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24.avril.201824.4.2018 // Les Crises

Jupiter baise la babouche de MBS, par Guillaume Berlat

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Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 16-04-2018

« À quoi sert la lumière du soleil si on a les yeux fermés », nous rappelle un proverbe arabe. Tel est peut-être le sens caché du premier long déplacement du monarque saoudien en Occident. À l’issue d’une longue tournée internationale (Égypte, Royaume-Uni et trois semaines et aux États-Unis pour marquer son allégeance au grand frère américain1), le prince Mohammed Ben Salman (MBS), prince héritier saoudien arrive à Paris le 8 avril 2018 pour une visite officielle de trois jours à Paris (8-10 avril 2018)2. Elle sera suivie par un déplacement à Madrid. Il est accueilli au Bourget par le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian qui le connaît bien.

Tout est fait pendant ces trois jours pour être agréable à la nouvelle idole de Jupiter au Moyen-Orient. Cette visite met en scène deux jeunes dirigeants – la valeur n’attend pas le nombre des années – plein de fougue et d’ambition confrontés à un changement de monde et qui souhaitent réformer en profondeur leur pays respectif. Et, la tâche est loin d’être aisée tant à Paris qu’à Riyad. Qui sont-ils ? Quels sont les résultats connus de cette visite ? Nous serions plus dans une diplomatie de l’affichage que dans une diplomatie de l’efficacité.

MBS, RÉFORMATEUR SINCÈRE OU ILLUSIONNISTE DE TALENT ?

Le prince héritier saoudien, Mohamed Ben Salman apparait tout autant comme le réformateur d’une société sclérosée qu’un piètre diplomate embourbé dans quelques aventures extérieures périlleuses.

Un réformateur à Paris

L’hôte officiel de la France demeure encore une énigme pour bon nombre d’observateurs de la scène internationale et moyen-orientale. Il enrichit d’un nouveau chapitre le grand ouvrage des mystères de l’Orient compliqué3. Ombrageux, frustre et impulsif, il dirige le pays d’une main de fer et se veut être le garant de la stabilité dans le pays4. Réformateur à l’intérieur (il embastille les corrompus jusqu’à leur faire rendre gorge, il assouplit la condition de la femme, il veut réformer une économie malade de la corruption et du conservatisme rendue visible avec la chute des cours du pétrole à travers sa « vision 2030 », il privatise l’eau5, il introduit Aramco en Bourse6, il entend remettre les rigoristes de l’islam à leur juste place, il veut développer le tourisme, les arts, les loisirs…7), il est conservateur à l’extérieur (guerre sans merci contre l’Iran par Yémen interposé8, brouille avec le Qatar,…) même s’il admet qu’Israël a droit de vivre (vraisemblablement pour sceller l’alliance tripartite États-Unis/Israël/Arabie saoudite contre la peste chiite) et se rend à Moscou pour dialoguer avec les Russes.

Un piètre diplomate

Comme le relève Robert Malley, président d’International Crisis Group : « Son bilan est plus positif en interne qu’en externe ». C’est pourquoi, sa longue visite à l’étranger a pour objectif de donner une image plus moderne de l’Arabie saoudite. On l’aura compris, c’est un homme qui prend des risques à l’instar du président de la République française. MBS vient à Paris, tel un représentant de commerce pour vendre son projet d’ouverture. Il rappelle que si la France est un partenaire et un allié traditionnel, elle n’est qu’un partenaire de second rang tant sur le plan diplomatique qu’économique9.

Une puissance moyenne ne peut prétendre jouer dans la cour des grands sauf à s’appeler le général de Gaulle ! Il est vrai que le président de la République française n’a pas été très habile dans sa gestion des crises de Proche et du Moyen-Orient. MBS devra rapidement faire ses preuves sur la scène internationale s’il ne veut pas se trouver prochainement en mauvaise posture sur le Yémen et en Syrie, pays dans lequel il semble avoir compris l’échec de la diplomatie saoudienne qui avait misé, joué le départ de Bachar Al-Assad. Il semblerait qu’il estime désormais que l’autocrate syrien est incontournable dans la région.

Qu’en est-il de son homologue français, coqueluche de la presse internationale ?

JUPITER, MERLIN L’ENCHANTEUR OU EMMANUEL LE MAGICIEN ?

Après quelques débuts prometteurs (exfiltration du premier ministre libanais de sa prison dorée à Riyad), Emmanuel Macron est confronté aux délices de l’Orient compliqué au sein duquel toute médaille a son revers.

Des débuts prometteurs dans la zone

MBS rencontre Emmanuel Macron en son étrange royaume de Macronie où, selon la formule de Lavoisier, « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Après Merlin l’enchanteur, voici Emmanuel le magicien avec plus d’un tour dans son sac… à malices, naturellement10. Il veut donner sa chance à MBS (« S’il y a une chance que son projet réussisse, c’est la responsabilité de la France de la lui donner »)11. Souvenons-nous que Jupiter était parvenu à sortir des griffes de l’ogre saoudien, à la mi-novembre 2017, le malheureux premier ministre libanais, Saad Hariri démissionnaire forcé et assigné à résidence forcée pour s’être montré trop laxiste vis-à-vis du Hezbollah, proche de Téhéran !

Souvenons-nous que Jupiter s’était lancé dans une prétendue médiation entre les Saoudiens et les Iraniens qui a fait pschitt tant Paris faisait le jeu des premiers au détriment des seconds ! Souvenons-nous que les contrats militaires mirifiques promis par les Saoudiens, au cours des dernières années, finissent souvent comme mirages dans le désert ! Pour ce qui est des contrats conclus, certains ne vont pas sans poser problème dans la mesure où les armements seraient utilisés par la coalition pour commettre des crimes de guerre au Yémen12.

Des choix cornéliens

C’est que Jupiter devra bientôt trancher – sauf à pratiquer la célèbre politique du chien crevé au fil de l’eau, un classique de la diplomatie française – entre diplomatie des valeurs (France, patrie des droits de l’homme) et diplomatie économique (France, vendeuse d’armes reconnue à des bonnes autocraties, voire dictatures comme l’Arabie saoudite et l’Égypte du maréchal Al-Sissi)13. C’est que les Cassandre prononcent le gros mot de Cour pénale internationale sur fond de polémique croissante14. Une ONG humanitaire yéménite vient même de déposer une plainte avec constitution de partie civile à Paris pour complicité de torture et de traitements inhumains au Yémen contre MBS15. Le pari du président de la République est risqué16. Et cela d’autant plus s’il se lançait dans une attaque contre la Syrie sans autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU en compagnie des États-Unis17.

Une opération militaire unilatérale alors que nous ne faisons les chantres du multilatéralisme intégriste (Cf. le discours d’Emmanuel Macron lors de son discours devant l’assemblée générale de l’ONU en septembre 2017). Nous serions vraisemblablement confrontés à un nouvel avatar de la diplomatie du en même temps dont on mesure, au fil des mois, les limites intrinsèques en termes de crédit diplomatique de la France sur la scène internationale.

Que restera-t-il de cette première visite de MBS à Paris au regard du reste de sa très longue tournée outre-Atlantique ?

UNE VISITE AUX RÉSULTATS INCERTAINS

Manifestement, l’heure n’était pas aux critiques sur les violations des droits de l’homme en Arabie saoudite. Non sujet pour Jupiter. C’est qu’en arrivant à Paris, MBS avait déjà signé de nombreux et juteux contrats au pays du grand frère Donald pour se faire pardonner d’anciennes turpitudes (appui au terrorisme, par exemple). Il ne restait que quelques miettes pour Jupiter. Faute de grives, on mange des merles. C’est pourquoi, pour faire bonne figure, on flatte la corde sensible française, celle de la culture. Mais, surtout, pour masquer le vide d’une visite sans véritable contenu réel, on communique à tout-va et on fait du grand spectacle, pour ne pas dire du grand guignol.

Pas de défense des droits humains

Tapis rouge déroulé pour MBS à Paris. D’autant que Son Altesse saoudissime fait miroiter, tel un mirage dans le désert, un gigantesque projet de développement touristique dans la région d’Al-Ula estimé entre 50 et 100 milliards de dollars qu’il entend confier à la France. Un tel mirage dans le désert tend Jupiter silencieux sur la protection des droits de l’homme. Cela d’autant plus qu’une association yéménite de défense des droits de l’homme a l’outrecuidance de profiter de l’aubaine de cette auguste visite pour déposer plainte avec constitution de partie civile contre MBS pour quelques babioles du type « complicité d’actes de torture » en raison de l’expédition de Riyad et de quelques-uns de ses affidés au Yémen.

Cette guerre oubliée aurait déjà causé 10 000 morts dont une moitié de civils. Une bagatelle, direz-vous ! Comme le souligne le volatil, il y a toujours des grincheux pour rappeler que la France est aussi censée être une « référence internationale » en matière de droits de l’homme18. Mais Jupiter et MBS sont pardonnés de leurs péchés véniels, ayant dîné au musée du Louvre devant le célèbre tableau de Delacroix : « La liberté guidant le peuple » ! L’honneur de la patrie des droits de l’homme est sauf.

Peu de diplomatie économique

Contrairement à l’habitude, Tonton Cristobal n’arrive pas les poches pleines19. Point de contrats mirobolants comme dans le passé (les relations économiques sont modestes) hormis quelques hypothétiques protocoles d’accord (18 milliards de dollars) qui doivent être encore finalisés (au pays de l’or noir, le diable est souvent dans les détails)20, mais la recherche d’une « vision commune », d’un authentique partenariat stratégique (ne sera-t-il qu’un chiffon de papier ?)21 constitue, nous dit-on, l’objectif principal de cette visite de deux jours à Paris dont le programme aurait été tenu secret jusqu’au dernier moment.

On aurait parlé Yémen (le sujet qui monte au plus mauvais sens du terme et sur lequel Paris annonce la tenue d’une conférence humanitaire à Paris à l’été 2018), Syrie (la France fourbit ses armes avec Washington après le franchissement d’une nouvelle ligne rouge sur les armes chimiques), Iran au moment où se met en place un axe USA/Arabie/Israël (Paris serait sur une ligne moins rigide que Riyad)22, conflit israélo-palestinien (les choses sérieuses se pensent et se passent à Washington) …

Beaucoup de diplomatie culturelle

Le plat de résistance de cette première visite de MBS en France serait autre que la « Weltpolitik ». Il s’agirait plus de protection du patrimoine historique que l’Arabie saoudite entend mettre en valeur, grâce à l’expertise reconnue de la France dans ce domaine, pour favoriser le tourisme dans le pays. À cet égard, un accord franco-saoudien est conclu pour développer le site d’Al-Ula, classé au patrimoine de l’UNESCO (une sorte de Petra jordanien)23. Tel est le volet concret de l’offensive de charme de MBS à destination de Paris24. Faute de pouvoir jouer dans la cour des grands de la diplomatie au sens de guerre et paix, la France de Jupiter se rabat sur la diplomatie du « soft power » de l’art25.

En effet, le président de la République multiplie les initiatives pour peser à l’étranger par l’entremise de la richesse culturelle française. Cela ne peut pas faire de mal et c’est moins dangereux. À quand la nomination de l’ami de Brigitte Macron, à savoir Stephane Bern, le monsieur patrimoine du roi Juipter 1er, comme ambassadeur at large (thématique en bon français) sur la diplomatie culturelle ?

Un trop plein de communication et de grand spectacle

Mais, au-delà de ces quelques détails de peu d’importance, nous sommes pleinement rassurés par les communicants du château : la relation bilatérale est excellente ! La diplomatie de la com’ fonctionne à la perfection avec Jupiter. Mais aussi par ceux de MBS qui auraient rassuré Macom’ en lui assurant que l’Arabie saoudite travaillait avec ses partenaires pour « moderniser ses règles d’engagement afin d’éviter les victimes civiles » tout en s’empressant d’ajouter que « dans toute opération militaire, tout au long de l’histoire, quel que soit le pays, il y a toujours des erreurs ».

En un mot comme en cent, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs surtout lorsque l’on s’inspire autant des guerres à l’américaine avec ses tapis de bombes, ses assassinats ciblés et autres joyeusetés qui n’ont qu’un lointain rapport avec le droit humanitaire. Comment condamner l’Arabie saoudite qui s’inspire du grand frère américain. En dernière analyse, les bombes saoudiennes ont pour seul objectif de soulager la misère des maux yéménites. Rien à voir avec celles larguées en Syrie par l’armée russe qui sont d’affreuses armes qui tuent de manière horrible et insupportable pour les âmes charitables.

Trois semaines de visite aux États-Unis, trois jours en France. Le ton est donné. En dépit de ses rodomontades, l’influence stratégique de la France au Proche et Moyen-Orient est aujourd’hui une asymptote de zéro. S’agissant de l’épineux dossier du Yémen, Jupiter sort de son chapeau son joker favori, la tenue à Paris d’une conférence humanitaire à l’été26. Cela ne mange pas de pain. Pour ce qui est de la diplomatie économique, c’est demain on rase gratis dans la mesure où l’on apprend qu’Emmanuel Macron se rendra à la fin de l’année en Arabie saoudite pour signer des contrats préalablement élaborés avec la pétromonarchie du Golfe.

On pense surtout aux domaines du tourisme, de la culture, de la musique, du patrimoine historique. C’est bien connu, les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. Tout se tient en vérité. Pour compter, ici comme ailleurs, il faut être fort économiquement, diplomatiquement et militairement tout en sachant procéder à un subtil dosage entre guerre et paix. Or, nous sommes loin du compte à trop vouloir jouer les seconds rôles du film réalisé par l’oncle Sam. Paris est dans la position du demandeur lors de cette visite princière. C’est ce que l’on peut résumer par la formule Jupiter baise la babouche de MBS… faute de mieux.

Guillaume Berlat
16 avril 2018

1 On nous dit qu’il aurait signé de juteux contrats à Washington et à Londres mais ce serait abstinence à Paris !
2 Marc Semo/Benjamin Barthe, Mohammed Ben Salman, les secrets d’un prince. « MBS », réformateur aux deux visages, Le Monde, 8-9 avril 2018, pp. 1-2-3.
3 Hedy Belhassine, MBS d’Arabie chez Macron, www.prochetmoyen-orient.ch , Dans la presse, 9 avril 2018.
4 Fahita Dazi-Héni, « MBS », garantie de continuité à la tête de l’Arabie saoudite, Le Monde, 8-9 avril 2018, p. 26.
5 Myriam Chauvot, Le Royaume privatise son eau pour mieux la gérer, Les Échos, 9 avril 2018, p. 5.
6 Nabil Wakim, Le PDG d’Aramco doute de la fin rapide du pétrole, Le Monde, Économie & Entreprise, 11 avril 2018, pp. 1 et 4.
7 Claire Bommelaer, Awwad Alawwad : « Notre plan culturel pour l’Arabie saoudite est une thérapie de choc », Le Figaro, 10 avril 2018, p. 18.
8 Stéphane Lacroix, Face à l’Iran, la dynastie des Saoud montre ses muscles, Le Monde, 8-9 avril 2018, p. 26.
9 Christophe Ayad, « MBS » à Paris pour vendre son projet d’ouverture, Le Monde, 10 avril 2018, p. 3.
10 François Peres, Emmanuel le magicien, Marianne, 6-12 avril 2018, p. 57.
11 Marc Semo, À Paris, Emmanuel Macron veut donner sa chance à « MBS », Le Monde, 12 avril 2018, p. 3.
12 Thomas Cantaloube, Arabie saoudite : la problématique visite de MBS en France, www.mediapart.fr , 8 avril 2018.
13 Voir la Carte blanche de Serguei intitulée Dilemme montrant Emmanuel Macron écartelé entre un sac de dollars brandi par MBS et Marianne excipant les droits de l’homme, Le Monde, 8-9 avril 2018, p. 26.
14 Tony Fortin, Paris complice de Riyad au Yémen, Le Monde, 8-9 avril 2018, p.27.
15 Une plainte contre Mohamed ben Salman déposée en France, Agence Reuters, 10 avril 2018.
16 Jacques-Hubert Rodier, Le pari risqué sur l’Arabie saoudite, Les Échos, 9 avril 2018, p. 7.
17 Isabelle Lasserre, Un front commun Trump-Macron après l’attaque chimique en Syrie, Le Figaro, 10 avril 2018, pp. 6-7.
18 Vite dit, Le Canard enchaîné, 11 avril 2018, p. 8.
19 Georges Malbrunot, Le prince d’Arabie arrive les mains vides à Paris, Le Figaro, 9 avril 2018, p. 6.
20 Armelle Bohineust, Modeste moisson de contrats avec Riyad, Le Figaro économie, 11 avril 2018, p. 21.
21 Yves Bourdillon, Paris et Riyad veulent renouveler leur partenariat lors de la visite de « MBS », Les Échos, 9 avril 2018, p. 4.
22 Un axe USA-Arabie-Israël, Le Canard enchaîné, 11 avril 2018, p. 3.
23 Roxana Azimi, Un accord franco-saoudien pour développer Al-Ula, Le Monde, 10 avril 2018, p. 16.
24 François d’Alançon, L’offensive de charme du prince saoudien, La Croix, 9 avril 2018, p. 8.
25 Philippe Dagen/Cédric Pietralunga, Macron et le soft power de l’art, Le Monde, 12 avril 2018, pp. 16-17.
26 Guillaume Berlat, Diplomatie des sommets… de l’inconsistance, www.prochetmoyen-orient.ch , 9 avril 2018.

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Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 16-04-2018

(Source)

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DUGUESCLIN // 24.04.2018 à 07h41

Les sanctions sous forme d’embargo, façon américaine, devraient en toute logique, être appliquées aux pays qui ne respectent pas les droits de l’homme et se comportent en ennemis potentiels. Il y a assez de ressources énergétiques sur le continent européen.
La logique voudrait que les pays européens soient des alliés naturels, se soutiennent entre eux, échangent leurs ressources et leurs relations commerciales, pour avoir plus de présence et d’influence au niveau international.
L’Europe a suffisamment de ressources, notamment en Russie, pour qu’elle puisse être une puissance économique, avec plus de poids diplomatique dans le monde, avec une vraie défense des droits de l’homme et du respect du droit international et des souverainetés.
Mais tout est fait, au contraire, pour que l’Europe reste faible et divisée, qu’elle n’ait pas la maîtrise de son économie et de ses ressources et reste vassalisée à des intérêts qui ne sont pas les nôtres. Nos dirigeants de toute évidence ne roulent pas pour nous. Nous nous appliquons entre européens des sanctions contraires à nos intérêts au lieu de les appliquer aux dictatures princières et les enrichir en rejetant la Russie, alliée naturelle, qui dispose des ressources européennes dont nous avons besoin.

38 réactions et commentaires

  • DUGUESCLIN // 24.04.2018 à 07h41

    Les sanctions sous forme d’embargo, façon américaine, devraient en toute logique, être appliquées aux pays qui ne respectent pas les droits de l’homme et se comportent en ennemis potentiels. Il y a assez de ressources énergétiques sur le continent européen.
    La logique voudrait que les pays européens soient des alliés naturels, se soutiennent entre eux, échangent leurs ressources et leurs relations commerciales, pour avoir plus de présence et d’influence au niveau international.
    L’Europe a suffisamment de ressources, notamment en Russie, pour qu’elle puisse être une puissance économique, avec plus de poids diplomatique dans le monde, avec une vraie défense des droits de l’homme et du respect du droit international et des souverainetés.
    Mais tout est fait, au contraire, pour que l’Europe reste faible et divisée, qu’elle n’ait pas la maîtrise de son économie et de ses ressources et reste vassalisée à des intérêts qui ne sont pas les nôtres. Nos dirigeants de toute évidence ne roulent pas pour nous. Nous nous appliquons entre européens des sanctions contraires à nos intérêts au lieu de les appliquer aux dictatures princières et les enrichir en rejetant la Russie, alliée naturelle, qui dispose des ressources européennes dont nous avons besoin.

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    • LolCat666 // 24.04.2018 à 10h10

      Faut voir le côté positif : Les ressources naturelles sont limitées. Plus vite on videra l’Arabie Saoudite (2ème) de son pétrole, plus vite leur influence baissera. Il arrivera un jour où pour les ressources ça sera chacun pour soit, et toutes les réserves stockées sous tous les anticlines de France n’y suffiront pas. Il restera qui ?
      – Le Venezuela (1ere réserve mondiale mais seulement 7ème producteur mondial)

        +5

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      • Chris // 24.04.2018 à 10h47

        Sauf que le Vénézuéla est en passe d’avoir son “Mikhaïl Khodorkovski”…
        La pression exercée sur ce pays est terrifiante.

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      • vert-de-terre // 24.04.2018 à 14h52

        Les fortunes accumulées disparaîtront ?
        Non elles sont déjà en partie investies un peu partout et donnent une capacité de nuisances, pardon d’influence, certaines. Il restera toujours (nombre de fortunes constituées au 19ème siècle perdurent) des personnes richissimes, concentrant donc un pouvoir fort.

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      • RGT // 24.04.2018 à 20h51

        Aujourd’hui il persiste un petit problème avec le pétrole vénézuélien : Il est très lourd et difficile à extraire, d’où les “faibles performances” des gisements de ce pays.

        Mais quand les autres réserves seront épuisées il deviendra “rentable” et c’est à ce moment là que ce pays connaîtra soit son “heure de gloire” soit sa pire malédiction (convoitises de la “communauté internationale”).

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    • vert-de-terre // 24.04.2018 à 14h45

      Quels intérêts ? Mes actions dans les pétroles sont très rentables (je n’ai pas une action).
      Et celles en marchands de mort aussi !
      Tout va bien quand on vend.

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    • Pinouille // 24.04.2018 à 16h10

      “L’Europe a suffisamment de ressources, notamment en Russie, pour […]”
      Il apparaît en effet (surprise) que la Russie est le 3ème producteur mondial de pétrole après l’Arabie Saoudite et les USA, avec de faibles écarts. Mais ne nous y trompons pas: l’Europe est déjà dépendante de la Russie pour ce qui est de l’approvisionnement en gaz. Pensez-vous préférable qu’elle s’en remette aussi à la Russie pour l’approvisionnement en pétrole? Cela aboutirait à une vassalisation énergétique totale. L’Arabie Saoudite a de nombreux défauts, mais elle n’est pas une puissance nucléaire, et dépend de nous pour sa défense.

      ” […] avec plus de poids diplomatique dans le monde […]”
      De la Russie certainement. De nous, j’en doute: “fermez-là ou je ferme les robinets”.

      “[…] avec une vraie défense des droits de l’homme […]”
      Sûr. La Russie est un exemple dans ce domaine (http://www.leparisien.fr/international/assassines-emprisonnes-exiles-le-triste-sort-des-opposants-dans-la-russie-de-poutine-27-03-2017-6799731.php)… Combien de candidat(s) à la dernière élection?

      “[…] et du respect du droit international et des souverainetés”
      Là c’est un pari. L’exemple US montre que quand un pays a un pouvoir démesuré, il en abuse. Qu’est ce qui nous garantit que la Russie ne fera pas de même? Rien. Ne tombons pas dans l’angélisme.

        +1

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      • Catherine // 24.04.2018 à 16h34

        Franchement vous avez l’impression que l’Europe se sent vassale de la Russie en raison du fait qu’elle dépend d’elle en gaz ? C’est une blague.
        Et savez-vous pourquoi ? parce qu’il n’y a jamais eu d’historique du moindre chantage de la part de la Russie à ce sujet. C’est pas leur genre. En revanche l’Ukraine…

        Combien de candidats aux élections russes ? huit.
        Savez-vous ce qu’il faut faire pour être candidat ? 500 000 signature issues du peuple et 300 000 si vous faîtes partie d’un parti politique pour plus de 145 000 000 d’habitants. Comparez avec les EUA ou la France.

          +9

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        • Pinouille // 24.04.2018 à 17h09

          “Franchement vous avez l’impression que l’Europe se sent vassale de la Russie en raison du fait qu’elle dépend d’elle en gaz ?”
          Je ne réduis pas le débat à un échange d’impressions.
          https://www.lesechos.fr/16/01/2018/lesechos.fr/0301151836580_l-europe-toujours-plus-dependante-du-gaz-russe.htm
          Certains avancent que le conflit syrien trouve ses origines dans la tentative avortée de diversification de l’approvisionnement de l’Europe en gaz. L’enjeu n’est pas neutre.

          “C’est pas leur genre.”
          Merci de fournir un argument un peu plus solide (ref angélisme).

          “Combien de candidats aux élections russes ? huit”
          13 pour la présidentielle 2017 en France (2 fois moins peuplée).

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          • RGT // 24.04.2018 à 21h05

            “13 pour la présidentielle 2017 en France (2 fois moins peuplée).”..

            Erreur : En France nous avons eu UN candidat et 12 figurants parmi lesquels se trouvaient des repoussoirs notables (“peste rouge”, “peste brune”, il ne manquait que Marc Dutroux pour compléter le tableau)…

            Les candidats intéressants étant totalement “effacés” par le duel de merde qu’on nous a imposé. Je ne nommerai aucun d’entre eux pour éviter toute polémique (de toutes façons je suis anar).

            Si vous appelez “ça” une “démocratie”…

            Avant ce critiquer les autres, reniflez un peu du côté de “chez nous”, je trouve que c’est encore plus nauséabond malgré l’emballage chatoyant avec des petits cœurs.

            Si éventuellement je me déplacerai pour voter, ce serait seulement pour François Ruffin (tel qu’il est aujourd’hui).
            Il ne faut pas rêver, ça ne risque pas d’arriver !!!
            Et de plus il faudrait qu’il le veuille, ce que je crois difficilement concevable

              +4

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          • Catherine // 24.04.2018 à 23h06

            – J’ai dit se sent VASSALE de la Russie en raison de la dépendance au gaz. Je ne conteste pas la dépendance, elle est évidente mais cela ne fait pas trembler l’Europe quand elle décide d’appliquer des sanctions à son fournisseur

            – Ce n’est pas leur genre car il n’y a jamais eu de tension venant de la Russie à ce sujet.

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          • DUGUESCLIN // 25.04.2018 à 04h17

            N’avez-vous pas peur d’être dépendant de l’Allemagne, par exemple? Et pire encore d’être dépendant des anglo-américains qui ne veulent pas d’une Europe unie?
            Qu’est donc devenu le couple franco-allemand qui était censé être le moteur de l’Europe?
            L’idée européenne de départ reposait sur la paix en Europe et la fin des empires auto-destructeurs?
            Les anglo-américains raisonnent en terme d’empire dominateur, les russes raisonnent en terme de partenariat. Voilà toute la différence.
            Les uns divisent et punissent, les autres cherchent et demandent le respect des souverainetés et la défense les intérêts communs.Voilà encore la différence.
            Les européistes trahissent l’Europe en acceptant la division arbitraire et la soumission au dictat anglo-américain avec leur amis financiers. Voilà encore une fois la différence.
            Ceux qui rêvaient d’une grande Europe ont été trahis par l’européisme.

              +3

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            • Pinouille // 25.04.2018 à 14h03

              “N’avez-vous pas peur d’être dépendant de l’Allemagne, par exemple?”
              Je ne comprends pas votre raisonnement: nous sommes déjà dépendants de l’Allemagne, donc nous ne devrions pas avoir peur de l’être de la Russie? …

              “C’est pas leur genre.” + “les russes raisonnent en terme de partenariat”: désolé de ne pas être convaincu par ce genre d’arguments. Les difficultés (indéniables) que nous rencontrons vis à vis de l’UE et par ailleurs vis à vis des USA vous poussent dans les bras de la Russie. Soit. Pour ma part, elles ont plutôt tendance à susciter de la méfiance envers un partenariat déséquilibré.

                +0

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  • LA ROQUE // 24.04.2018 à 08h07

    «Le véritable exil n’est pas d’être arraché de son pays, c’est d’y vivre et de n’y plus rien trouver de ce qui le faisait aimer.»
    Si nous avions encore un journalisme indépendant dans notre pays ces derniers devraient être vent debout contre cette visite,cela devrait faire la une des journaux télévisés,des débats devraient avoir lieu.
    Mais non, c’est vrai que nous avons à faire à un réformateur en effet les femmes auront le droit de conduire! La blague..
    En invitant MBDS dirigeant d’un pays qui finance le terrorisme et accusé de complicité d’actes de torture,ne peut t’on pas dire que Mr Macron a franchi la ligne rouge…

      +41

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  • Ardéchoix // 24.04.2018 à 08h25

    Jupiter baise la babouche de mbs la semaine dernière, aujourd’hui aux stats il discute de la longueur de la laisse. Tout baigne .

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    • TC // 24.04.2018 à 08h44

      En regardant un JT hier, le commentateur évoquait “les liens étroits” entre les deux pays, il ne pensait pas si bien dire (à moins qu’il avait une arrière-pensée, j’aime à le croire !). Aussitôt, j’ai pensé à la laisse moi aussi.

        +14

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  • Weilan // 24.04.2018 à 08h27

    En un mot comme en cent, la France reste strictement alignée sur la vision géopolitique américaine. Grâce à cette obéissance sans faille, nous espérons récolter quelques fumeux contrats de mise en valeur touristique de divers sites en Saoudie. Par contre, nous préférons nous couper définitivement de relations commerciales autrement plus utiles et prometteuses en Iran. Je me demande si les sables du désert saoudien n’engloutiront pas la vision française de l’avenir dans cette région si compliquée. Après avoir si lamentablement échoué en Syrie et en Libye, pourquoi ne pas persister ?

      +18

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  • RGT // 24.04.2018 à 08h28

    “Dis MBS, quand nous achèteras-tu enfin des Rafales ?”

    “Nous verrons ça plus tard mon petit Zupiter”

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  • Toff de Aix // 24.04.2018 à 09h05

    Tant que ça permet de maintenir le storytelling.. Que valent quelques arabes paumés au fin fond du Yémen, face à la promesse de juteux contrats ? De toutes façons, ils allaient mourir de faim alors, quelque part, ne fait on pas preuve d’humanisme en vendant des armes aux bourreaux qui mettront fin à leur existence misérable ?

      +15

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  • Kiwixar // 24.04.2018 à 10h02

    A mon avis, l’aspect financier et commercial (promesse de juteux contrats) n’a rien à voir avec l’alignement pro-saoudien de la France. Il y a beaucoup plus de profits à faire avec l’Iran et la Russie. La France ne fait qu’obéir, contre son intérêt, aux ordres des US dont la position pro-saoudienne, anti-iranienne et anti-russe est beaucoup plus ancienne.

    MBS et ses réformettes (les femmes qui conduisent), ce n’est que pour la galerie, pour la narrative. Des jeunes (ou des femmes) mis en place pour faire le sale boulot oligarchique avec un peu de vaseline pour le populo. Si Macron est cramé dans 4 ans, ils proposeront une femme quadra pour faire la suite du sale boulot.

      +19

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  • Catherine // 24.04.2018 à 10h17

    Je trouve tout à fait normal que l’on se prosterne devant le dirigeant du seul pays au monde qui appartient à une seule famille, qui n’a pas de constitution, qui a pour règles du droit la charia, où la peine de mort sevit à la moindre occasion, où la femme est contrainte au voile intégral et à la ségrégation sexuelle, où perdure la torture et l’esclavage et qui figure en 164e position sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse.
    Franchement rien à voir avec un Assad ou un Poutine qui eux sont d’horribles personnages que la “communauté internationale ” se doit de tenir à l’oeil et de punir quoi qu’ils fassent.

      +35

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  • R.C. // 24.04.2018 à 10h35

    Mais, mon cher Duguesclin, tout est logique, pourtant !

    Sauf que vous et moi, ainsi que pas mal d’autres, avons une définition de la logique qui n’a désormais plus cours dans l’immense foirail du merchandising oligarco-libéral…

    Macron a adopté la logique du “en même temps”, sorte de passe-plat multi-étages et multi-directionnel à rotation automatique. Donc tout est logique. Y compris dans la cervelle de l’électeur moyen, continuellement dopé à l’élixir médiatique mènestrime.

    Allez tenter d’expliquer à vos concitoyens que, entre autres dizaines de raisons objectives, il serait des plus surprenant que Bachar El Assad ait fait gazer la Ghouta tandis que ses armées étaient à deux jours de la conquête définitive et que tout ça n’est pas logique.

    Vous riquez de voir dans l’oeil de la majorité de vos interlocuteurs comme un immense vide – une fosse “sceptique” – désespérant…

    Il me semble qu’il faut s’empresser de mettre sous coffre scellé – pour les ethno-archéologues du futur – les témoignages médiatiques concernant Salisbury, la Ghouta, Maïdan et autres affaires yémenito-irako-libyennes. Ils auront des sujets d’étonnement quant à la faculté extraordinaire de “penser et agir schizophrène” de leurs ancêtres !

      +11

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    • Suzanne // 24.04.2018 à 10h44

      Oui, enfin, ils auront des sujets d’étonnement dans le cas seulement où l’écriture et l’électricité auront été découvertes. C’est pas gagné.

        +9

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      • R.C. // 24.04.2018 à 10h49

        Vous êtes encore plus pessimiste que moi…

        Mais, comme on dit : c’est pas faux !

          +3

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  • libvert.fr // 24.04.2018 à 11h12

    La blockchain commence à être utilisée pour suivre l’extraction du Cobalt en R.D. du Congo.

    La prise de conscience de l’importance de la RSEc par les acheteurs de charbon, pétrole, gaz, etc.. est en route.
    Demandons à chaque achat plus de traçabilité, y compris dans le domaine de l’énergie !

      +1

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    • vert-de-terre // 24.04.2018 à 14h59

      Euh ça veut dire quoi ?
      Que les achats peuvent être anonymes ?
      comme traçabilité ..

        +1

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  • Spartel // 24.04.2018 à 11h17

    MBS n’est pas ma tasse de thé. L’Arabie Saoudite est depuis très longtemps à l’origine de la déstabilisation du Proche Orient et en Méditerranée, et les Saoudiens du premier cercle dans leur ensemble des [Modéré] dégénérés.
    Mais de là, à commencer un article par ce titre” à babouche” pour terminer par Jupiter ; merci, j’ai déjà donné pour des insanités de bas étages ; soit on élabore des analyses sérieuses à base de preuves fondées, soit on se pavane dans la fange nauséabonde et dans le style haineux. Berlat est dans la seconde catégorie.

      +2

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    • Mr K. // 24.04.2018 à 13h03

      L’article de M. Berlat s’appuie sur 26 références extérieures. Vous n’avez pas vu?

        +5

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  • Christian Gedeon // 24.04.2018 à 11h41

    Sur la forme,M. Berlat fait dans la facilité de foire…babouche et patin couffin. Sur le fond,ben il n’y a rie à dire…parce qu’il n’y a pas de fond en fait…déverser sa bile contre l’Arabie Saoudite de façon aussi infantile est ridicule,et contre le MBS nouveau encore plus. Nous savons tous que la wahhabisme saoudien est la racine de tous les mouvements islamistes ou presque . Et que l’As comme le Qatar ET majuscule la Turquie erdoganesque ont financé arme abrite et soigne des hordes d’islamistes fous depuis déjà de nombreuses anneés.OK…mais ne faut il pas observer avec attention et objectivité l’évolution initiée par MBS? Un virage est péut etre en train de s’amorcer qui mérite qu’on lui donnee une chance. Quant à M. Macron,il défend les intérêts de la France,point barre.

      +2

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    • R.C. // 24.04.2018 à 12h39

      “Macron, il défend les intérêts de la France, point barre”…
      Libre à chacun de penser ce qu’il veut. Encore faut-il faire la différence entre ceux qui ont les yeux en face des trous et ceux qui ne les ont pas.

      Si accepter le CETA c’est défendre les intérêts de la France,
      si commettre des actes de guerre innommables de stupidité – et en contradiction avec le droit international – en bombardant la Syrie,
      si adhérer aux délires diplomatiques russophobes de Mrs May autour de la fumeuse affaire Skripal, c’est défendre les intérêts de la France.

      Alors, oui, il faut débaptiser fissa toutes les rues Charles De Gaulle, Leclerc, Jean Moulin, d’Estienne d’Orves et autres “patriotes de pacotille” – et mettre à bas leurs statues -, indignes de figurer au panthéon de la vassalité arrogante et jupitérienne…

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      • christian gedeon // 24.04.2018 à 16h46

        Je parlais de ses relations avec la Saoudie…en l’occurrence,les états sont des monstres froids.Quant au Ceta,que je dénonce régulièrement,je n’entends guère les manifestations à ce sujet…c’est le silence absolu ou presque. Et Macron rencontre Poutine,en dépit de l’affaire Skripal.Pour la Syrie,on sait aujourd’hui que tout çà a été une fumeuse mise en scène…6 missiles mer/terre qui ne partent pas,de deux frégates différentes…vous y croyez vraiment vous àl ‘incident technique?

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      • Pinouille // 24.04.2018 à 16h47

        “Si accepter le CETA c’est défendre les intérêts de la France,”
        N’est-ce pas Trump qui l’a dénoncé? Il a donc compris (peut-être à tort) que l’Europe tirerait son épingle du jeu de ce traité.

        “si commettre des actes de guerre innommables de stupidité – et en contradiction avec le droit international – en bombardant la Syrie, si adhérer aux délires diplomatiques russophobes de Mrs May autour de la fumeuse affaire Skripal, c’est défendre les intérêts de la France.”
        1 – On peut faire l’hypothèse que Macron est un vassal imbécile. Dans ce cas, tout s’explique aisément.
        2 – Dans le cas contraire, on ne peut que supposer que Macron ait connaissance d’éléments probants (et qui doivent rester secrets) qui justifient ses interventions. Si tous les éléments en sa possession ont été diffusés dans les médias, se reporter au point 1. Mais on ne le saura pas avant 30 ans…

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  • Kiwixar // 24.04.2018 à 11h49

    Chris/ “Sauf que le Vénézuéla est en passe d’avoir son “Mikhaïl Khodorkovski”…
    La pression exercée sur ce pays est terrifiante”

    Et pourtant, en ce moment, l’Occident peut s’approvisionner en pétrole pas cher. Imaginons la pression sur les producteurs quand le baril sera à 150$, puis à 1000 yuans, puis quand il faudra payer en or, puis quand les pays producteurs voudront garder leur production pour usage interne, et qu’en Otanie on commencera à avoir faim. Même sans fable narrative, les populations voudront qu’on aille chercher “notre” pétrole à n’importe quel prix = la guerre. Il aurait fallu prévoir un budget militaire à 20% du budget total dès les années 2000.

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    • vert-de-terre // 24.04.2018 à 15h02

      Ou s’en passer fissa.

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    • Christian Gedeon // 24.04.2018 à 19h10

      Faudrait savoir…quand le prix du pétrole est bas,ça ne va pas. Quand il monte,ça ne va pas. Quand réduit la production,ça ne va pas, et quand on ouvre les robinets,ça ne va toujours pas. C’est très amusant,en fait. Et quand on ne veut plus du pétrole on ne veut pas non plus de l’énergie nucléaire…on n’aime pas les éoliennes non plus parceque ça gâche le paysage et fait peur aux oiseaux. Ah oui,le solaire,ce grand gag quand on compare les surfaces nécessaires et le rapport production/ destruction écologique…reste le charbon,mais on n’en veut pas non plus…alors quoi? On revient à la traction animale?

        +1

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  • Betty // 25.04.2018 à 15h56

    La plainte a été effectivement déposée par le cabinet d’avocats Ancile, traditionnellement engagé dans la défense des droits humains (…)
    “S’agissant de l’utilisation d’armes illégales, Amnesty International et Human Rights Watch ont documenté l’usage de bombes à sous-munitions fabriquées au Brésil, au Royaume Uni et aux États-Unis. Ces bombes sont prohibées par le droit international en raison de leurs conséquences humanitaires désastreuses.”
    https://www.bastamag.net/Le-prince-heritier-saoudien-vise-par-une-plainte-en-France-pour-complicite-de

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  • Betty // 25.04.2018 à 16h25

    Du reste le même Le cabinet ANCILE Avocats a été mandaté par les ONG Action des Chrétiens pour l’Abolition
    de la Torture (ACAT) et Amnesty International France afin de rendre un avis juridique relatif aux transferts d’armes de la France dans le cadre du conflit au Yémen, à compter d’avril 2015 jusqu’à la période actuelle soit 2018. “Selon le cabinet IHS Jane’s, la France pourrait dépasser la Russie en 2018 en termes d’exportation d’armes, et donc devenir le deuxième plus grand exportateur d’armes mondial. La présente étude se concentre sur les ventes de matériels militaires à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. Précisons toutefois que, depuis le début du conflit au Yémen, la France a conclu d’importants contrats avec d’autres pays précédemment ou toujours engagés dans la coalition.” Pages 17 & 18. https://amnestyfr.cdn.prismic.io/amnestyfr%2Fb2bf59b9-cd8e-471f-a689-e8e84f151b17_etude+juridique_cabinet+ancile_transfert+d%27armes+de+la+france+dans+le+cadre+du+conflit+au+y%C3%A9men.pdf

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