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8.février.20128.2.2012 // Les Crises

J’ai honte…

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Oui, j’ai HONTE ce matin…

Comme l’a très bien dit avec concision Paul Jorion :

En ce moment-même à Athènes, les membres de la « Troïka », représentants de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, tentent d’imposer à la Grèce, une baisse du salaire minimum de 750 € à 550 €.

Ces gens prétendent parler en notre nom. Comment leur faire comprendre que ce n’est pas le cas ? Loin de là. Très loin de là.

Troïka Versus Grèce : le match vers la catastrophe

Okeanos vient de réaliser sur son blog (que je vous recommande) une synthèse des demandes de la Troïka

Les nouvelles mesures font bondir. Les négociations en cours entre la Troïka et le gouvernement grec sont tendues, difficiles. La population, elle, va devoir se serrer la ceinture, encore une fois. Une catastrophe risque d’en chasser une autre.

Retour sur les chiffres et les mesures de l’accord.

To Vima cite un rapport du bureau de la comptabilité générale de l’État qui précise que les mesures visent à réduire le budget de l’Etat de 2,3 milliards d’euros, de la façon suivante :

  1. 1,07 milliards en moins pour les dépenses de médicaments (une hérésie !!!);
  2. 300 millions en moins pour la défense (un moindre mal -une bonne nouvelle- mais pas à la hauteur des possibilités de réduction du budget de la défense) ;
  3. 400 millions en moins dans les dépenses publiques (je suis assez curieux de savoir ce qu’ils entendent par dépenses publiques);
  4. 200 millions en moins dans les dépenses des institutions étatiques ;
  5. 50 millions en moins dans le paiment des heures supplémentaires des médecins publics (pour info, une infirmière a eut le bonheur de recevoir 2.80€ de salaire pour le mois de janvier, oui : 2.80€, à peine un café à Athènes);
  6. 250 millions de moins dans les frais généraux des ministères (quid du salaire des hommes politiques et des aides -publiques- des partis politiques ?!?) ;
  7. 40 millions de moins pour les familles nombreuses (autant réduire encore les aides octroyées aux plus faibles…);

Voilà pour les premiers chiffres. Ils ne concernent que des coupes dans le budget.

Venons-en aux mesures concrètes qui vont toucher, une fois de plus, ceux qui ont de plus en plus de mal a joindre les 2 bouts (source protothema ) :

  1. réduction de 20 à 25% des salaires, en commençant par le salaire minimum (actuellement de 761€ brut / mois) ;
  2. réduction de 20% des retraites de plus de 1.000 euros par mois ;
  3. réductions de 20 à 30% dans les retraites complémentaires de plus de 150 euros par mois ;
  4. licenciements dans les forces armées, la santé et l’éducation pour les employés sans-statut permanent ;
  5. coupes drastiques dans les salaires élevés de l’état(les hommes et partis politiques aussi ?), abolition du droit des salariés pour un poste permanent et privatisations immédiates ;
  6. ouverture immédiate des professions fermées et des heures de travail ;
  7. mise en place de zones économiques spéciales assorties d’incitations fiscales pour l’investissement et le travail ;
  8. extension de la flexibilité du travail avec les entreprises et les contrats personnels.

Après une réduction de salaire déjà constatée de 20 à 30% depuis 2009, l’Europe va s’offrir une main d’oeuvre bon marché qui aura grand mal à continuer à survivre devant les prix à la consommation en Grèce (grosso modo identiques à la France). Des salaires réduits de 50% en moins de 3 ans, chapeau la troïka et le gouvernement grec si cela passe. Les nouvelles mesures ajouteront des retraités en difficulté à ceux qui font la queue à la soupe populaire. Le droit du travail, déjà si peu protecteur en Grèce, va devenir anecdotique. Et la « mise en place de zones économiques spéciales assorties d’incitations fiscales pour l’investissement et le travail » va sans doute attirer les investisseurs étranger (allemand et français en tête) qui auraient des allègements -donc des rentrées d’argent en moins pour l’Etat- fiscaux (comme cette zone franche -réservée à l’Allemagne- proposé par un maire d’une ville du Péloponnèse). Tout va bien dans le monde de la troïka.

La troïka demande un engagement écrit du gouvernement grec (leaders du PASOK(gauche), de ND(droite) et du LAOS(extrême droite)). Lucas Papademos va rencontrer ce soir les chef des partis de son gouvernement, [edit 19h20] autour de21haprès 22h30 (20h 21h30 heure française). Il devrait s’exprimer ensuite en direct (à suivre dans la soirée quand l’info sera officielle chez OkeaNews).

[edit 19h25 : Il semble que la troïka doit rencontrer Lucas Papademos vers 21h30 (20h30 heure française) et que la rencontre avec les responsables des partis politiques soit décalée à demain].

Le match continue, mais les spectateurs grecs ont déjà compris depuis bien longtemps ce qui les attend encore, et encore, et encore. La sauce avec laquelle ils sont dévorés ne fige pas. Il semble même que la délectation des puissants à anéantir les derniers espoirs d’une population n’a pas de limite. A moins que Lucas Papademos surprenne tout le monde, mais cela semble plutôt mal parti, d’autant que Georges Papandréou (dont le père avait prévenu la population qu’il espérerait pour son pays ne jamais voir son fils à la tête du pays -on connait la suite-) aurait déjà évoqué de laisser l’actuel premier ministre en place jusqu’à la fin du mandat (soit 2013). Au revoir les élections d’avril ? Démocrassie absolue. Papadémocratie.

Les jeux sont-ils faits ?

Okeanos

J’ai honte…

Merci à Okeanos pour ces informations nécessaires…

J’ai honte de ces demandes de la Troïka.

Cela brise le coeur de vivre où une époque où les gouvernants imposent à un peuple de tel sacrifices. Tout ceci pour rembourser de riches créanciers (qui ont certes le droit de revoir leur argent, mais pas à n’importe quel prix. Et qui ne le reverront pas, d’ailleurs).

Comment aurais-je pu imaginer, il y a 5 ans, que je verrai l’Union Européenne demander à un des pays membres de baisser son Smic à 500 € par mois (revenant de Grèce, je vous confirme que le niveau des prix là-bas est du même niveau que le nôtre…) ou les salaires et les retraites de 20 % ???

Est-ce cela le projet Européen que nous voulons ?

Qui sont ces cinglés qui s’imaginent qu’il sortira autre chose de ces décisions que la dévastation d’un projet politique commun, ceci ouvrant la voie aux pires nationalismes et à la haine des autres pays membres, à commencer par l’Allemagne ? – comme on l’a vu dans les manifestations cette semaine :

Comment ces gens se retrouvent-ils à parler en notre nom ?

Quand allons-nous cesser de torturer nos frères grecs – je pense qu’ils ont assez expié leurs pêchés, d’autant que la facture pour les nôtres arrive…

J’ai honte… n°2

Comment dire…

« Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. » [Claude Guéant, 4/2/2012]

« La phrase de Claude Guéant est intéressante dans son contexte» et d’une banalité totale. Si on ne peut même pas dire cela, c’est la censure à tous les étages et à tous les moments de la réflexion (NDR : ARFFF !!!!). Je crois qu’il faut condamner le relativisme qui consiste à dire ‘tout s’équivaut’. Tout ne s’équivaut pas. […] Je l’aurais dit différemment, mais je pense la même chose. » [Gérard Longuet, 6/2/2012]

« C’est une polémique ridicule. […] Le ministre de l’Intérieur a dit qu’une civilisation, un régime, une société qui n’accordaient pas la même place et les mêmes droits à des hommes et à des femmes, ça n’avait pas les mêmes valeurs. C’est du bon sens. […] Si on veut bien ne pas polémiquer, ça nous éviterait de perdre beaucoup de temps. » [Nicolas Sarkozy, 6/2/2012]

Bon, que la profondeur de l’inculture historique de ces gens-là dépassent de très loin le gouffre de leurs déficits budgétaires, c’est peu surprenant vu tout ce que nous subissons.

Mais alors voir ça :

tout le groupe UMP, solidaire comme un seul homme, face à une attaque (attendue) d’un député de l’opposition…

Je prends toujours garde aux points goodwin dans les débats, mais enfin, en l’espèce, la référence est obligatoire… Car ce n’est qu’un pas en direction du :

« La race aryenne nordique est la détentrice de toute culture, la vraie représentante de toute l’humanité, et c’est par application divine que le peuple allemand doit maintenir sa pureté raciale. La race germanique est supérieure à toutes les autres et la lutte contre l’étranger, contre le Juif, contre le Slave, contre les races inférieures est sainte. » [Adolf Hitler, Mein Kampf]

J’ai une réelle pensée émue pour le Général de Gaulle, et pour une époque d’Honneur où, évidemment, un ministre aurait fait ses bagages dans l’heure. De droite ou de gauche, ce n’est plus un problème de petite politique à ce niveau là.

Pensée aussi pour les 33 autres ministres – j’imagine que leur honneur ne vaut donc pas plus que leurs précieux 14 000 € mensuels qui restent à toucher jusqu’à début mai…

Chapeau Messieurs Dames !

Deux questions à propos de Claude Guéant et des « civilisations » – Communiqué de la LDH du 5/2/2012

Le ministre de l’Intérieur s’était jusqu’à présent limité à la stigmatisation des individus ou des origines. Chargé par Nicolas Sarkozy du rabattage des voix d’extrême droite, Claude Guéant vient de franchir une étape supplémentaire vers l’ignoble, dans les locaux de l’Assemblée nationale, devant des élus UMP et un groupuscule étudiant proche de la droite radicale.
Avec ses deux petites phrases « Nous devons protéger notre civilisation » et « je pense que toutes les civilisations ne se valent pas », assises sur un amalgame nauséeux entre « civilisations », « ethnies » et politiques gouvernementales, Claude Guéant exhume de son tombeau le débat sur l’identité nationale lancé par Nicolas Sarkozy et que la nation, justement, avait rejeté avec dégoût.

Plus encore, il légitime une hiérarchisation des civilisations entre elles, renouant avec les idées les plus sombres du siècle dernier. Provocation ultime, il le fait au nom de la devise républicaine, dont il trahit ainsi et la lettre, et l’esprit. Une telle escalade pour choquante qu’elle soit ne surprend pas la Ligue des droits de l’Homme, mais deux questions sont maintenant posées : Claude Guéant arrivera-t-il, dans une prochaine déclaration, à faire reculer les limites du supportable et sera-t-il toujours ministre de l’Intérieur lorsqu’il l’aura prononcée ? Car dans la plupart des pays d’Europe de tels propos seraient immédiatement suivis de la démission de leur auteur.

« Races supérieures ! Races inférieures ! C’est bientôt dit. Pour ma part, j’en rabats singulièrement depuis que j’ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d’une race inférieure à l’Allemand. Depuis ce temps, je l’avoue, j’y regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et vers une civilisation et de prononcer : homme ou civilisation inférieure ! » [Georges Clemenceau, 30 juillet 1885 à la même Chambre des députés]


164 réactions et commentaires - Page 2

  • Marcus // 09.02.2012 à 20h05

    + 1 Patrick-Louis Vincent !

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  • BA // 09.02.2012 à 20h27

    Engagé à droite, François Lenglet, en seulement 2 minutes 43, dit tout ce qu’il fallait dire :
     
    « Le dogme de l’euro anéantit plusieurs pays en Europe. »
     
    « Il va falloir dissocier le destin des pays qui n’ont rien à faire dans l’euro et pour lesquels cette monnaie est délétère, et les autres pays, qui vont tâcher de s’arrimer à l’Allemagne. »
     
    http://auxinfosdunain.blogspot.com/2012/02/francois-lenglet-sur-leuro.html
     
    Engagé à gauche, Frédéric Lordon dit la même chose :
     
    « Face à ce qu’il faut bien identifier comme des enjeux vitaux pour le corps social, un État, confronté au non-vouloir de la BCE, prendrait immédiatement la décision de réarmer sa propre banque centrale nationale pour lui faire émettre de la monnaie en quantité suffisante et reconstituer au plus vite un bout de système bancaire en situation d’opérer. Observant alors au coeur de la zone une ou des source(s) de création monétaire hors de contrôle, c’est-à-dire une génération d’euros impurs, susceptible de corrompre les euros purs dont la BCE a seule le privilège d’émission, l’Allemagne, cour constitutionnelle de Karlsruhe en tête, décréterait immédiatement l’impossibilité de rester dans une telle « union » monétaire devenue anarchique et la quitterait sur le champ, probablement pour refaire un bloc avec quelques suiveurs triés sur le volet (Autriche, Pays-Bas, Finlande, Luxembourg). Quant aux autres nations, elles auront alors à choisir entre reconstituer un bloc alternatif ou bien retourner chacune à son propre destin monétaire, la France quant à elle tâchant de faire des pieds et des mains pour embarquer avec l’Allemagne, sans être le moins du monde assurée d’être acceptée à bord. »
     
    http://www.revuedeslivres.fr/%C2%AB-nous-assistons-a-l%E2%80%99ecroulement-d%E2%80%99un-monde-des-forces-immenses-sont-sur-le-point-d%E2%80%99etre-dechainees-%C2%BB-entretien-avec-frederic-lordon/
     
    En clair :
     
    – le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce, l’Espagne, Chypre, etc, vont quitter la zone euro ;
     
    – les autres pays vont tâcher de s’arrimer à l’Allemagne.
     
    La zone euro va se disloquer.

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  • Okeanos // 10.02.2012 à 00h48

    [Edit du 10/02/2012 – 01:38] Le match est terminé. Mémorandum validé (baisse des retraites incluse). Doit-on s’attendre à une revanche populaire ? En tout cas, certains médias s’y préparent déjà, car selon certaines informations de la presse grecque (mercredi 8/2/2012), la chaîne CNN serait en train de louer l’ensemble du 6ème étage au prestigieux hôtel « Grande Bretagne », place de la Constitution (Syntagma), en face du Parlement et ceci parait-il pour plusieurs semaines, « s’attendant à la bataille d’Athènes ». Lors de l’épisode Référendum, j’avais pu croiser plusieurs journalistes sur une place Syntagma -vide- qui me demandaient « Vous pensez qu’il y aura du monde aujourd’hui ? Des émeutes ? ». Les images d’émeutes, cela fait vendre. Une révolution aussi. Tenter de comprendre et d’expliquer une situation dans la durée, c’est sans doute moins rémunérateur. Revanche ou pas, la sauce est prête. La grande bouffe va continuer sont rouleau compresseur anti-social. Nos rêves s’étiolent. Bienvenue dans la jungle … démocrassique.

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  • Okeanos // 10.02.2012 à 11h32

    Manifestations anti austérité en cours (athènes, thesalonnique, chania, heraklion et ailleurs). Grosse présence policière.
    http://www.okeanews.fr/live-grece-10-fevrier-2012/

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  • Okeanos // 10.02.2012 à 12h48

    En marge de la manifestation, la plainte pour haute trahison (suite au premier mémorandum de 2010) lancée par un médecin grec ayant étudié le texte du mémorandum et la constitution grecque, après avoir été acceptée par un procureur, a été acceptée par la haute cours de justice (après un refus de la cours de justice). Et si le droit constitutionnel grec prenait sa revanche ?

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  • jacqueshenry // 10.02.2012 à 13h06

    En réponse à patrick louis vincent, je voudrais faire une remarque à propos du Japon qu’il cite comme une civilisation à part.
    En effet, le Japon présente par de nombreux aspects, déroutants d’ailleurs pour les européens, une forme de civilisation, car on peut effectivement utiliser ce terme pour le Japon, qui est basée sur des valeurs que l’on inculque dès le plus jeune âge aux enfants et qu’on leur enfonce dans le crâne au cours de l’enseignement. Il y a d’abord le respect de toute chose et de tous les êtres vivants, que ce soient des arbres, des fleurs, des animaux ou les êtres humains. Ce respect est la base de la philosophie shintoïste. De ce principe fondamental du respect découle un style de vie particulier qui fait partie de la vie quotidienne.
    Pour exemple, je me trouvais à Tokyo il y a quelques semaines, il faisait froid et pour respecter l’équilibre énergétique précaire du pays chaque citoyen respectait les injonctions aimables du gouvernement pour économiser au maximum l’énergie électrique. Dans la maison de mon fils, la température atteignait péniblement 7 degrés le matin, car on arrêtait les chauffages la nuit. Cette attitude est strictement basée sur le respect, comme de maintenir les rues propres, aucun japonais aura l’idée de jeter son mégot de cigarette ou son chewing-gum par terre, car il respecte les autres citoyens et l’environnement général.
    L’occident, en Europe ou ailleurs a perdu cette notion de respect qui n’est même plus enseignée par les parents et encore moins par les enseignants. Je me souviens que mes parents m’ont appris ce qu’était le respect des personnes, sur la base des valeurs chrétiennes basiques. Mais qui aujourd’hui apprend aux enfants à respecter les autres, les banquettes des trains,  les voisins en ne faisant pas trop de bruit, les professeurs d’école, la police … et je pourrais citer de nombreux exemples significatifs de cette dérive vers une dissolution progressive de la civilisation judéo-chrétienne européenne.
    Maintenant, vouloir avancer que cette dite civilisation occidentale est meilleure que les autres, je doute que ce soit un bon argument car je me pose la question : quelles autres ? Si dans l’esprit du ministre de l’intérieur son propos signifie une opposition à la « civilisation arabo-musulmane », je suis en désaccord car les musulmans vivant en France, par de nombreux aspects, sont intégrés à la vie locale. Ce que le ministre retient et met en avant pour étayer ses propos, ce sont les quartiers des banlieues où seul le trafic de drogue permet à des jeunes peu ou pas scolarisés de survivre. Mais qui a un jour appris à ces jeunes ce qu’était le respect ? 
    D’ailleurs, a-t-on vraiment le droit de parler de civilisation arabo-musulmane, je ne le crois pas … 

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    • Patrick-Louis Vincent // 10.02.2012 à 14h24

      Cela fait chaud au coeur de lire cela. J’ai beaucoup d’admiration pour le Japon et les Japonais. Quant je vois comment ils ont réagi après Fukushima, chapeau. Et tu as raison, tout est dans l’éducation. Tu parles de respect ; l’on peut aussi ajouter le respect des vieux. Nous autres occidentaux auraient beaucoup à apprendre du Japon.
      Pour comprendre ce pays, je recommande un livre, déjà ancien, de Karl Graf Durckheim : le Japon et la culture du silence. Je l’ai lu au moins 10 fois, et le relirai encore.

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      • mendia // 10.02.2012 à 15h08

        Oui, vous avez raison.
        Cela fait chaud au coeur « comment ils ont réagi ».
        Il est clair que TEPCO, le gouvernement, les représentants locaux, l’ignorance volontaire stigmatisant les néo-hibakusha  etc… agissent avec le respect chevillé au corps, du fait de leur éducation. A moins que :
        http://fukushima.over-blog.fr/article-les-disparus-de-fukushima-93065109.html.
        Vous voyez, toute « civilisation » possède sa propre ligne de fracture, et non les « civilisations » entre elles.

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  • Emile Pouget // 10.02.2012 à 13h50

    Bonjour,

    C’est normal que la Gauche ne parle pas de devoirs. Les devoirs sont un concept de Droite. Je m’explique, pour la Gauche, la définition des droits de chacun permet de fixer les limites, je peux faire ce que je veux t’en que je ne transgresse pas la loi et que je mords pas sur les droits d’autrui.
    La notion de devoirs est historiquement associé à la transcendance divine, la Gauche qui s’est construit, en France, sur son opposition à la main mise de l’église sur l’état et les consciences à introduit sa propre transcendance : Les droits de l’Homme.  

    Bien sur en ces temps ou l’éducation politique n’est plus à la mode on peut dire tout et son contraire, mais si on prend le temps d’étudier les origines de la droite et de la gauche on comprend souvent beaucoup de choses.

    Bonne journée 

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    • bizbee // 10.02.2012 à 14h04

      mais si on prend le temps d’étudier les origines de la droite et de la gauche on comprend souvent beaucoup de choses.

      Et bien évidemment, la morale d’aujourd’hui est conforme aux principes originels…
      Si l’on prend le temps d’étudier le pourquoi de la sempiternelle mise en opposition Gauche-Droite, et à qui elle profite, on comprend aussi bcp de chose…
      Pauvre Démocratie

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    • Patrick-Louis Vincent // 10.02.2012 à 15h23

      « pour la Gauche, la définition des droits de chacun permet de fixer les limites, je peux faire ce que je veux t’en que je ne transgresse pas la loi et que je mords pas sur les droits d’autrui. »

      ça, c’est une conception libérale. Je la partage. Mais j’ai cru comprendre que la gauche était anti-libérale.

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      • Emile Pouget // 11.02.2012 à 00h47

         
        La on commence a toucher du dur, il y a effectivement un très fort sentiment anti-libéral dans une partie du « peuple de Gauche », je pense que ce sentiment remonte à l’émergence du socialisme qui se pense en partie comme un dépassement du libéralisme.
         
        Voici « mon histoire », tirait à grand traits, du mouvement intellectuel (socialiste pour donner un nom) naissant lors de l’éclatement des libéraux originel »  :
        Le point de rupture engendré par les horreurs de la révolution industrielle, qui n’a fait que confirmer des tensions pré-existantes, c’est, d’après moi,  cristallisé  autour de deux grandes lignes de fractures. La premières tourné autour de la propriété privée et de sa définition, la question de l’abusus étant sûrement centrale. La seconde s’incarnait dans l’opposition philosophique matérialiste/idéaliste.
        Je m’apprête à faire l’impasse sur un certain nombre de mouvements important et je m’en excuse d’avance.
        Cette dernière opposition, s’incarnant finalement  dans la conception de l’homme (ontologie). Les libéraux et une partie des socialistes  continueront à être les représentant de l’humanisme tandis qu’une partie importante des socialistes (les futurs communistes)  approfondirons la tradition matérialiste jusqu’à remettre en cause la notion de libre arbitre.
        Les anarchistes représentant la frange la plus anti propriété privée mais ne remettant pas en cause, ou que partiellement, la notion de libre arbitre.
         
        Malheureusement pour les communistes, l’analyse de l’influence des structures sociales sur les individus laissa penser à Marx quelle était totale.  En effet dans le contexte du XIX siècle, les conditions de vie de la classe ouvrière réduite en quasi esclavage  ne permettait que très rarement l’émergence d’individualité. Marx en conclus donc que la structure sociales détermine pleinement les individus.
        En 1919 les communistes se rassemblent au sein de la troisièmes internationales. Les socialistes réintégreront petit à petit la notion de libre arbitre pour finalement devenir social-démocrate après guerre. Cette transformation s’incarnant dans la reconnaissance pleine et entière de la propriété privée.
        Pour les communistes l’horreur advint dans le socialisme réel, quand « libérant » le prolétariat ils se sont trouvé face à la multitude de l’humanité, et non pas devant l’uniformité du paradis communiste. 
        Face, à l’horreur de la réalité communiste, les intellectuels de gauche prolongeant la pensée matérialiste on entrepris de reprendre le travail là ou l’avait laissé Marx. Très naturellement, la question de l’individu constitua un des axe majeur de ces travaux.
        Je pense, pour la France, essentiellement à  Foucault et Deleuze (je suis forcément très restrictif). Je pense que ces deux intellectuels on entamé l’introduction de l’individu (comme être désirant et non libre) dans la pensée Marxiste, le premier, à ma connaissance, sans jamais citer Spinoza et le second le citant sans cesse. 
        Foucault commença par formaliser la pensé anti-humaniste. Je précise ce que cela veut dire pour qu’il n’y ai pas de malentendu, les humanistes pensent les êtres humains au dessus de la nature ou plus précisément hors de la nature, cette conception s’incarnant pleinement dans l’opposition naturel/artificiel.
        La pensée anti-humaniste (la aussi c’est une énorme réduction) consiste à réintroduire pleinement l’homme dans la nature. Foucault pensait que lorsque la réintroduction de l’homme dans la nature serait advenu la science prouverait la vacuité de la notion de « libre arbitre ».  La fin de son œuvre fut consacré au processus de subjectivation (processus de création du sujet) et  particulièrement au changement induit dans ce processus par la pensée néo-libérale. 
        Deleuze alliant philosophie critique et relecture de Spinoza a sans doute fortement contribué à une augmentation des travaux sur l’œuvre de Spinoza.
        Je finis par un peu de prospective, Le livre de F. Lordon,  Capitalisme, désir et servitude Marx et Spinoza marque sans doute une des premières pierres de refondation du communisme. Un communisme se tournant définitivement vers l’immanence et donc partant de l’individu. Pour être clair, partant du principe d’une égalité entre les individus il pose la question fondamentale :
        Je désire faire quelque chose qui nécessite d’être plusieurs,  quel sont les moyens que me donne la société pour convaincre des personnes de m’aider.
        Il montre comment le capitalisme moderne est de ce point de vue là un rapport d’enrôlement (dans nos société modernes on ne peut pas vivre sans argent et il faut travailler pour gagner de l’argent même si ce travail consiste à frauder). Il propose une extension de la démocratie à la sphère économique, c’est à dire de couper le lien entre propriété des moyen de production et pouvoir décisionnaire pour confier se pouvoir au corps social.
        L’incarnation dans des propositions réellement concrètes n’est pas à l’ordre du jour  mais je pense que ce livre constitue une charnière.   

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  • Patrick-Louis Vincent // 10.02.2012 à 14h10

    Entièrement d’accord. Mais, vois-tu, les musulmans sont aussi des électeurs. Alors l’on comprend pourquoi la gauche les caresse dans le sens du poil. Quand Hollande aura donné le droit de vote aux étrangers, ce sera pire encore. Le clientélisme, toujours le clientélisme !

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  • Okeanos // 10.02.2012 à 14h33

    10 février 2012 – 15:30
    http://www.okeanews.fr/live-grece-10-fevrier-2012/

    (Reuters) – le plus grand syndicat de la police a menacé de délivrer des mandats d’arrêt contre des fonctionnaires de l’Union européenne et du FMI concernant les mesures d’austérité impopulaires.
    Dans une lettre obtenue par Reuters vendredi, la Fédération de la police grecque a accusé les responsables de «… faire du chantage, d’ abolir la démocratie et la souveraineté nationale».

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    • step // 10.02.2012 à 14h39

      quand les ministres se couchent, on commence à voir la société civile, ce sera plus difficile de négocier avec. Espérons le pour vous en tout cas.

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    • Okeanos // 10.02.2012 à 14h53

      La lettre du syndicat de police : 

      « Athènes le 9 février 2012
      Destinataires
      Les Représentants :
      De la Commission Européenne M. Servaas Derooz
      Du FMI M. Poul Thomsen
      De la BCI M. Klaus Mazouch
       
      Messieurs,
       
      Le conseil étendu, en assemblée générale hier 8/2/2012 et aujourd’hui 9/2/2012, de notre Confédération composée des représentants de toutes les organisations des Agents de la Police du pays, a décidé à l’unanimité de s’adresse à vous, vous signalant ce qui suit :
       
      Depuis deux ans, la Confédération Panhellénique des Agents de la Police, vous a prévenu sur le fait que cette politique que vous dictez et dont vous exigez l’exécution «mettant le pistolet sur la tempe », dynamite la cohésion sociale et assassine tout espoir de reprise de l’économie grecque.
       
      Bien à temps, par des notes de protestation déposées auprès des instances ici de l’Union Européenne ainsi qu’auprès des Ambassades de l’Allemagne et de la France, nous avions alors exprimé notre opposition radicale à toute mesure qui insulte la dignité et la sensibilité démocratique de notre peuple.
       
      Nous vous avions prévenus, que nous refusons à nous positionner face à nos parents, nos frères et sœurs, nos enfants, face à tout citoyen de ce pays qui proteste exigeant le changement de cap.
       
      Nous proclamons tous, des politiques programmées qui garantiront les intérêts du peuple des travailleurs et de nous tous, car désormais nous survivons sous le seuil de pauvreté.
       
      Les intérêts des bailleurs de ces prêts usuriers, les détenteurs des capitaux qui veulent nous arracher nos richesses nationales, ne doivent suivant aucune règle de droit, prévaloir sur les besoins élémentaires dans la survie quotidienne de tout un peuple. Et bien au-delà, la priorité donnée à la survie des citoyens d’une nation, repose sur le droit international et elle doit demeurer la priorité dans toute politique interne. D’autant plus que nous, tout comme la majorité de notre peuple, subissant le même sort, nous ne sommes en aucun cas responsables de la crise.
       
      Néanmoins, puisque nous constatons que vous continuez sur la même politique catastrophique pour nous tous, nous voulons déclarer de manière catégorique qu’en aucun cas nous acceptons votre volonté, à savoir, nous conduire à nous entretuer avec nos frères.
       
      Nous vous avertissons donc, étant les représentants légaux des Policiers Grecs, que nous exigerons la mise en place des mandats d’arrêt à votre encontre, pour non respect de notre législation, vous plaçant alors sous arrestation si possible immédiate. Ce non respect de la législation pénale est relatif à vos actes en cours, visant à abolir ou à réduire notre régime démocratique, notre souveraineté nationale, visant également à atteindre les droits et jouissances légitimes du peuple grec.
       
      La Confédération Panhellénique des Agents de la Police appelle tous les policiers qui le souhaitent, à une « grève blanche », c’est à dire à ne plus opérer dans le cadre de certaines actions, comme la mise à disposition des pièces et documents émanant des Tribunaux, le croisement des données concernant les procès verbaux pour non respect de la législation sur l’urbanisme ou encore la surveillance des stades ».

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  • SEBLEB // 10.02.2012 à 15h29

    @ENFER
    Oui c’est inacceptable, mais faire l’amalgame l’est tout autant. Des tours « HLM » peuplée à 90% de gens vivants de trafics en tout genre, ça existe aussi en Amérique du sud (Sao Paulo …) et les femmes y sont aussi des objets commercialisables.
    Et oh surprise, dans ces ghettos verticaux, la population est très majoritairement blanche … Donc, je répète, c’est un problème de misère, pas d’ethnie POINT BARRE !

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  • SEBLEB // 10.02.2012 à 15h31

    @odeur_de_sapin
    Oui c’est inacceptable, mais se laisser convaincre d’un lien de causalité avec l’origine des truands l’est tout autant. Des tours « HLM » peuplée à 90% de gens vivants de trafics en tout genre, ça existe aussi en Amérique du sud (Sao Paulo …) et les femmes y sont aussi des objets commercialisables.
    Et oh surprise, dans ces ghettos verticaux, ces zones de non droit ou la police n’ose plus aller, la population est très majoritairement blanche … Donc, je répète, c’est un problème de misère, pas d’ethnie, ni de religion ! POINT BARRE !

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    • odeur_de_sapin // 11.02.2012 à 08h31

      Au moins au contraire d’Emile Pouget vous admettez qu’il existe un problème, ouf … c’est déjà un début pour avancer c’est de constater.
       
      Je me contente de constater un certain nombre de caractéristiques, et je ne met pas tout lemonde dans le même sac, j’ai eu des collégues de toutes origines ethniques et nationales et des types adorables de la même ethnie que ceux qui s’entretuent à la kalachnikov à Marseille. ET je ne faisis pas unrjet poru autant, bien au contraire j’étais très heureux de découvrir.
       
      Cela ne m’empêche pas de dénoncer un certain nombre de méfaits dans et issues de certains quartiers. Je ne vois pas de contradictions.
       
      @Emile Pouget également … pour ce qui est de la misère, permettez moi de sourire, des jeunes qui crèvent de faim dans les quartiers s’ils ne faisaient pas de trafic de drogue notamment et donc qu’ils n’ont pas de choix et que c’est de notre faute à nous, et que c’est la faute à l’argent roi et et et
       
      Du grand n’importe quoi qui déresponsabilise et les encourage à continuer …
       
      J’ai passé du temps en Inde du Nord en montagne, des endroits reculées, labas des jeunes vivent dans des abris .. faits de bâches, de tôles, avec leur famille, les plus riches vivaient dans des constructions en durs qui seraient directement destinés à la démolition chez nous.
       
      Pas de médiathèque dans le coin, ni de supermarché, ils vont pied à l’école, pas de ramassage scolaire, une seule tenue, tous la même, et qu’ai je pu constater, une joie de vivre, du respect, de la discipline, bien sur turbulents comme tous les jeunes, évidemment ils connaissaient les richesses (matérielles) de l’occident par qques télés disponibles. Pas de trafic. Rien de tout cela. ET pourtant leur niveau de vie et 10 fois moindre que les povs djeunes des banlieux à problème.
       
      Donc les pauvres jeunes des banlieux qui crèvent de faim … et donc ils ont pas le choix .. permettez moi d’en douter.

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      • Patrick-Louis Vincent // 11.02.2012 à 10h10

        +1 Odeur_de_sapin

        D’un côté, il ya l’éducation, de l’autre la facilité et l’oisiveté, mère de tous les vices. La misère n’a rien à voir là dedans. L’on peut être pauvre et honnête, sans travail et courageux.

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        • SEBLEB // 11.02.2012 à 13h51

          Oui mais ces jeunes ont grandit devant la pub dont le message vend le bonheur par la consommation. Après la pub ils regardent les clips de leurs artistes préférés où le rappeur lambda, crache à la gueule de ses fans son bonheur factice fait de grosses bagnoles, de cognac ou champagne (et pas n’importe lesquels) et de poufs sapées de fringues hors de prix.

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      • Emile Pouget // 11.02.2012 à 11h12

        Au moins au contraire d’Emile Pouget vous admettez qu’il existe un problème, ouf … c’est déjà un début pour avancer c’est de constater.

        Il me semble avoir à plusieurs reprises dit et répété que la violence est présente dans ces quartiers, la différence c’est que pour moi le problème ne se réduit pas à une seule cause. J’en vois de multiples, et je répète votre projet d’éducation ne peut fonctionner que quand le choix de l’éducation est synonyme de reconnaissance. Ce n’est pas le cas, la discrimination est présente partout tout le temps, pas chez les individus, dans la structure sociales, dans nos habitudes de vie.  Dès lors, un discours caricatural peut se déployer sur l’inutilité de l’école, sa violence (parfois réelle quand dès l’âge de 12 ans ont vous met dans une voie de garage), le racisme de la société (fantasmé, la société n’est pas raciste elle discrimine ). Justement, pour combattre ces discours, il faudrait arrivé à construite une véritable politique d’intégration et nom pas utiliser se terme pour cacher l’assimilation.
        Vous semblez avoir une image de la France ou le mérite et le travail sont récompensé, je ne connais pas cette France, désolé.

        @Emile Pouget également … pour ce qui est de la misère, permettez moi de sourire, des jeunes qui crèvent de faim dans les quartiers s’ils ne faisaient pas de trafic de drogue notamment et donc qu’ils n’ont pas de choix et que c’est de notre faute à nous, et que c’est la faute à l’argent roi et et et

        Du grand n’importe quoi qui déresponsabilise et les encourage à continuer …

        J’ai passé du temps en Inde du Nord en montagne, des endroits reculées, labas des jeunes vivent dans des abris .. faits de bâches, de tôles, avec leur famille, les plus riches vivaient dans des constructions en durs qui seraient directement destinés à la démolition chez nous.
         

        Ma réponse se limitera à reproduire une déclaration de l’abbé pierre :

        « Ceux qui ont mis tout le plat dans leurs assiettes, laissant les assiettes des autres vides et qui ayant tout disent avec bonne figure, une bonne conscience, nous, nous qui avons tout, on est pour la paix. Je sais que je dois leur crier à ceux-là, les premiers violents, les provocateurs de toute violence c’est vous, et quand le soir dans vos belles maisons vous allez embrasser vos petits enfants, avec votre bonne conscience, au regard de dieu vous avez plus de sang sur vos mains d’inconscient que n’en aura jamais le désespéré qui a pris les armes pour essayer de sortir de son désespoir. »

        La même chose en images : http://www.dailymotion.com/video/x70qm7_message-abbe-pierre_news
        Pierre Bourdieu et son discours sur la violence symbolique ne dit pas autre chose.
         
        Mais je pense que le nœud du problème est que vous vous pensez libre, vous projetez cette pensée sur les autres. Pour ma part, je pense, paradoxalement, que nous ne pouvons accéder à une forme de  liberté quand acceptant notre conditions de servitudes. Notre échange peux finalement se résumer à cela :
        Vous croyez au final à la liberté et au mérite. Je pense que pour ma part, le mérite est un sentiment d’esclave, car c’est aux esclaves, et non aux hommes libres, que l’on donne des récompenses pour s’être bien conduit. J’essaie d’être Spinoziste, vous êtes sûrement plus resté attaché à la tradition cartésienne/kantienne.

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        • odeur_de_sapin // 11.02.2012 à 11h52

          Vous dites

          « Vous semblez avoir une image de la France ou le mérite et le travail sont récompensé, je ne connais pas cette France, désolé. »

          C’est que nous n’habitons pas la même France tout simplement, votre discours consiste donc à dire qu’ils n’ont aucune responsabilité dans leur parcours cela excuse donc leurs comportements, … avec cette approche on peut justifier et excuser les pires abominatiosn de l’Histoire.

          Si les décisions, l’énergie, les capacités, les qualités, d’un individu n’ont pas d’influence sur le cours de sa vie … c’est qu’il est mort mon cher Emile Pouget. 

          Vous me parlez des morts, je vous parle des vivants.    

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          • Emile Pouget // 11.02.2012 à 12h16

            C’est que nous n’habitons pas la même France tout simplement, votre discours consiste donc à dire qu’ils n’ont aucune responsabilité dans leur parcours cela excuse donc leurs comportements, … avec cette approche on peut justifier et excuser les pires abominatiosn de l’Histoire.
             

            Comme je l’ai dit, plus haut je pense que vous avez une vision Cartésienne/kantienne de l’Homme. Vous employé le terme excuse, ce qui implique une faute, donc une morale, donc une transcendance. Je n’excuse pas puisque je ne sais pas ce que cela veut dire. 
             

            Si les décisions, l’énergie, les capacités, les qualités, d’un individu n’ont pas d’influence sur le cours de sa vie … c’est qu’il est mort mon cher Emile Pouget. 
            Vous me parlez des morts, je vous parle des vivants.    
             

            Je ne dit pas que les décisions et tout le reste n’ont pas d’influence, ce que je dit c’est que l’on n’est pas maître de ses envies, de ses idées ni même de sa volonté. Pour être clair, je ne pense pas que l’homme soit un dieu, une substance donc il est déterminé par ce qu’il lui arrive. Comme personne n’a exactement le même parcours de vie nous sommes tous différent. Et telle rencontre permettra à celui ci des choses inaccessible à celui là.
            La liberté, d’après moi, s’acquiert en essayant de comprendre comment notre vie nous à conditionné, quels est l’enchaînement des pensée et des expérience qui me fait penser telle idée, me fait ressentir tel affect.
            Voilà en espérant avoir été clair.  
             

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        • odeur_de_sapin // 11.02.2012 à 11h57

          .. Oui évidemment vous allez bondir sur pas la même France, je ne parle pas de la France des quartiers et la France du 16ième à PAris, ce n’est cela que je veux dire bien sur. 

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        • Un_passant // 11.02.2012 à 12h43

          Il y a un point qui me semble occulté. Je fais peut-être erreur mais c’est oublier le rôle de l’Etat. En contrôlant l’occupation des sols et au travers des impôts, il interdit, pour ainsi dire, toute démarche d’auto-subsistance et donc l’affranchissement des échanges monétaires.

          L’autre aspect qui me semble négligé, c’est le lien entre ambition, mérite et libre-arbitre. Rien n’oblige, sinon, l’Etat, à rentrer dans le système de  compétition de l’argent. De plus la notion de mérite ne se limite pas à la récompense financière : qui oblige un musicien à viser l’excellence? Personne ne le force, sinon lui même, bien souvent, ils font moins cela par ambition que par passion. Et la notion de mérite dans l’honneur ou la générosité?

          Je dirais que le tort de la gauche, c’est de réduire le mérite et le libre arbitre au système économique. L’humain est réduit au rang de consommateur. La liberté n’a aucune limite de portée sinon celle qui nécessite, d’un point de vue social/sociétal, à limiter sa propre liberté pour garantir celle d’autrui (réciproquement). Rien ne force l’humain à rentrer dans la compétition du paraître au travers de la consommation. On retrouve là encore la question du mérite : qu’est-ce que le mérite, à quoi le gratifie-t-on. Vous semblez le quantifier sur la base de la carrière et de l’argent -donc de la consommation,  « je suis ce que je consomme »-. C’est une vision… capitaliste ou marxiste bien plus que libérale, à mon sens.

          Paradoxe, en ce sens, un SDF par choix est plus libre que n’importe qui d’autre. Vision que l’on retrouve chez certaines tribus pauvres d’Asie ou d’Afrique qui ne comprennent pas le système actuel qui les prive de leurs terres ancestrales… pour de l’argent (capitalisme) -ce serait aussi valable en remplaçant argent par système (communisme, monarchie)-.

          Alors non, rien n’excuse la délinquance, pas même la discrimination supposée car TOUT dans l’humain relève de choix et donc de discriminations. Penser que la faute vient de la discrimination par l’origine ethnique, autrement dit le racisme, c’est ignorer sciemment que la même discrimination, par la connaissance des codes, le réseau, la région (provincial vs francilien, parisien vs « banlieusard »), existe entre les différentes populations (ouvrier vs cadre, chrétien vs athée etc.).

          Là où l’éducation a failli, c’est dans le refus d’admettre que suivant l’origine, tout le monde ne dispose pas du même environnement culturel et donc qu’il faut adapter l’enseignement selon l’origine pour garantir, l’acquisition, au primaire du b-a.ba du b-a.ba à savoir la maîtrise du français. Une fois une maîtrise suffisante acquise, la différenciation n’est plus nécessaire. Mais le premier problème mis en avant par un chercheur que l’on ne peut taxer de xénophobie, c’est bien le problème de la maîtrise du français. Son absence conduit à l’échec scolaire. Comment voulez-vous qu’un employeur réagisse lorsque le mec qu’il a en face de lui à tout du wesh-wesh? La discrimination est-elle au niveau des employeurs? Mon expérience professionnelle va à l’encontre de cette idée. Par contre la nom maîtrise des « rituels » sociaux occidentaux est parfois flagrante jusqu’à être… navrante. Le problème central vient de l’école.

          MAIS, je conclu par cela : croyez vous vraiment qu’entre le SMIC et dix fois ce revenu grâce au(x) trafic(s) tout le monde va choisir le mérite et l’honneur de l’honnêteté (ajoutez à cela la méconnaissance de la vie réelle des français trop souvent tous pris pour des personnes aisées enrichies grâce à la colonisation, ce que toutes les études économiques sérieuses nient)? Je ne compte plus le nombre de clichés sur les familles blanches vivant en pavillon dont on dirait qu’elles on payé leur maison en cash, selon la vision de certains racailles qui justifient par là leur délinquance et leur racisme et traitent des jeunes filles blanches de 12 ans de « p*tes à blacks ». Et ce n’est pas par les médias que j’ai eu ces échos… j’aurais préféré.
           

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          • Emile Pouget // 11.02.2012 à 14h35

            Il y a un point qui me semble occulté. Je fais peut-être erreur mais c’est oublier le rôle de l’Etat. En contrôlant l’occupation des sols et au travers des impôts, il interdit, pour ainsi dire, toute démarche d’auto-subsistance et donc l’affranchissement des échanges monétaires.

            La question de l’état, est complexe. On peut voir je pense l’état comme cage, hors une cage à une double fonction elle enferme et protège. 
             

            L’autre aspect qui me semble négligé, c’est le lien entre ambition, mérite et libre-arbitre. Rien n’oblige, sinon, l’Etat, à rentrer dans le système de  compétition de l’argent. De plus la notion de mérite ne se limite pas à la récompense financière : qui oblige un musicien à viser l’excellence? Personne ne le force, sinon lui même, bien souvent, ils font moins cela par ambition que par passion. Et la notion de mérite dans l’honneur ou la générosité?
            Je dirais que le tort de la gauche, c’est de réduire le mérite et le libre arbitre au système économique. L’humain est réduit au rang de consommateur. La liberté n’a aucune limite de portée sinon celle qui nécessite, d’un point de vue social/sociétal, à limiter sa propre liberté pour garantir celle d’autrui (réciproquement). Rien ne force l’humain à rentrer dans la compétition du paraître au travers de la consommation. On retrouve là encore la question du mérite : qu’est-ce que le mérite, à quoi le gratifie-t-on. Vous semblez le quantifier sur la base de la carrière et de l’argent -donc de la consommation,  ”je suis ce que je consomme”-. C’est une vision… capitaliste ou marxiste bien plus que libérale, à mon sens.
             

            Je précise la pensée de Gauche en citant Marx, « l’homme pour vivre, doit avant tout boire, manger, se loger, s’habiller et quelques autres choses encore ». Or dans nos sociétés moderne de divisions du travail l’accès à toute ces choses est conditionné à la détention d’argent.
            Mais sinon, bien sûr on peut trouver son bonheur dans tout autre chose que la recherche d’argent, de prestige, ….

            Mais se bonheur, à forcement était précédé d’un désir (ou d’une idée) de bonheur associé à une activité,   la question est alors de savoir si les hommes sont responsable de ce qu’ils pensent et ressentent. Je ne pense pas qu’ils le soient, car, et on revient toujours à cela, je ne pense pas que les hommes soient des substances, rien ne se crée en eux. Ils sont une modification de la substance infinie que l’on peut appeler Nature, Univers, …
            En définitive, je pense que nous divergeons sur la nature humaine. Rien de grave, cette césure est vielle comme le monde, et jusqu’à aujourd’hui nous (les matérialistes) avons toujours été les vaincus 🙂
             

            Alors non, rien n’excuse la délinquance, pas même la discrimination supposée car TOUT dans l’humain relève de choix et donc de discriminations. Penser que la faute vient de la discrimination par l’origine ethnique, autrement dit le racisme, c’est ignorer sciemment que la même discrimination, par la connaissance des codes, le réseau, la région (provincial vs francilien, parisien vs “banlieusard”), existe entre les différentes populations (ouvrier vs cadre, chrétien vs athée etc.).
             

            La notion d’excuse appartient au champ de la morale et je ne le reconnaît pas, la morale est forcément lié à la transcendance et je n’y croit pas.
            Sinon, bien sûr la Domination n’est pas un plan traversé par une seule ligne de force, elle est bien plus le maillage plus ou moins serré d’une multitude de sous dominations. Il me semble qu’il existe assez d’étude montrant que la discrimination envers la population maghrébine est une réalité, mais une réalité complexe. Cela dépend d’un nombre immense de paramètres (Lieu géographique, niveau d’étude, environnement familial, … ).
            Ce que je dit, en me basant sur une série d’études, et le triste spectacle de la mise en scène de l’action de la police à la télévision,  c’est que dans les quartiers cette domination est prédominante, que la police (et non les policiers) exerce une violence réelle et symbolique que nous ne tolérerions nulle part ailleurs.
             
             

            MAIS, je conclu par cela : croyez vous vraiment qu’entre le SMIC et dix fois ce revenu grâce au(x) trafic(s) tout le monde va choisir le mérite et l’honneur de l’honnêteté (ajoutez à cela la méconnaissance de la vie réelle des français trop souvent tous pris pour des personnes aisées enrichies grâce à la colonisation, ce que toutes les études économiques sérieuses nient)? Je ne compte plus le nombre de clichés sur les familles blanches vivant en pavillon dont on dirait qu’elles on payé leur maison en cash, selon la vision de certains racailles qui justifient par là leur délinquance et leur racisme et traitent des jeunes filles blanches de 12 ans de “p*tes à blacks”. Et ce n’est pas par les médias que j’ai eu ces échos… j’aurais préféré.
             

            Ce dernier paragraphe est comme je le disais plus haut l’illustration parfaite de ce qui nous sépare. Vous essentialisez les hommes, vous pensez qu’il sont responsable de ce qu’ils sont. Pour ma part, je le pense pas.
            Pour une démonstration convaincante de l’inexistence du libre-arbitre je vous conseille le le livre « Spinoza, philosophie pratique » de Gilles Deleuze.
             
            Bonne journée
             

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          • Patrick-Louis Vincent // 11.02.2012 à 15h38

            « Pour une démonstration convaincante de l’inexistence du libre-arbitre je vous conseille le le livre “Spinoza, philosophie pratique” de Gilles Deleuze. »

            Traitant du même sujet « Essai sur le libre-arbitre » de Schoppenhauer.

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          • Un_passant // 11.02.2012 à 16h15

            @Emilie

            Jusqu’à preuve du contraire, sauf à avoir un pistolet sur la tempe (et encore même là) nous avons TOUJOURS le choix. Nous sommes donc RESPONSABLES de nos actes et de nos choix. Si le choix n’existait pas, tout le monde, face aux mêmes contraires, ferait la même chose, faute de choix. Les différences de choix valident par leur existence même le libre-arbitre et la responsabilité de nos actes. Je ne sais plus qui a dit, peu ou prou : Si l’injustice existe, ça n’est pas par ce que l’homme est mauvais, c’est parce que l’homme à détourné son regard de la souffrance d’autrui.

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          • Un_passant // 11.02.2012 à 16h46

            Désolé, la fonction d’édition déraille chez moi. Ne pas lire « contraire » mais « contrainte » et non pas « par ce que », mais « parce que ». J’en oublie peut-être.

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          • Emile Pouget // 11.02.2012 à 16h53

            @un_passant

            Jusqu’à preuve du contraire, sauf à avoir un pistolet sur la tempe (et encore même là) nous avons TOUJOURS le choix. Nous sommes donc RESPONSABLES de nos actes et de nos choix. Si le choix n’existait pas, tout le monde, face aux mêmes contraires, ferait la même chose, faute de choix. Les différences de choix valident par leur existence même le libre-arbitre et la responsabilité de nos actes. Je ne sais plus qui a dit, peu ou prou : Si l’injustice existe, ça n’est pas par ce que l’homme est mauvais, c’est parce que l’homme à détourné son regard de la souffrance d’autrui.
             

            Je précise ma pensée, pour moi l’homme est un « automate spirituel ».
            Les hommes ne réagissent pas tous de la même manière car l’histoire de chacun est différente et donc notre « état interne » est différent. Les choses que nous pouvons pensée sont donc différente. Nous en sommes tous les deux l’exemple même. Il vous est difficile de ne pas vous concevoir libre car toute votre vie  tant à vous montrer que nous sommes libres. La responsabilité et le libre arbitre sont deux des grands piliers de nos sociétés occidentales. Nous sommes tous conditionnés à nous penser libre.
             

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          • Emile Pouget // 11.02.2012 à 17h47

            Traitant du même sujet “Essai sur le libre-arbitre” de Schoppenhauer.
             

            Nous voilà réconcilier dans nos divergences. Votre héritage intellectuel est idéaliste le mien est matérialiste. Une très longue histoire qui ne se terminera qu’à la disparition de l’humanité.

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          • Un_passant // 11.02.2012 à 21h55

            @Emilie

            Conditionné à penser que je suis libre? A voir. Depuis tout petit j’aspire à la responsabilité quant à la liberté… La liberté physique n’est qu’UNE liberté, LA liberté n’a pas de limite, elle peut même se trouver en prison. La liberté, c’est aussi de dépasser nos peurs, notre ambition, nos petites mesquineries… La véritable liberté, c’est lorsque l’on s’affranchit de soi-même, que l’on va au delà. C’est la recherche du bonheur au sens d’Aristote, en quelque sorte.

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        • Patrick-Louis Vincent // 11.02.2012 à 12h53

          « c’est aux esclaves, et non aux hommes libres, que l’on donne des récompenses pour s’être bien conduit »

          Ce n’est pas faux. Mais, dans ce cas, allez au bout des choses et dîtes que le salariat, c’est l’esclavage moderne. Ce qui n’est pas faux non plus, puisque, pour progresser dans l’entreprise, le salarié doit plaire à son supérieur hierarchique ou à son patron. Ce qui sous entend une certaine forme de soumission.

          Si cette soumission est insuportable, lors il faut essayer de devenir patron soi-même, ou libéral, ou en free-lance ou faire un retour à la terre. Il y a toujours des solutions. La plus mauvaise étant de se plaindre et de se présenter en victime, ce qui ne peut que renforcer l’idée que l’on est un esclave.

          Mais ce n’est pas vraiment le débat soulevé par odeur_de_sapin, qui est celui des citées. Il y a, dans les banlieues et les citées, des gens, issus de l’immigration, qui font des études et trouvent parfaitement leur place dans la société françaises. Ce sont les courageux. Ouvrez votre poste de télévision, vous constaerez qu’il y a de plus en plus des médecins, des avocats portant des noms d’origine maghrébine ; regardez lmes générériques des émissions, vous verrez aussi des noms maghérbins pour des journalistes, des réalisateurs, des cameramans. J’ai personnellement été salarié et patron. Dans les 2 sociétés où j’ai travaillé, il y avait environ 10% de maghrébins venant tous des cités. Dans ma petite entreprise de 4 personnes, j’avais aussi un commercial maghrébin, etc… L’intégration est donc parfaitement possible.

          Les gars des cités qui choisissent le trafic de drogue le font par facilité, par paresse et par cupidité. C’est de la mauvaise graine, et ce n’est pas en les caressant dans le sens du poil, ou en faignant de croire qu’ils trafiquent à cause de la pauvreté, que l’on fera avancer le problème.

          Dernièrement, j’ai entendu une entrevue d’un humoriste se faisant appelé Le Comte de Bouderbala. Il vient d’une cité du 9-3, et est d’origine algérienne. Le discours du pauv’gar des cités, cela ne prend pas avec lui. Il est un exemple frappant de réussite. Il a fait des études, y compris dans une université américaine et il a développé son mental en faisant du sport. Il fait des spectacles en France en français et aux EU en anglais. Loin de se plaindre et de maugréer sur le système, il a travaillé. Il s’en est sorti, sans rien demander à personne, et, en plus, il est drôle. Bravo !

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          • Marcus // 11.02.2012 à 13h17

            Patrick-Louis Vincent, vous apportez toujours une valeur ajoutée par vos interventions, que ce soit sur ce Blog ou ailleurs.
            Bravo !
            Marc

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          • Emile Pouget // 11.02.2012 à 14h54

            “c’est aux esclaves, et non aux hommes libres, que l’on donne des récompenses pour s’être bien conduit”
            Ce n’est pas faux. Mais, dans ce cas, allez au bout des choses et dîtes que le salariat, c’est l’esclavage moderne. Ce qui n’est pas faux non plus, puisque, pour progresser dans l’entreprise, le salarié doit plaire à son supérieur hierarchique ou à son patron. Ce qui sous entend une certaine forme de soumission.
             

            Si je ne l’ai pas dit, je le pense.

            Si cette soumission est insuportable, lors il faut essayer de devenir patron soi-même, ou libéral, ou en free-lance ou faire un retour à la terre. Il y a toujours des solutions. La plus mauvaise étant de se plaindre et de se présenter en victime, ce qui ne peut que renforcer l’idée que l’on est un esclave.
             

            Le problème est qu’il trouve une solution, aussi mauvaise pour eux que pour nous : La délinquance, la violence, le vol, la haine, …
             

            Les gars des cités qui choisissent le trafic de drogue le font par facilité, par paresse et par cupidité. C’est de la mauvaise graine, et ce n’est pas en les caressant dans le sens du poil, ou en faignant de croire qu’ils trafiquent à cause de la pauvreté, que l’on fera avancer le problème.

            Comme je l’ai dit vous essentialisez les hommes et c’est votre droit, vous vous fondez sur une morale et c’est votre droit. Quand je parle de morale je fait référence au fait que vous avez une vision péjorative de la  facilité, de la paresse et de la cupidité. 
             
            Je ne crois pas au bien est au mal (morale), mais j’essaye de penser le bon et le mauvais (Ethique). La grande différence est que dans la morale le bien et le mal sont définie par la transcendance (quelles quel soit) alors que dans une éthique l’opération déterminant le bon et le mauvais est une « valorisation » faite en fonction de l’individu (immanence). Dans une éthique, il n’y a pas de fautes, il n’y a que des erreurs.  
             
             

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          • Patrick Luder // 11.02.2012 à 15h06

            Pas d’accord avec vous : pour progresser, un employé n’a pas besoin de se prostituer !!!

            L’employé, pour progresser dans une entreprise saine, doit simplement faire preuve de professionalisme, d’efficacité et ne pas hésiter à faire part de ses idées pour la bonne marche de l’entrerpise, que ce soit en matière de production, d’organisation ou d’ambiance général.

            Un bon patron ou un bon responsable, doit non seulement être capable de repérer les bons éléments, mais aussi apporter un développement positif à l’ensemble et surtout assurer la perrenité de l’entreprise en préparant son remplacemnet par une personne compétente et motivante.

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          • Patrick-Louis Vincent // 11.02.2012 à 15h07

            Merci Marc. Bon week-end.

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          • Patrick-Louis Vincent // 11.02.2012 à 15h19

            On est bien d’accord, Patrick Luder ; mais ça, c’est dans le meilleur des mondes. Dans la réalité, c’est plus complique que cela. Le stress au travail, le harcèlement moral et sexuel, les peaux de banane, les mecs qui rayent le parquet, les petis chefs, les patrons mégalos, tout cela, ça existe. La vie en entreprise n’est pas un long fleuve tranquille ! La vie non plus d’ailleurs !

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          • Patrick Luder // 11.02.2012 à 19h34

            Oui, la vie n’est pas un long fleuve tranquille … mais il y a tout de même, et cela mérite d’être souligné, des entreprises qui ont une certaine éthique … qui visent aussi la durabilité plutôt que le max de fric à court terme.

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          • Emile Pouget // 11.02.2012 à 20h37

            Oui, la vie n’est pas un long fleuve tranquille … mais il y a tout de même, et cela mérite d’être souligné, des entreprises qui ont une certaine éthique … qui visent aussi la durabilité plutôt que le max de fric à court terme.
             

            Attention Danger,
             
            Je me souviens de cette phrase de Deleuze :

            On nous apprend que les entreprises ont une âme,
            ce qui est bien la nouvelle la plus terrifiante du monde.

             
            Je m’en explique, l’entreprise dans son fonctionnement actuel est monarchique. Et donc le fonctionnement réel dépend du monarque. Cela peut aller de la monarchie éclairé à la monarchie absolue en passant par des formes intermédiaires. Mais cela reste des monarchies. Car la transformation qui a eu lieu dans le champ politique ne c’est pas encore opéré dans le champ économique.
            Maintenant, vous employé le terme éthique alors qu’il s’agit de morale. Oui une morale d’entreprise, puisque les employés devront s’y conformé (cela peux aller jusqu’à la restriction de la liberté d’expression) sous peine d’être excommunié.
            Sinon, l’idée que je me fait de l’être humain ne peut se satisfaire de la charité.
            Voici un extrait du Traité  Théologico-politique de Spinoza, qui, d’après moi, définie à merveille la façon dont devrait fonctionner une société.

            Que la conservation de l’État dépende de la fidélité des sujets, de leurs vertus, de leur persévérance dans l’exécution des ordres émanés du pouvoir, c’est ce que la raison et l’expérience enseignent avec une parfaite évidence ; mais par quels moyens, par quelle conduite, le gouvernement maintiendra-t-il dans le peuple la fidélité et les vertus, c’est ce qu’il n’est pas aussi facile de déterminer. Tous en effet, gouvernants et gouvernés, sont des hommes, et partant naturellement enclins aux mauvaises passions. C’est au point que ceux qui ont quelque expérience de la multitude et de cette infinie variété d’esprits désespèrent presque d’atteindre jamais le but ; ce n’est pas en effet la raison, mais les passions seules qui gouvernent la foule, livrée sans résistance à tous les vices et si facile à corrompre par l’avarice et par le luxe. Chaque homme s’imagine tout savoir, veut tout gouverner d’après l’inspiration de son esprit, et décider de la justice ou de l’injustice des choses, du bien et du mal, selon qu’il en résulte pour lui profit ou dommage ; ambitieux, il méprise ses égaux et ne peut supporter d’être dirigé par eux ; jaloux de l’estime ou de la fortune, deux choses qui ne sont jamais également réparties, il désire le malheur d’autrui et s’en réjouit ; à quoi bon achever cette peinture ? Qui ne sait combien le dégoût du présent, l’amour des révolutions, la colère effrénée, la pauvreté prise en mépris, inspirent souvent de crimes aux hommes, s’emparent de leurs esprits, les agitent et les bouleversent ? Prévenir tous ces maux, constituer le gouvernement de façon à ne point laisser de place à la fraude, établir enfin un tel ordre de choses que tous les citoyens, quels que soient leur caractère et leur esprit, sacrifient leurs intérêts au public, voilà l’ouvrage, voilà la difficile mission du pouvoir. 
             

            Bonne soirée
             

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          • Un_passant // 11.02.2012 à 22h12

            @Emilie

             « Je ne crois pas au bien est au mal (morale), mais j’essaye de penser le bon et le mauvais (Ethique). La grande différence est que dans la morale le bien et le mal sont définie par la transcendance (quelles quel soit) alors que dans une éthique l’opération déterminant le bon et le mauvais est une “valorisation” faite en fonction de l’individu (immanence). Dans une éthique, il n’y a pas de fautes, il n’y a que des erreurs.  »

            Alors autant affranchir l’humain de son intelligence. C’est le réduire au fonctionnement reptilien, à la loi du plus fort (ou du plus malin) qui prévaut chez les animaux. Etre capable de philosophie et en arriver là… c’est un beau gâchis de matière grise. Ceci étant… éthique vient de « morale » et en tant que science visant à réfléchir sur ce qui est socialement acceptable pour rendre la société vivable, elle définit, non pas des erreurs, mais bel et bien des notions de bien et de mal. A partir du moment où vous définissez ce qui est acceptable ou compatible avec la vie en communauté et ce qui ne l’est pas, vous pouvez prétendre que vous ne parlez pas de « bien » et de « mal » vous n’opérez qu’un glissement sémantique, vous utilisez des mots différents pour dire la même chose. En fait, sans vous en rendre compte, il me semble que vous considérez la morale au sens religieux et non son sens étymologique. l’éthique ne vise-t-elle pas à définir… une morale?

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          • Emile Pouget // 12.02.2012 à 01h34

            @Un_passant
            Alors autant affranchir l’humain de son intelligence. C’est le réduire au fonctionnement reptilien, à la loi du plus fort (ou du plus malin) qui prévaut chez les animaux. Etre capable de philosophie et en arriver là… c’est un beau gâchis de matière grise.
             

            Au contraire, mais je commence par retranscrire l’introduction du Livre « Spinoza philosophie pratique » de G. Deleuze, juste pour rire 🙂
             

            Nul philosophe ne fut plus digne, mais nul aussi ne fut plus injurié et haï. Pour en saisir la raison, il ne suffit pas de rappeler la grande thèse théorique du spinozisme : Une seule substance ayant une infinité d’attributs, « Deus sive Natura » (Dieu c’est à dire la Nature, note ajouté par moi),  toutes les créatures étant seulement des modes de ces attributs ou des modifications de cette substance. Il ne suffit pas de montrer comment le panthéisme et l’athéisme se combinent dans cette thèse, en niant l’existence d’un dieu moral, créateur et transcendant. Il faut plutôt partir des thèses pratiques qui firent du spinozisme un objet de scandale. Ces thèses impliquent une triple dénonciation : de la consciencedes valeurs, et des passions tristes. Ce sont les trois grandes ressemblances avec Nietzsche. Et déjà, du vivant de Spinoza, ce sont les raisons pour lesquelles on l’accuse de matérialisme, d’immoralisme et d’athéisme.  

            Ceci étant… éthique vient de “morale” et en tant que science visant à réfléchir sur ce qui est socialement acceptable pour rendre la société vivable, elle définit, non pas des erreurs, mais bel et bien des notions de bien et de mal. A partir du moment où vous définissez ce qui est acceptable ou compatible avec la vie en communauté et ce qui ne l’est pas, vous pouvez prétendre que vous ne parlez pas de “bien” et de “mal” vous n’opérez qu’un glissement sémantique, vous utilisez des mots différents pour dire la même chose. En fait, sans vous en rendre compte, il me semble que vous considérez la morale au sens religieux et non son sens étymologique. l’éthique ne vise-t-elle pas à définir… une morale?

             
            Sinon pour essayé d’avancer, ce que je dit c’est qu’il ne faut pas juger mais valoriser.
            Quelques précisions s’imposent, L’éthique tel que définie par Spinoza s’incarne dans un processus de valorisation, qui en caricaturant un peu s’entend « comment faire pour éprouver de la joie ». Je cite une des dernières propositions de l’éthique pour bien faire sentir le « but » d’une telle éthique :

            La Béatitude n’est pas la récompense de la vertu, mais la vertu même ; et nous n’en éprouvons pas de la joie parce que nous réprimons nos désirs sensuels, c’est au contraire parce que nous en éprouvons la joie que nous pouvons réprimer ces désirs.

            Et c’est bien en cela que la philosophie de Spinoza est une philosophie de la Joie, une philosophie dévalorisant toutes les « passions tristes » et allant les débusquer jusque dans l’espoir et la sécurité.

            La vrai cité propose aux citoyens l’amour de la liberté plutôt que l’espoir des récompenses ou même la sécurité des biens  car c’est aux esclaves, non aux hommes libres, qu’on donne des récompenses pour leur bonne conduite.

            Effectivement le renversement est total puisque la morale revient peu ou prou à une entreprise de domination des passions par la conscience. Pour Spinoza tout est affaire de puissance et de connaissances, il y a une « magie » de la connaissance que tout le monde connaît, tout le monde sait que l’on a moins peur ou plus du tout quand on connaît les choses, même si c’est pour les éviter ou les fuir. La connaissance est source de Joie et réciproquement. En effet, il faut être « joyeux » pour pouvoir comprendre le monde, ne pas se laisser envahir par le ressentit, la haine.
            Je suis pas sûr de vous avoir rassuré 🙂
            Il est bien évident que cette Ethique est un chemin personnel, et ne peux constituer en lui même les bases d’un système politique. Par contre, l’ontologie sous-jacente (qui est en fait le cœur de l’éthique) peut donner quelques pistes.
            Si les hommes ne sont pas libre est sont esclaves de leurs passions, le rôle du pouvoir (démocratique) est d’instaurer des règles qui tende à réduire au maximum les violences produite par ces passions.
            Encore une  citation :

            “Comprendre et non maudire les actions des hommes”

            Comprendre, c’est aussi permettre une plus grande justice. La sanction n’est plus là pour punir, ne doit même plus être pensée comme sanction mais plutôt comme un moyen d’atteindre un état de violence moindre dans la société. Dès lors, on comprend toute l’utilité de l’individualisation des peines et la stupidité de toute peine automatique. Si la peine au lieu de produire une société plus calme et elle même source de plus de violence le cycle infernal de l’escalade est enclenché.

            Voilà donc pourquoi on considère comme violent un gouvernement qui étend son autorité jusque sur les esprits

            Une dernière citation pour revenir sur les quartiers, voilà à mon sens un des nœuds du problème, notre société dérive dangereusement (et pas que dans les quartier d’ailleurs) et tend à étendre son autorité sur les esprits.
            Bonne nuit.
             
             

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  • Okeanos // 10.02.2012 à 16h49

    Ta Néa relève un contrat entre la société grecque «Systèmes Sunlight» et le 
    ministère allemand de la défense, s’agissant de la fourniture de batteries type sous-marin 212 
    pour la Marine allemande. La commande, la troisième passée par le ministère allemand à la 
    société grecque ces trois dernières années, serait  livrée l’été 2012. L’article signale que les 
    installations de la société grecque se trouvent à Xanthi (Thrace). 

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  • Okeanos // 10.02.2012 à 18h13

    Traduction -google- du discours de papademos d’aujourd’hui : 

    DU PREMIER MINISTRE DE PRESSE Athènes, 10 Février, 2012
    Réunion du Cabinet d’aujourd’hui est extrêmement important et essentiel. Le Cabinet est invité à examiner et approuver le nouveau programme économique de la Grèce, qui est une condition préalable à un soutien financier pour le pays dans les années à venir. C’est la responsabilité de moment historique pour le Conseil des ministres.
    Cette fois, testé et la force du gouvernement. Et il est clair que tous ne peuvent pas porter le fardeau de la responsabilité. La faillite de la Grèce, cependant, n’est pas une option, nous pouvons permettre. Les conséquences paiera le pays le plus cher, surtout ceux qui se battent aujourd’hui pour faire face à une réalité difficile. Cette fois, l’impérieuse nécessité de faire tout ce qu’il faut pour approuver un nouveau programme économique et déplacer le nouvel accord de prêt. Tout autre développement serait désastreux. Il va sans dire que quiconque est en désaccord et ne passe pas le nouveau programme ne peut pas rester au gouvernement.
    Le programme économique et le nouveau contrat de prêt qui l’accompagne est très important. Il est absolument nécessaire pour compléter l’effort qui a commencé près de deux ans pour assainir les finances publiques, restaurer la compétitivité et la relance économique. Avec la mise en œuvre du programme et le soutien financier qui vient avec elle veillera à l’avenir de notre pays dans la zone euro et permettra de surmonter la crise économique actuelle.
    Le nouvel accord de prêt permettra de financer en douceur de la Grèce avec 130 milliards d’euros dans les années à venir et nous permettra de réduire la dette d’environ 100 milliards d’euros. Cela libérera des ressources précieuses pour le développement économique et protection sociale permettra de créer des conditions de sécurité et de stabilité, va augmenter la confiance dans le potentiel de croissance de notre pays et de l’économie sur les rails du développement durable.
    Le nouveau programme économique est le produit de négociations intensives et le gouvernement sklirotatis avec la troïka. Elle reflète la nécessité extrême dans laquelle est encore notre pays. Les dirigeants politiques des deux parties concernées et de soutenir le gouvernement a accepté ce nouveau programme.
    Le programme, à savoir les politiques économiques et financières à mettre en œuvre la période 2012-2014 sont décrits dans les textes qui ont été distribués:
    «Royaume-Uni – Mémorandum de politiques économiques et financières », « Mémorandum d’entente sur la conditionnalité des politiques économique spécifique », « Protocole d’accord technique ».
    Je veux faire trois points essentiels concernant le but et les instruments de politique du programme.
    Tout d’abord, afin de restaurer la compétitivité, promouvoir la croissance et accroître l’emploi, le projet comprend des changements structurels dans l’emploi, des biens et services (dans la section E, paragraphes 28-33). Les arrangements convenus pour le marché du travail visant à améliorer la compétitivité des coûts et réduire le chômage-en particulier les jeunes-qui a atteint des niveaux inacceptablesLes réformes dans les services marchands et de produits visant à améliorer la compétitivité et pression sur les prix.
    Deuxièmement, pour rétablir la stabilité financière et la confiance du public et des marchés plus bas réduire le déficit budgétaire en coupant l’équivalent des dépenses publiques à 1,5% du PIB en 2012, la mise en œuvre d’un certain nombre de mesures structurelles, et un nouveau système fiscal qui aidera à réduire la fraude et une répartition plus équitable des charges fiscales (chapitres A et B, paragraphes 5-15). Les réformes des fonds de pension et l’ajustement de pension visant à assurer la viabilité des fonds d’une manière qui protège leur faible revenu. Le projet prévoit des recettes de privatisation d’au moins 19 milliards d’euros d’ici 2015 pour réduire la dette (section D, paragraphes 23-27).
    Troisièmement, pour assurer la stabilité financière, le projet comprend la mise en œuvre d’une stratégie globale pour le secteur bancaire va renforcer sa position en capital et la solidité des banques et la liquidité dans l’économie d’une manière qui favorise l’intérêt public et de respecter l’autonomie de l’activité bancaire . La mise en œuvre de cette stratégie permettra d’augmenter la croissance du crédit et soutenir l’activité économique.
    L’ajustement budgétaire global dans la période 2012-2014 représente 7% du PIB et vise à établir un excédent primaire de 4,5% du PIB en 2012 pour commencer une réduction graduelle de la dette publique. Si la récession est supérieure à l’estimation de l’année en cours et le début de l’année 2013, la durée temporelle de l’ajustement budgétaire peut être personnalisé et étendu à l’horizon 2015.
    Les objectifs du programme sont ambitieux mais réalisables. Mise en œuvre réussie, il faudra des efforts concertés et une gestion efficace. L’application ne sera pas facile. Les coûts directs de l’ajustement économique sera important.Dans le court terme aura un impact sur l’activité économique et le revenu disponible. Mais la mise en œuvre du programme donnera lieu à la moyenne, probablement au cours de 2013 – pour relancer l’économie. Sans plus de réduire le déficit budgétaire et sans la restauration de la compétitivité ne peut pas sortir l’économie et créer des conditions pour une croissance forte et durable. Le programme prévoit la récupération de l’économie des taux de 2013 et la croissance de l’ordre de 2,5% en 2014 et 2015.
    Le but ultime et essentiel de tout notre développement de l’économie grecque. Les cinq dernières années, l’économie est en récession. Malheureusement, ce qui était attendu. Dans une économie qui a été de plus en plus grâce à yperdaneismo, où les prêts ont disparu des baisses de consommation, l’Etat ne peut pas financer les dépenses et l’activité économique se contracte. Le modèle de développement que nous avions jusqu’en 2009 n’était pas viable. Il a été condamné à la fin, et ce fut lorsque les déficits sans précédent atteint ultra-haut niveau, nous léguant une dette énorme.
    Également responsable dans le contexte européen et international déprimé de la stagnation économique, et non pas permettre à notre économie de se rétablir plus grâce à l’augmentation des exportations. Mais le facteur le plus décisif est l’instabilité et l’incertitude quant aux perspectives de l’économie grecque, la peur de la faillite et quitter la zone euro, les épargnants d’ombrage, inhibe les décisions d’investissement, les gèle l’activité économique empêche la reprise de l’économie. L’incertitude, l’instabilité et l’insécurité met fin au contrat pour la restructuration de la dette et le programme économique fiable avec elle.
    L’ajustement de notre économie ne se termine pas en un an. Pour compléter les changements prendra le travail dur, la continuité et la cohérence, la coopération constructive et de l’unité des forces sociales et politiques. La confiance en nous-mêmes et la foi en la nécessité de changer notre pays.
    Le programme contient de nombreux paramètres qui auraient dû être adoptées par nous-mêmes depuis longtemps.Si nous avions appliqué lorsque les conditions étaient favorables, n’aurait jamais atteint un tel grave crise.
    Ce programme contient les paramètres qu’aucun gouvernement allait adopter dans des conditions normales. Mesures visant à tester leur force et leur incidence sur le revenu d’une grande partie de notre société. Nous sommes pleinement conscients que le programme économique qui implique des sacrifices douloureux pour les Grecs, qui ont déjà essayé dur.
    Certains disent que, d’une telle un programme économique qui comprend des mesures douloureuses serait préférable à la faillite. Lourdement trompé qui disent cela, ou démagogue dangereux. Une faillite désordonnée jetterait notre pays dans une aventure désastreuse. Circonstances créerait le chaos économique et incontrôlable explosion sociale.Les conséquences néfastes d’une faillite désordonnée seraient multiples et extrêmement douloureux pour l’économie grecque et de la société.
    L’état sera incapable de payer les salaires, les pensions, pour couvrir les fonctions de base, tels que les hôpitaux et les écoles, et encore déficit primaire de 5,2 milliards d’euros. Que les recettes de l’Etat sont insuffisants pour couvrir les dépenses, même si pafame pour servir la dette.
    Coupes dans les dépenses directes qui doivent aller dans le cas d’une faillite désordonnée se traduirait par des salaires réels et l’effondrement des pensions, en particulier, car il serait encore plus difficile la perception des impôts.
    L’introduction de produits de base tels que les médicaments, pétrole, machines, etc, serait particulièrement problématique, car le pays, les deux secteurs public et privé, va perdre tout accès à l’emprunt et la liquidité se rétrécira. Les entreprises pourraient fermer en masse, incapable de lever des fonds.
    Les conditions de vie des grecs dans le cas d’une faillite désordonnée s’effondrerait et le pays a dérivé dans une longue spirale de la récession, l’instabilité, le chômage et la misère.
    Ces évolutions vont conduire, tôt ou tard, à la sortie de l’euro. De la campagne de base de la zone euro, la Grèce deviendrait pays faible sur les confins de l’Europe.
    Regardez le peuple grec dans les yeux de pleinement conscient de sa responsabilité historique. Le coût social de ce programme est limité en comparaison avec le désastre économique et social qui suivrait si nous n’adoptons pas.
    L’Eurogroupe à la réunion d’hier n’a pas approuvé le nouveau paquet de soutien à la Grèce et donc démarrer le processus de restructuration de la dette avec la participation des créanciers privés (ISP). A reporté sa décision en raison principalement des incertitudes et des préoccupations concernant l’environnement politique dans lequel la mise en œuvre du programme. Exprimé de sérieux doutes s’il ya une volonté politique et d’unité pour la mise en œuvre de la politique économique et l’utilisation des fonds qui accompagnent le. Demandé un engagement écrit des dirigeants politiques pour soutenir la mise en œuvre du programme, et une description plus détaillée de la façon d’atteindre les réductions prévues des coûts et un calendrier plus détaillé pour la réalisation des actions préalables.
    Mis en évidence les dangers de la mise en œuvre insuffisante de la politique économique de l’opportunisme politique et l’incapacité de l’appareil d’Etat. Les retards accumulés dans la mise en œuvre des réformes convenues dans le passé ont été très perplexe et créer un climat de remise en cause généralisée de la crédibilité du pays. Tout ceci a conduit à l’ajournement de la décision.
    Simultanément, cependant, est le fait que la force du peuple grec ont atteint leurs limites. Le peuple grec et les forces politiques sont concernés, car il est négligé, sous-estimés ou pas reconnu les progrès importants réalisés dans le rétablissement de la stabilité financière et la compétitivité de l’économie et les sacrifices énormes. Deux chiffres résument ce progrès: Au cours des deux dernières années a réduit le déficit budgétaire primaire de 8 points de pourcentage du PIB, alors qu’il a récupéré environ 1/3 de la compétitivité perdue au cours des dix années précédentes. Malgré des retards dans la mise en œuvre des réformes que nous avons réalisé beaucoup de choses avec de grands coûts économiques et sociaux, tel qu’enregistré par la récession en cours et la hausse du chômage à un niveau supérieur à 20%. Ne pas reconnaître l’effort qui est fait de progrès, les coûts économiques et sociaux énormes de l’ajustement, tandis que la préoccupation essentielle de certains partenaires et décevoir le peuple grec et d’affaiblir les efforts visant à achever la restructuration de l’économie.
    Le 11 Novembre 2011 à climatique dramatique invité le gouvernement à atteindre un objectif historique national.Pour éviter l’effondrement du pays, de rétablir sa crédibilité au niveau international et à donner une perspective citoyenne grecque et l’optimisme pour l’avenir de la Grèce. La réduction du déficit, la restructuration du fonctionnement des marchés, la consolidation du système bancaire n’est rien, mais des outils pour atteindre ces objectifs nationaux.
    Dans ce cours, nous avons tous savaient ou auraient dû savoir que nous aurions une tâche extrêmement difficile.Difficile politiquement, difficile économiquement, socialement difficile. Le peuple grec, mais l’a placé dans le gouvernement et les partis qui soutiennent les espoirs et les angoisses exprimées par les grands efforts et sacrifices.
    Trois mois plus tard, aujourd’hui, nous sommes un jet de pierre de Ground Zero. Que nous parvenions à un accord qui mettra le pays sur une nouvelle orbite, ou si nous deiliazontas en arrière une fois dans notre histoire, nous allons à s’effondrer. Permettez-moi être clair. Les moments ne sont pas seulement critique, il est tragique pour le pays.Nous avons une responsabilité historique qui mène chacun d’entre nous. Tout le monde veut faire de son mieux pour ce pays – pour le monde de courir aujourd’hui. Dans une telle situation pour moi il n’y a pas de dilemme. Il est le but seul et unique: pour surmonter, peut-être qu’une seule fois dans la vie personnelle et politique de l’individu, le respecter et donner à notre être tout entier et tout à sauver le pays et pour éviter la faillite et une défaite nationale.Aujourd’hui patriotique n’est pas à prendre les boucliers, mais unis, même avec les dents serrées, de prendre les décisions difficiles nécessaires pour le salut du pays.
    Je suis pleinement conscient que vous devez décider est extrêmement douloureux. Si vous croyez que nous devrions continuer parce que la route alternative, nous réservons une réalité qui est par incréments douloureuses.Historiquement douloureuse. Dans le discours public autour de 11 millions de citoyens de ce pays continue écouter pour les blocages, la dépréciation écouter, écouter le pessimisme, sans voir une exposition nationale au sortir du fatalisme. Dans le même temps, un million de citoyens vivent sur le chômage. Aujourd’hui 11 millions de Grecs doivent enfin entendre un mot sur l’endroit où nous si nous refusons de mettre de côté ce que des erreurs ont été faites et nous a conduits ici, et comment sortir d’ici, sur la façon de surmonter la crise.
    Il s’agit d’une immense injustice de l’histoire, le pays où la civilisation européenne a commencé, dans les 65 dernières années a connu une guerre civile et une dictature, mais il a prospéré, a construit sa prospérité, construit une démocratie, les institutions et les valeurs, pour atteindre à la faillite et a trouvé, même par une erreur, l’isolement national et de désespoir national.
    Le programme est en avance sur vous et le soutien financier qui l’accompagne sont nécessaires pour préserver les réalisations les plus importantes de ces dernières décennies pour assurer la position de la Grèce dans le groupe des pays les plus développés de l’Europe et l’euro. Et il est absolument nécessaire pour protéger nos intérêts nationaux.Ce gouvernement de coalition a été formée avec une mission principale, qui reflète la volonté de la majorité du peuple grec: faire ce qui est nécessaire afin d’éviter une faillite désordonnée et les conséquences désastreuses que pourrait entraîner. Je suis sûr que le cabinet est conscient de la criticité historique et fera son devoir. 

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  • Okeanos // 11.02.2012 à 11h02

    Manifestations anti austérité, jour 2, c’est par la.

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  • Bruno L // 12.02.2012 à 12h55

    Humm, c’est intéressant l’évolution des commentaires.

    On passe de la comparaison de civilisations à la comparaison de valeurs, puis à la comparaison de points de vue.

    Est-ce à dire que dès lors que l’on décrète la liberté d’opinion pleine et entière, cela signifie que toutes les opinions se valent? Je ne le crois pas.

    La véritable question serait, bien sûr,:
    y a t-il un critère universel pour « classer » les opinions, les valeurs, les civilisations.

    Godel a répondu, d’un point de vue mathématique: sa réponse est « Impossible d’avoir un critère universel formel », du moins de façon immanente, il faut aller au delà (métalangue ou méta système vis à vis du système étudié)

    Certaines religions, elles, ont répondu par la transcendance: on peut, ou non, l’accepter (seule  des principes transcendants pourraient permettre d’hiérarchiser les valeurs et, donc?, les civilisations)

    Pour le reste, faire croire qu’une société peut décréter elle-même, vis à vis d’autres sociétés, par une évolution ‘nécessairement’ progressiste (comme s’il n’y avait pas de régressions possibles, ou de dégénérescences) , ce qui est mieux ou pas mieux est une aberration: une société rejetant l’idée d’absolu ne peut que conduire au relativisme le plus « absolu » (si l’on peut dire). On est obligé alors de demander à des législateurs de « légiférer » sur l’histoire, pour rendre définitif ce qui n’est qu’une vision parcellaire, et donc subjective, de l’histoire humaine.  Après la Shoah – horreur immense, inhumaine, abominable – va t-on légiférer sur les horreurs du stalinisme, du colonialisme, de l’esclavagisme antique, ou arabe, ou africain, ou européen. Va t-on légiférer sur les morts du maoisme, du capitalisme, de Pôl Pot, du génocide arménien. Et de quel droit va t-on légiférer sur telle horreur plutôt que sur telle autre?

    Affaire à suivre, sans nul doute.

    Si l’on croit à l’homme, ce qui est mon cas – parfois – il faut croire en sa conscience: à chacun d’essayer de l’éclairer au mieux, mais chaque être doit être responsable de sa conscience, et devant sa conscience.

    Très cordialement

    Bruno L.

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    • Emile Pouget // 12.02.2012 à 23h59

      La véritable question serait, bien sûr,:
      y a t-il un critère universel pour “classer” les opinions, les valeurs, les civilisations.
      Godel a répondu, d’un point de vue mathématique: sa réponse est “Impossible d’avoir un critère universel formel”, du moins de façon immanente, il faut aller au delà (métalangue ou méta système vis à vis du système étudié)
      Certaines religions, elles, ont répondu par la transcendance: on peut, ou non, l’accepter (seule  des principes transcendants pourraient permettre d’hiérarchiser les valeurs et, donc?, les civilisations)

      Un peu rapide la transposition du Théoréme de Godël (sur l’arithmétique et la logique) aux opinions, aux valeurs, aux civilisations, non ?
      En effet, ce que vous dites est vrai des mathématiques, et même dans doute de la philosophie mais point d’une éthique humaine. En effet, une éthique partant de l’être c’est dans l’être même que l’on doit chercher le moyen de valoriser  les « modes d’existences » de l’être. Je n’aborderai pas ici la question de savoir si les mathématiques et la philosophie sont des êtres mais pour l’Homme la question ne se pose pas. L’ontologie sous-jacente à l’éthique est ce qui va permettre de valoriser les manières d’être, les « modes d’existence ». Je m’explique, l’ontologie Spinoziste, puisque c’est de cela qu’il s’agit, définie le conatus  comme l’effort par lequel chaque chose, autant qu’il est en elle, s’efforce de persévérer dans son être. C’est la variation de cette puissance d’agir qui détermine si une chose est bonne ou mauvaise pour l’être. On voit bien que c’est l’être dans sa singularité qui détermine alors, en fonction de ce qu’il ressent, ce qui lui apporte de la joie ou de la tristesse.
      Ainsi, il parfaitement possible de déterminer de façon immanente non un système de valeurs mais un spectre allant du bon au mauvais qui nous est propre.
      A défaut d’adhérer, je pense que vous reconnaîtrait au moins la cohérence interne de mes propos.
      Sinon, pour les civilisations, je me suis déjà exprimé, et pour faire court le problème n’est pas la hiérarchisation en soit, même si c’est une idiotie, mais les conséquences connus et très bien analysé par . Aannah Arendt par exemple, de la propagation de telles idées dans une société. Ce n’est bon pour personne.
       

      Pour le reste, faire croire qu’une société peut décréter elle-même, vis à vis d’autres sociétés, par une évolution ‘nécessairement’ progressiste (comme s’il n’y avait pas de régressions possibles, ou de dégénérescences) , ce qui est mieux ou pas mieux est une aberration: une société rejetant l’idée d’absolu ne peut que conduire au relativisme le plus “absolu” (si l’on peut dire). On est obligé alors de demander à des législateurs de “légiférer” sur l’histoire, pour rendre définitif ce qui n’est qu’une vision parcellaire, et donc subjective, de l’histoire humaine.  Après la Shoah – horreur immense, inhumaine, abominable – va t-on légiférer sur les horreurs du stalinisme, du colonialisme, de l’esclavagisme antique, ou arabe, ou africain, ou européen. Va t-on légiférer sur les morts du maoisme, du capitalisme, de Pôl Pot, du génocide arménien. Et de quel droit va t-on légiférer sur telle horreur plutôt que sur telle autre?
      Affaire à suivre, sans nul doute.
       

      Pour la démocratie quelque soit sa forme, qui est le régime politique qui nous intéresse et en accords avec l’ontologie précédente, l’objectif de l’organisation de la société par le régime ne peux viser qu’a une seule chose : minimiser les passions tristes des citoyens. L’objectif d’un gouvernement pour le peuple ne peut être que l’augmentation de la puissance d’agir de ce peuple. 
      J’ai bien dit minimiser, et non les faire disparaître ce qui serait une utopie, une utopie qu’il faut poursuivre comme la cité idéale des hommes libres ou le pouvoir a disparu mais en sachant qu’elle n’est qu’une direction est non un but.
      La question que ce pose tout pouvoir démocratique ou non est toujours la même, comment organiser les passions tristes et les passions joyeuses dans la société pour qu’un nombre suffisant de citoyen, pour la survie du régime, est le plus grand intérêt à respecter la loi, respecté l’autorité du pouvoir, …..
      Soit par crainte de quelque châtiment, soit par espérance de quelque bien, soit par amour de la patrie, soit par toute autre passion mais l’art de gouverner est un art des affects.
      Une société démocratique tend donc à ce que les citoyens éprouvent de la joie en respectant les lois et le pouvoir, et c’est là qu’un absolue tel que les droits de l’être humain sont utile mais pour protéger le peuple du pouvoir. Car tel est la fonction des droits des êtres humains, protéger le citoyen du tyran qui sommeille en tout souverain, fut-il démocratique.
      Il y a une tension dans la société démocratique, le peuple c’est à dire le souverain,  c’est à dire le pouvoir, c’est à dire l’état  et les hommes qui le composent auront toujours une tendance à l’abus de pouvoir. La loi doit donc toujours et comme préalable penser à protéger les citoyens des abus de pouvoir de l’état. Mais même dans une vrai démocratie parlementaire ou le parlement conscient de sa mission serait indépendant, il reste le risque de la tyrannie d’une majorité sur une minorité.
      Car quand il s’agit d’organiser la vie des hommes il est primordial de prendre les hommes comme ils sont, et non comme on aimerait qu’il fût.   
      On notera qu’un régime politique ne peux être valorisé sans prendre en compte la société dans laquelle il s’exerce. Car c’est bien la relation qu’entretiens la société avec le régime politique qui est valorisé et non le régime politique en lui même. Par exemple, l’apparition de la loi du Talion (œil pour œil, dent pour dent) peut sembler brutale à certain aujourd’hui en France, mais c’était un grand progrès (du point de vue de la minimisation des passions tristes) face à l’arbitraire et la violence qui préexisté à l’époque.
      Pour finir je vous retranscrit un extrait du traité théologico-politique de Spinoza qui donne une piste sur ce que peux être un gouvernement démocratique :

       
      S’il était aussi facile de commander à l’esprit qu’à la langue, tout pouvoir régnerait en sécurité et nul gouvernement n’appellerait la violence à son secours. Chaque citoyen, en effet, puiserait ses inspirations dans l’esprit du souverain, et ne jugerait que par les décrets du gouvernement du vrai et du faux, du bien et du mal, du juste et de l’injuste. Mais il n’est pas possible, comme nous l’avons montré au commencement du chapitre XVII, qu’un homme abdique sa pensée et la soumette absolument à celle d’autrui. Personne ne peut faire ainsi l’abandon de ses droits naturels et de la faculté qui est en lui de raisonner librement et de juger librement des choses ; personne n’y peut être contraint. Voilà donc pourquoi on considère comme violent un gouvernement qui étend son autorité jusque sur les esprits ; voilà pourquoi le souverain semble commettre une injustice envers les sujets et usurper leurs droits, lorsqu’il prétend prescrire à chacun ce qu’il doit accepter comme vrai et rejeter comme faux, et les croyances qu’il doit avoir pour satisfaire au culte de Dieu.

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  • Bruno L // 13.02.2012 à 06h27

    Cher Emile Pouget

    Je n’ai pas voulu entrer ici dans une discussion philosophique, voire théologique. Je l’ai fait ailleurs, et dans d’autres temps. Si cela vous intéresse, vous pouvez aussi consulter le blog consacré à Claude Tresmontant et à son oeuvre exceptionnelle.

    Cela étant, mon point est relativement simple: chaque être humain a une conscience, et aucune société, qui n’est que provisoire dans l’histoire de l’humanité, ne peut décider d’une façon absolue de ce qui est mieux qu’une autre. Les positions d’une société quelconque, si cette société ne fait appel qu’à ses propres valeurs, ne sont que relatives.

    Le relativisme ambiant ne fait que traduire cela: d’où une contradiction dans les propos de Guéant, mais aussi de nombreux commentateurs: sans une autorité transcendante, comment juger de telle ou telle opinion.

    Peut être cette hiérarchie absolue et-elle inscrite dans le coeur de l’homme, l’homme se transcenderait ainsi lui-m^me? C’est sans doute une piste possible, ce n’est pas la mienne, ni celle de Tresmontant. L’absolu, s’il existe, ne peut être « possédé » par l’homme, il doit lui être extérieur: c’est ce que ma référence à Godel essayait de dire.

    C’est aussi ce que ma référence à l’histoire tentait de suggérer. Les opinions ne se valent pas toutes, bien sûr, mais où rechercher la Vérité, sinon « ailleurs ». Pour les croyants, ils ont au moins un phare, o un indicateur. Pour les autres, m^me avec l’aide de philosophes qui se croient athées, sans doute à tort puisqu’ils recherchent encore et toujours une parcelle de vérité, c’est plus difficile encore.

    Très cordialement

    B.L. 

    PS. Il n’en reste pas moins vrai que notre humanité ne peut qu’avoir honte de ce qui se passe actuellement, ne fut-ce que dans le traitement réservé au peuple grec et à ce déni de démocratie.  Quand aux déclarations de Guéant, même un enfant peut comprendre l’objectif pour lequel elles ont été faites. Si c’est seulement pour dire que les sociétés doivent respecter l’homme, dans toutes ses facettes, pourquoi le dire maintenant. Ou alors, il faut être plus explicite, et viser directement les sociétés qui, à son avis, ne respectent pas l’homme (en tant qu’être humain, bien sûr, homme et femme ensemble).

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  • Patrick-Louis Vincent // 13.02.2012 à 09h46

    « chaque être doit être responsable de sa conscience, et devant sa conscience. »
    « où rechercher la Vérité, sinon « ailleurs ».

    Cher Bruno,
    Pour être responsable devant sa conscience, il faut l’interroger. Nul besoin de chercher la vérité ailleurs. Toutes les traditions invitent à la rechercher en nous-même. Car, qui peut nous dire que la vérité est plus vraie ailleurs qu’en nous-mêmes ?

    « C’est dans le silence que Dieu dit à l’homme sa parole éternelle » (maître Eckhart)

    Que fait Bouddha, que font les moines zen, sinon de nous inviter à interroger notre voix intérieure d’où émerge la conscience vraie, débarrrassée de tous conditionnements !

    Je fais plus confiance à ma voix intérieure qu’aux livres sacrés et aux paroles révélées.

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    • Emile Pouget // 13.02.2012 à 13h02

      Bonjour,
      Il me semble, et tous le monde pourra le sentir, la honte ou tout autres affects négatif (triste) nous sépare de notre puissance d’agir, la honte peut mener à l’inaction, à la repentance et à toutes sortes de passions, bien souvent tristes. Bannissons toutes ces passions tristes qui entrave notre pouvoir d’exister. Changer le monde commence par ce changer soit même, en quelques sortes.
      Il y a finalement deux possibilités, soit on pense que l’on a quelques choses à faire et il faut le faire, soit on pense qu’on ne peut rien faire (et cela peut être souvent le cas) et il faut alors savoir reconnaître la perfection du réel.
      L’homme prend naturellement ses  erreurs pour des fautes.
      Dans une morale, vous avez toujours l’opération suivante : vous faites quelque chose, vous dites quelque chose, vous le jugez vous-même. C’est le système du jugement. Du double jugement, vous vous jugez vous-même et vous êtes jugé. Ceux qui ont le goût de la morale, c’est eux qui ont le goût du jugement. Juger, ça implique toujours une instance supérieure à l’être, ça implique toujours quelque chose de supérieur à une ontologie. Ça implique toujours l’un plus que l’être, le Bien qui fait être et qui fait agir, c’est le Bien supérieur à l’être, c’est l’un. La valeur exprime cette instance supérieure à l’être. Donc, les valeurs sont l’élément fondamental du système du jugement. Donc, vous vous référez toujours à cette instance supérieure à l’être pour juger.
      Dans une éthique, c’est complètement différent, vous ne jugez pas. D’une certaine manière, vous dites : quoique vous fassiez, vous n’aurez jamais que ce que vous méritez. Quelqu’un dit ou fait quelque chose, vous ne rapportez pas ça à des valeurs. Vous vous demandez comment est-ce que c’est possible, ça ? Comment est-ce possible de manière interne ? En d’autres termes, vous rapportez la chose ou le dire au mode d’existence qu’il implique, qu’il enveloppe en lui-même. Comment il faut être pour dire ça ? Quelle manière d’être ça implique? Vous cherchez les modes d’existence enveloppés, et non pas les valeurs transcendantes
      A+
       

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  • Patrick-Louis Vincent // 13.02.2012 à 11h24

    « Entre les marchés finaciers et le peuple grec, la troika, FMI, BCE et Bruxelles a clairement choisi. »

    Oui, mais ^c’est surtout le gouvernement grec et le parlement qui ont choisi la voie des financiers. La partie n’est pas terminée. Ceux qui ont choisi l’euro contre le peuple vont le payer très cher.

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    • Bruno L // 13.02.2012 à 11h29

      Payer très cher … Peut être, mais quand, et au prix de quelles souffrances pour les plus démunis et les plus faibles.

      Une construction idéologique et artificielle, l’euro, n’a pas fini de faire des dégâts.

      B.L. 

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