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15.janvier.202015.1.2020 // Les Crises

« Quelque peu troublants » : La BRI met en garde contre un cataclysme financier au moment où le total des emprunts à taux négatif atteint 17 000 milliards de dollars

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Source : ZeroHedge,

Quand la « banque centrale des banques centrales » sort son rapport trimestriel, le monde devrait y prêter attention.

Dimanche dernier, Claudio Borio, directeur du Département Politiques Économiques et Monétaires à la Banque des Règlements Internationaux (BRI), a annoncé l’édition de septembre du rapport trimestriel de la BRI qui dévoile que le consentement grandissant aux taux d’intérêts négatifs a atteint des niveaux « quelque peu troublants ».

Cette déclaration intervient après que la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne (BCE) ont abaissé leurs taux directeurs pour parer à un ralentissement mondial du secteur manufacturier. Borio a déclaré que l’efficacité de la politique monétaire se dégrade fortement et qu’elle pourrait ne plus suffire à contrecarrer le repli mondial, ce qui signifie que l’indice JPMorgan Global composite PMI [qui évalue la santé des secteurs industriel et financier, NdT] pourrait rester en-dessous de sa valeur de référence de 50 pendant une période prolongée.

« La marge de manœuvre de la politique monétaire s’est encore amenuisée. Si une récession intervenait, la politique monétaire ne suffirait pas ; elle devrait être accompagnée au minimum d’une fiscalité avisée dans les pays qui disposent encore d’une certaine marge de manœuvre. »

La BRI, la « banque centrale des banques centrales », a déclaré que les politiques monétaires accommodantes de la FED, de la BCE de la banque centrale chinoise avaient poussé les taux à la baisse dans le monde entier et ainsi contribué à faire passer dans le négatif le taux d’intérêt de plus de 17 000 milliards de titres échangeables.

De l’Allemagne au Japon, les emprunts d’État à 10 ans sont récemment passé sous la barre du taux zéro.

« Dans ce contexte, les rendements des obligations souveraines ont naturellement continué à baisser, parfois sous l’effet d’un ralentissement de l’activité économique et de risques accrus, parfois sous l’effet rassurant de mesures d’assouplissement quantitatif des banques centrales. Avant la légère remontée de ces derniers temps, le montant des obligations – émises par des États mais aussi par des entreprises – négociées à des taux négatifs avait battu un nouveau record en dépassant 17 000 milliards de dollars selon certaines estimations, soit environ 20% du PIB mondial. En fait, certains ménages, eux aussi, pourraient emprunter à des taux négatifs. Un nombre croissant d’investisseurs paient pour avoir le privilège de se départir de leur argent. Même au plus fort de la Grande Crise Financière (GCF) de 2007-09, cela aurait été impensable. C’est quelque peu troublant quand l’impensable devient la norme », prévient Borio.

Les banquiers centraux ont déjà avoué que la vague de récentes baisses de taux avait continué à faire fondre leur puissance de feu déjà limitée. Leur capacité à lutter efficacement contre une crise est plus faible que jamais.

Mario Draghi, le président de la BCE, a déclaré au début du mois : « Il est grand temps que les politiques fiscales prennent le relais », reconnaissant indirectement que la politique monétaire avait fait son temps.

« Pratiquement tout ce que vous voyez en Europe, la création rapide de plus de 11 millions d’emplois, la reprise, la croissance soutenue pendant plusieurs trimestres, a été produit en grande partie par notre politique monétaire. Il n’y avait pas grand-chose d’autre…. Il est grand temps que la politique fiscale prenne le relais. »

Draghi : Nous sommes très préoccupés par les régimes de retraite par capitalisation et autres prestations apparentées. [Dans les retraites par capitalisation, le montant de la pension, donc le revenu des retraités, dépend directement du rendement des produits financiers, NdT]. Les taux négatifs sont des instruments nécessaires de la politique monétaire. Cela a été très bénéfique. Comment transformer l’essai pour permettre aux taux d’intérêt de remonter ? La réponse est par une politique fiscale.

— European Central Bank (@ecb) September 12, 2019

Borio a indiqué que les marchés mondiaux s’étaient inquiétés cet été devant l’inversion des taux des obligations d’États aux États-Unis et dans d’autres grands pays.

Il a aussi prévenu que le marché de la dette des entreprises, en particulier du fait de déséquilibres majeurs nés de prêts à effet de levier connus sous le nom de titres de créance adossés à des prêts aux entreprises [Collateralized Loan Obligations, NdT], « est un point de faiblesse évident » du système financier mondial.

Peut-être que le marché de l’or « craint » également le même statu quo « impensable » contre lequel Borio met en garde, alors qu’il monte au moment où les taux sont négatifs…

Source : ZeroHedge, Tyler Durden, 22-09-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Fabrice // 15.01.2020 à 06h23

Politique fiscale signifie encore l’augmentation des impôts, taxes, la spoliation des économies (quand c’était possible) donc l’appauvrissement des citoyens pour continuer à soutenir la finance pour qu’elle obtienne des liquidités avec la planche à billet.

Où pourraient ils obtenir aussi de l’argent tiens la capitalisation des retraites c’est pas une bonne idée ça ! Comme ça vu que la bourse est au plus haut les investisseurs « traditionnels » vont pouvoir prendre les bénéfices et laisser les risques aux nouveaux entrants qui y perdront plus que leur chemise c’est y pas beau 😔😵

66 réactions et commentaires

  • Fabrice // 15.01.2020 à 06h23

    Politique fiscale signifie encore l’augmentation des impôts, taxes, la spoliation des économies (quand c’était possible) donc l’appauvrissement des citoyens pour continuer à soutenir la finance pour qu’elle obtienne des liquidités avec la planche à billet.

    Où pourraient ils obtenir aussi de l’argent tiens la capitalisation des retraites c’est pas une bonne idée ça ! Comme ça vu que la bourse est au plus haut les investisseurs « traditionnels » vont pouvoir prendre les bénéfices et laisser les risques aux nouveaux entrants qui y perdront plus que leur chemise c’est y pas beau 😔😵

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    • K // 15.01.2020 à 16h24

      Comment savez vous que les marchés action sont au plus haut?
      Ca fait 3 ans que j’entend dire que les marchés sont au plus haut et ça fait 3 ans que les marchés prennent au moins 20% par an (dividends réinvestis). Cette analyse est donc éronnée depuis 3 ans.
      Et avec des marchés obligataires qui n’offrent plus aucun rendement ni plus aucune perspective de gains en capital (la baisse des taux est terminée) les actions deviennent le placement par défaut. Donc les actions ont encore de beaux jours devant elles.

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      • Thanos // 15.01.2020 à 20h38

        Absolument, d’autant plus que la zone euro, considérée par les investisseurs comme le malade de économie mondiale voit ses marchés actions sous valorisés par rapport aux autres zones. Les PER des valeurs européennes et françaises sont assez bas et encore plus sur les moyennes et petites capitalisations. Mais financer le développement d’une petite boite française du Jura, de l’Ariège ou de Haute Loire, qui conçoit / produit / commercialise des trucs suffisamment pointu pour avoir un marché national et international, ça c’est mal, c’est capitaliste. Et le français, en tout cas Fabrice, il est anticapitaliste, en revanche, il aime bien touché 5% d’intérêt par an sans risque et sans impôts avec ses petits livrets (pendant que les pauvres pourront emprunter à 6 ou 7 %) et ses assurances vie (mais la dette publique c’est du vol…) et acheter son petit appart pour le louer a un étudiant (merci aux APL qui sécurisent grandement l’investissement). Le français ce rentier socialiste anticapitaliste

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        • K // 15.01.2020 à 22h24

          Vous êtes dans le mille.
          Le Français a la particularité d’être à la fois socialiste et rentier. Autrement dit, il déteste la richesse des autres mais il adore la sienne.
          Posseder de l’immobilier est considé comme un investissement noble. Même si cette activité consiste à prélever le tiers du salaire du travailleur-locataire. Alors que posseder des actions c’est sale, même si l’entreprise génère des emplois (directs et indirects) et paye des impots et cotisations.
          Cette mentalité socialiste-rentière est sûrement due au passé agricole de la France et agravé par le vieillissement de la population (les personnes agées veulent majoritairement accroitre la valeur de leur patrimoine immobilier tout en réclamant plus de redistribution (pour la retraite et la santé par répartition).

          Sauf que contrairement à l’économie marchande, la redistribution et la rente foncière sont des jeux à somme nulle : ce qui est encaissé par les uns est ponctionné sur les autres.

          Donc à l’autre bout de la chaine, on a le travailleur qui doit verser les 2 tiers de son salaire super-brut à la collectivité (cotisations, IR, impots locaux, TVA, taxe pétrolière…). Le tiers restants servant principalement à payer un logement hors de prix (loyer ou acquisition) et à mettre de l’essence dans la voiture pour aller travailler…

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          • Philippe, le belge // 16.01.2020 à 09h40

            Vous confondez socialiste et social-démocrate. Ceux que vous décrivez sont des petits bourgeois sociaux-démocrates et je vous rassure, tous les français ne font pas partie de cette catégorie et cette catégorie n’existe pas qu’en France (point de vue un peu trop nombriliste)!

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          • Larousse // 16.01.2020 à 09h49

            Vous avez parfaitement raison sur la rente immobilière et son impact sur l’économie. Mais la rente immobilière peut s’avérer à risque quand un pays voit le nombre de pauvres et le déficit de la balance commerciale. Pour moi, la France n’est pas du tout à l’abri avec ses rentiers…

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          • Narm // 18.01.2020 à 18h31

            voir réponse à la fin si vous passez par la, avec la question :
            c’est quoi un investissement noble ?

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      • Pol ux // 16.01.2020 à 07h33

        Le monsieur il vous explique que si les banques centrales ont pu créer une hausse artificielle de 20% des bourses en ayant recours à des moyens non conventionnels, QE, taux négatifs…, la mechanique semble enrayée. Des gens bien informés ont compris, raison pour laquelle l’or commence une hausse.
        comme les bourses sont en lévitation, et sur évaluées à plus de 50%, une correction pourrait les ramener à des niveaux intéressants d’entrée, cad 75% plus bas que le niveau daujourdui. Oui, une exagération dans l’autre sens.
        Donc.: achetez de l’or !

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        • Thanos // 16.01.2020 à 19h10

          Non, les monsieur dit qu’il ya bcp de dettes sans rendement, dont bcp d’obligations souveraines détenues par des banques centrales, ce qui n’est pas une « situation conventionnelle » et pénalise les banques et les épargnants (notamment allemands, mais il vont devoir s’y habituer) et qu’en cas de nouveau problème les BC n’ont plus trop de cartouche. La fin de l’article sur l’or n’a rien a voir avec Borio et la BRI, c’est l’auteur de l’article qui le rajoute, façon Chronique Agora.
          « Des gens bien informés ont compris ». Non. Les principaux acheteurs d’or sont les banques centrales chinoise, russe ou polonaise (qui rééquilibre leurs réserves par rapport à d’autres) et sûrement pas des investisseurs privés.

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      • Frexit // 17.01.2020 à 15h28

        Effectivement, on ne sait pas si les marchés d’action sont au plus haut.
        Ils peuvent monter et encore monter : ça s’appelle une bulle dont on sait tous qu’un jour elle va éclater. Quand, personne ne le sait.
        Ce qui est sûr : les marchés financiers vivent leur vie indépendamment de l’économie réelle et de la géopolitique. l’économie stagne (entre 1 et 1,5% de croissance dans les pays développés); les bénéfices sont en baisse; les indices boursiers ont augmenté de plus de 20%, voire 30%. On peut cerner les causes de cette augmentation surréaliste :
        1/ la politique non conventionnelle des Banques centrales (QE, LTRO, TLTRO, …) qui a augmenté les « liquidités bancaires » (et donc leur collatéral ») dans des proportions gigantesques
        2/ le rachat par les entreprises de leurs propres actions; si elles n’ont pas la trésorerie suffisante, elles peuvent emprunter à des taux très bas pour faire ce rachat
        3/ la concentration des acheteurs sur un petit nombre d’entreprises; exemple caractéristique: Apple (en un an le cours est passé de 150$ à 315$)
        4/ les « algorithmes » : les robots qui sont les « nouveaux traders » sont tous programmés de façon quasi identique. Ils amplifient l’effet moutonnier; ils n’ont pas d’état d’âme

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  • MS // 15.01.2020 à 07h20

    Et tout ça pour soutenir la « croissance » qui consomme des dérivés pétroliers et est à l’origine de la crise climatique…

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  • LA ROQUE // 15.01.2020 à 07h25

    « Il est grand temps que la politique fiscale prenne le relais.  »

    il faudrait une politique fiscale qui mette fin à cette scandaleuse accumulation de richesse
    et qui cesse de plonger les plus pauvres dans une précarité grandissante pour espérer améliorer la situation.
    Bref tout l’inverse de ce que fait Macron.

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    • Bellot // 16.01.2020 à 07h49

      Vous avez tout à fait raison.
      Je ne sais plus qui exprimait l’idée que Macron faisait des réformes à la Thatcher avec juste 35 ans de retard dans un contexte économique totalement différent. C’est exactement cela.
      Plus que Macron, peut-être est-ce aussi le petit cercle de puissants qui l’ont fait élire qui paraît d’un aveuglement suicidaire.
      Cela m’amène à penser que non le monde ne serait pas dirigé par un groupe socio-économique homogène comme on l’entend souvent, il y a probablement plusieurs groupes d’intérêts très puissants et qui n’ont ni la même vision, ni le même projet.
      Pour nous, citoyens Français, se pose la question du jusqu’à quand allons nous accepter la collectivité dès lors qu’elle ne garantit plus un minimum de protection, de qualités à vivre ensemble?

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  • step // 15.01.2020 à 08h07

    « Pratiquement tout ce que vous voyez en Europe, la création rapide de plus de 11 millions d’emplois, la reprise, la croissance soutenue pendant plusieurs trimestres… » (Draghi). Oulà… faut que je trouve son fournisseur, elle a l’air excellente…
    Sinon, la politique « fiscale » visant à créer des nouveaux entrants sur les marchés (baisse des rémunérations des livrets (utiles eux), fiscalisation des comptes courants un peu remplis…) s’explique… les gros investisseurs ont besoin de pigeons pour les remplacer…

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    • Larousse // 16.01.2020 à 11h43

      Olivier Mazerolles a dû trouver le fournisseur que vous cherchez, parce que, hier, sur LCI il a dit (début après- midi) mot pour mot que les résultats de la politique d’Edouard Philippe (et de Macron) « sont excellents » (sous – entendu économie générale, création d’emplois, industries et tutti quanti…)
      et visiblement bien allumé : il en a rajouté une couche sur le fait qu’il était temps que les grèves s’arrêtent…

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  • wuwei // 15.01.2020 à 08h12

    « Draghi : Nous sommes très préoccupés par les régimes de retraite par capitalisation et autres prestations apparentées. [Dans les retraites par capitalisation, le montant de la pension, donc le revenu des retraités, dépend directement du rendement des produits financiers, NdT]. .. »

    Il devrait en parler à l’avorton à oedipe contrarié et à sa bande de bras cassés gouvernementale !

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    • Cocoyoc1974 // 15.01.2020 à 11h21

      au même moment, la tentative d’instauration d’un système par point en France pour les retraites. Sur fond de capitalisation des retraites à moyen et long terme.
      Es-ce-que la bulle va éclater avant ou après l’élection USA fin 2020-début2021 ?

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  • RGT // 15.01.2020 à 08h16

    La finance internationale a désormais les mains libres : Argent gratuit pour racheter avec du fric spolié aux gueux tout ce qui peut être vendable (en particulier l’âme des « décideurs politiques ») qui lui permet ensuite de pouvoir tordre le bras de TOUS les états afin que l’argent ruisselle sur la tête de tous les financiers de cette planète leur permettant d’assouvir leurs désirs les plus fous.

    Et ce n’est que le début.
    Tant qu’il n’y aura pas de révolution violente de l’ensemble de la population à l’encontre de ces pratiques ignobles (avec quelques têtes qui se balancent en haut de piques acérées) il n’y aura AUCUNE possibilité de rémission.

    En fait, la « réforme des retraites » qui répond au désirs de ces financiers d’avoir encore plus de drogue monétaire à leur disposition nous offre une belle perspective d’avenir.
    Et quand la bulle aura explosé, tout le fric « évaporé » ne sera JAMAIS retrouvé (mais ne sera pas perdu pour tout le monde) et qui selon vous devra financer les retraites importantes de tous ceux qui auront été dépouillés par Blackrock et consorts ?
    Ceux qui avaient continué à financer le système de retraites par répartition et qui devront se serrer la ceinture « par solidarité » bien sûr, les « fonds de pension » (ou plutôt les gangs de hooligans cupides) ayant gentiment « déposé le bilan » sans qu’aucun de ses membres ne risque d’être inquiété par la justice.

    Souvenez-vous toute votre vie de cette phase éclairée de Ken Livingstone, ancien maire de Londres : « Hang a banker a week until the others improve. »

    Pas du tout « politiquement correct » ni « progressiste », mais tellement évident.

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    • Marine // 15.01.2020 à 09h08

      N’oublions pas que la BRI a été créée par les nazis !
      Leurs ingénieurs financiers ne sont pas à cours d’idées :
      June 2019 / Publication of the BIS annual economic report ratified by the Board of Directors ;
      Innovation BIS 2025 … BIS Innovation Hub
      press release on:
      … « International collaboration on innovative financial technology »…
      DIGITAL central bank money…

      https://gizadeathstar.com/2019/11/news-and-views-from-the-nefarium-nov-7-2019/

      et la prestation de dame Lagarde sur RTL, ou comment on sera tellement plus contents :
      « Deuxièmement chaque personne est à la fois un salarié, un épargnant, un emprunteur, et les impacts des taux d’intérêt vont affecter chacune de leur dimension. On sera plus content d’avoir un emploi plutôt que d’avoir une épargne protégée. Je pense que c’est dans cet esprit-là que les politiques monétaires ont été menées et c’est assez salutaire« .

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      • Pinouille // 15.01.2020 à 10h16

        « N’oublions pas que la BRI a été créée par les nazis ! »
        Si, oublions le car c’est faux:
        Première institution financière mondiale au regard de l’histoire économique, la BRI est née le 20 janvier 1930 à La Haye d’un accord intergouvernemental entre l’Allemagne, la Belgique, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, le Japon, et la Suisse

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    • METZGER // 16.01.2020 à 16h23

      Bravo, RGT ! Enfin un message lucide, mettant de côté les bonnes mais inutiles paroles. Je prépare les cordes, Dites-moi seulement où et quand ( à condition d’être assez nombreux ) car ils ne vont pas se laisser faire, les bougres !

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  • François Marquet // 15.01.2020 à 09h23

    La politique fiscale pousse à acheter des actions, dont la fiscalité est plus légère que celle de l’immobilier.
    Si un petit épargnant achète un bien immobilier près de chez lui en pensant que les loyers lui feront plus tard un complément de retraite, il contrôle à peu près son investissement, il l’a sous les yeux, même si les risques sont réels (loyers impayés, travaux imprévus), et il a la satisfaction de loger quelqu’un.
    Si la politique fiscale le pousse vers les actions ou les produits financiers, il ne contrôle plus rien. Son argent part dans des tuyaux dont personne ne sait vers ou ils mènent (sans doute dans la poche des 0,01%)
    Quand Claudio et Mario remonteront les taux de crédit, rendant les dettes inremboursables, que Christine contemplera son « reset » il ne restera plus qu’au non-initié, c’est à dire chacun de nous, qu’à voir s’évaporer son épargne.

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    • Pinouille // 15.01.2020 à 10h09

      On peut tenir un raisonnement inverse au vôtre:
      Quand les français investissent en masse dans l’immobilier pour un complément de retraite (réf retraite par capitalisation), ils contribuent à augmenter la demande, donc les prix de l’immobilier sans aucune création de richesse. Ce qui aboutit à ce que les plus pauvres n’aient plus les moyens de se loger correctement, et à l’augmentation de leurs dépenses contraintes.
      Quand les français investissent dans les actions, cet argent ne va pas dans les poches des 0,01% les plus riches, mais dans les entreprises qui disposent ainsi de plus de marges de manoeuvre pour investir, se développer, créer de l’emploi. Et si cela se passe bien, elle rétribue votre investissement avec des dividendes qui peuvent vous faire rentrer dans le club des 0,01% les plus riches.
      Cela explique pourquoi la politique fiscale pousse à acheter des actions.

      Mais bon… ce n’est pas trop le moment actuellement.

        +9

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      • Pakal // 15.01.2020 à 11h39

        Bonjour Pinouille,

        Vous racontez n’importe quoi sur le marché actions !!!
        Lorsque nous investissons en bourse, il n’y a aucun impact pour l’entreprises dont nous avons acheté des parts. Aucun impact sur la trésorerie de l’entreprise, sur ces marges, sur son CA ou son carnet de Commandes.

        Il ne faut vraiment rien y connaitre pour tenir un tel discours.

        Lorsque j’achète des actions, je l’ai achète à une autre personne (physique ou moral), c’est donc le vendeur qui touche cette argent et en aucun cas l’entreprise.

        Il n’y a que deux cas où l’entreprise sera affecté par la bourse lors de sa création de Capital et lors d’une augmentation du Capital.

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        • Pinouille // 15.01.2020 à 13h52

          La capacité de financement d’une entreprise dépend notamment de la valeur de ses fonds propres.
          Quand elle est cotée en bourse, la valeur de ses fonds propres est corrélée à son cours de bourse (marché secondaire).
          Dans le cas contraire, les entreprises ne se soucieraient pas de leurs cours en bourse, et la bourse ne refléterait en rien la santé économique du pays.
          Cela explique notamment l’ambition des quantitative easings qui se sont succédés ces dernières années: réhausser artificiellement le cours des actions des entreprises pour améliorer leur capacité d’investissement et relancer la croissance.

          « Il ne faut vraiment rien y connaitre pour tenir un tel discours. »
          A vous de voir…

          NB: ajouter des points d’exclamation dans une phrase n’a jamais contribué à la rendre vraie 🙂

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          • Pakal // 15.01.2020 à 14h17

            Tout à fait sa CAF depend de ses fond propres mais dans le haut du bilan la ligne du Capital ne varie pas selon le cours de bourse. on ne passe pas d’écriture comptable pour modifier la valeur du capital que ce soit en cours d’exercice ou en fin d’année pour régularisation.

            1/ les entreprises se soucient de leurs cours en bourse car si je suis actionnaire, la valeur du capital investi en bourse doit progresser. donc si le DG ne fait pas augmenter le cours de bourse nous aurions fortement envie de la changer. Pourquoi donc des entreprises s’endetterait à racheter leurs actions alors qu’il n’y aucun intérêt économique. pour la société. pour les actionnaires il y en a une car cela augmente les dividendes par actions et donc logiquement la valeur de l’action.
            Le cours de bourse ne reflete plus la valeur réel de l’entreprise, c’était avant 2008, les fondamentaux ne sont plus pris en compte. Comment expliquez les licornes qui n’enregistre que des pertes (Netflix, WeWork…) ? Comment expliquez vous que Tesla soit plus capitalisé que General Motors alors que leurs Prod, leur CA et leur rentabilité n’ont rien à voir et est à l’avantage de GM.

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          • Pakal // 15.01.2020 à 14h17

            2/ la bourse ne reflète pas la santé éco d’un pays. en quoi la valorisation de Renault ou Total change quoi que ce soit à la richesse du pays ou de la population ?
            quel est le % de leur CA ou de leur prod réalisé en France ?
            Une Toyota produite à Valenciennes apporte autant à la richesse du pays qu’une Peugeot de Sochaux ? et plus qu’une Renault de Roumanie.
            Un groupe familial comme Bigard n’est pas coté en bourse et pourtant participe à la santé éco du pays.

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            • Pinouille // 15.01.2020 à 15h06

              « Tout à fait sa CAF depend de ses fond propres »
              Merci de me donner raison. Ce n’est que justice 🙂
              NB pour les néophytes intéressés: CAF = capacité d’autofinancement

              « mais dans le haut du bilan la ligne du Capital ne varie pas selon le cours de bourse »
              Je vous fais confiance sur les modalités comptables. Ceci dit, je serais curieux de connaître le mécanisme à l’oeuvre.

              « 1/ les entreprises se soucient de leurs cours en bourse car si je suis actionnaire, la valeur du capital investi en bourse doit progresser. »
              Je vous l’accorde. Mais la CAF y est aussi pour quelque chose.

              « Le cours de bourse ne reflete plus la valeur réel de l’entreprise »
              En effet. cf quantitative easings.

              « Comment expliquez les licornes qui n’enregistre que des pertes (Netflix, WeWork…) ? »
              Leurs cotations élevées reflètent la croyance de certains que ces sociétés génèreront énormément de cash dans le futur. Spéculation = pari sur l’avenir.

              « 2/ la bourse ne reflète pas la santé éco d’un pays. en quoi la valorisation de Renault ou Total change quoi que ce soit à la richesse du pays ou de la population ? »
              Si vous ne l’avez pas vu en 2008, vous le verrez prochainement.
              Notez bien que personne ne prétend que les cours de bourse sont l’alpha et l’oméga de l’économie d’un pays. Seulement un reflet.

                +2

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          • visiteur // 15.01.2020 à 17h21

            « Quand elle est cotée en bourse, la valeur de ses fonds propres est corrélée à son cours de bourse. »

            C’est le cours boursier des actions d’une entreprise qui est corrélé à la valeur des fonds propres. Si ceux-ci (capital libéré, bénéfice de l’exercice ou reporté, réserves accumulées, provisions, subventions d’investissement) croissent ou diminuent, la valeur de l’action monte ou baisse.

            Mais si le cours de l’action monte ou baisse, p.ex. pour raisons spéculatives, la valeur des fonds propres demeure inchangée.

            L’achat d’actions à la bourse n’a aucune influence sur l’investissement d’une entreprise, sauf si deux conditions sont remplies :

            1) Il s’agit de nouvelles actions émises par l’entreprise qui amènent de l’argent frais. Les débours pour l’achat d’actions déjà émises et cotées (>99% des cas) ne résulte jamais dans un apport de fonds à l’entreprise concernée.

            2) La firme utilise ces fonds pour investir — et pas, par exemple, pour payer un dividende extraordinaire ou des « frais de gestion » à la société de Private Equity qui la contrôle.

            Et c’est bien l’erreur fondamentale lorsque l’on parle des « français qui investissent dans les actions ». La langue française distingue entre « investissement » et « placement ».

            Un investissement est une opération qui accroît ou maintient la capacité productive d’une entreprise. Un placement est une opération financière qui peut, mais le plus souvent n’entraîne aucun investissement.

            A la bourse, on effectue des placements; pas des investissements.

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            • Pinouille // 16.01.2020 à 09h02

              Force est d’admettre que vous avez raison sur la totalité de votre commentaire. Notamment, la valeur comptable des fonds propres ne varie pas avec les cours de bourse.
              Il me semble toutefois que cela ne remet pas en cause mon idée initiale. Pour m’en assurer, je fais appel à votre éclairage. Merci de confirmer ou infirmer mon assertion précédente: quand le cours de bourse d’une entreprise est élevé, elle dispose de plus de marges de manoeuvre pour investir, se développer, créer de l’emploi.

              Je serais très étonné du contraire.

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            • visiteur // 16.01.2020 à 14h31

              « quand le cours de bourse d’une entreprise est élevé, elle dispose de plus de marges de manoeuvre pour investir »

              Indirectement et partiellement, un cours boursier élevé peut faciliter un financement supplémentaire de la firme, ce qui peut en fin de compte entraîner un investissement.

              1) En principe, un cours élevé rend une émission de nouvelles actions favorable (puisqu’il y a une forte demande pour les titres de la firme). Problème : les actionnaires actuels peuvent s’y opposer à cause de la dilution de leurs avoirs (et préféreraient un rachat d’actions — qui en fait diminuerait la capacité de financement de l’entreprise).

              2) Un cours élevé des actions de A peut bénéficier à la firme B qui en détient un paquet. B peut ainsi les mettre en garantie pour obtenir un prêt à de meilleurs conditions auprès d’une banque. Dans ce cas-ci, la firme A ne bénéficie donc pas du cours élevé de ses propres titres. Remarquons que A ne peut pas apporter ses propres actions comme garantie.

              3) Un cours élevé rend plus difficile une OPA sur la firme A, qui peut consacrer moins de ressources à se défendre contre des financiers agressifs. A l’inverse, cela peut lui faciliter le lancement d’une OPA sur une firme C, puisque le paiement d’OPA s’effectue souvent par échange d’actions (et comme celles de A valent plus, les termes de l’échange lui seront plus favorables).

              Quoiqu’il en soit, il s’agit toujours d’opérations financières et pas d’investissement.

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        • Sebiche5974 // 15.01.2020 à 16h51

          Vous me paraissez trop sur de vos dires!
          Les entreprises ont aussi besoin des acheteurs pour soutenir ou augmenter leurs cours …
          La valorisation a un réel impact sur la stratégie de l entreprise car en cas de plus value cette dernière peut toujours financer son développement via la bourse…

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          • Moussars // 16.01.2020 à 16h07

            C’est de plus en plus rare !
            Elles empruntent plutôt (aujourd’hui encore plus qu’hier vu les taux) quand la valeur de l’action basse (volontairement ou non…), elles se rachètent avant de repartir.
            Ceci ne concernent que les sociétés par actions, très minoritaires, comme chacun sait…

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        • Moussars // 16.01.2020 à 16h01

          Bah oui. C’est tellement évident !
          Corollaire : la montée des cours de ces dernières années démontrent au contraire la progression de la crise. La peur et un comportement illogique sont les 2 mamelle de tous boursicoteur…

            +4

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      • Dbon // 16.01.2020 à 07h47

        La bourse est un marché essentiellement « d’occasion » à part les opérations d’introduction en bourse, pour 5% de l’activité boursière, le reste c’est des achats vente des actions existantes, donc il n’y a pas de financement de l’économie.
        Un concessionnaire qui vend des voitures d’occasion ne ramène pas de l’argent aux constructeurs.
        Ses ventes de voitures neuves oui.

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        • Science Surprenante // 17.01.2020 à 02h32

          La bonne question n’est pas où va l’argent qui se place en bourse, mais d’où il vient pour que les cours de la bourse se mettent à flamber. Et apparemment l’argent pour spéculer – pardon pour se placer… – ne manque pas.

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  • philnosy // 15.01.2020 à 09h50

    À mon sens c’est clair, ils tentent au jour le jour de sauver le système et leurs acquis par toutes idées leurs venant à l’esprit. Ce monde marchands est déjà fini, il n’existe plus que dans l’espoir de conserver ses abitudes, affolé de basculer dans l’inconnu.

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  • jmk011 // 15.01.2020 à 10h48

    Que veut dire exactement Draghi quand il préconise une politique fiscale prenant le relais de la politique monétaire ayant fait son temps ? Beaucoup de commentateurs ont compris une hausse des impôts pour renflouer des États en manque de liquidités.
    Et si l’on comprenait l’inverse : réduire les impôts afin que les gens aient un pouvoir d’achat amélioré et puissent ainsi dépenser davantage, ce qui aurait pour effet de relancer la demande globale, et par voie de conséquence une hausse de l’inflation et donc des taux d’intérêt, lesquels redeviendraient positifs. Cela reviendrait à une politique d’inspiration keynésienne, mais est-ce bien ce que Draghi, grand admirateur de l’école monétariste et néolibérale, a voulu dire ?

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    • Pat // 15.01.2020 à 12h59

      Il y a impôts et impôts … A mon avis et si on regarde ce qui est fait depuis des décennies cela vise une disparition total de l’impôt sur le « capital » et les « revenus du capital », c’est le discours habituel tenu par tous les médias oligarchiques, les hauts fonctionnaires et les politiciens.
      A l’inverse les impôts sur le travail ou sur la consommation, eux, ne disparaissent pas.
      Et puis il y a de très nombreuses façons de faire ruisseler l’argent (vous savez leur fameuse théorie, mais avec un petit détail oublié, cela va du bas vers le haut) vers l’oligarchie.

        +6

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  • Cocoyoc1974 // 15.01.2020 à 11h17

    Les effets des taux négatifs se ressentent fin 2019. Le phénomène est inédit avec une stagnation et une baisse d’activité sur certains secteurs stratégiques comme l’automobile.
    Il n’y a pas de solutions faciles pour sortir de ce bourbier, la BRI le sait très bien.

      +1

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    • Pakal // 15.01.2020 à 12h09

      Bonjour,

      Je ne comprend pas en quoi des taux d’intérêt négatifs pour les pays ou institutions financières entraine une baisse du marché auto ? En quoi avoir des taux faibles (les + faibles de l’histoire, je crois) pour les particuliers nous empêche d’acquérir une nouvelle auto (vu que les mensualités seront faibles)?

      Si le marché auto est en crise ce n’est pas à cause des taux négatifs, mais car les travailleurs sont de + en + pauvres et ne peuvent donc pas acheter.

      Combien de travailleur compte absolument tous les € dépensés, combien de travailleur n’ont absolument plus rien le 10 du mois ?

        +8

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    • Science Surprenante // 17.01.2020 à 02h37

      Actuellement la seule façon de sortir du marasme serait d’augmenter massivement les salaires. Mais la bourgeoisie préfère les coups de matraque et les lanceurs de balles d’attaque. Elle ne veut rien donner à ceux qui ne sont rien, surtout que ça coûte un pognon de dingue. Des fois qu’ils deviendraient quelque chose. Inimaginable, n’est-ce pas?

      Il n’y a pas d’argent?! Il coule à flots dans les bourses. Mais ne ruisselle pas plus bas. Bien au contraire. Il remonte constamment.

        +3

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      • Leterrible // 17.01.2020 à 17h08

        A quand une vidéo explicite sur cette pépite… :

        (((Commentaire partie 1 ))) Un appui indéniablement « parlant », venant d’un milieu scientifique au raisonnement « carré » ( là où 2+2 font toujours 4…) incontestablement impartial :
        ( l’exemple de base en page 2 est extraordinairement lisible et évocateur..) 19/12/2019
        https://www.pourlascience.fr/sd/economie/aux-sources-mathematiques-des-inegalites-de-richesse-18601.php

        dont la conclusion est …. Le RUISSELLEMENT FORCÉMENT VERS LE HAUT…!!..

        …(…)…Les modèles mathématiques attirent également l’attention sur l’influence énorme qu’ont la rupture de symétrie, le hasard et les avantages préalables (dus par exemple aux héritages) sur la distribution de la richesse. Et la présence d’une rupture de symétrie va à l’encontre des arguments qui justifient les inégalités de richesse par l’idée que les individus portent l’entière responsabilité de leurs résultats économiques simplement parce qu’ils effectuent des transactions volontairement ou par l’idée que l’accumulation de richesses résulte de l’intelligence et des efforts investis. …(…)… Le hasard joue un rôle beaucoup plus important que celui qu’on lui attribue d’habitude ; aussi, la glorification dont bénéficient généralement les riches dans les sociétés modernes et, inversement, la stigmatisation des pauvres sont totalement injustifiées. »  »  » ( à suivre…)

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      • Leterrible // 17.01.2020 à 17h18

        (((Commentaire partie 2)))
         »  »  » …(…)… ….Étant donné la complexité des économies réelles, nous trouvons gratifiant qu’une approche analytique simple développée par des physiciens et des mathématiciens décrive les distributions réelles de richesse de plusieurs pays avec une aussi grande précision.
        Il est également assez curieux de constater que ces distributions présentent des caractéristiques subtiles mais essentielles de systèmes physiques complexes.
        Et surtout, le fait qu’une esquisse aussi simple et plausible du « LIBRE MARCHÉ » fasse apparaître qu’ IL EST TOUT SAUF LIBRE ET ÉQUITABLE devrait être à la fois un motif d’inquiétude et un appel à l’action.  »  »  »

        ARTICLE QUI A PROVOQUÉ CE COMMENTAIRE sur un autre site :  »  »  » J’ai reproduit ces simulations: c’est stupéfiant de voir la proximité de ce modèle très simple avec la réalité, de voir apparaître les riches aléatoirement, de les voir pomper la richesse des autres, de voir évoluer les courbes de Lorentz du Gini (l’indice d’inégalité de la répartition des richesses) vers toujours plus d’inégalité. Confirmant ainsi la surestimation du talent par rapport au hasard. Que le ruissellement ne peut être que vers le haut. Que le marché libre est un facteur de déséquilibre, on s’en doutait: l’entropie ne peut qu’augmenter sauf dépense d’énergie (ici: législative pour la redistribution). Que nos gouvernants et les économistes qui les conseillent sont soit des incompétents, soit des escrocs, soit les deux.  »  » « 

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  • Omelette // 15.01.2020 à 11h39

    Et pendant ce temps :

    https://www.marketscreener.com/news/Hedge-Funds-Could-Make-One-Potential-Fed-Repo-Market-Fix-Hard-to-Stomach–29835714/

    Si j’ai bien compris, pour faire face à la crise de liquidité à court terme, la Fed envisage maintenant de prêter directement aux hedges funds, sans intermédiation bancaire, donc avec plus de risques et un grossissement de la bulle. Autant voir les choses en grand pour le prochain feu d’artifice.

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  • chrisitan gedeon // 15.01.2020 à 11h53

    Yakafokon. Politique fiscale et patin couffin. L »internationalistion,puis la mondialisation avec leurs organismes nocifs la Banque mondiale,le FMI,l’OMC,la BCE et j’en passe et des pires,ont tissé une toile à l’échelle planétaire. On a donné le statut d’état à des myriades de territoires grands comme le fichu de ma grand-mère(et les droits(sic!) qui vont avec! On a réduit à l’impuissance les gouvernements nationaux en Europe où on a même fait la GUERRE comme en Yougoslavie! C’est dire la détermination du monde « global » face au déséquilibre social de plus en plus criant. Mais tout cela s’est fait avec l’approbation enthousiaste des « peuples « ,tout à leur mitage de liberté de circulation et d’abolition des frontières,pendant longtemps. Et aujourd’hui,ben aujourd’hui les yeux(mais pas de tous) se désillent,dans la douleur.Il va falloir choisir messieurs dames,et pour commencer,que les nationaux de chaque pays commencent par acheter ce qui vient de chez eux…c’est plus cher? ben oui,hein? mais la protection sociale a un prix,ce n’est pas gratuit. On ne peut pas faire dans le ‘tout-chinois ou indien ou et ou) ,et s’étonner de voir les emplois fondre comme banquise au soleil. Ni faire des é&éjours à 200 balles tout compris dans des hôtels club,et s’étonner hypocritement de la pauvreté des pays où on se rend « pour pas cher ».

      +11

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    • vert-de-taire // 15.01.2020 à 15h18

      Merci

      La destruction systémique et systématique des Etats donc des capacités politiques des populations à choisir leur mode de vie détermine l’impasse actuelle du monde.
      Le pouvoir préempté par le système capitaliste n’a plus de contre-pouvoir des populations.
      Nous (l’humanité dans toutes ses compossantes) n’avons donc plus les moyens de changer cette politique mondialisée sans devoir soit tout casser (comme l’UE) ou attendre l’effondrement.

      Pathétique !

      La fuite vers des autonomies locales est une piètre alternative sans un dessein au moins national.

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    • Science Surprenante // 17.01.2020 à 02h41

      Politique fiscale?! Oui et elle serait très simple. Du 0,2 % sur toutes les transactions financières. Mais la bourse n’en veut pas.

      https://www.letemps.ch/economie/une-taxe-transactions-financieres-pourrait-remplacer-impots-actuels

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  • R’né // 15.01.2020 à 12h00

    L’économie reprendra son fonctionnement normal lorsque les « pauvres » (masse populaire grandissante) aura retrouvé les moyens de dépenser leur argent!
    Sans cela, l’économie s’écroulera. Enfin… continuera de s’écrouler. C’est est déjà fini! Tout et tout le monde est endetté, Hommes te entreprises, donc le monde entier est en faillite!

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    • calal // 15.01.2020 à 17h50

      « C’est est déjà fini! Tout et tout le monde est endetté, Hommes te entreprises, donc le monde entier est en faillite! »

      oui tout le monde est endette et doit donc OBEIR…
      Le monde entier n’est pas encore en faillite, il est ESCLAVE et SOUMIS aux banques qui le menace de la faillite…

      mais les banques sont en faillites? non elles sont sauvees par les banques centrales qui sont sauves par la BRI et le FMI…et ils sont en train de rajouter un etage avec ou les credits carbone ou la monnaie digitale…

        +2

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  • Pat // 15.01.2020 à 13h22

    La BRI est l’œuvre de cette finance impérialiste qui usent les nations les unes après les autres (Royaume Uni, USA et demain ???), construite siècle après siècle.
    Sa création coïncide avec les problèmes de règlement des dettes de guerre et des réparations de guerre.
    Il ne fait aucun doute qu’elle a pris une part importante dans la formation du régime nazi, qu’il ne faut pas voir sous la seule personne d’Hitler, celui-ci n’est qu’un marionnette d’un système bien plus vaste, ces dictatures de l’époque sont toutes des dictatures capitalistes (Allemagne, Italie, France, Espagne, etc).
    Il ne faut pas penser en terme de pays ou de dirigeants de pays, les oligarques sont apatrides, ils utilisent les pays par opportunité.

      +5

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  • Pat // 15.01.2020 à 13h38

    Il ne faut pas prendre au premier degré les propos d’organisation comme la BRI, ces gens là fonctionnent par la ruse, l’opportunisme, la manipulation, la propagande mensongère, la mainmise sur l’information (AFP, Reuters, etc). Ils sont par essence les investigateurs de complot, mais ils doivent pour cela se fabriquer une sorte d’alibi. De nombreuses personnes avancent la thèse d’un chaos généralisé voulu par le système financier globaliste afin de prendre le pouvoir total, et les faits actuels tendent vers leur vision malheureusement.
    Beaucoup de commentaires que je lis ici fonctionnent à l’intérieur d’un cadre de pensée conséquent à l’endoctrinement généralisé en Occident. Il faut casser ces cloisons de verre qui vous emprisonnent dans les dogmes de pensée capitaliste (c’est comme une religion).
    Par exemple, comment pouvez vous donner la moindre crédibilité à des gens qui ont organisé les système des paradis fiscaux, tout en faisant croire qu’ils les combattent. De la même façon ils ont œuvré à la création des chambres de compensation permettant notamment l’anonymat des transferts d’argent. Les contradictions sont juste énormes et nombreuses, il n’y a aucune crédibilité à donner à toutes ces organisations du système financier impérialiste (BRI, FED, BCE, FMI, Banque mondiale, etc). Ce ne sont pas ceux qui causent les problèmes qui vont les résoudre, c’est logique …

      +11

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  • DVA // 15.01.2020 à 17h58

    Effondrement financier ou effondrement du système… ? Croissance quand tu nous tiens !!!Tout ce qui est exploitable à notre époque est …surexploité ! …Les animaux ne disparaissent pas…ils sont tués, par les pollutions (air, eau, sol), les pesticides, la déforestation, la surpêche…Etc. Bien que les humains représentent 0,01% des vivants,ils sont à l’origine de la cause de la disparition de 85% d’autres formes de vie sur la terre depuis le début de la civilisation industrielle…Réchauffement climatique : la part de l’humanité qui sera soumise à des canicules potentiellement mortelles de plus de 20 jours s’élèvera à 74% de la population mondiale à la fin du siècle (réfugiés climatiques d’ici 30 ans ! (200 Millions !) Sans être péjoratifs, mais quand on voit tous les problèmes que quelques milliers de réfugiés ont créé chez nous les mois passés, bonjour demain car les populations feront-elles appel à ceux là même…qui ont créé ce problème et qui nous proposeront…la dictature ou élaboreront-elles une autre forme de société sans doute à inventer ?
    https://www.youtube.com/watch?v=Chei_TGABEs

      +2

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  • Nicole de Nicomaque // 15.01.2020 à 20h01

     » Bercy cède aux demandes des assureurs-vie  » :

     » Dans les grandes lignes, l’arrêté précise les « circonstances exceptionnelles » dans lesquelles l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) pourrait autoriser un assureur à puiser dans la réserve des assurés.  »

    https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/taux-negatifs-bercy-cede-aux-demandes-des-assureurs-vie-1157293

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  • Christian Gedeon // 15.01.2020 à 21h12

    Rien à voir avec le sujet quoique. Ben dis donc on dirait bien que la « nouvelle route de la soie »😂passe par …washington. Vous savez bien ,l’empire en déclin. C’est marrant non? Je sens qu’il y en a qui ne rigolent pas

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  • Leterrible // 16.01.2020 à 11h51

    ENFIN….. des gens très sérieux , mathématiciens et physiciens , démontrent le caractère INÉLUCTABLEMENT PERVERS des principes mêmes à la base de l’ « économie de marché »… (19-12-2019)
    https://www.pourlascience.fr/sd/economie/aux-sources-mathematiques-des-inegalites-de-richesse-18601.php

    La conclusion de l’article ==> … »  »  » Étant donné la complexité des économies réelles, nous trouvons gratifiant qu’une approche analytique simple développée par des physiciens et des mathématiciens décrive les distributions réelles de richesse de plusieurs pays avec une aussi grande précision. Il est également assez curieux de constater que ces distributions présentent des caractéristiques subtiles mais essentielles de systèmes physiques complexes. Et surtout, le fait qu’une esquisse aussi simple et plausible du libre marché fasse apparaître qu’ IL EST TOUT SAUF LIBRE ET ÉQUITABLE devrait être à la fois un motif d’inquiétude et un appel à l’action.  »  »  »
    ( à répandre sans modération)

      +2

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  • Menthalo // 16.01.2020 à 17h16

    La bourse américaine est au plus haut historique en apparence.
    Oui, elle peut encore monter sans fin, comme la bourse de Caracas, dont l’indice a été divisé par 10.000.000 en 2018 et qui est de nouveau à 125.000.
    En apparence seulement, parce que si vous regardez le Ratio Dow-Gold, c’est à dire le prix du DJIA exprimé en onces d’or, le Dow Jones chute depuis 2000 et cela devrait s’accélérer dans les mois à venir.
    En réalité, les monnaies ne cessent de dévaluer vis à vis de l’or, l’étalon monétaire universel, qui doit revenir sur le devant de la scène. L’Or en Euro est à son plus haut historique mais promet de monter encore en 2020 et 2021.

      +2

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    • Science Surprenante // 17.01.2020 à 02h43

      Et pendant ce temps, la Russie se défait de ses dollars US et achète de l’or. Toujours un temps d’avance en Moscovie.

        +2

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  • Fredb // 16.01.2020 à 21h30

    Je passe par là et je n’y connais rien en finances mais franchement si tout ce système pouvait enfin se casser la gueule et faire disparaître cette gangraine qui epuise les peuples et notre milieu pour une minorité de crevards profiteurs ça serait pas mal.
    Toutes les bonnes choses ont une fin, les boursicoteurs capitalocaspieds bientôt le coup de bâton?!
    Eux qui n’ont pas grand chose n’auront pas grand chose à perdre…

      +2

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    • Pat // 16.01.2020 à 23h49

      Détrompez vous, c’est lors de ces crises (qu’ils déclenchent eux même en réalité, elles n’ont rien d’imprévisibles) que les prédateurs dominants s’enrichissent plus encore en rachetant à vil prix tout ce qui les intéressent et en éliminant les concurrents gênants.
      Que certaines banques (too big to fail) s’effondrent pourraient ne pas être si grave (enfin pour eux), on devine bien qu’alors leur argent et leur or sont bien planqués dans les paradis fiscaux, bien protégés. Les banques sont des « personnes morales », il faut les distinguer de leurs actionnaires qui sont anonymes (comme par hasard) et bien planqués dans un système totalement opaque. Cela me fait penser à un documentaire sur la famille Médicis : au fur et mesure du temps et à force de se prendre en pleine face la résistance du peuple à cause de leur méfait, ils ont fini par utiliser des intermédiaires, des hommes de paille (comme aujourd’hui).

        +0

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    • Science Surprenante // 17.01.2020 à 02h46

      Les premiers à être ruinés seront ceux qui n’ont presque rien. Les riches se serreront les coudes et auront toujours de quoi exploiter les autres.

      Pour ceux qui seront ruinés, il ne leur restera plus qu’à entamer le « Ah ça ira, ça ira »…

        +2

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  • Narm // 17.01.2020 à 15h06

    certains commentaires m’ont fait bondir. surtout sur les bourses.
    Plus personne n’a les pieds sur terre.

    Les banques ne savent plus quoi faire pour couvrir LEURS dettes.
    La séparations des banques devaient être faite il y a bien longtemps.
    le seul truc qu’ils ont c’est faire de l’argent.
    les banques, la bourses, tout ça n’est que spéculation. officiellement légale, mais souvent ….
    A l’immage de la tage CO2 et de la TVA associée.
    L’ensemble ne sert qu’à faire de l’argent avec du vent.
    Mais dans tous les cas, une manière de capter le pognon des gens. Pour leur bien.
    Ils ne savent plus quoi faire pour que les gens investissent en bourse.
    Certains osent dire que c’est plus vertueux d’investir en bourse que , comme ils disent « exploiter  » des locataires.
    @K : d’après vous, c’est quoi un investissement noble ?
    vous parlez sans doute aussi de quelques français qui ont investi toute leur vie dans un appart et qui parfois faute de loyer se retrouvent à leur tour dans la merde ?

      +2

    Alerter
    • Narm // 17.01.2020 à 15h07

      En ce qui concerne un investissement concret dans une entreprise « local », évidement que c’est bien. On fait comment ?

      Mais les actions, vous vous moquez de qui en avançant que ça ne serait pas « sâle » ?
      la bourse, la banque et les actions, c’est quoi ? ni plus ni moins que de la spéculation.
      Si l’investissement/action était « réel », (je ne sais pas comment m’exprimer) , je voudrai bien adhérer à votre idée, mais le système est complètement vérolé.
      Je pense que ça fait longtemps que les gens (ceux qui le peuvent) n’investissent plus dans une ou « des » entreprises. Pourquoi ? ben regardez euro tunnel….
      Combien de « pauvres » gens se sont fait arnaquer ?
      Pourtant, derrière chaque phénomènes similaires, d’autres se sont enrichis un max.
      Et le tunnel, aujourd’hui, une mine d’or !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
      (je n’ai pas assez de point d’exclamation) il n’est pas près de couler.
      Bref, l’action de XX qui tombe à 2 euro alors que les propriétés de XX valent des milliards.
      Mais le résultat de tout ça, c’est que les « pauvres » sont toujours plus pauvres.

      Le « pauvre » , « l’assisté », qui ne peut pas, ou peu à peine payer son loyer, c’est la faute à qui ?????????
      ça me gonfle d’entendre des reflexions pareils.
      Mettez un salaire décent à tous ces gens. Un vrai salaire par rapport au coup de la vie !
      les sous payés, les contrats 20 heures, l’escroquerie de l’état à créer des tonnes d’exonérations pour les bas salaires. (du coup des tonnes de moins pour les caisses aussi) Le CICE, doublé sur une année !

      Pilleurs d’état ça s’appelle.

        +1

      Alerter
  • Nanker // 18.01.2020 à 20h40

    A tous j’aurai un conseil : celui de consulter avec attention le blog de Bruno Bertez, probablement le seul qui comprend les méandres du capitalisme actuel.

    SPOILER : B.B. pense qu’il est mort et que tout cela va très très mal finir. Il a aussi beaucoup de pitié pour ceux qui placent leur argent à la Bourse parce que « ça monte ».

      +0

    Alerter
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