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6.novembre.20186.11.2018 // Les Crises

Ecologie, éthique et anarchie. Entretien avec Noam Chomsky

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Source : Le Partage, Noam Chomsky

Traduction d’une interview publiée sur le site de TruthOut le 3 avril 2014.


On ne peut mettre en doute ni la gravité ni le rôle central joué par la crise environnementale actuelle. Propulsée par les impératifs absurdes de la croissance à tout prix inhérente au capitalisme, la destruction de la biosphère par l’humanité a atteint, voire dépassé plusieurs seuils critiques, que ce soit en termes d’émissions de carbones, de perte de biodiversité, d’acidification des océans, d’épuisement des ressources en eau ou de pollution chimique. On a pu voir des catastrophes météorologiques s’abattre sur le globe, depuis les Philippines dévastées par le Typhon Haiyan en novembre 2013, jusqu’à la Californie qui souffre en ce moment de la pire sécheresse qu’on ait jamais connue depuis des siècles. Ainsi que l’a montré Nafeez Ahmed, une étude récente publiée en partie par la NASA avertit qu’un effondrement imminent menace notre civilisation si nous ne nous orientons pas vers un changement radical en matière d’inégalités sociales et de surconsommation. Dahr Jamail, qui fait partie de notre équipe, a écrit récemment un certain nombre de textes prouvant la profondeur de la trajectoire actuelle de perturbation anthropique du climat (PAC) et d’écocide global. Dans une métaphore éloquente, il assimile l’accroissement des phénomènes météorologiques de grande ampleur provoqués par la PAC, à l’électrocardiogramme d’un « cœur en fibrillation. »

Plutôt que de conclure que des tendances aussi affligeantes sont une conséquence intrinsèque d’une nature humaine « agressive » et « sociopathe », des observateurs sensés devraient probablement associer l’expansion de ces tendances à la prédominance du système capitaliste. Car, ainsi que Oxfam l’a noté dans un rapport datant de janvier 2013, les 85 individus les plus riches du monde possèdent autant de richesses que la moitié de l’humanité — les 3,5 milliards de personnes les plus pauvres — tandis que 90 corporations sont tenues responsables de deux tiers des émissions de CO2 produites depuis les débuts de l’industrialisation. Donc, comme le prouvent ces statistiques stupéfiantes, les crises écologique et climatique correspondent à la concentration extrême des pouvoirs et des richesses produites par le capitalisme et entérinés par les gouvernements du monde entier. En tant qu’alternative à cette réalité, la philosophie politique de l’anarchisme – qui s’oppose à la fois à la mainmise de l’état et à celle du capital- peut receler de grandes promesses d’amélioration et peut-être même de retournement de ces tendances destructrices. A ce propos, j’ai eu l’aubaine d’interviewer le professeur Noam Chomsky, anarcho-syndicaliste de renom, pour débattre de la question de la crise écologique et de l’anarchisme comme remède. Voici la transcription de notre conversation.

Javier SETHNESS pour TRUTHOUT : Professeur Chomsky, merci infiniment de prendre le temps de débattre avec moi des thèmes de l’écologie et de l’anarchisme. C’est un véritable honneur d’avoir cette occasion de m’entretenir avec vous. Cependant, avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais tout d’abord vous poser une question portant sur l’éthique et la solidarité. Pensez-vous que la notion développée par Emmanuel Kant qui consiste à dire qu’il faut traiter l’humanité comme une fin en soi, ait influencé d’une manière ou d’une autre la pensée anarchiste et anti autoritaire?

NOAM CHOMSKY : Indirectement oui, mais à mon avis sous un angle plus général. De mon point de vue, l’anarchisme procède très naturellement d’un certain nombre de préoccupations et d’engagements majeurs inhérents au siècle des Lumières. Cela a donné lieu au libéralisme classique qui lui-même a été détruit par la montée du capitalisme, les deux doctrines étant en contradiction l’une l’autre. Mais je pense que l’anarchisme est l’héritier des idéaux qui ont été développés de diverses manières au cours du siècle des Lumières, notamment à travers la théorie de Kant. Ces idéaux ont été illustrés par la doctrine du libéralisme classique, se sont échoués sur les récifs du capitalisme et ont été repris par les mouvements de gauche libertaire qui en sont les héritiers naturels. Donc, dans un sens oui, mais c’est plus vaste.

Javier SETHNESS pour TRUTHOUT : Vous avez décrit l’humanité comme étant mise en péril par les tendances destructrices de la société capitaliste — ou ce que vous avez appelé « les démocraties du capital réellement existant » (DCRE, Démocraties du capital réellement existant – un acronyme moquant le « socialisme réel » invoqué à l’Est sous Brejnev, NDT). Notamment, vous avez mis l’accent, dernièrement, sur la brutalité des tendances anti écologiques mises en oeuvre par les puissances dominantes des sociétés colonialistes, ainsi qu’en témoignent l’exploitation des sables bitumeux au Canada, l’exploitation et l’exportation massives de charbon en Australie et, bien sûr, la débauche de dépenses en énergie des Etats-Unis. Vous avez tout à fait raison et je partage vos inquiétudes, ainsi que je l’explique dans : Vie en danger : Révolution contre la Catastrophe Climatique, un livre qui désigne la crise climatique comme étant le résultat de l’excroissance incontrôlable du capitalisme et d’un contrôle de la nature qui se totalitarise. Pourriez-vous expliquer en quoi les DCRE sont en profond désaccord avec l’équilibre écologique?

NOAM CHOMSKY : Les DCRE — ce qui se prononce volontairement « wrecked » (naufrage) [en anglais] — sont une démocratie capitaliste qui existe réellement, une sorte de capitalisme d’état, avec une économie à prédominance étatique mais accordant une certaine confiance aux forces du marché. Les forces du marché existantes sont façonnées et déformées dans l’intérêt des puissants – par la puissance de l’état qui est largement sous le contrôle d’une concentration de pouvoirs privés — donc il y a une interaction étroite. Si vous jetez un œil aux marchés, ils s’apparentent à un mode d’emploi pour suicide. Un point c’est tout. Dans les systèmes de marché, on ne tient pas compte de ce que les économistes appellent externalités. Par exemple, imaginons que vous me vendiez une voiture. Dans un système de marché, nous sommes censés nous préoccuper de nos propres intérêts donc vous et moi tenterons de faire la meilleure affaire chacun pour soi. Nous ne tiendrons pas compte de l’impact que cela aura sur « lui ». Cela ne fait pas partie d’une transaction sur le marché. Et pourtant, il y aura bien un impact sur « lui ». Ce sera la présence d’une voiture supplémentaire sur la route et donc une plus forte probabilié d’accidents, davantage de pollution et davantage d’embouteillages. Pour lui en tant qu’individu, il ne s’agira sans doute que d’une légère augmentation de ces probabilités. Mais cet impact va s’étendre à toute la population. Maintenant, si on examine d’autres sortes de transactions, les externalités prennent beaucoup plus d’ampleur. Prenez par exemple la crise financière. L’une de ses raisons — il y en a plusieurs, mais l’une d’entre elles — disons si le groupe Goldman Sachs effectue une transaction risquée, il — s’il fait attention — couvre ses propres pertes potentielles. Il ne prend pas en compte le risque systémique, c’est-à-dire la possibilité que tout le système s’effondre si une de ses transactions risquées tourne mal. Cela a failli se produire avec l’immense compagnie d’assurance AIG. Elle s’est trouvée impliquée dans des transactions risquées qu’elle ne pouvait pas couvrir. Le système entier était vraiment sur le point de s’effondrer, mais bien sûr le pouvoir étatique est venu à sa rescousse. La tâche de l’état consiste à secourir les riches et les puissants et à les protéger, peu importe si cela viole les principes de marché, on se fiche pas mal des principes de marché. Les principes de marché sont essentiellement destinés aux pauvres. Mais le risque systémique est une externalité qui n’est pas prise en considération, ce qui mettrait à mal le système de façon répétitive, s’il n’y a pas eu intervention de la puissance étatique. Eh bien, il en existe une autre, bien plus importante — c’est la destruction de l’environnement. La destruction de l’environnement est une externalité : dans les interactions de marché, vous n’y prêtez pas attention. Prenez par exemple les sables bitumeux, vous ne tenez tout simplement pas compte du fait que vos petits-enfants pourraient ne pas y survivre — ça c’est une externalité. Et dans le calcul moral du capitalisme, de plus grands profits dans le quart d’heure qui suit ont davantage de poids que le destin de vos petits-enfants — et bien sûr il ne s’agit pas de vos petits-enfants mais de ceux de tout le monde.

Maintenant, les sociétés coloniales sont particulièrement intéressantes à cet égard où elles abritent un conflit. Elles diffèrent de la plupart des formes d’impérialisme. Dans le cas de l’impérialisme traditionnel, par exemple les britanniques en Inde, des bureaucrates, des administrateurs, des corps d’officiers, et ainsi de suite ont été envoyés sur place, mais le pays était dirigé par des Indiens. Dans les sociétés coloniales, les choses sont différentes : on élimine les populations indigènes. Lisez par exemple George Washington, une figure majeure de la société coloniale dans laquelle nous vivons. De son point de vue, et selon ses propres mots, il fallait « extraire » les iroquois. Ils sont sur notre chemin. C’était une civilisation avancée. En fait, ils ont fourni quelques-unes des bases du système constitutionnel américain, mais comme ils gênaient, on devait les « extraire ». Thomas Jefferson, une autre grande figure, a dit, et bien, nous n’avons pas d’autre choix que celui d’exterminer les populations indigènes, à savoir les Indiens. Parce qu’ils nous attaquent. Pourquoi nous attaquent-ils? Parce que nous leur prenons tout. Mais puisque nous leur prenons leur terre et leurs ressources et qu’ils se défendent, nous devons les exterminer. Et c’est exactement ce qui s’est produit : dans presque tout le territoire des États-Unis, une extermination colossale a eu lieu. Il reste quelques résidus mais vivants dans des conditions épouvantables. Même chose pour l’Australie. En Tasmanie, extermination quasi totale. Au Canada, ils n’ont pas tout à fait réussi. Il reste quelques résidus de ce qu’on appelle les Premières Nations, en périphérie. Voilà donc en quoi consistent les sociétés coloniales. Il subsiste quelques éléments de la population indigène, et un des traits marquants de la société contemporaine est que, à travers le globe, au Canada, en Amérique Latine, en Australie, en Inde, dans le monde entier, les sociétés indigènes — ce que nous appelons tribus ou aborigènes ou n’importe quoi d’autre — ce sont elles qui sont en train d’essayer d’empêcher la course à la destruction. Partout, ce sont eux qui mènent l’opposition à la destruction de l’environnement. Dans des pays comportant une population indigène substantielle, comme par exemple l’Équateur et la Bolivie, ils ont adopté des lois, voire des clauses constitutionnelles, exigeant des droits pour la nature, ce qui est en quelque sorte tourné en dérision pays riches et puissants mais ce qui représente un espoir pour la survie de la planète.

L’Équateur, par exemple, a offert à l’Europe — il possède une bonne réserve de pétrole — de laisser le pétrole dans le sol, où il devrait se trouver, à perte pour eux, une énorme perte en termes de développement. La requête était que les européens leur fournissent une fraction — un paiement — de cette perte — une petite fraction — mais les européens ont refusé. Ils sont donc maintenant en train d’exploiter le pétrole. Et si vous allez au sud de la Colombie, vous tomberez sur un peuple indigène, des campesinos, des afro-américains luttant contre l’exploitation des mines d’or qui représente une horrible destruction. Même situation en Australie, contre les mines d’uranium, etc… Dans le même temps, ce sont les sociétés coloniales, qui sont les plus avancées et les plus riches, qui tendent résolument vers la destruction de l’environnement. Donc vous lisez un discours, d’Obama par exemple, à Cushing, dans l’Oklahoma, une sorte de centre où sont regroupées et stockées les énergies fossiles qui y affluent puis sont distribuées. C’était un public de pro-combustibles fossiles. Sous une pluie d’applaudissements, il a déclaré qu’au cours de son mandat, on avait extrait davantage de pétrole que pendant les mandats précédents — pour de nombreuses années. Il a affirmé que le nombre de pipelines était tel, à travers le pays, que partout où vous alliez, vous pouviez tomber dessus. Nous allons bénéficier de 100 ans d’indépendance énergétique. Nous serons l’Arabie Saoudite du 21e siècle — en bref nous ouvrirons la voie au désastre. Pendant ce temps, ce qui subsiste des sociétés indigènes tente d’empêcher la course au désastre. Donc, à cet égard, les sociétés coloniales illustrent de manière frappante la puissance destructrice massive de l’impérialisme européen, ce qui bien entendu nous inclut nous et l’Australie etc… Et il y aussi — je ne sais pas si on peut appeler cela de l’ironie — cet étrange phénomène qui oppose des éléments de la société globale, soi-disant les plus évolués, les plus éduqués, les plus riches essayant de nous détruire tous, et des peuples soi-disant « arriérés », pré-technologiques, qui demeurent en périphérie, essayant de freiner la course vers le désastre. Si un extra-terrestre nous observait, il penserait que nous sommes fous à lier. En fait, c’est vraiment le cas. Mais cette folie se rapporte à la structure institutionnelle de base des DCRE. C’est ainsi que cela fonctionne. C’est intégré dans les institutions. C’est une des raisons pour lesquelles le changement va s’avérer très difficile.

Javier SETHNESS pour TRUTHOUT : Dans Guerre Nucléaire et Catastrophe Environnementale (2013), vous stipulez que la société globale doit être réorganisée de manière à ce que « la protection des ‘communaux’ (les biens qui nous sont communs à tous), devienne une priorité majeure, comme ce fut souvent le cas dans les sociétés traditionnelles. » (1) Vous parvenez à des conclusions identiques dans un essai datant de l’été dernier dans lequel vous mettez en avant l’importance des efforts nécessaires à la défense du parc Gezi à Istanbul, que vous considérez comme faisant partie d’une « lutte dans laquelle nous devons tous prendre part, avec dévouement et résolution, si on veut espérer une survie décente de l’espèce humaine dans un monde sans frontières. » Comment voyez-vous la possibilité d’une transformation sociale totale et la délégation du pouvoir dans un proche avenir — à travers l’émergence et la reproduction durable d’organisations de travailleurs et de communautés, comme dans le modèle économique participatif (parecon), par exemple?

NOAM CHOMSKY : C’est une proposition bien étudiée et détaillée pour une forme de contrôle démocratique des institutions populaires — sociales, économiques, politiques et autres. Et c’est particulièrement bien étudié, détaillé de manière exhaustive. Que ce soit de la bonne manière ou pas, c’est encore un peu tôt pour le dire. J’ai le sentiment qu’un minimum d’expériences doivent être menées pour voir comment les sociétés peuvent et devraient fonctionner. Je reste sceptique sur les possibilités d’en faire une ébauche détaillée à l’avance. Mais il est clair que cela doit être pris au sérieux au même titre que les autres propositions. Mais, une chose, en particulier, me semble un prérequis indispensable à toute vie raisonnable, en plus de l’environnement — il s’agit de la manière dont une société est censée travailler, avec des gens en position de prendre des décisions concernant les sujets qui leur importent. Mais c’est aussi un minimum pour survivre au point où en sont les choses. J’entends par là que l’espèce humaine a atteint un point unique dans son histoire — il suffit d’observer la destruction des espèces, oubliez l’espèce humaine. La destruction des espèces se produit au même taux qu’il y a 65 millions d’années, quand un astéroïde a frappé la planète et anéantit les dinosaures et un nombre considérable d’espèces — destruction massive d’espèces. C’est exactement ce qui est en train de se reproduire en ce moment, et les humains sont l’astéroïde. Et nous sommes sur la liste, pas loin.

Javier SETHNESS pour TRUTHOUT : Dans un discours réédité il y a plus de 20 ans dans le film « La fabrique du consentement », vous décrivez l’hégémonie de l’idéologie capitaliste comme réduisant le monde du vivant de la planète Terre d’une « ressource infinie » en « une poubelle infinie ». Vous aviez déjà identifié à l’époque la tendance capitaliste à la destruction totale: vous parlez de la trame d’annulation de la destinée humaine si la folie du capitalisme n’est pas jugulée d’ici-là, de la possible « phase terminale de l’existence humaine ». Le titre et les idées de « Dominer le Monde ou sauver la Planète » (2003) est dans la continuité et dans « Hopes and prospects » (2010), vous déclarez que la menace qui pèse sur les chances de survie décentes est un facteur externe majeur produit encore une fois par la DCRE. Dans quelle mesure pensez-vous qu’une résurgence de mouvements anarchistes internationaux pourrait répondre de manière positive à des tendances si alarmantes?

NOAM CHOMSKY : Selon moi, l’anarchisme est la forme de pensée politique la plus évoluée. Comme je l’ai dit, l’anarchisme tire des Lumières ses meilleurs idéaux; les principales contributions du libéralisme classique les portent en avant. Parecon, que vous mentionnez, en est une illustration — ils ne se qualifient pas d’anarchistes — mais il y en a d’autres comme eux. Donc, je pense qu’une résurgence de mouvement anarchiste, ce qui serait le summum de l’intellect de la civilisation humaine, devrait se joindre aux sociétés indigènes du monde afin qu’ils n’aient pas à porter seuls le poids du sauvetage de l’humanité de sa propre folie. Cela devrait se produire au sein des sociétés les plus riches et puissantes. C’est une sorte de truisme moral, plus vous avez de privilèges, plus grande votre responsabilité. C’est élémentaire dans tout domaine: vous avez des privilèges, donc des opportunités, donc des choix à faire, donc des responsabilités. Dans les sociétés riches, puissantes et privilégiées comme la nôtre — nous sommes tous des privilégiés ici — nous avons la responsabilité d’être les premiers à tenter de prévenir les désastres que nos propres institutions sociales sont en train de créer. C’est odieux d’exiger, ou simplement d’observer les plus pauvres, les plus opprimés du monde tenter de sauver l’espèce humaine et d’innombrables autres espèces de la destruction. Nous devons nous joindre à eux. Tel est le rôle d’un mouvement anarchiste. […]

Et aussi, cet excellent discours :

Traduction: Nicolas Casaux, Héléna Delaunay

Source : Le Partage, Noam Chomsky, 03-04-2014

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Guadet // 06.11.2018 à 07h54

Chomsky reste dans le rêve américain, celui d’un libéralisme qui serait moral et respectueux de l’environnement. Mais le libéralisme contient l’idée d’un individu qui serait libre de toute organisation sociale et de toute externalité au nom de l’intérêt personnel, c’est à dire sans souci du bien commun. Sauf si on considère l’homme comme une divinité bienfaisante capable de surmonter parfaitement ses faiblesses et son égoïsme, ce qui est une croyance dangereuse et destructrice.

45 réactions et commentaires

  • Guadet // 06.11.2018 à 07h54

    Chomsky reste dans le rêve américain, celui d’un libéralisme qui serait moral et respectueux de l’environnement. Mais le libéralisme contient l’idée d’un individu qui serait libre de toute organisation sociale et de toute externalité au nom de l’intérêt personnel, c’est à dire sans souci du bien commun. Sauf si on considère l’homme comme une divinité bienfaisante capable de surmonter parfaitement ses faiblesses et son égoïsme, ce qui est une croyance dangereuse et destructrice.

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    • Bernard B // 06.11.2018 à 09h24

      La catastrophe finale annoncée a t’elle des causes essentiellement intrinsèque à l’espèce humaine ( ce qui conduit certains auteurs à affirmer ” l’humanité disparaîtra bon débarras ” : Yves Paccalet ) ?
      Ou le capitalisme néolibéral pulsé par une caste dominante de l’humanité avec l’assentiment construit et soumis du plus grand nombre des habitants de la terre en est il la cause irréfragable immédiate ?
      La réponse ne me semble faire aucun doute .
      Cependant extirper un mode de production qui a construit les soubassements d’une culture dominante qui condamne in fine la vie animale et végétale , va être très , très, très douloureux pour le plus grand nombre des êtres humains.
      Y sommes nous prêt ?
      Y serons nous contraints par l’enchaînement méthodiquement auguré des catastrophes qui viennent ?
      …………il est urgent de se préparer.

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    • Jean // 06.11.2018 à 10h13

      Oui et les girondins, les premiers libéraux qu’idéalise Chomsky, s’opposaient déjà à l’intérêt général au nom de la liberté individuelle. Mais quand les libéraux parlent de liberté individuelle il ne s’agit que de la leur, car le libéralisme n’est jamais autre chose que la consécration de la loi du plus fort. Une philosophie de sauvages qui ne peut produire que de la sauvagerie.

      Source : https://www.youtube.com/watch?v=zB6DArd0RVY

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      • Emmanuel // 06.11.2018 à 14h31

        Merci pour cette mise au point, à travers ce petit film d’histoire de Guillemin : comme quoi, l’histoire bégaye…..depuis bien longtemps. Mais quand même, le libéralisme économique (on dirait pratiquement aujourd’hui , le néolibéralisme), se distingue (je crois) d’une certaine forme de libéralisme (philosophique), celle de promouvoir la liberté individuelle, mais avec la limite bien connue : la liberté individuelle s’arrête là où son exercice peut nuire à autrui (voire la citation exacte de Rousseau); voire aussi la magnifique citation de Robespierre, qui, dans les “subsistances”, dit comment un droit fondamental à chaque être humain de pouvoir vivre (dignement), doit prévaloir sur tout les autres droits, y compris sur celui, soit-disant sacré (sic), de la propriété. Si l’on appliquait ce principe simple à l’ensemble des humains de la planète, voire en l’étendant plus largement au monde du vivant, on aurait un vaste programme à mettre en œuvre, qui nous mènerait probablement plus sûrement à prolonger la survie de notre espèce sur cette toute petite planète…..

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      • Bernard B // 06.11.2018 à 16h19

        Henry Guillemin est d’une clarté et d’une lucidité parfaite et son explication du “libéralisme girondin” vaut parfaitement pour Macron et sa caste.

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        • JBB // 07.11.2018 à 19h36

          Vous pensez vraiment que le gars qui augmente les taxes sur l’essence, et propose une aide pour compenser, est libéral ? En fait c’est son côté socialiste qui va mettre tout le monde contre lui.

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    • leprolo // 06.11.2018 à 11h51

      A Chopsky , je dis ceci :
      LA RÉPUBLIQUE : Oh ! que oui ! = ALERTE …Si au lieu de se préoccuper autant de Tintin et Milou : Nos compatriotes se préoccupaient de la gestion de la République , au lieu d’envoyer aux pouvoirs des gens avides à ce point qu’elles et ils se moquent bien du Liberté , Egalité , Fraternité , ne seront jamais rassasiées ! = Si nous attendons d’avoir à se révolter …..Que se passera-t-il après ?= On recommence , avec les mêmes classes sociale aux pouvoirs ?

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    • Sylvain chesnel // 06.11.2018 à 17h17

      Vous faites un contre sens total à mon sens mais ce n est pas votre faute
      L anarchisme n est pas ce que vous décrivez mais ce terme et ce mode de gouvernement est tellement mal connu mal compris et surtout passer sous silence
      Référez vous à l Espagne et à l Ukraine et ses expériences historique anarchiste et vous verrez que la critique que vous formulez sur ce que dit Chomsky est un contre sens total. Ce serait trop long de vous répondre mais en quelques mots dans l autogestion il y a un contrôle de tous. Tu participé à la ou aux décision mais elle reste collective et du coup ce que tu en dit ne tient pas.
      Tu fais un gros mélange en libéralisme libertarien libertaire idéologie et ce que ça a donné dans le réel. Il faut refaire de l histoire.
      Quand à l égoïsme dont tu parles c est une construction politique du libéralisme de nous faire croire que nous le sommes. Mais les scientifiques ont mainte et mainte fois prouver que nous sommes sélectionner pour notre altruisme pour l entraide.
      Le libéralisme vous à mis ces idées en tête sur vous même et sur les autres mais le libéralisme est en train de passer de gré ou de force et nous redécouvrons tous que notre nature est bien plus complexe et belle. Je vais tomber dans l angélisme mais c est une part de nous même cet angélisme. Sondes votre cœur et vous découvrirez à quel point vous n êtes nullement égoïste. C est dans ces moments que je trouve le libéralisme si puissant quand il arrive à tous nous faire passer à côté de nous de notre profondeur de notre cœur.
      Humanistement
      Sylvain

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  • Nanie // 06.11.2018 à 07h59

    Discours et analyse qui remettent ou mettent les pendules à l’heure !!

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  • Yaka // 06.11.2018 à 08h32

    …expression libre d’un homme intelligent ! Sans détour…sans influences…le monde en a bien besoin !

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  • calal // 06.11.2018 à 08h39

    Il fait un peu du fetichisme de la marchandise et de la monnaie.Le marche capitaliste, normalement ou plutot en theorie,est un marche libre.C’est a dire que warren buffet peut venir avec ses milliards me proposer d’acheter ma maison pour 10 milliards, je peux refuser.Et les 10 milliards de warren buffet ne lui servent a rien,puisqu’il ne peut avoir ce qu’il desire,son desir se heurtant au mien.

    Donc les riches qui possedent deja 80% du monde parce que des gens ont acceptes de leur echanger leurs biens reels contre du papier monnaie ou une ligne de credit sur un disque dur,vont devoir ruser pour acheter les 20% restants…Leur ruse principale c’est de passer par l’etat.Mais ils n’y a pas que les riches qui essaient de manipuler l’etat.Tous ceux qui veulent dominer et imposer leur volonte aux autres essaient de manipuler la violence legale etatique pour atteindre leur but.L’etat est le plus grand danger pour le citoyen.Il faut le surveiller comme le lait sur le feu.
    De la meme maniere,si les gens n’achetaient pas tous les gadgets inutiles,les usines pollueraient moins.°<° le systeme m'a dit que m'a obligé a : ben dites non…

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    • Alfred // 06.11.2018 à 11h27

      Dans la pratique avec une fraction de ses dix milliards le sieur buffet possédera votre maison s’il la désire que vous le vouliez ou non. Et ce sans l’ombre du moindre doute. Il l’achètera à vos ayant droits ou aux ayants droits de vos ayants droits après vous avoir sorti du circuit d’une manière qui importe peu (corruption du pouvoir et de la justice locale, internement ou accident bête). C’est cela la réalité du “capitalisme”. C’est cela la réalité derrière 100 millions, 1 milliard en monnaie de singd ou que sais-je. Car le non-dit derrière 1 milliard de cauris dans les mains d’une personne c’est l’existence d’une fractuin de la population qui se compte quand même en millions, capable de vendre père et mère contre une portion du dit milliard.
      Mr Buffet bénéficie d’une impunité totale. Ainsi que tous les milliardaires. Ils n’auront jamais en prison pour une affaire nde mœurs. (Citez moi un contre exemple).
      En conclusion le désir de buffet ne se heurte pas au votre (il l’écrase dans le percevoir). Il peut a la limite être gêné par notre désir collectif quand nous nous organisons.

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      • JBB // 07.11.2018 à 20h04

        Et ben non justement, c’est parceque l’Etat peu légalement vous exproprier, qu’il suffit d’un peu de corruption pour que le tour soit joué. Plus l’Etat a de pouvoir plus il est corrompu.

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        • Alfred // 08.11.2018 à 17h01

          Je ne comprend pas votre intervention. Cela n’a rien à voir avec la forme ou l’emprise de l’état. Même sans aucun état Mr Buffet peut faire ce qu’il veut de Calal et de vous même. Il lui suffit de jeter le montant nécessaire de verroterie / bitcoin / roro / femmes lascives à quelques membres désespérés et non politisés de ce qu’on appelle le lumpen-proletariat. Les puissants ont toujours eu des nervis et c’est ainsi que s’exerce la réalité du pouvoir (avec ou sens uniforme, avec ou sens état).

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          • Jean // 09.11.2018 à 00h43

            @ Alfred

            L’obsession de certains néolibéraux envers l’État et une croyance religieuse qui s’oppose à toute forme de logique. La raison est impuissante face à cette radicalisation économique.

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    • jp // 06.11.2018 à 11h38

      ” le système m’a dit que m’a obligé a ”
      eh si parfois, le système oblige
      je connais une vielle dame de la campagne, maraichère de son métier qui a été OBLIGÉE de déclarer ses impôts par internet, donc il fallait un ordinateur connecté !
      Et pour joindre un artisan ou autres qui n’ont que des 06, j’ai du me résoudre à acheter un portable parce les appels avec ma ligne fixe étaient trop surtaxés.

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  • LBSSO // 06.11.2018 à 08h47

    Radicalité ou impasse ?

    Quelques extraits de l’ ” A Propos” du site “Le Partage” à l’origine de ce billet.

    “Ce site web regroupe diverses publications et traductions proposées par un collectif que nous avons choisi d’appeler Le Partage (dont certains membres font également partie de l’organisation d’écologie radicale internationale Deep Green Resistance). Elles s’inscrivent dans le cadre de la critique anti-civilisation, quasi inexistante en France, et pourtant essentielle.”

    “La civilisation, en tant que culture urbaine (basée sur une pratique insoutenable : l’agriculture), en tant que culture émergeant de la ville comme mode d’habitat humain, et en tant que culture propageant ce mode d’habitat, est antiécologique”.

    “Ceux qui s’opposent au racisme, au sexisme, et à l’homophobie, aux inégalités de salaires, de la même façon, agissent comme les forces de l’ordre du système : ils l’aident à éliminer les attitudes déviantes que sont le racisme, le sexisme et l’homophobie, etc. ; le système technoindustriel peut tout à fait encourager de telles choses, puisqu’il peut très bien s’en accommoder”.

    “La seule lutte qui les englobe toutes par sa radicalité, et qui permette la résolution simultanée de tous les problèmes est logiquement la lutte contre l’industrialisme, contre la société de masse, contre la civilisation.”

    “[…] la civilisation, en tant qu’organisation sociale antidémocratique reposant sur des activités écologiquement délétères (notamment, mais pas seulement, sur l’agriculture), doit être démantelée.”

    http://partage-le.com/a-propos/

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    • Guadet // 06.11.2018 à 10h10

      Je ne pense pas que la civilisation, ce soit le dernier smartphone, les villes tentaculaires et le productivisme. Pour moi c’est plutôt les grands artistes les penseurs, les philosophes, les scientifiques, l’intelligence plutôt que la bêtise, tout ce que la mondialisation productiviste détruit.
      Il ne s’agit donc pas de lutter contre la civilisation mais pour la civilisation.

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      • bhhell // 06.11.2018 à 11h36

        On vous présente des données physiques , intrinsèquement liées au développement de la civilisation, qui nous conduisent dans le mur, et vous les écartez d’un revers de main. Bien sûr que la civilisation est un mélange de grandes choses et de mauvaises choses. Elle n’est en pas moins insoutenable en tant que système d’accumulation (je vous encourage à regarder la vidéo classique de Albert Bartlett à ce sujet “population et énergie”: https://www.youtube.com/watch?v=sI1C9DyIi_8)

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        • Guadet // 06.11.2018 à 23h46

          Mais de quelle genre de “civilisation” parlez-vous ? les “données physiques qui nous conduisent dans le mur” sont liées au contraire à un recul de la civilisation sous les coups du pouvoir technique et technologique qui détruisent l’homme et l’intelligence humaine au profit de la machine et de la marchandise. Les artisans d’il y a deux siècles avec tout leur savoir-faire, ou les navigateurs de la marine à voile, par exemple, montraient une civilisation beaucoup plus développée que ceux de maintenant, qui ne sont plus que des esclaves des machines. Voyez depuis un siècle le terrifiant recul de la littérature et des arts plastiques. Ce sont les marchands d’informatique qui vous font croire qu’ils vous offrent le nec plus ultra de la civilisation, pour bien vous abrutir comme consommateur compulsif.

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          • bhhell // 07.11.2018 à 08h18

            Tous les historiens seront d’accord pour vous dire que la civilisation est née il y a environ 10 mille ans avec l’apparition de l’agriculture, début du processus d’accumulation. Les archéologues montrent aussi que cette dernière marque la hiérarchisation sociale dans le bâti. Les maisons, jusqu’alors homogènes, varient fortement en taille et raffinement, avec l’apparition d’une classe de propriétaires qui organisent le stockage et la redistribution des surplus. La civilisation, c’est la hiérarchisation sociale et la spécialisation, y compris celle de l’art, qui devient une catégorie à part, concept incompréhensible pour les sociétés antérieures à la civilisation, où l’art imprègne chaque élément de l’existence.
            Vous ne pouvez pas séparer l’art des côtés déplaisants de la civilisation, il faut tout prendre en bloc.
            Ce que vous appelez la machine et la marchandise deviennent donc inévitables une fois le processus de spécialisation (permis par l’agriculture) enclenché.
            La civilisation requiert toujours plus d’énergie pour se développer et les énergies fossiles ne sont pas un accident mais une étape inévitable de son développement. Notre liberté est conditionnée par des déterminismes forts
            Pour assurer la simple survie de la civilisation (même dans un monde qui sortirait de l’idéologie de la croissance), vous devez émettre toujours plus de chaleur et consommer toujours plus votre environnement. Et aujourd’hui, il semble que nous sommes en train de franchir des effets de seuil irréversibles

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            • Guadet // 07.11.2018 à 18h28

              Je suis moi-même historien et je ne suis pas d’accord avec vous. La machine et la marchandise sont si peu inévitables que seul le capitalisme libéral occidental du XIXe siècle les a adoptés comme système. Voir une continuité de progrès entre l’apparition de l’agriculture et le productivisme moderne est un mensonge forgé par la propagande capitaliste libérale. D’autres modèles d’évolution existent, qui méritent mieux le nom de “civilisation”.

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            • bhhell // 07.11.2018 à 20h55

              Bonjour Guadet,

              Vouloir défendre un quelconque bilan des civilisations avec un avant où c’était bien et un après, le 19e siècle est absurde. Les civilisations ont été uniformément oppressives sous l’action d’une division en classe qui est pleinement la conséquence de l’agriculture. Si vous ne faites pas une relation directe entre cette dernière et le développement de l’esclavage, des maîtres et des sujets, alors je ne peux rien pour vous. Le développement du cerveau humain et la division du travail aboutissent mécaniquement à l’usage des énergies fossiles et la destruction de l’environnement (accéléré par la sauvagerie capitaliste que je ne défends pas du tout, au contraire). Si l’humanité existe depuis environ 300 mille ans et que dans les derniers 10 mille ans agricoles, la démographie la violence et la prédation sur l’environnement ont cru exponentiellement, ce n’est pas un accident. C’est du déterminisme. Je ne crie pas “vive le capitalisme, fin ultime de l’évolution”, contre lequel je soutiens le combat, je constate simplement des données physiques et physiologiques.

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      • LBSSO // 06.11.2018 à 12h41

        Agir, les deux pieds dans le fumier.

        Je partage avec vous l’attitude qui consiste à se battre « pour » une civilisation plutôt que « contre ». Mais une telle approche oblige. Vous ne pouvez rester cantonner dans le domaine immatériel (certes indispensable), « des penseurs, des philosophes, des scientifiques ».
        Quand le monde risque de s’effondrer, cette attitude ne peut suffire. Ayant apprécié une représentation de la pièce « Le Démon de Hannah » , je me souviens d’une réplique imaginée par l’auteur : Hannah Arendt (Elsa Zylberstein ) lance à la figure de Martin Heidegger (Jacques Weber) :
        « Tu penses que tu peux faire de la philosophie, c’est ça ! Mais ça ne te gêne pas de philosopher sur un tas de fumier ! »
        Certains radicaux veulent se débarrasser du tas de fumier (=civilisation au sens défini), renverser le tombereau. Risque : violence individuelle et politique.
        Parmi ceux qui se battent « pour », j’apprécie grandement les personnes, quelles qu’elles soient, qui , par leurs projets et actions, les deux pieds dans la m… , démontrent que d’autres solutions existent. Risque : lenteur.

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    • Didier Mermin // 06.11.2018 à 13h53

      @LBSSO : donc, selon Le Partage : “Ceux qui s’opposent au racisme, au sexisme, et à l’homophobie, aux inégalités de salaires, de la même façon, agissent comme les forces de l’ordre du système” : qu’est-ce que ça vient f*** dans leur “à propos” eu égard à l’écologie ? Ces gens ne comprennent rien à rien, à savoir que “le système”, c’est AUSSI et d’ABORD : le racisme, le sexisme, et l’homophobie, c’est-à-dire un principe de discrimination, le même que celui dont sont AUSSI victimes leurs chers chasseurs-cueilleurs, alias les indigènes dont parle Chomsky.

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    • JBB // 07.11.2018 à 20h22

      LOL, le partage qui prône le retour au moyen-age et qui pense que ça va résoudre les problèmes d’homophobie ou de sexisme. Pour le racisme ça doit pouvoir marcher car l’absence de moyen de communication et de déplacement doit sévèrement limiter l’immigration.

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  • Maxhno // 06.11.2018 à 09h32

    Il est temps que l’anarchisme reprennent ces droits et que le magma horizontale de la vie puissent enfin ce mettre a digérer des siècles d’une ascension devenu incontrôlable, la société produit maintenant des jeunes-vieux formatés pour n’avoir de vocation que de servir l’émanation du complot vieux “le capital”.
    Les jeunes sont sacrifié pour que ces vieux riches impose leur vision dégradée par l’usure et la lubricité d’une existence sans partage possible car bien trop dégénérée, la verticalité a des vertus certaines dans le développement des civilisations mais quand a bout de course, elle se retrouve dans les mains d’une descendance sans légitimité et naturellement soumise a une idéologie scénile, c’est le début de la fin.
    Un anarchiste très connu avait dit :” tu dois tuer ton pére et ta mére et haïr ton frére et ta soeur” forcément a ne pas prendre au pieds de la lettre, il remet juste l’individu a sa place face aux réalités de son existence.

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  • Charles de // 06.11.2018 à 10h18

    “Imaginons que vous me vendiez une voiture”…… Ce sera la présence d’une voiture supplémentaire sur la route.”
    VASTE CONNERIE car si vous me vendez une voiture, ELLE EXISTE DÉJÀ, ELLE NE SERA PAS SUPPLÉMENTAIRE !

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    • Emmanuel // 06.11.2018 à 14h44

      Oui, mais non. Car s’il n’y a pas d’acheteur, la voiture ne sera pas produite (dans la généralisation)…..lorsque le doigt montre la lune 🙂

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  • Babar // 06.11.2018 à 10h19

    La plupart des crises qui menacent actuellement notre environnement sont liées à la pullulation inconséquente de l’espèce humaine depuis le milieu du 19ème siècle., mais ce fait reste largement sous estimé. Ainsi quand le wwf note la perte de 60% des populations animales en 40 ans il se garde bien de préciser l’exception que forme H. sapiens qui dans le même temps a accru sa population de 81%. Pire, les remèdes que l’on se propose d’adopter sont d’une efficacité dérisoire comparée à la réduction d’un enfant par famille de pays développés comme le montre Wynes et al.:
    http://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/aa7541

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    • RV // 07.11.2018 à 20h12

      Le boom démographique est une conséquence de l’utilisation des énergies carbonées
      Sans énergie aussi puissante, donc avant leur exploitation, la courbe démographique ne subit pas d’emballement

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      • JBB // 07.11.2018 à 20h29

        Et maintenant l’émancipation des femmes (grâce à cette énergie) inverse la tendance.

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  • rolland // 06.11.2018 à 12h29

    OXFAM a dit qu’en 2013, 85 personnes détenaient autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité……..mais aujourd’hui on est en 2018 et en 2017 le sommet de Davos nous a informé que ce sont bien 8 personnes qui détiennent maintenant autant que les 3.500.000.000 les plus pauvres.
    Demain il seront cinq, trois…….puis un !
    En attendant et en conséquences, les journalistes ne peuvent plus faire leur travail jusqu’à se faire matraquer par les forces de l’ordre aux ordres, les gens crèvent de faim et bientôt de froid, les nouvelles et prochaines générations n’ont plus la possibilité de se projeter dans le futur, etc……..et je crains que le degré de violence explose très rapidement maintenant.
    C’est quand même dommage que nous n’ayons pas saisi la dernière présidentielle pour mettre le monstre Macron de côté car on aurait pu faire d’une pierre deux coups en mettant Le Pen au pouvoir, ce qui aurait démontré aux français qui la soutiennent et à tous les autres qu’elle et son parti sont des leurres afin de permettre au système en place de se maintenir….tout comme leurs homologues de l’autre côté de l’échiquier politique français !
    Bref, la violence que nous méritons tant arrive…..aux abris les amis !

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    • jp // 06.11.2018 à 17h01

      “mettant Le Pen au pouvoir” ouais mais non, je n’ai pas envie, pas envie du tout de faire l’expérience de voir mes proches, qui sont tous (sauf 1) franco-exotiques, se faire tabasser – voire pire – par des néonazes

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      • calal // 06.11.2018 à 19h04

        lol tu preferes qu’ils se fassent tabasser par benalla?
        “franco-exotiques” ,lol la loi protege tout le monde dans un etat de droit .
        Et si la france n’est plus un etat de droit, tu ne peux le reprocher ni au fn ni a la FI puisqu’ils n’ont jamais ete au pouvoir…

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  • AerosolKid // 06.11.2018 à 17h29

    « On n’est jamais mieux gouverné que lorsqu’il n’y a pas de gouvernement. »
    Jean-Baptiste Say

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    • rolland // 06.11.2018 à 22h19

      Voir anselme Bellegarrigue :

      En effet
      Qui dit anarchie, dit négation du gouvernement
      Qui dit négation du gouvernement, dit affirmation du peuple;
      Qui dit affirmation du peuple, dit liberté individuelle;
      Qui dit liberté individuelle, dit souveraineté de chacun;
      Qui dit souveraineté de chacun, dit égalité;
      Qui dit égalité, dit solidarité ou fraternité;
      Qui dit fraternité, dit ordre social;
      Donc qui dit anarchie, dit ordre social.

      Au contraire:
      Qui dit gouvernement, dit négation du peuple;
      Qui dit négation du peuple, dit affirmation de l’autorité politique;
      Qui dit affirmation de l’autorité politique, dit dépendance individuelle;
      Oui dit dépendance individuelle, dit suprématie de caste;
      Qui dit suprématie de caste, dit inégalité;
      Qui dit inégalité, dit antagonisme;
      Qui dit antagonisme, dit guerre civile;
      Donc qui dit gouvernement, dit guerre civile.

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      • Fabrice // 07.11.2018 à 07h57

        Et bien je suis jusqu’à : qui dit souveraineté de chacun dit égalité
        C’est totalement faux,
        Qui se dit souverain se dit plus ceci ou cela que son voisin, sinon vous lui êtes implicitement inférieur dans l’organisation par strates des sociétés humaines.
        Il n’y a pas d’egalité prévue, la nature même ne prévoit pas le principe d’egalité.
        Il y a un dominant et un dominé mais, cependant et c’est là que le bas blaisse, dans la nature le rapport de force se corrige dès lors que le nombre des dominés devient trop important.
        Chez l’homme non!

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        • calal // 07.11.2018 à 08h16

          dans la nature le rapport de force se corrige dès lors que le nombre des dominés devient trop important.
          Chez l’homme non!
          c’est pas tout a fait exact. Si les dominants maintiennent trop facilement leur emprise sur les domines a l’interieur d’un pays par ex,ils vont “s’endormir sur leurs lauriers”, les domines vont resister passivement et cet ensemble sera mur pour une conquete par un “pack” exterieur soit dans le cas des hommes un autre pays,un autre systeme.Illustration actuelle: le declin de l’occident, la montee de la chine,de l’asie voir du monde musulman.

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          • RV // 07.11.2018 à 20h17

            Dans la nature ce sont les groupes qui pratiquent l’entraide qui survivent.
            La sélection naturelle n’est pas celle que l’on nous a enseigné jusqu’à peu.

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            • JBB // 07.11.2018 à 22h17

              Dans la nature même si le groupe survit les plus faibles ou malchanceux meurent.

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        • AerosolKid // 10.11.2018 à 08h22

          « La plus petite minorité sur Terre est l’individu. Ceux qui nient les droits individuels ne peuvent pas prétendre être des défenseurs des minorités. Les droits individuels ne peuvent pas être soumis au vote du public ».

          Ayn Rand.

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        • AerosolKid // 10.11.2018 à 08h34

          Celui qui se dit souverain n a pas de maître et ne veut pas d esclave. C est simple. Votre argumentaire tombe à l eau. [Modéré]

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      • AerosolKid // 10.11.2018 à 08h39

        @Rolland J’aime également beaucoup celle ci de Bellagarrique :

        « Quand vous demandez la liberté au gouvernement, la niaiserie de votre demande lui apprend aussitôt que vous n’avez aucune notion de votre droit ; votre pétition est le fait d’un subalterne, vous avouez votre infériorité ; vous constatez sa suprématie et le gouvernement profite de votre ignorance et il se conduit à votre égard comme on doit se conduire à l’égard des aveugles, car vous êtes des aveugles. »

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