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17.août.201917.8.2019 // Les Crises

Intégrité forgée dans des cages. Par Chris Hedges

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Source : Truthdig, Chris Hedges, 13-05-2019

Mr. Fish / Truthdig

Chris Hedges a donné cette conférence à 27 étudiants diplômés qui étaient auparavant incarcérés – dont certains à qui il enseigna en prison – et à leur famille à l’Université Rutgers vendredi [Avril 2019, NdT]. La cérémonie était organisée par le programme Mountainview de Rutgers [Université de l’État du New Jersey et l’une des plus importantes universités d’État américaines, NdT], qui aide les étudiants à obtenir leur diplôme à Rutgers après avoir suivi des cours universitaires en prison dans le cadre du programme de bourses d’études du New Jersey et du Transformative Education in Prisons Consortium (NJ-STEP). Lisez une transcription de son discours ou regardez-le en vidéo en suivant le lien au bas du message.

Mes camarades diplômés de l’université : l’intégrité n’est pas un trait héréditaire. Elle n’est pas conférée par les privilèges, le statut ou la richesse. Elle ne peut être transmise par des écoles ou des institutions d’élite. Ce n’est pas le produit de la naissance, de la race ou du sexe. L’intégrité n’est pas un pedigree ou une marque. L’intégrité se mérite. L’intégrité n’est pas déterminée par ce que nous faisons dans la vie, mais par ce que nous faisons avec ce que la vie nous donne. C’est ce que nous surmontons. L’intégrité est la capacité d’affirmer notre dignité même lorsque le monde nous dit que nous ne valons rien. L’intégrité se forge dans la douleur et la souffrance, dans la perte et la tragédie. Elle s’est forgée dans les salles d’audience où vous avez été condamnés. Elle s’est forgée dans les chaînes que vous avez été forcés de porter. Elle s’est forgée dans les cages où vous avez vécu, parfois pendant des décennies. Elle s’est forgée dans les pleurs de vos enfants, ceux qui ont perdu leur mère ou leur père à cause de la monstruosité de l’incarcération de masse. Elle s’est forgée dans le chagrin de vos parents, de vos frères, de vos sœurs, de vos époux et de vos partenaires. L’intégrité s’est forgée en surmontant l’enfer autour de vous pour étudier dans une cellule exiguë et oppressante pour un diplôme universitaire que personne, peut-être même pas vous, n’aurait jamais pensé que vous obtiendriez. L’intégrité, c’est refuser de devenir une statistique. L’intégrité, c’est se lever et crier à un univers indifférent : JE SUIS QUELQU’UN. Et aujourd’hui, personne ne peut nier qui vous êtes, ce que vous avez accompli et ce que vous êtes devenus – des diplômés universitaires, des hommes et des femmes intègres qui avez défendu farouchement votre dignité et votre capacité à exercer votre volonté, et qui avez triomphé.

Plusieurs d’entre vous sont mes anciens élèves : Boris, Steph, Tone, Hanif et Ron, bien qu’il soit difficile pour moi d’utiliser le mot « ancien ». Pour moi, vous serez toujours mes élèves. J’ai passé de nombreuses heures avec vous dans les salles de classe de la prison. Je connais les cicatrices que vous portez. Vous porterez ces cicatrices, ce traumatisme, pour la vie. Assumez vos souffrances. Ne les niez pas. Et sachez que la guérison ne vient qu’en tendant la main à ceux qui souffrent. C’est dire à ceux qui sont mis de côté par la société: « Moi aussi, j’étais méprisé. Moi aussi, j’étais là où tu es. Moi aussi, je me sentais seul et abandonné. Mais comme moi, tu peux surmonter cela et tu le feras ». Je ne suis pas romantique à propos de la souffrance. J’en ai vu beaucoup en tant que correspondant de guerre. La souffrance peut rendre certaines personnes meilleures. Elle peut en avilir et en détruire d’autres. Mais ceux qui surmontent la souffrance, qui restent attachés à la compassion et à l’empathie, peuvent devenir ce que Carl Jung appelle des « guérisseurs blessés ». Thornton Wilder, dans sa pièce de théâtre « L’Ange qui troubla les eaux », écrit : « Sans tes blessures, où serait ton pouvoir ? … Les anges eux-mêmes ne peuvent pas convaincre les enfants misérables et maladroits sur terre, comme seul peut le faire un être humain brisé par le cours de la vie. Au service de l’amour, seuls les soldats blessés peuvent servir ». Et il y a autre chose que j’ai appris en tant que correspondant de guerre : l’éducation est moralement neutre. Les personnes très instruites peuvent être aussi cruelles et sadiques que les analphabètes. C’est pourquoi tant de prédateurs humains qui profitent de la misère des pauvres dans des entreprises comme Goldman Sachs ont été formés dans des universités de la Ivy League [groupe de huit universités privées du Nord-Est des États-Unis, parmi les plus anciennes et les plus prestigieuses du pays, NdT]. C’est pourquoi James Baldwin a écrit que « l’éclat sans passion » – et par cela il entend la passion morale – « n’est rien de plus que de la stérilité ».

Dans sa pièce « Angels in America », Tony Kushner écrit sur la souffrance et la diabolisation des hommes homosexuels atteints du sida, qui ne sont pas si différentes de la souffrance et de la diabolisation que beaucoup d’entre vous ont ressenties en tant que membres de la caste criminelle.

« D’après votre expérience du monde. Comment les gens changent-ils ? » demande Harper.

« Ça a quelque chose à voir avec Dieu, donc ce n’est pas très gentil », répond la mère mormone. « Dieu te fend la peau avec un ongle de pouce tranchant de la gorge au ventre et puis il plonge dedans une énorme main sale, il saisit tes tripes ensanglantées et elles glissent pour échapper à son emprise mais il serre fort, il insiste, il tire et tire jusqu’à ce que toutes tes entrailles soient étalées dehors et la douleur ! On ne peut même pas en parler. Et puis il refourre tout dedans, sales, emmêlées et déchirées. C’est à toi de recoudre tout ça. »

« Et ensuite, lève-toi », dit Harper. « Et va te promener ».

« Les tripes en vrac tu continues comme si de rien n’était », affirme la mère mormone.

« C’est comme ça que les gens changent », dit Harper.

Le traumatisme n’est pas statique. Il est dynamique. C’est écrit sur votre chair. Ces cicatrices vous garderont honnêtes si vous les utilisez pour voir votre propre visage chez ceux qui sont diabolisés – les femmes, les immigrants, la communauté LGBTQ, les musulmans, les personnes de couleur pauvres. Pour que la vérité soit entendue, comme l’a écrit Theodor Adorno, la souffrance doit pouvoir parler. Flannery O’Connor a reconnu que la vie morale implique toujours la confrontation avec le monde. Saint Cyrille de Jérusalem, en instruisant les catéchumènes, écrivit : « Le dragon est assis au bord de la route, il regarde ceux qui passent. Prenez garde qu’il ne vous dévore. Nous allons vers le Père des âmes, mais il faut passer devant le dragon. Quelle que soit la forme que prend le dragon, c’est de ce passage mystérieux devant lui, ou dans ses mâchoires, que les histoires, de quelque profondeur, devront d’être racontées, et ceci étant le cas, il faut un courage considérable à tout moment, dans tout pays, pour ne pas se détourner du conteur. »

Il y a des gens dans cette salle qui ont commis des crimes, mais il n’y a pas de criminels ici aujourd’hui. Non pas que les criminels n’existent pas. N’est-il pas criminel de permettre à plus de 12 millions d’enfants aux États-Unis de se coucher le ventre vide tous les soirs alors qu’Amazon, qui a réalisé 11 milliards de dollars de profits l’an dernier, n’a payé aucun impôt fédéral ? En fait, dans notre système de subventions aux entreprises, Amazon a reçu un crédit d’impôt de 129 millions de dollars du gouvernement fédéral. N’est-il pas criminel que la moitié de tous les Américains vivent dans la pauvreté, ou quasi pauvreté, alors que la fortune combinée des trois hommes les plus riches d’Amérique, dont le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, pèse plus que la richesse totale de la moitié la plus pauvre des américains ? N’est-il pas criminel que des millions d’emplois en usine, qui permettaient autrefois aux familles de gagner leur vie en bénéficiant de prestations de santé et de retraite, aient été délocalisés vers des endroits comme Monterrey, au Mexique, où les travailleurs mexicains des usines GM [General Motors, NdT] gagnent 3 $ l’heure sans aucune prestation sociale ? N’est-il pas criminel que nos familles aient été sacrifiées pour nourrir l’obsession de profits des entreprises, qui les laissent pourrir dans des terrains vagues violents et post-industriels comme Newark ou Camden ? N’est-il pas criminel de harceler et de terroriser les pauvres dans les rues de nos villes pour des activités insignifiantes, comme la vente de cigarettes en vrac ou « l’obstruction de la circulation piétonnière », qui consiste à se tenir trop longtemps sur un trottoir, alors que Bank of America, Citibank et Goldman Sachs n’ont jamais été tenues responsables de la destruction de l’économie mondiale, qui a vu disparaître frauduleusement 40 % de la richesse mondiale ? N’est-il pas criminel que notre population carcérale ait plus que doublé alors que la pauvreté a augmenté et que la criminalité a en fait diminué ?

George Bernard Shaw avait raison :

La pauvreté est « le pire des crimes. Tous les autres crimes sont des vertus à côté de lui ; tous les autres déshonneurs sont la chevalerie même par comparaison. La pauvreté gangrène des villes entières, répand d’horribles épidémies, frappe à mort l’âme même de tous ceux qu’elle peut voir, entendre ou sentir. Ce que vous appelez crime n’est rien: un meurtre ici et un vol là, un coup aujourd’hui et un sort hier. Qu’est-ce que ça peut faire ? Ce ne sont que les accidents et les maladies de la vie ; il n’y a pas cinquante véritables criminels professionnels à Londres. Mais il y a des millions de pauvres gens, de gens misérables, de gens sales, de gens mal nourris, mal habillés. Ils nous empoisonnent moralement et physiquement ; ils tuent le bonheur de la société ; ils nous forcent à en finir avec nos propres libertés et à organiser des cruautés contre nature de peur qu’ils ne s’élèvent contre nous et nous entraînent dans leur abîme. Seuls les imbéciles craignent le crime, nous craignons tous la pauvreté. »

Le rabbin Abraham Joshua Heschel a dit de la société que « certains sont coupables, mais tous sont responsables ». Le crime de pauvreté est un crime collectif. Notre incapacité, en tant que nation la plus riche de la planète, d’assurer sécurité et santé aux communautés, où tous les enfants ont assez à manger et un avenir, est un crime collectif. Notre incapacité à fournir à tous, et en particulier aux pauvres, une bonne éducation est un crime collectif. Notre incapacité à faire des soins de santé un droit humain et le fait d’obliger les parents, accablés par des factures médicales astronomiques, à faire faillite pour sauver leurs fils ou leurs filles malades sont des crimes collectifs. Notre incapacité à fournir un travail ayant du sens – bref, la possibilité d’un espoir – est un crime collectif. Notre décision de militariser les forces de police et de construire des prisons, plutôt que d’investir dans les gens, est un crime collectif. Notre croyance fourvoyée dans la charité et la philanthropie plutôt que dans la justice est un crime collectif. « Vous, chrétiens, avez un intérêt direct dans les structures injustes qui produisent des victimes à qui vous pouvez alors tendre votre main charitable », a dit Karl Marx, réprimandant un groupe de dirigeants d’église.

Si nous ne travaillons pas à éliminer les causes de la pauvreté, le plus grand de tous les crimes, et les structures institutionnelles qui maintiennent les pauvres pauvres, alors nous sommes responsables. Il y a des questions de moralité personnelle, et elles sont importantes, mais elles ne signifient rien sans un engagement envers la moralité sociale. Seuls ceux qui sont passés par là comprennent vraiment. Seuls ceux qui sont intègres disent la vérité. Et c’est pourquoi je place ma foi en vous.

Mon premier étudiant au sortir de prison, il y a près de quatre ans, Boris Franklin, obtient son diplôme aujourd’hui. Je l’ai rencontré avec sa mère à l’entrée. Il avait passé 11 ans à l’intérieur. Les premiers mots qu’il m’a adressés furent: « Je dois reconstruire ma bibliothèque ».

Boris faisait partie de la classe de la prison d’East Jersey State qui a écrit la pièce « Caged ». Lui et moi avons consacré des centaines d’heures au cours des quatre dernières années à la réviser et à la réécrire pour la scène. Elle a été jouée il y a un an au Passage Theatre de Trenton, avec Boris dans l’un des rôles principaux. Il était complet presque tous les soirs, l’assistance composée de familles qui connaissaient trop intimement la douleur de l’incarcération de masse.

Dans cette classe, nous avons lu la pièce d’August Wilson « Joe Turner’s Come and Gone ». L’illusionniste Bynum Walker dit aux afro-américains traumatisés qui sortent du cauchemar de l’esclavage et du lynchage qu’ils ont chacun une chanson, mais qu’ils doivent la chercher. Une fois qu’ils auront trouvé leur chanson, ils trouveront leur unité en tant que peuple, leur liberté intérieure et leur identité. La recherche de sa chanson dans la pièce de Wilson fonctionne comme une prière. Elle donne à chacun un but, de la force et de l’espoir. Elle permet à une personne, même si elle a été amèrement opprimée, de dire sa vérité avec défi au monde. Notre chanson nous affirme, même si nous sommes abattus et méprisés, en tant qu’êtres humains.

Boris était aussi déterminé que moi à faire entendre cette chanson, votre chanson, hors des murs de la prison, à élever cette vérité, à affirmer l’intégrité de ceux que le monde a oubliés et diabolisés. Votre chanson est essentielle. Elle doit être entendue. Je ne sais pas si j’aurais pu endurer ce que vous avez enduré et devenir ce que vous êtes devenu. Boris a dit un jour à notre ami Michael Nigro qu’il ne comprenait pas pourquoi des gens comme moi venaient les voir en prison, que dans le quartier, quand quelqu’un faisait quelque chose pour vous, il ou elle voulait habituellement quelque chose. Mais vous devriez savoir, mes chers étudiants, ce que vous m’avez donné. Cela ne peut pas être quantifié financièrement. C’est l’une des choses les plus précieuses que je possède. C’est votre amitié. Et c’est pourquoi aujourd’hui je suis le plus béni d’entre vous.

Source : Truthdig, Chris Hedges, 13-05-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

M.Smith // 17.08.2019 à 08h31

“L’intégrité c’est se lever et crier à un univers indifférent : JE SUIS QUELQU’UN.”
“Le pire des crimes est la pauvreté [systémique]”
“L’éducation est moralement neutre”

Le savoir mémorisé est moralement neutre mais pas l’éducation qui nous apprends ou ne nous apprends pas quoi faire de se savoir. Sinon d’où viendrait cette pauvreté, ces 12 millions de petits étatuniens “qui se couche le ventre vide”, et ce besoin de crier son existence pour garantir son intégrité ?
L’idéologie mortifère du néo libéralisme emprègne l’éducation dès le plus jeune âge et jusqu’aux plus grandes écoles. Pour qui il y a “ceux qui réussissent [économiquement] et ceux qui ne sont rien”.

On dresse l’enfant à obéir dès son plus jeune âge (“parce que c’est comme ça”) on met le doute sur son ressenti, on bride sa créativité, on détruit sa fraternité avec le monde. Et en même temps on nourrit ses pulsions, on le gave d’opinions et de savoir sans lui apprendre à réfléchir et à assimiler ce savoir pour finalement le transformer en “chair néo libérale” plus ou moins victime, complice ou profiteur du système.

Il faut donc tout revoir. Passer d’une éducation moralement perverse à une éducation philosophique et ethique qui met l’humain au coeur du système et non l’argent.

36 réactions et commentaires

  • M.Smith // 17.08.2019 à 08h31

    “L’intégrité c’est se lever et crier à un univers indifférent : JE SUIS QUELQU’UN.”
    “Le pire des crimes est la pauvreté [systémique]”
    “L’éducation est moralement neutre”

    Le savoir mémorisé est moralement neutre mais pas l’éducation qui nous apprends ou ne nous apprends pas quoi faire de se savoir. Sinon d’où viendrait cette pauvreté, ces 12 millions de petits étatuniens “qui se couche le ventre vide”, et ce besoin de crier son existence pour garantir son intégrité ?
    L’idéologie mortifère du néo libéralisme emprègne l’éducation dès le plus jeune âge et jusqu’aux plus grandes écoles. Pour qui il y a “ceux qui réussissent [économiquement] et ceux qui ne sont rien”.

    On dresse l’enfant à obéir dès son plus jeune âge (“parce que c’est comme ça”) on met le doute sur son ressenti, on bride sa créativité, on détruit sa fraternité avec le monde. Et en même temps on nourrit ses pulsions, on le gave d’opinions et de savoir sans lui apprendre à réfléchir et à assimiler ce savoir pour finalement le transformer en “chair néo libérale” plus ou moins victime, complice ou profiteur du système.

    Il faut donc tout revoir. Passer d’une éducation moralement perverse à une éducation philosophique et ethique qui met l’humain au coeur du système et non l’argent.

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    • Shock // 17.08.2019 à 09h14

      “Il faut donc tout revoir. Passer d’une éducation moralement perverse à une éducation philosophique et ethique qui met l’humain au coeur du système et non l’argent.”

      Je suis bien d’accord. Mais désolé, il est trop tard. Le train est lancé et rien ne peut l’arrêter.

      Voyons ce qui se passe en France où il suffit que le pouvoir verse des primes pour qu’il puisse se maintenir face à un ras le bol général. Oui, l’argent est la valeur suprême. Alors que va–il se passer en cas de krach financier maousse?

        +9

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    • Bats0 // 17.08.2019 à 13h31

      Entièrement d’accord avec vous Smith, concernant l’éducation et la transmission de la connaissance.
      Le problème, c’est qu’il y a pire que la mauvaise éducation : depuis peu j’ai découvert un docteur en neurosciences, qui expliquait pourquoi l’être humain avait une soif démesurée du “sur” (surpopulation, surpoids, surproduction, surconsommation, surchauffe, surendettement) et à l’addiction aux jeux et aux réseaux sociaux (entre autre) au nom du plaisir immédiat, et ce, à court terme.
      Selon Sébastien Bohler, tout partirait du cerveau. Au centre de notre cerveau, le striatum libère la dopamine pour rechercher constamment le plaisir en 5 objectifs : manger, avoir des rapports sexuels, dominer nos semblables, capter les plus d’information possible et faire le moins d’effort possible.
      https://www.youtube.com/watch?v=GPMSADqi3A8
      https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/pourquoi-notre-cerveau-nest-pas-ecolo
      https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-29-juillet-2019
      Une solution, éduquer notre cerveau au long terme et à des plaisirs (l’altruisme, par exemple) non néfastes pour notre environnement, et à nous même. Penser enfin aux conséquences de nos choix. Redonner un véritablement sens à l’utilité de notre “égo”.

        +8

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      • Sandrine // 17.08.2019 à 14h51

        « Éduquer notre cerveau », oh là là tout un programme… rassurez-vous des « ingénieurs sociaux » et d’autres transhumanistes cherchent déjà à s’y employer…

          +4

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      • Subotai // 17.08.2019 à 23h06

        Bh..heueuu… non..
        Pas éduquer notre cerveau: IMME POS SIBEUL!
        De fait et de réflexion.
        Par contre comprendre, intégrer, assimiler, assumer que nous sommes (notre cortex) “au service” de nos instinct animaux nous permet justement de choisir d’exercer nos moyens de contrôle sur les cinq objectifs : manger, avoir des enfants (perpétuer l’espèce), avoir le dessus sur nos semblables plus faible*, avoir le plus d’information possible (conscience de son environnement) et dépenser le moins d’énergie possible.
        *Pas “dominer nos semblables”, l’objectif étant la transmission des gènes les plus aptes à la survie de l’espèce.

          +1

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        • Dominique65 // 18.08.2019 à 15h13

          *Pas “dominer nos semblables”, l’objectif étant la transmission des gènes les plus aptes à la survie de l’espèce.
          La nature n’a pas d’objectif. Et de fait, chez les mammifères sociaux, ce sont les dominants qui se reproduisent.
          Cela dit, je n’utiliserai pas cette observation comme argument dans une discussion . Qu’on ne vienne donc pas me faire de procès d’intention, car je pense que la particularité humaine est justement de pouvoir et devoir s’extraire de sa condition.
          Cordialement

            +3

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          • Subotai // 18.08.2019 à 20h06

            C’est bien de parler pour la nature. 🙂
            La constatation est l’impératif de reproduction coute que coute.
            Dominant est un résultat. Cet état est transitoire et il réponds à une nécessité toute aussi transitoire. Les organisations sociales découlent des conditions environnementales et elle change avec ces conditions. Il y a juste que l’échelle de temps de ces changements n’est pas celle des individus concernés.
            Il y a une population très connu dont l’organisation a changé très vite et de manière radicale; passant de cultivateurs sédentaires à chasseurs nomades : des tribus indiennes des plaines de l’Amérique du Nord.
            Quand à l’Humanité, après quelques millénaires de tentatives observées et documentées, force est de constater son incapacité – toute naturelle – à s’extraire de sa condition.
            Bon courage aux “transhumanistes” 🙂

              +1

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  • Sandrine // 17.08.2019 à 08h46

    La pauvreté est une notion relative. C’est l’inégalité qui rend possible la pauvreté. Et l’inégalité présuppose elle-même la propriété individuelle.
    Peut-on supprimer la propriété individuelle ?

      +8

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    • Catalina // 17.08.2019 à 09h08

      La pauvreté une notion relative ? Pardonnez-moi de ne pas être d’accord, la pauvreté est un terme désignant la situation d’une personne, d’un groupe de personnes, d’une famille, d’une communauté ou d’une société qui ne dispose pas des ressources suffisantes pour lui permettre de vivre normalement, décemment.
      Et puis, il y a l’extrème pauvreté.
      La propriété individuelle ne crée pas forcément de la pauvreté. En revanche, la propriété des biens de production entraîne la pauvreté parce que ce nouveau paradigme de la conccurence forcenée amène celui qui possède les biens de production à réduire de plus en plus les salaires afin d’être concurentiel. C’est cela et le mondialisme qui crée sans cesse plus de pauvreté. Le fait que j’ai une voiture une maison, n’amène pas de facto mon voisin à être pauvre, à ne pas vivre décemment.

        +8

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      • Sandrine // 17.08.2019 à 12h10

        La propriété individuelle ne crée pas par elle-même la pauvreté mais c’est quand même elle qui la définit. Les chasseurs-cueilleurs du desert du Kalahari sont ils plus pauvres que les mendiants de Paris ? Ils ont moins d’objets manufacturés, c’est sur. Ils consomment aussi probablement moins de calories quotidiennement. Sont-ils pour autant plus pauvres? Ont-ils le sentiment d’être pauvres ?

          +5

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      • Allo // 17.08.2019 à 20h26

        “Le fait que j’ai une voiture une maison, n’amène pas de facto mon voisin à être pauvre, à ne pas vivre décemment.” Pas de facto non, mais c’est systémique, vous avez une voiture et des millions d’autres ont une voiture et donc mon employeur se demande pourquoi moi je n’ai pas de voiture, je devrais avoir une voiture, l’usine s’agrandi et va donc et déplacée de 30km comprenez ça ne dérange personne, après tout, tout le monde à une voiture sauf moi…

          +5

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      • Allo // 17.08.2019 à 20h31

        La propriété c’est le vol, et ce n’est pas le vol.
        La propriété est seulement une partie du problème capitaliste (qui mérite d’être réfléchie).

          +3

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        • Dominique65 // 18.08.2019 à 15h15

          « La propriété est seulement une partie du problème capitaliste »
          La propriété est bien antérieure au capitalisme.
          Cordialement.

            +2

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      • Subotai // 18.08.2019 à 20h12

        Catalina, tu dis:
        ” la pauvreté est un terme désignant la situation d’une personne, d’un groupe de personnes, d’une famille, d’une communauté ou d’une société qui ne dispose pas des ressources suffisantes pour lui permettre de vivre normalement…”
        Bien que “normalement” correspond à des “normes”, je préciserai: … “de vivre selon les normes de l’organisation sociale en cours et de l’environnement auquel il appartient”.

          +1

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    • M.Smith // 17.08.2019 à 09h13

      Pourquoi pas ? J’aime la radicalité.

      Ceci dit la pauvreté est relativement relative, avoir faim ou avoir froid est un seuil objectif.
      L’inégalité rend possible la pauvreté mais ne la crée pas pour autant mais bien son excès. On peut donc imaginer une zone “raisonnable” d’inégalité (par exemple des salaires de 1 à X, un seuil maximum de fortune, une limitation de la propriété privée) et corrélativement un accroissement des biens communs, permettant d’éradiquer la pauvreté de subsistance.
      Ce peut être aussi une transition vers la solution radicale et un nouveau monde.

        +13

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      • charles // 17.08.2019 à 20h40

        on pourrait, plus simplement, refusé toute pauvreté extrême de la même manière que l’on accepte, sans sourciller, la richesse extrême.

        Sans se poser trop de questions, sans chercher à théoriser, simplement refuser, implémenter, et se jouer de ses impacts sur nos sociétés, pour le bien de son prochain, le bien de chacun, le bien de tous.

          +5

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    • marc // 17.08.2019 à 20h38

      c’est vrai que la pauvreté est un terme générique subjectif… il faut d’abord voir ce qu’il en est des besoins vitaux : nourriture, toit (avec chauffage et eau courante), habits décents
      c’est le travail des hommes politiques de veiller au bien être de la population…

      au lieu de décider d’augmenter la quantité de nos forces armées en syrie
      après un attentat monstrueux dont notre présence là-bas est présentée comme sa cause,
      et que la plupart des français ne savent vraiment pourquoi on doit être là-bas
      à sauver précisément ces gens-là
      etc

        +2

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  • Sandrine // 17.08.2019 à 09h05

    N’oublions pas que la consommation de masse est aussi le résultat de la volonté de supprimer la pauvreté tout en gardant la propriété privée et l’inégalité.

      +2

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  • Catalina // 17.08.2019 à 09h11

    “la consommation de masse est aussi le résultat de la volonté de supprimer la pauvreté ”
    euh ???? elle est surtout la volonté au dessus de tout de faire des profits. Si on voulait supprimer la pauvreté, ça serait fait depuis longtemps. ;o)

      +15

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    • Sandrine // 17.08.2019 à 11h55

      La consommation de masse dans la mesure où elle est corrélée à la croissance de la production est un moyen de concilier l’augmentation des profits avec la réduction de la pauvreté.
      La prise de conscience que la croissance des biens produits ne peut pas être infinie pour des raisons physiques met tout particulièrement en lumière cette équation.

        +2

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      • Ouvrierpcf // 17.08.2019 à 13h11

        que vient faire la physique la dedans Par contre l économie la vie de la cité des hommes ‘ la politique elles déterminent fractionnement délimitent choisissent qui va consommer en masse ou va juste se subvenir voire mendier son pain bi quotidien ou semainier telle est la société dite de consommation pas la consommation de de masses elle parfaitement définie par le communisme par exemples

          +1

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        • Sandrine // 17.08.2019 à 13h32

          « Physique » parce que notre monde est limité par des lois physiques (quantités de métaux, d’eau, etc. déterminée par ces lois que l’homme ne pourra jamais changer en dépit de toute sa bonne volonté; il ne peut que s’y adapter de manière plus ou moins optimale)
          Cela étant je vous rejoins par rapport à la distinction que vous faites entre consommation de masse en régime capitaliste ou communiste. Mais justement, ce qui distingue ces deux modes de production, c’est le rapport à l’inégalité.

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          • charles // 17.08.2019 à 20h53

            le productivisme maximisant fait état d’art dans les deux régimes. Hors c’est la maximisation, comme moyen de l’harmonie social, qui n’est pas physiquement tenable.

            Le communisme souffre qu’entre ses raisons de naissances et ses moyens d’implémentations, la logique ne suit pas.

            Les idéaux s’accommodent mal de l’âpreté du labeur mal rémunéré, ou plus simplement, d’une vie difficile.

            Il me semble, présentement, que le capitalisme ait réussit cette pirouette par la satisfaction du mérite et la réalisation d’une vie plus simple, une sorte de shoot à la dopamine longue durée (cf commentaire de bats0)

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      • Sam // 17.08.2019 à 13h28

        Ca, c’était ce qu’il y avait d’écrit sur l’emballage (Fordisme, nouveau monde, …). En réalité, la consommation de masse c’est surtout l’accaparement définitif des moyens de productions, et la destructions des métiers au profit des emplois, ainsi qu’une des solutions pour permettre au capitalisme de se survivre à lui même, de surmonter ses tensions internes (crises de surproduction ? Consommation de masse !).

        Peut on supprimer la propriété individuelle ?
        Dans ce monde matérialiste, la propriété est la seule chose de sacrée (art 17, DDDDL).
        Le pouvoir (dieu) c’est l’argent. L’individualisme a remplacé l’être par l’avoir. J’ai donc je suis (je n’ai rien, je ne suis rien…).
        J’ai, donc je peux (liberté individuelle…). Mais si j’ai, je serais bien bête de vouloir la fin de l’avoir et devenir moi même un de ces riens, ces sans dents, ces humains surnuméraires… (humanisme…).

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        • Sandrine // 17.08.2019 à 14h07

          Je ne comprends pas le lien que vous faites entre « l’avoir » et l’humanisme. L’humanisme en tout état de cause plaide plutôt pour l’égalité des hommes et non pas la richesse de quelques uns au dépend de tous les autres.

          Sinon par rapport à votre propos du début de commentaire : il ne faut pas négliger la dimension « narcotique » de la consommation pour les couches laborieuses et cette dimension ne peut pas avoir échappé aux classes dominantes, qui comme le rappelle la citation de Shaw (dans le texte) ont une peur panique de la révolte des pauvres.

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          • Sam // 17.08.2019 à 14h12

            Il n’a jamais été question de mettre fin à la pauvreté, mais de poursuivre la capitalisation (concentration de l’argent chez quelques uns), tout en prétendant le contraire (nouveau monde).

            L’humanisme progressiste fantasme une humanité idéale, mais n’a aucun mal à considérer ceux qui ne sont rien comme des sous humains.
            (J’ai, donc je suis…)

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            • Sandrine // 17.08.2019 à 14h34

              À ce niveau là, je pense qu’il faut introduire une distinction entre le capitalisme tel que le conçoivent les ultra-liberaux et le capitalisme des socialistes dits « révisionnistes » (ceux auxquels appartient Shaw, justement).
              Les ultra-libéraux n’ont jamais eu l’intention de lutter contre la pauvreté, c’est certain. Les socialistes révisionnistes, en revanche si, et depuis un siècle, ils ont été assez souvent « aux commandes »- à travers le neo-libéralisme, notamment.

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            • Sam // 17.08.2019 à 15h54

              Intéressant mais le capitalisme socialiste, c’est comme le capitalisme solidaire, social, éthique, écologique, …
              Collectiviser la responsabilité de la pauvreté (comme collectiviser toutes les autres “pertes”), mais continuer malgré tout à individualiser les profits.
              Or est responsable celui qui peu, donc celui qui a, donc celui qui est.
              Et sans remise en cause de cette logique là (l’individualisme), c’est du vent.

              Pourquoi les gens ne se révoltent pas ?
              Parce qu’ils ont une profonde conscience de leur impuissance (individuelle). L’individualisme du pauvre, c’est la solitude et l’exclusion.
              C’est la révolte que nous devrions collectiviser. Aujourd’hui, tout le monde est en grève chacun dans son coin, pour le plus grand bonheur des capitalistes…

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        • charles // 17.08.2019 à 20h57

          la consommation de masse existe aussi bien dans le communisme que le capitalisme. Ce qui diffère ce sont les moyens de sa réalisation.

          Par ailleurs, je note que de la propriété individuelle, ou de la propriété collective, dans les deux cas, on s’approprie tout ce que le vivant peut donner.

          Ce soir je ne peux m’empêcher de penser qu’ils sont les deux faces de la même pièce.

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  • Jean-Do // 17.08.2019 à 09h59

    Sans la menace de la pauvreté, comment nous feraient-ils tenir tranquilles ?

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  • calal // 17.08.2019 à 13h14

    Quelques traductions tirees de la greve d’ayn rand ayant un lien avec le texte propose:
    – il y aura toujours des mendiants et des pillards qui essaieront de prendre le fruit de votre travail soit par les larmes soit par la force ( les criminels et les “minorités diabolisés”)
    -l’argent exige de vous de la vertu et pour le gagner et pour le garder.les hommes qui n’ont pas de courage,de fierte ou d’estime de soi,qui n’ont pas le sens moral d’avoir merite leur richesse,ne resteront pas riches longtemps:ils sont des proies naturelles des nuees de pilleurs qui sont attires comme des mouches par l’odeur des hommes qui se laissent culpabiliser par leur richesse.

    A noter que pour ayn rand,l’argent est cense etre “honnetement gagné” par de la valeur produite et non par du credit sorti de nul part. A noter egalement que pour elle,de l’argent gagné honnetement sera depense “intelligemment” et non pas gaspille et que de l’argent acquis “malhonnetement” sera source de culpabilité et de honte (ce qui peut expliquer bien des comportements occidentaux actuels)…
    bref la majorite des gens recoivent ce qu’ils meritent…

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    • Sandrine // 17.08.2019 à 13h23

      « A chacun son dû » maxime inscrite au frontispice du camp de Dachau…

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  • MIZZGIR // 17.08.2019 à 19h07

    « Je ne suis pas romantique à propos de la souffrance » écrit Chris Hedges. Sans blague ! Ça dégouline de moraline à tous les étages. Le bon pasteur la larmichette à l’oeil devant les brebis reprises de justice réunies pas ses bon soins. Alléluia ! A la lecture, j’avais littéralement l’impression d’être plongé dans une fosse à purin que je ne sais quel miracle aurait réussi à faire sentir la rose, sans empêcher cependant que demeure la malsaine et prenante sensation poisseuse. Autant j’apprécie souvent les productions de ce monsieur, autant celle-ci m’est insupportable. Pourtant je ne suis pas un cynique. Par exemple je révère plus que tout la poésie de Victor Hugo, qui est assez “pompière” et moralisante, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais là, trop c’est trop ! Il n’y a rien à tirer d’un tel tissu de contradictions, sans aucune nuance ni distanciation. On appréciera la citation de Georges Bernard Shaw : la pauvreté est « le pire des crimes. Tous les autres crimes sont des vertus à côté de lui ; tous les autres déshonneurs sont la chevalerie même par comparaison ». Faudrait pas non plus pousser grand-mère dans les orties… La pauvreté n’excuse pas tout, même si je suis d’accord pour affirmer qu’elle est un scandale absolu (surtout aujourd’hui, c’est clair). Bon, Chris Hedges était sans doute ému devant ses ouailles redevenues oies blanches , dignes et intègres – enfin d’après lui – et je lui pardonne volontiers, mais là désolé son discours moi j’peux pas.

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  • Feufollet // 17.08.2019 à 22h01

    Dès lors, MIZZGIR, n’accepte pas l’équation
    Pourtant simple, que la richesse se crée et se maintient
    Par la création et le maintient de la pauvreté
    C’est la seule règle de survie possible du capitalisme
    Si tout le monde était riche, le capitalisme ne pourrait pas survivre
    Il faut des pauvres, mais là, ça commence à faire beaucoup trop de pauvres
    Pour ces oligarques-mécènes- philanthropes, procureurs directs de la pauvreté
    Qui ont exporté les moyens de productions, vers les pays pauvres
    Là où, la pauvreté était déjà bien pire que chez nous
    Après, c’est bien de se poser la question du concept lié au contexte de la pauvreté
    Le plus grave, c’est que le capitalisme enlève et détruit l’autonomie de subsistance des peuples
    N’Est-ce pas ? M. Bill Gates

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  • Catalina // 17.08.2019 à 22h07

    MIZZGIR

    Ben moi, pareil que vous, on dirait une sorte de phophète de secte qui parle à ses ouailles, de plus, ici, le sens d’intégrité est comment dire, transformé, “intègre” veut dire honnête, en général, ça n’a rien à voir avec la dignité.

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  • Catalina // 18.08.2019 à 09h08

    Entre faire voeux de pauvreté et posséder à une minorité les 80% de la planète, il y a un monde.
    Et non, une fois de plus, je ne suis pas sûre que la nature humaine soit ainsi faite, en revanche, la nature psychopathe de 5% de la population humaine qui est avide de tout et jamais rassasiée et cela même aux prix de la vie humaine, de la faune et de la flore est aujourd”hui connue.

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