Je partage avec vous aujourd’hui la vision du “GlobalEurope Anticipation Bulletin”, qui est pour moi de loin une des meilleures sources d’information sur la Crise.

Après deux numéros volontairement alarmistes, notre équipe souhaite reprendre le cours de ses anticipations positives. Non pas que l’Europe soit sortie d’affaire, mais l’Anticipation Politique (1) telle que conçue par son inventeur, Franck Biancheri, en affirmant que l’homme est acteur de son destin pourvu qu’il se donne les moyens de bien comprendre les tendances à l’œuvre, a pour objectif de projeter des avenirs souhaitables et réalisables, et de repérer acteurs, brèches et prises sur lesquelles s’appuyer pour construire cet avenir souhaitable et réalisable. L’anticipation politique n’a pas peur d’avoir tort dans ses anticipations (2) pourvu qu’elle ait contribué à une meilleure compréhension des dynamiques à l’œuvre, à relever les tendances porteuses d’avenir positif et à montrer les moyens de capitaliser sur ces pistes d’avenir. Car l’anticipation politique n’est pas une boule de cristal mais un outil rationnel d’aide à la décision. C’est ainsi que les scénarios « armageddonistes (3) » dont l’objet est de paralyser l’être humain en le terrifiant et en l’écrasant ne constitueront jamais son fonds de commerce.Cela dit, pendant plus de deux mois, non seulement notre équipe s’est-elle laissé gagner par un certain désespoir au constat de l’incroyable effondrement du leadership politique en Europe (s’il n’y a plus de décideurs, que faire de notre outil d’aide à la décision ?), mais nous avons aussi estimé qu’un pessimisme justifié contribuait aussi à créer les conditions de l’indispensable sursaut.

« L’Europe se fera dans les crises et elle sera la somme des solutions apportées à ces crises », écrivait Jean Monnet, et le fait est que la crise systémique globale a fait faire des progrès de géants à l’Europe – à l’Euroland pour être précis. Ce sont ces progrès que le GEAB analyse et anticipe fidèlement depuis 2006. Mais, dès le début, comme nous l’avons rappelé dans le dernier numéro, la crise politique qui découlerait de cette gigantesque transition est une échéance inévitable : soit l’Europe politique y trouve son énergie créatrice, soit le projet européen, et les pays européens avec lui, passent aux oubliettes de l’Histoire.

[…]

Plan de l’article complet :

1. LA CRISE UKRAINIENNE TESTE L’INDÉPENDANCE DE L’EUROPE

2. PERTES DE SOUVERAINETÉ EN SÉRIE

3. LA TRÈS GRANDE CRISE DU LEADERSHIP EUROPÉEN

4. UN SURSAUT DÉJÀ VISIBLE ?

5. CRISE UKRAINIENNE ET ÉLECTIONS EUROPÉENNES

6. UN BLOCAGE INSTITUTIONNEL DE L’UE POURRAIT-IL ÊTRE SOUHAITABLE APRÈS TOUT ?

7. SORTIR DE LA PENSÉE UNIQUE EN ÉCONOMIE… ET DANS LE RESTE

Nous présentons dans ce communiqué public des extraits des parties 5 et 6.

CRISE UKRAINIENNE ET ÉLECTIONS EUROPÉENNES

Là encore l’univers des médias montre à nouveau le rôle qu’il joue dans la dépolitisation de l’Europe. L’exemple le plus criant en est cette décision du CSA que France-Télévision, la télévision publique française, ne retransmettrait pas les débats transeuropéens. On en reste sans voix ! Qu’est-ce qui peut justifier une telle décision ? (42)Malgré ce type de blocage démocratique, il est tout de même difficile d’échapper complètement à la campagne des européennes qui, dans le contexte de crise majeure que connaît l’Europe, crée donc les conditions pour une prise de parole publique et un débat mettant en scène différentes positions sur les questions de l’Ukraine, les relations euro-russes, de l’indépendance et de la paix en Europe, du poids des lobbies, du TTIP, etc. Ce débat est bien sûr extrêmement mal relayé par les médias mainstream mais l’activité de campagne des candidats via les réseaux sociaux crée déjà un buzz intéressant, révélateur de ce que les opinions pensent réellement, et sur lequel les décideurs peuvent s’appuyer pour conforter certaines de leurs actions. Citons par exemple à nouveau l’affaire de la commémoration du Débarquement : il n’est pas si certain que cela que, hors campagne et meilleure capacité d’écoute des opinions, Hollande aurait osé imposer la venue de Poutine. Les médias auraient plus facilement pu hurler au scandale tout leur saoul « au nom » des Français. En période de campagne, les politiques ont l’occasion d’entendre plus directement leurs citoyens.

En revanche, les candidats des grands partis européens, pourtant coalisés pour la première fois dans l’histoire électorale européenne, sont inaudibles. Les médias ne les relaient pas, on l’a dit. Mais en outre, ils véhiculent un discours beaucoup trop faible compte tenu de la gravité de la situation et de leur pouvoir de changement.

La plupart des Européens n’ont pas compris que ces élections étaient différentes des autres en ceci qu’elles étaient significativement plus transeuropéennes en raison de ces candidats et programmes communs. C’est bien dommage car, en dehors de l’occasion d’expression publique qu’elles fournissent, ces élections ne vont pas beaucoup contribuer à éclairer les citoyens européens sur les enjeux du continent et les pistes d’avenir.

Les principaux messages envoyés aux citoyens consistent à leur demander d’aller voter et de faire confiance aux grands partis qui ne sont pas responsables des problèmes (cherchez l’erreur) plutôt que de voter pour les extrêmes. Ainsi bloque-t-on la pensée politique des citoyens dans une alternative navrante : « l’establishment » ou Hitler. Il existe pourtant des dizaines de petits et moyens partis (PMP) progressistes qui, au même titre que les petites et moyennes entreprises (PME), sont les vrais lieux de l’innovation politique. Or si les grands partis sont malheureusement indéboulonnables du niveau national, le niveau européen est une arène démocratique vierge qui peut constituer un espace de renouvellement des contenus et méthodes politiques en Europe. Bien sûr, ces PMP sont faibles, désorganisés et finalement très nationaux (43). Mais leur diversité permet à chacun de choisir celui dont le discours se rapproche le plus de ce qu’il pense et d’exprimer ainsi une opinion. En revanche, pour un vote sérieux, nous conseillons à nos lecteurs de comparer les déclarations d’intention et la réalité des votes de ceux de ces partis qui sont déjà au Parlement européen (44). Par ailleurs, un jour peut-être, le rassemblement de ces petits partis progressistes sur une plateforme transeuropéenne pourrait créer un événement fondateur de la démocratie européenne…

UN BLOCAGE INSTITUTIONNEL DE L’UE POURRAIT-IL ÊTRE SOUHAITABLE APRÈS TOUT ?

En attendant, l’élection européenne et le système démocratique parfaitement bancal qu’il inaugure fait courir à l’ensemble de l’UE un risque énorme de blocage institutionnel. Nous en avions décrit les ressorts dans le numéro de décembre ; notre analyse reste à peu près la même dix jours avant l’élection. Nous anticipons toujours de graves difficultés dans le processus de nomination des postes-clés du système UE : présidence de la Commission, présidence du Conseil, présidence du Parlement, présidence de l’Eurogroupe, présidence du SEAE. Un article d’EUObserver décrit très bien la situation, dont nous recommandons la lecture attentive (45).Dans le dernier numéro, nous avons même imaginé que le blocage institutionnel, mais éventuellement aussi politique (causé notamment par une percée des partis anti-démocratiques « justifiant » l’interruption de l’ensemble du processus démocratique UE et la non-reconnaissance du vote), pouvait servir certains intérêts. Aujourd’hui, notre équipe se demande dans quelle mesure les États membres aussi n’auraient pas un intérêt à un tel blocage (institutionnel en tous cas) pour finalement affaiblir l’UE, voire acter de son implosion, et lancer de nouvelles dynamiques… autour de la zone euro, par exemple.

Après tout, si la mécanique institutionnelle UE se met à coincer, il sera parfaitement légitime d’accélérer la construction d’une union politique de la zone euro, comme préconisé par le GEAB depuis des années. Nous rappelons que Schäuble appelle régulièrement à la création d’un Parlement de la zone euro, ce qui veut dire élections de la zone euro, ce qui veut dire invention d’un nouveau système électoral transeuropéen moderne, ce qui veut dire apparition de nouveaux partis transeuropéens, ce qui veut dire émergence d’euro-citoyens et inauguration de l’union politique de la zone euro. Et là, on pourra dire que l’Europe s’invente dans les crises comme la somme des solutions qu’elle y apporte.

Le Parlement européen actuel pourrait même garder la main dans une telle évolution en lançant l’initiative sous la forme, non pas d’un nouveau Parlement créé ex-nihilo, mais de la constitution d’une super-commission de l’Euroland (ou un sous-Parlement de la zone euro) dont les représentants des 28 éliraient un « board » composé de représentants des seuls 18. Cette super-commission deviendrait instantanément l’organe représentatif dont la BCE et l’Eurogroupe ont tant besoin pour articuler démocratiquement leurs décisions et leur donner poids et légitimité. Une sortie de crise, cette fois par le haut, serait alors en vue… surtout si, en plus, le PE décide de choisir un lieu unique de réunion… et que ce lieu ne soit surtout pas Bruxelles ! (46)

[…]

———–

Notes :

1 Telle qu’enseignée également par la Fondation européenne de Formation à l’Anticipation Politique, FEFAP.

2 Le taux d’échec est un indicateur de qualité des anticipations, certes, mais le 100% de réussite reste un horizon inaccessible. L’humilité est requise quand on parle de l’avenir…

3 Plaies « envoyées par Dieu » telles que météorites, épidémies, invincibilité américaine, réchauffement climatique, etc.

42 Source : Euractiv, 06/05/2014

43 Le seul et unique parti vraiment trans-européen est Newropeans, créé en 2005 par Franck Biancheri, sans base nationale aucune, directement au niveau européen. Ce parti a choisi de ne pas se présenter en 2014, certain que les conditions n’étaient toujours pas réunies pour faire plus de différence dans la campagne qu’en dehors. En revanche, Newropeans vient de lancer une intéressante consultation des candidats aux européennes sur leurs positions concernant « Six questions brûlantes pour une élection européenne historique ».

44 Grâce au site www.votewatch.eu

45 Source : EUObserver, 12/05/2014

46 Nous renvoyons une fois de plus aux travaux d’Europe 2020 au début des années 2000 sur le projet Euroring de déghettoïsation des institutions européennes : Euroring, pour une nouvelle géographie institutionnelle de l’Europe.

Abonnement : pour ceux qui en ont les moyens, en particulier en entreprise, je ne peux que vous recommander l’abonnement à cette excellente revue de prospective sur la Crise, qui avait annoncé dès 2006 la crise actuelle.

Je rappelle que LEAP ne reçoit aucune subvention ni publique, ni privée, ni européenne, ni nationale et que ses ressources proviennent uniquement des abonnements au GEAB.

 

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

106 réponses à [Reprise] GEAB N°85 : La crise ukrainienne réunit les conditions pour un sursaut salvateur en Europe

  1. Louis Le 15 juin 2014 à 04h39
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    J’ai quand même un peu l’impression de me faire ressasser l’éternel refrain d’une “autre Europe” même si cette fois ci ils ont changé plusieurs vers.

    Je ne vois pas très bien comment 28 ou 18 pays pourraient arriver à s’accorder sur une politique efficace sachant que chaque état n’a pas les mêmes intérêts, ni le même niveau de vie, ni le même système de protections sociales, ni la même économie, ni le même rapport au pouvoir central, ni la même langue que son voisin.

    Comme disait je ne sais plus qui “on sera bien plus puissant en étant d’accord à 4 ou 5 qu’en ne l’étant pas à 18”


    • perceval78 Le 15 juin 2014 à 07h18
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      D’accord avec toi @Louis , il aurait fallu regrouper les pays par zone de population equivalente .
      Par exemple actuellement les pays nordiques + baltiques + la pologne ont 6 commissaires à bruxelles
      contre 1 commissaire pour la france , pour une population sensiblement équivalente , ie 68 millions.

      Es ce raisonnable, je ne pense pas.


    • ErJiEff Le 16 juin 2014 à 10h05
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      Lire le GEAB du 15 juin : ils y confirment que la seule voie économique qui serait fiable et profitable pour les pays Européens passe par l’Asie et (surtout pas) par l’Amérique du Nord.
      Ceci qu’il y ait ou non Union Européenne.

      Venant de leur part, c’est un seuil significatif qui est franchi, ce qui se constate de plus en plus dans la Presse économique, y compris et c’est là que ça devient intéressant, Anglo-saxonne.
      La chute de l’Empire est à l’œuvre.


      • barre-de-rire Le 16 juin 2014 à 10h11
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        suffit de lire ZH depuis 15j là y savent pu où en sont les ricains, entre les intox de militarisations de villes, les anti obama qui flingue le système actuel, le degré de cynisme dans l’acceptation du déclin en gardant un oeil sur les investissements ( quand même, on est ricain ou on l’est pas ) c’est consternant.

        ce peuple sait totalement qu’il est en train de mourrir. la plupart veulent un reagan 2.0 c’est flippant quand même.


    • barre-de-rire Le 16 juin 2014 à 10h07
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      on y arrive déjà pas avec un seul parti et sa majorité face à son peuple…. alors en comptant les oppositions et faire x28…

      on saura vraiment si on est libre à la ratification du ttip. si les 28 le signent, donc nous inclus,
      alors 1984 deviendra ma bible.


      • ErJiEff Le 16 juin 2014 à 22h22
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        avec l’application du TTIP, il sera très intéressant de voir si les Colt et autres Smith & Wesson ne vont pas mettre la pression pour obtenir la libéralisation “à l’Américaine” du marché des armes : car là aussi les lois restrictives en cours dans la plupart des pays européens représentent un blocage significatif de leur chiffre d’affaires potentiel.

        Il n’y a pas que les fromages ou les OGM en cause, les armuriers aussi nous ont dans le collimateur ; pour lire tranquillement ma Bible, je devrai sans doute m’acheter une arme, comme fera nécessairement mon voisin.

        Ca s’appelle une boîte de Pandore


  2. Judabrutus Le 15 juin 2014 à 08h42
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    De facto l’Europe me semble déjà institutionnellement bloquée sur des consensus minima qui ne lui permettent plus d’envisager un développement politique et social original, qui serait source d’une identité européenne authentique. Nous devons faire notre deuil de cette belle idée que fut l’Europe. Cette Europe reste une entité géographique, un sous-continent eurasien qui n’a pas su faire le choix qui s’imposait, celui de sa localisation sur le planisphère. En fait, il y a incompatibilité radicale entre le processus d’agrégation européenne et l’atlantisme. Mais ne nous leurrons pas, si l’Europe en est à chercher son unité en dehors d’elle, dans la tutelle atlantiste, c’est aussi que son unité intérieure : culturelle, économique et sociale est bancale . Nos histoires nationales sont trop divergentes. Je puis comprendre les états d’âme de nos amis polonais, je me refuse à les épouser. Je puis admettre l’enthousiasme libéral des États nordiques, mais à condition qu’ils ne l’imposent aux nations du sud par la stupide règle majoritaire, principe de prise de décision démocratique tolérable quand existe une démocratie : mais précisément, il n’existe pas de démocratie européenne !


    • Alae Le 18 juin 2014 à 20h49
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      @Judabrutus, je vous cite. “Si l’Europe en est à chercher son unité en dehors d’elle, dans la tutelle atlantiste, c’est aussi que son unité intérieure : culturelle, économique et sociale est bancale.”
      Oui, mais pas que. Il faut également prendre en compte une ingérence américaine qui n’a jamais désarmé depuis la deuxième guerre mondiale. De Gaulle s’en est suffisamment plaint au lendemain de la Libération (voir l’article “Pourquoi Charles de Gaulle refusa-t-il toujours de commémorer le débarquement du 6 juin ?” sur ce même site). C’est là, je pense, que se situe l’origine de la tutelle atlantiste : beaucoup de pots-de-vins payés à beaucoup de gens, beaucoup d’ONG pro-américaines, une agit-prop continuelle, des taupes un peu partout… Mitterrand avait dit, “La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort… apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde… C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort !”
      Avec l’UE, la guerre n’a fait qu’empirer.


  3. fendu du chichoule Le 15 juin 2014 à 08h45
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    Oui l’Europe a existé. Il suffit de relire l’histoire pour constater que des unions, ou plutôt des alliances se sont créées tout au long de l’histoire.
    Ces alliances ponctuelles, scellé par des intérêts communs ont fait qu’ au 19 éme siécle la France , en l’espace de 30 ans, a combattu la Russie ( guerre de crimée 1853), puis est devenu sont allié ( pont Alexandre III à paris 1900).
    Du reste, aujourd’hui il suffit de voir les alliances industrielles, diplomatiques, militaire. Je vous mets au défi de me citer un grand groupe industriel, un événement diplomatique, une réussite militaire créeé par L’union euopéenne.


    • john Le 15 juin 2014 à 15h57
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      Galileo est un grand (fiasco) projet européen qui accumule les retards. Galileo devait être opérationnel en 2012-2013 et a aujourd’hui seulement 4 satellites en orbite sur 30.


    • Jay SWD Le 20 juin 2014 à 18h00
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      @fendu du chichoule,
      Je plussoie,mon cher! !
      Les unions de toutes sortes ont existé de longues dates,loin du Moloch Bruxello-Washingtonien…
      Et il en est une en particulier qui dura quasi 5 siècles:

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Hanse

      dont on retrouve des traces jusque chez les négociants de vins,à Bordeaux,bien qu’en ce qui concerne ces négociants en vins,ils utilisèrent les réseaux d’une structure défunte,hollandais et anglais,via leurs colonies,avaient trouvé des alternatives

      Pour l’anecdote,et je précise qu’il ne s’agit en aucun cas d’une pub pour ces gens,puisque je ne supporte pas le vin! ! (Je m’accomode fort bien d’autres spiritueux!!):

      http://www.schroder-schyler.com/Histoire/

      Il y a 10 ans,ARTE avait consacré une trés belle thèmatique à la ligue en question.
      disgression sur le sujet:Puissantes comme furent Brème,Hambourg ou Lübeck,on comprend mieux pour quoi le principe mème de Länder allemand,et nous,avec la spécificité qui est la notre,a savoir une unité territorial quasi millénaire(en faisant abstraction évdmt de la Guyenne anglaise,de la Savoie et plus récemment de l’Alasce-Lorraine,NDLR.),,,,,nous voila rendu a vouloir copier l’Allemagne! ! alors que ce principe de Länder était ss doute la condition sine qua none au fait d’adhérer à une entité plus large,tout en gardant son histoire…

      en tant qu’analyste chercheur en conspirationnisme éclairé au sein du CNRS,je pense plus prosaïquement que ce que l’on a pas réussi en terme de fédéralisation des Etats ds l’UE,on va le réaliser en fabriquant de super-régions,ce qui permettra de zapper l’étage nation…..Mais ce n’est que mon point de vue de mal pensant!!


  4. BOURDEAUX Le 15 juin 2014 à 08h57
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    “Après tout, si la mécanique institutionnelle UE se met à coincer, il sera parfaitement légitime d’accélérer la construction d’une union politique de la zone euro, comme préconisé par le GEAB depuis des années. Nous rappelons que Schäuble appelle régulièrement à la création d’un Parlement de la zone euro, ce qui veut dire élections de la zone euro, ce qui veut dire invention d’un nouveau système électoral transeuropéen moderne, ce qui veut dire apparition de nouveaux partis transeuropéens, ce qui veut dire émergence d’euro-citoyens et inauguration de l’union politique de la zone euro.” : C’est beaauuuu …!
    On pourrait définir ainsi le pro-européen : il passe sont temps à critiquer les institutions européennes telles qu’elles existent au nom d’une Europe qui n’existera jamais.


    • perceval78 Le 15 juin 2014 à 09h35
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      Donc si je comprends bien @Bourdeaux , après avoir vérifié pendant 50 ans que la consommation excessive de vin rouge (UE 28) nuisait à la santé, vous proposez de faire une consommation de Houblon (UE euroland) , mais peut être est ce la consommation tout court (L’EUROPE) qu’il faudrait stopper.


      • BOURDEAUX Le 15 juin 2014 à 09h48
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        J’ai du vraiment mal m’exprimer, ou bien vous dégainez trop vite ! je disais donc: le pro-européen passe son temps à critiquer les institutions bruxelloises, en prétendant sans cesse les améliorer (le fameux “il faut pluuus d’Europe, et pas moinnnnns d’Europe”), au nom d’une Europe qui n’existera jamais, incarnée par un peuple européen, simple vue de l’esprit.
        C’est plus clair comme ça, Perceval ?


        • perceval78 Le 15 juin 2014 à 10h12
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          Mea culpa, max mea culpa, j’avais pas vu les guillemets @Bourdeaux .
          Mais les choses ont elles si simples, peut on vivre en disant toujours NON,
          n’y a t’il pas des moments ou l’on doit savoir dire OUI.

          C’est la recherche du juste équilibre.


        • chris06 Le 15 juin 2014 à 14h22
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          c’était clair BOURDEAUX, mais il n’y a pas besoin d’être très clairvoyant pour se rendre compte que si le Royaume Uni décide, comme hautement probable, de sortir de l’UE d’ici 2017, l’impulsion sera donnée à la création de cette confédération des pays de l’Euro dans les grandes lignes dont parle cet article.Et je reste convaincu qu’il sera beaucoup plus facile de la créér sur une page nouvelle que de réformer l’UE. .

          C’est sur que tant qu’on regarde dans le rétroviseur pour prévoir l’avenir on risque d’être surpris!

          “Le peuple Indien” était aussi une simple vue de l’esprit avant la création de l’Inde, plus de langues et de cultures différentes que la zone Euro, cela reste pourtant la plus grande démocratie de la planète soixante ans plus tard. Plus proche de chez nous on pourrait aussi prendre exemple sur la Confédération Hélvétique, pourtant un modèle de démocratie.


          • moi Le 15 juin 2014 à 23h45
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            L’Inde avait tout de même eu 2 siècles d’histoire commune au sein de l’empire britannique et puis il a qu’en même eu un split en 1947 avec la séparation des Pakistans Est et Ouest et les guerres qui suivirent ont certainement unis le jeune état indien.
            En regardant dans le rétroviseur on peut voir/comprendre des impasses. La Pologne qui a disparue plusieurs fois ne se fondra pas dans un état fédéral à moyen terme (il suffit de voir les taux de participation de la Pologne aux dernières élection européenne) et les jeunes états de l’Europe centrale ne vont pas disparaitre après seulement 2 ou 3 générations.
            La confédération me semble une option plus réalisable que le fédéralisme dans lequel nos élites s’entêtent depuis les années 70.


            • chris06 Le 21 juin 2014 à 22h32
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              @moi,

              la Pologne ne fait pas partie de l’eurozone.


  5. Pascal Le 15 juin 2014 à 08h58
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    L’Européite aiguë des européistes revient à vouloir faire passer un chameau à travers le chas d’une aiguille ! Cette Europe est un projet constructiviste fumeux sorti d’esprits américanisme fumeux ! Ce projet est une imposture totalement artificielle qui ne correspond à aucune réalité humaine historique. C’est du lavage de cerveau de cerveaux dejà lessivés ! La meilleure illustration de tout ceci est l’affichage fréquent du drapeau bleu aux étoiles jaunes au côté du drapeau bleu blanc rouge : je trouve cela d’un grotesque qui confine à l’indécence et au complet ridicule…


    • Marie Le 15 juin 2014 à 09h27
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      Exactement : la construction européenne est une escroquerie intégrale et les peuples n’ont suivi cette ‘belle idée’ qu’avec une propagande intensive et mensongère. De Gaulle avait totalement raison, et
      Monet en revanche se révèle de plus en plus pour ce qu’il était réellement: un agent US ni plus ni moins !…


      • Kalimero Le 15 juin 2014 à 11h16
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        Et bien, il porte le nom en adéquation avec la mission qui lui était confiée. Était-ce lui l’indic monétaire?


      • chris06 Le 15 juin 2014 à 14h40
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        Là où De Gaulle avait raison c’était de bloquer l’adhesion du Royaume Uni. Voir mon commentaire plus haut


        • JC Le 16 juin 2014 à 08h07
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          @chris06 : Sauf que le cheval de Troie s’est révélé être l’Allemagne, avant le Royaume Uni. De plus, il est tout aussi malsain de penser à faire une Europe française qu’une Europe anglo-saxonne (de notre point de vue non bien sûr, mais on ne détient pas la vérité universelle).


          • barre-de-rire Le 16 juin 2014 à 10h16
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            on est déjà remodelé à l’anglo-saxonne, suffit de voir les tenues vestimentaires des gens, les modes de consommation, les programmes tv…


            • ErJiEff Le 16 juin 2014 à 22h25
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              Et la propagande CIA relayée par nos media


          • chris06 Le 21 juin 2014 à 22h44
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            @JC,

            l’Allemagne cheval de troie? De toutes façons e n’ai pas encore entendu parler concrètement de référendum allemand pour sortir de l’UE d’ici 2017 tandis que de l’autre côté de la manche c’est beaucoup plus concret.

            Pardonnez moi, j’ai toujours eu le vilain défaut d’essayer de parler de choses qui ont une probabilité non epsilonesque d’arriver pour essayer de prévoir ce qui allait arriver….

            Ce n’est pas une question de ne pas vouloir faire une “europe anglo-saxone”, UK is not in the Eurozone and wants to get out of the UE. Vous comprennez?


  6. Macarel Le 15 juin 2014 à 09h01
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    Une enquête en ligne de la commission européenne à laquelle tout citoyen conscient des enjeux du TAFTA /TTIP/GMT se doit de prendre le temps de répondre avant le 6 juillet 2014 :

    http://www.liguedh.be/toutes-les-activites-de-la-ligue/2113-empechons-la-signature-du-traite-transatlantique

    http://ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms/dispatch?form=ISDS

    Des citoyens US, se mobilisent aussi de l’autre côté de l’Atlantique contre l’équivalent pour le pacifique, le TPP.

    https://www.youtube.com/watch?v=xTJdePCRZ4w

    https://www.youtube.com/watch?v=rOuQIdJV208

    Voulons-nous que nos enfants, petits enfants… vivent debout en citoyens impliqués dans les affaires de la “cité”, ou deviennent les esclaves des sociétés multinationales et du capital apatride ???

    L’enjeu est de taille, et mérite que l’on y consacre un peu de temps.

    Etre citoyen, ne peut se résumer à déposer un bulletin périodiquement dans les urnes, surtout dans le contexte multi-crises d’aujourd’hui.

    Rappelons leur qu’il y a des droits plus fondamentaux que ceux des investisseurs :
    http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/wgme/dv/201/201103/20110309_declarationhumanrights_fr.pdf

    http://www.aequitaz.org/wp-content/uploads/2013/01/Declaration_philadelphie2.pdf

    Et que comme le disait Mendez France en 1957, dans une déclaration à l’Assemblée Nationale française :

    “L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement « une politique », au sens le plus large du mot, nationale et internationale.”


    • SnoiD Le 15 juin 2014 à 12h51
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      Lien utile mais il faut clairement avoir du temps car ce n’est pas un QCM mais un commentaire sur chaque point (dense).


      • Chris Le 15 juin 2014 à 22h07
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        Je viens de le remplir en 20 minutes (le temps alloué par le système du site UE est de 90 minutes).
        je suis allée sur le premier site donné par Macarel : ligue des droits de l’Homme.be et j’ai fait un copié/collé des “réponses types” comme ils préconisent en troisième solution.
        Je les ai quand même lues avant ! Rien à redire.
        Avec le système d’onglets du navigateur Chrome, jongler entre les deux sites est un jeu d’enfants.
        Avec la quittance du questionnaire (à numéro), j’ai cliqué sur l’option PDF pour stocker le questionnaire ainsi envoyé dans mes dossiers.
        Macarel a raison, c’est très important de se mobiliser. Si les internautes n’avaient pas autant râlé sur les fora médiatiques lors des événements d’Ukraine, s’affichant à 70% ostensiblement Russophiles, je doute que Poutine ait été invité par Hollande au 70e anniversaire du Débarquement. Il faut se manifester, faire du bruit, taper sur les casseroles sans se lasser.
        Mendes France fut le dernier socialiste humaniste, incarnant une forte figure morale de la politique. L’antithèse du politicien dont on doit se contenter maintenant !


    • anne jordan Le 15 juin 2014 à 14h16
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      Macarel !
      entièrement d’accord avec vous , sauf que le questionnaire de la Ligue des D.H que vous mettez en lien , est … plutôt rébarbatif et TRES technocratique , mais surtout peu susceptible d’effet sur les ” décideurs ” de Strasbourg ou de Bruxelles !
      En revanche , en allant sur le blog de Raoul Marc Jennar ( jennar.fr ) vous aurez à la date du 2 Juin , un document en 3 pages , téléchargeable et plutôt bien fait , destiné aux collectivités locales , pour les informer , les alerter et leur donner le moyen de dire NON AU GMT .
      titre de l’article :
      10.000 collectivités contre le Tafta , ou qch d’approchant .
      j’ai commencé à distribuer dans les mairies autour de chez moi , et croyez moi , les élus tombent des nues .


      • Macarel Le 15 juin 2014 à 20h39
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        C’est très bien, il faut user de tous les moyens possibles pour faire connaître la monstruosité que les puissances de l’argent sont en train de préparer en toute opacité !

        No pasaran !


      • barre-de-rire Le 16 juin 2014 à 10h19
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        les mecs qui pondent ce genre de texte le font dans l’optique de noyer le lecteur ds la masse pour qu’il en retire rien de concret.

        c’est conçu pour, rien que le volume t’as 80% des gens qui vont pas aller au bout voire même pas commencer à lire…


    • Surya Le 15 juin 2014 à 17h52
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      C’est rigolo, zbigniew brzezinski parlait déjà d’un traité de libre échange transatlantique dans la conclusion du Grand Echiquier en 1997.


      • Wilmotte Karim Le 15 juin 2014 à 20h27
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        Il me semble que Melenchon disait pendant la campagne européenne que le traité en est au 5-em round de discussion et que cela a commencé en 1996.


    • Ast Le 16 juin 2014 à 02h10
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      Bonjour Macarel,

      Très important cette consultation Tafta en effet.
      Merci pour la “simplification” de la Ligue des droits de l’homme.be.
      J’ai rempli et relayé.


    • step Le 16 juin 2014 à 10h47
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      quand on soumet le formulaire, on a même pas un accusé de bonne réception ? C’est vraiment du délire. Non seulement c’est en anglais sans autre traduction, mais en plus on a aucune information sur la bonne marche de la procédure. Y’aurait une mise à la corbeille automatique derrière que cela ne me surprendrai même pas.


  7. Zarathousthra Le 15 juin 2014 à 09h17
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    Évidement pas un mot sur les USA… Ces gens, comme beaucoup d’autres, analysent la situation comme si l’Europe était une île perdue au milieu de l’océan, coupée du monde. Ils ne voient pas (ou ne veulent pas voir) l’incroyable soumission des pays européens aux intérêts américains. Forcément la conclusion de ce genre de raisonnement est toujours aussi comique : il y a comme un énorme truc qui ne va pas en Europe mais on ne comprend pas d’où ça vient…


  8. Daniel Le 15 juin 2014 à 09h28
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    Les délégations occidentales du Conseil de Sécurité ont bloqué le projet russe de déclaration qui condamnerait l’attaque récente à l’ambassade russe à Kiev. Pas un seul mot du côté presse aux ordres.

    Les pays qui se sont opposés à la déclaration de condamnation sont le Royaume-Uni, les États-Unis et… la France. Imaginons que le même se passerait avec l’embassade de France au Mali ou à n’importe quel endroit la planète et que la Russie ou la Chine s’y seraient opposées !! on crierait au scandale, la propagande occidentale en ferait ses choux gras….

    Encore une fois on voit notre pays s’aligner inconditionnellement à côté des deux chiens de guerre de ce monde, certainement forcée à le faire par les Etats-Unis. Le Général doit se retourner sans cesse dans son tombeau.


    • perceval78 Le 15 juin 2014 à 09h45
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      Si j’en crois le tweet suivant, une attaque d’ambassade on s’en contrefout :

      Jonathan Hibberd ?@Jonnyhibberd 7h
      Really a bigger story than 49 Ukrainians killed by Russia?BBC:Russia condemns attack on Kiev embassy http://www.bbc.com/news/world-europe-27853698

      Il faut quand même savoir que le susnommé Jonathan est suivi par des gens très sérieux ex:

      German Marshall Fund @gmfus (think Tank US)
      EPP @EPP (le parti de Juncker au parlement européen)
      @LegatumInst @LegatumInst (think Tank Emirats Arabes)
      ECFR @ecfr (Think tank européen)
      Embassy of Poland US Verified account @PolishEmbassyUS (ambassade US pologne)


    • Nérouiev Le 15 juin 2014 à 15h39
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      Voici une bonne analyse de Ivan Blot qui explique le fonctionnement politique français :
      http://french.ruvr.ru/2014_06_11/La-formation-archaique-Des-politiciens-francais-0282/
      Pour moi l’Europe est le remède homéopathique des USA en ce sens qu’ils ont dilué la puissance initiale France/Allemagne/Bénélux dans une multitude de pays sans intérêt global pour se guérir de leur dégénérescence généralisée.


  9. cording Le 15 juin 2014 à 09h35
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    Toujours la même naïveté européiste du GEAB, en citant l’agent américain Jean Monet.


  10. wuwei Le 15 juin 2014 à 10h05
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    Que la démocratie est belle lorsqu’elle est promue par l’occident !

    http://www.blogapares.com/regime-kiev-en-ukraine-nest-pas-officiellement-gouvernement-neonazi/#more-15406


  11. jacqueline Le 15 juin 2014 à 10h06
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    Je ne pense pas que la crise Ukrainienne puisse renforcer l’ Europe.

    Bien au contraire , elle met à jour des divergences majeures qui jusque là étaient bien cachées : certains pays sont nazis, comme la Pologne : je regrette presque d’avoir envoyé des colis du temps de solidarnosc.. Et je regrette encore plus que l’ UE les ait arrosés de subventions. L’UE elle même soutient des anciens nazis qui massacrent une partie de leurs compatriotes.

    Pour l’UE il vaut mieux être nazi, qu’ eurosceptique. C ‘est une révélation !

    Cette crise met encore plus en évidence , la fracture entre la population et l’oligarchie européenne : Si on fait un référendum, 90% de la population rejetterait l’attitude de l’ UE vis à vis de l’Ukraine et son suivisme imbécile des USA. 90 % de la population doit être favorable à des relations apaisées avec les russes. On a déjà la crise, ne rajoutons pas la guerre. J’ai plus peur des américains qui ont mis le bordel partout où il sont passés, que des russes. Poutine a déjà assez à faire avec son pays, pour qu’il vienne nous coloniser.

    L’UE s’est révélée sous son véritable jour : l’idée d’Europe est morte.


    • chris06 Le 15 juin 2014 à 15h25
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      Les américains ont mis le bordel partout où ils sont passés?

      C’est sûr qu’il aurait mieux vallu qu’ils ne viennent pas foutre leur bordel chez nous en France en 1944, sans cela, on aurait eu Staline à la place d’Hitler puis été un satellite de l’ex URSS pendant 50 ans, ça aurait été tellement mieux pour nous les français d’être sous domination russe plutôt qu’américaine, n’est ce pas?

      Vous savez, l’anti-américanisme primaire dont de nombreux commentateurs sur ce blog semblent être victimes c’est pas mieux que l’anti-russisme primaire dont nous abreuve les grands médias!


      • jacqueline Le 15 juin 2014 à 17h38
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        Non mais c’est bon , laisse béton.

        D’accord iles USA nous ont sauvé du communisme en 1944. Je crois qu’on les a remercié il n’ y a pas longtemps, mais depuis ils enchainent conneries sur conneries.

        Donc c’est pas parce qu’ils nous ont sauvé une fois il y a 70 ans ( ils ont plutôt essayé de nous torpiller, serait plus juste, mais il y avait de Gaulle ), que je vais leur vouer une reconnaissance éternelle et inconditionnelle.

        Puis Bush et Obama, on leur doit rien, même déguisés en vétérans ! Tout ce qu’ils méritent c’est qu’on leur ch** dans le casque et qu’on le leur remette sur la tête.


      • Surya Le 15 juin 2014 à 17h55
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        Oui oui, l’indochine, les actions en Amérique Latine (Chili, Argentine, Nicaragua, Guatemala, Salvador et ailleurs), au Timor et même en Afrique c’est de l’anti-américanisme primaire

        D’ailleurs que de grands succès en Irak et en Afghanistan plus récemment.


        • chris06 Le 15 juin 2014 à 19h24
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          non, mais écrire “partout où ils sont passés ils ont foutus le bordel” c’est de l’anti-américanisme primaire. En Europe de l’Ouest, une région du monde qui m’intéresse plus particulièrement, ça a été plutôt le contraire et les 70 années qui ont suivi ont été plutôt heureuses dans cette partie du monde, contrairement aux 70 années qui ont précédé. Et c’est dû en large partie qu’on ait été dans le camp des américains que celui des russes, permettez que je n’oublie pas ce qui a l’air d’être un détail de l’histoire au vu de nombreux commentaires sur ce blog

          Quid des 70 prochaines années? L’histoire ne s’est jamais construite en fonction des desideratas de chacun mais en fonction des rapports de force entre grande nations ou groupes de nations. Et ce n’est pas prêt de changer.

          Alors, concrètement comment la France va t’elle engager un rapport de force dans ses intérêts vis à vis des USA, ou de la Chine si ce n’est à travers l’Europe et l’Allemagne? Mais ça vous n’en voulez pas, alors comment? En vouant une nouvelle confiance aux Russes, sur quelles bases? Non plus? Alors, comment?

          Non,non, non, c’est non sur toute la ligne et en attendant on continue de rêver au temps où la France était capable d’imposer ses vues au reste du monde.ou qu’on va un jour élire un Super-Président capable de le faire….


          • Surya Le 15 juin 2014 à 19h32
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            comment la France va t’elle engager un rapport de force dans ses intérêts vis à vis des USA, ou de la Chine si ce n’est à travers l’Europe et l’Allemagne

            Il est écrit en toutes lettres dans Le Grand Echiquier (qui est pourtant une version soft de la géo stratégie américaine) que l’Europe n’est là que pour se propager (et avec elle l’Otan) car plus l’Europe se propage, plus s’étendent avec elle les intérêts et l’influence US, que l’Allemagne est justement le premier allié (et vassal – ou tête de pont) des Etats-Unis, et qu’il est de l’intérêt des USA d’intégrer de plus en plus de pays (à l’Est et jusqu’en Turquie) pour que l’Europe ne soit qu’un gloubiboulga de nombreux pays incapables de se fédérer de manière efficace (car bien trop nombreux) ne mettant pas en danger ainsi la suprématie des USA.

            Le pire pour les intérêts américains serait justement que l’Europe se désagrège car c’en serait fini de leur main mise sur l’Europe.

            Non,non, non, c’est non sur toute la ligne et en attendant on continue de rêver au temps où la France était capable d’imposer ses vues au reste du monde.ou qu’on va un jour élire un Super-Président capable de le faire….

            Je ne veux pas imposer mes vues au reste du monde, juste que le reste du monde cesse de m’imposer les siennes


          • Nérouiev Le 15 juin 2014 à 20h25
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            Tous ces commentaires sont politiques, et accuser d’antiaméricanisme primaire ne veut rien dire aujourd’hui. Après la seconde guerre mondiale les américains ont développé leur expérience capitaliste, et donc anticommuniste, à l’extrême. Ils ont appliqué la privatisation totale et il s’avère maintenant que si elle crée de la nouveauté en biens de consommation, elle devient de moins en moins équitable et que pour continuer il lui faut disposer des richesses primaires : énergie et minerais, d’une façon énorme et pour trop peu de personnes. C’est là le vrai problème, il faut aux Américains deux fois plus d’énergie qu’aux Français et dix fois plus qu’aux Russes pour profiter des bienfaits de leur capitalisme. Ils ne peuvent continuer qu’en dominant la Terre pour que des esclaves produisent les biens d’une caste américaine (et associés) immensément riche. Une Europe faible est un client soumis aux USA mais en aucun cas ne peut profiter à toute l’Europe car cette dernière manque à la fois d’énergie et de minerais. Nous avons commencé à nous tourner vers la Russie qui se développe plus vite que ne le souhaitaient les USA, alors ils veulent mettre un frein par le traité transatlantique tout comme interdire à l’Ukraine de continuer à commercer avec la Russie. Oui, les américains commencent à craindre de ne plus pouvoir dominer, domination qui leur permet de disposer de toute l’énergie mondiale. Pour le moment le gaz de schistes n’en est qu’aux balbutiements, mais il aurait l’avantage d’être un peu plus équitablement distribué sur la Terre. Mais comme ça pollue énormément, l’idéal serait de le produire en dehors des USA mais sous contrôle américain ; par exemple en Ukraine pour le profit de compagnies américaines. C’est toujours un peu la même chose avec eux, pourvu que les dégâts ne se fassent pas sur leur sol !


            • chris06 Le 15 juin 2014 à 21h21
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              pour le moment les gaz de schiste sont principalment produits aux USA et ils parlent même d’en produire suffismment pour devenir exportateurs nets!

              Et puis le fait que les USA consomment deux fois plus d’énergie per capita n’a pas grand chose à voir avec les privatisations capitalistes mais beaucoup à voir avec sa démographie qui s’est principalement faite au cours du siècle dernier et qui s’étend dans des banlieues interminables et des maisons individuelles et est beaucoup moins densément peuple qu’en Europe ou la démographie s’est étalée au cours d’un milénaire…


          • K Le 15 juin 2014 à 20h50
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            C’est toujours la même rengaine qu on nous sort. Il faudrait qu’on choisisse notre camp. La France est-elle vraiment obligée de choisir? Il me semble que la France est bien plus apte à défendre ses intérêts dans le monde lorsque qu’elle agit seule. L’idée qu’on est plus puissant en s’alliant avec d’autres puissances est une arnaque intellectuelle. Ça n’a jamais été démontré. Cela se vérifie tous les jours dans le domaine diplomatique, commercial, industriel, financier, culturel.
            D’autres pays plus petits que nous arrive à faire valoir leurs intérêts sans pour autant se compromettre dans des alliances ou des organisations supranationales. On peut citer par exemple.

            – L’Islande (peuplée comme une petite ville française) qui refuse que le contribuable rembourse les pertes bancaires supportées par les épargnants britanniques.

            – L’Equateur qui offre l’asile politique aux dissidents américains (Assange est toujours dans l’ambassade de Londres)

            – La Suisse qui ne fait partie de l’UE et qui se porte très bien (comme quoi il y a une vie hors de l’UE).

            On pourrait aussi citer le Vénézuella, Cuba, le Nicaragua, Singapour, la France de de Gaule…


          • tepavac Le 15 juin 2014 à 22h40
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            a chris06!
            je ne le sais, mais quelque chose d’anti-patriotique ressort de ton raisonement à vouloir justifier ce que presque tous ici dénoncent, à savoir la guerre.
            pourquoi?


            • chris06 Le 21 juin 2014 à 22h53
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              Je ne cherche la guerre avec personne. Je faisais simplement remarquer que pour un blog qui dénnonce, avec justesse, la russophobie dans les grands médias français, ce n’est pas non plus pour tomber dans l’americanophobie.

              En passant, dans la plupart des exemples donnés par Surya plus haut, “le bordel” pour parler crôment était prééexistant, avait soit été causé par les puissances en présence (comme en Europe pendant l’entre deux guerres : les américains ayant en large partie aidé à le nettoyer), soit par d’autres puissances que les USA, comme au Vietnam ou en Afghanistan.

              Quand je réagissais à “les Américains ont foutu le bordel partout où il sont passés”, c’est tout ce que j’ai essayé d’exprimer.

              Mes excuses si cela n’a pas été clair alors.


          • Chris Le 15 juin 2014 à 22h49
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            “anti-américanisme primaire” le (gros) mot qui tue… la réflexion !
            Gardons-nous des idéologies toutes faites. Les Américains nous ont donné un coup de main en 44, parce que c’était leur pur intérêt et nous l’avons payé au centuple. Est-ce une raison de servir de paillasson pendant des lustres ?


            • chris06 Le 16 juin 2014 à 03h27
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              anti-américanisme primaire : exemple “partout où ils passent ils foutent le bordel”, autre exemle, tout ce que font les américains, c’est mal, par opposition à l’anti-russisme primaire, tout ce que font les russes c’est mal, c’est plus clair?

              1944 c’était leur “pur” intérêt? Que voulez vous dire? Ce n’était pas par la même occasion le nôtre? C’est ce qui s’appelle les intérêts partagés!

              “Nous l’avons payé au centuple”? Comment faites vous ce calcul? ça aussi c’est typique de la réflexion de l’anti-américain primaire, pourtant, quel aurait été notre niveau de vie et nos degrés de libertés sous domination soviétique en 1989 et comparez cela à ce qu’on a eu réellement sous domination américaine Un pib par habitant à peu près dix fois plus grand et je ne parle pas des libertés de base.


            • jacqueline Le 16 juin 2014 à 07h15
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              @Chris 06.

              Mon père comme d’autres déportés du travail a survécu par miracle au bombardement de Dresde par les alliés. Ils ont été secourus par les russes. Il n’est pas pour autant devenu communiste, mais ça crée des liens et il ne fallait pas lui parler des américains.

              Puis renseignes-toi sur les relations des USA et des nazis entre les deux guerres. S’ils n’avaient pas aidé les nazis et leur industrie, ils ne nous auraient peut être pas attaqué.


            • JC Le 16 juin 2014 à 08h14
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              @chris06 : Non ce n’était pas le nôtre, vu ce qu’ils nous ont envoyé comme bombes sur la tronche et comment ils se sont comportés avec nos femmes. Tout ce qu’ils voulaient c’est choper Berlin, récupérer les nazis et leur savoir, et stoper l’armée rouge. Rien à faire de Paris et des Français, ce n’étaient pas des alliés, seulement de circonstance.


            • Stéphane Grimier Le 16 juin 2014 à 14h53
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              chris06 vient de sortir du bois pour ….. idolâtrie américaine primaire….
              .
              Surement un reliquat du rêve américain dont il voudrait un bout…. A l’aise, tu peux te servir dans le frigo…. vide.


      • FL Le 16 juin 2014 à 10h24
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        @ chris06
        Parce que vous supposez que les USA n’auraient pas “bougé une oreille” pendant les quatre années qui séparent la destruction d’Hiroshima et de Nagasaki en 1945 par les forces US et la première explosion nucléaire soviétique en 1949?
        S’il est inutile de faire de l’histoire avec des “si”, il est raisonnable de considérer les faits bruts pour juger de la probabilité, y compris à postériori, de la survenu d’un événement, en l’occurrence historique.


        • chris06 Le 21 juin 2014 à 23h09
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          @,FL,

          non, bien entendu, d’ailleurs c’est un secret de polichinelle que Nagasaki avait uniquement était lachée pour prévenir Staline que s’il allait marcher plus loins que Berlin, les USA étaient prêts… au cas ou.

          Je réagissais à la phrase de Jacqueline, qui parlait du passé, n’est ce pas:

          “J’ai plus peur des américains qui ont mis le bordel partout où il sont passés, que des russes.”

          Si j’avais écrit:

          “j’ai plus peur des russes aui ont mis le bordel partout où ils sont passés que des américains”, vous m’auriez qualifié, avec justesse, de russophobe primaire. J’essayait simplement de ne pas tomber dans ce travers à l’inverse qui me semble regrettable des deux côtés.

          Mais Stéphane Grimier vois plus haut de l’idolaâtrie américaine primaire!

          Allez comprendre…


  12. Scrofulator Bubonique Le 15 juin 2014 à 10h09
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    Par deux fois dans l’histoire de l’Europe, des tentatives ont été menées par la force par Napoléon et Hitler pour imposer à ce continent un fonctionnement contradictoire et antisocial qui allait contre l’unité du continent.
    Nous en sommes à une troisième tentative allant dans le même sens de la désintégration d’une Europe des peuples par leur soumission à un ordre extraterritorial abstrait imposé également par la force.
    La différence est que nous sommes passés d’une violence militaire à une violence psychologique et insidieuse.

    Que se passe-t-il depuis le début de cette construction?
    Les institutions européennes, leurs oligarchies, leurs bâtiments massifs, leurs économies se sont fortement développées et consolidées au rythme du démantèlement de toutes ses composantes sociales. Tout le terreau des pays européen c’est dissout dans ce magma totalitaire.

    C’est à croire que les technocrates européens qui sont en charge de cette construction sont en fait mandatés pour son démantèlement dans l’idée de déstructurer l’idée d’une Europe du bien être des peuples et du bien commun.

    http://www.taurillon.org/napoleon-et-l-europe-l-utopie-inachevee
    http://www.lavoixdesallobroges.org/politique/663-entretien-avec-francois-asselineau-sur-l-europe-dictatoriale

    Bruxelles, en tant qu’ennemi de l’Europe se dévoile comme artisan d’un nouvel ordre hégémonique planétaire, l’Europe telle qu’imaginée par ces gens-là n’étant qu’une étape et un tremplin régional à ce qu’ils désirent réellement, l’instauration d’une dictature militaro-industrielle et financière mondiale avec son corolaire, un gouvernement totalitaire mondial anglosaxonisé pour mettre sous leur joug les 6 milliards d’individus qui peuplent cette planète.

    La suite sera pour eux la réduction draconienne et imposée de la population mondiale pour asseoir durablement leur main mise sur la planète, ses ressources, ses habitants sans crainte des retours de flamme. Certains idéologues eugénistes envisagent la réduction de peuplement de la planète à un maximum d’un milliard d’individus sélectionnés et dociles.

    Ils pourront ainsi réaliser leur rêve absolu d’une hyper classe de nantis avec le contrôle des naissances de leurs supplétifs dans un monde idéal enfin nettoyé de ce qu’ils considèrent comme la plèbe, parasitaire et surnuméraire.


    • chris06 Le 15 juin 2014 à 14h58
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      tiens, la référence “totalitaire”, je savais qu’elle allait venir…

      Le terme faisait référence à l’ex URSS, qui avait plutôt tendance à mettre les opposants politiques dans des goulags qu’à les subventionner comme va le faire maintenant l’UE avec les groupes de M. Le Pen ou de son équivallent britannique.

      Les mots ont en sens, un régime “totalitaire” ne subventionne pas ses opposants politiques, il les élimine, vous comprennez bien la différence, non?


      • moi Le 16 juin 2014 à 00h01
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        Non démocratique pour l’instant.

        Mais avec les accords donnant les pleins pouvoir aux multinationales, on franchira un palier.


    • Julie Le 15 juin 2014 à 20h29
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      Lisez ça, cela fait froid dans le dos. Et l’OMS n’envisage bien sûr aucune mesure de contrôle et/ou de quarantaine (avec le pélerinage qui commence en ce moment en plein là où se trouve l’épicentre de l’épidémie… 25% des morts jusqu’ici sont justement les personnels des hôpitaux… une paille!)
      http://www.who.int/csr/don/2014_06_13_mers/en/


    • moi Le 15 juin 2014 à 23h58
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      Todd compare l’UE a une supernova qui grossit avant d’imploser.


  13. ANNA Le 15 juin 2014 à 10h23
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  14. ril Le 15 juin 2014 à 11h26
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    Les conflits au proche orient pourraient bien entrainer une forte hausse du pétrole et une sérieuse aggravation de la situation économique dans la zone Euro. A ce moment les risques de sortie seront bien plus importants que maintenant car des pays comme l’Espagne sont fortement dépendants de l’énergie importée.


  15. Janna Le 15 juin 2014 à 11h34
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    Nouveau tube en Russie ! Hymne Jen Psaki !

    https://www.youtube.com/watch?v=DeHFCS_pR2Q

    “Si parler de absurdité en direct, faites-le en toute confiance , comme Psaki !”


    • Janna Le 15 juin 2014 à 11h51
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      Traduction :

      Nous vivons ensemble dans le mensonge,
      tous les événements sont dans le brouillard.
      Qui dissipera cette obscurité?
      Qui nous dira honnêtement le pourquoi du comment?

      Refrain:
      Tout le monde le sait,
      ce n’est pas un secret, plus compétente que Psaki, il n’y a pas de créatures.


  16. Perekop Le 15 juin 2014 à 11h34
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    La destruction de tous les acquis du droit international se poursuit. Ce n’était certes pas du béton, mais le consensus péniblement édifié au cours des siècles (par ex on respecte les ambassades et on les protège si nécessaire, même quand on n’est pas d’accord avec le pays représenté) constituait une forme de garantie minimale.
    C’est quoi, la prochaine étape ? Praviy Sektor kidnappe l’ambassadeur avec menace de torture pour l’échanger contre un rabais supplémentaire sur le prix du gaz ? Et l’Occident civilisé trouvera ça normal ?


    • yoananda Le 15 juin 2014 à 11h51
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      Oui parce que nous sommes le camp du bien contre l’axe du mal, cf Bush, cf BHL …


    • perceval78 Le 15 juin 2014 à 11h56
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      Si je ne dis pas de bêtises, l’inviolabilité d’une ambassade est garanti par l’article 22 de la convention de Vienne :

      http://legal.un.org/ilc/texts/instruments/francais/traites/9_1_1961_francais.pdf

      Article 22

      1. Les locaux de la mission sont inviolables. Il n’est pas permis aux agents de l’État accréditaire d’y pénétrer, sauf avec le consentement du chef de la mission.

      2. L’État accréditaire a l’obligation spéciale de prendre toutes mesures appropriées afin d’empêcher que les locaux de la mission ne soient envahis ou endommagés, la paix de la mission troublée ou sa dignité amoindrie.

      3. Les locaux de la mission, leur ameublement et les autres objets qui s’y trouvent, ainsi que les moyens de transport de la mission, ne peuvent faire l’objet d’aucune perquisition, réquisition, saisie ou mesure d’exécution


      • Chris Le 15 juin 2014 à 22h58
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        J’aimerais bien voir comment réagirait l’UE si les locaux du MES étaient attaqués.


  17. Le Dahu Le 15 juin 2014 à 12h21
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    A propos de la violence contre l’ambassade russe, c’était bien devant le bâtiment? donc il y a des commentaires (internet) que la convention de vienne ne s’applique pas (???). Mais en réalité, oui, ” ainsi que les moyens de transport de la mission”. Je ne vois pas le sens car un pays est oblige de les respecter et de les protéger.

    http://www.theguardian.com/world/2008/feb/21/kosovo.serbia1

    “I’m outraged by the mob attack,” said Zalmay Khalilzad, the U.S. ambassador to the United Nations. The U.N. Security Council strongly condemned the attacks.


    • Perekop Le 15 juin 2014 à 13h10
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      ah bon ? Mais alors comment comprendre ceci, qui me paraît bien contradictoire :
      Ukraine: l’Occident s’abstient de condamner l’attaque de l’ambassade russe à Kiev
      © REUTERS/ Oleg Pereverzev
      Ukraine: l’Occident s’abstient de condamner l’attaque de l’ambassade russe à Kiev
      Dossier:Règlement de la situation en Ukraine
      Les pays occidentaux ont bloqué au Conseil de sécurité de l’Onu un projet de déclaration proposé par la Russie condamnant l’attaque de l’ambassade russe à Kiev, a annoncé dimanche à RIA Novosti une source diplomatique aux Nations unies.


  18. Patrick Luder Le 15 juin 2014 à 12h38
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    La crise Ukrainienne ne changera absolument rien au fonctionnement de l’administration Européenne … mais toute événement pouvant engendrer des peurs est bon à prendre pour essayer de faire passer en force, une Europe directive ou le mot “démocratie” n’est plus qu’utilisé pour élire des pantins qui n’ont de toute façon aucun pouvoir!

    Plus la globalisation montre son vrai visage, plus nous prenons conscience de l’importance de notre autonomie à toute petite échelle ;o)


  19. Le Dahu Le 15 juin 2014 à 12h50
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    Encore un enlèvement de journalistes russe ! bien évidemment rien n’est dit dans nos médias !!! RIEN.

    journalist Evgeny Davydov et ingénieur de son Nikita Konashenkov de la chaine “Zvezda”


  20. lsoulages Le 15 juin 2014 à 12h57
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    Ce que je crois :
    extrait : “Après deux numéros volontairement alarmistes, notre équipe souhaite reprendre le cours de ses anticipations positives. Non pas que l’Europe soit sortie d’affaire, mais l’Anticipation Politique (1) telle que conçue par son inventeur, Franck Biancheri, en affirmant que l’homme est acteur de son destin pourvu qu’il se donne les moyens de bien comprendre les tendances à l’œuvre, a pour objectif de projeter des avenirs souhaitables et réalisables, et de repérer acteurs, brèches et prises sur lesquelles s’appuyer pour construire cet avenir souhaitable et réalisable” :
    J’en conclue donc que ” l’Anticipation Politique ” (avec les majuscules), c”est l’art de l’opinion autoréalisatrice. Cela me parait une définition réductrice de la politique.


  21. ANNA Le 15 juin 2014 à 13h09
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    Les résultats des bombardements par l’aviation ukrainienne de Ambrosivka le 15 juin :

    http://www.youtube.com/watch?v=OcRnsXldK2o#t=16


  22. Scrofulator Bubonique Le 15 juin 2014 à 13h24
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    Il y a une grande ambiguïté dans la finalité du discours des protagonistes de LEAP2020 et cela depuis des années et a continué après Biancheri.
    On ne sait pas trop pour qui ces gens là naviguent. Tantôt antisystème, tantôt relais du système et même par moment à l’avant garde de l’architecture naissante du nouvel ordre mondial.
    Je pense que ce site apporte plus de confusion dans la compréhension de la complexité de notre histoire contemporaine que de réels éléments d’éclairage.


    • yoananda Le 15 juin 2014 à 13h55
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      J’ai peut-être mal perçu les nuances du GEAB, mais j’ai trouvé très clair leur position :
      pro-europe, et donc “anti-américaine” … mais un anti-américanisme intelligent en revanche, assez lucide. Sauf quand il concerne les racines américaines de l’Europe actuelle, ce qui fait que leur analyse au départ pertinente n’est maintenant plus qu’un outil de propagande pour eurobéats qui s’éloigne de plus en plus de la réalité : “si ca va de plus en plus mal c’est bon signe parce qu’on va se réformer” ! lol
      Les US n’ont pas eu droit à cette indulgence. L’Europe n’est plus réformable. Asselineau a fait un travail remarquable sur ce sujet.


    • Marie Le 15 juin 2014 à 20h38
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      Complètement d accord, en dernière analyse leur position est tellement incohérente qu’elle en devient louche …. Et ce n’est pas une théorie du complot de plus ;).


  23. Yannick Le 15 juin 2014 à 14h12
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    COLLECTOR: Un gentil manifestant pro-Kiev nous explique pourquoi il manifeste (pacifiquement, ça va de soit) devant l’ambassade de Russie à Kiev:
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=9Tb3tzeNc5w#t=31
    (vidéo sous-titrée en Français)


    • perceval78 Le 15 juin 2014 à 16h25
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      Il semblerait que le ministre Ukrainien des affaires étrangères ai oublié ce qui devrait constituer le ba ba d’un diplomate, la diplomatie ….

      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/06/15/97001-20140615FILWWW00125-un-ministre-ukrainien-insulte-poutine.php

      http://rt.com/news/166020-ukraine-minister-effing-putin/

      Je ne sais pas ce que disent les archives, mais y avait il un ambassadeur allemand à Paris en 14 et comment était il traité ???


      • perceval78 Le 15 juin 2014 à 17h14
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        Bon apparemment on a du se tromper l’ambassadeur US à Kiev (celui à qui Nulland disait Fu…the..UE) soutient le Ministre Ukrainien (Deshchytsia ), ce qui est somme toute logique puisqu’il soutenait Nulland.

        twitter.com/GeoffPyatt/status/478140029571964929


        • perceval78 Le 15 juin 2014 à 17h28
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          Après tout c’est peut être une bonne nouvelle car comme le soulignait Joerg Wolf (Think Tank pro UE pro OTAN basé à Berlin) après la pluie, … le beau temps… :

          Joerg Wolf ‏@transatlantic Feb 21
          2 weeks after “Fuck the EU”RT @BBCNewshour: US Amb @GeoffPyatt: “We congratulate the 3 EU foreign ministers. This is a hopeful breakthrough”


    • Lapige Le 15 juin 2014 à 16h46
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      Mouarf, ça oui c’est du collector.
      Le pur crétin 2.0
      Si je comprends bien c’est passé sur la TV de Kiev ? (le petit drapeau jaune/bleu à droite).
      Alors par la même occasion, on voit le niveau abyssal de l’agit’prop Kievienne à usage interne.
      C’est effarant.
      Pour descendre plus bas, va falloir creuser, et férocement.


      • ANNA Le 15 juin 2014 à 16h58
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        Mais si, mais si, on peut descendre encore plus bas dans la propagande ! On peut descendre dans le délire !

        Exemple :
        L’attaque de l’ambassade Russe a Kiev, par les nervis de “Maidan-for-ever” d’hier, est présenté aujourd’hui par les médias ukrainiens comme…(je cite et je donne le screen) – “une action provocatrice planifié par des services secrets russes !”

        http://s5.pikabu.ru/post_img/big/2014/06/15/7/1402827204_1627561304.jpg


        • Lapige Le 15 juin 2014 à 19h06
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          Ben oui, c’est qu’est-ce qu’il disait, l’aut’ là, le 2.0.
          Des armes russes donc c’est les russes, la provoc c’est les russes, les mamies septuas au parapluie génocideur itou, et si les récoltes foirent c’est un complot russe forcément.
          D’abord c’est dans FB.
          Bon après, des mono-neurone de ce calibre, y’en a plein les rues chez nous aussi, faut admettre.


          • ANNA Le 15 juin 2014 à 19h12
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            Oui, moi aussi j’ai adoré cette vidéo !

            Le journaliste lui demande : “vous avez des preuves que se sont les russes ? ”
            Le gars lui répond : “oui, c’est écrit sur facebook”

            🙂


  24. theuric Le 15 juin 2014 à 14h48
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    Je vous propose d’inverser le regard porté sur l’ensemble de ces événements: il ne s’agit pas d’une accentuation de la puissance américaine et monétariste mais, à l’inverse, du processus en cours de la désagrégation de cette puissance.
    La réelle puissance n’a pas besoin de la montrer, elle coule de source, c’est pourquoi, par exemple, nous avions longtemps, dans une large majorité, accepté l’Union-Européenne telle qu’elle se construisait, même si cela générait, déjà, des effets désastreux.
    Maintenant, que ce soit l’économie mondialisée, les U.S.A. ou l’U.E., leurs faiblesses deviennent patentes si nous prenons en compte leurs violence et leur non respect de tout état de droit.
    N’oublions pas que l’ancien pouvoir argentin militaire se lança dans une guerre perdue d’avance contre l’Angleterre, aux Malouines, en raison même de ses faiblesses, ce qui n’a pas empêché son renversement lorsque cette défaite fut assurée.
    Il en est de même pour les trois pouvoirs sus-nommés qui ne font, en raison de leurs gesticulations dérisoires et dangereuses, qu’accentuer et accélérer leur disparition.
    Et oui, c’est devant quoi nous sommes: l’effondrement et la disparition, quasiment conjointe, des U.S.A., de l’économie-monde puis de l’Union-Européenne en raison même de la disparition des deux premières.
    Et le G.E.A.B. n’y pourra rien, l’un des derniers organismes européen semblant un tant soit peu cohérent: tout ce qu’il pourra dire ou écrire restera au fond des tiroirs ou se se perdra dans le labyrinthe majestueux de la croyance en l’infaillibilité européenne.
    A ce moment là, pour nous, ce ne sera pas de la tarte.


  25. LeDahu Le 15 juin 2014 à 16h56
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    une déclaration faite par le Premier ministre ukrainien très très éclairante!

    http://lepontduhadu.blogspot.fr/

    Blog: Dangerous words / des mots dangereux [eng+ fr]

    https://www.facebook.com/pages/Agir-pour-Donbass/610002712432216


  26. Bertrand Le 15 juin 2014 à 16h58
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    A propos de l’avion ukrainien abattu hier, les milices nient être à l’origine du tir qui serait en fait parti de l’aéroport sous le contrôle de l’armée. http://gaideclin.blogspot.fr/2014/06/ukraine-journee-du-15062014-larmee.html


  27. bm607 Le 15 juin 2014 à 17h03
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    Russia now enemy, so we’ll help Ukraine build up military – NATO chief
    http://rt.com/news/166040-nato-train-ukraine-military/

    Je ne sais pas vraiment si les conditions sont réunies pour un sursaut salvateur en europe, mais pour une guerre les conditions se réunissent à vive allure, de gros efforts sont faits par nos ennemis américains (on ne fait pas d’effort non plus pour résister il est vrai).


  28. Un_passant Le 15 juin 2014 à 19h29
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    Il y a un seul point où je suis d’accord avec le GEAB c’est lorsqu’ils disent que l’UE pour s’en sortir, doit déjà clairement se détacher des Etats-Unis et sortir de son état de vassal.

    Seulement, pour cela, il faudrait d’autres politiciens que des qui sont passés par la French American Foundation (en matière d’indépendance, on a vue mieux).

    Il serait aussi nécessaire d’avoir des politiciens porteurs de fortes convictions mais aussi capables de sortir des postures clivantes démagogiques où la seule chose que l’on sait faire, c’est l’attaque ad hominem, user et abuser des points Godwin (ça vaut aussi pour les journalistes), détricoter ce qu’à fait le prédécesseur parce qu’il n’aurait fait que le mal.

    J’avoue que l’interview récente de Bruno Le Maire m’a laissé une première impression favorable, mais, entre le discours et la réalité, il y a la même que de la coupe aux lèvres : c’est loin. Lors d’une interview, en tant que ministre de l’agriculture, dans Capitale ou Zone Interdite, il a été assez transparent, réaliste, pédagogique et sincère, mais je ne suis pas certain que la réalité de la politique en France, avec le degré de démagogie d’agressivité qu’elle comporte, lui soit très favorable.

    Bruno Le Maire risque de finir comme, au mieux, Didier Migaud ou Philippe Séguin, ou moins favorablement Juppé, Rocard ou carrément Bayrou… éternel incompris (bon ce dernier a aussi donné de jolis bâtons pour se faire battre).


  29. nono Le 15 juin 2014 à 21h01
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    L’autre conférence de Yalta. Septembre 2013. Compte-rendu de The economist”
    http://www.economist.com/blogs/easternapproaches/2013/09/other-yalta-conference


  30. perceval78 Le 15 juin 2014 à 23h07
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    Plus fort que les crises.fr, je vous recommande cette vidéo signalée par Paul Jorion,c’est en anglais mais au bout de 20s, tout le monde comprend .

    http://www.youtube.com/watch?v=dguiAWrUGMM


  31. theuric Le 15 juin 2014 à 23h36
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    Si nous partons du principe de l’effondrement économique prochain des U.S.A. et de l’économie-monde et, suivant, de celui de l’U.E., alors la question qui se posera dans peu de temps pour tous les personnels politiques d’un certain niveau national et un tant soit peu sérieux serait:
    -soit de continuer dans le même registre européiste avec le risque d’être renversé ou de disparaître si il n’est pas élu;
    -Soit de commencer à tester les capacités de réactions des U.S.A..
    La réaction américaine au refus français de ne pas vendre les navires payés par les russes fut, quoi qu’on en dise, limitée et même absurde.
    Si, de ses dix milliards de dollars de pénalités, B.N.P.Paribas fait faillite, c’est l’ensemble de l’économie mondiale qui peut suivre et le pays qui aurait le plus à craindre de cela serait étasunien.
    Mais quoi qu’il en soit il faut tout doucement préparer une large part de la population au risque de cette ruine universelle.
    Le Président de la République ne peut pas, demain, lors d’une allocution aux français, faire une déclaration du type: “l’économie mondial est parvenue à un état de dégradation tel qu’il est fort probable que nous fassions face, sous peu, à une banqueroute généralisé de l’ensemble de la finance internationale…”
    Déjà, beaucoup de commentateurs le prendraient pour un fou, et quand bien même, personne ou presque le croirait.
    Il faut plutôt, pour cela, faire appel à un ministre de moindre envergure, de l’agriculture, par exemple, qui, lors d’un entretient avec des journalistes, commence à faire un travail de préparation, un tout début quoi.
    Ensuite (si j’ai raison dans ce que j’avance), contacter certains journalistes d’une certaine notoriété, certains journaux qui ne sauraient refuser quelques obéissances, et de leur demander de faire paraître articles et reportages montrant cet état de dégradation, d’abord tardif ou dans des journaux régionaux, puis à des heures de grande écoute, le dimanche, et dans des journaux nationaux.
    Bien entendu, ce ne serait qu’un début et d’autres actions devraient être entreprise pour que le choc social que serait un tel événement soit au mieux réduit.
    Ce ne sera qu’après cette préparation qu’il sera possible, pour le chef de l’état, d’intervenir
    officiellement, essentiellement lorsque cette situation deviendra évidente, sans attendre, toutefois que la conjoncture soit devenue déplorable.
    Voilà peut-être pourquoi un ministre de l’agriculture intervient de la sorte, je dis bien peut-être.


    • yoananda Le 16 juin 2014 à 00h17
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      J’aurais tendance à penser que les USA vont d’abord effondrer leur vassal européen pour se donner un peu de mou.
      Mais ce n’est qu’une intuition, je connais bien le sujet des effondrements maintenant, mais pas la mécanique à ce niveau la de détail.
      Pour moi de plus il n’y a pas une europe mais DES europe. Je ne peux pas mettre la France et les autres pays latins du sud dans le même sac que l’Europe du nord, ou l’Europe de l’est.
      L’Europe du sud est déjà en train de s’effondrer (ce qui nous inclus) alors que l’Europe du nord elle me semble tout à fait sur une voie résiliente voire même plus carrément sur une voie de progrès.


      • Un_passant Le 16 juin 2014 à 08h07
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        En même temps, concernant la France, les politiciens se foutent du monde depuis Mitterrand. On connait les solutions, mais personne n’ose les mettre en oeuvre à cause des syndicats qui, pourtant ne représentent plus les salariées dans leur ensemble et encore moins les actifs.

        On connait tous les avantages indus, toutes les niches fiscales, tous les statuts spéciaux et spécieux qui nous coûtent un bras, la réalité d’un code du travail monstrueux, des seuils “sociaux” qui poussent nos entreprises à ne pas s’agrandir (trop cher, trop compliqué), des législations qui changent sans arrêt pour permettre à untel ou untel d’inscrire son nom (sans qu’il se rende compte qu’en réalité c’est à son détriment, il sera oublié par l’histoire ou critiqué pour son inconséquence). Tous les “avantages” sociaux depuis Mitterrand non seulement ne répondaient pas à une nécessité “pour le bien des travailleurs” mais a seulement conduit à une explosion de la fiscalité et un chômage de masse, incompressible.

        La Suisse est l’exemple typique que ça n’est pas une question de salaire ou de monnaie forte. C’est tout le reste le problème. Et le premier d’entre tous c’est la lâcheté politique, le népotisme, le clientélisme.

        Et venu se rajouter la désastreuse politique anti-inflation de la BCE (toute économie en croissance a une inflation de 2 à 4% , ça ne pose problème qu’au delà de 6 où ça peut devenir incontrôlable, mais on a fait plaisir aux banques sans se soucier de l’emploi, ce qui est assez abjecte). En la matière, la BCE est particulièrement à blâmer puisque même des pays comme la Finlande se retrouvent piégés.


  32. aspitoyendefrance Le 16 juin 2014 à 20h03
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    Les etats unis et l’europe s’effondrent,d’autres généartions avec d’autres idées vont prendre la place.

    Les gens en grande majorité continuent de s’accrocher à quelque chose techniquement mort,c’était pareil du temps de l’empire romain.

    Ce qui y’a de positif c’est le contre pouvoir qu’exerce internet et les reseaux sociaux.


  33. Jacques Le 16 juin 2014 à 23h15
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    Je réitère mon commentaire disparu: ces textes du GEAB n’ont pour intérêt que d’exposer le prêchi-prêcha européiste. Le seul sursaut salvateur sera la dissolution de l’UE et de l’OTAN. Tout le reste est de l’enfumage.


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