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7.décembre.20187.12.2018 // Les Crises

Deux ou trois choses dont je suis presque certain à propos des « gilets jaunes »

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Source : Le Parisien, Laurent Mucchielli, 04-12-2018

À la différence de la plupart des commentateurs que l’on peut entendre tous les jours donner leurs avis dans les médias, il est difficile pour un chercheur de s’exprimer sur un sujet sur lequel il n’a pas enquêté. L’enquête en sciences sociales n’a en effet pas grand-chose à voir avec les reportages télévisés que l’on peut voir ou revoir en quelques clics sur Internet, ni avec les verbatim rapportés ici et là par les journalistes et dont on ne peut pas présumer de la représentativité à l’échelle nationale, ni même à l’échelle locale d’ailleurs.

Plutôt que de se précipiter pour mettre des mots d’allure savante sur des choses mal connues, ou pour fournir des interprétations toutes faites informant davantage sur les représentations de leurs auteurs que sur la réalité qu’ils prétendent éclairer, on souhaite ici partager simplement quelques enseignements tirés d’une expérience de sociologue ayant, dans un passé récent, travaillé sur diverses formes de violences sociales et politiques (notamment les émeutes), ainsi que sur les stratégies sécuritaires (notamment le maintien de l’ordre) déployées à leur encontre par les pouvoirs publics.

Mettre à distance la fascination-sidération-répulsion pour la violence

« La violence » n’est pas une catégorie d’analyse, ni un ensemble homogène de comportements. C’est une catégorie morale. La violence, c’est ce qui n’est pas bien. Dès lors, on comprend que le spectacle de la violence produise des effets de sidération-fascination-répulsion qui empêchent de penser. De fait, les analyses que l’on développe généralement à partir de là sont, en réalité, triviales, donc sans intérêt.

Qu’une partie des gens soient capables de comportements violents est trivial. Nous en sommes tous capables dans certaines circonstances. Et en l’occurrence, des circonstances sont réunies. Ce sont donc ces circonstances et non ces violences qu’il faut analyser.

Que dans des grandes manifestations organisées à Paris les samedis se greffent des petits groupes venant régler leurs comptes avec l’État (les « casseurs ») ou d’autres venant profiter du désordre pour se remplir les poches (les pillards) est trivial. Cela se produit presque toujours (rappelons que la loi « anti-casseur » date de 1970). Et cela reste marginal – n’en déplaise à celles et ceux qui aimeraient pouvoir distinguer les « bons manifestants » (traduisez : les gentils) des « mauvais manifestants » (traduisez : les méchants). Ce découpage manichéen est infantile.

Dans ce genre d’événements, les circonstances sont déterminantes et tel manifestant par ailleurs « bon père de famille » peut se retrouver en comparution immédiate pour avoir jeter un pavé sur des CRS alors qu’il n’était pas venu manifester pour ça et que c’est la première fois de sa vie que ça lui arrive (voir les articles sur les profils très divers des personnes présentées à la justice à Paris comme en province). D’où, d’ailleurs, l’importance des stratégies policières de maintien de l’ordre sur lesquelles on reviendra à la fin de ce texte.

Cette concentration des discours politiques et journalistiques (à quelques notables exceptions près) sur « la violence » est donc un obstacle – volontaire ou involontaire – à l’analyse de la situation. C’est le moyen de délégitimer globalement les manifestants. La chose est classique. Nous l’avons constaté à d’innombrables reprises dans le passé avec les émeutes de banlieue. Et c’est un peu la même chose qui se reproduit ici, avec pour principale différence le fait que les émeutiers viennent défier le pouvoir dans les beaux quartiers de la capitale plutôt que de s’autodétruire dans leur coin.

Surpolitisation, un premier écueil qui empêche de penser

Le succès du mouvement des gilets jaunes ne peut que susciter la convoitise dans l’univers de la compétition politico-électorale. Toutes ces tentatives pour récupérer à leur profit la colère qui s’exprime sont aisément repérables et doivent être écartées. Il est évident que la colère est spontanée, qu’elle est partie de dénonciations de la hausse du prix des carburants mises en ligne et propagées dans les réseaux sociaux par des personnes qui n’ont, à aucun moment, agi au nom d’un quelconque mouvement politique ni même d’une quelconque idéologie.

Pour les mêmes raisons, il faut écarter les discours de celles et ceux qui profitent de ces tentatives de récupération politique pour déconsidérer le mouvement. Du genre : « les gilets jaunes sont noyautés par l’extrême droite » (ou par l’extrême gauche). Ce mouvement est un mouvement populaire, au sens des classes populaires et des petites classes moyennes qui composent la majorité de la population.

Qu’une partie des personnes qui composent les gilets jaunes aient, par ailleurs voté, pour Marine Le Pen ou pour Jean‑Luc Mélenchon à la dernière élection présidentielle est accessoire. Les plus précaires d’entre eux se sont, du reste, probablement plutôt abstenus. Rappelons, en effet, que l’abstention au second tour en 2017, en moyenne de 25 % – ce qui était inédit sous la Ve République (de même que le nombre de votes blancs et nuls) –, a atteint 32 % chez les ouvriers, 34 % chez les personnes gagnant moins de 1 250 euros par mois et 35 % chez les chômeurs.

Second écueil à éviter : la dépolitisation

Après la surpolitisation, la dépolitisation. C’est sans doute une variante du même mépris de classe (en tous cas de la même distance sociale) qui fait dire à certains commentateurs que les gilets jaunes n’ont, au contraire, aucune conscience politique et rien d’autre à dire que « l’essence est devenue trop chère » (voir en ce sens la première étude des contenus électroniques des sites des gilets jaunes).

De tels jugements, d’une part, mésestiment l’importance de ces variations de prix dans la vie quotidienne d’une partie de nos concitoyens, de même que l’importance pour eux de la voiture à la fois pour aller travailler en semaine et pour se promener en famille le week-end. D’autre part, ils mésestiment l’intérêt pour la chose politique qui habite la majorité de nos concitoyens quand bien même ils n’ont pas toujours les facilités de langage ou la confiance en soi nécessaires pour s’exprimer devant une caméra de télévision ou prendre la parole dans une réunion publique.

Les enquêtes d’opinion indiquent régulièrement que le problème n’est pas l’absence d’idées politiques de nos concitoyens mais le décalage grandissant – pour ne pas dire le gouffre béant – qui sépare ces idées de la compétition électorale et de la gouvernance politique qui en résulte, donnant ainsi l’impression à la majorité de ces mêmes citoyens que les responsables politiques se moquent d’eux et que la démocratie ne fonctionne pas.

Le fait que les commentateurs du débat public – élus, journalistes de plateaux, chroniqueurs, « experts » invités – soient presque tous parisiens n’est pas insignifiant. Il contribue à expliquer la mésestimation du rôle global et du budget de la voiture dont on vient de parler. Mais il explique sans doute aussi la mésestimation du soutien que reçoit le mouvement des gilets jaunes dans la population. Les sondages sont certes clairs à ce sujet, mais le résultat d’un sondage reste une information en soi abstraite.

Pour qui circule tous les jours en voiture, et pâtit bien entendu de tous les bouchons occasionnés par les occupations de rond-point, le très large soutien dont bénéficient les gilets jaunes est une évidence concrète qui s’entend (par les coups de klaxon) et se voit (par la présence d’un gilet jaune posé derrière le pare-brise des voitures, les appels de phare et les saluts de la main donnés par les automobilistes au passage des barrages filtrants). À nouveau, comme dans les émeutes, si seule une minorité agit, une majorité les approuve plus passivement. Et cette approbation joue un rôle très important dans le sentiment de légitimité morale que ressentent ceux qui agissent.

Prendre les citoyens au sérieux, replacer l’événement dans les structures

La colère des gilets jaunes doit donc être prise au sérieux. Et elle ne devrait pas surprendre. Elle s’inscrit en effet dans une évolution à la fois économique (le recul ou la stagnation du pouvoir d’achat), sociale (le creusement des inégalités, les difficultés du logement, de l’accès à l’université, la disparition des services publics de proximité…), territoriale (le déclassement réel ou ressenti des habitants des périphéries, des périurbains et des ruraux) et politique.

Cette dernière (l’évolution politique) est double puisqu’il s’agit à la fois du discrédit croissant des élites (tant politiques que journalistiques du reste) et de la crise de l’offre politique qui a abouti, en 2017, à un paroxysme dont on n’a peut-être pas assez réfléchi les conséquences.

Qu’Emmanuel Macron ait été élu par défaut ou par un concours de circonstances est une évidence que sa mise en scène d’un présidentialisme exacerbé ne rend que plus grotesque et énervante. Mais, au passage, les formations politiques classiques de gauche et de droite semblent avoir sombré durablement, et avec elles une partie de leurs relais syndicaux et associatifs. Du coup, la distance est maximale entre, d’une part, un pouvoir politique perçu comme l’appropriation des institutions par une petite élite parisienne de technocrates et de rentiers du monde économique et financier et, d’autre part, un « peuple » ou une « base » se retrouvant plus que jamais sans corps intermédiaires et sans médiation avec ce pouvoir politique.

Le désarroi des élus locaux – qui s’exprime notamment lors de leurs congrès annuels – est en ce sens révélateur et inquiétant. Il est du reste passé trop inaperçu, ou bien a été lui aussi trop vite ramené à de simples questions de fiscalité. Qu’un maire sur deux déclare être à bout et ne pas vouloir se représenter aux prochaines élections municipales, en 2020, est un fait qui peut également être pris comme un signal d’alarme.

Apaiser la colère plutôt que l’exacerber

Dans un tel contexte, la moindre des choses semble d’essayer d’apaiser la colère plutôt que de l’exacerber. Et de ce point de vue, même si les informations que l’on peut réunir à ce sujet sont partielles, deux choses semblent tout de même assez claires.

La première est que le pouvoir politique serait bien avisé de donner à ses forces de maintien de l’ordre les mêmes consignes claires de retenue et de stratégie de désescalade que celles qu’il a manifestement données aux forces locales de police et de gendarmerie par le biais des préfectures. Le contraste est en effet saisissant entre l’inaction voire la relative bienveillance des policiers et des gendarmes sur les ronds-points de nos villes et villages d’une part, et ce qui s’est passé ces deux derniers samedis à Paris.

Entendons-nous bien : que la situation soit particulièrement compliquée pour les forces de l’ordre à Paris est une évidence. Ils ont peu de renseignements en amont, doivent gérer des multitudes de petits groupes différents et en partie imprévisibles, interviennent sur des quartiers ouest-parisiens qui ne sont pas les lieux habituels des manifestations, redoutent à juste titre l’infiltration de « casseurs » et pillards… Mais la bonne réponse est-elle de tirer les premiers ?

Nombre de témoignages de gilets jaunes signalent que, samedi dernier, à Paris, ils ont été attaqués à la grenade lacrymogène par des policiers dès le début de la matinée, lors même qu’ils se rendaient tranquillement aux points de rassemblement validés par la préfecture de police. Cela s’appelle de la provocation. Et le résultat est nécessairement de mettre ces manifestants encore plus en colère, pour ne pas dire en rage.

Quelle est donc la stratégie ? La tenue à distance ou la provocation ? La canalisation ou la nasse ? Le contrôle ou la charge ? On aimerait le savoir, plutôt que d’entendre simplement les journalistes répercuter la fatigue et la souffrance (bien compréhensibles) des policiers. Comme d’habitude, on connaît bien le nombre de blessés parmi les forces de l’ordre, mais on s’attarde beaucoup moins sur celui des manifestants (qui n’ont pas de syndicats pour les recenser de façon exhaustive).

Pourtant, le nombre de grenades tirées est semble-t-il inédit (14 000 en une seule journée selon l’AFP), et on note que les CRS et les gendarmes mobiles continuent à faire un usage extensif des pistolets Flash-Ball et autres lanceurs de balles en caoutchouc dont la dangerosité et finalement l’inutilité sont reconnues non seulement par les chercheurs, mais aussi – et depuis plusieurs années – par le Défenseur des Droits (qui a clairement demandé l’arrêt de leur usage dans les manifestations), et même par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, dans son rapport de 2015).

Samedi 1er décembre, il est possible que, débordés le samedi précédent, CRS et gendarmes mobiles aient voulu au contraire faire une démonstration de force. Si une telle consigne avait été donnée politiquement, ce serait une faute. Et si une telle consigne n’avait pas été donnée politiquement, alors on peut se demander qui dirige la police ?

Enfin, une deuxième chose semble assez claire, c’est que le pouvoir politique ne doit pas attendre (espérer ?) un pourrissement de la situation pour faire la seule chose qui ramènera le calme et lui permettra de reprendre par la suite la main pour préparer plus sereinement l’indispensable transition écologique (qui n’en est hélas plus à deux mois près) : donner clairement raison aux gilets jaunes sur leurs revendications immédiates relatives au pouvoir d’achat.

L’absence d’interlocuteurs organisés ne peut pas être un prétexte et l’annonce de concertations à venir ne peut qu’être inaudible. Emmanuel Macron a sciemment personnalisé son pouvoir, il est peut-être temps pour lui de l’assumer jusqu’au bout en faisant un vrai mea culpa sur sa politique économique et sociale.

Source : Le Parisien, Laurent Mucchielli, 04-12-2018

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Commentaire recommandé

Barbe // 07.12.2018 à 06h25

Mr muchielli avez-vous lu ce qui s écrivit hier sur le site d olivier ? Vous attendez un mea culpa… Votre avis m intéresse sur ceci :

“Macron n’est pas psychorigide, c’est un lobbyiste nommé Président pour être le liquidateur de la république, comme on fait dans l’industrie. C’est pas qu’il est rigide, c’est qu’il est obéissant a ses donneurs d’ordre tout en s’en foutant royalement de ce qu’il gouverne puisqu’il n’est là que pour vendre a la découpe les actifs et fermer la boite en lourdant les fonctionnaires et institutions en place.

Ça n’a rien a voir avec “diriger” un pays : Il s’agit de “liquider” un pays, façon la Grèce effectivement. Les républiques sont des concepts dépassés quand sur les 150 plus “riches” organisations mondiales, 120 sont des multinationales et seulement 30 des pays.”

97 réactions et commentaires

  • Barbe // 07.12.2018 à 06h25

    Mr muchielli avez-vous lu ce qui s écrivit hier sur le site d olivier ? Vous attendez un mea culpa… Votre avis m intéresse sur ceci :

    “Macron n’est pas psychorigide, c’est un lobbyiste nommé Président pour être le liquidateur de la république, comme on fait dans l’industrie. C’est pas qu’il est rigide, c’est qu’il est obéissant a ses donneurs d’ordre tout en s’en foutant royalement de ce qu’il gouverne puisqu’il n’est là que pour vendre a la découpe les actifs et fermer la boite en lourdant les fonctionnaires et institutions en place.

    Ça n’a rien a voir avec “diriger” un pays : Il s’agit de “liquider” un pays, façon la Grèce effectivement. Les républiques sont des concepts dépassés quand sur les 150 plus “riches” organisations mondiales, 120 sont des multinationales et seulement 30 des pays.”

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    • Sandrine // 07.12.2018 à 08h30

      Hier sur France Culture T. Pech , directeur de Terra Nova se scandalisait que Macron ait pu revenir sur la taxe carbone. Cela lui paraissait une inadmissible déviation du “cap”..
      Il a ensuite rappelé que la démocratie ce n’était pas les élections (les élections c’est bon pour les démocraties illiberales, qui abusent du plébiscite a-t-il dit tres tranquillement), que la démocratie, c’était la “délibération en continu”, et que cette fonction etait remplie par(tenez-vous bien)… les médias et les journalistes!

      Moi, je vous dis qu’on va être surpris de le la manière dont tout cela va évoluer, et que Todd est très réaliste avec ses analyses sur la menace de coup d’Etat

        +93

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      • Larousse // 07.12.2018 à 12h19

        Oui Todd a bien vu avant même les “gilets jaunes” la nature du système politique actuel et la menace d’un coup d’Etat, par les élites européistes au service de l’Allemagne, oouups ! de l’UE allemande, pardon, faut préciser: il a précisé même que le président E. Macron était peut-être là pour détruire la Nation -son concept ou les classes sociales qui y restaient attachées (et pas les élites mondialistes, européistes)

          +21

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    • Ben // 07.12.2018 à 11h27

      Il s’agit simplement de l’application de “la stratégie du choc”, bien connue dans la plupart des pays occidentaux (cf Naomi Klein).

      La France y avait jusqu’à présent échappé. Nous y sommes.

      La France est un gros morceau, politiquement parlant. Ça passe ou ça casse, l’enjeu historique est gigantesque et dépasse le seul cadre national, bien que seul le cadre national permette une telle expression des revendications populaires. Si Macron échoue, l’onde de choc peut se propager en Europe et ailleurs dans le monde. S’il réussit, c’est tout le monde occidental qui va entrer dans une période profondément sinistre

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      • Alfred // 07.12.2018 à 13h18

        Effectivement. Les personnes politisées dans de nombreux pays regardent la France avec espoir. Et je ne parle pas de nos jumeaux et voisins belges.

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  • Xavier // 07.12.2018 à 06h30

    Les causes détaillées de ce qui se passe actuellement en France sont pertinentes, et le regard semble très neutre.

    Mais comment se fait-il que l’auteur n’englobe pas ces faits dans une vision bien plus globale : la fin de l’expansionnisme occidental, qui ne laisse plus d’espoir, plus de rêves de conquête ?

    Là est réellement le problème, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, nous avons été dopés à l’idée que le progrès technologique n’avait pas de fin, et avons oublié que l’homme n’est pas que de la technologie.

    Nous avons construit tout à langage basé sur un système de valeurs très relatives qui, pendant que certains les affichaient en permanence pour gouverner, se délitait dans le monde réel.
    Ce délitement est très profond, il correspond au transferts de pouvoirs de la politique vers l’économique, des nations vers les multinationales, de l’humain vers la technologie. C’est une culture hors-sol dans laquelle l’humain n’a pas sa place, où seuls les indicateurs financiers sont écoutés…
    Il est urgent d’en prendre conscience !

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    • Xavier // 07.12.2018 à 06h56

      Je viens de trouver l’image qui me semble mieux expliquer ce que je souhaitais exprimer :
      Certains sociologues sont comparables à des médecins qui, observant le corps social, oublient de s’intéresser à leur environnement qui pourtant est la principale source des stimuli qu’il reçoit.

      Si une personne fait un ulcère à l’estomac, il est peut-être plus intéressant de comprendre pourquoi plutôt que de le soigner par médication.
      Un célèbre oncologue français, David Khayat, explique aujourd’hui qu’au delà que ce qu’Henri Laborit a démontré sur les conséquences de l’inhibition de l’action, elles s’étendent très certainement aux cancers.

      Il est urgent que les sociologues acquièrent des notions de biologie et qu’ils travaillent en coopération avec des philosophes. La cybernétique et l’étude des rétroactions est essentielle, il semble qu’elle n’ait été comprise et utilisée que par ceux qui ont voulu en tirer profit (cf. Groupe des Dix auquel participèrent Rocard et Attali…).

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    • VVR // 07.12.2018 à 07h59

      Assez d’accord avec vous, mais le problème n’est pas “que l’homme n’est pas que de la technologie”, le problème est principalement que nous avons pris la mesure des mouvements du liquide hydraulique de l’économie, l’argent, pour une mesure de l’économie elle-même, et que rien d’autre ne valait d’être mesuré. C’est tout juste si de temps en temps, quand la mortalité monte, au état unis par exemple, on se dit qu’il y a peut être quelque chose qu’on rate, mais immédiatement on va réduire ça a un problème monétaire et regarder ailleurs.

      Le culte du progrés, c’est principalement le culte de la croissance, un observateur attentif de l’évolution technologique remarque que les avancées sont de plus en plus rares, de moins en moins pertinentes, de plus en plus difficile a mettre en place. De la production d’électricité à la climatisation, pratiquement tout utilise des principes vieux de 2 siècles dont on a péniblement augmenté l’efficacité de quelques pour cents par décennie. Au cour du siècle dernier, on a principalement découvert des broutilles, le nucléaires, très difficile a mettre en place, l’électronique (et son pendant informatique), qui au final ne permet que de gagner quelques pour cents de plus sur les vieilles technologies et perdre du temps devant Hanouna. Aujourd’hui on a l’hyper-miniaturisation nanotechnologique, donc on attend toujours un début d’application après 20 ans et la manipulation génétique, qui semble avoir pour principale utilisation de pouvoir breveter ce qui était gratuit.

      Nous avons “progressé”, oui, mais uniquement dans le sens ou nous avons trouvé et cramé toujours plus de gaz, charbon et pétrole, en suivant une belle courbe exponentielle qui nous montre un avenir sans limite. Le problème c’est qu’une exponentielle ça n’existe qu’en mathématique, dans le monde réel on a toujours affaire à une sigmoïde dans le meilleur des cas, à une gaussienne le plus souvent.

        +16

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      • calal // 07.12.2018 à 08h19

        pas tout a fait vrai 😉
        “c’est qu’une exponentielle ça n’existe qu’en mathématique”non la propagation des ennuis comme celle des virus,c’est une fonction exponentielle. Comme la ruine et la decadence: doucement au depart puis tres vite a la fin…

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        • VVR // 07.12.2018 à 08h35

          Pour les virus: Sigmoïde si il se contente d’infecter tout le monde, gaussienne si il tue tout le monde.

          Pareil pour la ruine, il arrive toujours un moment où il ne reste rien à ruiner.

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          • Xavier // 07.12.2018 à 10h24

            @VRR et calal :
            Sur les sigmoïdes en milieu fermé, ça donne pas bcp plus d’espoir…
            Cf. http://nouvellegrille.info/images/imgscc qui me semble un modèle pouvant être appliqué à beaucoup de processus du vivant en milieu fermé.

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      • calahan // 07.12.2018 à 09h47

        Une goutte d’entropie et c’est la foire comme un peu partout dans l’univers.

          +0

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      • Pinouille // 07.12.2018 à 14h07

        “un observateur attentif de l’évolution technologique remarque que les avancées sont de plus en plus rares, de moins en moins pertinentes, de plus en plus difficile a mettre en place.”
        Une autre façon de se représenter les choses: le saut technologique. L’histoire en est parsemée: feu, agriculture, roue, métal, moteur, nucléaire, informatique, internet, …
        Dans cette optique, on peut considérer que certaines technologies balbutiantes ont un grand potentiel de croissance et de bouleversement de l’économie et des organisations humaines.
        On peut actuellement citer pêle-mêle les nanotechnologies, la génétique, l’intelligence artificielle, la robotique, la fusion nucléaire, le stockage d’énergie électrique, etc…
        L’avis que chacun peut se faire sur chacun de ces potentiels (et des conséquences) reste personnel: personne ne peut se prévaloir de savoir mieux que les autres de quoi l’avenir sera fait. Les milliards investis dans la recherche dans ces domaines témoigne cependant d’une espérance certaine de la part des investisseurs. Et il est clair que les prochains sauts technologiques ne pourront plus être réalisés dans un atelier personnel.

        PS: hommage à OB qui a réussi à nous proposer un article de qualité qui fait un effort d’analyse neutre et objective du phénomène des gilets jaunes. C’est rare par les temps qui courent.

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        • Sandrine // 07.12.2018 à 17h38

          Le progrès technique n’est pas une fatalité. Son orientation découle de choix idéologiques déterminés auxquels on a le droit de s’opposer si on n’est pas d’accord avec lesdits choix idéologiques (qui sont aussi des choix éthiques).
          Je vous conseille le visionnage de cette vidéo (meme si un peu longue et difficile à suivre par moments à cause des images trépidentes – c’est probablement voulu mais un peu fatigant)
          https://www.youtube.com/watch?v=8OlWPY5v9mk

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  • LEFROD // 07.12.2018 à 07h25

    Bon document. Toutefois, sur la dernière partie, je me permets de dire que la tactique employée le 1er décembre ne doit strictement rien à la maladresse des forces de l’ordre. La France possède, il faut le savoir, une expertise en matière de maintien de l’ordre (c’est à dire en contrôle des foules sans tirer à balles réelles), qui la hisse au sommet dans le modèle. Les CRS et les gendarmes mobiles forment les unités anti-émeutes de la planète entière.

    De ce fait, il faut voir dans la tactique employée une faute politique.

    Soit l’idée était de mettre la pression d’entrée sur les «sans dents», ignorants en matière de violences urbaines, pour les mater et les faire rentrer à la niche, et c’est raté;
    Soit l’idée était de les faire enrager pour décrédibiliser le mouvement par le passage en boucle des «violences inacceptables», et des experts autoproclamés. C’est raté également.

    Et ça échouera encore, parce là, on a à faire non pas qu’à des casseurs de banlieue, ou qu’à des étudiants gnangnans, ou des gauchistes professionnels de la manif, mais au peuple véritable et entier.

    Le flic de base, il n’a aucun vague à l’âme à laminer les catégories précitées, qui sont sa clientèle traditionnelle. Mais par contre, il ne met aucun entrain (hormis certains abrutis, la proportion de cons étant la même partout, y compris sous l’uniforme) à matraquer des gens qui pourraient être son père, sa mère, ses frères et soeurs, ou ses enfants.

    Et encore moins d’entrain lorsqu’il est profondément en accord avec la cause défendue par les insurgés, parce que leurs souffrances, c’est aussi les siennes.

      +33

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    • Alfred // 07.12.2018 à 10h03

      Tout a fait d’autres avec vous. C’est la version soft des sniper du Maïdan qui a été employée. Déclencher la colère et la violence. Allumer une foule trop “mole”. Afin que surtout les bleus se prennent des coups et ne soient pas tentés de fraterniser. Croyez vous que dans les palais ils soient plus terrorisés par de voitures brûlées sur les champs (bingo) ou par des unités de bleus qui fraternisent avec une foule totalement immobile et pacifique ? C’est aussi un moyen de garder les bleus sous contrôle que de les envoyer au casse pipe.

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      • Marie (Pan Pan) // 07.12.2018 à 12h18

        Oui j’en suis aussi convaincue,
        Faire en sorte que les forces de l’ordre, par une violence non retenue voulue par le pouvoir, soient détestés par les manifestants jusqu’au point de non retour: haïssables donc aucune fraternisation.

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    • Gilles // 07.12.2018 à 11h15

      Bonjour et pas d’accord sur la vision de la police présentée :

      Il semble que le flic de base soit de moins en moins enclin à ne pas avoir de vague à l’âme !
      Voir pour cela l’appel à la grève pour samedi prochain d’un syndicat de la police ( https://www.huffingtonpost.fr/2018/12/05/gilets-jaunes-un-syndicat-de-policiers-en-greve-par-solidarite_a_23609760/ ), ainsi que le témoignage d’un CRS sur le site là-bas.org ( https://la-bas.org/la-bas-magazine/reportages/temoignage-exclusif-d-un-crs-on-est-tous-gilets-jaunes )

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  • Pierre D // 07.12.2018 à 07h30

    La haine du parisianisme anime sans conteste bon nombre de gilets jaunes et à juste titre. Il suffit de voir les Hervé Ryssen, Yvan Benedetti, ou Vincent Lapierre, confisquer leur désarroi pour faire la couverture de Paris-Match ou de Quotidien sur les Champs pour en être convaincu.

    Cette colère n’est que l’expression d’un immense désarroi. Les gilets jaunes des origines étaient tombés dans une nasse… la spéculation d’avantages fiscaux éternels sur le gazole, alors qu’il ne s’agissait que de limiter la casse sociale dans le secteur automobile des années 80′.

    La culture péri-urbaine s’est développée. Travailler en ville et dormir à la campagne est devenu possible (loin des banlieues sarrasines) surtout avec d’autre avantages fiscaux concernant l’amélioration de l’habitat. Il a juste fallu faire taire les coqs pour que le rêve devienne possible… et installer des cuves de fioul.

    Certes, la vie de nos campagnes est un peu morne un  loin des spectacles de la ville mais ce n’est que pendant des weekends occupés à tondre les pelouses et à tailler les haies (toujours le fioul) de ce qui fut des potagers. Les péri-urbains se lèvent tôt… et puis il y a les innombrables chaines de TV qui nous déclinent Paris dans toute son accessibilité… sur Quotidien on peut voir tous les soirs la Tour Eiffel en directe!

    Cette culture péri-urbaine s’est développée petit à petit en toute discrétion. C’est une culture de “combinards”. Dans une telle discrétion que les villes Paris en tête l’ont ignorée sans se poser de question sur les fermetures de maternités, d’écoles, de centres médicaux, de commerces pas plus que sur la création de “super-communes” qui n’étaient supportables que grâce au prix du fioul.

    Aujourd’hui que le couvert est mis Macron tire la nappe… maladroitement, alors forcément, il y a de la casse.

      +22

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  • Alfred // 07.12.2018 à 07h35

    Toutes ces choses sont bien dites. Mais puisqu’on parle de trivialité il y a autre chose qui motive les gilets jaunes par delà les difficultés de chacun et le constat des inégalités (fiscales, mais aussi de traitement judiciaire et administratif, etc). C’est le rejet épidermique du cynisme de toute notre classe dirigeante : “le foutage de gueule” pour reprendre l’expression qui revient partout.
    Ainsi “on” vote une loi interdisant la fessée au moment même où “on” envoie des bleus gazer et taper sur des ados (avec pour conséquence des mutilés à vie).
    “On” augmente généreusement ses collaborateurs au moment précis où “on” demande à chacun de faire un effort.
    On pourrait ainsi aligner des dizaines d’exemples dont la conséquence est simplement d’electriser les groupes et de remonter les plus placides colle des horloges.
    On peut défendre l’idée que la simple corruption habituelle et le mépris traditionnel des élites pour nous génère l’empilement de ces provocations.
    Mais on peut se demander si le peuple n’est pas volontairement agité (pour mieux s’en servir). Ainsi dans le même ordre d’idée que les exemples ci dessus, il n’a pas suffit que l’on annonce la signature d’un pacte sur les migrations mais il a été jugé malin d’annoncer des hausses de budgets pour le traitement des migrations et des migrants au même moment. L’objectif est il d’agiter les gens? On annonce une prime au rappatriment de 2500€ (dont on peut comprendre la logique) pour chaque clandestin revenant dans son pays, en demandant un effort fiscal centrés sur les plus pauvres. Il est facile ensuite d’afliger les gilet jaunes de bien des tarres “extrêmes” ou “ultra”.
    Dans ce chaos et cette cacophonie circule parmis les gilet jaune cet enregistrement de Jacques Attali (connu comme le “sélectionneur” de Macron par une large partie de la population (jouet l’est beaucoup moins)) qui annonce une révolution d’ici 2022. Paranos. Complicités. Encore de nouveaux épithétes pour les gilets jaunes..
    Ils ont pourtant bien du mérite collectivement d’être restés si calmes et de continuer à avancer intellectuellement dans un torrent de violence et de désinformation.

      +35

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    • Marie (Pan Pan) // 07.12.2018 à 12h41

      Pour reprendre 2 de vos exemples
      en soulignant l’intrusion et l’intention disqualifiante du gouvernement:
      – la loi sur la fessée est une ingérence, encore, de l’Etat dans la sphère privée des français,
      pour remettre en cause leur rôle de parents et d’adultes responsables ( les infantiliser), et surtout l’éducation proprement dite.
      C’est là, encore, consacrer l’enfant-roi et la jeune génération “j’ai-droit” ,futurs adultes déresponsabilisés.
      Et “en même temps” cette loi déqualifie et minimise les véritables sévices subis par des enfants ainsi que la perversité de leurs parents, en faisant une équivalence avec de simples réprimandes et corrections ( comme ce que fait la bouillie #metoo).

      – l’effort demandé aux français,
      me fait penser, sans comparaison avec les GJ, à la Grande Jacquerie de 1358,
      déclenchée, entre autres, par l’alourdissement des taxes céréalières que décida les nobles. C’est mêmes nobles qui venaient de se faire déculotter et fesser par les Anglais
      ( Guerre de Cent ans) et , “en même temps” demandaient de “faire un effort” au peuple (95% de paysans) qu’ils étaient censés protéger.
      Aujourd’hui les culs nus qui nous gouvernent baissent culotte devant Bruxelles, Merkel, Trump et “en même temps” demandent aux “culs terreux” , qu’ils ne protègent plus depuis belle lurette, de faire encore et toujours un effort !

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      • Claude // 07.12.2018 à 17h55

        “La loi sur la fessée est une ingérence, encore, de l’Etat dans la sphère privée des français, pour remettre en cause leur rôle de parents et d’adultes responsables”. Tout à fait vrai et il y aurait beaucoup à dire sur le sujet de la déconstruction de la famille car celle-ci est le lit de l’individu. Et j’ai été surpris de constater que de nombreux jeunes “Gilets jaunes” interviewés relataient le fait que ce n’était pas normal de faire des économies sur le dos des vieux, de ceux qui avaient travaillés toute leur vie. Les valeurs de la France “périphérique” résistent à l’attaque des solidarités familiales ? Bravo

          +7

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        • Sandrine // 07.12.2018 à 20h29

          « Les vieux qui ont travaillé toute leur vie ». Je comprends ce que vous voulez dire, mais quand on est mis en retraite anticipée à 57-58 ans et qu’on vit parfois jusqu’à 90-95ans, on ne peut pas tout à fait dire qu’on a travaillé toute sa vie…
          Le grand scandale de la société française, c’est à partir de 50 ans, aux yeux des entreprises, on n’est plus rien et qu’on ne peut même plus compter sur la solidarité nationale (l’état) pour nous garantir qu’on ne passera pas la deuxième partie de sa vie dans la misère.

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      • willie // 08.12.2018 à 12h24

        Et les habitants de la République des 17 provinces des Pays-Bas,qui étaient contents de payer des impôts qui servaient à construire et entretenir les digues ,au 16-ème siècle,se sont révoltés,prenant le nom des “gueux” contre le pouvoir Habsburg de Madrid et Bruxelles ,et leurs troupes espagnoles,quand ces impôts étaient détournés pour payer les armées,au lieu de servir le bien commun,et c’était le début d’une guerre qui a duré 80 ans,terminé par la paix de Munster (1648).Il y a clairement une parallèle.

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      • NICOLE DE NICOMAQUE // 16.12.2018 à 19h14

        La fessée = Non…

        L’énucléation = Oui.
        L’arrachage de main = Oui.

        Le nouveau monde de Macron ressemble étrangement au monde des ses amis d’Arabie Saoudite…bizarre bizarre…

        A quand le découpage de journalistes à la machine à os, pour la découpe d’un corps vivant et hurlant ?

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      • lon // 07.12.2018 à 18h49

        Tout à fait d’accord, c’est un piège total , on a vu comment ça s’est passé le 1er décembre .
        Ce soir 7 décembre 2018 je prie pour que demain les GJ n’aillent pas à Paris ; ça ne sert plus à rien .

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        • Marie (Pan Pan) // 07.12.2018 à 20h49

          Idem.
          Depuis le début même je pense que c’est une erreur de se rendre à Paris:
          terrain hostile à maints égards et piège cousu de fils blancs.
          Les GJ sont cette autre France
          qui n’a pas pour nombril cette Capitale qui ne l’est plus, grande métropole comme d’autres en Europe, emmurée de son mépris et de sa haine pour le peuple de son pays.
          Les GJ sont cette autre France qui n’a nulle besoin de Paris pour se faire entendre et voir.
          A quoi bon monter à la “conquête” d’une place et d’un coeur perdus?
          A quoi bon risquer de mourir sur un pavé parisien froid et sourd à l’embrasement et aux cris de “nos pays”?
          C’est ici, ici-bas, dans cette autre France que n’est plus Paris que les Gilets Jaunes et leurs soutiens doivent être, rester (en vie) à demeure, agir, se battre avec force et courage mais loin de la violence attendue et orchestrée par une bête à l’agonie dont la gueule peut encore mortellement mordre.

            +4

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          • Alfred // 08.12.2018 à 01h23

            Je ne sais plus trop. Je pensais que c’était une erreur d’aller à paris au début. Maintenant il faut bien se rendre à l’évidence que c’est ce qui a fait reculer le gouvernement. En province ils auraient pu tricher plus longtemps.
            Sur le long terme je pense qu’il faut rester très local et que les gilets jaunes doivent se constituer en groupes de 200 maxi.

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          • Kilsan Aïtous // 08.12.2018 à 15h48

            Les sidérurgistes ont tout bloqué pendant des jours pour sauver leur emploi, mais localement, dans leurs vallées industrielles. Ca n’a pas gêné Paris.

            A Paris, il y a de tout : des riches, bourgeois friqués, des migrants à gogo, mais aussi un petit peuple invisible, des SDF. On ne peut pas couper la France si catégoriquement, c’est contre productif.

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            • NICOLE DE NICOMAQUE // 16.12.2018 à 19h16

              Ne dites plus ” contre productif ” …dites ” contre-intuitif “….

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  • Politzer // 07.12.2018 à 07h56

    Il faut qu ils partent!
    Greve generale
    Isoler casseurs pros et racailles
    Couper vivres eau e lectricte aux soudards matraqueurs de personnes âgées et de lycéens
    Occuper la bourse les prefectures les banques et les usines les TV
    Instaurer des comites de quartier ds tte la France . Reunir une convention nationale.

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    • christian gedeon // 07.12.2018 à 18h37

      Et ressortir la guillotine,instaurer des comités de salut public et déclarer la terreur ? je vous rappelle que Marat a fini assassiné, Robespierre,Saint Just et Fouquier Tivile guillotinés… çà vous tente?

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  • DUGUESCLIN // 07.12.2018 à 08h11

    Ce dont souffrent les français, c’est qu’ils ne se sentent pas représentés.
    La république est censée permettre au peuple d’envoyer ses représentants à la chambre.
    Mais le système fait que ce sont toujours “les mêmes” qui ont le pouvoir et se représentent plus eux-mêmes que le peuple.Le faux clivage gauche/droite, les peurs des pseudo extrémistes, et le système de scrutin, font barrage à une vraie représentativité.
    Les gilets jaunes ne sont pas représentés à la chambre. Pourtant les gilets jaunes sont une émanation du peuple, ils sont le peuple, ils dépassent les faux clivages, ils renouent avec la convivialité, ils mettent en commun leurs espoirs, ils font la fête. Le peuple oublié, étouffé, méprisé, écrasé, culpabilisé par des idéologies zombifiantes, une fausse morale qui transfert le pouvoir aux financiers, revit au travers des gilets jaunes. Combien de députés sont “gilets jaunes”, c’est à dire représentant du peuple? Ce peuple convivial, fraternel, travailleur, créateur, réclame une vraie représentativité et une vraie justice.

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    • calal // 07.12.2018 à 08h28

      lol Avec la proportionnelle chaque chef de micro courant sera elu et pourra aller a la gamelle.On a vu cela avec les ecologistes dans les annees 1990:diviser pour mieux regner.
      D’accord pour le referendum d’initiative citoyenne et celui pour annuler une loi qui plait pas.
      Bien fait pour les abstentionnistes aux legislatives…Vous avez cru qu’un employe de banque etait moins dangereux que marine lepen et que voter aux legislatives ne servait a rien,ben faut respirer du gaz maintenant pour rattraper cette erreur…

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      • Catalina // 07.12.2018 à 11h10

        vous avez cru que l’élection vous protègerait de la pompe à phynances et vous avez élu leur produit. Facile de parler, et si lepen avait été elue, croyez-vous que d’un coup d’un seul par effet de baguette magique les gope auraient disparus ?
        y en a marre à la fin !!! s’abstenir est un choix pour bcp aussi bien pesé que d’aller se soumettre à l’élection !!!
        Bien fait ? moi qui croyais qu’on était sortis de la maternelle…

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      • SanKuKai // 07.12.2018 à 12h45

        Ils ont bon dos les abstentionnistes. J’en suis un, et nous sommes la majorité or personne ne s’est posé la question de savoir pourquoi notre nombre augmente á chaque élection.
        Aux législatives, Trop content de leur nouveau pouvoir, aucun journaliste ou député n’a vu cet abstentionnisme comme un message á mettre en énorme UNE tous le jours et nécessitant une revue de nos institutions. Ah si, maintenant on compte une partie des abstentionnistes, les votes blancs, mais sans conséquences.
        Vous avez cru que les élections changeaient quelque chose? Respirez un peu de gaz, voyez ce qui change et comparez avec Toutes les années que vous avez passé á mettre un papier dans une boîte.

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        • Chris // 07.12.2018 à 13h05

          On ne vous dira jamais assez que le système se contre-fiche des abstentionnistes.
          A vouloir absolument jouer VOS règles vous favorisez les dérapages de la démocratie.
          Par contre, des votes 40/60%, ça fait peur aux pouvoirs.
          Qui se souvient et parle du nombre d’abstentions et de votes blancs : personne !

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          • SanKuKai // 07.12.2018 à 17h38

            Ce que vous dites est faux á plusieurs titres
            1- Je ne reviendrais pas sur la définition de la démocratie, la France n’en est pas une au sens étymologique du terme.
            2- Que ce soit en votant blanc, nul ou en ne votant pas, l’abstention FAIT PARTIE DES REGLES. Au Brésil par exemple, c’est interdit.
            3- Ce ne sont pas les abstentionnistes qui favorisent les dérapages de la “démocratie”, ce sont les dérapages et trahisons répétées de nos représentants (sans controle) qui la démolissent et favorisent l’abstention. Le vote utile est un excellent exemple de déni démocratique. Merci de ne pas inverser les responsabilités dans ce marasme.
            4- Une fois les campagnes électorales terminées, qui se souvient des électeurs: personne! (ça marche aussi 🙂 )

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        • christian gedeon // 07.12.2018 à 18h41

          Mais si on se pose la question,et comment! Et pour ce qui me concerne,j’ai ma réponse…manque de sens civique,individualisme forcené,désir,pour être à la mode,du candidat personnel,certitude que droit de vote est un acquis,manque de maturité politique? Sankukaï hein?

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    • Nikopol // 07.12.2018 à 11h30

      Ce dont souffrent les Français c’est d’être “représentés” et mal representés en plus.
      Dès lors qu’il y a des “représentants” il y a abus, détournement, corruption, manipulation etc…
      La représentation en politique c’est un pouvoir, or le mauvais dans le pouvoir, plus que d’être “corruptible et corrupteur en soi” c’est qu’il attire nécessairement les gens les plus corruptibles.
      Les “représentants” du peuple pensent devoir tout décider à la place du peuple.
      Et puisqu’ils sont corruptibles, ils finissent toujours par ne plus décider que ce qui servira leurs privilèges.
      Démocratie directe et non représentative, voilà ce que les “représentants” craignent le plus.

        +9

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      • Chris // 07.12.2018 à 13h27

        S.V.P. montez d’un étage : l’UE, c’est là que se fabrique la politique de la France, les fameux GOPE, Grandes Orientations de Politiques Européennes.
        Battre monnaie, décider de la paix ou de la guerre, ou encore faire les lois et les appliquer tels sont les attributs admis d’une nation souveraine.
        Or la France n’a plus de monnaie propre, est revenue dans le commandement de l’OTAN dont le siège à Washington, les lois concoctées par la Commission Européenne (des gens non élus) puis ratifiées par un Parlement européen croupion lobbysés à outrance par les multinationales.
        Tous les pièges devenus nasses contre lesquels Philippe Seguin nous avait mis en garde lors des débats du Traité de Maastricht en 1992.
        Où voyez-vous de la démocratie ?
        J’habite un pays voisin à démocratie directe qui subit des coups de butoir inimaginables de la part de l’Union Européenne : du pur chantage consistant à dire “Ok, on vous autorise à continuer de commercer avec nous (accords bilatéraux) et recherches scientifiques, mais à condition que vous abandonniez votre armée de milice, votre démocratie directe (instrument “obsolète” selon elle), que vous payez votre dime à l’élargissement de l’UE (1,2 milliard), que vous acceptiez des juges européens lesquels légiféront selon les normes UE (alors que notre droit constitutionnel répond aux normes internationales !), que votre armée soit compatible avec l’OTAN, que vous adhériez au Pacte mondial de la migration (ouverture inconditionnelle des frontières) etc…

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    • Dominique65 // 07.12.2018 à 17h19

      « Ce dont souffrent les français, c’est qu’ils ne se sentent pas représentés »
      Un petit exemple personnel. Je suis écolo et anti UE (L’UE étant anti écolo). Qui devais-je voter aux présidentielles ? (Au premier tour, j’ai pu choisir).

        +2

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      • calal // 07.12.2018 à 18h01

        faut faire des compromis mon gars… etablir des priorites…ou faire ta propre liste… C’est la pub qui fait croire aux gens qu’ils peuvent avoir ce qu’ils veulent.

        La realite c’est tu veux avoir A ben pour ca faut que tu renonces a B….donc sois tu votes ecolo pro ue soit tu votes pas ecolo mais anti UE
        ou tu fais ton propre parti politique.

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        • Dominique65 // 08.12.2018 à 19h45

          « faut faire des compromis mon gars »
          Bien sûr, et c’est ce que j’ai fait, mon ami. Relis-moi pour jusqu’au bout pour t’en convaincre.

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  • RGT // 07.12.2018 à 08h15

    Selon vous, la solution serait celle utilisée par les grosses entreprises chinoises qui, au dessus des ateliers, ont installé des dortoirs dans lesquels les ouvriers pratiquent la technique de la “couchette chaude”?
    C’est sûr, plus de dépense de carburant, plus de pollution pour se rendre à son travail, un “monde idéal”…

    Et pendant qu’on y est, quitte à suivre les enseignements chinois, autant faire signer des contrats de travail de 6 mois à tous les salariés avec confiscation de leurs papiers d’identité.

    La raison de cette “stratégie écologique” est simplement industrielle : Les grouillots restent sur place, corvéables à merci et séquestrés dans des camps desquels ils ne peuvent pas s’échapper (les vigiles veillent et il est impossible de sortir sans ses papiers d’identité) ce qui fait que les ouvriers sont séquestrés et corvéables à merci.

    Cette stratégie a été mise en place pour éviter que les usines ne se vident de leur main d’œuvre : Les ouvriers chinois sont si mal considérés qu’ils ne revenaient plus sur leur lieu de travail le lendemain matin, préférant vivre libres dehors sans revenus qu’esclaves “dedans” avec des revenus qui ne leur étaient versés qu’à l’issue de leur contrat (si l’entreprise n’avait pas fermé entre temps).

    Rêve utopique de nos “élites” qui pourraient ainsi enfermer les “gueux” dans des camps de travail sans espoir de sortie.

      +17

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  • LBSSO // 07.12.2018 à 08h24

    @Xavier
    “Il est urgent d’en prendre conscience !”

    Je pense que nous n’en sommes plus à ce stade.En particulier grâce à l’internet,la grande majorité des personnes sait ce que vous dîtes.
    Il y a ceux qui s’en foutent, ceux qui s’en contentent, ceux qui en profitent, ceux qui en souffrent, ceux qui ne savent pas trop quoi en penser, et ceux qui pensent qu’il est impossible d’agir.
    La question est de savoir quelle forme, quelle expression Politique (pour agir et pour convaincre les autres) donner aux observations que vous exprimez et que je partage.Les ” Gilets Jaunes” sont une manifestation de cette recherche.
    Au-delà des revendications sur le pouvoir d’achat sous ses différent aspects, il y a fort à parier que cette crise débouche sur une modification des institutions et/ou un approfondissement de la décentralisation et/ou une refonte des partis et/ou la création d’un nouveau parti,etc..

    Enfin , l’auteur ne peut aborder tous les champs d’une question dans un article.Aussi, il faut le lire attentivement pour “deviner” sa pensée.Exemple, vous dîtes comme un rappel à l’auteur : “Ce délitement est très profond, il correspond au transfert de pouvoir de la politique vers l’économique, des nations vers les multinationales (…) “. Or, n’a-t-il pas écrit : “Du coup, la distance est maximale entre, d’une part, un pouvoir politique perçu comme l’appropriation des institutions par une petite élite parisienne de technocrates et de rentiers du monde économique et financier” ?

    En espérant vous avoir bien lu 🙂

      +4

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    • Xavier // 07.12.2018 à 17h38

      Bonsoir LBSSO,
      J’ai l’impression d’aller un peu plus loin en disant que le pouvoir politique est nul, que par nos comportements (recherche perpétuelle de confort) nous laissons de fait le pouvoir, l’énergie que nous représentons, au monde économique.
      Nos vues sont aujourd’hui régulées plus part des offres et des marchés, par une recherche privée dans le but de produire, que par des règlements élaborés dans l’intérêt général et une recherche fondamentale financée par les peuples pour explorer des pistes sur lesquelles nous pourrions nous exprimer ensuite pour choisir.

      Désolé de la référence, mais quand Jésus renvoie la personne qui l’interroge sur le paiement de l’impôt à César et qu’il la renvoie à l’effigie de la pièce qu’elle utilise, c’est très actuel !
      Tant que nous prioriserons uniquement notre confort, ce sont les pourvoyeurs de confort qui nous domineront.

        +3

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      • Bouddha Vert // 08.12.2018 à 22h37

        Vous oubliez, peut être, que vouloir le confort n’est pas pouvoir, la fête est en train de s’arrêter mais contraints et forcés, c’est, à mon sens, le moteur rageur de ces évènements.
        Il va falloir énormément de pédagogie pour accepter, par groupes, la réalité historique qui s’est dessinée sous nos actions.

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  • Eric83 // 07.12.2018 à 08h49

    Sidérant, effarant, hallucinant…Manquement indéniable de Macron à la fonction présidentielle.

    “Gilets jaunes” : J-1 avant un samedi à hauts risques, Macron s’exprimera plus tard”

    “Emmanuel Macron ne s’exprimera qu'”en début de semaine prochaine” sur la crise des “gilets jaunes” qui déchire la France et sidère le monde, afin de ne “pas mettre d’huile sur le feu” avant un samedi de manifestations à hauts risques.

    Alors que la tension et l’angoisse sont maximales au sommet de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand a annoncé vendredi à l’AFP que “le président, lucide sur le contexte et la situation”, avait décidé d’attendre avant de prendre la parole comme le réclament une partie de l’opposition et des manifestants.”

    Le Président “qu’ils viennent me chercher” ne ‘exprimera pas avant le début de la semaine prochaine ! Il attend quoi pour s’exprimer, qu’il y ait des morts, l’insurrection violente… ?

    https://www.romandie.com/news/Gilets-jaunes-J-1-avant-un-samedi-hauts-risques-Macron-s-exprimera-plus-tard/977663.rom

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    • zebgg // 07.12.2018 à 09h00

      Il attend de trouver un moyen de dénoncer les gilets jaunes après leurs actions de samedi. C’est un comportement irresponsable !

        +9

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    • Eric83 // 07.12.2018 à 09h35

      Les propos de Macron rapportés par Ferrand sont particulièrement inquiétants de ce qu’ils révèlent :

      – soit Macron sait que quoiqu’il dise jettera de l’huile sur le feu car il a compris la haine viscérale qu’il suscite maintenant. Donc comment peut-il continuer à prétendre présider la France dans ces conditions ?

      – soit il sait que ce qu’il veut d’ores et déjà dire sera mal reçu par les GJ et que cela mettrait de l’huile sur le feu avant demain. Annoncer cela, c’est de facto jeter de l’huile sur le feu sans parler du mépris profond pour le peuple que révèle son silence prolongé.

      Le seul apaisement digne de ce nom, c’est sa démission avant demain.

        +20

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      • Theoltd // 07.12.2018 à 10h08

        Ce silence est vraiment étonnant. Il ne repond pas a ce qu’on pourrait attendre d’un president qui souhaiterait apaiser la situation.

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    • Catalina // 07.12.2018 à 11h00

      oui, il attend pour pouvoir imposer un totalitarisme soi-disant légitime devant ce peuple “assoiffé de sang” !!! moins de liberté, une fois de plus, un scénario de révolution colorée unique pour notre pays, tout un symbole en fait, si des gens se font tuer par des snipers comme en Ukraine, en Syrie, si les gens croient que la police les tue, si la police croit que les gens la tue, alors, le chaos s’installera, resteplus qu’a y mettre quelques faux wahabites qui violeront par centaines des parisiennes et hop ; guerre civile, loi martiale, comme porochenko, macron reste président, (rire jaune).
      Nouus sommes tous sur écoute, croyez-vous vraimentque ce gouvernement est étonné de cette immense colère ? et qu’il n’a pas déjà réfléchi à comment la contrer ? il a tant à perdre, tout en fait ainsi que ses valets.

        +3

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      • Theoltd // 07.12.2018 à 12h33

        Je dois admettre que depuis 1 semaine, je me repasse en boucle tous les scenaris possibles, sans que je puisse m’arrêter durablement sur un seul. A chaque fois des elements nouveaux surgissent, ou des anciens reviennent, de sorte qu’on ne saura exactement de quoi il retourne seulement et peut être une fois que ce mouvement se sera déroulé selon sa dynamique propre. Le degré d’incertitude est extrêmement élevé, entre un retour a la normale (business as usual) et changement societal complet.

          +4

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    • Chris // 07.12.2018 à 13h42

      C’est surtout qu’il n’a rien à dire, le freluquet !
      Que peut dire le chantre de l’Union Européenne, sinon des niaiseries, des mensonges, des fausses promesses :
      https://www.romandie.com/news/Electricit-le-gel-du-tarif-devra-tre-compens-ult-rieurement-PDG-d-EDF/977331.rom
      “L’absence d’augmentation du tarif réglementé d’électricité cet hiver, annoncée par le gouvernement, devra être compensée ultérieurement, a estimé jeudi le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy… des associations ont alerté sur une hausse qui pourrait atteindre 8 à 10%.
      http://economie.niooz.fr/vers-l-interdiction-des-chaudieres-au-fioul-d-ici-10-ans-28399346.shtml
      Le Gvt vient de sabrer les crédits impôts pour isoler les logements…

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    • Marie (Pan Pan) // 07.12.2018 à 16h31

      Notre ado-président en crise tente peut-être un silence gaullien.
      Parti fuguer quelques heures façon Baden-Baden, histoire d’enfiler coûte que coûte, et bien qu’on lui ait défendu, le costume toujours trop grand d’un papa fantasmé?
      Ah nan!
      d’aprés mes dernières infos il se serait enfermé dans sa salle de jeux, aux prises avec une envoûtante partie de flipper!

        +1

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  • Kokoba // 07.12.2018 à 09h00

    Il y a 2 revendications qui commencent à émerger.

    1) le départ de Macron
    C’est tout à fait logique étant donné le bilan de ce triste personnage (que ce soit le fond ou la forme)

    2) une refonte totale de la démocratie Française
    Car si on fait un etat des lieux de la démocratie en France, ce n’est pas joli, joli :

    – Un gouvernement qui ne sert à rien (ni les ministres, ni le 1er ministre)
    – Une assemblée qui sert juste à signer les décisions de Macron
    – Un président mal élu qui représente au grand maximum 15 à 20% des Français
    – des lois qui sont décidées autoritairement soit par Macron, soit par un pouvoir étranger (Bruxelles)
    – des médias qui ne sont ni libres, ni indépendants
    – un pays qui ne controle plus ses frontières (Union Européenne)
    – un pays qui ne controle plus ni sa monnaie, ni ses finances (Union Européenne)

    Débloquer la situation ne va pas être simple.

      +52

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    • Vauchot // 07.12.2018 à 09h37

      44% des inscrits ont voté macron…

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      • Kokoba // 07.12.2018 à 10h29

        Voter Macron en 2016, cela ne veut pas dire soutenir Macron.
        N’oublions pas que pour beaucoup, le but était simplement d’empecher le FN d’arriver au pouvoir.
        Bien sur, il est difficile d’avoir des chiffres exact mais 15/20% pour ceux qui soutenaient vraiment le programme de Macron semble une bonne approximation.
        Et aujourd’hui, le nombre de ceux qui soutiennent Macron serait plutot autour de 10/15% maximum.

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        • Dominique65 // 07.12.2018 à 17h22

          « N’oublions pas que pour beaucoup, le but était simplement d’empecher le FN d’arriver au pouvoir. »
          Ouii, et à ce jeu, Chirac avait fait beaucoup mieux. C’est donc sur un score extrêmement mauvais que Macron a été élu.

            +5

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        • tepavac // 08.12.2018 à 00h02

          Pourcentage qui correspond au groupe qui ne soutient pas les GJ, 15%

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      • Catalina // 07.12.2018 à 10h54

        Vauchot,
        Combien de ces 44% ont voté contre lepen ? votre affirmation est donc erronée
        Une élection, c’est un choix, pas voter contre l’autre,
        ils nous le resservirons à chaque fois, avec un repussoir différent. C’est si difficile que ça à comprendre ?
        Un candidat par définition est un rapace, seule la désignation permet une vraie représentation

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      • ellilou // 07.12.2018 à 13h29

        https://www.interieur.gouv.fr/Espace-presse/Les-communiques/Resultats-globaux-du-second-tour-de-l-election-du-President-de-la-Republique-2017
        Certes, certes c’est ce que montre également ce lien officiel. Mais si on calcule bien, entre les votes blancs (3 021 499 ), les votes nuls (1 064 225) et les abstentions exceptionnellement hautes pour ce type d’élection (12 101 366) il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser…

          +1

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      • BOURDEAUX // 07.12.2018 à 14h06

        Ne mélangeons pas tout : un président tire la légitimité de sa fonction du résultat du second tour, mais le pouvoir que lui confère cette fonction est à proportion de son score au PREMIER tour. A l’époque où l’info (et pas toujours la meilleure…) circule si vite, les politiciens exercent le pouvoir de manière presque moyenâgeuse, comme un cocher de fiacre, avec son fouet et ses éperons prétendrait prendre les commandes d’un airbus. Revel l’a écrit dans les années 70 : tout pouvoir est naturellement de droite, où tend à le devenir. J’ai pour ma part une marotte : notre constitution doit être réécrite pour passer du moyen âge au XXI° siècle, et nos députés ne sont malheureusement pas du tout à la hauteur des enjeux, n’ont probablement aucun recul sur la pièce dont ils sont les figurants, alors qu’ils ont tous les moyens légaux pour en devenir les acteurs et les rénovateurs, et redonner du sens à notre démocratie qui n’est plus qu’une sinistre mascarade et ne trompe plus personne.

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      • Marie (Pan Pan) // 07.12.2018 à 16h06

        Je me souviendrais toujours de cette phrase
        qu’a prononcé une collègue au lendemain des résultats du second tour:
        ” Ouf ! On a évité le pire.”

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        • Fritz // 07.12.2018 à 17h35

          Cette collègue voulait dire :
          ” Ouf ! On a voté le pire”.
          Un lapsus, ça arrive à tout le monde.

            +7

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    • Theoltd // 07.12.2018 à 12h54

      Ce que vous écrivez Kokoba, me semble très juste. Il ne faudrait pas que ce mouvement dégénére en mouvement gauchiste ou anarchiste finalement tourné vers l’assistanat. Mais qu’il vise a une refonte de notre modele actuellement pseudo démocratique, ou la libre entreprise serait réellement encouragee, les petites mains davantage rémunérées, et les monopoles davantage combattus. Bref, une société plus juste et plus égalitaire, égalitaire dans le sens du mérite de chacun. Ca passe principalement par le changementde fonctionnement des medias. Les medias ne sont pas le 4 eme pouvoir. Ils sont le premier. Enfin, il me semble.

        +4

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      • Kilsan Aïtous // 08.12.2018 à 17h15

        le premier pouvoir, c’est l’argent

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  • Maxhno // 07.12.2018 à 09h16

    L’obstination incompréhensible du maintient de la 5em République provoquera irrémédiablement le chaos dans notre pays, ce modèle de constitution a été construit autour du Général de Gaule pour que celui-ci, que l’on peut qualifié (a titre historique et dans la comparaison avec nos contemporains) d’homme providentiel puisse œuvrer avec le maximum de pouvoirs, malheureusement pour nous nous ces hommes la sont rares est imprévisibles.
    Le traitement du maintient de l’ordre montre l’archaïsme de nos institutions face a un peuple qui vit lui en l’an 2018, nous voyons clairement le gouvernement embarqué dans une posture qui l’a empêcher d’établir un dialogue direct avec son peuple, l’histoire n’attend pas et c’est petites heures que le président n’a pas voulus accorder a ces quelques malheureux qui voulaient seulement passer sous ses fenêtre mettent en relief le gouffre abyssale qu’il y a entre le ce modèle constitutionnel écrit alors que le traitement de texte n’existait même pas et un peuple qui vit a l’heure d’internet.

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    • R.C. // 07.12.2018 à 10h38

      Permettez-moi de ne pas être d’accord avec cette idée commune qui consiste à présenter la Constitution de 58 comme obsolète et source de tous nos problèmes. Certes, il y a des failles et des faiblesses dans cette constitution de la Ve République. Cependant, il ne faut pas oublier qu’elle a été gravement charcutée par des personnages successifs qui ont voulu la vider de ce qui en faisait sa force, en particulier sur le plan de la souveraineté nationale (notamment au profit du supra-nationalisme otano-bruxellois).
      Le dernier grand coup de poignard a été le passage au quinquennat chiraquien qui a gravement modifié l’équilibre interne de cette constitution et l’équilibre des pouvoirs (très perceptible, aujourd’hui, dans la confusion exécutif/législatif et dans le flou gouvernement/présidence)..

      Rien de surprenant à tout cela puisque aujourd’hui – en réalité – les règlements de la Commission de Bruxelles et tout le fatras législatif de l’Union Européenne ont pris le pas sur la Constitution, reléguée bientôt au rang d’un vulgaire arrêté municipal !

      C’est pour cela que croire qu’une VIe République changerait fondamentalement les choses, c’est gravement s’illusionner. J’irai même jusqu’à dire (au risque de paraître complotiste) que la disparition de la Ve République, dernier rempart contre l’oligarco-technocatie U.E., arrangerait bien du monde (qui y pousse certainement en sous-main)…

      Avant de plaider pour une hypothétique et mythique VIe République, il serait plus judicieux et plus urgent de ramener les citoyens Français à leur devoir de citoyens : le vote !

      Le droit de vote, son acquisition et son maintien, combien de nos prédécesseurs sont MORTS pour cela…

      Quand on voit que seul 18% du corps électoral s’est déplacé – en pleine crise politique majeure – pour les partielles d’Evry, il y aurait de quoi pleurer des larmes de sang ! L’absentéisme fait le lit des dictatures et des coups d’Etat (comme par hasard, c’est un macroniste qui l’a emporté)…

      Accuser la Ve République est une facilité paresseuse. Les citoyens doivent se sortir les doigts du … et user de leur droit de vote avant d’accuser la fatalité (quand aucun candidat ne me convient, je vote blanc ou nul mais je me déplace et je vote !).

      La mobilisation massive des gilets jaunes montre un réveil massif des citoyen (qui f… la trouille à Zupiter et à tout son attirail de sbires et de clientèle) mais sauront-ils se déplacer aussi massivement vers les urnes aux “européennes” ?
      Le système oligarchique (ainsi que la clique des appareils de partis) compte sur leur désintérêt et sur leur abstention habituels pour reconduire les mêmes et poursuivre le même processus de coup d’Etat (à peine) rampant.

      Contrairement aux incitations perverses et irresponsables, le vote est le dernier recours face à la vaste entreprise de dé-démocratisation de notre société, et juste avant l’envoi des forces de la “police européenne” (en voie de constitution) pour mater les sursauts démocratiques de la souveraineté populaire française…

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      • Maxhno // 07.12.2018 à 14h29

        Blah blah balh, si voter servait a quelques chose cela ferait longtemps que ce serait interdit. “Coluche”
        A l’ Heure du big-data faut vraiment être encore plus naïf que mes raccourcis sur le costume bien trop grand de Macron pour croire qu’après les campagnes électorales a 50 millions de Sarkozy la démocratie avait un avenir en dehors de la sphère économique.

        Perso, je ne suis pas adepte du Darwinisme social

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        • Fritz // 08.12.2018 à 03h34

          Cette citation sempiternelle de Coluche, quelle facilité conformiste et absurde…

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      • BOURDEAUX // 07.12.2018 à 14h31

        Le quinquennat a au moins le mérite d’avoir mis fin à l’irresponsabilité présidentielle, au président monarque, superbement incarné par Mitterrand d’abord, par Chirac ensuite. Dorénavant le président peut difficilement utiliser le premier ministre comme un fusible. Quant à votre remarque sur la facilité paresseuse, je ne suis pas de votre avis, car une constitution ne peut pas être détachée de son époque , et la nôtre n’a plus rien de commun avec 1958, quant à la manière dont s’exerce le pouvoir, les terrains où il s’invite, et la proportion de la population qui se tient informé des décisions politiques. Dans les années 50 la grande majorité des français s’informait en lisant le journal local : les concours de boule, les inaugurations de monuments aux morts…La télévision a déjà pas mal chamboulé les choses, internet les a révolutionnées. Or les campagnes électorales continuent de se faire en utilisant les mêmes méthodes, faites de ruses, de mensonges, de discours très généraux, de promesses vagues, comme cela se pratiquait par les discours dans les cours d’écoles au début du siècle dernier. Et tout cela dans le cadre d’un état qui a tout envahi, mais s’est finalement gorgé de plus de responsabilités que de pouvoir. Tout comme les tyrannies, les démocraties meurent aussi si l’on n’y prend pas garde, la constitution est partout la colonne vertébrale de la démocratie, et la nôtre est complètement vétuste.

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      • LS // 07.12.2018 à 15h07

        La 5ième république n’est pas obsolète, le besoin ayant présidé sa construction existe toujours, mais elle est de ce point de vue, un échec. CdG voulait un système qui permette l’exercice d’un pouvoir (pas la 4ième quoi) mais sans que ce pouvoir dépendent du système des parties, de l’oligarchie.
        Il a fondé le tout sur la légitimité d’un homme face aux français. Cela a marché un temps. Cela ne marche plus parce que cet homme (le Président de la république) est devenu un homme du système très vite après le départ du Gal. Une série d’hommes et d’appareils se dépêchant d’édenter le plus possible le peuple et les outils de sa souveraineté.

        Je ne suis pas persuadé qu’une démocratie intégrale (à la E.Chouard) soit viable. Par contre, il est évident que le caractère démocratique de notre république est trop faible, que sa représentativité est quasi-nulle et qu’elle est décrédibilisé peut être de manière irréversible. (Re)voté n’est plus suffisant.

        Peut être une révolution n’est pas nécessaire/utile, mais une grosse évolution par contre, si.

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    • VVR // 07.12.2018 à 12h02

      C’est un peu naif, la 5ieme a surtout été créée pour détruire le rôle politique du PCF (la destruction au niveau des votes n’interviendra qu’aprés 1981, avant cela il est plutôt en hausse) et maintenir la droite au pouvoir. Objectif parfaitement réussit, puisque la ‘gauche’ ne parviendra finalement au pouvoir qu’aprés s’être mise sous la coupe d’un homme parfaitement de droite, ce qui finalement détruira le PCF par effet de ricochet.

      La 5ieme n’est rien d’autre qu’une machine a donner 1,8% des siéges pour 18% des voies aux partis ‘pas comme il faut’, et 36% pour 18% des voies aux partis ‘bien’.

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      • Maxhno // 07.12.2018 à 14h56

        “Objectif parfaitement réussit, puisque la ‘gauche’ ne parviendra finalement au pouvoir qu’aprés s’être mise sous la coupe d’un homme parfaitement de droite”
        La démagogie de la gauche alliée au cynisme de la droite, cela ne vous rappel rien ?

          +1

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  • FARINET // 07.12.2018 à 09h32

    J’ai pris le temps de regarder la vidéo de retransmission des Questions au gouvernement » ce début de semaine. C’est consternant, vu l’ampleur de l’importance de l’actualité et la gravité du drame social en jeu.
    Un autisme politique poussé à son paroxysme, dans l’enceinte de la soit disant «  Représentation Nationale ».
    Un entre soi qui s’interpelle à coup de propos où la rhétorique, le bon mot, la finesse des tournures de phrases amenant progressivement un mot d’esprit.
    Un premier ministre qui a du mal à dissimuler un rictus de satisfaction à ses conclusions plus chargées d’ironie que d’implication ou de volonté de prendre en compte la réalité des troubles.
    Un président de séance qui visiblement dans le ton et la gestuelle a pris la réelle mesure de sa nouvelle charge,
    semblant plus pressé d’en finir pour des activités sûrement plus valorisantes.
    Un Castaner que l’on voit concentré sur son smartphone! Texto Tweet ?
    Un De Rugy au parcours politique si compliqué, démuni de toute conviction, dont la seule possibilité est de répéter les mots de langage de son asile politique présent.
    Et tout est à l’avenant, ce n’est pas nous, ça vient de loin etc.. oubliant qu’en 18 mois ils ont plus fait pour détruire des conditions sociales déjà précarisée, pour accentuer une justice fiscale inique etc..
    Mais surtout même si cela vient de loin, et je dirais que Hollande a été le plus « Janus traite » de ses prédécesseurs, ce Jupiter Juvénil qui nous a été servi comme président, était déjà très très actif avec cette politique sous ce désastreux précédent quinquennat.
    Les Français en gilets jaunes qui comme chacun sait, sont tellement peu instruits qu’ils ne comprennent pas les questions des Referendum !, n’ont pas oublié eux les lois El Khomri dites lois Macron, la vente des bijoux de famille payés par le contribuable, pour le plus grand intérêt du privé, Alstom etc …
    Oui messieurs les ministres çà vient de loin mais avec cette intensité c’est très récent et je crois que l’on peut vous en adresser le mérite un tel brio une telle sagacité politique est singulière.
    Alors au lieu de vous gausser de périphrases de figures de rhétorique, d’oxymores et j’en passe, dépêchez vous de prendre la réalité des choses d’abandonner votre logiciel buggué depuis longtemps, et d’enfin prendre la mesure de votre rôle, de votre job et si vous n’en avez pas le courage alors laissez votre place,

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  • peu importe // 07.12.2018 à 09h49

    exponentielle ne signifie pas infinie 😉

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  • Catalina // 07.12.2018 à 10h26

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=194&v=0Q66npBPWes

    LIVE GILETS JAUNES : avec J. Lassalle , E. Chouard et P. Pascot sur BTLV
    “on adore l’élection” comme modèle de démocratie !!
    E.Chouard
    commentaire personnel, ben oui… on adore l’outil de notre domination
    “Ils ne sont puissants que parce que nous sommes à genoux”
    Lasalle chante le chant des partisans à l’assemblée.
    ;o)

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  • Araok // 07.12.2018 à 10h28

    https://www.huffingtonpost.fr/2018/12/06/ces-images-darrestations-de-jeunes-a-mantes-la-jolie-scandalisent_a_23610995/?utm_hp_ref=fr-homepage

    Ça me rappelle Papon, du temps de la guerre d’Algérie.
    Alors samedi on rejoue le métro Charonne ? J’avais 20 ans, taupin.
    Faut pas laisser les copains de faire tabasser pour nous. Faut y aller. Sinon ils auront les grilles sur la g….

      +2

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    • Catalina // 07.12.2018 à 10h36

      Araok,
      et une guerre civile arrangera bien ce gouvernement…

        +5

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      • araok // 07.12.2018 à 11h31

        J’entends déjà le “lâche soulagement” si tout se passe bien…
        Bien évidemment Catalina je ne vous vise pas.
        Mais je vais vous avouer: lors de la manif Charonne un de mes copains de taupe a été trépané. J’ai tjrs pensé que si nous avions abandonné nos maths pour faire masse les CRS n’auraient peut être pas balancé les grilles d’arbres sur mon copain coincé à l’entrée du métro. Je dis ça, je n’en suis pas sûr. Il y a du Papon ou du Marcellin dans ce gouvernement.

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  • Christian Gedeon // 07.12.2018 à 10h32

    Tout ça est bien beau et les analyses sûrement de haute tenue. Juste une info. Les dockers du port de commerce de la Seyne ont viré,au bulldozer la barricade impressionnante des gilets jaunes. Et la même chose commence à se produire de droite de gauche. Attention vrai danger.

      +5

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    • R.C. // 07.12.2018 à 11h25

      Tout s’achète et tout se vend, dans le monde merveilleux du capitalisme ultra-libéral !
      Les syndicats des transporteurs ont puissamment aidé au renversement de Salvador Allende et donc à l’instauration de la dictature américano-pinochétique…

        +12

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  • jules vallés // 07.12.2018 à 10h49

    “Le contraste est en effet saisissant entre l’inaction voire la relative bienveillance des policiers et des gendarmes sur les ronds-points de nos villes et villages d’une part, et ce qui s’est passé ces deux derniers samedis à Paris.”
    Ah, tiens ! qu’est ce qui pourrait expliquer une telle différence ? >

    “avec pour principale différence le fait que les émeutiers viennent défier le pouvoir dans les beaux quartiers de la capitale plutôt que de s’autodétruire dans leur coin.”
    Vous avez compris?!

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  • Celadon4238 // 07.12.2018 à 14h47

    Parmi les bons manifestants se cachent souvent des manifestants (des méchants ceux-là). Or comme l’a expliqué Christophe Castagneur, la police est là pour protéger les manifestants, et pour ce faire ils gazent et et arrosent d’eau glacée les manifestants. Mais comme cela enrage de plus en plus de manifestants, la police doit d’autant plus gazer et arroser les manifestants (les autres), comprenez-vous? Faut-il plus de pédagogie?

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  • nulnestpropheteensonpays // 07.12.2018 à 16h05

    il faut impérativement que les manifs se déroules dans le calme , ou a défaut que les manifestants pacifique s’assoient et laisse le gouvernement faire des erreurs si il le souhaite . Facile a dire je sais quand on se prend des grenades dans la tête de rester calme mais c’est impératif pour pas qu’il reprenne la main . Et la CGT qui a proposé l’aide de son maintien de l’ordre n’attende pas un accord et le fasse d’office sans essayer d’avoir l’air de récupérer le truc

      +1

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  • Celavy // 07.12.2018 à 17h46

    Citations extraites de “Le Rapport de Brobeck” de Philippe Claudel.Page 360 :
    1 – “L’IDIOTIE EST UNE MALADIE QUI VA BIEN AVEC LA PEUR -L’UNE ET L’AUTRE S’ENGRAISSENT MUTUELLEMENT, CRÉANT UNE GANGRÈNE QUI NE DEMANDE QU’À SE PROPAGER”
    2 – “La télévision, en vous abreuvant d’images et de “poncifs”, a privé les sociétés humaines de paroles, d’échanges inter-générationnelles, inter-in tellectuelles.. Les gens ne se parlent plus entre eux. Isolés, ils perdent l’usage du langage et de l’écrit.
    Ce gouvernement achève la disparition et l’oubli des valeurs de la Nation FRANCE dont nous étions tous fiers !
    Dommage !

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    • christian gedeon // 07.12.2018 à 18h47

      Personne n’est obligé de s’abreuver de télévision,n’est ce pas? Dunque,ce n’est pas “faute ” de la télévision,mais des abrutis qui la regardent à longueur de journée,pareil pour youtube,twitter,et autres fadaises! Quand on veut être libre,on s’en donne les moyens,non?

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  • serge // 07.12.2018 à 19h41

    A partir du moment où les médias sont majoritairement à Paris et que la quasi totalité des décideurs politiques y sont avec les forces de l”ordre en masse pour les couvrir, à quoi sert d’essayer de taper les Champs ou l’Elysée? Il suffit de foutre le bordel partout ailleurs, effet de saturation impossible à contrer efficacement d’autant que les troupes disponibles ont été fort gentiment réduites aux gré des divers gouvernements, avec un bon bout de blocage des moyens de subsistance (denrées, eau, énergie…), une bonne technique d’affamement, comme un juste retour à l’étranglement des masses par l’embolie taxatoire. Et là, normalement, si l’Etat ne cède pas il fait une grosse grosse connerie qui, de nos jours, lui retombe gravement sur la g… On n’est plus en 1871 avec les canons contre des pistolets à poudre dans 2 rues isolées.
    Il faudrait lire l’Art de la guerre de Sun Tzu.

      +3

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  • Louis Robert // 07.12.2018 à 22h59

    « Deux ou trois choses dont je suis presque certain à propos des « gilets jaunes » »?

    1. Nous sommes à l’étape de l’affaiblissement, de la division et de la criminalisation, par le Pouvoir, dans les coulisses, des divers mouvements de contestation en voie de mobilisation et de regroupement.

    2. Le Pouvoir prépare manifestement son coup de force par extrême violence pour samedi afin d’impressionner la Nation, à savoir tout le monde…

    3. On doit s’attendre à de nombreuses victimes: des blessés et des morts, pour l’exemple.

    Après quoi tomberont les « ordonnances »… qui seront tentatives du Pouvoir de faire cesser par la force le soulèvement des groupes contestataires et d’imposer son « autorité » par tous les moyens répressifs possibles.

    Si la manœuvre semble devoir réussir, alors enfin, Macron parlera.

    À suivre. — Nous en reparlerons…

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  • libvert.fr // 08.12.2018 à 10h07

    Réduire le nombre des fonctionnaires moins utiles est pour moi nécessaire.
    Quelques exemples de dépenses inutiles récentes :
    “- Le coûteux déménagement de l’Ifremer (décidé en 2013 par le gouvernement Ayrault, ce déménagement qualifié dès l’origine de décision stratégiquement aberrante, économiquement inefficace et socialement scandaleuse a coûté 10 à 12 millions d’euros et a entraîné le départ d’une grande partie des salariés parisiens qu’il a fallu reclasser ou indemniser).
    – Les agents du cabinet de la maire de Paris ou l’armée mexicaine (les sureffectifs coûtent 3,1 millions d’euros par an à la collectivité).
    – Les congés bonifiés (coût : 600 millions d’euros selon la Cour des comptes).
    – La vente de l’îlot Saint-Germain (29 millions d’euros pour un immeuble estimé à 350 millions, entre autre).
    – Le Mucem et la Villa Méditerranée (ex-CeReM), à Marseille (dépenses culturelles rigoureusement inutiles pour un coût supérieur à 60 millions d’euros).
    – Les coûteux rapports du Cese et des Ceser (quelque 80 millions d’euros pour rien).
    – Le jackpot des rémunérations à l’Assemblée nationale (pas les députés mais les permanents, le “paquebot” de l’Assemblée).
    – Des aides départementales d’insertion pour « musculation » ou « gérer ses émotions » (670 millions par ci, 173 millions par là).
    Etc.”

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  • Tardieu // 11.12.2018 à 05h44

    Quelle illusion, aberration, ignorance ou naïveté de croire qu’on pourrait vaincre le régime ou nos ennemis de classe sans direction, sans orientation, sans stratégie, sans programme, sans théorie, sans drapeau, sans dirigeants, sans parti, à partir de bonnes intentions, c’est la négation des enseignements de deux siècles de lutte de classe, c’est la négation de toute conscience de classe, de toute conscience politique en réalité.

    Tous ceux qui le prétendent et qui ont accès aux médias ou aux réseaux dits sociaux sont des charlatans, des imposteurs ou des escrocs. Vous ne tarderez pas à vous en apercevoir et à vous en mordre les doigts pour les avoir crus. Le réveil va être encore plus cruel et vous n’avez pas idée du prix que vous, que nous allons payer pour avoir fait preuve d’une tel manque de discernement.

    C’est la preuve aussi que vous n’êtes décidément pas prêts pour un changement de régime, un régime débarrasser du capitalisme puisqu’il n’existe pas d’autre alternative. Vous n’avez pas voulu envisager cette alternative, alors estimez-vous heureux comme vous êtes et résignez-vous au sort effrayant qui vous attend.

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  • Tardieu // 11.12.2018 à 06h08

    Apprendre pour comprendre, et comprendre pour agir. Est-ce trop demandé à un intellectuel, à un membre des classes moyennes ?

    Vous avez étudié quoi et où ? Dans les manuels scolaires, universitaires, auprès des historiens officiels, alors vous ne savez rien ou vous avez tout faux. Qui vous a instruits ?

    Quelle ignorance ou naïveté de croire qu’on pourrait vaincre le régime ou nos ennemis de classe sans direction, sans orientation, sans stratégie, sans programme, sans théorie, sans drapeau, sans dirigeants, sans parti, à partir de bonnes intentions, c’est la négation des enseignements de deux siècles de lutte de classe, c’est la négation de toute conscience de classe, de toute conscience politique en réalité.

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