition est la selection naturelle.

      +2

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  • Renaud // 17.04.2020 à 12h26

    «  »En cette période de crise nous faisons face à deux choix particulièrement importants : le premier consiste à choisir entre surveillance totalitaire et responsabilisation citoyenne. Le second est celui entre l’isolement nationaliste et la solidarité mondiale » »
    Jacques Attali a déjà dit, il y a un temps, exactement la même chose « Ce sera: ou la Corée du Nord ou le marché généralisé ».
    Nous ne sommes pas sortis de cette dialectique mortifère comme si, avant d’entreprendre quoi que ce soit, il fallait choisir une idéologie (sans dire qu’il s’agit, dans le fond, d’idéologie).
    Je l’ai dit, le modèle biologique, le modèle du vivant, celui de ca cellule vivante, laquelle à besoin et vit d’échanges grâce à une paroi qui régule et trie ses besoins en entrées et en sorties. Un modèle vivant réticulé partant du local et en rapport avec l’échelle plus grande la plus accessible, etc. Cela peut s’appeler le — Principe de Subsidiarité —. Ce qui peut être fait à la plus petite échelle doit avoir une priorité de nature sur l’échelle au dessus, chaque dimension doit rester à sa place féconde.
    Dans cet article, comme dans son livre -Sapiens-, on y perçoit très fort le messianisme hébraïque et donc l’ « universalisme » qui s’y trouve. Il faut rester le plus lucide possible, car en ce monde il n’y a jamais de place pour deux universalismes. On sait que le choc entre deux universalismes (à plus forte raison davantage…) ne se passe jamais bien. Jamais la voie médiane ou celle du tiers parti n’a été aussi nécessaire.

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    • Pong // 18.04.2020 à 05h08

      Une source pour la citation d’Attali, svp ?

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  • Deva // 17.04.2020 à 13h09

    Privation de liberté

    Entre surveillance totalitaire et responsabilisation citoyenne, j’ai choisi la responsabilité individuelle.

    Au lieu de nous « confiner », de nous priver de notre liberté, il serait nécessaire d’en appeler à la responsabilité citoyenne.

    Au lieu de punir ceux qui ne respectent pas cette privation de liberté, il serait préférable de leur apprendre à être responsable.

    Au lieu de prévoir des dispositifs de surveillance pour trier ceux qui sont immunisés afin de mettre en confinement les autres, il serait préférable d’établir un « permis » pour ceux qui sont citoyens responsables.

    Comme tout permis, il serait délivré à ceux qui suivent la formation de gestion du comportement en cas de crise sanitaire.

    Cette formation serait basée sur les moyens de se protéger et de protéger les autres des risques de contagion. A savoir, comment se laver les mains, comment prendre ses distances, comment se comporter lors de ses achats dans les commerces… De même pour les professionnels.

    Alors, au lieu de vivre dans un pays où règne une surveillance totalitaire, nous pourrions respirer dans un pays libre, respectueux de chacun.

    Il est temps que « les gardiens de paix » cessent d’être les forces de l’ordre.

    Il est urgent que ceux qui tentent de nous priver de notre liberté à leur profit soient mis à l’index, écarter de la sphère du pouvoir, et pour certains condamnés.

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  • Vincent P. // 17.04.2020 à 16h31

    « permettre à un mince filet de voyageurs au rôle essentiel de continuer à traverser les frontières : scientifiques, médecins, journalistes, politiciens, hommes d’affaires. »

    Toute la pensée « exceptionnaliste » et immonde de l’auteur tient en cette demi-phrase.
    Je me suis tout de même cogné ses livres quand il était à la mode de se les faire offrir, mais l’énervement va m’empêcher d’étayer plus. Ce type falsifie tout.
    C’est juste le digne successeur d’un certain Jacques A.:clivant, médiocre, sournois, prétentieux, suffisant, trompeur, inutile, obsolète, aliéné, dangereux. Nul.
    Merci à lui de nous rappeler que les types comme lui, semblant insignifiants mais auréolés de gloriole médiatique en guise de notoriété, feront partie de ceux dont il faudra absolument se méfier.
    Bon sang : est-il si difficile d’exprimer clairement une pensée pour ne pas facilement reléguer de telles bouses à l’étable ? où sont nos auteurs pour qu’on n’aie que pareille daube à devoir lire ?

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  • Simplicityistheid // 17.04.2020 à 17h45

    Avant l’après, il y aura déjà un très long « pendant », et quelles que soient les pays concernés, certaines personnes ne pourront plus envisager certains lieux comme avant: les salles publiques ou privées, les stades, les écoles, les amphis universitaires, les queues dans les magasins, l’accueil – quand il existe encore – des administrations, les tribunaux, les cinémas, les déplacements en train (et les gares) ou en bus, certains bureaux professionnels, etc.

    Et donc, incidemment, cela modifiera les espaces communs, les emplois et aménagements nécessaires, l’économie de chacun d’entre eux, et fine les habitudes de vie et/ou de travail de ceux qui s’en servent et de ceux qui y travaillent.

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    • PHILIPPE // 17.04.2020 à 18h42

      Nous ne savons pas encore si ce type de pandémie pourrait devenir récidivant voire chronique,(C.F. Le Sida),en raison de nouvelles résistances et mutations des bactéries et virus, combattus efficacement depuis peu dans l’histoire de l’humanité.
      Le devenir du » monde d’après »,(?), dépendra de notre capacité à gérer ce type de crise car nos sociétés hyper industrialisées ne sont en rien ressemblantes à celles de l’époque de la grippe Espagnole.
      Leur complexité fait leur force mais les rend paradoxalement fragiles.
      C’est bien la raison pour laquelle la prévention et la gestion des pandémies au niveau planétaire devront être sérieusement envisagées,car souvenons nous que la nature n’a aucun état d’âme et ignore parfaitement les rapports de force habituels propres aux relations humaines !

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  • Simplicityistheid // 17.04.2020 à 17h59

    Bref, avant de penser à l’après, restons déjà vivant au moment du pendant qui verra également un tsunami économique et social emporter on ne sait combien de personnes – sur les 8.8 millions de chômeurs en activité partielle, combien retrouveront leur boite? et dans le monde?. Et ces incidences là, qui les traite dans la question de l’après?

    Soyons simple et modeste.

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  • Narm // 17.04.2020 à 19h37

    article à pouffer de rire ou à se tirer directement une balle ?

    « Pour arriver à un tel niveau d’adhésion et de coopération, vous devez passer par la confiance. Les gens ont besoin de faire confiance à la science, d’avoir confiance dans les autorités publiques et de faire confiance aux médias. »
    « On a l’impression qu’il n’y a plus un seul adulte dans la pièce.  »
    « Si le vide laissé par les États-Unis n’est pas rempli par d’autres »

    Comme dirait certain, il manque juste un chef, un De Gaulle ?, et qu’on laisse les hommes faire leur devoir (et ils savent tous faire si …)
    Il ne leur manque que les armes (le matériel)
    Bordel !

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  • lon // 18.04.2020 à 09h38

    Les bouquins d’Harari sont à ranger au même niveau qu’une certaine littérature tendance new-age à consommation instantanée, ça fait du bien pendant qu’on la lit , on se dit qu’on en ressort plus intelligent , et ça donne l’impression qu’on a gagné une meilleure compréhension de sa misérable condition de sapiens paumé sur une planète étrange . Mais si Harari plait tant à nos élites c’est peut-être qu’il leur donne/justifie une sorte de sens historique dont elles sont particulièrement avides, sinon finalement à quoi bon être une élite : ainsi le creusement de l’inégalité sociale des 20 dernières années avec une concentration de richesses de plus en plus poussée n’est pas la simple conséquence d’une logique néo-libérale, mais un réflexe de survie face aux défis d’un futur menaçant où seule la richesse accumulée permettra à cette même élite de contrôler les moyens technologiques de sa survie et peut-être de son a-mortalité .

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  • cedivan // 19.04.2020 à 16h37

    je reste toujours perplexe en lisant ceux qui accusent Trump d’abandonner le monde et qui par ailleurs, dans d’autres écrits, se lamentent sur l’hégémonie US…..

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