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14.mars.202114.3.2021 // Les Crises

« La politique des taux négatifs ne peut être défendue que par des gens qui n’ont jamais créé un emploi »

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Source : Daniel Lacalle

Traduit par les lecteurs du site Les Crises

Des taux négatifs sont synonymes de destruction de l’argent, une aberration économique basée sur les fautes de nombreuses banques centrales et de certains de leurs économistes qui partent d’un mauvais diagnostic : l’idée que les agents économiques ne contractent pas davantage de crédits ou n’investissent pas plus parce qu’ils choisissent de trop épargner et que, par conséquent, l’épargne doit être pénalisée pour stimuler l’économie. Excusez la franchise, mais c’est une idée ridicule.

L’inflation et la croissance ne sont pas faibles en raison d’un excès d’épargne, mais d’un excès d’endettement, perpétuant la surcapacité avec des taux bas et des liquidités élevées, et zombifiant l’économie en subventionnant les secteurs à faible productivité et très endettés, tout en pénalisant les secteurs à productivité élevée avec une fiscalité croissante et confiscatoire.

Les preuves historiques de taux négatifs montrent qu’ils ne contribuent pas à réduire l’endettement, mais qu’ils l’incitent, qu’ils ne renforcent pas la capacité de crédit des familles, car les prix des actifs non reproductibles (immobilier, etc.) montent en flèche en raison de l’excès de liquidité, et le coût inférieur de la dette ne compense pas le risque plus élevé.

La croissance des investissements et du crédit n’est pas freinée parce que les agents économiques sont ignorants ou épargnent trop, mais parce qu’ils ne sont pas amnésiques. Les familles et les entreprises sont plus prudentes dans leurs décisions d’investissement et de dépenses parce qu’elles perçoivent, à juste titre, que la réalité de l’économie qu’elles voient chaque jour ne correspond pas au coût et à la quantité d’argent disponible.

Il est tout à fait faux de penser que les familles et les entreprises n’investissent pas ou ne dépensent pas. Elles ne font que dépenser moins que ce que les planificateurs centralisés voudraient. Toutefois, il ne s’agit pas d’une erreur du secteur privé, mais d’un cas typique d’estimations erronées des planificateurs centraux, qui découlent de la prise en compte des années 2001-2007 comme référence de la demande d’investissement et de crédit, en ignorant ce que ces années étaient réellement : une bulle.

L’argument des planificateurs centraux est basé sur une incohérence : que les taux sont négatifs parce que les marchés les demandent, et non parce qu’ils sont imposés par la banque centrale. Si c’était le cas, pourquoi ne laissent-ils pas les taux flotter librement si le résultat devait être le même ? Parce que c’est faux.

Réfléchissez un instant au type d’investissement, venant d’une entreprise ou d’une décision financière qui serait rentable avec des taux de -0,5% mais non viable avec des taux de 1%. Une bombe à retardement. Il n’est pas surprenant que les investissements dans les secteurs sujets aux bulles augmentent avec des taux négatifs et des actifs financiers non reproductibles, et qu’ils montent en flèche.

La dette publique se négocie à des taux artificiellement bas et, au lieu de renforcer les économies, les taux négatifs rendent les gouvernements plus dépendants d’une dette bon marché. Les politiciens abandonnent toute impulsion réformiste et préfèrent accumuler davantage de dette.

La répression financière de la plupart des banques centrales commence par un mauvais diagnostic, qui suppose que la faible croissance et l’inflation inférieure à l’objectif sont un problème de demande, et non des excès antérieurs, et finit par entretenir les bulles qu’elles cherchaient à résoudre.

La politique des taux négatifs ne peut être défendue que par des gens qui n’ont jamais investi ou créé un emploi, car personne ayant travaillé dans l’économie réelle ne peut croire que la répression financière amènera les agents économiques à souscrire davantage de crédit et à renforcer l’économie.

Les taux négatifs représentent un formidable transfert de richesse des épargnants et des salaires réels vers le gouvernement et les endettés. Une taxe sur la prudence. La destruction de la perception du risque qui profite toujours aux plus téméraires. Le renflouement des inefficaces.

Les banques centrales ignorent les effets de la démographie, de la technologie et de la concurrence sur l’inflation et la croissance de la consommation, de celle du crédit et de l’investissement. Avec de mauvaises politiques, elles génèrent de nouvelles bulles qui deviennent plus dangereuses que les précédentes. La prochaine bulle va accroître à nouveau les déséquilibres fiscaux des pays. Pire encore, lorsque les banques centrales se présentent comme l’agent qui inversera l’effet de la technologie et de la démographie, elles créent un risque et une bulle plus importants.

Daniel Lacalle (Madrid, 1967). Docteur en économie et gestionnaire de fonds. Auteur des best-sellers « Life In The Financial Markets » et « The Energy World Is Flat » ainsi que « Escape From the Central Bank Trap ». Daniel Lacalle (Madrid, 1967). Docteur en économie et gestionnaire de fonds. Collaborateur fréquent de CNBC, Bloomberg, CNN, Hedgeye, Epoch Times, Mises Institute, BBN Times, Wall Street Journal, El Español, A3 Media et 13TV. Titulaire du CIIA (Certified International Investment Analyst) et d’un master en enquête économique et IESE.

Source : Daniel Lacalle – 10/02/2021

Traduit par les lecteurs du site Les Crises

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Commentaire recommandé

Anfer // 14.03.2021 à 10h17

L’épargne ne finance pas l’investissement, elle est inutile dans une société qui fonctionne.

Pour les particuliers modestes c’est en fait une thesaurisation qui sert de matelas de sécurité en cas de coup dur.

Mais vu que le système liberal repose sur une instabilité permanente ou chacun risque de perdre ses revenus pour les « srimuler » (concurrence), cela accroit la volonté de « mettre de côté », et favorise la recherche de la rente.

La fetichisation de la concurrence abouti a son inverse…
Pour se projeter dans l’avenir et investir, il faut de la prévisibilité et de la sécurité, ce que l’être humain a toujours cherché depuis qu’il construit des abris pour éviter de se faire dévorer durant son sommeil.

40 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 14.03.2021 à 07h48

    « l’épargne doit être pénalisée pour stimuler l’économie. Excusez la franchise, mais c’est une idée ridicule. »

    Tout comme les taux d’intérêts positifs. Mais allez dire ça à un banquier privé!

    Quel parti aujourd’hui en France a à son programme la nationalisation des banques?

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    • Anfer // 14.03.2021 à 10h17

      L’épargne ne finance pas l’investissement, elle est inutile dans une société qui fonctionne.

      Pour les particuliers modestes c’est en fait une thesaurisation qui sert de matelas de sécurité en cas de coup dur.

      Mais vu que le système liberal repose sur une instabilité permanente ou chacun risque de perdre ses revenus pour les « srimuler » (concurrence), cela accroit la volonté de « mettre de côté », et favorise la recherche de la rente.

      La fetichisation de la concurrence abouti a son inverse…
      Pour se projeter dans l’avenir et investir, il faut de la prévisibilité et de la sécurité, ce que l’être humain a toujours cherché depuis qu’il construit des abris pour éviter de se faire dévorer durant son sommeil.

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      • lois-economiques // 15.03.2021 à 18h07

        « Cela ne changerait L’épargne ne finance pas l’investissement, elle est inutile dans une société qui fonctionne. »
        En effet, et même l’idée que l’argent doit rapporter de l’argent est un non sens économique et physique.
        Aucun, strictement aucun élément dans l’Univers ne s’use pas et l’argent serait le seul par essence à être inusable.
        Cette impossibilité physique doit permettre de comprendre que l’argent qui n’est, in fine, que la valeur universelle d’échanges des biens et des services , devrait comme n’importe quelle composant s’user dans le temps, donc fondre.
        C’est à dire strictement le contraire de l’argent qui rapporte.

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        • Patrick // 16.03.2021 à 08h43

          mais l’argent fond , il fond comme neige au soleil.
          1970 : 1 once d’or = 35$
          2021 : 1 once d’or = 1800$

          et en Euros , on doit être dans le même rythme de fonte sur le long terme.
          ça c’est de la fonte , de la vraie !!

          Par contre , on peut constater que sur ces 5000 dernières années , l’or et l’argent ( métal ) ne se sont pas usés.

          La monnaie n’assure pas son rôle de conservation de la valeur, et assure mal son rôle de valeur d’échange puisqu’elle fond.

          Et si l’épargne fond , elle ne peut plus servir à financer l’investissement puisqu’elle perd sa valeur , il n’y aura donc d’investissement qu’à crédit et une course à l’endettement .. on y est et c’est pas beau à voir.

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          • Anfer // 17.03.2021 à 19h30

            Ça tombe bien, l’épargne sert principalement à faire gonfler des bulles spéculatives.
            Euthanasions les rentiers.

            Quant au fetichisme de l’or…

            Les égyptiens de l’antiquité utilisaient des grains de blé comme monnaie, au moins ça se mange si c’est tout ce qui nous reste…

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            • Yvan // 20.03.2021 à 08h52

              L’or est une monnaie qui ne rapporte rien,
              c’est le plus mauvais placement.
              Et aussi le meilleur. Sur le long terme, l’or a de tout temps surperformé la bourse. Beaucoup l’ignorent.
              L’or est la meilleure protection contre l’incompétence des diregents.
              Achetez, ça va doubler sur les 8 mois qui arrivent.

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  • Max // 14.03.2021 à 08h46

    Est il volonté, de la part des rédacteurs, d’omettre le projet de gouvernement mondial désireux de soumettre le peuple à leur ignoble dystopie. 13 ans de taux bas et d’endettement massif entraînera la faillite de ceux qui sont endettés ainsi que les épargnants, par faillite bancaire. L’explosion sociale qui s’en suivra ne fera qu’éjecter les gouvernements nationaux, laissant la place aux multinationales, ravi de récupérer les ruines des nations occidentales pour mettre fin aux neoliberalisme et adopter un « capitalisme » autoritaire à la chinoise.

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    • tradder // 14.03.2021 à 14h09

      Si vous êtes endettés et que les taux d’intérêts augmentent…vous avez peu de chance de devenir plus riches…si les taux restent bas vous avez peu de chance que votre dette augmente..

      Vous manquez l’essentiel. Une politique de taux bas, style le livret A, permet d’orienter l’épargne vers les investissements plus productifs. Je n’ai pas parlé de start-up ici…

      L’ennemi c’est le rentier immobiler à vie, de génération en génération qui accumule, avec des conséquences désastreuses sur le logement social par exemple ou l’augmentation perpétuelle des loyers.

      L’obsession immobilière est une idiotie planétaire.

      On peut avoir des taux d’intérêts négatifs, taxer sans état d’âme l’immobilier spéculatif ou de rente (héritage AUSSI) et s’occuper de logement social.

      Le meilleur exemple ? La Chine ou les familles achètent 3 ou 4 appartements à crédit, des villes vides, le tout pour soutenir des progression de taux de PIB qui n’ont aucun rapport avec la réalité, pour montrer ds résultats favorables auprès du pouvoir central.

      Un système identique fonctionne pour les villes qui vivent sur les taxes foncières, un peu partout, rendant l’accès au logement impossible pour ceux qui ne pas déjà propriétaires.

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      • Max // 14.03.2021 à 14h50

        Permettez moi de négliger la fonction du livret A ( puisque l’épargne n’a plus lieu d’investissement mais de matelas de sécurité) pour cibler l’essentiel ,c’est à dire la politique monétaire des BC servant l’intérêt d’une économie mondialisée, adaptant sa structure à la conscience de ressources limitées , ( achats d’actifs entreprises « vertes »), de gestion de pulsion consommatrice d’un peuple inadapté au nouveau « Green deal » ( covid ), et d’un capitalisme qui sans profits n’a plus lieu d’être . Croire en l’inflation rédemptrice facilitant le paiement des dettes accumulées, alors même que la monnaie n’est que unité d’échange contre ressources à extraire, va contre l’intérêt de nos puissants à limiter notre consommation . Pour cette raison , je crois qu’ils mettront fin à l’argent gratuit, réévalueront la monnaie pour une mise en faillite généralisée ( great reset ).

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  • Avunimes // 14.03.2021 à 09h38

    Serait-il possible que ceux qui ont compris cet article nous le traduise en langage clair puis nous fasse la transcription d’une pensée économique reposant sur l’exploitation infinie des ressources à celles d’aujourd’hui devant prendre en compte leur rareté, voir l’épuisement tant du vivant que des minerais.

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    • ouvrierpcf // 14.03.2021 à 11h10

      les mêmes qui nous serinent qui nous harcèlent qui nous hantent qui nous professent qui nous ordonnent maintenant leurs concepts de bio de diversité d’écolo machin truc bidule passent à la télé qui se diffuse par satellites par centres data center les mêmes survolent les contrées reculées terriennes par hélicoptères avions privés ceux là par engins 4 roues motrices les mêmes organisent ou paradent aux courses de voiliers suivis aidés de satellites de vues télévisuelles directes qui filment des individus bardés de logos publicitaires bien eux issus des industries des assurances du monde financier En France c’est même un département de la République qui finance en premier une course de ce type alors que ces mêmes idolâtres du monde vert répugnent crachent sur la République des communes des départements car pendant qu’ils amusent la galerie ils ourdent en catimini pour un monde féodal de seigneuries européistes et fédéralistes comme au pays natal teuton ou du far west eux ne voient que l’expansion capitalistique ils font partie du Capitalisme en sont les agents continuateurs

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  • Incognitototo // 14.03.2021 à 12h39

    Je ne sais pas quoi penser de cet article : beaucoup trop d’affirmations sans démonstrations et aucune analyse du contexte mondialisé (entres autres monétaires avec l’hégémonie sans partage du dollar) qui nous a fait aboutir à cette situation…

    De plus, je ne vois pas en quoi une faible croissance serait un problème… du moins pour les objectifs écologiques.

    Les problèmes centraux ne se situeraient pas plutôt (entre autres) dans la mauvaise répartition des richesses produites, dans l’économie virtuelle de casino toujours plus prégnante qui pompe l’économie réelle … et tout simplement de considérer et traiter la monnaie comme une marchandise !

    Sur ce dernier point, je rappelle que toutes les traditions religieuses, du moins au début, interdisaient de faire de l’argent avec de l’argent, bref de demander une rémunération pour un prêt d’argent.
    Plus personne ne se demande pourquoi et c’est bien dommage. C’est pourtant une sagesse de base bien plus révolutionnaire que tout ce que nos idéologues et économistes nous ont pondu depuis des siècles.

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    • Incognitototo // 14.03.2021 à 14h03

      À quoi dites-vous « sûrement pas  » ???

      Si vous ne comprenez pas comment fonctionne le système de Ponzi imposé par l’utilisation du dollar pour les échanges internationaux, forcément vous ne pouvez pas non plus comprendre que quand le système arrive à saturation (c’est-à-dire quand la masse monétaire augmente plus vite que les richesses réelles produites), il faut détruire de la valeur monétaire pour qu’il puisse se perpétuer.
      Avant nous avions l’inflation qui exerçait cette fonction, mais avec la mondialisation et le fait qu’on pourra toujours produire à moins cher quelque part, ce levier n’est plus opérant, d’où les taux négatifs qui paradoxalement entretiennent eux-mêmes une faible inflation.

      Pour le reste, je vous laisse à vos hors sujets.

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  • tradder // 14.03.2021 à 13h25

    Une excellente manière de payer le déficit, d’utiliser les gigantesques sommes qui dorment avec des taux d’intérêts ridicules dans des véhicules financiers tels que l’assurance-vie, forcent ceux qui thésaurisent à consommer donc permet de créer de l’emploi.

    Très impopulaire avec les rentiers, qui ne prennent aucun risque, ne procèdent pas à la création d’entreprises, s’enrichissent génération après génération, sans faire grand chose, de l’entassement immobiler et de sa spéculation.

    Je suis aussi pour une taxe de 50 % sur les gains en capital (ventes ou héritage) de tout le secteur immobilier résidentiel, accompagnée d’une obligation d’être la résidence principale pour au moins 5 années.

    En examinant les hausses des taxes locales, les hausses des coûts attachés aux services, électricité, etc, et les taux d’intérêts disponibles dans les véhicules financiers populaires, style livret A, nous sommes déjà dans un monde ou les rendements sont négatifs.

    L’état français de fait emprunte à des taux négatifs, il s’enrichit sur sa dette. 100 milliards d’euros de bons du trésor, échéance à 50 années, avec un taux d’intérêt a 1 %…c’est quoi ?

    Contrairement à ce qui est écrit des taux d’intérêts négatifs ne forceront pas plus la spéculation vers des véhicules financiers plus risqués, ceux qui voulaient être dans ces secteurs le sont déjà.

    On peut penser à des mesures d’accompagnement comme des crédits fiscaux ou des exemptions pour ceux et celles qui utilisent ces véhicules financiers comme solution de dernier recours ou d’assurance ultime.

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    • Patrick // 14.03.2021 à 18h50

      N’oublions pas que l’argent de l’assurance-vie ne « dort » pas.
      Il a été investi le plus souvent en obligations d’états, il est donc déjà dépensé et ne sera probablement jamais remboursé.
      Il est impossible de le prendre, et il en est de même pour la plus grande partie de l’épargne.

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      • petitcommischinois // 14.03.2021 à 19h09

        Les états peuvent tout quand c’est nécessaire. L’assurance-vie est une maladie française au détriment du financement des entreprises. Un système de rentiers pour les rentiers.

        Oui il est parfaitement possible de le prendre en imposant un intérêt sur le principal du prêt, sur vos dépôts bancaires, vos soldes, mois après mois, année après année. Pas besoin de 10 %…2 % suffisent. C’est le mécanisme des taux d’intérêts négatifs.

        Il y a la dette de l’état et AUSSI et SURTOUT les dettes des entreprises ET des ménages beaucoup plus préoccupantes en ce qui me concerne.

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        • Patrick // 16.03.2021 à 08h54

          oui , il y a des dettes de partout.
          Notre société ne tient plus que par les dettes et les déficits. Nous consommons plus que nous produisons , à tous les niveaux , ce n’est donc pas durable.

          Et en plus c’est général, très peu de pays échappent à cette situation.

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  • Vain(s) espoir(s) // 14.03.2021 à 13h30

    https://www.ecb.europa.eu/ecb/html/index.fr.html… JE NE SUIS PAS CERTAIN QUE LES BELLES PAROLES DU SITE CORRESPONDENT STRICTEMENT À LA RÉALITÉ RÉELLE !?!

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  • Calal // 14.03.2021 à 13h44

    « La destruction de la perception du risque qui profite toujours aux plus téméraires. »

    Je les qualifierai plutôt de plus  » extravertis  » ou irresponsables: ceux qui croient qu’il y aura toujours quelqu’un d’autre pour venir les aider ou faire le boulot a leur place.
    Avant, ces extravertis pensaient que  » chaque jour un pigeon se lève » et donc qu’il y aura toujours ce pigeon a qui revendre l’objet de spéculation,mais de nos jours, avec l’etat-providence, nos extravertis savent que l’État et les banques centrales assurent leurs arrières et qu’ils n’auront jamais a assumer seul les conséquences de leurs choix.

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  • Sarton Bernard // 14.03.2021 à 14h41

    Le capitalisme est mourant et ne peut se régénérer , il survit encore par l’ignorance économique des masses populaires qui essayent de se débrouiller pour survivre. Mais à un moment donné de l’histoire la débrouille ne suffira pas, même avec le trafic de drogue qui ne fonctionne qu’à la condition que les clients drogués aient de l’argent , il faudra donc se rebeller contre les dirigeants gouvernementaux et leurs clientèle fortunée. Le choix dit autoritaire avec la mise en place de pouvoir fascisant(Trump-Bolsonaro-Anez-Dutertre-Moidi) ont comme résultats des échecs économiques et culturels et ainsi sont renversés assez vite . Cela prouve que la grande bourgeoisie est face à un mur et que les masses sont moins manipulables que par le passé au 19ème et au 20ème siècle. Alors il est sûr que l’argent sous forme de dettes ou d’épargne prouvera son inutilité par sa dépréciation historique de valeur marchande consommatrice. Voir le déclin de ce modèle d’échange monétaire vieux de 5000 ans est un film à suspense que les bourses de valeur essayent de cacher aux actionnaires et boursicoteurs…Jusqu’à quand ???????????????

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  • pouet // 14.03.2021 à 15h59

    Cela ressemble à un article écrit par une personne qui n’a pas compris le rôle de l’état, de al finance et de l’investissement, bref le fonctionnement global de l’économie. L’accroissement de l’endettement n’est pas un problème, sinon il y longtemps que le Japon aurait déposé le bilan.

    Je m’arrête car cette problématique est bien mieux expliqué par des personnes plus compétente : voir le youtubeur heu?reka
    https://www.youtube.com/watch?v=qoazqJEBGsc

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    • Casimir Ioulianov // 15.03.2021 à 14h45

      Toutafay 🙂
      La destruction monétaire c’est pas les taux négatifs , mais le remboursement des créances. Si on ne veut pas baisser la masse monétaire, il suffit de ne jamais rembourser les créances : CQFD.
      On en profite pour rappeler qu’il est interdit à la BCE de financer des états … mais que cette dernières à plus de 2000 Milliards d’euros de dettes publiques dans son bilan … et que même la courre constitutionnelle Allemande a été prié de la fermer sur le sujet.
      En gros le pognon c’est virtuel , on en fait ce qu’on veut bien en imaginer. D’ailleurs si le dollar est considéré comme une monnaie sure, c’est bien que tout est possible :p .

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  • Jean // 14.03.2021 à 17h25

    Ce faisant le système de la dette métastase toute l’économie nationale. Ok les taux sont faibles ou négatifs actuellement, mais que se passera-t-il lorsqu’ils remonteront avec les quantités souscrites, n’est ce l’as un boulevard pour l’austérité et l’excuse habituelle permettant la destruction de la nation devant alors brader les bijoux de famille au privé ? C’est peut-être cela justement l’objectif des Gvt corrompus actuellement au pouvoir

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    • petitcommischinois // 14.03.2021 à 18h40

      Les taux ne remonteront pas. Les banques centrales feront marcher la machine à billets.

      Ce qui compte c’est de payer les intérêts des dettes. C’est pour cela que je ris quand je lis ici et ailleurs les cassandres qui disent..la fin du $ us..la fin du $ us..Tant et aussi longtemps que les USA pourront payer les intérêts il n’y aura aucun problème. La dette américaine est détenu à près de 65 %..par le gouvernement américain.

      Idem pour l’état français..et quand on se finance a 1 %…le débât sur l’annulation de la dette est un débât franco-français absurde.

      J’entendais la candidate, probablement au second tour en 2020, déclarer récemment, je cite -Il y a là un aspect moral essentiel, estime-t-elle. À partir du moment où un État souverain fait appel à une source de financement extérieure, sa parole est d’airain. Il s’organise pour rembourser sa dette contre vents et marées – donc acte…bon disons que la France continuera a payer des intérêts a 1 %…

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      • Max // 16.03.2021 à 22h26

        Encore faut il que l’hélicopter money en dollars des américains ne fasse pas douter les pays étrangers qui les acceptent. Cela pourrait faire écrouler une monnaie avant même des difficultés de paiement des taux d’intérêts ,alors même que les BC avalent les dettes au rythme de leurs émissions . Car quand le doute s’installe , l’autoréalisation aussi. C’est ce principe qui fait monter les bourses , qui fait augmenter les taux longs (vente des obligations par croyance d’inflation) , écrouler un marché immobilier (par croyance d’une chute prochaine ) ou que l’on crée une pénurie dans une station service . Je crois qu’il est urgent pour les banques centrales de mettre le nez dans les cryptos ,en augmenter l’offre pour en faire baisser le cours ,comme ils le font avec l’or . Gardez foi au saint dollar braves gens

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    • Patrick // 14.03.2021 à 18h45

      Vu l’endettement généralisé, public et privé, si les taux d’intérêt remontent il va y avoir du sang sur les murs , défaut de paiement généralisé et jeu de dominos …
      La seule solution pour les banques centrales est de continuer à imprimer de la monnaie en essayant de maintenir les taux bas , le plus longtemps possible… mais jusqu’à quand ?

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      • Jean // 17.03.2021 à 17h40

        A tous: j’imagine la difficulté pour essayer de répondre à cette question (si on peut lui donner un sens rationnel hors boule de cristal..) mais quel scénario plausible pour l’avenir envisageriez-vous ? Tout cela donne l’impression d’une personne qui monterait toujours plus haut pour échapper à un incendie sachant que la chute est inévitable est sera de plus en plus terrible.. on ne peut pas continuer à baisser les taux et leur remontée pouvant créer une catastrophe.. l’Histoire fournit-elle un exemple ou done-t’elle des indices ? ( ou alors pourrait on essayer de tirer une déduction « logique » d’effets à partir des causes, pour ceux qui maîtrisent la mécanique économique ?) L’Histoire à ce que je comprends montre que le capitalisme quand il arrive à un collapse suite à une trop grande accumulation ne trouve plus que la guerre pour remettre les compteurs à zero.. 39-40 suite à la crise de 29 ,, faut-il 50 M de morts pour pouvoir se payer à nouveau 30 années « glorieuses » ? ( pendants lesquelles les forces dominantes reconstruiront d’ailleurs peu à peu leur orgie destructrice de l’économie comme dans les années 1990 à 2007) préparant le crash suivant , du style cycles de Krondratieff?) Pitié !

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  • Fernet Branca // 14.03.2021 à 18h12

    Cet article de Daniel Lacalle est très loin d’être convaincant et je l’ai lu ce matin et cet après-midi.
    Et il faudrait donc de l’inflation pour la croissance ?
    Je ne connaissez pas cet économiste, je vais voir si je trouve des articles plus convaincants.

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    • petitcommischinois // 14.03.2021 à 18h30

      L’inflation mesure l’augmentation de la masse monétaire qui augmente quand la consommation augmente.

      L’inflation n’est pas bonne pour la bourse, coûteuses pour les états qui doivent financer leurs déficits, pas bonnes pour les entreprises qui sont forcer de se financer plus cher.

      L’inflation est bonne pour la dépréciation des actifs qui permet de renouveler les actifs des entreprises plus rapidement dons de commander de nouvelles machines, etc.

      L’inflation n’est pas bonne…pour les rentiers..qui mènent le bal maintenant.

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  • Ernesto // 14.03.2021 à 21h55

    @petitcommischinois: « les taux ne remonteront pas ». On en reparlera quand Méluche sera élu président en 2022 et voudra financer son programme économique et social. Je ne lui donne pas une semaine pour rendre les armes s’il ne prend pas des mesures drastiques pour contrôler la monnaie, la banque centrale nationale, les mouvements de capitaux et s’émanciper des marchés de capitaux.

    Sinon, c’est Grèce bis repetita

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    • MR // 16.03.2021 à 13h48

      Heu je crois que vous n’avez pas une vision claire du problème. En l’occurrence, Mélenchon ne pourra rien faire car notre monnaie est l’Euro, monnaie partagée avec 19 pays, que la banque centrale est à Francfort et que tout ce petit monde est lié par des traités qui fixent les cadres légaux du fonctionnement de la zone Euro (puisque nous parlons de ça)
      En d’autres termes, tant que Mélenchon (en supposant qu’il soit élu ce qui est tout de même improbable) ne veut sortir ni de l’UE ni de l’Euro, tout ce que vous décrivez n’arrivera pas. Et effectivement ce sera Grèce bis repetita.

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      • Anfer // 17.03.2021 à 20h12

        Les traités…

        « C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu pour le cas où il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit : « Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp ! » Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça. »

        La France est membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU avec droit de veto.

        Donc il n’y aura jamais de condamnation internationale de la France.

        Par contre, on risque les gros yeux de madame Merkel…
        J’ai très peur.

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  • Ernesto // 15.03.2021 à 01h10

    L’auteur, Daniel Lacalle, est gestionnaire de fonds, nul besoin d’en savoir plus pour deviner sa vision de l’économie qu’il assume d’ailleurs de façon très explicite. C’est un pur libéral, toutes ses analyses et recommandations en témoignent: « il ne faut pas pénaliser l’épargne pour stimuler l’économie c’est une idée ridicule »; or qui épargne? Sur les 100 milliards épargnés par les français durant la pandémie, plus de 70% l’ont été sans surprise par les plus riches, encore un qui croit à cette fable du ruissellement.

     » Les planificateurs centraux » (donc l’Etat), « subventionnent les secteurs à faible productivité et très endettés » (alors qu’il faudrait selon lui les laisser crever et avec eux tous les »canards boiteux »), « tout en pénalisant les secteurs à productivité élevée avec une fiscalité croissante et confiscatoire » (oubliés le CICE, la baisse des impôts de production, les aides diverses et variées sans contrôle ni contreparties?), on croirait lire du Patrick!

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    • Malbrough // 15.03.2021 à 07h16

      Oui, d’autant que l’auteur parle de nécessaires réformes , sans préciser lesquelles .
      Or personnellement , quand j’entends ce discours je suis très méfiant .

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  • Ernesto // 15.03.2021 à 01h40

    « Les politiciens abandonnent toute impulsion réformiste et préfèrent accumuler davantage de dettes » (oubliées les réformes du code du travail, de l’assurance chômage, du système de retraite par répartition?). L’auteur fait semblant d’ignorer que l’endettement général (Etat, entreprises, ménages), n’est dû qu’à la diminution volontaire des recettes de l’Etat (ISF, flat tax, cadeaux fiscaux aux plus riches, lutte dérisoire conte les paradis fiscaux, l’évasion et la fraude fiscale, aux avantages financiers du LBO, à l’insuffisance des salaires. A quoi bon investir quand la demande et la croissance sont en panne? Il vaut mieux s’endetter pour racheter ses propres actions pour les détruire et augmenter ainsi mécaniquement le cours des actions et des dividendes. La finance préfère perdre de l’argent en achetant de la dette de l’Etat ou en plaçant bien au chaud ses liquidités auprès de la BCE, c’est le plus sûr dans une conjoncture incertaine et en absence de vision à court et long terme.

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    • petitcommischinois // 15.03.2021 à 16h58

      Il vaut mieux s’endetter pour racheter ses propres actions…même pas. Les entreprises qui rachètent leurs actions débordent de liquidités comme Google, Apple, etc.

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  • Jean // 15.03.2021 à 07h01

    Une réponse appropriée (quels que soient les taux, la seule qui libère 😊)
    https://francais.rt.com/international/83987-bolivie-rend-fmi-pret-irregulier-onereux-351-millions-dollars-obtenu-anez

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  • Jean // 15.03.2021 à 07h10
  • fralain // 16.03.2021 à 22h18

    les taux d’intérêt ont été inventés en même temps que l’écriture (cunéiforme) en Mésopotamie ,l’actuel Iraq il y a 5000 ans par les assyriens c’était pour compter le volume des récoltes , du sel bref le commerce est apparu à cette époque des intermédiaires prêtaient de l’argent aux uns et aux autres bref il y a un proverbe populaire qui dit « le temps c’est de l’argent » les taux d’intérêts ou agios ou pénalités de retard c’est ce qui relie le temps à l’argent. depuis 5000 il n’a jamais été négatif . je peux expliquer les taux d’intérêts positifs mais quand ils sont négatifs je ne sais pas

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    • Anfer // 17.03.2021 à 20h41

      Les dettes étaient annulés régulièrement.

      Chaque nouveau souverain ouvrait son règne en annulant toutes les dettes, les tablettes de registre etaient alors brisés symboliquement.

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