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4.octobre.20184.10.2018 // Les Crises

En route vers le servage. Par Chris Hedges

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Source : Truthdig, Chris Hedges, 26-08-2018

Une manifestation en 2016 dans le Zuccotti Park de Manhattan, où le mouvement d’occupation de Wall Street a commencé cinq ans auparavant. (Corinne Segal / pbs.org)

Vous connaissez les statistiques. L’inégalité du revenu aux États-Unis n’a pas été aussi prononcée depuis plus d’un siècle. Dix pour cent des plus riches détiennent 50 % des revenus du pays, et 1 % détient 20 % des revenus du pays. Un quart des travailleurs américains ont des salaires inférieurs à 10 $ de l’heure, ce qui les place sous le seuil de pauvreté, alors que le revenu du PDG moyen d’une grande entreprise est plus de 300 fois supérieur au salaire de son employé moyen, une augmentation massive étant donné que dans les années 1950, le PDG moyen gagnait 20 fois plus que son employé. Cette inégalité des revenus est mondiale ; 1 % de la population mondiale contrôle 40 % de la richesse mondiale. Et la situation s’aggrave.

Quelles seront les conséquences économiques et politiques de cette inégalité ? Jusqu’à quel point la situation va-t-elle empirer avec l’imposition de programmes d’austérité et d’un nouveau code fiscal qui réduit les taux d’imposition des sociétés, permettant aux entreprises de thésauriser ou de racheter leurs propres actions au lieu d’investir dans l’économie ? Comment allons-nous survivre alors que les primes d’assurance-maladie augmentent constamment et que les programmes sociaux et d’aide sociale tels que Medicaid, les subventions Pell et les coupons alimentaires sont réduits ? De plus en vertu de la révision du code des impôts signée par le président Trump en décembre, les taux vont augmenter à long terme pour la classe ouvrière. Au cours de la prochaine décennie, la révision coûtera environ 1 500 milliards de dollars au pays. Où cela va-t-il s’arrêter ?

Nous vivons dans un nouveau féodalisme. Nous avons été dépossédés du pouvoir politique. Les travailleurs sont piégés dans des emplois subalternes, contraints de s’endetter lourdement et de recevoir des salaires stagnants ou en baisse. La pauvreté chronique et les conditions d’exploitation au travail dans de nombreuses régions du monde, et de plus en plus aux États-Unis, reproduisent l’enfer enduré par les ouvriers à la fin du XIXe siècle. La capture complète des institutions dirigeantes par les entreprises et leurs élites oligarchiques, y compris les deux partis politiques dominants, les tribunaux et la presse, signifie qu’il n’existe plus aucun mécanisme par lequel nous pouvons réformer le système ou nous protéger contre les abus croissants. Nous nous révolterons ou deviendrons des esclaves du XXIe siècle, forcés de vivre dans la misère et brutalement opprimés par la police militarisée et le système de sécurité et de surveillance le plus sophistiqué de l’histoire humaine tandis que les oligarques au pouvoir continuent à se vautrer dans une richesse et une opulence inimaginables.

« Le nouveau code fiscal est d’un excès explosif », m’a déclaré l’économiste Richard Wolff lors de notre entretien à New York. « Pendant 30 ou 40 ans, les sociétés ont payé moins d’impôts que jamais. Elles ont gagné plus d’argent que jamais. Elles ont pu faire stagner les salaires alors que la productivité du travail augmentait. D’un point de vue historique, c’est le pire moment pour leur accorder un autre gros cadeau, encore plus aux dépens des personnes même dont les salaires ont stagné. Leur accorder une telle réduction d’impôt, qui passe essentiellement de 35 % à 20 %, revient à une réduction de 40 %. Ce genre d’excès fou rappelle les [rois] de France avant la Révolution française, lorsque le niveau d’excès atteignit une dimension sociale explosive. Nous en sommes là. »

Lorsque le capitalisme s’est effondré dans les années 1930, la classe ouvrière a réagi en formant des syndicats, en faisant grève et en protestant. Les ouvriers se sont dressés, pouvoir contre pouvoir. Ils ont forcé les oligarques à réagir avec le New Deal, qui a créé 12 millions d’emplois financés par le gouvernement, la sécurité sociale, le salaire minimum et les indemnités de chômage. L’infrastructure du pays a été modernisée et entretenue. À lui seul, le Civilian Conservation Corps (CCC NDT: Corps civil de protection de l’environnement) employait 300 000 travailleurs pour créer et entretenir les parcs nationaux.

« Le message de la classe ouvrière organisée était sans équivoque », m’a dit M. Wolff. « Soit vous nous aidez à traverser cette dépression, soit il y aura une révolution. »

Les programmes du New Deal ont été payés en taxant les riches. Même dans les années 1950, sous la présidence d’Eisenhower, le taux marginal le plus élevé était de 91 %.

Les riches, furieux, ont mené une guerre pour défaire ces programmes et rétablir l’inégalité sociale qui les rend riches à nos dépens. La boucle est bouclée. Les dissidents, les radicaux et les critiques du capitalisme sont à nouveau qualifiés d’agents des puissances étrangères et éliminés des universités et des ondes. Le mouvement ouvrier a été démantelé, notamment par le biais de lois dites de droit au travail qui interdisent les accords entre syndicats et employeurs. Les derniers règlements encore en vigueur pour contrecarrer le pillage et la pollution des entreprises sont supprimés. Bien que le gouvernement soit le seul mécanisme dont nous disposons pour nous protéger contre les oligarques prédateurs et les sociétés, les riches nous disent que le gouvernement est le problème, pas la solution. L’austérité et un budget militaire hypertrophié et incontrôlable, ainsi que la privatisation des services et des institutions publics comme les équipements collectifs et l’éducation publique, sont la voie, nous rassure-t-on, vers la croissance économique. Et c’est l’escroc en chef et ses amis milliardaires de l’industrie des combustibles fossiles et de la guerre et d’ailleurs à Wall Street, qui président à cet assaut et à cette kleptocratie effrénée.

Les élites mitonnent des statistiques mensongères sur une reprise après le krach financier mondial de 2008. Pour recueillir des statistiques sur le chômage, par exemple, les agents du gouvernement posent deux questions aux gens : Vous travaillez ? S’ils répondent « oui », ils sont considérés comme employés même s’ils ont un emploi temporaire dans lequel ils ne travaillent qu’une heure par semaine. S’ils disent « non », on leur demande s’ils ont cherché du travail. S’ils n’ont pas cherché de travail au cours des quatre dernières semaines, ils sont magiquement rayés des listes de chômeurs. Et puis il y a la longue liste de ceux qui ne sont pas comptés comme chômeurs, comme les prisonniers, les retraités, les conjoints à la maison et les étudiants du secondaire et des universités qui souhaitent avoir un emploi. Le recours aux « faits alternatifs » n’a pas commencé avec Donald Trump.

« Il n’est pas nécessaire d’être un génie de la statistique pour comprendre qu’au cours des dix dernières années, un nombre important de personnes a renoncé à chercher parce que c’est trop écœurant », m’a expliqué Wolff. « Les emplois qu’on leur offrait étaient inférieurs à ce qu’ils avaient avant ou si précaires que cela rendait leur vie familiale impossible. Ils sont retournés à l’école, sont entrés dans l’économie souterraine ou ont commencé à vivre aux crochets de leurs amis, parents et voisins. »

« La qualité des emplois, la sécurité, les avantages sociaux et l’impact sur la santé physique et mentale ont dégringolé à mesure que les salaires stagnaient », a-t-il poursuivi. « Nous ne sommes pas en convalescence. Nous sommes en déclin continu, ce qui, soit dit en passant, est la raison pour laquelle M. Trump a été élu. C’est ce qui arrive au capitalisme en Europe occidentale, au Japon et aux États-Unis. C’est pourquoi une classe ouvrière en colère cherche des moyens d’exposer et de changer sa situation. »

« La société a une responsabilité envers elle-même », selon M. Wolff. « Si le secteur privé ne peut pas ou ne veut pas gérer cela, alors le secteur public doit intervenir. C’est ce que [Franklin] Roosevelt a dit lorsqu’il est passé à la radio : “S’il y a des millions d’Américains qui ne demandent rien d’autre qu’un emploi, et que le secteur privé ne peut pas le leur fournir, alors c’est à moi de le faire. Qui d’autre va le faire ? Si nous réduisons les prestations d’aide sociale, nous rendons les gens dépendants du secteur privé. Qu’advient-il des gens qui se retrouvent dans un secteur de capital privé qui ne peut et ne veut pas fonctionner d’une manière socialement acceptable ?” »

« Au lieu de créer une classe moyenne, elle polarise tout », a-t-il dit au sujet de l’inégalité. « Cela permet aux cadres supérieurs de devenir complètement fous avec leurs salaires. Ils sont payés au-delà de ce qui est raisonnable, au-delà de ce que leurs collègues capitalistes reçoivent dans d’autres parties du monde. Il y a un effondrement de la capacité d’acheter des choses. Une entreprise qui économise tout cet argent grâce à une réduction d’impôt de M. Trump ne va pas dépenser son argent à embaucher du personnel, à acheter des machines, à produire davantage. Ils ont du mal à vendre ce qu’ils produisent déjà. Ils appauvrissent les gens auxquels ils vendent leurs produits. Que font-ils de l’argent ? Ils le prennent et se paient eux-mêmes. Ils se donnent des salaires plus élevés. Ils rachètent leurs propres actions, ce qu’ils sont légalement autorisés à faire. Cela fait grimper le prix de l’action. Leur rémunération [personnelle] est liée à l’évolution du cours de l’action. Aucun emploi n’est créé. Aucune croissance n’est créée. Le prix des actions augmente même si la viabilité de l’entreprise – à cause de l’effondrement de son marché – est en déclin. »

« Le capitalisme se vide de lui-même », a-t-il dit. « Les capitalistes refusent d’affronter cette réalité parce qu’ils font de l’argent, pour un temps. C’est la même logique que les monarques avant la Révolution française, qui construisaient le fantastique château de Versailles sans comprendre qu’ils creusaient leurs propres tombes dans ces beaux jardins. »

Les élites détournent l’attention de leur pillage en accusant des pays étrangers comme la Chine ou les travailleurs sans papiers de la ruine économique de la classe ouvrière.

« C’est un stratagème classique de politiciens malhonnêtes aux prises avec un problème qu’ils ont eux-mêmes créé, d’accuser les autres », a dit Wolff. « Nous prenons les 10 ou 11 millions d’immigrants pauvres de ce pays au statut juridique douteux et nous les diabolisons. On les fait passer pour des boucs émissaires. Ils n’expliquent pas les difficultés de cette économie. Les expulser ne change pas fondamentalement la dynamique de l’économie. C’est enfantin de le montrer. Mais c’est un bon scénario, “Je cogne sur l’étranger”. »

« Les tarifs douaniers sont une autre façon de cogner sur l’étranger », a poursuivit poursuit Wolff. « Le tarif est une punition pour les autres. De nos jours, l’épouvantail de service, c’est la Chine. Ce sont eux les méchants. C’est ce qu’ils font. J’aimerais rappeler deux ou trois choses à propos de ces tarifs. D’abord, historiquement, ils ne fonctionnent pas très bien. Ils sont très facile à contourner. Par exemple, nous avons imposé des droits de douane sur l’acier en provenance de Chine. Que font les Chinois ? Ils concluent un accord avec les Canadiens, les Mexicains, les Coréens ou les Européens. Ils leur vendent et eux le revendent ici. C’est sur le même bateau que ça arrive ici. Seul le drapeau différent à l’arrière. C’est puéril. C’est bien connu. »

« Ensuite c’est le théâtre politique », a-t-il dit. « Ça ne change pas grand-chose. Par exemple, une bonne moitié des marchandises en provenance de Chine proviennent de filiales de sociétés américaines qui sont parties en Chine au cours des 30 dernières années pour produire pour le marché américain. Vous les touchez en fermant leur marché. Ils vont être en colère. Ils vont perdre leurs investissements. Ils vont prendre des mesures correctives. Tout cela est négatif pour l’économie américaine. C’est bizarre. »

« Enfin, les Chinois, dont les politiciens ne sont pas si différents des nôtres, devront prendre position en retour et riposter », a-t-il dit. « Ils ciblent déjà nos produits agricoles. C’est le chaos. Les États-Unis, lorsque nous étions encore un jeune pays, ont été accusés par les Britanniques et les Européens de voler leur technologie et leur propriété intellectuelle. Il n’a jamais été aussi facile qu’aujourd’hui de partager la propriété intellectuelle. Les Chinois ont fait leur part en tant qu’économie en plein essor. Ce n’est pas nouveau. Ce n’est pas effrayant. Cela fait partie du fonctionnement du capitalisme. S’indigner soudain comme s’il se passait quelque chose de spécial, c’est malhonnête. »

Il n’y a pas de discussion dans les médias contrôlés par les entreprises sur les effets de notre capitalisme d’entreprise incontrôlé. Les travailleurs endettés, incapables de payer des soins de santé et d’autres coûts de base sans cesse croissants, piégés dans des emplois mal rémunérés qui font de la vie une longue course pour pallier aux urgences, sont rendus invisibles par les médias, qui nous divertissent avec des commérages sur des acteurs pornos, des stars de la Télé-réalité et se consacrent au culte des célébrités. Nous négligeons la réalité à nos risques et périls.

« Nous avons donné carte blanche à un système capitaliste parce que nous avions peur d’en débattre », a conclu M. Wolff. « Quand vous donnez un laissez-passer à une institution, vous créez les conditions pour qu’elle pourrisse juste derrière sa façade. C’est ce qui se passe. »

Source : Truthdig, Chris Hedges, 26-08-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 07h24

Le but du capitalisme, indépendamment des entreprises exerçant sous ce régime, est exclusivement de maximiser la part du profit.
Du point de vue capitaliste, les Travailleurs et la Planète ne sont que force de travail et ressources physiques, qu’il convient d’exploiter au moindre coût.
Toutes autres considérations (destruction de l’écosystème, paupérisation…) sont sans objet car ignorées du Système.

Le capitalisme n’a pas pour objet de répondre aux besoins réels.
Satisfaire les besoins réels n’est qu’une conséquence particulière – et non un cas général comme on le laisse penser – de la recherche de profit.
Bien au contraire, depuis des décennies, la recherche du profit a pour conséquence d’empêcher un nombre croissant d’individus de répondre à leurs besoins élémentaires !

162 réactions et commentaires

  • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 07h24

    Le but du capitalisme, indépendamment des entreprises exerçant sous ce régime, est exclusivement de maximiser la part du profit.
    Du point de vue capitaliste, les Travailleurs et la Planète ne sont que force de travail et ressources physiques, qu’il convient d’exploiter au moindre coût.
    Toutes autres considérations (destruction de l’écosystème, paupérisation…) sont sans objet car ignorées du Système.

    Le capitalisme n’a pas pour objet de répondre aux besoins réels.
    Satisfaire les besoins réels n’est qu’une conséquence particulière – et non un cas général comme on le laisse penser – de la recherche de profit.
    Bien au contraire, depuis des décennies, la recherche du profit a pour conséquence d’empêcher un nombre croissant d’individus de répondre à leurs besoins élémentaires !

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    • calal // 04.10.2018 à 08h41

      Le capitalisme n’a pas pour objet de répondre aux besoins réels.

      Regardez les produits menagers: plethore de produits mais oligopole derriere.
      Malgre tout,le marche fonctionne: les gens se mettent a fabriquer leur propre lessive,leur propre shampooing…

        +2

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      • lefredle // 04.10.2018 à 09h11

        Au 19° siècle, 90% des chevaux ont été massacrés suite au développement massif du rail car ils n’étaient plus utiles. Le développement de l’IA et de l’automatisation va finir par nous rendre ‘dispensables’ aussi. Au bout d’un moment, cette élite monopolisant toutes ces richesses et ces moyens de production n’aura plus besoin de nous. Nous connaîtrons peut-être le même sort que ces chevaux…
        Leur moyen à eux de “sauver l’écosystème”?

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        • douarn // 04.10.2018 à 10h02

          Merci lefredle pour ce commentaire
          En France le pic de population equine était en 1911.

          En 1911, deux chevaux regardaient passer l’une de ces premières voitures sur la route bordant leur prairie. Le premier cheval disait à l’autre : “penses tu que ces engins pétaradants vont nous remplacer ? ” Le second cheval répondit : “Mais oui bien sûr car selon la théorie économique des avantages comparatifs de Ricardo, nous ne seront plus affectés aux travaux que ces engins font mieux que nous, nous ferons enfin des trucs pour lesquels nous sommes les plus performants!”

          Bref le pic de la population equine en France, c’était en 1911…

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          • Sandrine // 04.10.2018 à 12h10

            La destruction programmée peut prendre des formes assez insidieuses, que nous ne voyons pas venir.
            Ce matin David Kayat sur Radio Classique a lancé une diatribe incendiaire contre la soi-disant situation pitoyable de la médecine à Cuba, un pays selon lui, où les taux de cancer du poumon seraient les plus élevés au monde et la formation des médecins du niveau au mieux de celui d’assistant médicaux.
            D Cayat a été entre autre le président fondateur de la Collégiale des cancérologues de l’Assistance publique, de la Fédération française des oncologues médicaux, du master d’excellence en cancérologie, du sommet mondial contre le cancer avec l’UNESCO, de la Charte de Paris contre le cancer.
            Pourtant, lors de sa récente visite à La Havane en juillet 2014, Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé, a fait l’éloge du système de santé cubain et s’est montrée impressionnée par les réussites dans ce domaine. « Cuba est le seul pays qui dispose d’un système de santé étroitement lié à la recherche et au développement en cycle fermé. C’est la voie à suivre, car la santé humaine ne peut s’améliorer que grâce à l’innovation », a-t-elle déclaré. Elle a salué « les efforts de la direction de ce pays pour faire de la santé un pilier essentiel de développement”
            L’OMS a rappellé que le manque d’accès aux soins dans le monde n’est en aucun cas une fatalité découlant d’un manque de ressources. Il traduit, au contraire, un manque de volonté politique de la part des dirigeants de protéger les populations les plus vulnérables. L’organisation cite à ce titre le cas de l’île de la Caraïbe comme étant le parfait contre-exemple du lien prétendu entre manque de moyens économique et mauvaise situation de la médecine dans les pays du tiers-monde.
            Qui a dit que certains auraient intérêt à ce que les plus pauvres crèvent comme des mouche set feraient croire, dans cette objectifs, que ceux-ci ne seraient pas aptes à survivre dans un monde de guerre totale économique?

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        • Patrick // 04.10.2018 à 10h30

          j’ai toujours pensé que la SNCF était nuisible 🙂

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          • douarn // 04.10.2018 à 11h37

            Il ne faut pas, c’est le père Ricardo qui le dit 🙂

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        • calal // 04.10.2018 à 13h30

          c’est la ou intervient le mouvement “speciste”. Ils croient donner aux animaux la meme valeur qu’aux etres humains et en fait ils vont abaisser la valeur de l’humain a celui des animaux…

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        • oimde // 04.10.2018 à 15h35

          Pour certains “initiés” répartit sur la planete, je suis sur que pour des raisons théologiques ou “philosophiques” celà ne fait aucun doute…

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        • jducac // 04.10.2018 à 20h49

          @ Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 07h24
          « Le but du capitalisme…………. est exclusivement de maximiser la part du profit. »
          Je partage tout à fait cet avis et cela ne me révolte pas, car de fait, cela revient à rechercher l’efficacité de l’action. On parvient à l’efficacité en faisant la chasse aux dépenses inutiles c’est-à-dire au gaspillage de l’énergie fossile et des matières premières dont on appauvri notre planète pour toujours.
          C’est d’ailleurs cette plus grande efficacité qui a permis aux processus industriels et automatisés de s’imposer face aux processus mettant en jeu les forces animales et humaines peu à peu abandonnées parce que plus coûteuses à mettre en action.

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          • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 21h16

            Bonjour jducac !

            Oui, de ce point de vue vous avez raison.
            Mais vous oubliez ceci :

            Pour maximiser son profit, le capitaliste va certes chercher à économiser le pétrole, mais d’un autre côté il va chercher à vendre un maximum de trucs.

            Pour cela, il va en faire plein de différents, mais qui font tous la même chose, pour multiplier ses parts de marché.

            De plus il va faire en sorte que ce ne soit pas réparable pour que le marché de l’occasion ne lui fasse pas trop d’ombre.

            De plus il va faire que tout soit incompatible avec tout de sorte que quand on doit changer un truc, il faille changer plein d’autres trucs.

            De plus il gaspillera quantité de ressources pour faire plus de pub que son concurrent qui lui aussi fait un max de pub.

            De plus pour économiser un max à la production, il se moquera royalement des questions de recyclage et de pollution, ce qui va peut être faire disparaitre toute vie sur Terre.

            A ces détails prêt, vous avez raison.

              +8

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            • jducac // 05.10.2018 à 10h19

              @ Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 21h16
              Bravo Dominique !
              Votre argumentaire anticapitaliste tient toujours la route en dépit des avancées du phénomène capitaliste qui se développe inexorablement.
              Voyez comme il gagne du terrain même sur les espaces qu’y a conquis temporairement le communisme comme ce fut le cas en Europe de l’Est, en Asie et ailleurs avant de concerner la planète entière, le jour où la vie y sera devenue de plus en plus difficile et finalement impossible, faute de ressources suffisantes. Le dernier système d’échange à pouvoir survivre sur terre sera nécessairement capitaliste même s’il s’intitule communiste et anticapitaliste, comme en Chine par exemple.
              Parce que le capital c’est la vie et qu’il ne peut y avoir de vie sans consommation d’énergie et de matières premières constitutives de nos organismes vivants, chacun d’eux est contraint de lutter pour sa survie temporaire au sein d’une communauté peu à peu soumise à une compétition interne qui tend à l’élimination des plus faibles, les moins performants, les moins porteurs d’avenir du fait de leur appauvrissement collectif en ressources essentielles.
              Tout comme chaque individu est amené à se faire à l’idée de sa propre fin, il me semble qu’une entité plus grande, telle qu’une espèce vivante entière, fût elle anticapitaliste ou capitaliste, sera tôt ou tard amenée à se faire à la raison de sa propre fin due à l’épuisement des ressources essentielles qu’elle peut s’approprier.
              Cela étant dit, je vous souhaite une longue vie ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers.

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            • Dominique Gagnot // 05.10.2018 à 19h46

              Jducac, je ne suis pas anticapitaliste.

              Le capitalisme a des limites naturelles : il ne peut exploiter plus que la Nature nous offre.

              Pour le sauver, et éviter qu’il ne détruise la nature, il faut nécessairement mettre un gendarme entre lui et la nature. Cela s’appelle une administration qui aura à gérer intelligemment les ressources naturelles, de sorte à éviter que le capitalisme ne rende la planète invivable. (J’ai décrit un tel système par ailleurs).

              Il faut donc choisir entre cette administration intelligente, et la disparition de la vie sur Terre.
              J’ai compris que vous préférez voir la vie disparaitre (vous d’abord ?). Oui, pourquoi pas !

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            • jducac // 06.10.2018 à 06h45

              @ Dominique Gagnot // 05.10.2018 à 19h46
              Staline disposait, comme vous en rêvez, d’une administration intelligente qui mettait plus d’un gendarme entre l’individu et la nature.
              Il n’empêche qu’en sus de logements de fonction très convenables, ce monsieur disposait d’une datcha pour son agrément personnel. D’un autre côté, le peuple russe devait vivre dans des logements exigus avec des pièces de services partagées entre plusieurs familles.
              Tout cela visait certainement à mieux préserver la nature. Et, comme cela ne suffisait pas à sauvegarder les richesses de la planète, ce grand communiste anti capitaliste, utilisa abondamment l’efficacité de camps spécialisés pour éviter les consommations inutiles apportées par ses opposants.
              Pensez-vous que lorsque la planète se sera très appauvrie, les plus puissants encore vivants, se sacrifieront pour permettre au bas peuple de survivre à leur place ?

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            • Dominique Gagnot // 06.10.2018 à 11h13

              Jducac, vous mettez le doigt sur un point que je sais essentiel : la corruption.
              Je ne suis pas spécialiste de ces questions, et ne me permettrait pas, comme vous le faites, d’affirmer que c’est sans solution. Les milliards d’individus écrasés par l’exploitation capitaliste ont peut être aussi un point de vue intéressant sur la question…

              Aujourd’hui nous avons des moyens d’information qui permettent de tout savoir sur tout, et l’informatique permettraient de prévenir toute dérive.
              Avant de tirer des conclusions hâtives, il faut étudier sérieusement la question, non ?

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          • Fredo // 04.10.2018 à 22h52

            C’est bien le pouvoir politique qui oblige les constructeur des automobiles de faire des efforts et développer les moteurs moins gourmand qu’avant. Autrement, il est plus simple pour le capitalisme de “gaspiller” comme vous dites l’essence plus tôt que d penser dans le R&D des moteurs

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    • DocteurGrodois // 04.10.2018 à 09h35

      Le capitalisme n’a jamais que les buts qu’on lui donne, c’est juste un moyen.
      C’est comme accuser les voitures de causer les accidents de la route.

      L’utilisation des cages robotisées et des bracelets à vibrations qui forcent les travailleurs à optimiser leurs gestes brevetés par Amazon peuvent très bien s’imaginer dans un contexte non-capitaliste.

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      • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 15h55

        L’accumulation sans limite des ressources inhérente au capitalisme, donne un pouvoir totalitaire à leurs propriétaires. A moins que ceux ci soient des philanthropes, le capitalisme mène nécessairement à l’exclusion de plus grand nombre de l’accès aux ressources.

        Seul moyen de l’éviter : collectiviser les ressources premières/essentielles…

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    • LEMOINE // 04.10.2018 à 09h46

      Monsieur Gagnot, tout ce que vous dites est exact. Cela a déjà été dit par Marx à l’aube du capitalisme. Mais ce n’est qu’un pan de l’apport marxiste. L’autre pan, c’est que le développement des forces productives accéléré par le capitalisme bouleverse la société et y permet le développement de couches sociales nouvelles porteuses de la société le l’avenir (le capitalisme produit ses propres fossoyeurs – qui étaient, avec la révolution industrielle, la classe ouvrière).

      Or, nous assistons au développement, à l’explosion même d’une nouvelle révolution scientifique et technique et à la montée d’une nouvelle classe (celle des travailleurs de la science et de la technique). Cette nouvelle classe bouleverse la société et lui ouvre des perspectives inimaginées il y a encore quelques décennies (réseau, robotisation, intelligence artificielle).

      Les structures capitalistes sont inadaptées à ce bouleversement mais elles le sont moins encore que celles d’une société de petits producteurs, de boutiquiers, d’une société en décroissance repliée sur elle-même. L’avenir appartient à une forme nouvelle de société hautement développée, très productive où il sera laissé beaucoup de place à la culture et au loisir. Pour que cette société advienne, il faut non seulement que le capitalisme épuise toutes ses potentialités mais que la masse révolutionnaire de la société de l’avenir s’unifie : en clair que la classe ouvrière et celle des travailleurs de la science et de la technique s’unifient. Alors la mince couche sociale capitaliste n’aura plus qu’à abdiquer et à faire sa nuit du 4 août car, elle qui est aujourd’hui toute puissante, se révèlera très faible.

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      • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 10h15

        Je suis bien d’accord !

        Plus bas je propose une alternative qui pourrait succéder au capitalisme actuel : un “pseudo capitalisme” vertueux…

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        • Michel LEMOINE // 04.10.2018 à 11h24

          Plus bas ??

          Ce qui peut succéder à un mode de production ne peut être qu’un autre mode de production. Le capitalisme se caractérise par une appropriation privée des moyens de production dans le cadre d’une société industrialisée et financiarisée. Il n’est ni vertueux ni pervers et les capitalistes ne sont ni bons ni mauvais. Ils sont, comme tous les hommes, autant agis qu’acteurs de leur vie.

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          • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 16h04

            On peut envisager un pseudo capitalisme, “pseudo” car on aurait retiré de son champ les Ressources premières qui seraient propriété de la collectivité qui pourrait en vendre seulement des droits d’usage au secteur privé. D’où une Rente substantielle…

            Aussi étonnant que cela puisse paraître ça donne un système vertueux car le profit des entreprises capitalistes serait issu de leur coopération avec le secteur public, sous réserve que ce dernier soit piloté par un Conseil d’Administration citoyen… (et non une mafia)

            https://www.dropbox.com/s/hc3o45enda6vsq5/Syst%C3%A8me%20propos%C3%A9.jpg?dl=0

            (Détails dans le livre… )

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            • Michel LEMOINE // 04.10.2018 à 17h53

              Si je comprends bien : après quelques roulements de tambour “révolutionnaires” il s’agit de prélever une taxe sur les industries primaires (les industries d’extraction et l’agriculture) pour autant qu’on le puisse, c’est à dire qu’elles soient en France.

              Au temps de sa splendeur Attac voulait taxer la finance. La minceur de l’objectif ne lui a jamais permis de mobiliser les masses pour l’atteindre. Un objectif encore plus mince risque peu de soulever l’enthousiasme.

              On est loin de la dictature du prolétariat qui était pour Marx un passage obligé (et qui l’est pour autant qu’on y reflessise serieusement)

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            • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 20h53

              Il ne s’agit pas que de prélever une taxe, mais de décider de l’usage de ces ressources, puisque la collectivité en serait propriétaire !
              Ainsi la collectivité pourrait décider que le pétrole serait réservé a des applications essentielles, et non gaspillé au bon plaisir des plus fortunés.

              Dictature de la collectivité, donc. Et plus de bourgeoisie, puisque plus de proprios de ressources essentielles. (Qui ne sont pas que les moyens de production, d’ailleurs. Là je n’ai pas pigé pourquoi Marx s’est limité à ça)
              Par ailleurs nombre de biens secondaires peuvent être propriété privée, là ou ça ne dérange personne.

              En fait je vais plus loin que Marx !

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      • Kokoba // 04.10.2018 à 11h38

        Je fais le même diagnostic que vous mais curieusement j’ai peur d’en tirer des conclusions inverses.

        Vous pronostiquez que la classe ouvrière et celle des travailleurs de la science/technique vous s’unir ?
        Rien n’est moins sur. L’histoire humaine nous prouverait plutot le contraire.
        Comment est-ce que les masses dominées vont bien pouvoir s’unir lorsque l’oligarchie controle tous les pouvoirs. La technologie moderne offre des capacités de controle des populations inégalées.

        La seule force qui pourrait échapper au controle de l’oligarchie, c’est l’armée. Mais là encore, ce n’est pas évident. Vous noterez que l’armée de conscription a disparu : trop dangereux de laisser des armes au peuple.

        Le temps où le peuple était puissant parce que les nations avaient besoin d’une armée nombreuse (et donc populaire) est bien fini. On peut trés bien imaginer une société controlée par une toute petite armée liée à la classe dominante comme autrefois la noblesse avait le monopole des armes.

        Au final, si on est pessimiste, on pourrait penser que la Démocratie n’a été qu’un moment éphémère dans l’histoire et qu’on est revenu au système plus habituel d’une société controlé par une mince couche de dominants.

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        • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 16h08

          On peut espérer que la couche des dominants devienne si réduite que les dominés (dont les militaires) finissent par faire le même coup que en 1789. D’autant qu’une bonne crise financière…

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        • Michel LEMOINE // 04.10.2018 à 20h07

          Vous parlez comme s’il n’y avait jamais eu aucune révolution, aucune lutte de libération nationale, victorieuses. Les pires dictatures qui ne laissent aucun espace de liberté peuvent être renversées. Alors un régime présidentiel ce n’est rien. Il suffit d’un vote ! C’est la suite qui est difficile. C’est le passage de la révolution à la normalité qui s’est avéré périlleux.

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      • Patrick // 04.10.2018 à 12h38

        ” L’avenir appartient à une forme nouvelle de société hautement développée, très productive où il sera laissé beaucoup de place à la culture et au loisir. ”

        Envisageable uniquement sous deux conditions :

        – une énergie abondante et quasi-gratuite , ça s’appelle le pétrole et visiblement c’est mort
        – la mise en esclavage d’une partie de la population pour que le reste puisse se concentrer sur la culture et les loisirs, ça a déjà été fait dans l’antiquité.

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        • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 13h05

          Pas nécessairement. Le capitalisme actuel maximise (!) le gaspillage des ressources et de l’énergie pour maximiser les profits financiers.

          On peut donc concevoir un système qui maximiserait la satisfaction des besoins humains, à travers des technologies et des processus étudiés pour fonctionner avec les seules énergies durables disponibles.

          A ma connaissance ça n’a jamais été fait. Et les marges de progrès par rapport à ce que l’on fait aujourd’hui sont énormes.

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          • Barbe // 04.10.2018 à 14h30

            Dominique
            ne vous évertuez pas à chercher à convaincre ces personnes.
            C’est peine perdue.
            Même si vous aviez les meilleurs arguments au monde
            elles continueraient à dire : c’est la faute au gens, pas au système.
            C’est la connivence, la relation, les rapports le problème.
            Pas le sacrosaint système.
            Il est bon, Ricardo l’a dit.

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        • Michel LEMOINE // 04.10.2018 à 13h26

          Le problème du prix d’une chose (que ce soit l’énergie ou le travail) ne se pose que si on la vend. Dans une économie planifiée pour utiliser les ressources de la façon la plus efficace, la question du prix est secondaire. Ce qui importe c’est le plein emploi des facteurs et un retour global sur investissement. L’informatique et les techniques de contrôle de la production rendent et cela possible (alors que c’était laborieux et inefficace dans les premières économies socialistes développées dans un environnement capitaliste – les chinois semblent en voie de résoudre ce problème).

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          • Patrick // 04.10.2018 à 16h30

            “la question du prix est secondaire ”
            Non, le prix est primordial en ce sens qu’il oblige à se poser la question de la bonne allocation des ressources.
            Sans prix ( sans coût ? ) , on ne peut pas faire de choix réaliste donc on est sur de finir par des gaspillages d’un côté et des pénuries de l’autre.

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            • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 16h47

              Justement, le capitalisme ne donne pas de prix a ce qui est inestimable !

              Qui va gérer ce qui est inestimable si ce n’est la collectivité citoyenne ?
              Personne.
              Unique solution : Propriété collective des biens inestimables.
              Échec et mat.

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      • oimde // 04.10.2018 à 15h45

        Je vois d’autres issues à votre juste commentaire.
        ex :
        -Guerres (atomiques,virales etc)
        -Planète qui se “venge” et déstruction massive de l’éspece
        -ultra riches partant en apesanteur et controlant la terre de là haut
        -controle des populations par la robotique
        -utilisation des masses les unes contre les autres pour conserver son pouvoir

        Bref bcp d’autres scenarios possibles qui ne serait pas “la fin heureuse” que vous évoquez…

        D’autre part on peut se demander si l’emmergence perpetuelles de nouvelles classes nous permet
        d’acceder reelement au bonheur….
        “science sans conscience….” etc…

        Bref vous évoquez une possibilité, mais en rien une certitude contrairement a votre conclusion..
        Alors ? doit on vraiement prendre ce risque ?

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    • Pinouille // 04.10.2018 à 11h45

      Le capitalisme, tout comme n’importe quel autre système économique, n’a pas pour autre but que d’être équilibré, prospère et pérenne. Qu’il y arrive ou pas est une autre question.
      On ne peut prétendre que l’ensemble des théoriciens du capitalisme et/ou du libéralisme ont passé leurs vies à travailler sur un projet de dégradation des conditions de vie des 99,999% au profit du 0,001%. C’est du même niveau que prétendre que Karl Marx voulait le stalinisme, les goulags, etc… C’est de l’essentialisation.

      Les faits actuels décrits dans l’article, et annonciateurs du pire, permettent à certains d’affirmer que le capitalisme contient dans son essence les germes de son autodestruction par l’accaparement systémique de toutes les richesses par une infime minorité. Le présent en témoigne.
      On peut leur répondre qu’il existe des moyens politiques de s’opposer à cette tendance naturelle: impôts, redistribution, etc…
      Et ils répondront que le pouvoir de l’argent permettra toujours de s’extraire de l’impôt, et d’influencer/manipuler le politique (lobbying, corruption, etc…) pour, à terme, annihiler cette opposition. Le présent en témoigne. Et il sera difficile de leur donner tort.
      On pourrait alors leur répondre que cette tendance de certains à trouver les moyens de gangrener le système en s’appropriant des quantités démesurées d’argent/pouvoir/privilèges n’est pas propre au capitalisme (ref l’autre système, mais pas que). Le seul moyen de s’opposer à ce fléau est indéniablement politique: c’est un combat de tous les instants.

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    • Chalpitek // 04.10.2018 à 12h51

      @Dominique Gagnot, c’est une belle tirade, j’en ai presque eu les larmes aux yeux, sauf que c’est juste n’importe quoi. En effet, les pires pollueurs n’ont pas du tout été les capitalistes mais les communistes, pour la simple raison que les pays communistes ont tous finis en totalitarisme, sans opposition possible, ce qui n’est pas le cas des pays capitalistes. Regardez les zones entières polluées pour des siècles par les usines soviétiques ou chinoises. A l’opposé, regardez la Suisse, la Suède ou l’Autriche, propres comme des sous neufs. Ce sont des pays capitalistes ou non ? Vous n’avez pas compris la démarche capitaliste. Dans toutes les sociétés on accumule du capital pour l’utiliser plus tard dans des projets, quelque soit la forme politique de cette société. Dans un cas ce sont des fonctionnaires qui prennent les décisions, et dans l’autre des individus privés. Les individus privés sont tenus par les lois. Les fonctionnaires sont beaucoup plus durs à coincer, surtout si le système est étatique. C’est facile de comprendre que les privés seront plus faciles à contrôler. Par ailleurs, les systèmes étatiques n’ont pas d’indicateurs économiques de marché, donc gaspillent des ressources. Vous voulez un capitalisme qui vous satisfasse ? Mais votez donc les lois qui vous l’amènent au lieu de prier pour un système alternatif qui n’a fait que semer la désolation partout où il a eu le malheur de survenir.

      Par ailleurs, ces grandes sociétés globalistes qui ont la puissance d’un état, ça n’a plus rien à voir avec le capitalisme. Le capitalisme a besoin du marché pour se réguler, sinon il vire au fascisme ou au moins au capitalisme de connivence. Les foules de PME allemandes très performantes et respectueuses dans la vaste majorité des cas de l’environnement et de leur personnel ainsi que de leurs clients, c’est quoi à votre avis ? C’est à jeter ?

      Non, au fond, le responsable c’est vous et moi. C’est notre vigilance qui évitera les dérives. De façon pragmatique, pas en sombrant dans l’idéologie et le rêve.

        +3

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      • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 13h19

        Je ne savais pas que Cuba était un gros pollueur et que les USA étaient communistes si l’on en juge par leur rang de plus gros pollueurs de la planète.

        Si le communisme est si inefficace, comment expliquez vous que les plus grosses entreprises (qui sont de petits système économiques) fonctionnent toutes selon des principes communistes en interne : les ressources y sont gérées dans l’intérêt collectif de l’entreprise, les employés travaillent sur des sujets imposés et coopèrent (ils ne font pas chacun ce qu’ils veulent), le Conseil d’Administrations administre dans l’intérêt des propriétaires de l’entreprise, qui se réunissent régulièrement en assemblée générale. C’est ça le communisme, et ça marche plutôt bien pour les mégas entreprises ! Comme quoi …

        Imaginez que les citoyens soient propriétaires de l’entreprise France, ils pourraient mettre l’intégralité des ressources du pays au service des français. Ce serait le top !

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        • Chalpitek // 04.10.2018 à 13h43

          Cuba est surtout dans la misère et les USA un pays où la démocratie est en chute libre. Aux USA, il y avait beaucoup de contre pouvoirs auparavant, une presse très active notamment. Votre comparaison entre le fonctionnement interne d’une entreprise et le communisme montre que vous n’avez jamais travaillé dans une entreprise privée. Il y a une différence colossale. Les actionnaires sont très soucieux de la rentabilité de l’entreprise privée et virent le patron. En contrepartie, le patron a beaucoup de pouvoir. Du coup, en principe, et dans la majorité des cas, le patron est plutôt bon et prend des décisions rapidement et efficacement. Rien à voir avec une structure étatique ou, en gros, tout le monde s’en fout car de toutes façons tout est très lourd et il n’y a pas un management vraiment attentif. Si on fait des erreurs, on est récompensé en étant muté ailleurs. Bien entendu, il y a des canards boîteux et des filous. Mais dans les deux cas.

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          • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 14h15

            Et si on nommait le CA de la France en recrutant leurs éléments selon des critères adaptés, plutôt que d’élire des menteurs qui évidement… ?
            Et si on mettait en place un outil de surveillance/contrôle par les citoyens lambda via internet ?

            Cuba a subit un embargo, (vous ne semblez pas au courant), et vu les dimensions du territoire, les ressources sont très limitées. Malgré ça ils se nourrissent tous bien et sans polluer, ils ont un système de santé remarquable, et ça part en vrille depuis que les ricains importent leur mode de vie !

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          • BrianDu64 // 05.10.2018 à 03h29

            @chalpitek bizarre quand on critique Cuba et son économie, comment on oublie toujours qu’il est victime d’un embargo depuis plus de 50 ans

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        • Chalpitek // 04.10.2018 à 13h48

          Dans votre schéma (qui n’a jamais marché nulle part), très rapidement il n’y aurait plus d’opposition, on les mettrait dans des camps. En effet, comment s’opposer à un système parfait si on n’est pas dingue ? Une clique prendrait le pouvoir sans partage au nom du peuple. Je suis étonné qu’en 2018, après tout ce qu’on a traversé, il reste encore des gens qui continuent à croire que les choses iraient mieux si on donnait le contrôle aux fonctionnaires. Je ne suis ni militant, ni idéologue, mais juste réaliste. Il n’y a pas de solution autre que pragmatique.

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          • Pinouille // 04.10.2018 à 14h07

            “Il n’y a pas de solution autre que pragmatique.”
            Je m’efforce d’être dans ce même état d’esprit, mais il a ses limites dans la définition de ce qui marche et ce qui ne marche pas, qui fait référence, quoi qu’on en dise, à des valeurs qui ne sont pas universellement partagées. Bref, on ne peut jamais vraiment s’extraire de l’idéologie.

            Pour le reste, je suis d’accord avec vous et avec la plupart des propos de Patrick.

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          • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 14h25

            Si les fonctionnaires ça pose problème, il faut étudier la question, et améliorer. Quelqu’un l’aurait fait ?

            Le système privé pose aussi des problèmes, puisque les populations des anciens pays développés tombent dans la misère, et la planète sera bientôt invivable. C’est ennuyeux.

            Je suis impatient de lire l’étude comparative (fonctionnaire/pas fonctionnaire + capitalisme) pour en comprendre vos conclusions, car là j’ai du mal.
            [modéré]

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          • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 14h29

            Mon schéma n’a jamais marché nulle part car il n’a jamais été mis en place nulle part.
            Quoique ça ressemble un peu au capitalisme très encadré par l’Etat dans la France de de Gaulle. As t’on connu mieux que cette période ? (je ne dis pas que tout était parfait, mais avant et après c’était pire, et très pire)

            Vous ne l’avez pas noté, mais dans le capitalisme une clique a toujours pris le pouvoir.

            Comme quoi… Et pourquoi laisse t’on des cliques prendre le pouvoir ? c’est ça la bonne question. (décidément…)

            Moi aussi je suis pragmatique.

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            • Pinouille // 04.10.2018 à 15h14

              “Quoique ça ressemble un peu au capitalisme très encadré par l’Etat dans la France de de Gaulle. As t’on connu mieux que cette période ?”
              Ben justement: c’est une erreur d’attribuer au système de l’époque les bienfaits qui provenaient en fait de la conjoncture de l’époque. Durant les 30 glorieuses, n’importe quel système un tant soit peu équilibré était garanti de fournir plein emploi, croissance, etc…

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            • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 16h18

              Ok, la période était. favorable. Mais de Gaulle a planifié l’économie ! Personne n’a jamais fait ça. Et d’une France en ruine, on s’est retrouvé avec quantité d’industries de pointe, indépendantes des mafias, que les dirigeants suivant ont bradées et bradent allègrement au privé ! (normal, c’est le privé qui les sélectionnent)

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            • Micmac // 04.10.2018 à 22h41

              Désolé Pinouille, mais non, pas d’accord.

              Si en 1945 le gouvernement français avait décidé d’attendre que les riches daignent faire ruisseler leurs richesses pour relancer l’économie, on serait toujours dans la misère.

              La “conjoncture favorable” avait été créée par une politique très, très volontariste qui se moquait complètement des états d’âme des premiers de cordée.

              Les libéraux sont très cohérents en somme :

              _Les politiques keynésiennes ont admirablement fonctionné à une époque vraiment difficile (plus un pont et une usine debout en France en 1945), c’est juste la conjoncture.
              _On mène des politiques libérales et on observe une régression économique et sociale sans précédent durant une longue période de paix (tous les ponts étaient debout et toutes les usines fonctionnaient au départ, notez bien), ben, c’est aussi la conjoncture…

              Question : comment évaluer l’efficacité d’une politique? Parce que si c’est toujours la conjoncture qui fait qu’une politique marche ou ne marche pas, autant aller brûler des cierges pour Sainte conjecture en attendant que ça aille mieux…

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            • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 23h16

              Correction à mon précédent post :

              Non pas que les dirigeants actuels bradent au privé, c’est bien pire.
              Les dirigeants actuels, pas seulement les politiques, mais surtout ceux qui dirigent des entreprises, les foutent en l’air pour de simples questions financières, alors que le fric ce n’est que des chiffres que l’on peut manipuler dans tous les sens.

              Mais bon sang, qu’ils aillent jouer au Monopoly, au moins ils ne feront pas de dégâts !

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              Alerter
            • Pinouille // 05.10.2018 à 00h02

              @Micmac
              Il y a une différence entre affirmer que la conjoncture a un impact sur l’économie d’un pays et affirmer que seule la conjoncture fait qu’une politique marche ou ne marche pas. Je me situe dans la première option.

              “On mène des politiques libérales et on observe une régression économique et sociale sans précédent durant une longue période de paix”
              Je ne suis pas le dernier à admettre que la situation actuelle est inquiétante. Mais de là à affirmer que ces 50 dernières années se résument en France à une régression économique et sociale…
              Niveau de vie: https://fr.wikipedia.org/wiki/Niveau_de_vie_en_France#/media/File:Evolution_niveau_vie_en_France.png
              Espérance de vie: http://www.observationsociete.fr/wp-content/uploads/2017/01/esperance_de_vie3.jpg
              Mortalité infantile: https://fr.actualitix.com/graphique/fra/france-taux-de-mortalite-infantile.png
              Temps de travail: https://www.insee.fr/fr/statistiques/graphique/1281175/graphique1.jpg
              PIB: https://www.les-crises.fr/images/0620-pib/0622-pib-france-histo/11-pib-france-depuis-1950.jpg

              Je vous laisse le soin de faire les mêmes recherches concernant la Chine. Vous y verrez certainement des évolutions sensibles à partir de la fin du XXème siècle: période à laquelle elle a commencé à adopter une économie plus ouverte/capitaliste/libérale.
              Petit aperçu – PIB: https://fr.actualitix.com/blog/wp-content/uploads/2012/12/pib-de-la-chine.png

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            • près 2008, quand on a fait payer la crise des rfiches aux pauvres? Vous comprenez les graphiques que vous // 06.10.2018 à 02h30

              Pinouille!

              Le plus beau noyage de poisson jamais vu!

              1er graphique! J’hallucine! Vous osez poster ça!

              Vous voyez plonger les déciles de population les plus pauvres à partir de 2008, quand on a fait payer la crise des riches par les pauvres? Vous voyez sur la même période l’élévation stratosphérique des déciles les plus riches? Vous savez lire un graphique, ou vous êtes, comment dire, différent?

              2ième graphique :

              L’espérance de vie à la naissance commence effectivement tout juste à régresser, ce que l’on commence à entrevoir sur votre graphique. L’augmentation de l’espérance de vie n’a rien à voir avec le libéralisme parce que c’était le cas avant la révolution conservatrice, avant Thatcher/Reagan.

              Troisième graphique : heures de quoi, on sait pas…

              4ième graphique : joli le PIB, mais 2 questions :
              _ Le PIB, c’est juste le gâteau, ce qui serait intéressant, c’est de voir la répartition de parts, et son évolution au cours du temps.
              _ Le joli creux en 2008… sachant que les riches n’ont rien perdu et que la population de notre beau pays augmente, qui a morflé?

              Dernier graphique :

              La Chine rattrape sa position de grande puissance qu’elle ne peut qu’atteindre. Pas forcément puissance hégémonique, juste puissance. La Chine rattrape son retard, comme l’Inde. Rien à voir avec le libéralisme. Les libéraux et la Chine, immense malentendu… Les libéraux sont comme Chantecler, le coq qui croit que le Soleil se lève quand il chante. La Chine ou l’Inde se développe et se développeront avec ou sans vous, comme ça les arrangera.

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            • Pinouille // 06.10.2018 à 14h14

              @Micmac
              Je vous montre, preuves à l’appui, qu’en France le niveau de vie, l’espérance de vie, la mortalité infantile, le temps de travail et le PIB se sont tous améliorés en 50 ans.
              Ce qui me paraît être de bons contre arguments à votre phrase “On mène des politiques libérales et on observe une régression économique et sociale sans précédent durant une longue période de paix”

              “Vous voyez plonger les déciles de population les plus pauvres à partir de 2008, quand on a fait payer la crise des riches par les pauvres? ”
              Je suis le premier à l’admettre (et l’ai d’ailleurs dit dans mon commentaire précédent). Mais on parlait bien initialement d’une longue période de paix, non? Genre ces 50 dernières années… Je n’ai pas trouvé de graphique pour une période aussi longue, mais en +20% en 20 ans.

              “L’augmentation de l’espérance de vie n’a rien à voir avec le libéralisme”
              Donc quand celle-ci diminue aux USA (mal bouffe, obésité, mode de vie, etc…) on incrimine le capitalisme/libéralisme, mais pas quand elle augmente?
              Elle a en tout cas à voir avec l’inverse d’une régression sociale.

              “Le PIB, c’est juste le gâteau, ce qui serait intéressant, c’est de voir la répartition de parts, et son évolution au cours du temps”
              Cf niveau de vie.

              “La Chine rattrape sa position de grande puissance qu’elle ne peut qu’atteindre.”
              Je ne peux que m’incliner devant la force de cet argument: c’est le destin.

              “Le plus beau noyage de poisson jamais vu!”
              Ne doutez pas de ma bonne foi en toute condition.
              Et vous?

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        • Michel LEMOINE // 04.10.2018 à 13h55

          C’est une très juste remarque que les grandes sociétés fonctionnent selon des principes communistes en interne. Cela est rendu possible par le développement de l’informatique. Ainsi j’ai vu passer les contrôles de gestion du contrôle exclusivement financié au contrôle des ressources (Dans l’nformatique où je travaillais : contrôle des utilisations de CPU, des surfaces disques, des flux entrants et sortants, etc – ce type de contrôle rend secondaire le simple contrôle budgétaire.)

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          • Sandrine // 04.10.2018 à 18h29

            Non, les grandes entreprises ne fonctionnent pas du tout selon des principes communistes en interne. Pour que ce soit le cas, il faudrait que le capital de ces entreprises appartienne à tous les salariés, ce qui est loin d’etre le cas. Il faudrait aussi que les dirigeants soient désignés selon des principes démocratiques et non pas cooptés par une caste à l’issue d’un processus de sélection technocratique…
            La seule chose qu’il y a de commun entre les grandes entreprises et les régimes socialistes d’inspiration marxiste c’est la centralisation et la planification – ainsi que l’aspect autoritaire de la direction et de la surveillance des salariés.
            Marx, a ma connaissance, n’a jamais dit qu’il fallait que l’economie soit planifiée ni centralisée (surtout pas dans la phase ultime du communisme)

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            • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 18h45

              Les salariés sont vus comme une ressource dans les entreprises, au service donc de la collectivité entreprise. C’est en ce sens que les entreprises sont communistes !
              Et la collectivité entreprise est au service exclusif de leurs propriétaires.

              (si les propriétaires sont les salariés c’est parfait)

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            • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 18h48

              Si l’efficacité est essentielle la planification a du bon. Si l’objectif de l’économie était de restaurer l’éco socio système, la planification serait plus que bienvenue. (pas sur que Marx ait envisagé ce cas de figure)

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            • Michel LEMOINE // 04.10.2018 à 20h22

              Marx n’a jamais rien dit de la société communiste car, selon ses mots, le communisme était le mouvement de l’histoire, c’est à dire quelque chose qui se fait par l’action des hommes mais au-delà de leurs visées conscientes et même contre elles. Ainsi la dépossession des possesseurs ce sont les capitalistes qui la font. C’est eux-mêmes et non un complot communiste qui les a réduit à 1% de la société.

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        • faxmax // 05.10.2018 à 15h10

          Le bien-être fondamental de tous doit être garanti par l’État car c’est sa raison d’être, sans ça l’état disparaît car il n’a plus d’utilité fondamentale et donc il ne convainc plus de son utilité. La seule question qui vaille est : qu’est-ce que l’intérêt général, et donc la raison d’être de l’état? mais psychologiquement et factuellement, le capitalisme, la révolution numérique, des transports, de la production mondialisés, ont changé la notion d’État, de communauté finie, d’influence frontierisé. De fait les états n’existe déjà plus car ils sont pérmeable, dépendant, de fait l’État est mondialisé qu’on le veuille ou non. La lutte des classes est définitivement perdue par les coeurs et par les cerveau et l’international capitaliste est la norme acceptée par la majorité, il n’y a qu’un effondrement généralisé (ou des usa) pour faire espérer certain, c’est dire la profondeur du trou dans lequel nous sommes.

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          • faxmax // 05.10.2018 à 15h34

            je pense qu’il faut trouvé un système de cohabitation entre l’intérêt général et la nécessité ou l’évidence psychologique de l’initiative égoïste, la confrontation de “model radicaliste” n’est pas efficace il me semble. Bon ok c’est un peu yin yang.

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      • Sandrine // 04.10.2018 à 14h34

        Chalpitek,
        Les gens comme vous me fatiguent…
        Connaissez-vous Galbraith et son concept de technostructure (Le nouvel etat industriel, 1967) ? Visiblement pas. En gros, Galbraith met en évidence que les élites dirigeantes des grandes entreprises se comportent comme des apparatchiks dans les pays communistes – ils s’engraissent aux dépends des consommateurs à qui l’on fourgue des produits dont ils n’ont pas besoin et aux dépends également des actionnaires dont l’argent est détourné (ça c’était vrai à l’époque de Galbraith, c’est moins vrai aujourd’hui).
        Donc quand vous dites que “les systèmes étatiques n’ont pas d’indicateur économiques de marché et donc gaspillent des ressources”, comment dire… Tiens à ce propos, savez que le classement de Shanghai qui fait la pluie et le beau temps sur le grand marché mondialisé de l’enseignement est un pur produit du système de planification communiste chinois ?

        D’autre part, vous me faites bien rire avec vos vieux poncifs sur la destruction de l’environnement par l’URSS. Dans les années 70-80, l’URSS diffusait moult reportages sur les gaspillages alimentaires de la CEE et notamment sur les tombereaux de laits déversés dans la mer pour éviter de faire chuter les cours. Il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne sait pas voir…

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        • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 14h49

          ça me rappelle une anecdote en 1974/1975, dans la caserne ou j’ai eu l’immense bonheur de faire mon service militaire, on écoulait les stocks de beurre. Cuisine au beurre, tout nageait dans le beurre dont on pouvait se servir à volonté. Par ailleurs, il me semble que des frigos nationaux étaient remplis de beurre. Je ne sais pas ce que c’est devenu.

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        • Chalpitek // 04.10.2018 à 15h06

          “Les gens comme vous”, tiens je suis très impressionné d’avoir déjà une étiquette. Vous faites l’erreur de prendre de haut une personne que vous ne connaissez pas, après 20 lignes de texte. C’est impressionnant.
          Vous parlez du classement de Shanghai. Cette bonne blague. Savez-vous que nos amis chinois préparent tout spécialement des hordes d’étudiants pour les épreuves ? Alors c’est vrai qu’il y a beaucoup de chinois d’un très bon niveau. Mais ne venez pas nous parler de ce classement svp.
          En 70-80 l’URSS diffusait des reportages sur le gaspillage alimentaire ? Holala ! Mais j’étais en URSS en 1983 et il n’y avait rien à bouffer. Les soviétiques rêvaient de l’Ouest. D’ailleurs je ne connais pas un seul allemand de l’Ouest qui se soit précipité à l’Est quand le mur est tombé.
          Vous me dites que je suis un aveugle qui ne voit pas. C’est un comble. Pour qu’il y ait la protection de l’environnement et des ressources, il faut qu’il y ait un contre-pouvoir très fort, et ceci ne se trouve pas dans la structure politique que vous semblez préconiser.
          Par contre, cela se trouve en Suède, en Suisse, en Autriche etc et c’est pour ça que c’est propre.
          En France, il n’y a plus de contre-pouvoir fort, attendez-vous à ce que ça aille moins bien.
          C’est pourtant simple.

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          • Sandrine // 04.10.2018 à 17h03

            Chalpitek
            Je ne vous prends pas de haut, simplement les arguments que vous avancez sont rebatus et il n’y a pas besoin d’etre fin connaisseur pour comprendre qu’ils sortent tout droit de l’enseignement diffusé sur tous les médias “autorisés” de la scolastique néolibérale contemporaine. Ils relèvent de la profession de foi idéologique et non pas du “réalisme” et du pragmatisme” contrairement à ce que vous croyez.
            Concernant le classement de Shanghai, écoutez ce que que dit à son propos Alain Soupiot, dans son cours au Collège de france sur la gouvernance par les nombres :
            https://www.franceculture.fr/emissions/les-cours-du-college-de-france/du-gouvernement-par-les-lois-la-gouvernance-par-les-8

            Vous étiez en URSS en 83 et il n’y avait rien à bouffer, dites-vous… Et moi j’ai de la famille qui vivait en URSS à cette époque-là et qui a vu les reportages en question; ils étaient convaincus qu’à l’Ouest, c’était l’exploitation (on voyait aussi des reportages sur la police américaine tabassant des noirs en révolte… Et ça effrayait beaucoup les gens, surtout les enfants) et meme si beaucoup de produits étaient en “déficit”comme ils disaient, les vrais problème et la famine ont commencé après la péréstroika et se sont aggravés après la chute du mur.

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          • BrianDu64 // 05.10.2018 à 03h37

            le classement de Shanghai classe les universités et non les étudiants

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      • Catalina // 05.10.2018 à 09h59

        “. Les individus privés sont tenus par les lois. ” ah mais c’est bien sûr, il n’y a pas d’optimisation fiscale, car des “lois” l’ont autorisée, ce qui fait une perte sêche de plusieurs millairds mais comme ils sont encadrés par des lois on n’a pas de souci à se faire !!!! de fait, les grande multinationales sont des personnes morales mais n’ont aucune des obligations d’une personne physique. Elles ont tous les droits d’une personne physique mais presque pas de devoirs de respecter les lois, sans parler de ces “lois” qui n’en sont pas et qui légitiment une gestion maffieuse.

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    • Pinouille // 04.10.2018 à 16h41

      Oui, c’est vrai: l’église s’est considérablement enrichie grâce aux dons de ses fidèles et ses placements avisés. Un beau modèle de capitalisme 🙂

      https://www.cai.org/fr/etudes-bibliques/les-milliards-vatican

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      • Lec // 04.10.2018 à 16h57

        l’Eglise était dévoyée, pas celle vue et suivie par St François et ses fidèles…. qui sont revenus aux fondamentaux, puis cela a été de nouveau perverti, mais à 99% les Franciscains ont fait voeu de pauvreté et le sont… même moi…. (de l’O.F.S.)

        « Un homme vaut réellement ce qu’il vaut aux yeux de Dieu et rien de plus. »
        Saint François d’Assise

        là aussi il y a eu détournement de la pensée originelle….. et c’est encore pire avec ces scandales de pédophilie, je préfère ne pas en parler, je vomirais…. et pas ici quand même…!
        bonne fin de journée et @ +++

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        Alerter
  • fais-gafa-tes-donnees // 04.10.2018 à 07h44

    « Quand vous donnez un laissez-passer à une institution, vous créez les conditions pour qu’elle pourrisse juste derrière sa façade. C’est ce qui se passe. »

    c’est déjà passé !
    c’est déjà tellement pourri que c’est DEJA effondré.

    pas besoin de s’inquiéter, ni d’en faire des grands articles….
    c’est typiquement une compréhension “has-been” de la situation.
    avec force “tout est foutu ! ho, regardez, on va plus avoir ce qu’on avait !”

    moi, je préfère regarder la nouvelle façon de faire du servage.
    elle aussi, elle est DEJA là.
    et pour demain….

    c’est un servage, et c’est une colonisation, au sens colonies du 19eme siècle.
    https://www.les-cris.com/pages-010-quelques-articles-2018/cri-pensee-du-jour-171103-l_intelligence-artificielle-sera-a-la-vie-quotidienne.php#colonisation-par-les-services-numeriques

    et pourquoi ca marche très bien, pourquoi le servage est en place, et se développe :
    https://www.les-cris.com/pages-010-quelques-articles-2018/cri-la-revolution-de-la-circulation-juste-la-sous-vos-yeux-20180306-23695.php#colonisation-par-les-services-numeriques__Les-gens-adorent-ca

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  • Patrick // 04.10.2018 à 08h10

    L’auteur fait l’impasse sur le fait principal qui explique la dérive du capitalisme actuel … les montagnes de déficit, de crédit et de dettes produites par l’argent facile imprimé à gogo depuis les années 70.
    Si les entreprises rachètent leurs actions, ce qui est contraire à tout principe du capitalisme “à la papa” , ce n’est pas à cause d’un code fiscal , c’est qu’elles ont à leur disposition une masse d’argent qui ne coûte rien, qui ne rapporte plus grand chose dans l’économie réelle et qu’il faut bien essayer de ramener un peu d’argent pour rémunérer le capital. Donc on concentre les actions ( ça en fait moins à rémunérer ensuite) et on presse les coûts dont les salaires.
    ça ne peut pas bien se terminer.

      +9

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    • Max // 04.10.2018 à 10h27

      Ce n’est pas seulement l’argent gratuit, c’est aussi simplement la dérèglementation financière. Avant celle-ci c’était tout bonnement interdit de racheter ses propres actions (et j’en passe, effets de levier, spéculation sur l’argent des déposants…).

      On est tellement loin du capitalisme des trente glorieuses que je trouve ça un peu rapide de cracher sur le capitalisme. Ça mérite au moins un examen plus précis.

        +4

      Alerter
      • Gaby // 04.10.2018 à 11h30

        Le “capitalisme des trentes glorieuses” comme vous dîtes, n’est qu’un moment de la logique capitaliste à l’oeuvre. Le capitalisme ne peut pas être figé, il lui faut conquérir de nouveaux territoires en permanence (en s’étendant géographiquement mais aussi en s’immisçant dans tous les aspects de la vie humaine, et en créant sans cesse de nouveaux besoins), à cause de son impératif de croissance.

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        Alerter
    • Sam // 04.10.2018 à 11h34

      C’est toujours étonnant la classe moyenne. Ils se font plumer par les capitalistes, mais continuent de penser que répartir les richesses, ça serait perdre ce qui leur reste. Il faut dire qu’ils ont bien intégré l’idée que la répartition ne concerne pas l’oligarchie et que de fait c’est eux qui trinqueront. Mais c’est justement ça le capitalisme : l’accumulation par quelques uns, et de ceux là vous n’en êtes pas Patrick.
      Le capitalisme à papa était pareil : il a maintenu une classe moyenne aveugle en pillant la planète entière d’abord (le temps béni des colonies…), puis s’est retourné ensuite contre la classe moyenne. Puis « tout sauf le front populaire », applaudit par les tous derniers survivants de cette classe moyenne.
      Dans votre pur dogmatisme vous oubliez que ce sont les capitalistes, hier comme aujourd’hui, qui vous feront perdre ce qui vous reste et enverront vos enfants à la boucherie.

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    • bhhell // 04.10.2018 à 12h16

      Cette dérive que vous décrivez est aussi vieille que le capitalisme. La crise de 29 est déjà le résultat d’une méga concentration du capital (avec le fascisme comme résultat, ce qui arrive d’ailleurs quand le marché “omniscient” n’est pas relayé par un méchant Etat interventionniste. Je dis ça pour ceux qui nous serinent sur l’erreur d’être intervenu en 2008). Les néo classiques ont inventé une théorie de l’équilibre et de l’omniscience des marchés démolie par les mathématiciens. Les économistes classiques, en revanche, savaient que les forces privées laissées à elles-mêmes engendraient le retour d’un système de rente type ancien régime. Précisément ce que le capitalisme se proposait de combattre. C’est pourquoi le système bancaire par exemple, a toujours été une machine à spéculer (largement l’immobilier), jamais un investisseur productif (qui implique le long terme et une prise de risque importante). Donc le capitalisme concentre la richesse et produit un société de rente, l’exact opposé de ce qu’il prétend faire.
      On l’apprend quand on joue au monopoly. Au bout de 3 heures, il ne reste plus qu’une personne avec un monopole.

        +6

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      • Patrick // 04.10.2018 à 13h04

        29 et 2008 ne sont pas un problème de capitalisme mais de banques centrales et d’intervention des états.
        Les “subprimes” étaient directement issues du gouvernement américain qui voulait absolument que les plus pauvres puissent acheter leur maisons même avec du fric qu’ils n’avaient pas et qui a réglementé en conséquent. C’était tellement réglementé et supporté par l’état que les banquiers ont prêté à des gens auxquels ils n’auraient jamais prêté en d’autres temps…. bilan ? catastrophe.

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        • Patrick // 04.10.2018 à 13h07

          A noter que le gouvernement Américain est en train de refaire le coup avec les prêts étudiants.
          Ces prêts sont faits par un organisme sous le contrôle de l’état. Cet organisme prête à tout étudiant quelque soit les études suivies et les chances de réussite ou de décrocher un emploi. Donc pognon à volonté , donc .. les universités augmentent les frais d’inscription ( y’a du pognon, ce serait bête de ne pas en profiter ) , donc il faut de plus en plus de prêts … qui ne seront jamais remboursés … subprime version 2.

          Commençons toujours par nous demander quelles âneries les politiciens sont en train de faire ou ont faits .

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          Alerter
          • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 13h22

            Les politiciens sont au service de la Finance, qui elle s’est remplie les poches. Ils font donc très bien leur travail, arrêtez de les critiquer.

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          • Sam // 04.10.2018 à 13h47

            Arrêtez d’opposer l’État aux capitalistes quand c’est eux qui tiennent l’État et s’en servent pour nous piller. En 2007, Sarkozy avait fait pareil avec « je veux une France de propriétaires ». Une belle escroquerie de la part des capitalistes, sur le dos de l’État, de l’argent public, de notre argent.

            Vous parlez comme si les banques centrales et les Etats n’étaient pas capitalistes. C’est n’importe quoi.

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            Alerter
            • Patrick // 04.10.2018 à 14h01

              Les banques centrales et les états se sont mis au service de “quelques” grosses fortunes et des politiciens qui en vivent bien , avec la bénédiction du bon peuple auquel on a promis des tas de choses.
              Liquidons cette caste de politiciens, remettons l’état à sa place et laissons le méchant capitalisme continuer à exister.

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              Alerter
            • Sam // 04.10.2018 à 14h28

              “Les banques centrales et les états se sont mis au service de “quelques” grosses fortunes et des politiciens qui en vivent bien”

              Exact.
              Et on appelle ça le capitalisme.

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            • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 16h21

              Il faut donc encadrer le capitalisme par une administration qui lui ait un pouvoir supérieur…=> Propriété collective des ressources essentielles.
              On va peut être finir par tomber d’accord, Patrick, non ?

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              Alerter
            • Pinouille // 04.10.2018 à 16h34

              “Et on appelle ça le capitalisme.”
              Dans ce cas, on ne parle pas de la même chose.
              J’ai clairement l’impression que vous persistez à essentialiser le capitalisme à ce qu’il a de pire (certes, il y a de quoi faire). Ce faisant, vous vous refuser de voir ce qu’il est par ailleurs: comme indiqué dans un commentaire pertinent plus haut, il existe des formes de capitalisme saines. Et il existera de nouvelles formes de capitalisme respectueuses de l’environnement. Car c’est une nécessité. Tout relève d’une volonté politique (au sens noble du terme).

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            • Sam // 04.10.2018 à 20h40

              C’est vous qui persistez à desessentialiser avec votre relativisme. Remarquez, relativiser c’est pratique, ça permet de prendre des vessies pour des lanternes sans trop de complexes. Moi même, quand je suis fatigué je relativise, c’est très reposant. Mais de là à prétendre comprendre le monde qui vous entoure avec ça…

              Ce dont vous parlez n’a jamais existé. Le capitalisme, c’est l’accumulation des richesses par les capitalistes : ceux qui détiennent les richesses. C’est à dire pas vous, ni même Patrick.

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            • Sam // 04.10.2018 à 20h57

              http://www.cnrtl.fr/definition/capitaliser

              D’ailleurs, je vous renvoie à la définition de capitaliser, au cas où nous ne parlerions pas de la même chose.

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          • bhhell // 04.10.2018 à 14h17

            Vous dites “laissons le marché se réguler tout seul”. C’est exactement ce qui s’est produit dans les années 30 avec la politique du laissez aller. L’économie s’effondre, les partis fascistes arrivent au pouvoir. En 2008, si les banques centrales n’étaient pas intervenues pour sauver l’économie, qui vous dit que l’Europe ne serait pas fasciste aujourd’hui. Le capitalisme utilise toujours le même chantage: si l’Etat ne vient à notre rescousse, vous aurez le chaos et le fascisme. vous avez beau jeu d’imputer le tort à l’Etat, quand c’est le capitalisme qui utilise l’Etat comme soupape de sécurité. Quand aux prêts étudiants, c’est exactement pareil. Comment l’Amérique est devenu un système rentier, l’Etat est utilisé par le capitalisme pour garantir des prêts qui autrement n’auraient aucune valeur car ces étudiants n’ont aucune chance de les rembourser. C’est le discours des libertariens qui critiquent l’endettement en l’imputant aux individus et à l’Etat quand c’est précisément cette extraction rentière qui alimente le capitalisme. L’empire romain s’est effondré justement en transformant tous les débiteurs en esclaves. Les systèmes privés entraînent toujours une forme de servage. Les systèmes privés prélèvent une rente impossible à rembourser. C’est pourquoi le système de santé américain représente aujourd’ hui 20% du PIB, c’est pourquoi dans certains Etats, les frais de garderies sont plus chers que les frais universitaires.

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        • Micmac // 04.10.2018 à 22h53

          Pitié, ne nous faites pas le coup de la crise de 2008 due aux interventions étatistes! C’est absolument risible!

          Lire un truc pareil décrédibilise tout ce que vous pouvez écrire et avez pu écrire.

          La crise de 2008 est du à une déréglementation excessive du système financier. Aucune crise de ce type n’aurait été possible lorsque l’a finance était réglementée. Aucune crise financière entre 1945 et mi 1980. Depuis, ça n’arrête pas, que des crises plus ou moins graves, en commençant par la première, la crise des caisses d’épargne nord américaines.

          Après, oui, ce sont bien les États qui ont déréglementé. Effectivement, vu comme ça…

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          • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 23h35

            Oui, les banquiers ont pris le contrôle des Etats… (Pompidou/Giscard chez nous). Fastoche, avec du fric on peut tout faire…
            Si la vraie gauche avait du fric, elle aurait racheté TF1, et toutes les autres, transféré les subventions du Figaro au Monde diplomatique, remplacé tous les “experts” qui baignent dans le capitalisme par ceux qui ont des idées diamétralement opposées, socialisé. Au bout de 6 mois les français auraient à 90% des idéaux socialistes.

            Et financer toutes les entreprises qui œuvrent pour le social, l’écologie, l’avance technologique,
            ne laisser la bourse ouverte que 1 jour/semaine,
            réduire le coût du système bancaire de 99 % et nationaliser tous leurs biens, etc. etc.

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          • Patrick // 05.10.2018 à 08h20

            “Aucune crise financière entre 1945 et mi 1980”

            1971 : fin des accords de Brettonwood , la FED peut émettre autant de dollars qu’elle veut , le crédit devient facile ( début du pognon à volonté )
            1973 : fin du pétrole presque gratuit et à volonté , les états compensent en faisant des déficits .. on se lâche sur les dettes pour pas fâcher les électeurs.

            forcément , 10 ans après il faut une crise pour éliminer le pognon en trop. Comment se sortir de la crise ? on réimprime du pognon et 10 ans après rebelote … tous les 10 ans.

            C’était quand la dernière crise financière ? 10 ans déjà ? 🙂

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    • Pinouille // 04.10.2018 à 15h00

      Les montagnes de déficit et de crédit ne sont que la conséquence d’un refus d’accepter le ralentissement de l’économie US, donc le déclin de l’hégémonie US: on s’accroche aux branches en postulant que la création monétaire va relancer la machine.

      Et comme cet argent n’est dirigé que vers les poches des plus riches, il ne sert qu’à faire grimper artificiellement le cours des actions. C’est censé donner aux entreprises plus de capacité de financement pour investir et relancer la croissance. Mais la croissance ne se décrète pas, notamment quand la consommation est atone parce que l’américain moyen n’a plus un sous en poche, surendetté, etc…
      Un beau cas d’école.

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      • Patrick // 05.10.2018 à 08h22

        la France fait pareil depuis le milieu des années 70 , on fait des déficits et on emprunte du pognon pour éviter de dire au petit peuple que la fête est finie. Il ne faut jamais fâcher l’électeur.

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        • Dominique Gagnot // 05.10.2018 à 08h52

          Patrick,

          Non, ce n’est pas pour éviter de dire que la fête est finie… C’est pour permettre aux plus riches de faire la fête perpétuellement, sur le dos de ceux pour qui elle sera de ce fait finie. J’explique :

          En 1973 Pompidou et Giscard ont voté une loi interdisant quasiment à l’État d’emprunter à SA Banque centrale (ce qui permettait de ne pas avoir à engraisser des financiers).
          Dans la foulée, Giscard à lancé son fameux emprunt indexé sur l’or, de 6,5 milliard de francs, qui rapporta 90 milliards sur 15 ans d’intérêts ! L’État du s’endetter à nouveau pour les payer. C’était malin de sa part, car suite à la désindexation du dollar sur l’or, il était certain que l’or allait s’envoler.

          Depuis l’État ne cesse de s’endetter… pour que le peuple ne cesse de verser des intérêts aux plus riches et aux banquiers (qui ont les moyens de prêter). C’est en quelque sorte un impôt inversé sur la fortune…

          Aujourd’hui le peuple doit 2200 milliards d’euros de capital, aux prêteurs, alors qu’il a déjà remboursé 2200 milliards d’euros d’intérêts ! (chiffres à actualiser)
          Autrement dit si l’État avait emprunté à la Banque de France, la dette serait aujourd’hui à peu près nulle !

          La dette ne sert que à une chose : permettre à ceux qui ont plein de fric de le placer sans risque, et de vivre des intérêts. Ce sont eux qui font la fête.

          (décidément, Patrick, vous gobez tout ce que les médias racontent, sans vous poser de questions. Lisez le Monde diplomatique, écoutez Daniel Mermet, diversifiez vos sources…)

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          • patrick // 05.10.2018 à 13h35

            La loi de 73 n’a rien changé , elle a juste réécrit noir sur blanc ce qui se faisait déjà.
            Dans tous les cas , elle n’obligeait pas le gouvernement à faire des déficits donc des emprunts , donc des dettes.
            Le problème c’est qu’en 73 les 30 glorieuses tiraient sur la fin , le premier choc pétrolier a sifflé la fin de la récré.
            Sans cette loi , les gouvernements auraient fait tourner la planche à billets , on sait comment ça finit.

            De plus , cette fameuse loi ne s’appliquait qu’à la France , alors que presque tous les pays occidentaux gouvernés par une social-démocratie ( ou assimilé ) ont commencé à s’endetter … et tous pour les mêmes raisons : ne pas fâcher les électeurs et faire durer l’illusion le plus longtemps possible.

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  • Rond // 04.10.2018 à 08h22

    Oui, et alors ? Le capitalisme est mortifère, on le sait depuis des lustres. Et alors ? Le fric rend fou. Les fous attirent les fous et ils prennent le pouvoir, partout. Et alors ? Je ne vois aucun soulèvement au bout du bout de l’horizon lointain. Les ânes laissent faire, alors …
    Chris Hedges parle ici de la France comme s’il était résident. Ou alors il est Français. Je ne vois pas d’autre explication.

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    • Gaby // 04.10.2018 à 09h29

      J’avais bien aimé la réflexion d’Alain Deneault qui imaginait que les masses occidentales ne se retourneraient contre le capitalisme qu’à partir du moment où ses promesses seraient trahies de manière indiscutables : pénuries alimentaires ou de pétrole et d’essence, services publics complètement inopérants (on voit déjà des prémisses ici et là, et le service public tient, bon gré mal gré en épuisant une partie de ses agents : médecins, infirmiers, profs, policiers, pompiers…).
      Le jour où le supermarché sera vide, alors on comprendra justement que la promesse de confort et de prospérité du capitalisme n’était qu’un leurre, qu’une “circonstance” comme l’explique bien un commentaire au dessus, mais nullement un objectif ou un résultat durable de ce système. Alors il faudra que d’autres façons de fonctionner collectivement puissent prendre le relais, et c’est tout l’intérêt d’y réfléchir et de s’y mettre à petite échelle.

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      • Patrick // 04.10.2018 à 09h44

        “on voit déjà des prémisses ici et là, et le service public tient, bon gré mal gré en épuisant une partie de ses agents ”

        Ce type de problème n’est pas du au capitalisme mais à une gestion catastrophique par l’état et ses filiales, malgré le “pognon de dingue” qui arrose l’ensemble.

        C’est pratique de rejeter la faute sur le capitalisme , ça exonère d’étudier les vraies causes du problème.

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        • Gaby // 04.10.2018 à 11h24

          Et quelles sont ces causes ?
          L’état gère mal parce qu’il est débile ? (Lui contrairement aux entreprises privées qui, elles, sont intelligentes) Ou alors, y aurait-il des choix politiques derrière les choix de gestions ? Lesquels ?

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          • Patrick // 04.10.2018 à 11h45

            ben oui , il y a des choix politiques , ou plutôt des promesses pour être élu :” votez pour moi , et vous aurez du pognon gratuit et vous péterez dans la soie ” .
            Personne n’a jamais été élu sur le thème :” bon les petits loups , va falloir se serrer la ceinture ”
            Alors il y a toujours un moment où on est obligé de faire des déficits , des dettes qui seront ( peut-être ) payées plus tard ( ou pas ).

            D’un autre côté , les administrations elles-mêmes n’ont aucun intérêt à faire des économies ou à gérer correctement leur budget , ce n’est pas leur fric ….

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            • Catalina // 05.10.2018 à 10h10

              ben si Macron a été élu pour l’austérité (pas la sienne, hein, lui et ses benallas, ils pètent dans la soie), c’est bien pour ça qu’il parle de “vision” (facile comme ça il n’est pas obligé de préciser) parce qu’il n’avait pas de projet autre que les GOPE, et 16% des gens l’ont élu !!!

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          • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 11h57

            Comme vous le dites Gaby, le capitalisme s’immisce partout. Le fric peut tout acheter, et permet donc de diffuser massivement des salades pour désorienter les masses. Leur faire croire que les élections sont démocratiques, alors que le fric permet de les piper allègrement en sélectionnant à l’avance les marionnettes qu’elles feront élire…

            C’est comme ça que des banquiers ont pris les commandes, et on se doute que ce n’est pas par philanthropie.

            Le capitalisme, puisque rien ne peut limiter son pouvoir, finit fatalement par tout détruire, à l’aide de la Finance.

            La Finance devait être au service de l’économie, la réalité est inverse !
            Et le pompon : Ils ont réussi à nous faire croire que c’est normal. Les “experts” nous l’expliquent tous les jours.

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            • Michel LEMOINE // 04.10.2018 à 13h05

              La financiarisation des économies est la réponse du capitalisme à sa crise. Elle permet de maintenir et même de décupler le taux de profit (qui autrement aurait tendance à baisser puisque sa source, le travail vivant, est évincée par le machinisme )

              Vouloir un capitalisme sans finance, c’est comme prétendre faire courir un infirme sans ses béquilles.

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            • Pinouille // 04.10.2018 à 16h12

              @Michel LEMOINE
              “La financiarisation des économies est la réponse du capitalisme à sa crise. Elle permet de maintenir et même de décupler le taux de profit ”
              Personne ne vous contredira sur ce point.

              “(qui autrement aurait tendance à baisser puisque sa source, le travail vivant, est évincée par le machinisme )”
              Ce n’est pas la première fois que vous soulevez ce point (directement issu de K Marx, si je ne me trompe). Et je dois admettre ne pas comprendre la logique. Il me semble que c’est tout le contraire: on remplace les hommes par les machines car c’est bien plus rentable pour le capital. Sinon, pourquoi le ferait-on?

              “Vouloir un capitalisme sans finance, c’est comme prétendre faire courir un infirme sans ses béquilles.”
              Outre votre considération pour le capitalisme, je dois admettre ne pas comprendre votre refus catégorique de la finance. Car si elle permet de maintenir et de décupler le taux de profit du capital, elle peut rendre des services tout aussi utiles à un système communiste que vous appelez de vos vœux, et qui n’a, je l’espère, pas vocation à s’extraire de toute considération productiviste.

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    • Dominique65 // 04.10.2018 à 11h15

      « Je ne vois aucun soulèvement au bout du bout de l’horizon lointain. »
      Tant qu’on aura peur d’être traité de complotiste dès qu’on dénonce les causes profondes de la victoire du néo-capitalisme (n’est-ce pas M. Buffet ?), le peuple sera tenu.

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      • Patrick // 04.10.2018 à 11h46

        Le peuple ne se soulèvera que lorsqu’il aura le ventre vide.
        Une bonne crise financière et économique peut être le déclencheur du chaos.

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  • Pierre D // 04.10.2018 à 09h21

    L’assèchement de l’économie par l’accumulation est connu depuis Aristote. C’est la chrématistique.

    Une économie assise sur l’optimisation du capital (au lieu des besoins humains) est caractérisée par l’élimination des risques, donc augmente l’accumulation au début par précaution, ensuite par compulsion. Ce modèle économique est condamné à terme à l’assèchement … pourvu que Marx ne la ramène pas.

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    • Pinouille // 04.10.2018 à 13h54

      Très intéressant de constater que nos problèmes n’ont pas évolué d’un iota depuis plus de 2000 ans. Preuve que c’est moins le système qui est en cause que la nature humaine?

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      • Patrick // 04.10.2018 à 14h40

        on n’a pas de traces écrites mais on peut supposer que c’est même bien antérieur à Aristote.
        Nous sommes au bout de quelques millions d’années d’évolution qui ont gravé un certain nombre de réflexes en nous, et tout ça ça constitue la nature humaine.
        Il y a quelques années on utilisait le vieille expression :” le vernis de la civilisation ” .. eh oui l’animal est toujours présent , juste sous la couche de vernis.

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        • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 14h42

          Les réflexes gravés peuvent se changer chez les nouveaux nés, car eux n’en ont aucun. Autant dire que si on voulait…

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          • Pinouille // 04.10.2018 à 16h21

            Votre phrase synthétise ce qui nous sépare fondamentalement: vous considérez que l’homme peut être changé, nous non.
            Les systèmes que nous défendons chacun de notre côté relèvent de ces 2 croyances antagonistes.

            J’ai tout de même tendance à penser que l’histoire de l’humanité nous donne raison…

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            • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 18h33

              Pour moi on a d’origine des pulsions positives et négatives, dont l’amplitude diffère de l’un à l’autre.
              Mais le formatage qu’on subira, fonction de la société et de l’environnement social dans laquelle on vit, mettra en exergue certaines de ces pulsions, et en enfouiront d’autres.

              Voyez le comportement des individus selon qu’ils sont soumis à la pression d’une compétition (éliminer l’autre), ou à une coopération (l’entraide est la norme).

              Imaginez que l’on enseigne aux enfants que le capitalisme actuel est à l’origine de catastrophes sociales et écologiques. Il est quand même probable que la plupart d’entre eux auraient ce système en horreur.
              De plus, on peut aussi mettre en valeur l’écologie, la coopération… Et ridiculiser la compétition (sauf si tout le monde en profite.)

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            • Sandrine // 04.10.2018 à 20h16

              « J’ai tendance à penser que l’hidroite de l’humanite nous donne raison ».
              A bon? Alors comment se fait-il que l’on soit passé de l’homo erectus à l’homo sapiens, du paléolithique au néolithique, de l’anthropophagie à l’esclavagisme puis à la haine de l’esclavagisme…?

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            • Pinouille // 04.10.2018 à 22h36

              @Dominique Gagnot
              J’entends bien.
              Mais vous ne réalisez pas que de tels projets de façonner/formater l’homme pour le rendre compatible avec un modèle de société (quelle qu’en soit sa beauté utopique) ont déjà été tentés et ont immanquablement abouti à un échec. Certaines ont entretemps donné lieu à quelques atrocités.
              Je note dans votre commentaire un effort de vocabulaire pour édulcorer le concept: signe que vous appréhendez tout de même un peu ce qu’il peut impliquer de pire.

              La complexité des tenants et aboutissants du comportement humain limite nécessairement son contrôle. Outrepasser cette limite relève non seulement d’une prétention démesurée, mais est tout bonnement impossible. C’est pourquoi il vaut mieux miser sur la liberté des individus et composer au fil de l’eau avec ce qu’ils en font. La perfection n’est pas de ce monde.

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            • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 22h47

              @ Pinouille,

              Cette fois ci, c’est le contexte (effondrement) qui impose un changement radical. Par ailleurs nos moyens d’éducation/formation/endoctrinement sont infiniment supérieurs à ce qui a pu exister. Télévision, internet. De plus les objectifs sont clairs : restaurer partout les éco socio systèmes. Qui peut être contre ça, à part quelques abrutis qui ne verraient pas le mur ?

              Quel autre choix sinon ?

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            • Pinouille // 04.10.2018 à 23h13

              @Sandrine
              Votre commentaire est bien trop large pour que je puisse y répondre en quelques lignes. Mais le commentaire de Patrick ci-dessus est en adéquation avec ma conception des choses. Ce n’est pas un hasard si nous nous rejoignons sur le reste.

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            • Dominique Gagnot // 05.10.2018 à 07h39

              @ Pinouille,

              Il faut se considérer en guerre contre le réchauffement climatique, de même que pour les guerres traditionnelles.

              C’est dans cet état d’esprit que l’homme devra changer.
              Et je ne vois pas qu’un jour l’homme ait refusé de s’adapter aux conditions de guerre, qui cette fois ci va être si longue qu’il finira par oublier ses précédentes conditions d’existence.

              Le changement (enfin, s’il est un jour décidé) se fera d’abord sous la contrainte et rentrera dans les mœurs.

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            • Sandrine // 05.10.2018 à 09h39

              @Pinouille,
              Donc si je comprends bien le commentaire de Patrick auquel vous adhérez, après des millénaires d’évolution, la nature humaine est définitivement (et irrémédiablement) fixée sans pouvoir être nullement influencée par le milieu et la culture… A l’heure des récentes découvertes en épigénétique, cette vision me parait pour le moins caricaturale et pour tout dire un peu dépassée. Elle fleure bon le “péché originel” ré-assaisonnée à la sauce darwinienne (“l’animal toujours présent sous le vernis de la civilisation” écrit Patrick).
              Mais voilà bien résumé le substrat culturel sur lequel repose toutes les conceptions du libéralisme contemporain – et que je dénonce comme tel, c’est à dire comme une idéologie profondément pessimiste, misanthrope, dont la succès auprès des élites ne s’explique que par son incomparable capacité à justifier l’injustice et les états de fait en matière de domination d’un groupe sur l’autre.

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            • Pinouille // 05.10.2018 à 20h24

              @Sandrine
              “Donc si je comprends bien le commentaire de Patrick auquel vous adhérez…”
              Ce n’est pas ce qu’il dit: la civilisation/culture/spiritualité peuvent élever/transformer l’homme, mais n’arrivent pas à effacer certains réflexes primitifs de survie (cerveau reptilien?) qui font partie intégrante de sa nature.
              Je m’aventurerais même à prétendre que la quasi-totalité des œuvres artistiques s’articule autour de cette dualité.

              “c’est à dire comme une idéologie profondément pessimiste, misanthrope”
              Je comprends tout à fait votre point de vue. Saurez-vous comprendre le mien:
              Accepter la part animale/primitive de l’homme n’a rien de pessimiste ni de misanthrope: c’est juste accepter les choses telles qu’elles sont sans jugement moral.
              Considérer que l’homme doit être bonifié donne tous les signes du refus de ce qui fait qu’il est homme: ça, c’est de la misanthropie.

              Et on en revient à la phrase qui résume tout: le communiste est un système pour l’homme tel qu’il devrait être; le capitalisme est un système pour l’homme tel qu’il est.

              “son incomparable capacité à justifier l’injustice”
              Je vous rejoins sur ce point.

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            • Sandrine // 05.10.2018 à 23h48

              Par rapport à la misanthropie. Vous avez une position un peu nietzschéenne (“dire oui à la vie” enseignait le philosophe) qui tranche par rapport à votre défense habituelle des prérogatives de l’individu (“ma liberte s’arrête là où commence celle des autres). Je vous rappellerai simplement que pour Nietzsche, vivre c’est tuer, détruire, soumettre, exploiter (je ne me souviens plus de la citation exacte). Dire “oui à la vie” (et à la part “animale” en nous comme vous dites), c’est dire oui à cela… C’est-à-dire sans remords et sans espoir qu’il existe ailleurs et au-delà une autre vérité (un autre ordre de vérité, pas juste un simple “vernis civilisationnel”, comme dit Patrick…).

              Quelque chose me dit que vous n’êtes pas tout à fait prêt à pousser le raisonnement jusque-là…

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            • Pinouille // 06.10.2018 à 09h36

              @Sandrine
              J’ai en effet failli faire référence à Nietzsche dans mon commentaire précédent pour appuyer mon argumentaire. Mais je me suis abstenu de peur de le trahir en le résumant. Voici le texte auquel vous faites référence: http://philia.online.fr/txt/niet_009.php?moteur=z
              Je m’incline devant ce génie trop souvent mal interprété.

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            • Sandrine // 06.10.2018 à 18h00

              @Pinouille,
              À 17 ans, Nietzsche a découvert le texte des Gathas (écrit par Zarathustra il y a un peu moins de 4000 ans) qui l’a profondément marqué, et dont l’influence se retrouve dans toute son œuvre (en particulier bien sûr dans Ainsi parlait Zarathustra).
              Dans les Gathas, Zarathustra enseigne la mort des dieux, pour qu’advienne l’Etre de sagesse, (Ahura Mazda, en persan). Il enseigne également, qu’avant la création, le monde était parfait dans l’esprit de Ahura Mazda, mais qu’au moment de sa matérialisation, des erreurs se sont produites qui expliquent son imperfection. L’homme apparut alors pour collaborer avec son créateur à la réparation de ce monde imparfait et en devenir- car seul, Ahura Mazda ne pouvait y parvenir.
              Ce dernier aspect (la perfectibilité du monde grâce aux actions de l’homme) n’est pas vraiment présent dans l’œuvre de Nietzsche (à ma connaissance en tout cas). Il Y a bien le thème du sur-homme, qui est un être aristocratique très différent de la masse des « derniers hommes » à peine plus évolués que des animaux… mais pour le coup c’est un thème très très misanthropique – très différent de l’idée dé perfectibilité du monde grâce aux bonnes actions des hommes. La « vie » de Nietzsche semble irrémédiablement marquée par ce fameux « péché originel » dont je parlais dans mon premier message et qui est typique de l’imaginaire chretien.

              Personnellement , je préfère le Zarathustra historique (son nom veut dire en persan « étoile brillante », à l’image peut-être de l’étoile qui guida les Mages jusqu’à Jesus, mais bon, ça c’est une autre question ). Le Zarathustra de Nietzsche est trop élitiste, trop méprisant. Un tantinet anarcho-capitaliste, style « chacun pour soi et Dieu pour tous, s’il existe »…. Et puis franchement, quelqu’un qui est capable de dire , comme lui, que la femme est faite pour être « le repos du guerrier », cela ne m’inspire pas trop confiance par rapport au reste de ce qu’il dit… (dans les Gathas, rien de tel, il y a égalité absolue entre l’homme et la femme)

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            • Pinouille // 06.10.2018 à 20h02

              Je ne suis pas un spécialiste de Nietzsche, seulement un amateur. Mais je ne partage pas vraiment la description que vous en faites: il me semble que vous mettez une grille de lecture “morale chrétienne” (péché originel, misanthropie, méprisant) sur sa pensée alors qu’elle s’en est justement libérée (par delà le bien et le mal).
              La mort des dieux (et de la morale qui va avec, jugée étriquée) fait bien partie de la pensée de Nietzsche. Mais la sagesse (au sens classique) ne fait clairement pas partie de son vocabulaire. Elle a été remplacée par la volonté puissance, qu’il ne faut pas mésinterpréter. Il s’agît de la libération/explosion des forces vitales de l’homme, incluant une certaine animalité (qui est pleinement assumée car réelle: ref pas de morale) mais pas que. Dans ces conditions, le monde n’a donc pas velléité à se parfaire dans une harmonie figée, mais être un joyeux tumulte où toutes ces forces s’expriment: c’est l’acceptation inconditionnelle du réel dans toute sa richesse et sa splendeur.

              A propos du surhomme, je vous conseille cette émission (je suis très en accord avec l’analyse qui en est faite):
              https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/tous-des-heros-44-le-surhomme-de-nietzsche-est-il-un-heros

              La page suivante me paraît (pas encore lu totalement) résumer fidèlement la pensée de Nietzsche:
              http://coursphilosophie.free.fr/philosophes/nietzsche.php

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            • Sandrine // 07.10.2018 à 10h05

              Je connaissais cette émission ( elle est un peu « partielle « mais intéressante)
              Je ne mets pas une grille de lecture « morale chretienne » sur Nietzsche. Je le juge selon mes propres critères (ce que au deumerant Nietzsche enseigne).
              Je remarque simplement qu’il est peut-être plus marqué par la culture chrétienne de son époque qu’il le voudrait lui-même (christianisme occidental car le christianisme oriental est très différent sur cette question du péché originel – c’est à dire la corruption irrémédiable du monde par la faute de l’homme; peut-être d’ailleurs que Nietzsche aurait préféré le christianisme s’il avait connu le christianisme oriental)

              Concernant l’aspcet dionysiaque de la philosophie de Nietzsche (ce que vous évoquez avec le bouillonnement de la vie, etc) ; je pense que vous interprétez selon vos critères (vous avez le droit 🙂) ce que Nietzsche ne dit pas exactement.
              En particulier par rapport à l’animalité. Nietzsche n’etait pas matérialiste. Le sang pour lui, c’est la même chose que l’esprit et l’homme marche sur un fil entre l’animal et le surhomme (l’hoMme est donc sensé s’éloigner de l’animal…)
              Je vous conseille pour ma part cette vidéo sur le dionysiaque dans la pensée de Nietzsche
              https://m.youtube.com/watch?v=bnitGhbeNtg

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            • Sandrine // 07.10.2018 à 12h33

              En commençant à lire le texte que vous mettez en lien, je note qu’il est dit que Nietzsche développe une sagesse – contrairement à ce que vous écrivez plus haut… Vous tirerez peut-être cette idée de la vidéo que vous avez mis en lien Mais en tout cas je note que cela colle avec le parallèle que je faisais précédemment avec la démarche du Zarathoustra historique.

              Nietzsche s’oppose clairement à la conception ascétique de la sagesse – mais pas à une sagesse dionysiaque. De toute façon, un philosophe est sensé par définition aimer la sagesse – or Nietzsche est poète mais aussi philosophe.
              Il refuse le dogmatisme (du platonisme et du christianisme en particulier) et c’est pour cela qu’il dit qu’on ne peut pas être nietzschéen (chacun doit penser avec ses propres « critères « – donc on ne peut et ne doit penser exactement comme lui, Nietzsche). Mais il entend malgré tout créer une nouvelle forme de sagesses et de nouvelles valeurs (par-delà le bien et le mal chretien)

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            • Pinouille // 07.10.2018 à 18h46

              Pour en revenir à notre sujet initial (possibilité/volonté d’améliorer l’homme) + sagesse Nietzschéenne, le deuxième lien sur Nietzsche que j’ai proposé contient un paragraphe très éclairant sur la sagesse tragique: “Elle consiste à cesser de vouloir améliorer le monde et l’humanité, et à se contenter de contempler le cours absurde du monde, plein de souffrance et d’injustice, et à prendre plaisir à ce spectacle, à se réjouir de ce spectacle, à aimer ce monde. ”
              Cette attitude peut être confondue avec le cynisme si j’en juge la réaction de nombreux commentateurs ici (ex: réaction de Kapimo à la dernière vidéo de Pierre Conessa) qui ne peuvent se résoudre à accepter que le monde, la politique, la géopolitique, l’économie, etc… persistent à ne pas se plier à leurs propres valeurs morales (au demeurant, chacun a les siennes, et a tendance a considérer qu’elle doivent s’appliquer au reste du monde).
              Mais ce n’est pas du cynisme. C’est juste l’acceptation que le monde et le reste de l’humanité n’a pas vocation à se plier à notre volonté, quelles que soient les bons sentiments qui la fondent. Ex: la déclaration universelle des droits de l’homme, qui n’a d’universelle que le nom. Ainsi, quand on abandonne la lecture du monde sous l’angle moral, il convient de se plonger dans sa complexité et dans le détail de son fonctionnement pour déterminer comment on peut agir pour améliorer les choses pour un périmètre plus ou moins restreint (individu, famille, groupe, pays). Les valeurs morales n’ont de pertinence qu’à l’intérieur de ce périmètre restreint: sur le principe d’une certaine homogénéité des individus qui la composent, on établit des règles que la plupart accepte de respecter pour garantir la cohérence d’ensemble. Sans cette cohérence et acceptation, pas de vie sociale.

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            • Sandrine // 08.10.2018 à 09h05

              Ne pas vouloir changer le monde à tout prix est en effet d’une grande sagesse. Je vous rejoins sur ce point.
              En revanche je ne suis pas d’accord avec le relativisme moral et culturel par lequel vous le justifiez.
              Beaucoup de nos contemporains pensent que Nietzsche est le penseur qui a théorisé ce relativisme (et sortent très fréquemment la fameuse phrase de Nietzsche «  il n’y a pas de vérité, il n’y a que des interprétations »). Mais c’est un contre-sens total. Nietzsche a condamné le relativisme culrurel, qui, pour lui, est typique du nihilisme des « derniers hommes »(issus de la modernité).
              Il n’est pas pour le statut qui, il appelle au contraire à lutter contre décadence et de retrouver la puissance originelle de la culture (occidentale, le reste ne compte pas). Ce n’est pas la même chose que de rêver créer un monde nouveau (à la manière des communistes et des chretiens).

              Ceux qui pensent pouvoir interpréter Nietzsche dans une perspective gauchiste (ou même libérale) se mettent le doigt dans l’oeil.
              Par contre on peut tout à fait écouter et tirer parti des critiques qu’il fait de nos valeurs (qui sont essentiellement d’origine chretienne) pour éviter qu’elles continuent à nous mener dans le mur comme elles le font régulièrement depuis au moins 2000 ans.
              Mais c’est un chemin de crête extrêmement périlleux, le nazisme est là pour en témoigner…

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            • Pinouille // 08.10.2018 à 17h56

              Votre premier paragraphe ne correspond pas à l’idée que je me fais de la pensée de Nietzsche, mais je me garderais bien de prétendre qu’elle est plus juste ou plus pertinente que la votre.

              En revanche, je suis tout à fait d’accord avec votre dernier paragraphe.

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            • Sandrine // 08.10.2018 à 19h10

              Ci-dessous un texte (un peu long je m’excuse) sur la notion de culture chez Nietzsche.
              Loin de souscrire à l’idée libérale de tolérance culturelle, Nietzsche est au contraire pour une « guerre cultuelle » seule à même de faire triompher une culture de type aristocratique (pas « pour tous », donc)
              Toutes les cultures ne se valent pas chez lui : il y a haute culture et basse culture. Quant à la haute culture, il faut en retrouver avant tout le chemin chez les Grecs.
              http://www.psy-luxeuil.fr/article-nietzsche-critique-de-la-culture-de-masse-119098050.html

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      • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 14h41

        L’explication est simple : les humains se laissent naturellement embobiner par les plus pourris d’entre eux. C’est à ça qu’il faut remédier.
        Espoir : aujourd’hui on a des moyens d’éducation/information (internet) qui n’existaient pas avant.

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      • Michel LEMOINE // 04.10.2018 à 20h36

        Réponse à Pinouille sur la baisse tendancielle du taux de profit moyen.

        Pour bien comprendre cela je ne peux que vous inviter à lire LE CAPITAL ce qui est bien plus facile qu’on le dit. Je veux juste ici préciser qu’il s’agit du taux de profit global (ou moyen) celui de l’ensemble de la classe capitaliste. Marx a préalablement introduit le concept de péréquation des taux de profit. À ce moment de son exposé il raisonne en valeur. Le rôle de voile et de correcteur de la monnaie interviendra plus tard.

        Pour le comprendre il faut lire Marx en entier. C’est ĺà la vraie difficulté (le capital fait à lui seul 8 volumes).Pour l’économie il faut lire Les théories sur la plus value et les Grundisse. Bonne lecture

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        • Michel LEMOINE // 04.10.2018 à 20h50

          Sur la finance qui décuple le taux de profit : il s’agit de capital fictif c’est à dire qui ne correspond à aucune richesse crée. Il se traduit par des “bulles financières ” et rend la crise inévitable.

          Exemple : l’effet de levier. On a 100 un prêt de 900 fait passer le capital à 1000 avec lesquels on opère. Les 900 sont remboursés avec un petit intérêt. Le taux de profit se calcule sur 100. Il a donc été multiplié quasiment par 10. Il n’y a eu aucune création de richesse mais souvent liquidation d’une entreprise.

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          • Pinouille // 05.10.2018 à 00h55

            Je suis en total désaccord avec votre commentaire, hormis les risques que génère la finance (et dont l’excès nous pousse chaque jour plus près du gouffre).
            Qu’est ce qui vous amène à considérer que du capital puisse être fictif et qu’aucune création de richesse n’est dégagée d’un effet de levier?

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        • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 23h06

          Chapeau d’avoir lu Marx. Je me demande comment il a fait pour remplir 8 tomes, et suis incapable de lire plus d’un paragraphe sans tomber dans un profond sommeil.
          J’aimerais trouver un résumé en français simple : au lieu de parler de “baisse tendancielle du taux de profit”, dire que l’augmentation de la productivité finit par saturer la demande solvable, est plus clair par exemple) 😉 .

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  • LBSSO // 04.10.2018 à 09h22

    ” On assiste [au Moyen Âge] à la formation d'[…]archipels capitalistes dans un océan féodal. ” Alain Bihr

    Or, par temps de crise ” l’archaïque ” , comme l’écrirait Régis Debray, réapparaît.

    Aussi pour paraphraser A Bihr et reprendre R Debray , je me demande si on n’assiste pas au resurgissement d’archipels féodaux , ” l’archaïque ”, dans un océan de capitalisme.
    Dirigeants autoritaires , grandes métropoles, servages,etc.

    pour lecture et réflexion :https://comptoir.org/2018/09/20/alain-bihr-la-mondialisation-a-permis-de-donner-naissance-au-capitalisme/

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  • regis // 04.10.2018 à 09h42

    On parle de capitalisme,moi je ne le vois plus.Il a disparu depuis longtemps…et a été remplacé par un hyper capitalisme destructeur ou les politiques se sont vendus aux puissances de l’argent…

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    • Patrick // 04.10.2018 à 09h45

      Capitalisme de connivence , avec un flux de pognon déversé par les banques centrales et les états qui verrouillent le tout.
      Tous copains et coquins !!

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    • Dominique65 // 04.10.2018 à 11h20

      « [le capitalisme] a été remplacé par un hyper capitalisme »
      Plus précisément le néolibéralisme. Le capitalisme c’est le capital au service de l’économie ; le néolibéralisme, c’est l’économie (ainsi que les structures étatiques et internationales) au service du capitalisme.

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  • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 09h57

    Voici un système mixte collectif/capitaliste , qui de par son principe répondrait aux objectifs fixés par les citoyens (restauration de l’éco socio-système…) démocratie réelle, donc :
    https://www.dropbox.com/s/hc3o45enda6vsq5/Syst%C3%A8me%20propos%C3%A9.jpg?dl=0

    Il se scinde en 2 parties : secteur public et secteur privé.

    Secteur public :
    Il détiendrait la propriété lucrative des ressources premières qui sont, pour rappel :
    o La biosphère en général, le sol, le sous sol.
    o Les infrastructures :
    – Santé, Education, Energie…,
    – Les réseaux de communications :
    transport physique, énergie, informationnel,
    – Les immeubles, les Grandes entreprises.
    o Les médias qui fabriquent «l’opinion», le Savoir, et la monnaie…

    L’administration, sous le contrôle des citoyens, assurerait la gestion responsable de ces ressources. La Banque centrale en financerait les investissements (nouvelles infrastructures, équipements…).
    La Rente résultant de la vente de droits d’usage au secteur privé servirait les dépenses de fonctionnement et d’entretien.

    Secteur privé:
    La « pompe à monnaie », constituée :
    Des banques commerciales,
    de la Bourse, ou on échange des titres de propriété (actions…) Ces titres, et leur monnaie d’échange, circulent dans l’anneau relié au Sac. C’est la spéculation.

    Le Sac est constitué des dépôts de chacun des joueurs et de leurs titres de propriété.
    Le but du jeu est pour chacun de maximiser le profit dégagé des investissements productifs ou spéculatifs (dont sont exclus les biens collectifs, publics).

    Le profit est ce qui retourne aux joueurs, une fois leurs opérations réalisées.
    L’investissement en actions nouvelles et prêts bancaires finance « l’économie réelle », en plus de la Rente issue des droits d’usage…

    La quantité de monnaie présente dans le système, augmente ou diminue avec les prêts bancaires ou leurs remboursements. L’activité économique (production et spéculation) en dépend.

    À la mise en place d’un tel système, la Banque centrale émettrait la monnaie destinée à l’indemnisation des anciens propriétaires des ressources socialisées. Le Sac recevrait cette monnaie, à laquelle s’ajouteraient ensuite les profits des entreprises privées travaillant pour le secteur public.

    CARACTERISTIQUE ESSENTIELLE :

    Les profits du secteur privé résulteraient des services rendus au secteur public. (À l’intérieur du secteur privé, le profit des uns proviendrait des dépenses des autres, comme dans le capitalisme actuel).

    Le profit ne permettant pas d’accumuler des Ressources premières (publiques), il serait inoffensif.

    Les besoins sociaux et écologiques sont énormes. La croissance économique soutenue par la Banque centrale serait donc, au moins dans les premiers temps, considérable. Le plein emploi, ô combien utile, serait une réalité.
    Remarquons que contrairement à ce que l’on dit, la « croissance » n’est pas nécessairement synonyme de catastrophes : cela dépend des vices et des vertus du système concerné !

    Extrait de :
    https://www.dropbox.com/s/jklk9fuau4yfv3m/Comprendre%20l%27Arnaque%20qui%20nous%20m%C3%A8ne%20au%20d%C3%A9sastre.pdf?dl=0

    https://www.amazon.fr/dp/1719835306/ref=rdr_ext_tmb

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    • Fredo // 06.10.2018 à 09h23

      Et donc les transactions spéculatives n’existent pas, alors votre système ne fonctionnera pas?

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      • Dominique Gagnot // 06.10.2018 à 11h18

        Fredo, les transactions spéculatives restent possibles dans le secteur privé sur les actions de nouvelles entreprises par exemple. (en fait je ne suis pas sur d’avoir bien compris votre question ?

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  • Ardéchoix // 04.10.2018 à 10h07

    Un problème sur les élections : c’est la faute aux russes.
    Un problème économique : c’est la faute aux chinois.
    Un problème capitaliste : ça doit être la faute à Karl Marx 🙂

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  • douarn // 04.10.2018 à 11h10

    “Ce genre d’excès fou rappelle les [rois] de France avant la Révolution française, lorsque le niveau d’excès atteignit une dimension sociale explosive.”

    J’aimerais recommander la lecture d’un livre “Chants pour les Nu-pieds” de Serge Huet (edition PJO) (1975). Il y est relaté à partir de notes et journaux intimes, l’histoire du refus fiscal (taille et gabelle (taxe sur le sel)) et le soulèvement de 1639 en basse normandie. Pendant la guerre des 30 ans, 10 ans avant la fronde, les nu-pieds brulèrent les bureaux du fisc et établirent un gouvernement révolutionnaire. Louis XIII détourna une armée pour mater dans une horrible repression (rouet, pendaison, viol, incendie, torture inhumaine, …) ces nu-pieds armés de bric et de broc, sans formation et sans stratégie militaire. Je laisse la surprise aux curieux de découvrir les errements des bourgeois de cette époque.

    La seule valeur de l’argent des nobles de 1639 tout comme des oligarques de notre époque, n’est que sa contrepartie matérielle, le fait qu’il puisse être échangé contre des biens et services qui ont nécessité l’usage de matière première, d’energie et d’infrastructure. Laisser aujourd’hui monter les inégalités, c’est autoriser les plus riches à s’accaparer énergies, matières premières et infrastructures. C’est un mouvement qui ne s’arrêtera pas de lui même par effet de trop-plein.

    Pour finir une petite citation de Richelieu tirée du bouquin qui illustre magistralement la boulimie des oligarques : “Si les peuples étaient trop à leur aise, il serait impossible de les contenir dans les règles de leur devoir. Il faut les comparer aux mulet qui étant accoutumés à la charge, se gâtent par un long repos plus que par le travail”

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    • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 12h06

      C’est bien pour ça qu’il faut constitutionnaliser la propriété – collective – des Ressources premières, qui de fait sont des biens communs. Ce qui n’empêcherait pas à une société capitaliste de se développer, ou plutôt une société pseudo capitaliste, car on ne pourrait y accumuler de ces Ressources puisque collectives. (mais seulement en acheter des droits d’usage…) Voir mon post plus haut.

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      • Patrick // 04.10.2018 à 12h45

        on a un problème avec ” la propriété – collective – des Ressources premières “.
        Une bonne partie de ces ressources premières ne sont pas sur notre territoire , ça va être compliqué d’aller expliquer aux Saoudiens, aux Russes , aux Américains et à pas mal d’autres que nous venons pour collectiviser les puits de pétrole et de gaz naturel , et tant qu’on y est les mines d’uranium et leurs terres agricoles.

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        • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 13h29

          On achète comme d’habitude nos ressources externes, qui deviennent alors propriété collective des citoyens français.
          Par ailleurs, on cherche à tout faire par nous même, de sorte à être le moins possible tributaire d’enfoirés. Et on coopère avec ceux qui sont prêts à coopérer. (ça viendra).
          (l’exact contraire de ce que souhaite la mafia qui dirige actuellement)

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          • Sandrine // 04.10.2018 à 18h44

            Dominique, l’objection de Patrick n’est pas si simple à contourner.

            J’ai un peu l’impression que vous inventez le fil a couper le beurre avec votre idée du droit d’usage.
            Beaucoup de sociétés anciennes, notamment féodales et esclavagiste, étaient structurées par la notion de droit d’usage (d’ailleurs les nazis étaient « ,pour », c’est dire…)
            Pour la préservation des ressources communes, cela a un certain avantage (du moins tant que l’etat n’est pas corrompu et suffisamment puissant pour se protéger militairement de ses voisins, voir pour leur imposer des conditions commerciales favorables), en revanche, le droit d’usage ne protège ni de l’exploitation ni de l’injustice sociale.

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            • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 20h43

              Je parle du droit d’usage dans un contexte difficile à résumer dans le cadre de cette discussion. C’est pour cela que j’ai écrit “Comprendre l’Arnaque qui nous mène au désastre”.

              Le droit d’usage dont il est question n’est pas un but en soi, mais une conséquence logique :

              Car le Pouvoir est dans la propriété des Ressources premières, (essentielles). Preuve en est que dans le désert, c’est celui qui tient la gourde qui a le pouvoir…

              Une réelle démocratie suppose donc (entre autres) que ces Ressources essentielles soient propriété collective, et soient gérées selon les objectifs que les citoyens auront fixés. (restauration de l’éco socio système par exemple, dont le privé se moque comme de sa première dent)

              Les entreprises et particuliers ne peuvent en être propriétaires, et devront donc acheter des droits d’usage de ces ressources collectives. (le sol par exemple). Moyennant loyer fonction de la demande… (comme aujourd’hui, sauf que les plus riches se battront pour les plus chers loyers, faute de pouvoir acheter)

              Et ça a un tas d’avantages :

              – Rapporterait une rente substantielle à la collectivité (rente qui sinon va a des proprios privés).

              – La spéculation sur ces biens devient impossible,

              – Il n’est plus nécessaire de disposer d’un énorme capital pour obtenir la propriété d’usage d’une habitation par exemple, bien qu’elle offre les mêmes avantages que la pleine propriété, (si ce n’est que l’on ne peut plus acheter/vendre pour faire du blé) !

              et autres que j’oublie…

              La propriété (lucrative), c’est du vol. (Proudhon)

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    • Rond // 04.10.2018 à 12h08

      Merci. Je suis en effet curieux de connaître les errements des bourgeois de ce temps là.

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  • Gilgamesh // 04.10.2018 à 13h10

    Excellent tour d’horizon des dysfonctionnement de nos sociétés capitalistes.

    La dénonciation d’immoralité du capitalisme, des injustices qui lui sont consubstantielles, est bien entendu indispensable, mais est-elle suffisante ? Cette dénonciation
    • provoque de la résignation (“c’est dans les gênes du capitalisme, on n’y peut rien”)
    • génère parfois un mysticisme délirant (“la main invisible va finir par tout équilibrer”)
    • ou encore engendre une colère de “classe” (“pendons les aristocrates à la lanterne”)

    Aucune de ces réactions ne me semble à la hauteurs des enjeux qui est l’adaptation à l’effondrement en cours de notre civilisation mécanisée et robotisée (https://youtu.be/XSB-42V-i50?t=3323).

    La critique première à adresser au capitalisme est qu’il est mortifère, qu’il flingue la Nature parce qu’il considère ses ressources comme gratuites et les pollutions comme des externalités. Cette appréhension du problème sur le terrain écologique nous permettrait peut-être de réaliser que nous sommes tous sur le Titanic et qu’il serait temps de savoir ce qu’on peut encore sauver de nos sociétés, voire de notre espèce.

    Au risque de paraître pontifiant, combattre l’injustice c’est très probablement combattre pour notre survie.

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    • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 13h55

      Jancovici n’imagine pas une seconde que l’on puisse produire autrement que maintenant.
      Jamais il ne pose la question de savoir à quoi sert ce qu’on produit !
      Alors que à la louche, on pourrait rendre les même services avec 10 fois moins…
      Il faut reposer la question des besoins à plat.

      L’exemple automobile est significatif :

      Besoin : transporter quotidiennement des individus isolés, à l’heure qu’ils souhaitent, d’un point x à un point y.

      Réponse mise en circulation de petites autos toutes conçues pour minimiser les coûts écologique, dont l’entretien, et éléments recyclables.
      => un maximum de pièces communes
      => vitesse max : 60 kmh
      => poids 300 kg (ou moins)
      Les trajet et situation de chaque auto est diffusé en temps réel de sorte que quiconque puisse l’utiliser au passage, comme un bus, sauf qu’il n’y aurait pas (ou presque) de contrainte horaire. Le smartphone indique les voitures qui vont passer et vont là ou tu veux. Tu clique, la voiture s’arrête et t’emmène. (blabla car en beaucoup mieux)
      Évidement, il faut prévoir des exceptions, et les gérer.

      Un tel système n’est efficace que s’il est en monopole. (on ne peut pas faire cohabiter les autos actuelles avec de petites auto, infrastructures, liaison avec le train/tramway ) il faut une vision globale du transport, à commencer par les limiter !

      On peut tout repenser sur cette logique, et ne pas pas raisonner comme un bœuf : bon, ben chaque humain consomme aujourd’hui tant, donc va falloir tailler dans le vif. (méthode Jancovici, lui ne voit que PIB !! polytechnique sert l’endoctrinement capitaliste, il est incapable de penser autrement)

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      • Patrick // 04.10.2018 à 14h34

        calcul simple ( façon Jancovici ) :
        – combien consomment ces petites voitures ( combien de kWh par an à produire ? )
        – on suppose que ce petites merveilles sont électriques , combien de GW à mettre en ligne pour charger tout ça le soir ?
        – combien consomme l’infrastructure nécessaire pour faire fonctionner les applis smartphone ?
        – on considère toujours que les humains sont concentrés en ville, quelle énergie nécessaire pour alimenter tout le monde en nourriture , eau potable , évacuer les eaux usées , éclairer, chauffer tout le monde ?…
        – combien d’énergie pour produire la nourriture et la transporter jusqu’aux bouches affamées ?

        à l’heure actuelle , 80% de notre énergie primaire est issue des combustibles fossiles , une petite partie de l’électricité est produite par de l’énergie dite renouvelable , produite de façon très intermittente à partir de matériels pas très renouvelables.

        voilà , voilà !!

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        • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 16h30

          Il faut prendre le problème par l’autre bout :
          De quelle énergie dispose t’on, une fois qu’on a l’eau courante, et produit la nourriture ?

          A supposer que ces autos consomment en moyenne 2kW/h pour 100 km (récupération d’énergie efficace, aérodynamisme) au pif, à ajuster ensuite.
          On peut donc faire x km,
          Aménager le territoire de sorte à ce que les lieux d’habitations, de travail, et d’approvisionnement soient compatibles.
          Ensuite il faut penser aux voitures à cheval.

          Faut demander à un polytechnicien de calculer le truc.

          Aujourd’hui n’a aucun sens puisque ce que l’on fait n’en a aucun, sinon maximiser les profits et le gaspillage qui va avec.

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      • Gilgamesh // 04.10.2018 à 19h00

        “Jancovici, lui ne voit que PIB !! polytechnique sert l’endoctrinement capitaliste, il est incapable de penser autrement”
        tsss… un peu de tempérance dans vos opinions pourraient les rendre (un peu) crédibles.

        M. Jancovici est un vulgarisateur hors pair, donc même si vous avez des désaccords, un peu de respect pour l’oeuvre accomplie depuis 20 ans.

        Il fait sa part 🙂

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        • Dominique Gagnot // 04.10.2018 à 19h50

          Oui, je reconnais… (je dis aussi des c……, je suis pas dieu, hein).
          N’empêche que j’attends avec impatience le vulgarisateur qui expliquera partout que le capitalisme est une Arnaque basée sur la crédulité du bon peuple, et qui nous mène là ou on sait. Il fait quoi Jancovici là, c’est pourtant évident, non ? Ok, c’est tabou. Le 1er qui dit ça il aura un accident de moto.

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        • Gilgamesh // 04.10.2018 à 21h28

          @Dominique

          L’approche de M. Jancovici est fondée sur son expertise de “poly-technicien” mais pas seulement. Je pense qu’il est intéressant de connaître un peu son parcours pour se rendre compte de la “révolution copernicienne” qu’il a déjà dû accomplir. Au départ, il travaille dans le secteur des opérateurs télécom : https://youtu.be/fGpvVeZsB_o?t=116

          Ensuite, il explique assez clairement sa double casquette :
          • celle, très prolifique, de conférencier
          • et celle de lobbyiste auprès des corps intermédiaires (grandes entreprises, décideurs politiques, monde académique …).

          Qualifier le capitalisme d”‘arnaque basée sur la crédulité du bon peuple” – dans aucun de ces deux contextes – lui permettrait difficilement de faire passer son message sur le changement climatique.

          Du reste, à titre personnel, je ne suis pas convaincu que ce genre de raccourci ait une quelconque valeur heuristique 🙂

          “Oui, je reconnais… (je dis aussi des c……, je suis pas dieu, hein).”
          ›› pas de souci pour les dire
          ›› en revanche les écrire me semble plus problématique, rien ne vous y oblige

          Plus politique et donc peut-être plus en accord avec le discours que vous attendez, je vous invite à regarder la vidéo de Tancrède Ramonet sur Thinkerview : https://www.youtube.com/watch?v=E7vscTxD308

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          • Dominique Gagnot // 05.10.2018 à 02h25

            Gilgamesh ,

            Merci pour les liens. Je viens d’écouter Jancovici. Sans surprise je confirme qu’il est enfermé dans le système de pensée capitaliste, totalement hermétique.

            Il ne risque pas d’y trouver de réponse à la question du réchauffement climatique, puisqu’il est pour ainsi dire voulu (!) par le capitalisme. Je rappelle que le but de ce système est de maximiser l’agitation économique nécessaire à la maximisation des profits. Qui dit maximiser l’agitation dit maximiser le réchauffement. C’est pourtant gros.

            Dans ces conditions, il ne peut que brasser du vent qu’il vend a des entreprises en mal de bonne conscience climatique.
            Il est vrai que les entreprises n’aimeraient pas entendre que le problème c’est le système qui leur permet de faire de la thune, mais justement ce serait là le boulot d’un vulgarisateur de talent.

            ———————

            Oui, ce serait mieux si j’évitais d’écrire des conneries, j’en suis conscient. Mais dans le feu de l’action mon écriture part parfois en mode automatique, qu’il est impossible de rattraper si on se réveille 10mn après… D’un autre coté, je n’attache guère d’importance à ce genre de bourdes humaines (on est pas des robots)

            Quant à ”l‘arnaque basée sur la crédulité du bon peuple”, c’est une provocation destinée a réveiller un public qui s’interroge réellement. Mieux vaut donc y aller avec plus de précautions oratoires face au public de Jancovici d’autant qu’il y a du fric à faire derrière… (ça passe sans doute avant le réchauffement)

            Je m’en vais écouter l’autre lien…

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  • Hippo // 04.10.2018 à 14h13

    Comparaison avec la révolution qui pourrait être pertinente mais par ignorance de l’auteur tombe à plat. S’il est vrai que c’etait une periode de disette et que les casuisses étaient vides non pas à cause de Versailles mais à cause de la guerre d’indépendance des États Unis, la révolution française est avant tout une revolution libérale.

    La liberté prônée par les révolutionnaires était la liberté de commerce. Les mesures des révolutionnaires ont consisté à libéraliser le marché du grain et à supprimer les corporations de métiers qui étaient les syndicats de l’epoque, à supprimer le repos dominical et les jours fériés. La semaine est passé à 10 jours au lieu de 7 pour que les travailleurs produisent plus.

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    • rolland // 04.10.2018 à 16h15

      “La liberté prônée par les révolutionnaires était la liberté de commerce.” : Ils en ont, puisque ce sont eux qui ont emporté la victoire, laissé leur symbolisme un peu partout dans les institutions françaises. La question non pas à mille francs mais à un € : mais qui sont-ils ?

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  • rolland // 04.10.2018 à 14h45

    Quand j’entends “le capitalisme d’entreprises incontrolée” cela me fait directement penser à la nature de la non-Union européenne.
    C’est la première richesse française en la personne de Bernard Arnault qui disait dans son livre ( la passion créative ) : “Les entreprises, surtout internationales ( apatrides ndlr ), ont des moyens de plus en plus vastes et elles ont acquis, en Europe, la capacité de jouer la concurrence entre les Etats. (…) L’impact réel des hommes politiques sur la vie économique d’un pays est de plus en plus limité. Heureusement.”

    En d’autres terme je dirai que la nature de l’UE est, de par sa volonté de faire disparaitre les Etats-Nations, une hyper structure visant à remettre la gestion des peuples clés en mains aux entreprises internationales. Dans tous les cas c’est bien ce que nous pouvons en constater.
    De la même façon que le peuple américain doit s’il veut survivre, se mettre en travers de la route de son gouvernement pour faire barrage aux entreprises kleptocratiques; les peuples européens doivent se mettre en travers d’une Union européenne vouée à s’effondrer sur elle-même et à disparaitre, pour faire barrage à cette même idée que les peuples doivent être gérés par les entreprises apatrides et klèptocratiques.

    Sans ce préalable fondamental il n’est qu’illusoire je pense de rêver et d’espérer en un monde meilleur qui prendrait en considération toutes formes de vies sur terre, humaine ou autre !

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  • zigomar // 04.10.2018 à 17h28

    Roland Barthes l’avait bien résumé dans les années 60, je crois dans MYTHOLOGIES : “La pollution est résiduelle aux yeux des comptables.” 50 ans plus tard, nous en sommes au même point, en mille fois pire.

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  • tepavac // 04.10.2018 à 23h30

    Ha quel bel article à lire. Enfin un économiste dont je comprend le langage et avec qui je partage la description de ce qui se déroule sous nos yeux. C’est très bien dit, quelques soit le producteur de richesse réelle, il est la proie d’un malfaisant qui agis en toute impunité par ce qu’il n’y a pas de gendarme pour l’arrêter et pas de palais de justice pour en sanctionner les agissements.

    WOLFF l’a très bien résumé:

    -” Ils se donnent des salaires plus élevés. Ils rachètent leurs propres actions, ce qu’ils sont légalement autorisés à faire. Cela fait grimper le prix de l’action. Leur rémunération [personnelle] est liée à l’évolution du cours de l’action. Aucun emploi n’est créé. Aucune croissance n’est créée. Le prix des actions augmente même si la viabilité de l’entreprise – à cause de l’effondrement de son marché – est en déclin. »

    Et identifié:
    ” Et c’est l’escroc en chef et ses amis milliardaires de l’industrie des combustibles fossiles et de la guerre et d’ailleurs à Wall Street, qui président à cet assaut et à cette kleptocratie effrénée.”

    En résumé, pas de capitan América, pas d’ONU et pas de CPI et une bande de maraudeur en liberté.
    Pourtant je vois toujours pas le rapport entre la nature d’une idéologie politique et les kleptocrates en question !

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    • Catalina // 05.10.2018 à 10h29

      “” Et c’est l’escroc en chef et ses amis milliardaires de l’industrie des combustibles fossiles et de la guerre et d’ailleurs à Wall Street, qui président à cet assaut et à cette kleptocratie effrénée.””
      pour ma part l’escroc en chef est la City, et ensuite seulement son frère siamois Wall street.

        +1

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      • tepavac // 05.10.2018 à 23h15

        La bourse est leur outil de travail Catalina, la City, Ws, ainsi que leurs clones et tout leurs “employés Malgrès-nous”, sont leurs outils de travail. C’est ce que dit explicitement Wolff., et parfaitement mis en lumière par Montesquieu (l’Esprit des Lois) il y a 270 ans.
        Vous n’êtes pas à blâmer, c’est une erreur commune de le croire, car c’est tout simplement le “cadre” dans lequel nous évoluons depuis la naissance.
        Comprendre ce qui se passe réellement nécessite une totale abstraction de ses propres sentiments, et puis du temps.
        Un jour on voit un morceau de l’image apparaître, et on devient un éconoclaste sans le savoir.
        On comprend le foutoir qui se déroule devant notre regard choqué, mais le comprendre est une chose, en apporter une réponse en est une autre. Empreint de ce doute sur l’attitude que nous devons prendre, on peut juste tenter d’en partager l’information.
        Nous sommes face à une situation très incertaine sur l’avenir, les codes de bonnes conduites politique sont révolus, quant à l’internationale, la diplomatie des bons mots a laissé place aux grossièretés des bas-fonds.
        Le reste est à l’avenant, bras de fer médiatique, tentatives d’intimidation de toutes sortes, harcèlement permanent depuis si longtemps contre la paix civil et l’entente internationale……

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  • tchoo // 05.10.2018 à 06h19

    Le capitalisme n’est qu’un outil accaparés par une oligarchie pour sa propre survie même au détriment du reste de l’humanité. Parce que peut lui chahut son sort à cette pléthore d’humains que la terre ne va bientôt plus pouvoir porter. Seul compte leur propre survie. Ce n’est donc pas contre un système qu’il faut lutter mais contre une classe. Et si il faut mettre à vas le système capitaliste pour cela, allons y, mais gardons à l’esprit l’existence de la caste et son but

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  • Mr K. // 05.10.2018 à 06h28

    Très bon article de Chris Hedges, en cela qu’il synthétise remarquablement bien les grands processus macro-économiques actuels qui nous mènent tout droit vers un “XIXème siècle 2.0”.

    Richard D. Wolff, l’économiste cité par Chris Hedges, est passé par les plus prestigieuses universités des USA, Harvard, Stanford, Yale. Il explique dans des conférences comment il a du apprendre seul une partie de l’économie tout simplement non enseignée dans ces grandes universités (courant économique marxiste et apparentés).
    Américain, Il parle aussi couramment le français, sa langue paternelle, et l’allemand, sa langue maternelle.
    Richard Wolff est remarquable de clarté et pédagogie, par exemple lors de conférences qu’il donne à travers le pays.

    @Patrick @Patrick @Patrick @Patrick @Patrick

    Un des mécanismes principalement responsable de la crise des SUBPRIMES de 2008 est la titrisation pratiquée par les banques!
    En revendant à d’autres organismes sous forme de titres les prêts immobiliers accordés, les banques en tiraient les deux avantages suivants :
    – transfert du risque de crédit à d’autres acteurs, ce qui explique que du coup elles se fichaient que les clients soient solvables ou pas ;
    – ratio règlementaire fond propre / crédits accordés toujours dans les clous, bien que le nombre de crédits allouables (donc les commissions touchées par la banque au passage) devienne illimité.

    A cela se rajoute la déréglementation financière et l’abolition du Glass-Steagall Act de 1933 qui avait notamment instauré la séparation stricte entre banques d’affaires et banques de dépôts.
    Cela permettant aux banques des opérations risquées tout en bénéficiant de la garantie de l’état comme banque de dépôt.
    Donc, comme vous dites pour l’état plus haut, elles s’en foutent ce n’est pas leur argent…

    Donc, @ Patrick : pour la crise des subprimes, n’avez-vous pas tendance à l’interpréter plus dans le sens de votre idéologie que celui des faits?

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  • keg // 05.10.2018 à 07h10

    Les gueux ont cru un instant (de 230 ans) que le bonheur n’était pas forcément dans le pré, mais principalement dans la liberté. Ils se sont battus pour et au nom d’elle. Et elle les replonge dans leur gueuserie… Quelle ingratitude.. Et que feront ils quand on leur reparlera de Liberté, ils lui fermeront la porte au nez ! Une fois cela suffit.

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