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27.avril.202127.4.2021 // Les Crises

États-Unis : La politique anti-chinoise alimente la violence contre les Américains d’origine asiatique

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Source : Responsible Statecraft

Traduit par les lecteurs du site Les Crises

Le membre de l’Assemblée Miguel Santiago tient une pancarte pour protester contre les crimes de haine commis contre les communautés américano-asiatiques et insulaires du Pacifique le 19 mars 2021 à Los Angeles. (Ringo Chiu / Shutterstock)

« Notre silence est complice. Nous ne pouvons pas être complices » a déclaré le président Biden à Atlanta vendredi dernier (le vendredi 19 mars 2021, NdT). « Nous devons parler franchement. Nous devons agir. »

Même si la condamnation par le président Biden du meurtre de huit personnes dans l’État de Géorgie, dont six Américaines d’origine asiatique, est bienvenue, il a largement raté son objectif. Aussi bien le discours que la déclaration de la Maison Blanche ont échoué à reconnaître que les termes excessifs utilisés par Washington au sujet de la Chine alimentent une atmosphère de peur et d’anxiété qui revient tel un boomerang sous la forme d’une violence contre les Américano-Asiatiques. S’il y avait encore des doutes sur le fait que la politique étrangère américaine est une politique intérieure, ces fusillades devraient les dissiper.

Pour voir à quel point le discours américain sur la Chine est devenu toxique, il suffit de regarder ce qui s’est passé à Anchorage la semaine dernière et le débat en cours au Congrès sur la note annuelle du Pentagone. Le vitriol échangé par les responsables américains et chinois en Alaska était sans précédent par sa dureté et son manque de diplomatie, et rendra probablement plus difficile la coopération dans des domaines critiques tels que les pandémies et le changement climatique.

Mais lorsqu’on prend en compte le contexte des efforts bipartisans déployés par le gouvernement au cours des cinq dernières années pour qualifier la Chine de menace pour l’Amérique, et l’ordre mondial dirigé par les États-Unis, la débâcle d’Anchorage n’est pas si surprenante. La stratégie de sécurité nationale 2017 de l’administration Trump mentionne la Chine 33 fois, soit plus de deux fois plus que la version de l’administration Obama.

De même, le document Interim National Security Strategic Guidance de l’administration Biden désigne à plusieurs reprises la Chine comme une menace directe pour la sécurité nationale. Aucun des deux documents ne mentionne comment le gouvernement américain pourrait faire avancer les intérêts légitimes de sécurité nationale sans créer un environnement de haine à l’encontre des Américains d’origine asiatique, à l’image de la violence des représailles à laquelle la communauté musulmane américaine a été confrontée après le 11 Septembre.

Au Congrès, les membres utilisent régulièrement la Chine pour montrer qu’ils sont intraitables en matière de sécurité nationale, sans se soucier de la façon dont leur langage hors de contrôle pourrait façonner la perception des Américains à l’égard des Asiatiques. Par exemple, Rob Wittman (Républicain-Virginie) a tweeté que « l’objectif de la Chine n’est rien de moins que la destruction complète des États-Unis » en réponse à l’appel du Caucus pour la réduction des dépenses de défense (Defense Spending Reduction Caucus), à réduire le budget de la défense et à canaliser les ressources vers des domaines sous-financés tels que la santé mondiale. Un tel dénigrement manifeste de la Chine rend presque impossible tout débat rationnel sur les domaines de coopération entre les deux plus grandes économies du monde.

La vérité est que ce qui s’est passé en Géorgie est la dernière manifestation de haine née d’un langage à connotation raciale utilisé par un nombre croissant de fonctionnaires des deux côtés de la Chambre pour rejeter la faute sur la Chine et, indirectement, sur tous les Asiatiques de l’Est et les Américains d’origine asiatique.

Le Républicain Wittman, premier bénéficiaire à la Chambre des représentants de contributions de campagne de la part de fabricants d’armes et d’entrepreneurs militaires, offre peut-être l’un des exemples les plus flagrants de la façon dont on alimente la peur et l’anxiété afin de promouvoir une politique étrangère américaine centrée sur l’armée à l’égard de la Chine. Mais il est loin d’être le seul. Au contraire, le Républicain Wittman fait partie d’un écosystème qui renforce et normalise ces opinions extrêmes. Et en ne s’attaquant pas à ce cercle vicieux, les responsables gouvernementaux détournent l’attention du public de la cause, plutôt que des symptômes, de la violence contre les Américains d’origine asiatique.

L’incident tragique survenu en Géorgie n’est qu’un des quelque 4 000 crimes haineux signalés contre des Américains d’origine asiatique depuis que des termes comme « virus de la Chine » et « grippe Kung » sont devenus monnaie courante à Washington. Le Center for the Study of Hate and Extremism de l’université d’État de Californie, à San Bernardino, a constaté que les crimes haineux visant les Asiatiques ont augmenté de près de 150 % dans 16 des plus grandes villes américaines en 2020, lorsque les candidats à la présidence et au Congrès ont régulièrement accusé la Chine d’être responsable des maux de l’Amérique. Compte tenu du barrage de langage anti-chinois dans le gouvernement et les médias, comment s’étonner que les Américains d’origine asiatique soient devenus des dommages collatéraux ?

Une personne de Milpitas, en Californie, décrit ainsi l’agression verbale dont elle a été victime : « Je faisais des courses quand un homme a commencé à me faire des grimaces. Quand je lui ai demandé ce qui n’allait pas, il m’a dit : Nous avons retiré vos entreprises de la liste, nous avons renvoyé vos étudiants étrangers, quand allez-vous partir ? » Le message est clair : quiconque a l’air chinois est suspect et devrait être expulsé de ce pays.

Une autre personne de College Park, dans le Maryland, a signalé l’utilisation d’un langage xénophobe en classe : « L’un de mes professeurs parlait de la réponse de la santé publique à la COVID-19 lors d’un cours virtuel et l’a explicitement appelé le « virus de la Chine ». Nous devons faire très attention à ce pays, et à ce qu’il pourrait nous faire » a-t-il déclaré à la classe. Et ce, malgré les mises en garde du Centre de contrôle et de prévention des maladies contre la stigmatisation des personnes d’origine asiatique pour la COVID-19. L’OMS a également mis en garde contre l’attribution de noms de maladies à certaines populations ou nationalités, et ce dès 2015.

La discrimination des Américains d’origine asiatique a une longue histoire, qui remonte à 1871, lorsque 17 hommes immigrés chinois ont été lynchés par une foule à Los Angeles. Mais la situation actuelle est particulièrement explosive en raison de l’environnement domestique hypersensible dans lequel les Américains cherchent quelqu’un à blâmer pour la douleur et la souffrance causées par la pandémie.

En réponse à la fusillade en Géorgie, le président Biden a appelé les membres du Congrès à adopter la loi COVID-19 sur les crimes de haine, présentée par le sénateur Mazie Hirono et la représentante Grace Meng, afin d’accélérer la réponse du gouvernement aux crimes de haine. Cette initiative est la bienvenue, mais elle est loin de répondre à l’ampleur du problème. Il est urgent d’adopter une stratégie plus complète et plus réfléchie qui relie les points entre la politique étrangère et la politique intérieure.

Il doit y avoir davantage de discussions entre les experts en sécurité nationale et les experts en politique intérieure sur l’ampleur du défi à relever. Même si le projet de loi Hirono-Meng était adopté par la Chambre des représentants et obtenait le vote d’un nombre suffisant de sénateurs républicains pour être adopté par le Sénat (un objectif ambitieux), il ne répondrait pas aux motivations sous-jacentes de ces crimes haineux. Les membres du Congrès qui déploient un langage à somme nulle sur la Chine pour justifier un budget gonflé du Pentagone doivent être interpellés et tenus responsables de l’impact d’ordre secondaire que leur rhétorique a sur les Américains d’origine asiatique.

La situation actuelle a également de graves implications en matière de sécurité nationale pour le gouvernement fédéral. La stigmatisation des Américains d’origine asiatique au sein du gouvernement et l’exacerbation des craintes de la double appartenance ne feront que rendre plus difficile pour les Américains d’origine asiatique patriotes de servir dans le gouvernement. De tels comportements discriminatoires pourraient également conduire à de mauvaises décisions en matière de politique étrangère, comme nous l’avons vu en Irak et en Afghanistan.

L’orientation stratégique provisoire de l’administration Biden en matière de sécurité nationale reconnaît que les États-Unis sont confrontés à un large éventail de défis, allant d’une pandémie mondiale à une urgence climatique grandissante. Mais elle suppose également le pire quant à l’intention de la Chine, ce qui rendra difficile un engagement constructif entre deux des plus grandes économies du monde. Le Quincy Institute présente une approche alternative vis-à-vis de la Chine et de l’Asie de l’Est, une approche qui met l’accent sur la stabilité et la coopération régionale, et sur la diplomatie plutôt que sur la domination militaire. En d’autres termes, il existe d’autres moyens de gérer les relations entre les États-Unis et la Chine sans se lancer dans une guerre.

Il y a trente-neuf ans, au plus fort de la guerre commerciale automobile avec le Japon, un Chinois américain du nom de Vincent Chin a été battu à mort à Detroit. Les personnes qui l’ont tué pensaient qu’il était japonais. Au lieu d’accorder un intérêt de pure forme aux Américains d’origine asiatique tout en perpétuant des récits grossièrement simplifiés sur la Chine, le président Biden et le Congrès devraient cesser de diaboliser la Chine.

Ils doivent cesser d’utiliser les tactiques de peur de la Chine pour justifier davantage de dépenses militaires. Comme l’a déclaré la représentante Marilyn Strickland à la Chambre des représentants, « Les mots comptent. Le leadership compte. » Il est temps pour les décideurs américains en matière de sécurité nationale et de libertés civiles intérieures de travailler main dans la main pour créer des politiques qui aident réellement les Américains plutôt que de les dresser les uns contre les autres.

Source : Responsible Statecraft, Jessica J. Lee, 01-03-2021

Traduit par les lecteurs du site Les Crises

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Commentaire recommandé

LibEgaFra // 27.04.2021 à 08h40

Les yankees sont des racistes congénitaux. En cas de guerre nucléaire ils viseront les centres urbains, c’est planifié. Ça a été fait déjà.

Dans les guerres actuelles ils détruisent systématiquement les infrastructures, c’est une guerre contre la population, des crimes de guerre.

Tout le contraire des Russes qui viseront les centres de commandement. De quoi faire réfléchir les fauteurs de guerre.

Les yankees sont les véritables terroristes.

23 réactions et commentaires

  • Jean-Do // 27.04.2021 à 07h18

    Autant nous pouvons déplorer le racisme et ses errements autant cela devient négligeable à l’échelle d’une guerre ou au moins d’une course aux armements que le gouvernement des USA veut provoquer comme il l’a fait contre tous ceux qui menaçaient, même localement, leur hégémonie. C’est depuis sa naissance que ce géant fou agresse tout ce qui est à sa portée, peuples et pays. Peut-être cette fois-ci vont-il rencontrer leur destin pour peu que la course ne dure ? A court terme, un conflit ouvert leur serait favorable mais ils ont déjà perdu la course vu leur destruction de leur propre industrie. Sans compter que l’agression simultanée à l’égard et de la Russie et de la Chine va finir unir ces 2 économies au moins partiellement complémentaires.

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  • Fabrice // 27.04.2021 à 08h14

    La communauté asiatique a été l’une des communauté les plus négligée après celles des natifs qui n’a jamais eut la reconnaissance des crimes perpétué à son encontre depuis que les USA ont atteint la côte pacifique.

    Les morts lors de la construction du train entre les deux cotes, les raffles mortelles terribles qui eurent lieu sur la pourtant si progressiste cote ouest, les USA ont la mémoire sélective et ne se réveillent que quand il y a révolte.

    Il ne faisait pas bon être chinois pendant la seconde guerre mondiale et il valait mieux le marquer sur son vêtement pour éviter le pire.

    Alors maintenant avec le virus renouer avec ses vieux réflexes il ne faudrait pas se gêner quans certains pensent que ce genre « d’excuse » autorise tout et surtout le pire pour pouvoir exprimer sa haine

      +13

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    • observations // 27.04.2021 à 14h08

      Il ne faisait pas bon être chinois pendant la seconde guerre mondiale et il valait mieux le marquer sur son vêtement pour éviter le pire.

      Au départ..il ne s’agissait pas des chinois..mais des gens d’origine japonaise…les chinois combattaient le Japon depuis 1930…y compris Mao-Tse-Toung. Ceci dit…Ceci n’a pas empêché les américains d’origine japonaise d’être traducteurs dans l’armée américaine et de se battre en Europe entre 39 et 45…

      La communauté asiatique négligée ? Des raffles mortelles ? Quand ? Ou ? Il y a eu des américains d’origine japonaise qui ont été internés, les plus jeunes ont demandé à servir avec l’armée américaine

      En 1980, une Commission spéciale d’enquête est mise sur pied par le président Jimmy Carter et elle établit que la décision de déplacer les individus d’origine japonaise dans des camps de prisonniers s’explique par « le préjugé racial, l’hystérie de guerre et les ratés du leadership politique », et non par des nécessités de défense. En 1988, grâce à une loi co-écrite par Norman Mineta et Alan K. Simpson, le Congrès présente ses excuses aux survivants et accorde à chaque ancien détenu une somme de 20 000 $ en compensation.

      On ne parle pas de camps de concentration ici…

      Vous devriez vous renseigner ici..avant d’écrire…

      http://web.stanford.edu/group/chineserailroad/cgi-bin/website/

      Il y a une association qui se nomme – The Chinese Railroads Workers Association – et qui fait un travail historique, recherches, sur place et dans les archives. Très loin de vos affirmations.

      Les Irlandais n’ont pas mieux été traités que les asiatiques lors de la construction des liaisons est-ouest. les barons voleurs américains comme Carnegie étaient des capitalistes féroces.

      Les victimes ? Il y en a eu mais personne ne sait combien. Quand on voit le projet, les moyens de l’époque et que l’on connaît la géographie, il est évident que des gens y ont laissé leur vie.

      Si vous avez des chiffres, donnez-les. Les historiens de Standford, les descendants des travailleurs chinois de l’époque en sont incapables. Tout le monde reconnait les décès.

        +3

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      • Fabrice // 27.04.2021 à 14h27

        Je ne parle pas des japonais enfermé dans des camps de concentration (pas d’extermination) mais des chinois qui pour éviter d’être tabasser devaient le marquer sur leur vêtement, étrangement les allemands ou d’origine allemande vivant aux Usa n’ont pas été mis dans des camps.

        Oui c’est facile quand on ne fait pas le décompte sur les 20000 chinois à qui l’on confie le travail le plus dangereux et parfois mal ou pas payé, in ne reconnaît pas le terme génocide auusi pour les natifs.

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      • Cévéyanh // 02.05.2021 à 16h50

        A Observations, vous avez écrit : « Il y a eu des américains d’origine japonaise qui ont été internés, les plus jeunes ont demandé à servir avec l’armée américaine ».
        C’est peut-être aussi dû qu’ils se sentaient « obligés » de servir pour convaincre de leur patriotiste et que les Etats-Unis avaient besoin de soldats (voir le lien de National Geographic dans ma réponse à Fabrice).

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  • LibEgaFra // 27.04.2021 à 08h34

    https://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2021/04/39122570_270948027068185_414962903867719680_n-1619434445.9317.jpg

    Tout est dit.

    Fondamentalement et foncièrement raciste. Et dire que les dirigeants européens soutiennent ça. Autant voter pour l’extrême droite, il y aura moins d’hypocrisie.

    (Foutez-moi cette 5me ripoublique par terre, il suffira alors d’envoyer au parlement une absence de majorité!)

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    • Kasper // 28.04.2021 à 05h23

      J’ai eu l’occasion de bien rire récemment en entendant Macreux dire à la télé US « Oure istori are diffrente, bicose oui ouère à colonial countri » (déplorable niveau d’anglais retranscrit au mieux).

      Les philippins, vietnamiens, cubains seront contents d’apprendre qu’ils n’ont jamais été colonisés de fait par les US. Sans compter tous les gouvernements fantoches installés de par le monde. Sans compter les portoricains et samoans qui ont le droit de payer des impôts fédéraux mais pas d’avoir de représentants (ou des représentants au rabais).

      Le « brillant » Macreux, ignorant sur tous les sujets…

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  • LibEgaFra // 27.04.2021 à 08h40

    Les yankees sont des racistes congénitaux. En cas de guerre nucléaire ils viseront les centres urbains, c’est planifié. Ça a été fait déjà.

    Dans les guerres actuelles ils détruisent systématiquement les infrastructures, c’est une guerre contre la population, des crimes de guerre.

    Tout le contraire des Russes qui viseront les centres de commandement. De quoi faire réfléchir les fauteurs de guerre.

    Les yankees sont les véritables terroristes.

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  • James Whitney // 27.04.2021 à 09h26

    Cet article me rappelle le meilleur roman (à mon avis) : « Le Chinois » de Henning Mankell. La Chine, les USA, La Suède, 19ieme -> 21ième siècle. Le racisme et ses conséquences. Bien sûr, Mankell a écrit un bon nombre d’autres excellents textes.

      +2

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    • observations // 27.04.2021 à 14h46

      James Baldwin (1924-1987) et la série Netflix – I am not your negro – est un bon choix, inspirée par les notes de James Baldwin pour son livre jamais fini – Remember This House – qui a été publié en 2017, finalement.

        +1

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  • Ando // 27.04.2021 à 10h38

    L’attitude du régime est idiote et à courte vue puisqu’elle va à l’encontre des intérêts des États-Unis. Les étudiants asiatiques en particulier ont beaucoup apporté à la recherche scientifique de ce pays. Les faire fuir est tout sauf une bonne idée, quand on sait le niveau moyen des étudiants wasp…

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  • Hippocampe // 27.04.2021 à 11h33

    Bof, y’a pas que la fenêtre « persécution » à regarder, faut aussi tenir compte de la fenêtre « victime » et victimisation. Tout le monde en veut sa part. Moi aussi ch’ui victime!
    Les Américains sont violents, point. Un jour contre un noir, un autre contre un jaune, un troisième contre un gros, puis un maigre etc. ces prétextes ne sont pas des causes, mais juste des habillages. Si je vois un gros qui bousille ma voiture (incitation à l’énervement et la violence, au moins verbale), je dirai « espèce de gros sac », c’est pas pour ça que je suis raciste anti-gros. Si c’est un petit, je le traiterai de nain, et s’il est noir je le dirai, jaune aussi. Ce qui ne prouverait…. rien!
    Faudrait analyser dans le détail chaque agression avant de la ranger dans la catégorie « raciste ». D’ailleurs, le racisme est un crime parmi d’autres, y’en a marre de voir ça porté au pinacle du régime des horreurs.
    Un peu d’ordinaire, de banal, c’est comme ça que commencent l’honnêteté et le bon sens, plutôt que toujours et tout le temps des cris d’orfraie pour médias en chute libre

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    • Kasper // 28.04.2021 à 05h30

      La on parle de gens qui sont agressés sans provocation, non pas parce qu’ils sont chinois, ce qui serait déjà très bête, mais par ce qu’ils ont le malheur d’avoir l’air chinois.

      Ca n’a absolument rien à voir avec le fait de vous énerver contre quelqu’un qui casse votre voiture. Comment faites vous pour vous planter systématiquement comme ca, sur tous les sujets? Ca force le respect, dans un sens…

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      • Hippocampe // 28.04.2021 à 16h00

        justement c’est ça qui n’est pas crédible, l’agression parfaitement et exclusivement gratuite. Vous m’excuserez, mais la propagande étant ce qu’elle est, féroce et universelle, je garde mon droit de douter des soi-disant « news ».

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  • observations // 27.04.2021 à 13h44

    Un titre tout a fait excessif pour qui connait ce pays. Les asiatiques sont en général très bien intégrés et très prospères.

    Monter en épingle un ou deux incidents récents ne fait pas une généralité. Il y a eu dans le passé l’internement de la communauté d’origine japonaise, la crainte de l’espionnage, au moment de la guerre de 39-45, ce qui n’a pas empêché de nombreux américains d’origine japonaise de servir dans les forces armées comme traducteurs.

    Il y a 15.000 morts par armes a feu par année, meurtres et suicides, plus de 250.000 blessés, un système judiciaire implacable, etc…

    Une chasse aux asiatiques…absolument pas.

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  • christian gedeon // 27.04.2021 à 15h55

    Le racisme est un sujet inusable. Et franchement je ne crois pas qu’il soit une exclusivisté « américaine « . Et l’alimenter par des retrospectives incessantes ne va certes pas contibuer à améliorer les choses,loin de là.On ne combat pas le racisme d’aujourd’hui par encore plus de haine pour ce qui s’est passé hier. Question: Pensez vous que les chinois,au hasard,ne soient pas racistes? Sincèrement? Il me semble que les relations entre les hans et les autres ethnies chinoises ne sont pas au beau fixe.Coimbattre le racisme est une chose. le combatrre parun anti racisme qui infuse dans la haine ne me paraît guère souhaitable et encore moins efficace.

      +4

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    • observations // 27.04.2021 à 18h19

      Que dire des Japonais…la situation toujours déplorable des descendants des coréens forcés de rester au japon après 1945, les descendants des femmes de confort de l’armée japonaise toujours aussi méprisés…

      Le passé colonial de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de l’Espagne, du Portugal…

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    • Hippocampe // 27.04.2021 à 19h23

      Les Chinois sont parfaitement racistes. Vivant en Chine depuis plus de 15 ans, je parle d’expérience. Le racisme, on vit ça quotidiennement ici. On nous refuse des services, des produits, des choses très banales, au seul motif que nous ne sommes pas chinois. Et alors? Ca vaut la peine d’ameuter les radios, les télés, les scribouillards des « journaux »? Faudrait d’abord que tout ce petit monde comprenne quelque chose aux cultures, à l’histoire, aux langues aussi (précision, je parle et j’écris le chinois). Le racisme, quand on n’est pas dans son pays, on vit avec, point. Les larmoyants qui ne sont pas contents, au lieu de pousser à la roue pour réécrire le droit, n’ont qu’à rentrer chez eux. D’ailleurs, si à la place de ça on avait un monde universellement tolérant, bienveillant et aveugle aux différences, je pense qu’on serait juste encore un peu plus proche de l’enfer.

        +6

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      • Kasper // 28.04.2021 à 05h40

        J’habite au Japon, la mère de mes enfants est japonaise. Mes enfants ont la nationalité japonaise et toute leur éducation a été faite au Japon, pourtant ils ont l’air parfaitement blancs.

        D’après vous, si des japonais devaient leur refuser des services, des postes, les insulter ou les frapper sans raison, ils n’ont qu’a fermer leur gueule ou rentrer chez eux ? Mais c’est ou chez eux exactement, sinon le pays ou ils sont nés et ou ils ont grandit ? En quoi est ce de leur faute qu’ils soient blancs ?

        Comment peut on être aussi abject ?

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        • Hippocampe // 28.04.2021 à 15h57

          Vous voulez faire la révolution au Japon? Leur enseigner la tolérance et les droits de l’homme? Bonne chance!
          Je parle pour moi: quand un taxi refuse de prendre ma fille parce qu’elle est française, quoique accompagnée de sa nounou chinoise, et ben oui, je m’écrase. Je ne comprends rien à votre « abjection », mais je crois que vous êtes coutumier des mots à l’emporte-pièce, et par ailleurs parfaitement creux, donc ça m’en touche une…

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      • Christian Gedeon // 28.04.2021 à 12h49

        Si ça vaut pour tout le monde je suis d’accord avec vous.

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  • observations // 27.04.2021 à 17h13

    Ça n’arriverait pas en France, où ont été lourdement condamnés les responsables des morts de Rémi Fraisse, de Zineb Redouane, d’Adama Traoré, de Lamine Dieng, de Gaye Camara, de Wissam El-Yamni, d’Angelo Garand, de Steve Caniço, etc.

    On peut suggérer à ce site de s’intéresser a l’impunité de la police française, de la protection accordée a celle-ci par sa hiéarchie…on ne parle même pas de menaces..mais de meurtres, de tabassages mortels…de s’intéresser aux déclarations des uns et des autres, à la surenchère sécuritaire, Darmanin accusant la fille de l’autre d’être trop molle…des chroniqueurs spécialisés dans la haine identitaire qui font recette…en boucle partout…

    Bah..les USA plus pratique…

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