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29.octobre.201829.10.2018 // Les Crises

[GEAB] A quoi ressemblera la relation transatlantique que prépare Donald Trump ?

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Source : GEAB, Septembre 2018.

La multipolarisation de la planète passe actuellement par la phase de bipolarisation que nous avions anticipée dès 2009 si l’Europe ne parvenait pas à se repositionner intelligemment dans le cadre d’une prise en compte lucide de la grande reconfiguration géopolitique globale.

Après le Moyen-Orient (pour le moment sans succès puisque le régime iranien n’est pas encore tombé1 Rappelons que nous anticipons la chute du régime iranien : entre crise financière (source : Voice of America, 05/09/2018), économique (source : Times of Israel, 13/09/2018), politique (sources : Xinhua 28/08/2018 ; RadioFarda, 21/08/2018), et géopolitique (les habitants de Basra en Iraq, traditionnel allié de l’Iran, protestent contre l’Iran : Independent.ie, 08/09/2018), la survie du régime des mollahs ne tient plus qu’à un fil. – mais c’est en novembre que les sanctions prennent effet4 La Chine, qui officiellement brave pourtant l’interdit américain, a en fait déjà réduit ses importations de pétrole iranien. Source : OilPrice, 06/09/2018 ), les Etats-Unis de Trump ont commencé à s’occuper sérieusement de reconstruire la relation transatlantique dont ils ont besoin pour assurer leur relance économique et tenter de maintenir leur domination face à l’influence croissante de la Chine.

Avec sa fameuse « guerre commerciale », Trump a bel et bien enclenché cette bipolarisation entre un monde chinois et un monde américain que sa politique sert : d’une part les pays/régions qui réorientent leurs marchés vers la Chine2 La campagne menée actuellement pour rendre impopulaires les financements des Chinois le long de la route de la soie porte certainement ses fruits (source : SouthChinaMorningPost, 13/09/2018). Néanmoins la liste des pays optant pour un rapprochement avec la Chine ne cesse d’augmenter. En témoigne la décrue du nombre de pays reconnaissant Taïwan comme pays indépendant (source : SouthChinaMorningPost, 13/09/2018) ou la récente décision du Népal ne pas participer aux exercices militaires indiens alors que ce petit pays traditionnellement proche de l’Inde vient de participer à des exercices du même type avec la Chine (source : SouthChinaMorningPost, 13/09/2018). , et de l’autre ceux qui préfèrent resserrer leurs rangs autour de Washington plutôt que perdre le marché américain3 Cet article de South China Morning Post est éloquent, qui décrit un rejet mondial des capitaux chinois et ne liste que des pays caractéristiques du camp occidental : Canada, Allemagne, France, Australie, Japon. Cette note de bas de page comparée à la précédente suffit à comprendre la bipolarisation qui se met officiellement en route actuellement. Source : SouthChinaMorningPost, 14/09/2018 … surtout au moment où l’économie américaine redémarre5 La presse est remplie de chiffres mirifiques témoignant du redémarrage de la machine productive américaine. Source : WallStreetJournal, 28/08/2018 .

En ce qui concerne l’Europe, notre équipe n’a jamais eu de doute que si un choix lui était imposé, elle commencerait par revenir à ses vieilles habitudes plutôt que d’opter pour une aventure orientale. C’est à ce choix que Trump contraint actuellement l’Europe, et un nouveau cadre de relations transatlantiques est sur le point de voir le jour dont nous explorons dans ce numéro les fortes caractéristiques que nous entrevoyons déjà. Nous analysons également le processus politique par lequel l’Amérique de Trump entend arriver à ses fins, un processus qui sera un paramètre déterminant dans la série de transformations que l’UE s’apprête à enregistrer. L’élection européenne de 2019 est toujours d’après nous un point de bascule de ces évolutions.

Une OPA américaine sur l’Europe ?

Voici trois informations indiquant un durcissement de la politique européenne des Etats-Unis :

. tout d’abord, la rencontre entre Juncker et Trump cet été, alors que les Européens étaient à la plage, au cours de laquelle le président de la Commission européenne a littéralement fait allégeance et accepté toutes les conditions du président américain : acheter le gaz liquéfié américain que l’on refusait jusqu’ici, acheter le soja américain que les Chinois ne prennent plus en représailles des taxes qui ont été imposées à leurs produits, se serrer les coudes contre la Chine (ce n’est pas explicitement mentionné dans le compte-rendu mais clairement évoqué tout de même dans le cadre d’un objectif commun « de protéger les entreprises américaines et européennes des pratiques commerciales déloyales »), et enfin s’asseoir durablement à la table de négociation du prochain accord commercial transatlantique6 La lecture du joint statement, disponible uniquement en anglais bien sûr, est édifiante : Commission européenne, 25/07/2018 . En échange de toutes ces concessions, Trump, magnanime, se contentait d’offrir de suspendre les barrières douanières sur les voitures européennes tant que l’UE restait à la table de négociation. Quant aux tarifs sur l’acier et l’aluminium, la question n’ayant pas été abordée, ils sont donc maintenus.

. plus anecdotique mais révélateur tout de même, le nouveau premier ministre du Groenland, Kim Kielsen, élu en avril dernier, vient de perdre sa majorité parlementaire à la suite du départ de sa coalition du parti indépendantiste « Partii Naleraq », militant pour l’indépendance complète du Groenland par rapport au Danemark à l’horizon 2021. Ce dernier a en effet estimé inacceptable la décision du gouvernement de faire financer la rénovation de trois aéroports groenlandais sur fonds danois plutôt que chinois. Mais ce qui est étrange, c’est que Danemark et Groenland invoquent tous deux comme raison de cette décision leur souci de ne pas froisser les Etats-Unis (pour lesquels le Groenland est une base stratégique importante)7 Cette information nous intéresse d’autant plus que nous avons anticipé des changements dans les relations entre Groenland et Danemark en conséquence des perspectives économiques ouvertes par la route maritime du nord pour un Groenland polarisant des indépendantistes prompts à comprendre qu’il y a là matière à autonomie économique, et un Danemark d’autant plus intéressé à garder une île en passe de devenir rentable. Voir « Océan Arctique 2020-2050 : nouvelles routes maritimes et changement de donne géopolitique », GEAB N°121, 15 janvier 2018 . L’ingérence a ici le mérite d’être explicitée !8 Source : Reuters, 10/09/2018

. et puis, il y a la mise en route du ralliement des extrêmes-droites prétendument « souverainistes » européennes sous la bannière de l’Américain et ancien conseiller stratégique de Trump, Steve Bannon. Un ralliement qui commence déjà à porter ses fruits puisque Matteo Salvini, premier ministre adjoint d’Italie, et président du mouvement Lega Nord, a rejoint le projet9 Source : TheGuardian, 08/09/2018 . Les autres caciques de l’extrême-droite européenne se pressent à ses pince-fesses10 Source : Politico, 12/07/2018 . Gageons que le prochain ralliement visible viendra des Pays-Bas11 Source : Politico, 14/02/2017 . Et autant pour la défense des souverainetés européennes…

Ce genre de nouvelle vient confirmer le scenario que nous avions formulé juste après l’élection de D. Trump où, à l’inverse de toutes les conjectures de l’époque sur l’inévitable éloignement européen des Etats-Unis avec un tel président à leur tête, nous mettions en garde contre un risque d’émergence d’une « Union Transatlantique » en remplacement de l’Union européenne12 Source : GEAB N°109, 15/11/2016 .

Compte tenu de certaines évolutions récentes et à l’approche de la prochaine élection européenne, il est temps de faire un point sur cette anticipation qui se précise.

Point de départ : le new NAFTA

Comme chacun sait, Trump utilise des techniques de négociation issues de la « théorie des jeux »13 Source : The Conversation, 08/06/2018 qui se résume essentiellement à jouer « au plus fou »14 Encore faut-il être en position de force pour gagner ! Yanis Varoufakis, lorsqu’il était Ministre de l’économie grecque a également employé cette technique – notamment en prétendant être prêt à faire sortir son pays de la zone euro. On en connaît le résultat : ne gagnent à ce jeu que les plus décidés ou les plus forts. . Mais que cherche-t-il ?15 Le mépris des médias pour Trump est une catastrophe qui sert admirablement ses visées. Les discours sur l’incohérence du personnage bloquent l’élaboration de toute stratégie. Trump veut réorganiser le commerce mondial d’une manière qui serve mieux les intérêts de son pays et intégrant de ce fait davantage les souverainetés nationales en général16 Intégrant de ce fait davantage les souverainetés nationales en général. Source : Bloomberg, 30/08/2018 . Il a discrédité les grandes arènes de négociation (G7, OMC, etc.) et invite toute la planète à sa table : Mexique, Canada, Europe, Chine…

Résultat des courses, cet été, le Mexique se déclare d’accord pour un nouvel accord TAFTA17 Source : The Atlantic, 27/08/2018 que le Canada tarde certes à rejoindre mais finira sans aucun doute par rallier. Les points d’achoppement sont :
. du côté US, le caractère inconditionnel de l’accès des produits laitiers US au marché canadien18 Entre le jour où nous rédigeons cet article et sa relecture, le Canada a accepté la revendication américaine. Source : Financial post, 12/09/2018
. du côté canadien, le caractère inconditionnel de l’intégration des clauses ISDS et autres Mécanismes de règlement des différends au nouvel accord19 Sur ce point en revanche, la situation reste bloquée. Source : CBC, 13/09/2018

Ces clauses, celles-là mêmes qui ont mobilisé les activistes anti-CETA et anti-TTIP des deux rives de l’Atlantique, ont été écartées à la demande de Trump et après un prompt assentiment du nouveau président mexicain. Le Canada en revanche annonce déjà que ses lobbies bloqueront la signature de tout accord n’intégrant pas ces clauses… Difficile de deviner le compromis que Mexique, Etats-Unis et Canada trouveront à ce sujet, mais ils en trouveront un. Et gageons que le modèle servira au grand accord transatlantique.

Figure 1 – Échanges commerciaux entre États-Unis, Canada et Mexique. Source : Seeking Alpha.

Les Etats-Unis sont donc déjà sur le point d’avoir resserré les rangs à marches forcées d’une Amérique du Nord dont la cohésion battait franchement de l’aile. Et ce d’autant plus que la récente signature du fameux accord canado-européen, dit CETA, réduisait l’influence des Etats-Unis sur son voisin nordique depuis son adoption par le Parlement européen en février 201720 Source : Parlement européen, 15/02/2018 .

Lorsque Trump parle d’un rééquilibrage en faveur des Etats-Unis des relations commerciales mondiales, il faut l’entendre : d’une certaine manière, si l’Europe a pu développer pendant plusieurs décennies son marché et ses infrastructures, c’est aussi grâce au fait qu’elle n’a pas ou peu eu à investir dans sa défense ; de même, la dépendance de l’Europe au système financier américain lui a également donné accès à peu de frais à de puissants outils d’influence internationale… L’aliénation européenne au transatlantisme, que nous dénonçons souvent car c’est une stratégie de courte-vue et de gagne-petit, s’explique aussi par le facilité qu’elle fournissait aux intérêts économiques européens. Mais cette influence américaine sur l’Europe a fini par coûter cher aux Etats-Unis : appauvris par la saignée permanente de ses dollars vers le reste du monde – et en particulier l’Europe –, la relation d’influence avait souvent tendance à s’inverser entre les deux rives dans certains secteurs : rachats d’entreprises américaines majeures par les Européens21 Source : Wall Street Journal, 06/04/2018 , accord commerciaux préférentiels euro-canadiens, imposition du système de régulations européennes22 Source : The Telegraph, 22/02/2018 , etc. Il est probable que dans le prochain modèle transatlantique que nous concocte Trump, les Européens en seront pour leurs frais à continuer d’utiliser les Etats-Unis comme gardiens de la paix bénévoles et distributeurs à billets.

Bien sûr, cette présentation de l’ancienne relation transatlantique est caricaturale mais il est important de comprendre comment une partie de l’establishment américain perçoit l’Europe… et pourquoi les choses sont en train de changer…

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Notes   [ + ]

1. Rappelons que nous anticipons la chute du régime iranien : entre crise financière (source : Voice of America, 05/09/2018), économique (source : Times of Israel, 13/09/2018), politique (sources : Xinhua 28/08/2018 ; RadioFarda, 21/08/2018), et géopolitique (les habitants de Basra en Iraq, traditionnel allié de l’Iran, protestent contre l’Iran : Independent.ie, 08/09/2018), la survie du régime des mollahs ne tient plus qu’à un fil.
2. La campagne menée actuellement pour rendre impopulaires les financements des Chinois le long de la route de la soie porte certainement ses fruits (source : SouthChinaMorningPost, 13/09/2018). Néanmoins la liste des pays optant pour un rapprochement avec la Chine ne cesse d’augmenter. En témoigne la décrue du nombre de pays reconnaissant Taïwan comme pays indépendant (source : SouthChinaMorningPost, 13/09/2018) ou la récente décision du Népal ne pas participer aux exercices militaires indiens alors que ce petit pays traditionnellement proche de l’Inde vient de participer à des exercices du même type avec la Chine (source : SouthChinaMorningPost, 13/09/2018).
3. Cet article de South China Morning Post est éloquent, qui décrit un rejet mondial des capitaux chinois et ne liste que des pays caractéristiques du camp occidental : Canada, Allemagne, France, Australie, Japon. Cette note de bas de page comparée à la précédente suffit à comprendre la bipolarisation qui se met officiellement en route actuellement. Source : SouthChinaMorningPost, 14/09/2018
4. La Chine, qui officiellement brave pourtant l’interdit américain, a en fait déjà réduit ses importations de pétrole iranien. Source : OilPrice, 06/09/2018
5. La presse est remplie de chiffres mirifiques témoignant du redémarrage de la machine productive américaine. Source : WallStreetJournal, 28/08/2018
6. La lecture du joint statement, disponible uniquement en anglais bien sûr, est édifiante : Commission européenne, 25/07/2018
7. Cette information nous intéresse d’autant plus que nous avons anticipé des changements dans les relations entre Groenland et Danemark en conséquence des perspectives économiques ouvertes par la route maritime du nord pour un Groenland polarisant des indépendantistes prompts à comprendre qu’il y a là matière à autonomie économique, et un Danemark d’autant plus intéressé à garder une île en passe de devenir rentable. Voir « Océan Arctique 2020-2050 : nouvelles routes maritimes et changement de donne géopolitique », GEAB N°121, 15 janvier 2018
8. Source : Reuters, 10/09/2018
9. Source : TheGuardian, 08/09/2018
10. Source : Politico, 12/07/2018
11. Source : Politico, 14/02/2017
12. Source : GEAB N°109, 15/11/2016
13. Source : The Conversation, 08/06/2018
14. Encore faut-il être en position de force pour gagner ! Yanis Varoufakis, lorsqu’il était Ministre de l’économie grecque a également employé cette technique – notamment en prétendant être prêt à faire sortir son pays de la zone euro. On en connaît le résultat : ne gagnent à ce jeu que les plus décidés ou les plus forts.
15. Le mépris des médias pour Trump est une catastrophe qui sert admirablement ses visées. Les discours sur l’incohérence du personnage bloquent l’élaboration de toute stratégie.
16. Intégrant de ce fait davantage les souverainetés nationales en général. Source : Bloomberg, 30/08/2018
17. Source : The Atlantic, 27/08/2018
18. Entre le jour où nous rédigeons cet article et sa relecture, le Canada a accepté la revendication américaine. Source : Financial post, 12/09/2018
19. Sur ce point en revanche, la situation reste bloquée. Source : CBC, 13/09/2018
20. Source : Parlement européen, 15/02/2018
21. Source : Wall Street Journal, 06/04/2018
22. Source : The Telegraph, 22/02/2018

Commentaire recommandé

cording // 29.10.2018 à 07h20

Toujours la même naïveté européiste ! Comment ne peut-il pas voir que l’UE est en train de se disloquer ? Un tel aveuglement est consternant et lui fait perdre toute crédibilité. Il est permis de se demander dans quel monde vit l’auteur de ces analyses totalement irréalistes. Un autre exemple la prétendue OPA américaine sur l’Europe. Il oublie que l’Europe est déjà et dès ses origines sous tutelle US et que Trump veut détruire l’UE parce qu’il a bien compris qu’elle est l’expression de la domination allemande qui engrange de conséquents bénéfices commerciaux grâce à une monnaie, l’euro, sous-évaluée aux dépens de ses “partenaires et des US. D’ailleurs les voitures dites européennes dont il parle sont essentiellement allemandes et Juncker, voulu par l’Allemagne à la tête de la Commission européenne, a défendu plus les intérêts allemands qu’européens, ces derniers n’existent que dans la tête du GEAB.

16 réactions et commentaires

  • cording // 29.10.2018 à 07h20

    Toujours la même naïveté européiste ! Comment ne peut-il pas voir que l’UE est en train de se disloquer ? Un tel aveuglement est consternant et lui fait perdre toute crédibilité. Il est permis de se demander dans quel monde vit l’auteur de ces analyses totalement irréalistes. Un autre exemple la prétendue OPA américaine sur l’Europe. Il oublie que l’Europe est déjà et dès ses origines sous tutelle US et que Trump veut détruire l’UE parce qu’il a bien compris qu’elle est l’expression de la domination allemande qui engrange de conséquents bénéfices commerciaux grâce à une monnaie, l’euro, sous-évaluée aux dépens de ses “partenaires et des US. D’ailleurs les voitures dites européennes dont il parle sont essentiellement allemandes et Juncker, voulu par l’Allemagne à la tête de la Commission européenne, a défendu plus les intérêts allemands qu’européens, ces derniers n’existent que dans la tête du GEAB.

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    • Duracuir // 29.10.2018 à 08h40

      Le problème fondamental est que tous les prétendus européistes sont, en fait, des atlantistes convaincus, et néocons la plupart du temps.
      L’autre problème, est que les souverainistes d’extrême droite sont atlantistes directement dans leur ADN, la collaboration et la soumission étant leur génome principal.
      Le 2e soucis est que le haut-fonctionnariat français est devenu d’une nullité crasse dans son arrogance et son incompétence. Le dernier avatar de ce scandale d’état étant l’achat de F35 par la Belgique du fait de l’absence d’occupation sérieuse du terrain par les Français(m’enfin cher ami, il est évident que ces gueux Belges vont acheter le Rafale) et de leur insufférable et désormais habituelle arrogance avec les acteurs locaux tandis que la cavalerie US chargeait de tous cotés sabre au clair.

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  • la vieille gauloise // 29.10.2018 à 08h29

    N’ importe comment l’ oligarchie mondialiste à déjà passé un deal
    avec les asiatiques ( Russes et Chine) le Monde globalisé fonctionnera sur 4 grands continents l’ Amérique ( nord/sud)
    L’ Eurasie ( Europe de l’ Ouest jusqu’ à la Chine ) le grand Orient ,
    Pays arabes, Magreb… et le reste….La communauté dirigeante à des conflits internes quant aux moyens de parvenir à cette globalisation , il semble que la vision multipolaire soit en train de l’ emporter ….l’ essentiel pour l’ oligarchie est de garder le pouvoir

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  • calal // 29.10.2018 à 08h48

    Les USA changent de direction avec trump.Certains avancent que l’UE etait leur creation et que maintenant qu’ils n’en ont plus besoin,ils cassent leur outil. L’allemagne semble se rapprocher de la russie continentale, le RU se barre.
    Ou est l’interet de la france la dedans? Qui va t elle suivre?Devant quel suzerain nos elites vont elles plier le genou?
    Le probleme c’est que nos elites sont trop cons pour miser sur le bon cheval.
    La france devrait devenir une suisse enorme.Neutre,independante,souveraine,confederale,avec une subsidiarite qui ferait emerger les competences locales et diminuerait le poids des imbeciles de Paris.
    Comme ca on ne se tromperait plus de modele a imiter.
    Pour cela faudrait etre aussi intelligent que les suisses et ca c’est pas gagne.

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  • christian gedeon // 29.10.2018 à 10h42

    Comme d’hab,GEAB est franchement hilarant…mais c’est qu’ils y croient toujours à leur “europe “(l’ue),et s’étonnent à voix haute que Trump défende les intêrets des USA,dis donc! En même temps il n’ a pas été élu président de la Chine ou de la (grosse) commission “européenne “(de l’ue). Donc le gars défend SON bifteck et celui de ses électeurs…ahurissante attitude pour le geab. Qu’un américain défende les interets américains ou un français les intérêts français,çà les dépasse complètement. Leur logiciel n’intègre pas par construction,les notions de pays,de nation,de patrie et de défense des intérêts nationaux…pour eux,çà ne peut tout simplement pas exister.De très dangereux mondialistes.

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  • Traroth // 29.10.2018 à 13h06

    Prétendre que la domination militaire étasunienne sur l’Europe serait en quelque sorte un cadeau, c’est sans doute le truc le plus naïf que j’entendrais aujourd’hui…

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    • jdautz // 29.10.2018 à 15h37

      Mai si, comme les colonies ont été le «cadeau» que l’on a fait à «ces gens là» qui «végétaient dans leur misère», il parait même qu’il y en avaient qui n’avaient pas de chaise chez eux ! On leur a apporté le «cadeau» de notre glorieuse civilisation, parce que je ne suis pas raciste, mais «ces gens là» ne sont pas comme nous et ne saurait se débrouiller sans notre «bienveillante tutelle» et notre «intelligence supérieure» nécessaire «au progrès».

      Toute ressemblance avec d’autre faits et circonstances est purement fortuite et involontaire °<:OD

      Sinon il y a le site de Marie-France Hirigoyen qui apporte un éclairage passionnant sur certains aspect de l'humanité, et c'est curieusement totalement et directement applicable à «la politique» et «l'économie» «modernes».

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      • christian gedeon // 30.10.2018 à 12h15

        Je te rappelle quand même qu’avant nos colonies,il y a eu des “états ” africains qui se livraient avec frénésie au commerce d’esclaves…avec les arabes. Ce qu’on sait de l’empire du Ghana,entre autres,est juste effrayant,et on n’en sait pas grand chose. Alors,et pour faire bonne mesure,ma traite européenne est arrivée sur un territoire déjà bien convaincu de la chose,qui existait depuis ma nuit des temps,et à la quelle les “royaumes et empires africains ” avaient apporté le plus grand soin…les africains ont été aussi esclavagistes que ces salauds d’occidentaux,et ont complètement oublié,dans leur “devoir de mémoire ” l’esclavage arabe. Bien plus important et surtout meurtrier… faut pas le dire…ben je le dis quand même…la vérité libère,le mensonge rend aveugle.

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  • Max // 29.10.2018 à 16h10

    D Trump sait que les USA sont finis et toutes tentatives de rétablissement ne peut se faire qu’avec le fouet afin de gagner du temps, tous les budgets gouvernementaux ont été baissé de 5%, sauf celui de la défense et malgré cela le budget de la défense n’est pas tenable : https://www.defensenews.com/smr/federal-budget/2018/10/19/seeing-red-us-deficit-jumps-779-billion-adding-budget-pressure/
    En Corée (Sud et Nord), sans les USA, ont établi une no Fly zone des deux cotés.
    Le démantèlement des fortifications des deux cotés continuent.
    Seoul a refusé une nouvelle demande des USA de 846 millions de $ pour le cout de stationnement des forces US dans la péninsule et il n’y aurait plus d’exercices militaires conjoint avec les forces des USA visant le Nord. http://www.koreaherald.com/view.php?ud=20181019000635
    Dernièrement la Corée du Sud a fait savoir que la levée des sanctions économiques envers la Corée du Nord n’a pas besoin de l’accord des USA : http://www.koreatimes.co.kr/www/nation/2018/10/356_257279.html
    Toujours en Asie
    La Chine, le Japon et la Corée du Sud renforcent leurs liens commerciaux : https://asia.nikkei.com/Politics/International-Relations/Japan-and-China-try-new-approach-to-friendship-40-years-on
    La Russie
    Pendant des années, elle a joué le jeu de la modération, plusieurs décisions des occidentaux et notamment des pays anglophones vont vraisemblablement l’obligé à changer.
    – L’interdiction de plus en plus imposé par les USA de commercer d’avec la Russie notamment sur les hydrocarbures et sur les ventes d’armes, il est fort possible que le secteur agro-alimentaire soit prochainement sur la liste.
    – Le retrait des USA de l’accord INF démontre que les USA se réservent le droit de ne pas honorer leurs signatures.

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  • Philvar // 29.10.2018 à 17h20

    A la vue du résultat de la gestion de l’UE, ses asservis n’ont plus grand chose à perdre. Se laisser exploser pour retrouver une indépendance nationale n’aura pas forcément de mauvaises répercutions pour les européens de souche. Chaque grande décision a son prix. Celui que nous payons actuellement est tellement élevé qu’il ne peut être que refusé. Sinon nous tomberont dans la double allégeance interne et externe ou, si vous préférez, mondialiste sous une coupe US. Double peine !

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  • Olivier MONTULET // 29.10.2018 à 20h59

    Ce texte n’intègre pas les autres menaces que les USA (et non Trump seul) font peser sur l’Europe notamment en matière de défense nucléaire ou de relation commercial avec des tiers comme la Russie ou l’Iran.
    Résultat cette analyse repose sur un biais qui la rend totalement non pertinente d’autant que Juncker et sa commission n’est pas l’UE et peuvent aussi être dédit par le sommet Européen. N’oublions pas non plus que Juncker ne sera plus là dans 6 mois.
    L’Europe certes se complait dans son rôle de vassal soumis au suzerain US, mais, sa haine aveugle de Trump (à l’instar des “démocrates” US), l’autorise aujourd’hui à ouvrir (entre=ouvrir) les yeux sur ce fait et lui faire prendre (début) de conscience que ces intérêts ne sont pas nécessairement ceux des USA.
    L’économie américaine, au surplus, n’est pas au beau fixe que du contraire, elle a put donner une certaine illusion ces derniers mois avec un effet conjoncturel favorable pour l’UE, mais l’économie américaine et occidentale n’a jamais reposé sur des fondements aussi fragiles et la crise ultime est imminente. Si l’Europe cessait de se ciller elle réorienterait son économie vers l’est (Russie-Chine-Inde) qui sont ses voisins directs et ses partenaires naturels. Se devrait être pour l’UE d’autant plus facile après le Brexit puisque débarrassée de la haine atavique envers la Russie des Anglais-saxons (Eng et US). La sécurité de l’Europe serait d’ailleurs bien mieux assurée dans une alliance avec la Russie que dans l’alliance “otanesque” obsolète avec les USA. La question est veut-on une Europe du passé, d’un monde déchu ou celui du XXIème siècle, un monde d’avenir ? Que je sache l’Europe y compris les pays de l’Est on bien moins souffert des Russes (qui les ont débarrassés des nazi ) que des USA (qui on tout détruit pour leur seul intérêts en intervenant en 44 quand les jeux étaient fait et qu’ils devaient sauver leurs intérêts et non pas la démocratie).

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    • Philvar // 30.10.2018 à 10h08

      Olivier MONTULET a l’honnêteté intellectuelle de ne pas se cacher derrière un pseudo. Alors une recherche rapide permet de le situer dans la mouvance de mediapart ce qui est son droit le plus absolu. Mais ce n’est pas une raison pour refaire l’histoire en passant sous silence l’aide massive en matériel des USA envers l’URSS, d’oublier les coûts humains du débarquement, etc…
      Mais pourquoi mentir, même par omission, pour défendre une cause qui est loin d’être inintéressante. Elle a de nombreuses qualités et aussi de nombreux défauts que je ne veux pas énumérer ici tant ce serait de la taille d’une thèse pour décrire tout cela.
      Le plus simple est que si nous basculions du côté Est les USA le prendrait très mal et pourraient aggraver immédiatement la guerre économique existante déjà, sinon menacer d’une intervention militaire qu’une UE désarmée ne pourrait que perdre immédiatement. Commencer par acheter le pétrole et le gaz russe est un début qu’il faut poursuivre à petits pas. Et, en attendant Olivier MONTULET devrait perfectionner son français !

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      • Arno // 30.10.2018 à 12h16

        “Les coûts humains du débarquement” ?? Avant de mettre en avant de tels “arguments” basés sur le pathos et pathétiques, Il faudrait comprendre, mon garçon, que pour les dirigeants US ce coût est négligeable; la chair à canon, c’est fait pour ça, non ? Et puis les coûts humains ont été surtout payés par les populations locales (au moins 20.000 morts pour 6.000 yankees). Alors oui, O. Montulet a raison, les USA ne sont entrés en guerre que par intérêt économique, et le débarquement n’était qu’une opération pour profiter du “travail” effectué par les Soviétiques.

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      • daniel // 30.10.2018 à 14h01

        ” si nous basculions du côté Est les USA le prendrait très mal ”

        Comment ça?
        On aurait plus droit aux MacDo? Boycott des Airbus ou des frittes (french fries), du Roquefort? Et le dollar, fini pour nous?

        Un cauchemar.
        Je retourne me coucher, tourné vers l’ouest, le grand large, l’Atlantique et tout ça. C’est plus sûr.

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      • Kapimo // 30.10.2018 à 21h11

        “permet de le situer dans la mouvance de mediapart”.
        Pour votre information, il semble bien que la mouvance de Médiapart, ce soit entre autres choses l’atlantisme.

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  • christian gedeon // 30.10.2018 à 11h55

    C’est fou quand même…l’essentiel des réactions sont anti US…mais ce n’est pas le sujet,non? Ce que j’appelle la post adolescence de l’analyse politique,l’anti USisme permanent,traduit bien l’impossibilité,pour le moment,de réfléchir en dehors des US. Les gens se posent en s’opposant,ce qui est la marque psychanalytique de l’adolescent,et pas celle de l’adulte…çà me fait penser à tous ceux,et j’en connais,qui me disent ,regarde,il n’y a que des juifs à la télé…il va falloir devenir adulte là,présentement,non?

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