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24.juillet.201224.7.2012 // Les Crises

[Traduction exclusive] La lettre de démission de Peter Doyle

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Voici en exclusivité la lettre de démission de Peter Doyle, économiste senior au FMI, qui défraie la chronique depuis quelques jours. Merci à Okeanews.

Département Européen
Washington DC
18 juin 2012

À M. Shalaan, doyen du conseil d’administration du FMI

 

 Aujourd’hui, je me suis adressé au conseil d’administration pour la dernière fois – parce que je quitte le FMI.

Par conséquent, je souhaite en premier lieu exprimer formellement ma profonde gratitude pour les autorités Suédoises, Israéliennes et Danoises avec lesquelles j’ai récemment travaillé, ainsi que pour toutes les autres avec qui j’ai travaillé auparavant, pour leur extraordinaire amabilité à mon égard.

Mais je souhaite également saisir cette opportunité pour expliquer les raisons de mon départ.

Après vingt années de service, j’ai honte d’avoir été associé au FMI.

Ce n’est pas seulement à cause de l’incompétence qui a été partiellement décrite dans le rapport du Bureau de la vérification et de l’inspection internes (OIA) au sujet de la crise mondiale et dans la Revue triennale de la surveillance (TSR) sur la crise de la zone Euro. Mais c’est surtout parce que les causes essentielles de ces crises, comme cela a déjà été le cas pour d’autres, ont été identifiées largement en amont mais ont été étouffées par le FMI. En raison des longues périodes de gestation et des processus internationaux de décision prolongés pour faire face à ces deux défis mondiaux, il était essentiel que nous émettions à temps des avertissements soutenus. Par conséquent, l’échec du FMI à les émettre est un échec de premier ordre, quand bien même des telles mises en garde auraient pu être ignorées. Ceci a pour conséquences que beaucoup, y compris la Grèce, souffrent (et risquent bien pire à l’avenir), que la deuxième monnaie mondiale de réserve est au bord du gouffre, et que le FMI a passé les deux dernières années à courir après les évènements durant les ultimes efforts visant à la sauver.

De plus, les raisons qui ont directement causé ces défaillances du système de surveillance du FMI, à savoir la répugnance à prendre des risques, les priorités bilatérales et le parti-pris Européen, deviennent au contraire de plus en plus profondément enracinées, en dépit d’initiatives qui visent à s’en occuper. Ceci est particulièrement clair dans le cas des nominations au poste de Directeur Général, choix qui au cours des dix dernières années, ont été bien évidemment désastreux. Même la directrice en exercice est entachée, car ni son sexe, ni son intégrité, ni son ardeur ne peuvent compenser l’illégitimité fondamentale du processus de sélection. Dans une institution aussi hiérarchique, les implications de tels choix contaminent directement les niveaux supérieurs de la direction et, à travers les recrutements, les contrats de mission, la préparation de la succession du personnel de grades supérieurs, ces implications en arrivent à se diffuser dans l’ensemble de l’organisation, écrasant tout le reste. Le comité exécutif préfère un FMI handicapé, soumis à ces défaillances du système de surveillance. Je regrette de ne pas avoir su il y a vingt ans que tel serait le choix.

Il y a des personnes de qualité ici, parfois caustiques. Mais celle qui rédige ces lignes s’en va. Vous devriez vous préoccuper de ne pas perdre les autres.

Bien cordialement.

Peter Doyle
(Conseiller économiste du Département Europe et ancien chef de la division Suède, Israël et Danemark)

Copie :
Mme. Nemat Shafik
M. Stanley Fischer
M. Stephan Ingves
M. Benny Andersen
M. Alex Gibbs
M. Eric Meyer
M. Amit Friedman
M. Martin Holmberg
M. Reza Moghadam
M. Mark Plant
M. Brad McDonald

Téléchargez le lettre en pdf :

peter doyle resignation demission

Téléchargez ici la lettre originale.

63 réactions et commentaires

  • Vénus-Etoile du Berger // 24.07.2012 à 04h44

    Le FMI change d’avis sur le nouveau plan d’austérité de l’Espagne
    Alors, nouveau plan d’austérité en Espagne ou pas? Le discours de la directrice générale du FMI (fonds monétaire international) Christine Lagarde n’est pas très clair à ce sujet. Ou plutôt si, il est très clair, mais… change d’une semaine sur l’autre. Tout comme sur les impôts en Grèce, thème sur lequel elle fait deux pas en avant, un pas en arrière.
    ESPAGNE: nouveau plan d’austérité ou pas?
    Le 9 juin dernier, lorsque le plan d’aide de 100 milliards aux banques espagnoles a été décidé, Christine Lagarde rassurait les Espagnols: ce plan n’était pas conditionné à de nouvelles mesures d’austérité: le gouvernement espagnol avait déjà pris les mesures qui s’imposaient et la population ne devait plus souffrir d’un nouveau tour de vis. Elle avait même, dans une interview accordée à une télé espagnole, trouvé que la mise en oeuvre du plan d’austérité était même un peu rapide.
    Et, ce vendredi 15 juin, rétro-pédalage. Le rapport annuel du FMI indique certes que “les objectifs à moyen terme sont globalement adéquats mais une trajectoire adoucie pourrait être appropriée en période de faiblesse extrême”. Mais, surtout, estime que les efforts fournis – ou prévus sont insuffisants. L’Espagne devra “poursuivre les privatisations de manière agressive” et le plan actuel d’austérité devra être complété par un “ensemble complet de réformes dans d’autres domaines”.
    Pour rappel, le FMI doit superviser l’aide des 100 milliards accordée aux banques espagnoles. “Le FMI se tient prêt, à l’invitation des membres de l’Eurogroupe, à apporter son soutien à la mise en oeuvre et à la surveillance de cette assistance financière par le biais de rapports réguliers”, avait alors communiqué Christine Lagarde.
    http://www.huffingtonpost.fr/2012/06/16/christine-lagarde-fmi-cha_n_1602399.html

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    • step // 24.07.2012 à 08h22

      non la ligne est claire: paternaliste pour les populations et privatisation de tous les bijous de famille de l’état (c’est à dire nous). Tout simplement car ce que tu payes en impot va arriver en facture sans que les impots baisse. Même conséquence, mais ce n’est pas l’état qui baisse tes revenus, c’est le cout de la vie qui augmente. C’est juste plus discret.

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  • Vénus-Etoile du Berger // 24.07.2012 à 04h52

    Grèce : le FMI reconnaît des erreurs de pilotages
    Au Fonds monétaire international, le mea-culpa se fait à demi-mot. Dans une interview au quotidien grec Kathimerini, le chef de la mission du FMI en Grèce, Poul Thomsen, a reconnu des erreurs de pilotage depuis deux ans. Sans remettre en cause l’essentiel: redresser les finances du pays et restaurer drastiquement la compétitivité.
    «L’adaptation budgétaire a été fondée de manière exagérée sur les hausses d’impôts, nous aurions dû mettre plus l’accent sur la limitation des dépenses, c’est l’un des secteurs où nous aurions pu être plus convaincants auprès du gouvernement», a reconnu Poul Thomsen, qui se dit inquiet de la récession que traverse le pays. Toutefois, a-t-il ajouté, «la récession, la baisse des salaires et la hausse du chômage sont inévitables pour un pays qui doit faire face à un double problème de dette publique et manque de compétitivité».
    Après les sacrifices imposés aux fonctionnaires, les salariés du privé doivent à leur tour se serrer la ceinture, a défendu le fonctionnaire international. Le salaire minimum doit être réduit. À 751 euros brut par mois, il est supérieur de 35% à celui du Portugal, et de 20% à celui de l’Espagne, pays qui souffrent également d’un manque de compétitivité. «Il est clair que les salaires grecs sont trop élevés par rapport à la productivité des Grecs», a-t-il insisté.
    En dépit des réserves grecques sur ces exigences, Poul Thomsen a jugé que les négociations qu’il mène au côté de ses homologues des Commissions et Banque centrale européennes avec le gouvernement pour boucler le nouveau plan de redressement du pays seront conclues «très prochainement, sous quelques jours». D’autre part, la Grèce négocie toujours avec les banques internationales pour réduire sa dette.
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/02/01/20002-20120201ARTFIG00297-grece-le-fmi-reconnait-des-erreurs-de-pilotage.php

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    • step // 24.07.2012 à 08h26

      pendant ce temps là les armateurs, les nouvelles fortunes, et l’église grecque regardent les trains de nouveaux pauvres passer.  C’est assez amusant de leur point de vue, je n’en doute pas. Les impôts ont été alourdis, probablement, mais c’est bizarre, on a raté le coeur de cible le plus rentable. Caramba ! encore raté !

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  • GILLES // 24.07.2012 à 05h07

    Oui.
    Cher Peter Doyle,
    Vingt ans ! Vingt ans à s’engraisser, à toucher son salaire net d’impot et très confortable, 20 ans pour se rendre compte, ce n’est plus de l’aveuglement, de la surdité ou de la bêtise, c’est de l’incompétence, la même que vous dénoncez dans vos lignes.
    C’est pourquoi si vous avez mis 20 ans, en étant au seuil de la retraite de toute façon (signe de l’immense courage qui étreint TOUS les cadres dirigeants de FMI, comme vous le dites si justement).
    Un minable quitte le navire de minables. Il n’y a pas de quoi en parler.
     

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    • step // 24.07.2012 à 08h29

      surtout qu’il le quitte pour de mauvaises raisons. Pro-européen le FMI ? allez donc raconter ça aux grecs. Société de recouvrement faisant dans la “classe moyenne bashing”, aux méthodes dictatoriales et à la cécité selective sur les sources de financement. Ca ca aurait de la gueule, plus que d’invoquer la hierarchie lourdingue.

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      • bourdeaux // 24.07.2012 à 10h38

        Cet article de la tribune confirme effectivement que le FMI ferait du favoritisme envers l’Europe contre le Guatemala…

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        • step // 24.07.2012 à 12h51

          le titre le dit, le contenu, tiens bizarre plus rien. Alors soit y a déjà eu la “correction”  soit c’est un titre accrocheur de plus et tu t’es fait avoir. Evidemment que le FMI cache toujours son jeu, sinon il se ferait cueillir à coup de mitraillettes en descendant de l’avion.

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          • bourdeaux // 24.07.2012 à 13h55

            Rien sur le fond ? As-tu bien lu le second paragraphe ? Les propos rapportés de membres qui ne veulent pas voir citer leurs noms. Relis bien…

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          • step // 24.07.2012 à 15h55

            bien vu effectivement “le même niveau d’indépendance que d’autres (pourquoi le guatémala?) pays” (source anonyme). J’avoue avoir fait la recherche sur le mot clé guatemala.

               Je ne suis pas sûr que cela puisse être résumable à un “pro-européanisme” du FMI, mais peut être plus de “too copain to fail” qui en dépende. Je veux dire par là que rien ne garantisse que le FMI cherche à redresser la grêce mais juste à éviter qu’elle enfonce d’autres dans la m… et ceux-ci pas forcément européen (états comme lobby privés).  

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        • step // 24.07.2012 à 12h56

          sinon sur le fond, comme déjà dit à olivier, wait and see, car ce n’est qu’un début. Si Le guatémala a été renvoyé au moyen age par ce sinistre “truc”, je parie que in fine la grêce aussi, les années de torture en plus. Enfin on verra, mais les chaudes larmes de quelqu’un qui voudrait que la grêce soit traitée comme le guatémala, car on est trop gentil avec les grecs, j’ai comment dire une très saine envie de lui rigoler au nez. Pauvre petit choux, on est passé de l’assassinat à la torture chinoise et ça le rend nostalgique…

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          • bourdeaux // 24.07.2012 à 16h16

            GUATEMALA: c’était juste un petit clin d’oeil au contre -exemple d’Olivier plus haut: bref, le genre de petit pays d’amérique centrale fort sympathique mais dont tout le monde se fout…

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    • Incognitototo // 24.07.2012 à 08h49

      Assez d’accord avec cette vision des choses… d’autant que qu’est-ce qu’il dénonce vraiment ? L’incompétence de la direction et le système de nomination des dirigeants… ça fait plus penser à une lettre de démission d’un aigri envieux qu’à un  type qui remet en cause les fondamentaux du système global pour lequel il a travaillé et qu’il a contribué à renforcer.
      Franchement pas de quoi fouetter un chat…

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    • GILLES // 24.07.2012 à 08h58

      C’est tout à fait ce que je veux dire. Ce type part donc à la retraite en reconnaissant qu’il a servi le mauvais maître, pendant de nombreuses années, sans payer une piastre d’impôts à la communauté. Veut-il soulager sa conscience ? [Modéré]

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    • Julian // 24.07.2012 à 20h21

      Gilles, il est très  dur, mais j’applaudis votre commentaire.

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  • Vénus-Etoile du Berger // 24.07.2012 à 05h12

    G20 : le FMI reçoit 456 milliards de dollars
    Pour résoudre la crise économique mondiale, les pays de la communauté internationale misent surtout sur…le FMI. Le Fonds monétaire international sort en effet grand gagnant du G20 qui se tient dans la station balnéaire de Los Cabos (Mexique). Il a en effet obtenu ce lundi 18 juin près de 456 milliards de dollars de la part de 23 Etats membres et de la zone euro, dont une contribution chiffrée de la Chine de 43 milliards. La quarantaine de pays au total a ainsi perçu le FMI comme représentant la ligne de défense la plus crédible contre la contagion de la crise en zone euro.

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    • step // 24.07.2012 à 08h31

      on est foutu !

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  • Vénus-Etoile du Berger // 24.07.2012 à 05h22

    Afrique subsaharienne
    Le FMI refuse systématiquement de présenter les chiffres de l’Afrique en tant que continent et scinde le continent en deux en classant les pays d’Afrique du nord parmi les pays du Moyen-Orient. Les statistiques de l’Afrique du nord se retrouvent intégrées et sont présentées sous le vocable de Moyen-Orient et Afrique du nord. Cette scission a été régulièrement critiquée par la Commission de l’Union africaine, mais le FMI reste à ce jour très sourd à cet appel.
    Alors si on se projette en 2017, le FMI  informe que l’Afrique subsaharienne est estimée atteindre un taux de croissance de 5,5 % 

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  • Patrick Luder // 24.07.2012 à 05h41

     
      
     
    Le financiarisme (et le politique) doit évoluer, changer … oui, certes …
     
    ° par qui et sous quelle influence ?
     
    ° quand et avec quelle vélocité ?
     
    ° avec quels moyens, quelles contraintes ?
     
    ° avec quels conséquences ?
     
      
     
    Aucun changement ne sera possible avec la même structure, tant que l’organisation ne change pas radicalement, je ne me fais aucune illusion, le changement ce n’est pas pour maintenant !
     
      
     
    Une structure nouvelle devrait partir de la base, non seulement avec des représentations démocratiques, mais avec des votations populaires (qui puisse être consultative et/ou décisionnelle selon les cas) sur les directions générales à prendre, sur les points importants et sur les détails qui influencent l’avenir. Une réforme des structures devrait comprendre des commissions type “conseil de guerre” ou toutes les idées peuvent être émises et étudiées, démocratiquement et équitablement représentées par des personnes issues du peuple, incluant toutes les questions d’éthique, de responsabilité et de développement futur. Les structures finales telles que le FMI ne devrait qu’être des structures d’application et non des structures de décision !
     
      
     
    Enfin j’en appelle encore une fois à des gestions locales, plus souples et plus adaptées aux spécificités de chaque région. Une gestion locale qui puisse être dirigée à échelle humaine (dimensionnés pour pouvoir garder une vision générale), ce qui n’empêche pas d’avoir des réflexions générales afin de définir des lignes directrices communes.
      

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    • odeur_de_sapin // 24.07.2012 à 06h39

      Qu’est ce qui fait pourrait faire changer/évoluer/grandir/mûrir un être humain / un groupe d’êtres humains / l’humanité entière ?
      Surement pas un quotidien relativement supportable …
      Et en effet l’évolution n’est guère inévitable à grande échelle, à moins que l’humanité ne fasse défaut …

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  • Vénus-Etoile du Berger // 24.07.2012 à 06h36

    Le 23 juillet 2012, un économiste dénonce les défaillances du FMI face à la crise
    Des employés de l’institution, qui ont demandé à ne pas être identifiés, ont précisé à Reuters qu’ils sont nombreux à penser que le FMI a accordé des prêts à l’Europe sans respecter le même degré d’indépendance que dans d’autres dossiers, notamment pour le sauvetage des économies des pays émergents.
    Peter Doyle, chef de la division pour la Suède, le Danemark et Israël au sein du département européen du FMI au moment de sa démission, reproche aussi à la direction du Fonds d’être “corrompue” par son processus de sélection qui garantit la nomination d’un Européen à la tête de l’organisation.
    Il estime que le FMI a toujours eu un temps de retard dans les dernières tentatives pour sauver lazone euro. Le FMI fait partie de la “troïka” des trois prêteurs internationaux, qui comprend également la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE), engagée dans la mise en place des plans de sauvetage de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal.
    Des nominations désastreuses
    Peter Doyle, qui a travaillé pour le FMI pendant 20 ans, juge aussi que les nominations des dirigeants du Fonds au cours des dix dernières années ont été “désastreuses”.
    “Même la directrice en exercice est biaisée, ni son sexe, ni son intégrité, ni son élan ne pouvant compenser l’absence fondamentale de légitimité du processus de sélection”, écrit l’économiste concernant la nomination de Christine Lagarde, première femme à prendre la tête du FMI, l’an dernier.
    Le FMI a déjà reconnu dans le passé un certain nombre des manquements mis en avant par Peter Doyle, notamment dans des rapports de 2009 et 2011 qui avaient reconnu que le Fonds n’avait pas su dégager correctement les racines de la crise financière et n’avait pas été assez loin dans ses avertissements aux dirigeants politiques concernant la crise en cours.
    “Les remarques de Peter (Doyle) sont clairement exposées dans des rapports publics, notamment des rapports publiés par le Bureau d’évaluation indépendante, via la revue de surveillance triennale, ainsi que dans de nombreux communiqués du directeur général, y compris sur les conclusions de ces différents rapports”, a répondu le porte-parole du FMI William Murray.
    “Nous n’avons aucune preuve que ses positions aient été occultées, ni (qu’)aucune position n’ait été occultée.”
    http://www.challenges.fr/economie/20120723.CHA9186/un-economiste-denonce-les-defaillances-du-fmi-face-a-la-crise.html

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  • Vénus-Etoile du Berger // 24.07.2012 à 06h40

    Bonjour,
    Il existe toutefois pour ma part un point qui m’interpelle dans sa lettre.
    Peter Doyle était  chef de la division pour la Suède, le Danemark et Israël au sein du département européen du FMI et le seul pays qu’il cite dans sa lettre est la Grèce. Il a démissionné également le 18 juin 2012, jour du sommet du G20.
    Chercher l’erreur?

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  • DAN // 24.07.2012 à 07h16

    Il faut se souvenir qu’en fin d’année 2007 après l’alerte de l’étè  , Christine Lagarde clamait tout va bien la crise est derrière nous !! Comment aujourd’hui cette personne peut-elle être crédible dans sa lutte contre la crise financière européenne. La démission de Peter Doyle est lourde de signification et préjudiciable dans ces moments de grave crise.

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    • Goldfinger // 24.07.2012 à 08h08

      Lourde de signification certainement.
      Préjudiciable oui sauf si cela créait un électrochoc nécessaire. Mais il est déjà effectivement bien (trop ?) tard pour cela

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  • BA // 24.07.2012 à 07h39

    Pour pouvoir sauver la Grèce, l’Espagne et l’Italie, le Mécanisme Européen de Stabilité, MES, sera doté d’un capital de 700 milliards d’euros.
     
    Je recopie Wikipedia :
     
    « Le MES sera doté d’un capital autorisé fixé à 700 milliards d’euros dont 80 milliards à verser par tranche de 20% sur cinq ans. »
     
    Quels sont les cinq pays qui donneront le plus d’argent au capital du MES ?
     
    1-L’Allemagne versera au capital du MES la somme de 190,024 milliards d’euros.
     
    2-La France versera au capital du MES la somme de 142,701 milliards d’euros.
     
    3-L’Italie versera au capital du MES la somme de 125,395 milliards d’euros.
     
    4-L’Espagne versera au capital du MES la somme de 83,325 milliards d’euros.
     
    5-Les Pays-Bas verseront au capital du MES la somme de 40,019 milliards d’euros.
     
    http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9canisme_europ%C3%A9en_de_stabilit%C3%A9#Contributions
     
    En clair :
     
    La Grèce, l’Espagne et l’Italie sont en faillite.
     
    La Grèce, l’Espagne et l’Italie sont en train de se noyer, et ils entraînent les autres Etats de la zone euro vers le fond de l’océan.
     

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    • bourdeaux // 24.07.2012 à 08h26

      MeuuNon !… J’ai encore entendu il n’y a pas une heure sur BFM un brillant expert expliquer que la BCE allait devoir intervenir, parce que : ELLE N’A PAS LE CHOIX ! Ouf ! Ce que c’est rassurant, cette inéluctablilité ambiante…

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      • step // 24.07.2012 à 08h35

        chouette on va acheter encore 2 jours de sursis. Encore une seconde monsieur le bourreau…. On se croierait chez moricone mais là la scene de la pendaison elle coute cher et elle dure trop longtemps. Qu’on en finisse, car rien ne pourra être rebati tant que cette non-mort perdurera.

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        • chris06 // 24.07.2012 à 14h07

          2 jours? M’est d’avis que tu sous-estime un petit peu la capacité des élites dirigeantes à faire durer le supplice… 
          Gagner du temps pour repousser le krach ultime étant la seule chose qui les préoccupe on peut se poser la question de combien de temps pourront ils encore gagner? Je n’en ai aucune idée. 

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          • step // 24.07.2012 à 16h01

            non 2 jours c’est la durée du feu de joie boursier qui en suit. Après vient le doute et la panique et la paf on réédite le coup du chevalier bce et on repart pour un tour…

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  • step // 24.07.2012 à 08h37

    “lagarde meurt mais ne se rend pas !”. Le seul problème est au service de qui elle roule. Je crains que ce ne soit pas les populations (qui d’ailleurs devraient se mettre sérieusement au vélo).

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    • bourdeaux // 24.07.2012 à 09h16

      En vélo ? Jusqu’à lagarde-péage du FMI ? Une belle course…

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      • step // 24.07.2012 à 12h59

        Ben alors, mon calembours c’est fait censurer ? Rhoo il était bien pourtant et ça restait correct.

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  • BA // 24.07.2012 à 09h47

    Mardi 24 juillet 2012 :
     
    Madrid paie toujours plus cher pour emprunter, les marchés fébriles.
     
    L’Espagne a emprunté mardi 3,05 milliards d’euros à court terme, devant concéder une fois de plus des taux d’intérêt en hausse dans un climat de tension extrême des marchés, qui mettent en doute la solvabilité du pays, fragilisé par ses régions et par ses banques.
     
    Le Trésor espagnol a rempli son objectif, qui était de lever 2 à 3 milliards d’euros, mais les taux ont monté, passant de 2,362% à 2,434% pour les bons à trois mois, et de 3,237% à 3,691% pour ceux à six mois, par rapport à la dernière émission similaire, le 26 juin, où ils s’étaient déjà envolés.
     
    Cette opération survient alors que le pays reste fortement chahuté sur les marchés : mardi matin, tandis que la Bourse cédait 2,19%, le taux des obligations espagnoles à dix ans restait au niveau très élevé de 7,567%, un nouveau record depuis la création de la zone euro en 1999.
     
    La prime de risque, qui mesure le surcoût que doit payer l’Espagne pour emprunter, par rapport à l’Allemagne, était elle à 619 points (6,19 points de pourcentage).
     
    “L’approbation vendredi par l’Eurogroupe d’une aide financière d’un maximum de 100 milliards d’euros pour les banques espagnoles a été éclipsée par la demande d’aide de la région de Valence, rapidement suivie de celle de Murcie, et par la publication du chiffre de croissance du 2e trimestre (-0,4%), une estimation de la Banque d’Espagne généralement confirmée par les chiffres officiels”, souligne dans une note Cyril Regnat, analyste chez Natixis.
     
    “La situation des régions, qui paraissait sous contrôle en début d’année, s’est donc dégradée et sur les 17 régions espagnoles, près de 6 demanderaient l’aide de l’Etat”, ajoute-t-il.
     
    http://www.romandie.com/news/n/_Madrid_paie_toujours_plus_cher_pour_emprunter_les_marches_febriles48240720121123.asp

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  • jean-luc // 24.07.2012 à 10h01

    Il semble que les institutions internationales ont du mal à se remettre en question.
    Un économiste quitte le navire, d’autres sont là pour continuer à faire tourner la barque normalement. Ca ne changera pas grand chose au final à mon avis.

    En fait, ce qui gène ce monsieur, c’est que le FMI s’intéresse plus à l’Europe qu’au reste du monde et que les nominations à la tête de l’institution ne soient pas très “démocratiques”. Est-ce si nouveau que cela ? Il a fallut 20 ans pour s’en rendre compte de l’intérieur. Finalement, il vaut peut-être mieux être à l’extérieur pour comprendre le fonctionnement d’une institution.

    Ceci dit, j’aime bien le principe qu’il décrit : l’incompétence au sommet se diffuse sur la base.

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  • reset // 24.07.2012 à 13h32

    bon ba les rats quitte le navire, il n’y a plus rien à sucer, 20 ans quand même ils sont lent à la détente les technocrates. 
    s’était quand la faillite de l’argentine ? 

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  • BA // 24.07.2012 à 13h57

    Une troisième région espagnole va demander l’aide de l’Etat :
     
    la Catalogne.
     
    La crédibilité de l’Espagne sur les marchés financiers a subi un nouveau coup mardi alors que la Catalogne, l’une de ses régions les plus puissantes, a admis qu’elle pourrait demander l’aide du gouvernement.
     
    La région du Nord-Est du pays, deuxième en termes de contribution au PIB, a l’intention de solliciter elle aussi une aide de Madrid, après une demande similaire formulée vendredi par Valence, a indiqué le responsable de l’économie du gouvernement catalan.
     
    Interrogé par la BBC sur un éventuel appel de la Catalogne aux finances du gouvernement espagnol, Andreu Mas-Colell a répondu : “Oui. La situation actuelle est que la Catalogne ne dispose pas d’autre banque que le gouvernement espagnol”.
     
    Une annonce qui survient alors que l’Espagne elle-même est en danger sur les marchés, avec comme enjeu d'”éviter un effondrement financier imminent”, souligne le journal El Economista. La plupart des analystes fixent octobre comme date limite.
     
    Le Trésor espagnol a d’ailleurs dû payer cher mardi pour emprunter 3,05 milliards d’euros, avec des taux passant de 2,362% à 2,434% pour les bons à trois mois et de 3,237% à 3,691% pour ceux à six mois, par rapport à la dernière émission similaire, le 26 juin, où ils s’étaient déjà envolés.
     
    http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-toujours-bousculee-par-les-marches-la-catalogne-en-difficulte-3dfefad3f9161362591072b60f3d876a

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  • NouvelOrdreNational // 24.07.2012 à 15h26

    BA, bonjour, c’est bien de recopier wikipedia – quoique un simple copier-coller aurait suffit 😀 ,
    à propos du MES: “L’Allemagne versera …” > EH NON L’Allemagne ne versera rien du tout car elle peut opposer son veto! Donc on peut s’asseoir dessus, nous français, car après l’Allemagne ceux qui vont raqués pour de vrai c’est bien nous les frenchis et ensuite les ritals! 🙂
    Ne pas oublier que c’est bien l’Allemagne de Francfort qui dirige l’Europe et qui a les commandes! avec l’aide des américains évidemment! 

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  • Vénus-Etoile du Berger // 24.07.2012 à 16h45

    Le 24 juillet 2012
    L’euro chute sous la barre des 95 yens pour la première fois depuis plus de 11 ans(en novembre 2000), les investisseurs inquiets  par la situation financière de l‘Espagne vendent la monnaie unique

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    • erde // 24.07.2012 à 17h56

      “les investisseurs inquiets  par la situation financière”
       
      Perso, comme je trouve ce mot “investisseurs” inapproprié je le remplacerais volontiers par spéculateurs.
      Non décidément, je ne peux rester zen faces à ces requins qui mettent à mal des peuples entiers et se nourrir encore et encore sur la “bête”….

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  • Vénus-Etoile du Berger // 24.07.2012 à 16h48

    Le CAC 40 finit à nouveau dans le rouge, plombé par la crise espagnole :
    La Bourse de Paris a terminé en baisse mardi, incapable de rebondir après la publication d’indices macroéconomiques décevants en zone euro et une nouvelle envolée des taux d’emprunt espagnols sur le marché obligataire.
    L’indice CAC 40 a cédé 0,87% à 3.074,68 points. Le volume d’échanges extrêmement faible (743,89 millions d’euros) témoigne de la grande prudence des investisseurs.
    “Les opérateurs sont restés à l’écart du marché, fatigués du flux de mauvaises nouvelles apparemment sans fin”, commente Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque.
    La situation en zone euro reste l’une des principales sources de tension.
    Moody’s a abaissé lundi soir la perspective de l’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg. L’agence d’évaluation financière évoque la possibilité de voir ces pays supporter l’essentiel du poids d’une éventuelle aide à d’autres Etats tels que l’Italie et l’Espagne.
    Pour Arnaud Poutier, analyste chez IG Markets, “la probabilité élevée d’une récession plus longue et plus profonde que prévue (en zone euro), pourrait aussi avoir pour effet de dégrader la structure financière des Etats européens les plus sains”.
    L’Espagne s’enfonce dans la crise. Ses conditions de financement ne cessent de se détériorer, son taux d’intérêt à 10 ans franchissant un nouveau plus haut historique sur le marché obligataire, où s’échangent les titres de dette déjà émis par les Etats. Il s’est envolé au-delà des 7,5%, un niveau jugé insoutenable sur la durée pour le pays.
    La crédibilité de la quatrième économie de la zone euro a subi un nouveau revers. Après la région de Valence, la Catalogne pourrait faire à son tour appel à une aide de l’Etat.
    Les indicateurs macroéconomiques n’ont pas été de nature à redonner le moral aux investisseurs.
    L’activité du secteur privé s’est contractée en juillet en zone euro, et les suppressions d’emplois ont atteint de leur côté leur plus haut niveau en deux ans et demi.
    http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/le-cac-40-cloture-de-nouveau-en-baisse-plombe-par-la-crise-espagnole_1141653.html

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    • erde // 24.07.2012 à 17h59

      Mais que fait Delamarche ???
      Il est en vacances dans un paradis fiscal ?
      Je suis impatient de l’écouter à nouveau !

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  • Patrick Luder // 24.07.2012 à 18h51

    Le FMI est l’institut qui à => la pleine confiance de tous les marchés !

    Ah ben dis donc, heureusement que le FMI est le seul orgasme à encore fantasmer,
    qu’est ce que ç s’rait autrement ??? 

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  • BA // 24.07.2012 à 19h08

    Mardi 24 juillet 2012 :
     
    L’espagne et l’Italie sont en faillite.
     
    Italie : taux des obligations 10 ans : 6,597 %.
     
    Italie : la Bourse de Milan chute de 2,71 %.
     
    Espagne : taux des obligations 10 ans : 7,621 %. Record historique battu. Le taux n’avait jamais été aussi haut.
     
    http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND
     
    Espagne : la Bourse de Madrid chute de 3,58 %.
     
     

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    • Patrick Luder // 24.07.2012 à 20h22

      Oui, l’Espagne n’arrivera pas à rembourser ses échéances ni à payer ses cotisations au FMI (petit exemple parmis d’autres), c’est évident.

      Mais il ne faut pas oublier que l’Espagne (ou l’Italie) peut encore s’endetter du double pour arriver au niveau du Japon ou des USA …

      La question en suspens n’est pas si ces pays pourront honorer leurs engagements (ils ne le peuvent pas c’est évident), mais la question en suspens est simplement : jusqu’ou les structures Européennes de répartition des dettes (une meilleur image reste encore à trouver) seront d’accord de continuer un empilement de dettes à double ou triple niveaux ? Ou alors se décideront-elles à faire reprendre du service à la planche à billet collective ? Dans tous les cas le résultat sera le même à long terme (perte des acquis), simplement une inflation régulée (ahemm ahemm) semblera moins douloureus qu’un crash-boum …

      BA si ton jardin (ou ta maison) doit brûler entièrement, préfères-tu un bon gros feu rapide ou un petit-feu discret (mais autant efficace) ??? Tu préfères craquer l’alumette ou laisser cette tâche à d’autres ?

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      • BA // 25.07.2012 à 09h22

        Si ma maison doit bruler, je prends mon épouse et mes gosses, je leur demande de monter dans la voiture, et je m’éloigne de ma maison le plus vite possible.

        En tous les cas, j’abandonne ma maison le plus vite possible.

        Pour la zone euro, c’est exactement pareil.

        Aujourd’hui, mercredi 25 juillet 2012, il n’y a qu’une seule question qui se pose :

        1- Les 17 Etats de la zone euro doivent-ils revenir aux monnaies nationales en organisant ce retour, dans l’ordre, dans la discipline ?

        2- Ou alors les 17 Etats de la zone euro doivent-ils rester dans la zone euro ? Et alors ce sera l’explosion de la zone euro dans le chaos, et le retour aux 17 monnaies nationales dans la panique et dans l’improvisation ?

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        • Patrick Luder // 25.07.2012 à 10h13

          Euh … Ca va si je te donne une réponse avant Noël ?

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  • Valérie(SMS) // 24.07.2012 à 19h58

    Parce qu’en Tweet c’est trop long:
     
    Cher Fanfan,
     
     Je note avec un amusement en définitive très relatif que si les préconisations de Dominique sortant de sa geôle américaine avaient été suivies («que chacun prenne sa paume sur la dette grecque») nous n’en serions pas là où nous en sommes et un parti ouvertement nazi n’aurait pas fait son entrée au parlement grec. Toutes ces palabres européennes et descentes de Troïkas en tous genres ont pour moi un arrière-goût fâcheux: au choix dans l’histoire on peut évoquer l’Allemagne sommée aux lendemains de 14-18 de payer La Dette de Réparation (déjà une histoire de dette, tiens, avec la suite que l’on sait), ou encore les accords de Munich quelques années plus tard (retarder l’inéluctable, cette sombre certitude qui nuit au commerce des gens de biens)..
     
     
     
    Rassures-moi, y a-t-il bien quelqu’un au plus haut niveau qui est conscient de la gravité politique de ce qui se déroule sous nos yeux (sur le plan économique à vrai dire on s’en tape un peu, hein, parce qu’on sait déjà ce qu’il en sera dans tous les cas)? Effacer une dette fâchera peut-être nos amis allemands, et plus encore anglais ou américains, voire mêmes quelques créanciers prévenus, soit. Une dette peut-être effacée par une volonté politique et souveraine, pas la mémoire d’un peuple mis à terre. Et quand ils sont plusieurs, ça fait un club..
     
     
     
    La France est la seule en Europe à pouvoir éteindre l’incendie qui déjà déroule ses premières braises. Elle en a la légitimité depuis plus de 50 ans. Son armement nucléaire lui permet de garantir la paix à ses partenaires.
     
     
     
    Qu’attend-elle ? (Là, pour tout dire, ça urge un tantinet).
     
     
     
    Bien à toi,
     
     
     


     

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  • enuncombatdouteux // 24.07.2012 à 20h05

    EN 1988, Davison Budhoo démissionna du F.MI. 

    « Aujourd’hui, je démissionne de mon poste au Fonds monétaire international après douze années de services et 1000 jours de travail sur le terrain ; période au cours de laquelle j’ai fait avaler votre médecine et vos tours de passe-passe aux peuples d’Amérique latine, des Antilles et de l’Afrique. Cette démission est pour moi une inestimable libération : c’est le premier pas que je franchis dans l’espoir de laver un jour mes mains de ce qui, dans mon esprit, représente le sang de millions de pauvres et d’affamés. (…)

    Parfois j’ai l’impression qu’il n’y aurait pas assez de savon dans le monde pour me laver des gestes que j’ai commis en votre nom. »

    Budhoo entreprend ensuite d’étayer ses accusations. Il reproche au FMI d’utiliser les statistiques comme une arme « mortelle » . Avec force détails, il montre comment, en tant qu’employé du FMI, au milieu des années 1980, il a été mêlé à des cas de « fraudes statistiques » visant à exagérer les chiffres contenus dans les rapports du FMI concernant Trinité-et-Tobago, riche en pétrole, afin de donner l’impression que le pays était beaucoup plus instable qu’il ne l’était en réalité. 

    http://enuncombatdouteux.blogspot.fr/2009/06/pseudo-crise-trinite-et-tobago.html 

    MONDIALISATION, QUAND LE FMI FABRIQUE LA MISÈRE

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    • step // 25.07.2012 à 07h57

      ça cela aurait eu de la gueule, et un minimum de descence.

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  • Le repasseur // 24.07.2012 à 21h08

    On m’annonce que le FMI dirige désormais le clan des eurosceptiques…

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  • Raloul // 25.07.2012 à 12h26

    Bonjour!
     
    Voici un petit livre intéressant, instructif et agréable à lire:
    “Les confessions d’un assassin financier”
    de John Perkins, http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Perkins
    Les propos de Mr. Doyle doivent être pris avec prudence, et mis en perspective. Il devrait écrire un livre, s’il a des choses intéressantes à raconter; je me demande par exemple d’où lui vient sa “honte”? d’un simple “échec de premier ordre”? de la façon dont ont été “étouffées” les voix discordantes, “comme ça a déjà été le cas” pour d’autres crises? Je serais curieux de connaître sa position…

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  • BA // 25.07.2012 à 19h46

    Mercredi 25 juillet 2012 :
     
    L’agence de notation Egan-Jones a abaissé mercredi la note souveraine de l’Italie de B+ à CCC+ avec perspective négative, évoquant les difficultés de ses collectivités régionales, de son secteur bancaire et de son économie en général.
     
    Le coût de financement de la dette italienne ne cesse de grimper à mesure que la situation de l’Espagne se dégrade et que les investisseurs redoutent une contagion de la crise à d’autres pays en difficulté dans la zone euro, en premier lieu l’Italie.
     
    “La capacité de l’Italie à soutenir indépendamment ses banques est discutable vu l’état de faiblesse du pays et de ses banques”, écrit l’agence dans un communiqué, rappelant que l’économie du pays est actuellement en récession.
     
    L’Italie est notée BBB+ par Standard & Poor’s, Baa2 par Moody’s et A- par Fitch, chacune de ces notes étant assortie d’une perspective négative.
     
    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters-00457066-egan-jones-abaisse-la-note-de-l-italie-de-b-a-ccc-347484.php

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  • Philippe // 26.07.2012 à 00h15

    Bonjour

    Mon commentaire conseillant d’écouter les conférences sur l’union européenne de François Asselineau semble avoir été supprimé. Puis-je en savoir plus ?
    Si vous l’avez censuré, pouvez-vous m’en donner la raison. Je ne demande qu’à m’instruire.

    Merci pour votre réponse, vous souhaitant une excellente journée.

    Philippe 

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  • Philippe // 26.07.2012 à 06h31

    Pardon, c’est l’âge je pense…

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  • BA // 26.07.2012 à 07h19

    Jeudi 26 juillet 2012 :
     
    La banque espagnole Santander, numéro un en zone euro par la capitalisation, a sacrifié son bénéfice net au deuxième trimestre, qui s’effondre de 92,8% sur un an à 100 millions d’euros, en réalisant d’importantes provisions sous pression des autorités.
     
    Ce chiffre est très inférieur aux attentes du marché, le consensus de six analystes interrogés par Dow Jones Newswires tablant sur un bénéfice de 1,404 milliard.
     
    Le produit net bancaire est lui en hausse de 6,3% à 7,678 milliard d’euros.
     
    Sur l’ensemble du semestre, le bénéfice chute de 51% à 1,704 milliard, pour un produit net bancaire de 15,499 milliards (+8,4%).
     
    Mais sans compter les provisions, le bénéfice aurait été de 12,503 milliards d’euros et aurait donc progressé de 6%, assure Santander dans un communiqué.
     
    La banque explique avoir mis de côté 6,504 milliards d’euros pour faire face à des risques d’insolvabilité et 2,780 milliards pour couvrir “le risque immobilier en Espagne”.
     
    Les autorités espagnoles ont imposé aux banques du pays de nettoyer une fois pour toutes leur bilan face aux actifs immobiliers risqués, ce qui doit les conduire à réaliser plus de 80 milliards d’euros de nouvelles provisions en 2012.
     
    Les banques espagnoles sont en effet fragilisées depuis l’éclatement en 2008 de la bulle immobilière, à laquelle elles étaient très exposées, ce qui a poussé l’Eurogroupe à se mettre d’accord sur une aide financière qui sera accordée dans les prochains mois et pourrait atteindre jusqu’à 100 milliards d’euros.
     
    Santander a toutefois assuré qu’elle n’aurait pas besoin de cette aide européenne.
     
    http://www.romandie.com/news/n/Santander_sacrifie_son_benefice_au_T2_avec_de_fortes_provisions30260720120907.asp

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  • BA // 26.07.2012 à 07h50

    Jeudi 26 juillet 2012 :
     
    La probabilité d’une sortie de la Grèce de la zone euro sous 12 à 18 mois est désormais de 90%, estime Citi dans une étude publiée jeudi qui estime que cette éventualité risque surtout de se matérialiser dans les deux à trois prochains trimestres.
     
    La banque américaine dit aussi s’attendre à ce que l’Italie et l’Espagne demandent formellement une aide financière à l’Union européenne et au FMI, venant compléter dans le cas de l’Espagne le plan d’aide à la recapitalisation des banques déjà consenti par l’UE.
     
    Les économistes de Citi avaient auparavant évalué la probabilité d’une sortie de la Grèce de l’euro entre 50% et 75%.
     
    “Nous restons pessimistes sur la crise de l’euro”, écrivent-ils.
     
    “Au cours des prochaines années, l’issue pour la zone euro passera vraisemblablement par la combinaison d’une sortie de l’Union économique et monétaire (Grèce), d’une importante restructuration de dettes souveraines et bancaires (Portugal, Irlande et éventuellement, peut-être l’Italie, l’Espagne et Chypre), avec un degré limité d’intégration budgétaire”, écrivent-ils.
     
    Citi s’attend à ce que la sortie de la Grèce et la faiblesse des économies de la périphérie de la zone euro entraînent de nouvelles dégradations des notes souveraines de pays du bloc dans les deux à trois prochains trimestres.
     
    Citi anticipe une dégradation d’au moins un cran par au moins une des principales agences de notation pour l’Autriche, la Belgique, la France, l’Allemagne, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal et l’Espagne.
     
    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00457174-athenes-quasi-condamnee-a-sortir-de-l-euro-sous-18-mois-citi-347761.php

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  • BA // 26.07.2012 à 10h09

    La dislocation de la zone euro continue.
     
    1- Premier groupe : les Etats de la zone euro vers qui les investisseurs internationaux se précipitent. Les taux des obligations de ces Etats sont très bas.
     
    Allemagne : taux des obligations 2 ans : – 0,064 %. Je dis bien : moins 0,064 %.
     
    Finlande : taux des obligations 2 ans : 0,012 %.
     
    Pays-Bas : taux des obligations 2 ans : 0,046 %.
     
    Autriche : taux des obligations 2 ans : 0,145 %.
     
    France : taux des obligations 2 ans : 0,283 %.
     
    2- Second groupe : les Etats de la zone euro qui font fuir les investisseurs internationaux. Les taux des obligations de ces Etats sont très hauts.
     
    Irlande : taux des obligations 2 ans : 4,086 %.
     
    Espagne : taux des obligations 2 ans : 6,154 %.
     
    Portugal : taux des obligations 2 ans : 8,102 %.
     
    Grèce : taux des obligations 2 ans : 225,116 %.
     
    Jeudi 26 juillet, l’Italie a lancé un emprunt de 2 ans : l’Italie a été obligée de payer un taux de 4,860 %. 
     
    Le taux est en hausse : c’était 4,712 % lors de la précédente émission.
     
    http://www.romandie.com/news/n/_L_Italie_emprunte_25_milliards_d_euros_a_des_taux_en_legere_hausse66260720121132.asp

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  • BA // 26.07.2012 à 13h27

    – Mario Draghi, la BCE peut-elle régler le problème de la zone euro ?
     
    – Euh … oui …
     
    – La BCE peut-elle régler le problème de la zone euro ?
     
    – Oui.
     
    – La BCE peut le faire ?
     
    – Oui.
     
    – Elle peut le faire ?
     
    – Oui, elle peut le faire.
     
    – Bravo, Mario Draghi. Bravo, la BCE. Mesdames, messieurs, applaudissez Mario Draghi.
     
    Tous les téléspectateurs applaudissent Mario Draghi. Le problème de la zone euro est réglé. Tout est bien qui finit bien.
     
    Regardez la vidéo :
     
    http://www.youtube.com/watch?v=0hmfXMt_pNI

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  • BA // 27.07.2012 à 09h56

    Vendredi 27 juillet 2012 :
     
    La Bundesbank reste opposée au programme de rachat de dette publique.
     
    “La banque centrale allemande, la Bundesbank, reste opposée au programme de rachat d’obligations publiques sur le marché secondaire par la Banque centrale européenne (BCE)”, a déclaré vendredi à l’AFP un porte-parole.
     
    “Notre opinion n’a pas changé concernant le programme SMP, nom de cette mesure adoptée en mai 2010”, a déclaré le porte-parole, ajoutant qu’aux yeux de la BCE elle était problématique.
     
    La Bundesbank n’a cessé de critiquer ce programme depuis son adoption, jugeant qu’il revenait à financer les Etats et contrevenait ainsi au statut de la BCE.
     
    “En revanche, la Bundesbank estime non problématique que le fonds de secours européen temporaire, le FESF, puisse racheter de la dette publique car le FESF n’est pas une banque centrale”, a ajouté le porte-parole.
     
    L’institution monétaire allemande est toutefois contre l’idée d’attribuer une licence bancaire au FESF ou à son futur successeur le MES, qui lui permettrait d’aller se refinancer auprès de la BCE et donc d’augmenter très sensiblement sa puissance d’action, considérant à nouveau que cela conduirait aussi à faire financer les déficits publics par la BCE.
     
    http://www.romandie.com/news/n/_La_Bundesbank_reste_opposee_au_programme_de_rachat_de_dette_publique93270720121151.asp

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  • BA // 27.07.2012 à 13h04

    Vendredi 20 janvier 2012 : la BCE a racheté 219 milliards d’euros d’obligations d’Etats pourries. Ce programme s’appelle “Securities Market Program” ou SMP.
     
    http://www.bloomberg.com/quote/ECBCSMP:IND
     
    En février 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : “Nein” . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’Etat pourries.
     
    En mars 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : “Nein” . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’Etat pourries.
     
    En avril 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : “Nein” . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’Etat pourries.
     
    En mai 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : “Nein” . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’Etat pourries.
     
    En juin 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : “Nein” . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’Etat pourries.
     
    En juillet 2012, Mario Draghi voulait encore racheter de nouvelles obligations d’Etat pourries. Mais la Bundesbank lui a dit : “Nein” . Et donc la BCE n’a pas racheté d’obligations d’Etat pourries.

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