Source : Le Soir, Bernard Meeus, 25-01-2017

Propos recueillis par Bernard Meeus.

Prod

Avec vous, on a l’impression qu’on est revenu à une forme de journalisme plus incisif. Un sursaut nécessaire ?

Je ne vais pas me présenter comme une donneuse de leçons car c’est un très mauvais positionnement, mais ce qui est sûr, c’est que j’ai vécu dans les magazines d’investigation que je présentais avant une évolution extrêmement forte et perceptible, à savoir une prise de pouvoir des spécialistes de la communication. Ils arrivaient avec des discours bien huilés qu’on nous demandait de relayer bien gentiment. Et quand on menait des enquêtes plus poussées, on se heurtait à un refus poli de répondre en jouant la politique de la chaise vide. J’ai vu ce changement se mettre en place quand je faisais “Pièces à conviction”. Les autres ont lâché du terrain en acceptant ces “règles” qui nous étaient imposées par les services de communication. Il fallait reprendre le terrain perdu au fil du temps et ce dans tous nos magazines, “Cash Investigation”, “Envoyé spécial” et “Complément d’enquête”.

On se serait laissé chloroformer ?

Chloroformer, embobiner avec des beaux dossiers clés en main, la personne à interviewer, la belle histoire, tout ! Par hasard, on vous donnait tous les contacts qu’il fallait appeler. Cette dérive fut très progressive et on ne s’en est pas rendu compte… jusqu’à ce qu’elle nous saute aux yeux ! On ne peut interviewer les politiques ou les patrons que quand ils en ont envie !

Vous êtes un peu devenue la femme qu’on redoute, qui “coince” sa proie micro et caméra à l’appui : un mal nécessaire ?

Ce n’est pas du tout ce que je souhaite. Quand on en arrive à aller dans un lieu public pour arracher un morceau d’interview à un responsable, quel qu’il soit, on lui a auparavant adressé une multitude de demandes en bonne et due forme. Quand un journaliste et un interlocuteur se retrouvent face à face, argument contre argument, nous avec nos questions, eux avec leurs réponses, on veut alors obtenir une véritable explication. On mène parfois des enquêtes d’un an et, au final, on en arrive à cette solution extrême, ce n’est pas notre souhait de départ. Mais c’est un peu trop facile de dire « Non »…

“ Notre but n’est pas de faire du sensationnel”

Il n’y a donc aucun côté justicier ou pitbull ?

Pas du tout ! Vérifiez nos interviews diffusées dans “Cash Investigation”. On se fixe pour règle de toujours garder notre calme, de rester professionnel. Parfois, en face, on s’énerve. Nous, on préfère nettement une interview claire à une date donnée, à une heure précise, mais si, après quinze mails et autant de coups de téléphone, on n’y parvient pas, on va chercher les gens là où ils sont. Notre but n’est pas de faire du sensationnel mais d’obtenir des réponses.

Vous vous attaquez à de gros morceaux : l’État, la finance, l’industrie, le business, n’est-ce pas trop difficile de partir à l’assaut de citadelles comme celles-là ?

Oui et non. Dans toutes les citadelles, certaines personnes en interne sont choquées de ce qui s’y passe. Ce sont des lanceurs d’alerte et ils sont devenus déterminants pour notre métier. Ils sortent des données, des documents. D’autres sont écœurés et veulent témoigner de ce qu’ils ont vu. Ils ont une conscience et veulent dénoncer certaines dérives auxquelles ils ont assisté. Donc ce n’est pas facile d’enquêter mais ce n’est pas infaisable. Heureusement, nous avons imposé notre légitimité. Beaucoup de gens nous appellent en se disant qu’il y a du travail sérieux derrière et qu’ils préfèrent s’adresser à nous. On est devenu une porte d’entrée à pas mal de gens qui veulent nous confier des affaires.

Préférez-vous ce job-là à vos quinze ans de “19-20” sur France 3 et vos 10 ans du “13 Heures” sur France 2 ?

Préférer n’est pas le mot. J’ai adoré mes années de présentation de JT durant 25 ans à France Télévisions et ce n’est pas du pipeau. Mais j’ai aussi ressenti un très fort attrait pour l’investigation. C’était le moment pour moi de changer d’orientation, de quitter le quotidien. J’étais arrivée au bout de cette expérience. En fait, il faut savoir tourner la page, prendre des risques et aller vers de nouvelles aventures. J’ai toujours fonctionné ainsi et je crois que je suis exactement en ce moment là où j’ai envie d’être.

N’y a-t-il pas un risque d’un jour braquer le public, de mettre systématiquement en évidence le négatif ? Comment éviter la déformation, l’excès ? La vérité avant tout ?

Je pense que la vérité n’est jamais un risque. C’est très important pour les téléspectateurs de la connaître. Car il y a beaucoup de faits qu’on tente de leur cacher ! Il ne faut pas entrer pour autant dans un “complotisme” délirant mais il faut parler cash, fournir les infos aux gens qui sont aussi des citoyens. On n’est pas des justiciers de l’info. Les gens s’empareront de ces vérités et se feront leur propre avis. Ils ont toute liberté pour réagir ! « Toute vérité n’est pas bonne à dire » ? Je ne le pense pas. À notre époque, dans nos démocraties où tout va très rapidement avec les réseaux sociaux, je pense que travailler sur le long terme, sortir des dossiers étayés sur des sujets brûlants, c’est très important. Pour le coup, on ne fait pas de l’information spectacle. J’entends certains dire « Attention au populisme, au “Tous pourris” » mais grâce à ces émissions, on peut demander des comptes. Pour une démocratie, il n’y a pas mieux que la vérité.

Les lanceurs d’alerte n’ont-ils pas toujours existé ? Zola, Hugo étaient des lanceurs d’alerte !

C’est tout à fait vrai. Ils faisaient front. Aujourd’hui, différence notable, les lanceurs d’alerte font face à des mastodontes économiques. Ça change la donne. Ils prennent un risque pour leur vie entière : ils sont souvent virés, au chômage pour longtemps et parfois condamnés. On a plusieurs exemples vécus de lanceurs d’alerte ruinés ! Je les trouve très courageux ; franchement, mettre sa vie en jeu pour de grands principes, chapeau ! On travaille parfois avec eux mais nous ne sommes pas des lanceurs d’alerte. On est journaliste et rien que journaliste et pas du tout partisan. Le seul syndicat dans lequel on pourrait se reconnaître serait celui des téléspectateurs.

Les politiques agressent souvent les journalistes et ripostent quand on les met en cause dans un reportage ou sur un plateau. Comment gérer cette hostilité ?

À nous de tenir notre rôle. Ils sont de fait parfois agressifs vis-à-vis de nous, et notamment avec moi. Je pense que ce n’est pas la bonne réponse car un politique qui répond ainsi donne le sentiment de ne pas vouloir répondre, donc qu’il aurait quelque chose à cacher. On sent très fort la demande de transparence actuellement, qui va de pair avec la condamnation des élites. S’attaquer aux journalistes n’est pas un bon calcul.

“Cette liberté-là, c’est grâce au service public”

Un monde encore plus opaque est celui de l’entreprise : l’avez-vous constaté dans vos enquêtes ?

Pendant des années, on nous a mis en garde contre la volonté de censure du monde politique sur les journalistes. Mais, en réalité, la volonté de contrôle du monde économique est bien plus importante. Les grandes entreprises disposent d’infiniment plus de moyens pour nous intimider : elles ont des armées d’avocats et sont toujours promptes à nous menacer d’un procès, avec des amendes très lourdes, menant au pire, la mort économique. On doit faire très attention au contenu. En ce qui nous concerne, nous travaillons avec nos propres conseillers juridiques. Chaque émission est visionnée plusieurs fois. On doit être irréprochable. Pour l’instant, heureusement, on n’a encouru aucune condamnation. On nous menace mais trois mois après, il n’y a toujours pas de plainte… On pèse chaque mot.

L’intimidation, ça marche parfois ?

Non, non. Je suis peut-être le porte-drapeau médiatique d’un mouvement plus global. J’ai mes rédacteurs en chef, les équipes de journalistes, qui sont aussi costauds que moi. Et puis, je suis soutenue par France Télévisions. Si j’ai cette liberté-là, c’est grâce au service public. Je sais que certaines enquêtes ont été interdites sur d’autres chaînes où l’on est en liberté surveillée. C’est précieux et je remercie la direction. Pour moi, c’est un marqueur. Pour “Envoyé spécial” et “Complément d’enquête”, on compte une quarantaine de journalistes. Il y en a une dizaine à “Cash Investigation”. Et nous défendons tous ensemble une certaine forme de journalisme. Et croyez-moi, on n’a pas envie de laisser tomber ! Mais, en contrepartie, on doit observer la bonne mesure, ne pas s’acharner sur une personne ou un groupe, ce qui donnerait l’impression qu’on s’obstine. Ce n’est pas notre but de “se payer quelqu’un”. Notre but, c’est d’aller au fond des sujets et de faire émerger une vérité cachée pour de mauvaises raisons. Ces vérités sont parfois dangereuses, sur l’environnement, la santé. Mais à force d’enfoncer le clou, les entreprises sont obligées d’évoluer.

Quels sont vos modèles en journalisme ?

Je vais citer Pierre Desgraupes, un grand intervieweur. Et Joseph Kessel, qui n’a jamais eu peur de dire ce qu’il pensait à ses rédacteurs en chef et qui fut une formidable figure du journalisme. Il y a aussi beaucoup de grands magazines étrangers. Et puis, certains de mes jeunes journalistes car je vois la relève arriver, cela va dans les deux sens. Ils me bluffent !

Vous pourriez enquêter sur votre propre entreprise ? Les salaires ? Les contrats…

On s’y est attelé avec l’affaire Bygmalion dans ses rapports avec France Télévisions. Mais je suis loyale avec ma hiérarchie : je dis ce que je fais et je fais ce que je dis. En fait, c’est toujours intéressant de se poser des questions sur sa propre boîte. Maintenant, ce ne serait pas simple. On aurait sans doute de gros débats à l’intérieur. Mais à la fin, c’est toujours le téléspectateur qui en sort gagnant.

Question personnelle pour conclure : à l’extérieur, au repos, vous arrivez à déposer les armes ?

Mais oui, je débranche. C’est mon ADN de chercher à comprendre, mais j’arrive très bien à ralentir quand je vais en forêt, ramasser les champignons, dans le sud-ouest, retrouver mes copains ou en Normandie, chez mes parents. Je peux même me mettre au calme à Paris devant un bon feu de bois.

Source : Le Soir, Bernard Meeus, 25-01-2017

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58 réponses à Élise Lucet : “Les journalistes doivent reprendre le pouvoir ”

Commentaires recommandés

Dizalch Le 04 février 2017 à 06h06

@Vincent, Vous n’avez visiblement rien compris à son interview et ses propos, ou alors, vous êtes vous même journaliste et ce qu’elle dit ne vous arrange pas…
Ne serais-ce que dans votre introduction, on comprend le biais de penser que vous faites, si vous aviez tout lu et compris, vous saisiriez ce qu’elle entend par “les journalistes doivent reprendre le pouvoir”… elle ne veut plus des “journalistes d’opinion_au parti pris politique” justement… qui font tout, sauf du journalisme… Je vous invite donc à relire et comprendre la Charte du Journalisme… ce qui vous permettra de saisir la suite de ces propos également.
Bonne journée

  1. Seraphim Le 04 février 2017 à 04h49
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    A quand Elise Lucet sur les champs de Charkhstark, là où s’est arrêté le vol MH 17?


  2. HT Le 04 février 2017 à 04h55
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    “Je peux même me mettre au calme à Paris devant un bon feu de bois”

    Elle est de mèche avec Ségolène Royale !


  3. Vincent Le 04 février 2017 à 05h36
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    Elle ne manque pas de culot : “Les journalistes doivent reprendre le pouvoir” !
    Comme si ils ne faisaient pas déjà de la politique, sans aucun contrôle démocratique, et avec un pouvoir démentiel… (les programmes des politiques sont faits POUR les journalistes !!!)

    “Quand on en arrive à aller dans un lieu public pour arracher un morceau d’interview à un responsable, quel qu’il soit, on lui a auparavant adressé une multitude de demandes en bonne et due forme.”
    ==> Ca ne vous est pas venu à l’esprit qu’il n’avait peut être juste pas envie de passer à la télé, ou de répondre à des propos dont il savait qu’ils seraient sortis de leur contexte ?

    “Quand un journaliste et un interlocuteur se retrouvent face à face, argument contre argument, nous avec nos questions, eux avec leurs réponses, on veut alors obtenir une véritable explication.”
    ==> Si vous avez vos arguments, et votre manière de voir les choses, différente de l’interviewvé, c’est que vous faites de la politique, plus du journalisme… Le journalisme n’est pas le fait de chercher à faire dire à quelqu’un autre chose que ce qu’il veut dire !

    Vincent


    • Dizalch Le 04 février 2017 à 06h06
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      @Vincent, Vous n’avez visiblement rien compris à son interview et ses propos, ou alors, vous êtes vous même journaliste et ce qu’elle dit ne vous arrange pas…
      Ne serais-ce que dans votre introduction, on comprend le biais de penser que vous faites, si vous aviez tout lu et compris, vous saisiriez ce qu’elle entend par “les journalistes doivent reprendre le pouvoir”… elle ne veut plus des “journalistes d’opinion_au parti pris politique” justement… qui font tout, sauf du journalisme… Je vous invite donc à relire et comprendre la Charte du Journalisme… ce qui vous permettra de saisir la suite de ces propos également.
      Bonne journée


      • ROLLAND Le 04 février 2017 à 07h45
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        Il est vrai que si elle avait dit “leur” pouvoir, cela aurait été moins ambiguë


      • moshedayan Le 05 février 2017 à 18h34
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        Grosse erreur de votre part ! Le mot pouvoir n’a pas lieu d’être chez un journaliste, le fait même de le prononcer est inquiétant. Le journalisme n’a que des missions ou une mission : informer en honnêteté maximum (je ne dis même pas objectivement) exposer tous les faits, ne pas tronquer des paroles, etc… Point Barre !
        Et cette dame “a trop le melon” depuis un certain moment…

        Elle n’a rien fait sur l’Ukraine, le Donbass, …le Kosovo (les dizaines d’églises orthodoxes incendiées, le trafic d’organes de la “mafia albano-kosovar” (avec des “morts serbes et autres” dans la région…)


        • chb Le 05 février 2017 à 19h32
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          “Elle n’a rien fait” sur tant de sujets importants. Elle n’a pas assez de c** ? Elle se cantonne aux sujets sans incidence ? Elle pas assez fait sur la corruption françafricaine, sur les compromissions pro-israéliennes ou pro-Qatar, ni sur le lobby OGM qui empoisonne jusqu’au bio : donnons-lui cent idées !
          En attendant, sur d’autres sujets, elle avance avec une méthode que ses confrères ont ‘un peu’ oubliée. En comptant sur les lanceurs d’alerte, tant qu’il en reste !
          Le vrai pouvoir du vrai journaliste, le fameux “quatrième pouvoir”, c’est aussi une mission sacrée. Nous les citoyens, on en attend idéalement qu’il assure le contrôle des trois pouvoirs classiques de la démocratie, et surtout celui de l’argent. Ce qui permet cela, c’est dans la charte : l’indépendance. Et les pressions de toutes parts rognent cette liberté, qui est en définitive la nôtre.
          Elise Lucet n’est pas le journaliste idéal, mais on aimerait que d’autres comme ça avec des budgets suffisants puissent enquêter, monter des émissions et les montrer.


    • Ana Vinagre Le 04 février 2017 à 07h19
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      Je pense quant à moi que personne n’est dupe le monde est politique! Mais il faut là revenir au sens premier. Et puis pensez vous vraiment que cette femme soit un bourreau ayant pour objectif le buzz?
      Trêve de plaisanteries, les heures de travail que demande ce genre de documentaire se calculent en mois, cela demande une organisation de part et d’autre, cela ne vous aura pas échappé que c’est loin de ressembler à une enquête d’opinion répondant à un sondage…
      Je ne supporte pas trop de voir le journaliste sous les feux des projecteurs, mais pour le coup vous allez trop loin dans le procès d’intentions que vous faites à cette grande dame. J’ai vécu quelques années sur Paris, où j’ai pu apprécier le monde des affaires, des médias, des politiques, croyez moi c’est une jungle où pour survivre il serait bien plus logique de suivre les codes (…)


    • RGT Le 05 février 2017 à 09h16
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      Ça fait partie du boulot des “responsables” (mais pas coupables)…

      Après tout, ce sont eux qui décident de la stratégie et qui valident les toutes les décisions importantes. Ils n’ont donc pas à se défausser de leurs responsabilité et doivent en assumer les conséquences.

      S’ils ne souhaitent pas être “harcelés” par des personnes qui leur posent des questions sur l’impact de leurs décisions ils peuvent très bien trouver un autre job ou prendre des décisions moins nuisibles pour la collectivité.

      Ça me fait penser au directeur d’Air France qui venait pleurer parce que des salariés virés comme des malpropres lui avaient déchiré sa chemise.
      Ses immondes agresseurs allaient se retrouver dans une situation déplorable pendant qu’il allait bénéficier d’un bonus lui permettant de se payer quelques milliers de chemises supplémentaires…

      Et ne vous en faites pas, avec tous les “bonus” qu’ils ont accumulé ils peuvent très bien se retrouver sans emploi jusqu’à la fin de leurs jours, seule leur cupidité les incite à continuer leurs actions nuisibles.

      Ne croyez-vous pas qu’il soit nécessaire de recentrer le débat ?


  4. Vincent Le 04 février 2017 à 06h08
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    Ci dessous un blog qui analyse assez bien les méthodes d’Elise Lucet et de son émission. Qui ont du bon, mais qui d’un autre coté sont assez manichéistes et excessivement simplificatrices.

    http://www.leblogducommunicant2-0.com/humeur/cash-investigation-elise-lucet-doit-on-parler-de-journalisme-ou-de-marketing-editorial/

    Extrait de la conclusion, assez drôle :

    “Est-ce que l’information factuelle y progresse ? Est-ce que le citoyen assiste plus à un réquisitoire joliment monté plutôt qu’à un travail d’information faisant la part des choses ? Ces questions, loin d’être neutres, j’ai cherché à les poser à Elise Lucet elle-même. De février à mai 2016, je lui ai envoyés 12 courriels pour solliciter un entretien et mieux comprendre pourquoi communication était obligatoirement synonyme de dévoiement et de trucage à ses yeux. A l’instar de ces grands patrons muets qui l’agacent pourtant prodigieusement, elle n’a jamais daigné me répondre. J’ai d’ailleurs même imaginé d’adopter les mêmes ficelles qu’elle en débarquant au débotté chez France Télévisions avec un caméraman”

    Vincent


    • Pinouille Le 06 février 2017 à 10h42
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      Je souscris au point de vue du blog ci-dessus.
      Même si les efforts déployés par Elise LUCET et ses équipes sont louables, ces enquêtes journalistiques ne peuvent éviter la simplification à outrance de sujets complexes.
      Et en simplifiant un sujet, on aboutit inévitablement à des conclusions simplistes, voire à des discours populistes… ce qui est l’exact opposé de l’objectif initial.


  5. Ovuef2r Le 04 février 2017 à 06h54
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    A t elle enquêté sur les conseillers du president ? Le vol du MH17 ? Les rapports entre le(s) gouvernement(s) français et le djiadhisme en Syrie ? Le désastre libyen ? Les appuis d’ Emmanuel Macron ? Pourquoi les auteurs d’attentats, depuis 2001, oublient toujours leurs pièces d’identité ? La French American Foundation ? Le dîner du Siècle et ses confrères (avant de vouloir leur “rendre” un pouvoir qu’ils auraient perdu) ???
    En gros et en détail sur ce qui fait qu’on devient “complotistes” quand un vrai travail de journaliste n’est pas mené…
    Je ne saurais dire, ne regardant pas son émission qui me mets mal à l’aise sans que je m’explique pourquoi.


    • LA ROQUE Le 04 février 2017 à 15h28
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      Malheureusement c ‘est sujets d’une grande importance n ‘intéressent qu’une minorité de Français…Elle traite plus des sujets qui concernent la vie quotidienne de Français et c’est droit.
      Le sujet sur le jambon traité aux nitrites de sodium qui est cancérigène est quand même d’une grande importance non ? Depuis la vente de jambon a sensiblement diminué et obligent les producteurs à revoir leurs produits. Ceci grâce a son émission.
      http://www.lsa-conso.fr/herta-lance-sa-premiere-gamme-de-jambon-sans-nitrite,253677


    • Sébastien Le 04 février 2017 à 15h53
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      Elle utilise le terme “lanceurs d’alertes”, qui vient en ligne directe des “théoriciens du complot”, comme disent “les journalistes”.
      Théoriciens, ou plutôt chercheurs de vérité qui passent leur temps à dénoncer, je vous le donne en mille: la conspiration du silence, soit exactement tout ce que décrit Elise Lucet dans cet entretien.
      Volonté de couper l’herbe sous le pieds des chercheurs un peu trop indépendants?
      Car enfin, quand on travaille sur France Télévisions, donc pour l’Etat, vous n’allez tout de même pas me faire croire que ces gens-là vous se tirer des bazookas dans les pieds?


  6. atanguy Le 04 février 2017 à 06h54
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    J’aime les pitbulls,ce sont des chiens intelligents et affectueux,qui dans le passé, ont été utilisés pour garder les jeunes enfants,tout dépend comment ils sont éduqués. Dans cette société pourrie ils sont devenus des chiens de garde pour la drogue et le fric. En fait beaucoup de journalistes sont comme ces mauvais pitbulls, a part quelques uns dont Lucet, ce qui ennuie les autres. Tant pis et tant mieux! Les VRAIS journalistes sont les défenseurs de la démocratie et nous en avons besoin.c’est dans ce sens que Lucet dit qu’il faut qu’ils reprennent le pouvoir.


  7. atanguy Le 04 février 2017 à 07h07
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    @Vincent Il faudrait donc entendre la défense des empoisonneurs aux pesticides pour vous faire plaisir? Mais il suffit, mon cher, de ne pas en parler, c’est tout, et ça se passe très bien…


  8. somebulle Le 04 février 2017 à 07h44
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    Pour compléter la méthode de travail d elise Lucet

    https://youtu.be/laDOwa1gGF0


    • LBSSO Le 04 février 2017 à 09h33
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      Je préfère une TV avec E Lucet que sans EL.

      Dans cet interview, elle précise entre autres qu’elle regrette que sa profession ignore le temps long(cf autre post plus bas) ,qu’elle soit sujette à des” tropismes” ,des “obsessions” journalistiques.E Lucet “on se bat pour rallonger le temps journalistique” (36mn).
      Elle est pour que l’on revienne par des enquêtes sur le 11 09,sur la pédophilie des années 60/90,sur l’affaire Boulin(36’45”).
      Pourtant cela n’a été que très rarement le cas .Est-ce uniquement la faute de sa profession ?

      Je vois très bien les mécanismes ou intérêts qui induisent , organisent “ces tropismes”,”ces obsessions” journalistiques qui ne durent qu’un temps;c’est parfois pour le meilleur parfois pour le pire.

      Aussi à tout prendre, en dépit des nombreux reproches (souvent justifiés) formulés dans les commentaires et tout en restant critique, je préfère clairement une TV avec EL que sans EL.


  9. LBSSO Le 04 février 2017 à 07h58
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    16 nombre 2009: “Comment les riches paient aussi peu d’impôts” reportage d’E Lucet diffusé sur France 3 , le 16 novembre 2009,dans “Pièces à conviction”.La journaliste Magali Serre y met en lumière comment, de génération en génération, une partie de la fortune (tableaux) de la famille Wildenstein échappe à l’imposition (trust) .

    12 janvier 2017:”Affaire Wildenstein : relaxe générale pour la famille de marchands d’art et ses conseillers”

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/01/12/affaire-wildenstein-relaxe-generale-pour-la-famille-de-marchands-d-art-et-ses-conseillers-accuses-de-fraude-fiscale_5061456_3224.html

    Ainsi:
    1-Reprise du pouvoir par les journalistes: nécessaire mais insuffisant.
    2-Vu le retentissement en 2009 de ce reportage,si les journalistes veulent réellement reprendre le pouvoir ,il aurait été intéressant ,en plus de la vidéo de Pénélope,de faire une suite à l’affaire Wildenstein cette semaine dans “Envoyé Spécial” par exemple.


  10. brechet Le 04 février 2017 à 08h01
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    Non, sans blague…dis moi qui te paie je te dirai qui tu es….

    À propos d’une citation de John Swinton, ancien rédacteur en chef du New York Times, lors d’un banquet, le 25 septembre 1880.
    À New York, lors d’un banquet, le 25 septembre 1880, le célèbre journaliste John Swinton se lâche quand on propose de boire un toast à la liberté de la presse :
    « Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées.
    On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico.
    Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses.
    Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! »


    • kriss34 Le 06 février 2017 à 16h21
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      Pitié avec cette citation. Je ne cesse de la lire ici, jetée ainsi comme une anathème. Allez, oui, les journalistes sont vendus, mais certains un peu moins que d’autres, non? Bravo Mme Lucet.


  11. Georges Clounaud Le 04 février 2017 à 08h46
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    Certes le ton d’Élise Lucet est parfois agaçant, son acharnement à poser les mêmes questions à des interlocuteurs pris au dépourvu et ne voulant pas répondre peut paraître déplacé. Il y a un “style” Élise Lucet, inquisiteur et sans-gêne.
    Mais il faut lui reconnaître qu’elle s’attaque rarement à du menu fretin et qu’elle n’hésite pas à se frotter au réels détenteurs du pouvoir, les multinationales. Comme elle le dit : “Les grandes entreprises disposent d’infiniment plus de moyens pour nous intimider” [que les politiques].
    Rendons lui grâce pour son travail et son courage même si sa démarche irrite. Certaines tâches nécessitent qu’on se salissent un tant soit peu les mains…


    • LA ROQUE Le 04 février 2017 à 09h17
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      “son acharnement à poser les mêmes questions à des interlocuteurs pris au dépourvu et ne voulant pas répondre peut paraître déplacé. Il y a un “style” Élise Lucet, inquisiteur et sans-gêne.”

      Cela ne me dérange pas au contraire,elle est obligée de faire du forcing sinon elle n’aurait pas de réponse.Et pourquoi d’après vous les” interlocuteurs” fuient? Si ils n’avaient rien à se reprocher ils répondraient tranquillement.
      Je dis bravo Elise Lucet c’est du travail d’investigation comme on devrait en voir plus souvent.


  12. Etienne2 Le 04 février 2017 à 09h15
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    Au début des années 2000, elle s’était attaquée à un gros dossier concernant la pédophilie et le sataniste de notables: elle a du entrevoir la limite où certaines élites sont des bêtes impitoyables;elle a eu du mérite,en se brulant, d’informer sur ce sujet où 15 ans après pas grand chose sont réglés et l’omerta demeure la loi sur ce sujet
    (Un ex-agent des services secrets,Gilbert Abas, a aussi fait dans le journalisme d’investigation…mais peu d’échos au sein des médias dominants).
    Nous savons tous quels sont les élites qui possèdent les grands groupes de presse.
    Malgré son courage et son expérience, E.Lucet, doit avoir des limites à ne pas franchir,c’est évident.


  13. PatrickLuder Le 04 février 2017 à 09h22
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    Quand tous les médias auront été privatisés, ce genre de “libertés” deviendra une denrée rare!
    Quand le journalisme d’investigation aura disparu, les indépendants restants seront taxés de parias et de terroristes.


    • Duracuir Le 04 février 2017 à 12h11
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      Désolé, mais la propagande, pour l’OTAN par exemple ou l’UE, ou le néolibéralisme, la plus honteuse et la plus scandaleuse vient du service publique.


    • Etienne2 Le 05 février 2017 à 22h36
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      Ils le sont déjà,”les sévices publics” et depuis bien longtemps sinon à quoi bon consulter ce blog!cf le commentaire de Moshedayan…par exemple.


  14. Nanker Le 04 février 2017 à 10h12
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    “Je préfère une TV avec E Lucet que sans EL”

    Moi aussi et il faut se souvenir de ce qu’était «Envoyé spécial» avant qu’elle ne reprenne cette émission. Un beau magazine d’images creuses où l’on balançait au téléspectateur des reportages très «engagés» sur l’huile d’olive ou les pulls en cachemire (j’exagère à peine…).

    Les deux responsables de ce naufrage journalistique étaient Françoise Joly et Guilaine Chenu. Elles ont déguerpi et jeudi soir “France 2” a fait 5 millions d’audience avec le reportage sur le Fillongate.
    Quand il y a du contenu le spectateur est fidèle au poste… CQFD!


  15. narm Le 04 février 2017 à 11h32
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    peut être qu’elle ne pensait pas reprendre le pouvoir mais reprendre “en main” leur vrai travail 😉

    j’ai lu Vincent et d’autres, ils n’ont pas tord. J’aime bien E Lucet et son travail est incontestablement un bien, même s’il n’est pas au niveau de ce que l’on pourrait atteindre.

    vive cash Première ligne et data
    https://www.youtube.com/user/datagueule
    http://www.pltv.fr/fr/

    le monde n’est pas vraiment “politique”

    le monde en est réduit à un marché.
    Pour détourner l’attention, “On” nous le réduit à un théatre où l’on nous “divertit”
    les “poliques” nous font croire qu’on peut faire quelque chose.
    les “merdias” nous “informent” et forgent des opinions
    les “journalistes” participent, chacun à leur niveau, suivant leur convictions ou “informations” qu’ “On” leur laisse filtrer. Forcement, même si à certains moments ils dénoncent, ils arrangent ainsi d’autres branches de la “pieuvre” théatrale.


  16. brahms Le 04 février 2017 à 12h03
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    Il restera toujours des sujets tabous comme l’influence des lobbys israéliens sur la politique française dans l’affaire du diplomate israélien qui cherchait à faire tomber un secrétaire d’état britannique et qui a vite été étouffée.


  17. ''FELLI BERNARD Le 04 février 2017 à 12h12
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    j’appreçie vos 2 premiers paragraphes,voilà un moment que j’attendais ce constat. LE JOURNALISME CEDAIT LA PLACE aux communiquants; votre article est excellent . j” espére que vos confréres se reveillerons; Administrateur d’un blog depuis prés de 5ans je publie quotidiennement une revus de presse et je me permets de publier des journalistes et indépendants . CORDIALEMENT bernard felli.


  18. michto Le 04 février 2017 à 12h38
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    Pourquoi aucun journaliste ne parle-t-il du financement de Macron et ses relations avec Gallet ? Ils ont des problèmes de vue au Canard Enchaîné? L’éléphant dans le couloir. Le pire c’est que quand ça explosera entre les deux tours, Le Pen n’aura plus qu’à se baisser pour ramasser le cadavre de la France…
    Et le Canard, comme toute la presse, sera coupable.


  19. Patrice Le 04 février 2017 à 13h55
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    Le “journalisme” d’Elise Lucet tel qu’il apparait dans ses émissions, c’est du pseudo-journalisme: zéro information, zéro contextualisation, et bien sur zéro réflexion.

    Les “faits”, informations, sont connus de tous, meme de ceux qui n’écoutent que les titres du JT de 20h. Les seules “enquetes” consistent à planter une caméra 1/ devant une “victime” – regardez comme c’est pas bien ce qu’on lui fait – 2/ devant un “responsable” dont les arguments seront tronqués ou déformés s’il ose essayer de répondre – regardez comme ces gens sont méchants 3/ devant les “journalistes” – regardez comme on est des héros lanceurs d’alerte.

    Son “journalisme” consiste à aller dans le sens du vent, flattant la sensibilité d’un public déjà acquis. Avec en prime quelques Fakes (déformations/amplifications) à l’occasion.

    De la pure propagande amenant de l’audimat facile, joignant ainsi l’utile à l’agréable…


  20. Bordron Georges Le 04 février 2017 à 15h16
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    Selon Marcel Gauchet, «la bien-pensance engendre la crétinisation».
    Très juste! Mais tout n’est pas dit, la crétinisation de qui? Des peuples. Et la bien-pensance n’est pas le seul moyen.
    Les media et le ‘‘show-biz’’ sont la machine de crétinisation. Les journalistes n’en sont que certains rouages. Ceux qui ne tournent pas parfaitement, sont éliminés; il y a donc très peu.
    La crétinisation est observable tous les jours à la Télé, dans les séries, les téléréalités, chez les animateurs mauvais humoristes parfaitement incultes, dans les revues, les films et les œuvres grossières, vulgaires.
    C’est que cette crétinisation est indispensable pour les ‘‘élites politico-financières’’ qui peinent à contrôler les systèmes démocratiques pour les conduire là où elle veut, surtout quand le peuple tend à être plus cultivé que ses propres élus. C’est pour cela d’ailleurs que l’enseignement public en France est amené à ce niveau catastrophique.
    Ces élites sont aussi très gênées par Internet et les media alternatifs. Ils ne cessent de soulever le couvercle de la marmite.


  21. petitjean Le 04 février 2017 à 15h54
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    Cette personne , comme l’immense majorité des journalistes, trahit sa Charte* tous les jours, et elle ose faire cette pitoyable déclaration ??!!

    *http://snj.fr/node/19
    *http://snj.fr/sites/default/files/documents/Charte2011-SNJ.pdf

    mais ce sont eux, ces médias et leurs journalistes, qui ont le pouvoir véritable. Ils excellent dans le domaine de la propagande et du terrorisme intellectuel qu’ils pratiquent à chaque instant !


  22. Serge LEFORT Le 04 février 2017 à 15h55
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    Lire : Daniel Schneidermann, Elise Lucet, le pomerol et le bagagiste, Le Monde, 18/04/2003 http://el.coyotito.free.fr/ARCHIVES/20030418-Lucet.pdf


  23. petitjean Le 04 février 2017 à 16h17
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    N’oublions jamais et cela doit être présent dans notre esprit à chaque instant :

    Avec les journalistes et les pseudo-experts, les medias sont le principal dispositif de contrôle social de l’oligarchie.

    On peut y ajouter l’école, le monde dit de la culture et la plupart des associations et syndicats. Oui, ça fait du monde !
    Pas étonnant que la majorité du peuple soit désarmé intellectuellement…………………………..


    • Etienne2 Le 05 février 2017 à 22h41
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      c’est exact donc la liberté d’expression sur les réseaux sociaux ne serait qu’un leurre!


  24. Bel Le 04 février 2017 à 19h04
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    contrairement au titre je ne souhaite pas qu’ils prennent le pouvoir, mais qu’ils fassent CORRECTEMENT leur métier ce serait parfait, avec esprit critique et vérification des sources avant de dire ou d’écrire n’importe quelle rumeur en vogue. Une autre façon de le dire c’est qu’ils exercent le soit disant 4ème pouvoir après l’executif, le législatif et le judiciaire.


  25. Etienne2 Le 04 février 2017 à 20h43
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    je ne crois pas qu’il soit de bon de l’accabler,j’ai un très bon souvenir de l’enquête sur les réseaux pédophiles satanistes, quand bien même un sarclage très rapide de la “nomenclatura” s’est de suite mis en travers, ils ne supportent pas la vérité et contre-attaque de suite.
    En tant que maçon, derrière une truelle,tous les jours je mesure l’énorme décalage de ces spéculateurs en tout genre et peu de place pour ma part au moindres écarts, il faut maçonner de niveau et d’aplomb; la sanction peut être sans appel:l’enjeu est mon revenu et le pain de ma famille,c’est la loi de la compétence.


  26. georges glise Le 04 février 2017 à 20h50
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    merci et félicitations à élise lucet pour ce qu’elle est et pour ce qu’elle fait, pour ce qu’elle et ses collaborateurs nous donnent à voir et à entendre, c’est du vrai journalisme; et je n’ai pas oublié la
    pétition qu’elle a lancée pour s’icnsurger contre certaines disposition du tafta (procédures d’arbitrage, dissimulation de l’information sur les entreprises , rendue inaccessible aux journalistes.
    du bon travail, élise, continuez encore longtemps. pour moi vous représentez le vrai journalisme, par définition insoumis, comme l’étaient effectivement hugo et zola, clemenceau avant 1914, ou orwell.


  27. jef Le 04 février 2017 à 22h46
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    Non, madame, il ne faut pas laisser les journalistes reprendre le pouvoir. Pour la simple et bonne raison qu’ils sont aussi formatés qu’un juge d’instruction sortant d’une école de la magistrature.


  28. h Le 05 février 2017 à 03h51
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    Bah, ils racontent des histoires et il leur arrive de dire la vérité, comme un horloge déréglée donne parfois l’heure juste.


  29. Benjmain Le 05 février 2017 à 07h01
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    Message pour monsieur Berruyer votre sites est très mal vu par le nouvel outil du site lemonde créé par des journalistes permettant de détecter les fakes news : http://mobile.lemonde.fr/verification/source/les-crises/

    C’est incroyable qu’il se permette de juger d’autres sites quand on voit le niveau de propagande et d’information infondées qu’il véhicule.


  30. José Le 05 février 2017 à 08h59
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    Les laisser prendre le pouvoir ? Mais qui les nome et qui contrôle leur nomination ?


  31. bob Le 05 février 2017 à 11h30
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    parce qu’elle ne fait pas de politique elle ? on croit rêver. quand elle s’attaque à l’ambulance Bolloré déjà attaqué de toute part, elle se joint à la meute des loups. (peut importe que ce soit justifié ou pas, ce n’est pas la question) . Bolloré ami de Sarkozy qui l’a payé cher.
    N’y avait il pas d’autres cibles possibles dans le monde merveilleux des grands patrons? Pourquoi encore et toujours Bolloré ?
    Elle est ce qu’elle dénonce. ne souffre t’elle pas d’une certaine hémiplégie?


  32. redge Le 05 février 2017 à 14h05
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    Bizarre on dirait qu’elle joue l’excuse pour le système. oui on la laisse faire et sa direction la soutien mais je trouve que sur le PAF elle est un peu seule je me trompe?. Comme si c’était pour que le système dise: Oui les journalistes peuvent encore faire des investigations regardez Elise Lucet. Car malgré sa bonne volonté, ces journées ne durent que 24H.
    En résumé merci Elise, mais aussi merci Olivier et merci aux autres auteurs de blogs et sites d’informations.


  33. Stella2B Le 05 février 2017 à 17h47
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    Je ne comprends même pas comment on peut contester l’objectif de vérité. Les puissants ont des moyens démesurés pour se défendre s’ils s’estiment calomniés.
    Merci à Elise Lucet pour son courage et sa quête incessante. En ce qui me concerne, je ne supporte pas les journalistes cireurs de pompes et perroquets de la pensée unique des pouvoirs en place et des puissants.
    Si certains acceptent cette insupportable injustice sociale qui démolit notre société et sa cohésion, personnellement, je ne m’y résignerai jamais et je pense que nous sommes de plus en plus nombreux à le refuser.


  34. Valentin Le 05 février 2017 à 20h22
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    L’angle de ces magazines est (presque) toujours accusateur. La méthode est rarement loyale. Une fois qu’on a connu de l’intérieur un sujet qui y a été maltraité, avec un impact injustement et durablement négatif, on ne regarde plus de la même manière les caméras cachés, les fonds sonores angoissants, les interviews tant coupées.

    A quand un cash investigation sur un envoyé spécial?


  35. chb Le 05 février 2017 à 22h45
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    Réplique des inquiétudes de madame Lucet, S. Despot (dans http://antipresse.tumblr.com/post/156854014383/qui-a-vraiment-tu%C3%A9-la-presse-papier-par , cf le chapitre 2) relate la mésaventure du magazine serbe NIN. Ses journalistes, depuis le rachat du titre par un « collectionneur d’art », qui remplaça l’éthique journalistique par la raison commerciale, sont déboussolés et diversement contraints de cesser leur excellent boulot.
    Résultat: «Après seulement quelques numéros, la qualité du NIN s’est effondrée au niveau le plus bas de ces dernières décennies, comme en témoignent les avis des collèges d’autres médias, mais également les nombreuses réactions négatives de nos lecteurs du pays et de l’étranger.» Il fallait le faire, après 40 ans de communisme et une décennie de «dictature» sous Milošević…


  36. michto Le 05 février 2017 à 22h57
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    Erratum : une journaliste a bien balancé le secret de polichinelle concernant Macron. On attend le démenti et/ou le procès. L’âge lui aurait-il autorisé une audace que bon nombre de ses collègues carriéristes s’interdisent ? https://mobile.twitter.com/Claude_Sarraute/status/825826695148077056


  37. Narm Le 06 février 2017 à 07h58
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    Les journalistes n’ont honte de rien.
    Ce matin sur RTl, en 3 mn la ligne est tracée :

    Langlais nous affirme que l’importation de travailleurs étranger (donc des détachés) n’a pas d’effet sur le chômage…..
    Dans la foulée il cite en premier des pays “ouverts” qui les accueil à bras ouverts : les EtatsUnis,… et qui n’ont donc pas de fort taux de chomage ….. ( mais le plus fort taux de pauvreté, un rapport ?)
    ensuite, pub , RTL, aujourd’hui ils reçoivent le pdg d’axa banque pour vous expliquer comment changer de banque ….
    Grace à qui ? 🙁
    Mais surtout pour les bénéfices de qui ??


  38. step Le 06 février 2017 à 16h13
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    “Pour une démocratie, il n’y a pas mieux que la vérité.” C’est bien le présupposé qui pose problème.


  39. BA Le 07 février 2017 à 07h29
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  40. BA Le 07 février 2017 à 18h41
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    A propos de l’emploi fictif de Penelope Fillon, le Canard Enchaîné écrit à la une :

    « Les enquêteurs n’ont trouvé aucun indice matériel, mais la trace de ses indemnités de licenciement : 45 000 euros ! »

    Edition à paraître mercredi 8 février :

    http://www.bfmtv.com/politique/penelope-fillon-a-touche-45-000-euros-d-indemnite-de-licenciement-de-l-assemblee-1098389.html


  41. MAXAN Le 08 février 2017 à 06h23
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    Apparemment beaucoup de “journaleux” des merdias classiques s’en prennent à elle.
    Moi j’apprécie ce qu’elle fait, elle ne peux pas enquêter sur tous les sujets, elle ne peux pas être sur tous les fronts, elle est soumise à des restrictions, mais elle a le mérite de faire au mieux. Si tous ceux qui la critiquent se mettaient aussi à sortir de leur petit confort de beni oui oui de journalistes aux ordres, nous serions mieux informés. Vu le soutien du peuple à sa pétition, il faut croire que beaucoup de gens l’apprécient et veulent qu’elle continue. Et rien n’empêche ceux qui pensent qu’elle ne va pas toujours au fond d’un sujet de faire leurs propres recherches. Internet est fait pour ça aussi. Ou alors allez sur Itélé, BFM, TF1 et autres vendeurs de soupe. MERCI Mme Lucet.


  42. Serge LEFORT Le 11 février 2017 à 22h07
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    @Olivier Berruyer
    J’étais un lecteur de votre site, mais cet article m’en détourne définitivement.
    Votre éloge de cette journaliste qui n’a cessé de discriminer les émigrés d’origine arabes en dit long sur le consensus Charlie-raciste qui sévit dans les médias dominants et les blogs.
    Lire :
    – Daniel Schneidermann, Elise Lucet, le pomerol et le bagagiste, Le Monde, 18/04/2003 http://el.coyotito.free.fr/ARCHIVES/20030418-Lucet.pdf
    – Nathalie Saint-Cricq (interrogée par Elise Lucet) : “Il faut repérer et traiter ceux qui ne sont pas Charlie”, 21/01/2015 https://mundoencuestion.wordpress.com/2015/01/21/il-faut-reperer-et-traiter-ceux-qui-ne-sont-pas-charlie/


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