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14.juillet.202014.7.2020 // Les Crises

Gaël Giraud : « Le monde financier sait que ses jours sont comptés »

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Source : Public Sénat

Pour Public Sénat, une personnalité politique ou intellectuelle s’interroge sur le « monde d’après ». L’économiste Gaël Giraud, directeur de recherche au CNRS, analyse une crise qui sonne la fin de l’ère pétrolière, et dessine les contours d’une relance verte.

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Quelle sera l’ampleur de la crise économique ?

La crise sera plus grave que celle de 2008. Nous entrons dans une spirale inflationniste extrêmement dangereuse. L’Europe de l’Ouest pourrait connaître une trajectoire à la japonaise. Dans les années 1990, le Japon a connu une grande répétition de la crise des subprimes, avec une gigantesque bulle financière qui a gonflé sur une bulle immobilière. Les deux bulles ont explosé au même moment, et le Japon est entré dans la déflation, c’est-à-dire dans un régime macroéconomique dans lequel il n’y a plus de croissance, plus d’inflation, énormément de dette privée et un chômage de masse. Nous risquons de subir le même sort si nous continuons de pratiquer l’austérité budgétaire.

Vous êtes très pessimiste, à un moment où les marchés financiers semblent se porter plutôt bien. Comment expliquez-vous cette bonne santé des marchés ?

Les marchés financiers sont profondément inefficients, irrationnels, traversés par des bulles spéculatives et des mouvements erratiques qui n’ont rien à voir avec l’économie réelle. On ne peut pas demander aux marchés financiers de prédire l’avenir. Ils en sont incapables.

Aujourd’hui, les marchés financiers ont compris qu’on assistait à la fin du pétrole. Le prix du baril est devenu négatif pendant quelques jours. C’est le signe d’une grande fébrilité à l’égard de l’or noir. La sphère financière repose en grande partie sur l’industrie pétrolière. Les banques ont des centaines de milliards d’euros d’actifs liés aux hydrocarbures fossiles, et ces actifs ne valent plus grand chose.

La société British Petroleum (BP) vient d’ailleurs de dévaloriser une partie de ses actifs, car elle a bien compris que l’ère du pétrole était terminée. En réalité, c’est toute la sphère financière qui prend peu à peu conscience que ses jours sont comptés. La bonne santé des marchés ressemble à une euphorie des derniers instants, avant le crash final.

Comment cette nouvelle dette, contractée à l’échelle communautaire, doit être remboursée ?

Si cette dette est remboursée par une augmentation de la contribution des pays membres au budget européen, on n’aura rien gagné. Car les pays membres devront eux-mêmes s’endetter pour la payer. Cela n’aurait pas de sens. La dette communautaire doit être financée par une nouvelle ressource fiscale.

C’est l’occasion de mettre en place une taxe carbone aux frontières de la zone euro. On pourrait aussi remettre sur la table la taxe sur les transactions financières, taxe dont on parle depuis vingt ans mais qui n’est toujours pas mise en place de manière efficace. On pourrait enfin penser à une taxe sur les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) : cette crise nous a en effet permis de prendre conscience de la menace que ces entreprises représentaient pour notre souveraineté. Il faut entrer dans un bras de fer avec les GAFAM.

Quelles seraient les pistes pour sortir de la crise actuelle ?

La première mesure à prendre d’urgence est la rénovation thermique des bâtiments, publics et privés. Il s’agit de la première grande étape vers la reconstruction écologique de notre pays. Nous savons le faire, cela n’exige aucune révolution technologique. On peut la financer : il suffit d’accorder une garantie publique aux crédits bancaires pour financer les projets de rénovation thermique.

La deuxième mesure à prendre est la généralisation de l’expérience Territoires zéro chômeur. Avec la crise, on risque d’enregistrer un million de nouveaux chômeurs. Or, les expérimentations Territoires zéro chômeur ont été un vrai succès, et il faut étendre cette logique sur l’ensemble de l’Hexagone.

Troisième proposition : l’annulation des dettes publiques au bilan de la Banque centrale européenne. La BCE détient aujourd’hui environ 2 400 milliards d’euros de dettes publiques des pays membres. Si nous annulons ces dettes, cela ne coûtera rien à personne, et cela permettrait à la France de dégager des marges de manœuvre pour financer la transition écologique dont nous avons tant besoin.

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Source : Public Sénat

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FredT. // 14.07.2020 à 11h12

Je trouve étonnant qu’un religieux n’aborde pas la spiritualité pour la recherche de solutions à nos problèmes . Nos soucis sont pourtant en grande partie liés à notre vénération de cette science mécaniciste dont on sait aussi qu’elle survit sur la base d’équation en partie fausses ou incomplètes .
Il y’a d’autres solutions, qui ne reposent pas sur la création de richesse monétaire, certes, et qui amèneront même une très forte décroissance du point de vue économique . Je pense par exemple aux travaux sur ce que certains ont nommé  » la mémoire de l’eau  » , avec notamment les expériences du pr Montagnié ou plus tôt de l’allemand Roland Plocher .

69 réactions et commentaires

  • RGT // 14.07.2020 à 07h43

    Gaël Giraud a de bonnes idées, mais a-t-il seulement pensé un seul instant au problème le plus crucial qui concerne le fonctionnement et la survie de la démocratie ?

    Si on lève de nouvelles taxes qui ne concerneront que les « mécènes » des grands partis politiques, comment se financera la vie politique et les campagnes électorales ?

    Vous comprenez pourquoi ses propositions ne sont qu’un doux rêve totalement irréalisable tant que la source de ces financements n’aura pas totalement implosé, et à l’échelon planétaire car tant qu’il restera la moindre nation, même insignifiante, qui continuera à permettre la spéculation hors sol il sera impossible de supprimer la cause réelle de ce problème.

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  • Barbe // 14.07.2020 à 08h22

    « les pays membres devront eux-mêmes s’endetter pour la payer. Cela n’aurait pas de sens. La dette communautaire doit être financée par une nouvelle ressource fiscale. C’est l’occasion de mettre en place une taxe carbone aux frontières de la zone euro »
    Il y a une troisième solution, qui nous éviterait radicalement le fait de donner le droit de polluer à ceux qui en ont les moyens. Cela consiste à sortir de la monnaie dette. Il n y a aucune raison que les banques d investissement crééent de la monnaie.
    De toutes façons les banques ne font plus le travail qu on attend d elles, détruire la monnaie.

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    • Cordialement // 14.07.2020 à 10h00

      J’aime bien cette expression de monnaie dette; bravo continuez;
      Peut être qu’un jour les gens adopterons la monnaie libre (qu’ils fourent aujourd’hui idiotement dans le même panier que les crypto monnaies )
      Mais c’est peut être un vœu vain! Regardez l’adage « élection piège à con » ( que d’aucun confondent encore avec la démocratie); tout persiste et aucune chaîne n’est abandonné.
      Le mouton a horreur de la liberté.

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      • Anfer // 14.07.2020 à 18h14

        La monnaie a toujours été de la dette, croire que c’est autre chose c’est faire une erreur que les « economistes » orthodoxes depuis toujours.

        La dette n’est pas problématique en elle même, c’est vouloir à tout prix son remboursement qui pose problème, en fait, le problème c’est de la considérer comme un échange commercial non terminé.

        La dette, et donc la monnaie, ne sont pas des marchandises, mais des conventions sociales.
        Ont peut en créer ou en annuler/détruire quand on veux, autant qu’on veut.

        L’important, c’est la confiance de la relation sociale.

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      • X-101 // 14.07.2020 à 22h55

        « Le mouton à horreur de la liberté » j’ajouterai que ce que veulent les gens c’est un maître, ils ne veulent pas de la liberté, tant que la majorité sera engluée dans cette hypnose rien de bon n’adviendra.

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    • Frexit // 14.07.2020 à 14h30

      Encore une fois, il ne faut pas confondre la monnaie de base avec la monnaie créée par les banques de dépôts.
      1/ la monnaie de Banque centrale est constituée des billets (en quantité infime) et surtout des comptes dont les Banques disposent auprès de leur Banque Centrale (Banque de France pour les banques exerçant leur activité en France)
      2/ La monnaie créée par les Banques de dépôt lorsque ces dernières accordent un prêt ou achètent un actif. Cette monnaie est détruite lorsque le prêt est remboursé
      Dans les deux cas, la monnaie est effectivement une monnaie dette.
      La monnaie dette résulte d’un long passé : auparavant, la véritable monnaie était l’or ou/et l’argent (le métal). Le billet était une créance pour celui qui avait déposé son or chez le banquier; cette créance était remboursable « à vue » (sans échéance)
      Il existe bien sûr d’autres systèmes de monnaie que la monnaie-dette; le bitcoin par exemple est basé sur un système d’or virtuel dont son créateur a adopté le vocabuaire; la monnaie dite « libre » « inventée » par S. Laborde est basée sur la théorie relative de la monnaie. Ses concepts sont un peu déroutants; ses propriétés aussi : la monnaie relative ne conserve pas la même valeur dans le temps; la monnaie possédée par chaque individu tend vers la valeur moyenne (montant total divisé par le nombre d’individus possédant cette monnaie); la quantité totale de monnaie relative, à population constante, reste constante. La création monétaire est faite au bénéfice de tous et ne profite à aucun groupe, à aucune institution.

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      • Anfer // 14.07.2020 à 18h38

        Desolé, mais c’est faux.

        La monnaie « originelle », c’est un reconnaissance de dette.

        L’utilisation de métaux précieux pour battre monnaie vient bien après, et est lié intimement à la guerre de conquête.

        La légende habituelle (libérale) sur la monnaie est celle que vous avez donné:

        Troc->monnaie métal->dépôt->prêt->monnaie dette.

        La veritable version, celle des archéologues, ethnologues, historiens est la suivante:

        Prêt->monnaie dette->état->guerre de conquête->paiement des soldats->impots sur les peuples conquis->monnaie métal->effondrement du système->troc, puis retour au prêt communautaire, puis à la monnaie dette.

        Cette idée fausse de la monnaie métal comme étant la « vraie » monnaie, vient des libéraux, pour qui la monnaie DOIT avoir une valeur en elle même, pour pouvoir être une marchandise comme les autres, justifiant ainsi que la base de l’économie, et même des relations entre êtres humains, est le troc, (ça explique aussi que les modèles économiques orthodoxes néoclassiques n’intègrent pas de monnaie).

        Or, les études des ethnologues dès le 19ème siècle ont démontré que le troc était inconnu dans les communautés humaines de type chasseurs/cueilleurs, celles ci pratiquant toutes sans exception, la gestion communautaires des biens, le fruit du travail de la journée est partagé selon les besoins entre les membres de la communauté sur le mode: de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoin, sans propriété privée.

        Ça porte un nom, c’est le communisme…

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        • Dominique Gagnot // 14.07.2020 à 19h14

          D’accord avec ce post, mais pas sur la fin :

          Communisme = gestion commune des ressources essentielles, et de la monnaie.
          C’est la condition nécessaire et suffisante pour qu’un système fonctionne dans l’intérêt commun.

          Car sous cette condition, l’intérêt d’entreprises privées motivées par le profit ira toujours dans le sens de l’intérêt commun.
          Notons que l’accumulation de richesses essentielles est impossible, puisque propriété collective.
          Voir http://bit.ly/tragédiecapitaliste

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          • Anfer // 14.07.2020 à 20h20

            Communisme primitif alors, ou communisme originel.

            C’était juste pour souligner que les ethnologues du 19ème siècle, qui ont étudiés les peuples « primitifs » (mais pas idiots pour autant), s’attendaient à trouver le système de troc originel décrit par les penseurs libéraux, sauf que non…
            Pas de troc, pas de commerce, pas de notion de propriété privée, ni de plus value.

            Ce qui démontre bien que la vision du l’être humain comme étant naturellement enclin au commerce est fausse.

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        • KelKON // 16.07.2020 à 15h30

          Ça porte un nom, c’est le communisme…
          Et l’histoire nous apprend qu’il est responsable de plus de 100 millions de morts au XX° siècle.
          Mais c’était pas du vrai communisme?

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          • Pong // 17.07.2020 à 13h43

            @KelKON
            En effet, ce n’était pas du vrai communisme. Ou, pour être moins polémique, c’est n’est pas LE communisme, c’est UN communisme, sa variante étatiste. L’autre étant l’anarchie. Et la première peut d’autant moins se présenter comme l’unique avatar du genre que l’anarchisme la précède. Et que les anarchistes avaient les premiers et mieux que quiconque, compris, annoncé et surtout combattu les dérives du communisme. Ils l’ont d’ailleurs payé très cher.

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  • florian lebaroudeur // 14.07.2020 à 08h24

    « En réalité, c’est toute la sphère financière qui prend peu à peu conscience que ses jours sont comptés. »
    Si c’était le cas, on distinguerai déjà des signes tangibles très révélateurs à tous les niveaux vu la mainmise des financiers dans tous les secteurs de la vie courante et vu qu’ils gouvernent le monde en ayant placer leurs marionnettes à la tète des états fantoches selon les dires des théoriciens du complot.
    Cupides, froussards et impréparés, ils seraient déjà en route vers leurs bunkers néo-zélandais pour se mettre à l’abri de l’effondrement et des colères populaires suscités.
    Or on ne voie rien venir

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    • Frexit // 14.07.2020 à 14h56

      Entièrement d’accord.
      G. Giraud est un excellent économiste; mais il est un doux rêveur.
      Il ne faut jamais oublier que la monnaie-dette est basée sur la confiance. Si la confiance en cette monnaie disparaît, cette dernière perd toute valeur et sera remplacée par une autre monnaie.
      Le dollar s’est imposé par la force, par la puissance des USA. Tout pays qui aurait l’idée de s’attaquer au dollar aurait un avenir triste (par le passé : Libye, Vénézuéla, …) , sauf s’il dispose lui-même d’une certaine puissance; ce qui est le cas pour la Chine et dans une moindre mesure pour la Russie. La confiance est ici « forcée ».
      L’euro est un échec : les réserves en euros des banques centrales ont simplement remplacé les réserves en anciennes monnaies (deutschmark , franc, lire, …); l’euro n’est pas une monnaie commerciale et n’a pas réussi à concurrencer le dollar. Il est lié à la survie de l’UE dont personne aujourd’hui ne connaît le véritable avenir. L’euro a été sauvé plusieurs fois par la BCE (M. Draghi : « whatever it takes… ») qui a sorti « l’artillerie lourde » pour décourager la spéculation à sa baisse faite par les marchés, voire pour empêcher son explosion.

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    • Bouddha Vert // 14.07.2020 à 22h07

      Afin de ne pas rester au fond de la caverne, je vous propose de prendre note de ces deux parutions (en anglais), elles devraient relativiser votre naïve (?) interprétation des signes qui annoncent l’imminence de l’inéluctable déplétion:
      https://oltnews.com/shale-boss-says-u-s-has-surpassed-peak-oil

      https://www.ft.com/content/320d09cb-8f51-4103-87d7-0dd164e1fd25

      Cordialement

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  • Guadet // 14.07.2020 à 08h40

    La « rénovation thermique » a surtout l’avantage de créer de l’activité. Une étude faite il y une dizaine d’année montrait que le gain écologique était faible parce que les gens se contentaient de jouir d’une température plus élevée. De plus, cette « rénovation » fait travailler l’industrie de France la plus polluante, celle du bâtiment. Elle crée un grande masse de déchet, d’autant plus qu’elle doit souvent être renouvelée assez vite.
    Gaël Giraud est très bon pour discerner la situation actuelle mais il en reste, pour les solutions, à la mythique « croissance verte » que les politiciens nous vendent.

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    • pseudo // 14.07.2020 à 08h44

      je pense surtout qu’il essai de marier la chèvre et le chou pur satisfaire à tout le monde et les amenés sur la table de discussion. cette explication à au moins le mérite de ne pas insulter son intelligence.

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      Alerter
    • eugeniegrandet // 14.07.2020 à 11h07

      Votre référence à une étude non sourcée est une faiblesse de votre argumentation. Je n’y crois pas une seule seconde. Qi oyait certains qui se comportent mal, sans doute, mais ils le font déjà aujourd’hui (en vivant à 23°C au lieu de 19°C. Une fois mieux isolés , ils ne pousseront pas à 25°C).

      Je ne vois pas pourquoi poser du revêtement isolant serait très polluant si c’est une exigence contraire qui est mise dans le cahier des charges (les entreprises concernées trouveront alors des solutions).

      G Giraud propose une piste que vous essayez de tuer sans évidemment proposer quelque chose. Désolant.

        +7

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      • calal // 14.07.2020 à 15h15

         » Une fois mieux isolés , ils ne pousseront pas à 25°C »

        lool. Vous n’avez jamais vecu avec des femmes agees « qui ont toujours froid » ni avec des gens venus d’afrique,sans compter les mecs completement alienes par la pub qui croient que se balader en tshirt en plein hiver chez soi est « cool »…

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        • EugenieGrandet // 14.07.2020 à 16h54

          oui mais alors on augmente d’un demi degré par demi degré; jusqu’à trouver la bonne température.

          Et si les murs sont ensuite isolés, la facture baissera car la consommation d’énergie baissera;

          Donc ça ne valide l ‘argumentation de Guadet.

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    • FredT. // 14.07.2020 à 11h53

      On voit même des marchés qui se gavent de bazooka monétaire . C’est l’euphorie à wall street .

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  • pseudo // 14.07.2020 à 08h43

    à partir du moment où on peut imprimer du biffeton en illimité, faire de la dette en illimité, il ne peut exister de crise qui n’est pas voulue et orchestrée par le pouvoir centrale. Les chemins du financement dans notre système son bien connus, ses travers ont déjà étaient éprouvés, ses subtilités ne sont plus un secret, tous ses « impératifs  » ne sont que des écriture comptable que nous pouvons modifier en tout instant d’un simple coup de plume.

    C’est une question de volonté.

      +10

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  • JCH // 14.07.2020 à 08h50

    “La société British Petroleum (BP) vient d’ailleurs de dévaloriser une partie de ses actifs, car elle a bien compris que l’ère du pétrole était terminée.“
    Non. Elle a dévalorisé ses actifs suite à la baisse récente du prix du pétrole suite à la pandémie, c’est le principe de prudence en comptabilité, pas un choix stratégique.

    Les énergies fossiles restent la principale source d’énergie dans le monde et le coeur de l’activité de BP, même si comme toutes les autres “majors” pétrolières elle communique beaucoup plus sur ses activités dans les énergies renouvelables que sur ses projets en gaz et pétrole. Le jour où BP fera une croix sur les énergies fossiles, les poules auront des dents.

      +28

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    • Frexit // 14.07.2020 à 15h15

      Le « vert » est un doux rêve.
      L’énergie primaire produite dans le monde provient essentiellement du charbon; le vent, le solaire, le nucléaire sont marginaux.
      Le gaz : d’énormes gazoducs sont en cours de construction et viennent doubler des gazoducs existants. Exemples : Nord Stream 2, « Sila Siberii 2 (force de Sibérie), et des discussions sino-russes sur Sila Siberii 3 (ex Altai). Le gaz a un bel avenir devant lui.
      Comme le dit J.P. Jancovici, énergie et PIB sont tellement imbriqués que c’est l’énergie qui fait le PIB et non l’inverse. Pour son développement, la Chine a un besoin énorme d’énergie. Les pays développés ont vu leur croissance diminuer lorsque le prix de l’énergie a augmenté.

        +5

      Alerter
    • Florent Danet // 14.07.2020 à 23h56

      les Entreprises ne dévalorisent pas leurs actifs long terme sur la base de variations de cours à court terme…sinon toutes les majors auraient fait de même. La dépréciation de ces actifs reflète bien un changement de perspective à moyen long terme de leur rentabilité.

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      • JCH // 15.07.2020 à 10h50

        Les entreprises pétrolières basent l’évaluation de leurs réserves sur des projections de cours forcément influencées par le cours du jour. Elles ne changent pas ces projections quotidiennement mais ne peuvent pas totalement ignorer les variations des cours qui restent une référence incontournable de leurs modèles d’évaluation. La décision de répercuter ces changements dans les états financiers et le “timing” de cette décision reste du ressort des dirigeants. Apparemment Shell s’y met aussi, je doute que les autres puissent y échapper complètement:
        https://www.lefigaro.fr/flash-eco/coronavirus-shell-passe-des-depreciations-de-15-a-22-milliards-de-dollars-20200630

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  • FredT. // 14.07.2020 à 11h12

    Je trouve étonnant qu’un religieux n’aborde pas la spiritualité pour la recherche de solutions à nos problèmes . Nos soucis sont pourtant en grande partie liés à notre vénération de cette science mécaniciste dont on sait aussi qu’elle survit sur la base d’équation en partie fausses ou incomplètes .
    Il y’a d’autres solutions, qui ne reposent pas sur la création de richesse monétaire, certes, et qui amèneront même une très forte décroissance du point de vue économique . Je pense par exemple aux travaux sur ce que certains ont nommé  » la mémoire de l’eau  » , avec notamment les expériences du pr Montagnié ou plus tôt de l’allemand Roland Plocher .

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    • Crapaud Rouge // 14.07.2020 à 14h40

      Seul petit problème, FredT, par quoi remplacer « cette science mécaniciste » ? Votre étonnement à de quoi étonner. Si un Gaël Giraud peut être à la fois jésuite et rationaliste, on le doit à son esprit et sa culture très particulière. Malheureusement, la spiritualité étendue à l’ensemble de la population, c’est ce qu’on appelle la religion. Vous voulez revenir des siècles en arrière ? Tant qu’on lui impose une muselière, la religion c’est très bien, mais si on lui laisse libre cours, elle conduit aux pires débordements. Il n’y a qu’à voir les évangélistes qui sévissent outre-Atlantique : ils ont des siècles de retard sur les grands problèmes de notre époque, et c’est à cause d’eux, (qui ont massivement voté pour Bolsonaro), que la déforestation a redoublé en Amazonie.

        +5

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      • FredT. // 14.07.2020 à 17h11

        Crapaud Rouge vous confondez spiritualité et religion . La spiritualité est la recherche de la compréhension de l’univers et de notre place dans tout ça .
        La religion n’en est qu’une interprétation , faussée ou déformée, au service d’un pouvoir .
        Cet article c’est bien la promotion de la religion, sous sa forme socio-libérale inrockuptible , avachie devant la science matérialiste qui a détruit la planète . On est loin de la spiritualité des gnostiques qui avaient devancé la religion chrétienne.
        Je ne crois pas qu’un Philippe Guillemant ou un Pr Montagnier soient des culs bénis, mais c’est en eux qu’il y a de l’espoir, pas en Ruffin ou Giraud

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    • Anouchka // 14.07.2020 à 14h44

      L’église, fort heureusement, ne se mêle plus trop de science depuis un petit bout de temps déjà.
      En revanche, il y a un discours social de l’église depuis au moins 150 ans. Et ce, pour ne pas laisser le « matérialisme scientiste«  achever de détruire les maigres positions de l’église d’occident.
      Le discours social de l’église, jadis, visait à ne pas abandonner aux marxistes la « question sociale ».
      Aujourd’hui, c’est le discours écologiste et ses oripeaux spiritualistes qui se pose en redoutable concurrent.
      La papauté, depuis au moins 2015, a pris le problème à bras le corps. Gaël Giraud, en bon soldat spirituel du pape (selon l’esprit qui a présidé à la création des jésuites) agit du mieux qu’il le peut avec les armes de son temps.

        +3

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      • FredT. // 14.07.2020 à 15h04

        Vous voyez quoi de spirituel chez eelv ( et les écolos en général ) vous ?
        En fait avec sa rénovation thermique des bâtiments et ses territoires zéro chômage, il me fait penser à la « gauche plurielle » . Bon courage .

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        • Anouchka // 14.07.2020 à 15h47

          L’idée d’écologie est d’inspiration plutôt matérialiste, tout au moins moniste ( ce qui n’est pas la même chose, mais s’en approche). Rien à voir, donc, a-priori avec le dualisme chrétien. Et non plus avec l’idée d’un esprit irréductible au corps, qu’implique le terme de spiritualité.

          Pour autant, très souvent, surtout au sein des mouvements issus de ce qu’on appelle « deep ecology» existe toujours un volet spiritualiste qui est le fondement de leurs visions du monde. Un spiritualisme de type matérialiste (oui oui, ça existe, certains s’en réclament).

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          • Bissecan // 15.07.2020 à 00h01

            Merci. Excellent commentaire. Je m’ennuyais un peu, j’ai maintenant du grain à moudre.

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    • Otâneries // 14.07.2020 à 17h59

      J’eus aimé à penser que votre commentaire et son succès fussent de la satire, mais il me semble malheureusement que mes espoirs à cet égard soient vains.
      Je trouve étonnant que quiconque cherche des solutions spirituelles à des problèmes matériels réels. Le succès de votre commentaire et de nombreux courants de pensée populaires de nos jours font davantage penser que c’est ce même spiritualisme qui est vénéré là où le matérialisme et la science sont vilipendés et jouent le rôle de boucs-émissaires à tous les problèmes contemporains.
      La méthode scientifique moderne a des fondements empiristes et ne se base donc pas sur des calculs mais des faits tangibles.
      D’ailleurs, la philosophie matérialiste n’est pas nécessairement en faveur de la création de richesse, dire cela est bien mal connaître la diversité de cette école de pensée.
      Enfin, je m’empêcherais de pouffer, par respect aux inconnus, à la mention du charlatanisme de la « mémoire de l’eau » de Montagnier et compagnie et vous adresserais, ainsi qu’à tous ceux faisant preuve d’esprit critique et ayant donc le désir de remettre en question autant que possible leurs opinions les plus chères, le cadeau de cette série de vidéos critique de ces théories fumeuses : https://www.youtube.com/watch?v=H9O-XS6tqEY
      Comme le disait Marx à Weitling (un charlatan spiritualiste de son temps), en frappant du poing sur la table : « Jamais encore l’ignorance n’a servi quiconque ! « .

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      • Pinouille // 14.07.2020 à 23h04

        Cette vidéo résume bien ce qui se joue depuis longtemps, et que souligne parmi tant d’autres le commentaire de FredT avec leurs nombreux pouces levés:
        https://www.youtube.com/watch?v=b7ScsY9jStw

        Je lève mon pouce pour le vôtre…

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      • Pong // 15.07.2020 à 10h52

        @Otanerie
        Merci, je faisais des bonds en me désespérant. Réponse d’utilité publique.

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  • ATN // 14.07.2020 à 12h00

    Vraiment, une annulation de la dette publique ne ferait rien a personne!?

    « Troisième proposition : l’annulation des dettes publiques au bilan de la Banque centrale européenne. La BCE détient aujourd’hui environ 2 400 milliards d’euros de dettes publiques des pays membres. Si nous annulons ces dettes, cela ne coûtera rien à personne »

    Sachant que plus de 50% de la dette francaise est entre les mains de fonds étrangers, la France va se facher avec a peu près tout le monde financier « solvable ». Pari risqué pour l’avenir. A moins d’imprimer de manière franche une monnaie locale *) avec laquelle on les rembourseraient!

    Ou l’inflation, et on appauvris tout le monde.

    Ou le réechelonnement de la part de la dette publique détenus à l’exterieur et pour les assurances vie des francais (bourrées d’obligation d’etat) séquestrées par des banques en faillite (*a cause de levier et enjeux speculatif irrationelle de court terme), il sera décreter un « haircut » de 20% degressif & plafonné (*faut pas rêver…

    Appauvrir tout le monde.

    Ou remonter l’or a 10’000$ de l’once et donc réancrer les devises sur des capitaux stables(toute chose egale par ailleur)

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    • barbe // 14.07.2020 à 19h17

      « Ou l’inflation, et on appauvris tout le monde. »
      Faux : l’inflation existe et elle est exclusivement restreinte à la finance , elle enrichit des gens ; ceux-ci ne veulent pas en faire profiter les travailleurs.

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    • Anfer // 14.07.2020 à 20h12

      L’or sert comme matériau pour les semi-conducteurs, mais en dehors de cela, à part être joli et durable…

      C’est absurde de conditionner le développement d’un pays, à l’extraction d’un métal particulier, pas plus utile qu’un autre.

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      • Floyer // 14.07.2020 à 22h03

        Absurde, sûrement, mais quoi proposer d’autre ?

        Le baril de Brent… plus utile a priori, mais on vient de voir un cours négatif il y a peu !

        Le dollar que les USA peuvent imprimer…. et aussi en imposer des conditions d’emploi ?

        Du coup, c’est peut-être un des choix les moins pires. Après, on peut ergoter : le platine, le diamant, etc.

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        • Anfer // 15.07.2020 à 08h17

          Il faut accepter que la monnaie est une dette, mais pas forcément dans le sens où on l’entend habituellement, c’est à dire un échange marchand non terminé, dont le côté non terminé est une anomalie, ou un péché.

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          • Floyer // 16.07.2020 à 21h32

            Oui, mais il faut une modalité qui inspire confiance. Un critère est l’absence de production trop facile qui éroderait sa valeur. Il faut aussi un consensus sauf à avoir des monnaies avec parités stables. Ensuite, qui dit confiance dit aussi irrationnel… Il y a peut-être mieux dans l’absolu que l’or, mais c’est ce qui a fait consensus.

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    • Florent Danet // 15.07.2020 à 00h10

      Il serait utile d’écouter ce que les gens disent. G. Giraud ne propose pas d’annuler la dette portee par des particuliers ou des institutionnels ( il sait trop bien les conséquences que cela aurait) mais la part portée par la BCE dont il suggère qu’elle passe en capitaux propres négatifs.
      L’inflation appauvrit ceux qui détiennent du patrimoine.

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    • Pong // 15.07.2020 à 10h56

      @ATN
      Giraud parle des titres détenus par la BCE. Je ne comprends pas votre réponse.
      Par ailleurs, non l’inflation n’appauvrit pas nécessairement et pas tout le monde. Pendant les 30 glorieuses, elle a même enrichi tous les petits qui payaient leur maison. Il me semble que l’inflation est surtout l’ennemi de la rente.

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  • Pierre Darras // 14.07.2020 à 12h23

    Mais non, mais non. Il y aura évidemment déflation du personnel financier, les effectifs de traders ont déjà fondu de 80%, et le premier matheux venu ne pourra plus gagner des sommes invraisemblables en créant des algorithmes. Cependant, tant qu’il y aura des rois fainéants du patrimoine familial géant, qui diront « give me more » , tant qu’il y aura des maffieux et services spéciaux qui diront « wash my cash », et tant qu’il y aura des hommes qui mettront leur signature sur un « do that » alors même si un grand nombre de seconds couteaux et seigneurs aux petits pieds d’argile partent planter des fraises, le monde de la finance sera bien là et pluie puissant que jamais. Et plus discret.

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  • Fernet Branca // 14.07.2020 à 13h58

    Gael Giraud a raison sur l’arrivée du krach avec le mois d’août peu porteur d’habitude…Pour l’instant la planète boursière s’amuse.
    Pour la fin du pétrole c’est une autre histoire.

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    • FredT. // 14.07.2020 à 14h23

      Vous faites de la méthode Coué ? Il ne parle nullement de krach à venir en Aout ! D’ailleurs les krachs ont cela de particulier que personne ne peut prédire quand ils vont survenir . Aucune personne un brin sensée ne s’amuserait à dater un krach à venir .

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  • Cotyle // 14.07.2020 à 16h43

    « Si nous annulons les dettes [de la BCE], cela ne coûtera rien à personne » …Hum ! C’est un économiste qui parle ? Quelqu’un à reçu de l’argent (de la BCE) …et ne remboursera pas … ? C’est magique ! … J’irai l’expliquer à mon banquier que je ne lui rembourse plus son prêt immobilier !!!

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    • tchoo // 14.07.2020 à 18h36
    • Dominique Gagnot // 14.07.2020 à 18h52

      La banque centrale n’est pas obligée de réclamer le remboursement du fric qu’elle distribue, puisqu’il n’y a pas de créancier au dessus d’elle)
      Il suffit donc que la banque centrale « imprime » les billets nécessaires pour les refiler à ton banquier !

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    • Dominique Gagnot // 14.07.2020 à 18h53

      La banque centrale n’est pas obligée de réclamer le remboursement du fric qu’elle distribue, puisqu’il n’y a pas de créancier au dessus d’elle.
      Il suffit donc que la banque centrale « imprime » les billets nécessaires pour les refiler à ton banquier !

      C’est ce qu’elle fait pour soutenir les marchés financiers, des milliards par jour, et il faudrait rembourser du papier sans valeur avec des valeurs tangibles ?
      Ils ont joué ils ont perdu. Que les joueurs vendent leurs biens pour rembourser la BCE. C’est tout ce qu’on peut légitimement demander.

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    • Anfer // 14.07.2020 à 19h06

      Oui, c’est magique.

      Quand on croit que la monnaie possède une valeur en elle même, ça paraît inconcevable.

      Quand vous savez que la monnaie est une convention sociale, c’est de forcer à rembourser au de la de ce qui est socialement utile qui paraît aberrant.

      Le banquier, à qui croyez vous qu’il emprunte cette monnaie ? Aux épargnants?
      Pas du tout, il la fait apparaître avec sa baguette magique, il l’emprunte au grand dieu du néant.
      Et quand le prêt est remboursé, il sacrifie cette monnaie en la rendant au néant.

      Ce que propose Gaël Giraud, c’est de rembourser le grand dieu du néant par anticipation…

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      • Floyer // 14.07.2020 à 22h19

        Lorsque j’emprunte à mon banquier, il y a certes une création monétaire « qui vient du néant », mais lorsque j’utilise cette somme, il y a des relations interbancaires qui impliquent des intérêts entre les banques. Ma banque doit quelque chose (avec des interêts interbancaires) à la banque auprès duquel j’ai utilisé cet emprunt. Du coup, cela devient moins magique.

        La BCE est dans un cas particulier puisque qu’elle crée la monnaie sans contrepartie. Par contre elle a un mandat (réguler l’inflation), ce qui lui a valut une attaque de l’Allemagne qui considérait qu’elle outrepassait ce mandat avec le quantitative easing pratiqué pendant la crise COVID19.

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        • Anfer // 15.07.2020 à 08h25

          Justement, c’est ça qui est « magique ».

          Ça vient de nul part, et ça devient aussi concret que si on avait créé réellement des biens de cette valeur.

          Pour une banque centrale c’est encore mieux, elle peut créer et détruire autant de monnaie dette qu’elle veut.

          La seule limitation, c’est la relation sociale qui va avec, la confiance.

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          • Floyer // 16.07.2020 à 21h37

            Oui on peut dire que c’est « magique » vu sous un certain angle… mais cela ne signifie pas qu’une banque puisse créer de la monnaie open-bar sans conséquences. Le terme « magique » pourrait être pris comme cela.

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  • FredT. // 14.07.2020 à 17h15

    Bien vu !
    Je ne l’avais pas vu car j’ai lu l’article sur public sénat ou il parle bien de spirale DEFLATIONNISTE .
    C’est ce qui arrive quand on recopie sans comprendre .

    https://www.publicsenat.fr/article/politique/gael-giraud-le-monde-financier-sait-que-ses-jours-sont-comptes-183433

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  • Dominique Gagnot // 14.07.2020 à 18h42

    L’idéal serait une monnaie principale émise par la banque centrale d’Etat, et destinée à financer les investissements et services publics. Elle « ruissellerait » ensuite dans le reste de l’économie (dont les banques privées…)
    Cette émission monétaire, non dette, serait remboursable par l’impôt lorsque l’Etat le souhaite…
    L’Etat contrôlé par les citoyens serait par ailleurs propriétaire des ressources essentielles.

    En fait il s’agit là du système actuel, mais où les attributions des hyper riches auraient été cédées aux citoyens. Ce qui serait une réelle démocratie.
    Un tel système répondrait aux désirs de la collectivité, de même qu’un système capitaliste répond aux désirs des propriétaires des ressources qui contrôlent aussi la monnaie.

    (les monnaies complémentaires, libres, etc. ont aussi leur utilité, mais sont insuffisantes… )

    Voir http://bit.ly/tragédiecapitaliste

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    • Floyer // 14.07.2020 à 22h27

      « Cette émission monétaire, non dette, serait remboursable par l’impôt lorsque l’Etat le souhaite… » donc jamais !!

      Quel serait l’intérêt de l’Etat d’augmenter les impôts (et se rendre impopulaire) alors que cela apparaît facultatif (ou reportable sur le gouvernement suivant)?

      Il y a aussi le problème de l’équité entre pays. Comment gérer ceux qui remboursent rapidement vis-à-vis de ceux qui laisse gonfler l’ardoise ?

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  • Alain // 14.07.2020 à 19h59

    Je suis toujours étonné que l’on parle d’austérité budgétaire quand les dépenses de l’état dépassent largement les 50% du PIB et sont en croissance constante (hors crise Covid) !!!

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    • LowCost // 16.07.2020 à 11h57

      C’est inexact, le budget de l’état est de l’ordre de 350 Milliards sur 2000 de PIB.
      Les caisse de sécu et retraite ne font pas partie de l’état. Mais l’argument est utilisé depuis longtemps pour pousser à leurs privatisations.

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  • Floyer // 14.07.2020 à 22h43

    « Aujourd’hui, les marchés financiers ont compris qu’on assistait à la fin du pétrole. Le prix du baril est devenu négatif pendant quelques jours.»

    C’est tout simplement que des extractions de pétroles ne se pilotent pas comme un robinet à eaux, et s’il y a un débit supérieur à l’offre (que l’on ne sait pas réduire assez rapidement), il faut payer pour trouver des opérateurs qui vont offrir un service (stocker le pétrole quelque part).

    La fin du pétrole est loin d’être anticipée par les marchés financiers, et il y a fort à parier que le début de la fin sera marqué par une augmentation franche du prix du pétrole et non une baisse.

    À moins que l’électricité (batterie) ou l’hydrogène prenne le relai avant, mais on en est loin, voire très loin si l’on considère les ventes de véhicules à essence vs. électriques. Les inconvénients de l’électricité nécessiteront probablement un coup de pouce : un signal prix à la hausse du pétrole. Pas une baisse.

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    • Pong // 15.07.2020 à 11h20

      Vous êtes bien sûr de vous. Le pétrole est un produit étonnant. Aucune élasticité prix (cf. Jancovici). Il semble que les déterminants les plus puissants soient physiques. Et quand le bilan énergétique de l’extraction sera négatif, rareté ou pas, le pétrole ne vaudra plus rien et même moins.

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      • Floyer // 15.07.2020 à 20h38

        Le principe de l’offre et la demande fait que lorsque l’offre diminue, le prix monte.

        Peu d’élasticité de la demande rend l’effet encore renforcé.

        Supposons que nous réduisons l’offre… le marché se régulera pour réduire la consommation, et pour cela son levier d’action est le prix. Si nous y sommes peu sensible (il faut bien utiliser sa voiture pour aller travailler), et bien le prix montera suffisamment pour rendre la réaction suffisante, quitte à doubler le prix comme cela s’est fait vers 1973 puis encore début 1980.

        Lorsque le bilan de l’extraction tendra vers 0, le prix montera en flèche car dans le prix du litre que l’on achètera, il faudra ajouter la fraction de litre utilisée pour l’extraction qui pourtant n’est pas récupérée directement. (S’il faut 9l pour en extraire 10l, il faut acheter l’équivalent de 10l pour n’en avoir qu’un). À 0, le processus s’arrêtera car non rentable et on perdra une source. Lorsqu’il n’y aura qu’une source, le pays émetteur sera incité à faire payer cher ce qu’il reste de pétrole.

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        • Pong // 17.07.2020 à 14h03

          >Le principe de l’offre et la demande fait que lorsque l’offre diminue, le prix monte.

          Oui, je ne suis pas économiste mais ça, ça va à peu près. Sauf que ce n’est pas une loi universelle et qu’en l’occurrence, pour le pétrole, ça ne marche pas. Ce n’est pas un avis ce que je dis là, c’est un fait quantifié et vérifiable. Regardez les séries longues et vous verrez qu’il n’y a pas d’élasticité prix/volume. En d’autres termes, il n’y a pas de lien entre le prix du pétrole et les quantités disponibles. C’est peut-être surprenant mais c’est ainsi.

          Par ailleurs, je ne comprends globalement pas votre réponse. Vous n’allez pas au bout du raisonnement. Pourquoi vous arrêtez-vous à neuf litres ? Le problème est que viendra nécessairement un moment où il faudra 11 litres pour en extraire 10 (ou 11 joules pour en extraire 10 – bilan énergétique négatif). Je pense qu’il n’est pas nécessaire de redire ce que vaudra le pétrole à ce moment-là. Et ce moment arrivera forcément. C’est une certitude physique et arithmétique. La seule question c’est quand.

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  • Inox // 14.07.2020 à 22h56

    « La dette communautaire doit être financée par une nouvelle ressource fiscale.

    C’est l’occasion de mettre en place une taxe carbone aux frontières de la zone euro. On pourrait aussi remettre sur la table la taxe sur les transactions financières, taxe dont on parle depuis vingt ans mais qui n’est toujours pas mise en place de manière efficace. »

    Et allez… C’est reparti… Taxe, taxe, taxe, taxe et re-taxe. Pfffffffffffffffffff…
    Ça commence à devenir vraiment pénible et insupportable.

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  • Florent Danet // 15.07.2020 à 07h25

    En effet, G. Giraud alerte sur le risque de trappe déflationniste depuis des années…et il lui arrive aussi régulièrement d’évoquer la mauvaise réputation, surfaite, de l’inflation entretenue notamment par les banques centrales et des approximations historiques largement répandues : cf. les brouettes de billets sans valeur et le rôle de l’inflation dans l’émergence du nazisme en Allemagne…Faire le test de manière empirique au détour d’une conversation permet de se rendre compte de la puissance de ce type d’image dont on voit sans doute l’illustration à travers le labsus que vous relevé.

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  • guzy // 15.07.2020 à 10h07

    J’aime bien Giraud, et je pense que l’avenir lui donnera globalement raison, mais il cède souvent, comme tous les intellectuels, à la tentation de tout expliquer par une cause, qui a plus à voir avec un biais personnel qu’avec la réalité.
    Ainsi sa phrase :  » Aujourd’hui, les marchés financiers ont compris qu’on assistait à la fin du pétrole. Le prix du baril est devenu négatif pendant quelques jours.» est stupide. Comme cela a été expliqué plus haut (merci Floyer) les prix négatifs du baril (ça n’ a pas duré) avaient une explication beaucoup plus prosaïque, liée aux capacités de stockage.

    Dire que les marchés financiers ont compris c’est leur prêter une vision de long terme et une capacité d’analyse que de toute évidence ils n’ont pas. M. Giraud lui-même explique quelques lignes au-dessus que les marchés sont complètement myopes et sont incapables d’envisager le long terme. Les producteurs pétroliers et gazier n’ont aucune difficulté à écouler leur production, hors crise exceptionnelle comme celle que nous vivons.

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  • yann // 15.07.2020 à 11h04

    Le fait que des mesures de bon sens comme la taxe tobin ou les taxes sur les géants du net ne sont toujours pas prises montre à quel point ce n’est pas le bon sens qui gouverne.

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    • Macarel // 15.07.2020 à 14h05

      C’est la rapacité et la cupidité qui gouvernent : le pouvoir attire tous les requins et vautours que compte l’espèce humaine.
      Et ce n’est pas nouveau, un certain Jésus de Nazareth, défenseur des pauvres et des humbles, en a déjà fait l’amère expérience, il y a près de 2000 ans !

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  • GAFAM go home, why? // 15.07.2020 à 22h07

    « Le fait que des mesures de bon sens comme la taxe tobin ou les taxes sur les géants du net »: une taxe sur « les géants du net » serait du bon sens? Parce que Mr Giraud écrit « la menace que ces entreprises représentaient pour notre souveraineté. » ?

    Tout ça oublie la réalité:La première menace pour notre souveraineté est la corruption des politiciens, corruption en argent ou éventuellement idéologique.
    Quand un Sarkosy nous place sous la coupe de l’OTAN(donc des USA), c’est la faute à Amazon? Quand un Macron vends la technologie Alsthom aux USA c’est la faute à qui? Quand une camarilla de députés liquide la souveraineté de la France (à Versailles) pour remettre le pouvoir de décision à la commission Européenne, c’est la faute à Google? Quand on décide que le pays ne peut plus emettre de monnaie mais doit se financer sur les marchés, donc s’asservir aux préteurs, c’est la faute à Apple?
    Taper sur les GAFAM c’est de la démagogie pour masquer la responsabilité des « élites » politiques, démisionnaires de la défense des intérêts du pays, par bétise et/ou par esprit de lucre; taper sur les GAFAM au nom de la défense de la souveraineté c’est occuper les gens pendant que les politiciens empochent pour vendre le pays, c’est collaborer à la liquidation du pays en temps qu' »amuseur public »!

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