Source : Rolling Stone, le 27/06/2016

Si vous croyez qu’il peut y avoir “trop de démocratie”, vous ne croyez probablement pas à la démocratie

Par Matt Taibbi, le 27 juin 2016

“Ceci n’est pas la démocratie ; c’est une roulette russe pour les républiques,” écrivait récemment Kenneth Rogoff dans le “Boston Globe” de la dernière semaine du vote sur le Brexit. Odd Anderson/Getty

En 1934, à l’aube de la Terreur Staliniste, le grand écrivain russe Isaac Babel osait une boutade audacieuse lors de la conférence internationale des écrivains à Moscou :

“Tout nous est donné par le parti et le gouvernement. Un seul droit nous est refusé : celui d’écrire mal.”

Babel, cet ancien loyaliste soviétique qui fut finalement exécuté en tant qu’ennemi de l’état, semblait tenter de dire quelque chose de profond : la liberté de faire des erreurs est elle-même une composante essentielle de la liberté.

En règle générale, les gens n’aiment pas être préservés d’eux-mêmes. Et si vous pensez que priver les gens de leur droit de faire des erreurs est sensé, vous n’avez probablement aucun respect de leur droit de prendre une quelconque décision.

Ceci est pertinent au lendemain du référendum sur le Brexit, au cours duquel les citoyens britanniques ont voté de peu pour la sortie de l’Union Européenne.

Du fait que le vote a été perçu comme induit par les mêmes sentiments racistes que ceux qui alimentent la campagne de Donald Trump, une grande partie des commentateurs ont suggéré que la démocratie a fait erreur, et que le vote devrait peut-être être annulé pour le bien des britanniques.

Les réseaux sociaux se sont remplis de tels appels. “Est-ce que c’est moi, ou bien le #Brexit est une occasion pour laquelle le gouvernement devrait passer outre un référendum populaire ?”, écrivait un commentateur type.

Dans les articles d’opinion la même rengaine pouvait y être lue. Le professeur d’économie d’Harvard et champion d’échec Kenneth Rogoff a écrit un article pour le Boston Globe intitulé “L’échec démocratique de la Grande Bretagne” dans lequel il prétend que:

“Cela n’est pas la démocratie ; c’est une roulette russe pour républiques. Une décision aux conséquences gigantesques… a été prise sans peser le pour et le contre de manière adéquate.”

Rogoff continue ensuite en faisant quelque chose qui est maintenant devenu populaire chez les experts des grands médias : se référer aux leçons que l’on peut tirer de l’antiquité. Il y a plusieurs milliers d’années de cela, dit-il, des “gens très intelligents” nous avaient déjà prévenus des dangers d’autoriser les moins que rien à prendre des décisions.

“Depuis la nuit des temps,” écrit-il, “les philosophes ont essayé d’élaborer un système qui essaie d’équilibrer les forces d’un principe de majorité avec le besoin d’assurer que les classes savantes aient un poids prédominant au moment de prendre des décisions importantes.”

En se donnant apparemment le rôle d’un “savant” dans cet exercice, Rogoff continue :

“Selon certains… Athènes avait mis en place l’exemple historique le plus pur de démocratie,” écrit-il. “Mais malgré cela, au final, après de multiples décisions de guerre catastrophiques, les athéniens ont compris le besoin de donner plus de pouvoir à des institutions indépendantes.”

C’est exactement l’argument mis en avant par le fameux blogueur anglais Andrew Sullivan il y a quelques mois de cela dans une diatribe de 8000 mots contre Donald Trump, “Les démocraties s’effondrent lorsqu’elles deviennent trop démocratiques.”

Tout comme Rogoff, Sullivan considère que les sociétés trop démocratiques tombent dans des passions excessives, et ont besoin de ce rempart de Gens Très Intelligents pour s’assurer qu’elles ne fassent pas trop de bêtises.

“Les élites comptent dans une démocratie,” estime Sullivan, parce qu’elles constituent “l’ingrédient sans lequel une démocratie ne peut être sauvée d’elle-même.”

Je dirais plutôt que les électeurs sont l’ingrédient sans lequel les élites ne peuvent être sauvées d’elles-mêmes, mais Sullivan a l’opinion exactement inverse, et a Platon de son côté. Bien qu’une partie de son analyse semble être fondée sur une mauvaise lecture de l’histoire antique (voir ici pour une exploration amusante du sujet), il a raison à propos de Platon, la source d’un grand nombre de mèmes du genre “les anciens nous avaient prévenus au sujet de la démocratie.” Il a juste mis de côté la partie où Platon, au moins sur les sujets politiques, était un peu un connard.

Le grand philosophe méprisait la démocratie, croyant que c’était un système qui brouillait les nécessaires distinctions sociales, incitant les enfants, les esclaves et même les animaux à oublier leur place. Il croyait que c’était un système qui menait à un trop grand laisser-aller, dans lequel les gens “buvaient trop du vin fort de la liberté.”

Trop de permissivité, écrivait Platon (et que reprit Sullivan), mène à une populace gâtée qui deviendra un redoutable vengeur pour quiconque s’opposant à sa jouissance. Ces “moins que rien” dénonceront inévitablement comme oligarques n’importe quel groupe de dirigeants tentant d’imposer des règles fondamentales et raisonnables pour la société.

Il faudrait être un snob de première classe, complètement imbu de sa personne, pour tenter d’appliquer ces arguments à la politique de notre époque, et se prendre pour un équivalent des philosophes-rois de Platon.

Nigel Farage, le leader du Parti de l'Indépendance du Royaume-Uni (UKIP), fêtant le vote du Brexit la semaine dernière. Matt Dunham/AP

Nigel Farage, le leader du Parti de l’Indépendance du Royaume-Uni (UKIP), fêtant le vote du Brexit la semaine dernière. Matt Dunham/AP

Et il faudrait que vous soyez sacrément borné pour ne pas saisir que c’est ce genre d’énoncé qui inspire aux populations des mouvements comme le Brexit ou la campagne de Trump.

Si j’étais britannique j’aurais probablement voté Remain. Mais il n’est pas difficile de comprendre qu’on puisse être en colère d’être assujetti à d’innombrables bureaucrates de Bruxelles. Pas plus qu’il n’est difficile d’imaginer que la réaction de l’après Brexit confirme tous les doutes que vous pouviez avoir à propos des gens qui dirigent l’UE.

Imaginez que des pontes et des professeurs suggèrent que votre droit de vote devrait être restreint parce que vous avez voté Leave. Maintenant imaginez que ces mêmes personnes traitent les gens ayant voté comme vous “d’enfants“, et vous fustigent pour ne pas apprécier à sa juste valeur, disons, les joies de soumettre la Magna Carta et la déclaration des droits à la Cour Suprême Européenne.

Le message général reste le même dans chaque cas : Laissez-nous gérer ça.

Quoiqu’il en soit, disons que les personnes ayant voté pour le Brexit, comme celles qui voteront pour Trump, ont tort, sont ignorantes, dangereuses et injustes.

Même en précisant que la réaction au Brexit et à la campagne de Trump révèlent un problème potentiellement plus sérieux que le Brexit et la campagne de Trump. Il devient périlleusement à la mode dans tout le monde occidental de tendre vers des solutions non-démocratiques à chaque fois que la société glisse dans une direction que les gens n’apprécient pas. Ici en Amérique, le problème va grossissant tant à droite qu’à gauche.

Qu’il s’agisse d’Andrew Sullivan qui appelle les taupes Républicaines à truquer le processus de nomination pour faire capoter la candidature de Trump, ou des Démocrates de la première heure comme Peter Orszag qui prétend que l’intransigeance des Républicains implique que nous devrions donner plus de pouvoir aux “commissions dépolitisées”, la tentation d’agir par diktat est de plus en plus présente de nos jours.

“Trop de démocratie” était un argument réservé aux étrangers qui tentaient de faire des choses comme voter pour exiger le contrôle de leurs propres fournitures de pétrole.

J’ai entendu ce terme pour la première fois en Russie au milieu des années 90. En tant que jeune reporter basé à Moscou après la chute du communisme, j’ai passé des années à écouter les conseillers américains et leurs acolytes du Kremlin s’extasier sur l’expérience démocratique.

Puis, en 1995, les sondages montrèrent que le communiste Gennady Zyguanov devançait Boris Yeltsin dans la course à la présidence. En un instant tous ces anciens évangélistes démocratiques commencèrent à dire que la Russie n’était “pas prête” pour la démocratie.

Ce ne sont plus désormais uniquement les visiteurs opportunistes du Tiers-Monde qui avancent ce type de raisonnement, l’argument vise les propres électeurs du pays “peu informés”.

Ce glissement a peut-être commencé avec le 11-Septembre, après lequel un grand nombre de gens acceptèrent soudain les exécutions sommaires, la torture, la surveillance sans mandat et l’insouciante élimination de concepts tels que l’habeas corpus.

Quinze ans plus tard nous sommes pris d’une manie encore plus grande à interdire et censurer des choses qui aurait été impensable une génération auparavant.

Elle semble être reprise également dans les polémiques de campus (étendre l’exception des “sujets qui fâchent” au Premier Amendement est soudain une idée populaire) et le débat sur l’immigration (dans lequel Trump remporta sa nomination haut la main en appelant à un test de religion franchement inconstitutionnel pour les immigrants)

La démocratie semble être devenue si dénudée et corrompue en Amérique qu’une génération entière a grandi sans la moindre foi dans ses principes.

Ce qui est particulièrement inquiétant à propos du Brexit et de la montée de Trump est la façon dont ces épisodes sont présentés comme impliquant une exception aux règles démocratiques habituelles. Ils sont considérés comme des menaces si monstrueuses qu’il faut abroger le processus démocratique pour les combattre.

Oubliez Platon, Athènes, Sparte et Rome. L’histoire récente nous montre que la chute dans le despotisme commence précisément de cette façon. Il y a à chaque fois une urgence qui nécessite une suspension temporaire de la démocratie.

Après le 11-Septembre on a eu la métaphore de la “bombe à retardement” pour justifier la torture. Ian Bremmer, un professeur de l’université de New-York autoproclamé “leader d’opinion prolifiquea qualifié le Brexit de “risque politique le plus significatif que le monde ait connu depuis la crise des missiles cubains,” s’apparentant littéralement à un scénario de fin du monde. Sullivan a justifié sa demande de manœuvres non-démocratiques au motif que l’élection de Trump serait un événement similaire à une “extinction massive”.

Je n’y crois pas. Ma compréhension primitive de la démocratie est que nous devons tendre vers elle en ces moments de crise, et non nous en éloigner.

Cela ne veut pas dire grand-chose d’être contre la torture jusqu’au moment où vous êtes le plus tenté d’y avoir recours, ou de croire au vote jusqu’à ce qu’un résultat précis ne vous convienne pas.

Si vous croyez qu’il puisse y avoir “trop de démocratie” vous n’y avez sans doute jamais vraiment cru. Et même les électeurs mal-informés peuvent le ressentir.

Source : Rolling Stone, le 27/06/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

66 réponses à La réaction au Brexit est la raison pour laquelle le Brexit est survenu, par Matt Taibbi

Commentaires recommandés

Ailleret Le 21 juillet 2016 à 00h27

Si vous êtes démocrate, vous devez respecter le Brexit, pour les raisons détaillées par l’auteur. J’en ajouterai une autre : quitter l’UE, c’est quitter une construction supranationale dirigée par une oligarchie : la Commission de Bruxelles, composée de hauts fonctionnaires non élus qui ne représentent plus leurs gouvernements respectifs, mais se sont attribués un pouvoir usurpé. Une tyrannie, pour reprendre les catégories politiques de la Grèce antique.

  1. Ailleret Le 21 juillet 2016 à 00h27
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    Si vous êtes démocrate, vous devez respecter le Brexit, pour les raisons détaillées par l’auteur. J’en ajouterai une autre : quitter l’UE, c’est quitter une construction supranationale dirigée par une oligarchie : la Commission de Bruxelles, composée de hauts fonctionnaires non élus qui ne représentent plus leurs gouvernements respectifs, mais se sont attribués un pouvoir usurpé. Une tyrannie, pour reprendre les catégories politiques de la Grèce antique.


    • Django Le 21 juillet 2016 à 07h43
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      Ou une dictature, car la description de la direction de l’UE tombe bien dans cette définition “Une dictature est un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu’aucune loi ou institution ne les limite (Wikipédia)”.
      Si il n’y a pas d’instances permettant de réfuter les institutions supérieures de l’UE, ces dernières ont donc un pouvoir illimité, qui ne s’arrêtera jamais !


    • Yokho Le 21 juillet 2016 à 08h28
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      Histoire de pinailler :

      La démocratie, ce sont surtout des citoyens, c’est à dire une population formée à écouter, débattre, forger une opinion et prendre une décision avec le poids de la responsabilité qui va avec.
      Dans nos sociétés, nous n’avons pas de citoyens, même si quelques uns apprennent et se forment, un référendum dans ce genre de situation ressemble donc plus à un sondage d’opinion d’éléments égoïstes qu’à une décision réflechie pour le bien commun.
      Il n’est donc pas impossible d’être pleinement démocrate et opposé à l’usage du référendum dans nos sociétés actuelles.

      Bon, mais je pinaille, je pense qu’une population peut aussi se former en pratiquant le pouvoir (référendum) et apprendre de ses réussites et de ses échecs en la matière.


      • Scytales Le 21 juillet 2016 à 09h15
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        Et à part votre conviction, qu’est-ce qui nous prouve que les referendums ne sont pas le produit de décisions mûrement réfléchies ?


      • Florence Le 21 juillet 2016 à 10h01
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        La vraie démocratie ne pourrait-elle être des personnes formant peuple ?
        (Ecrivant cela, je pense déjà trop complexe l’expression… “vraie démocratie” et sujette à caution)
        On a vu ce qu’est un citoyen : un instrument du pouvoir, pas toujours facile certes, mais forcément éduqué et finalement toujours docile.
        Je prend actuellement mes distances avec cette désignation de fonction sociale qui nous est inculquée (avec plus ou moins de succès), et montre toutes ses limites aujourd’hui plus que jamais, sachant qu’elle élimine, de surcroît, comme irrationnels !, beaucoup de notre humanité.
        Le citoyen pourrait bien être un individu, dit responsable et conscient, propre à une époque du capitalisme, et nécessaire à l’extension de celui-ci.
        Il est partiel et probablement faux, quelle que soit la nature humaine sur laquelle tout le monde débattra en vain (puisque capacité à l’adaptation inouïe).

        Cela dit en passant, préoccupée…


        • LS Le 21 juillet 2016 à 15h48
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          Joliment dit.
          Le mot “rationnel” est comme la proposition “il n’y a pas d’alternative”, ça ne tient que comme argument d’autorité.
          C’est bizarre, à vous lire, je me range à l’opinion de l’auteur de l’article.
          Les réactions délirantes (irrationnelles ?) des pro-remains, qui ont suivies le résultat du vote, justifient, à elles seules, le vote brexit.
          Ceci dit, un Citoyen n’est pas seulement un individu en train de voter. C’est un individu appartenant à une communauté politique, la république, par construction multiculturelle et multicommunautaire. Cette communauté pose la préséance de ses intérêts (dits général) face à ceux des individus qui la compose et des communautés qui s’y inscrivent et définit un espace public laïc et a-communautaire. Il s’agit d’une communauté au sens traditionnel donc rangée au rang d’insignifiance, à la fois par le libéralisme et par le marxisme.


        • Caliban Le 21 juillet 2016 à 19h13
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          Je trouve cela un peu “fort de café” qu’on porte les torts sur les citoyens (pas suffisamment instruit, pas assez conscient …) alors que les responsables sont nécessairement leurs représentants.

          Si on courre vers la dictature ce n’est certainement pas le souhait de citoyens, mais le fait de leurs représentants.

          Et que l’on ne vienne pas me ressortir l’élection d’Hitler. Elu avec 30% des voix, il a surtout bénéficié de la complicité des élites. Les nôtres actuelles sont du même acabit, des Munichois du wahhabisme, des Attila de la biosphère … des branquignols.


          • Prométhée Enchaîné Le 21 juillet 2016 à 20h06
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            Vous commettez la même erreur que Lordon : selon vous la responsabilité du monde commence par les “dirigeants”. Et donc si l’on veut changer le monde, il suffit de changer les dirigeants. Mais les dirigeants, lorsqu’ils arrivent au pouvoir, arrivent dans un contexte particulier dont ils ne sont pas responsables. Ce contexte c’est l’état du monde en général (contexte des relations internationales, jeux d’alliances, contexte géostratégique, contexte environnemental, économique, etc.) et de leur pays en particulier (Organisation des institutions, économie, budget, ressources, jeux d’alliances internes, etc.).

            Mitterrand n’est-il pas le plus bel exemple de l’impuissance du dirigeant, par l’aspect spectaculaire de l’échec de sa politique de gauche ? Sans aller jusque là, tous les dirigeants successifs sont confrontés à des groupes d’intérêts plus ou moins égoïstes qui ne se remettent pas en cause seulement en tapant du poing sur la table. Ai-je besoin de citer des exemples ?

            J’en ai déjà parlé je crois : c’est également un problème en Histoire, qui a été soulevé par Paul Veyne, reprenant une idée de Foucault, dans “Comment on écrit l’Histoire ?”
            C’est le problème du rapport entre gouvernants et gouvernés. L’idée synthétique est qu’ils sont interdépendants. Ca paraît bête mais ça explique beaucoup de choses que n’explique pas la thèse “les gouvernants gouvernent les gouvernés”.


          • Caliban Le 21 juillet 2016 à 23h33
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            “Et donc si l’on veut changer le monde, il suffit de changer les dirigeants.”
            Je n’ai jamais écrit une telle sottise, vous interprétez.

            Premièrement je n’ai pas de solution pour changer le monde. Deuxièmement mon propos traite du système démocratique : affirmer que les bulletins de vote ne sont pas égaux est la négation de la démocratie.

            Et jusqu’à présent il me semble que ce genre d’affirmation émerge surtout des “élites” (politiques, médiatiques, intellectuelles …). Ce sont elles qui mettent en danger la démocratie.

            Ce n’est d’ailleurs pas une nouveauté dans notre histoire. La tendance actuelle est celle d’une inquiétante “désacralisation” du bulletin de vote et d’une remise en cause de la règle majoritaire.


      • Prométhée Enchaîné Le 21 juillet 2016 à 11h29
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        Moi-même, j’estime ne pas être en capacité de prendre une décision parfaitement rationnelle, tant celle-ci dépend d’une somme de connaissances gigantesque : économie, fonctionnement des institutions, Histoire, Relations Internationales, Droit, connaissance des personnes et des partis pour lesquels on vote, etc.

        Aujourd’hui, je ne peux que voter pour des idées abstraites (égalité/limitation des inégalités, droits sociaux, paix dans le monde et amour de son prochain) dont je n’ai pas la moindre idée des conditions de possibilité, ou plutôt dont je pressens de plus en plus, en m’instruisant, que ce sont de doux rêves.

        On peut bien haïr la technocratie, mais en passer par des experts, aussi imparfaits soient-ils, est une nécessité. Qu’ils prennent de mauvaises décisions est inévitable, mais à mon avis préférable à un jet de dés…

        Pour ce qui est de l’Europe, si l’on ne peut pas vraiment parler de projet démocratique à l’origine (encore que), le processus a été poursuivi et enrichi par plusieurs démocraties conjointement. Ce sont des démocraties qui ont signé les traités pour s’unir. Certains commentateurs parlant de dictature ne pèsent pas sérieusement les mots qu’ils emploient, encore moins à l’heure où le parlement européen obtient de plus en plus de pouvoir.


        • LS Le 21 juillet 2016 à 14h37
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          Je ne sais pas ce que veut dire décision politique rationnelle. Déjà que la définition de la rationalité stricte en économie néoclassique n’a qu’un pouvoir descriptif faible (placé dans des conditions identiques, est rationnel celui qui fera toujours le même choix), alors face a des choix politiques soumis à des jugements de valeur …
          L’intuition, l’induction, l’analogie sont tout aussi efficace que la pensée déductive pour prendre des décisions dans un contexte complexe et multidisciplinaire. En fait, les experts même technique ne procède pas autrement.
          L’expérience des jurys citoyens montrent que sur des sujets techniques (OGM, gaz de schistes, constitutions …) les experts sont indispensables pour se construire une connaissance ou un jugement, leur déléguer la décision n’est pas nécessaire.


          • Prométhée Enchaîné Le 21 juillet 2016 à 20h13
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            Vous avez raison, j’entendais “décider en fonction de mes intérêts bien compris”, une fois les intérêts personnels et collectifs recoupés…


        • AFlyingSquirrel Le 21 juillet 2016 à 16h20
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          Avant d’espérer une décision rationnelle collective, il serait bon déjà d’établir un raisonnement collectif formalisé.
          On ne peut totalement écarter la faiblesse de la démocratie telle qu’introduite dans l’article: le manque d’information. Ou encore, la désinformation.

          Prétendre que l’idiocratie est une finalité de la démocratie indirecte reste valable vu la montée en puissance des démagogues, pour autant n’allons pas confondre idiotie avec désintéressement pur et simple: la plupart des citoyens souhaitent être décisionnaires, et tant qu’à faire, éclairés.

          Aussi les moyens techniques existent ou sont complètement à notre portée: quid d’une formalisation (schématique pour commencer) de nos institutions, de leurs échanges financiers et humains? Peut-on encore prétendre que la scolarité ou la Presse restent détentrices de ce rôle?
          Au final, c’est bien une obligation de transparence, certains diront d’honnêteté intellectuelle, qui permettra de répondre à un référendum ou autre consultation populaire en pleine conscience, et ainsi d’améliorer les chances de survie de la démocratie… du moins telle que nous la connaissons.


          • Prométhée Enchaîné Le 21 juillet 2016 à 19h34
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            La désinformation vient de toutes parts. Tous les partisans se caricaturent les uns les autres. Certains sujets sont trop sensibles pour être discutés logiquement et rationnellement. Par exemple, les scientifiques se cassent les dents face aux climatosceptiques pour tout un tas de raisons. Face au militantisme, je ne crois pas au pouvoir de la vérité… Une bêtise énoncée en une phrase choc ne peut être démontée par une phrase de contrechoc.

            Dans ce chaos, il faut distinguer les idéologues des chercheurs de vérité, distinguer les compétents des incompétents. Et c’est insuffisant, car l’erreur est humaine. Et lorsqu’on ne peut accéder à la source (et c’est bien le souci avec le journalisme/Histoire récente), on ne peut que faire confiance.
            Pour les connaissances générales, ça demande un temps fou au quidam ne serait-ce que pour un domaine, qui n’est même pas forcément parole d’évangile – comme par exemple l’économie – mais sans lesquelles on ne peut pas prétendre faire preuve d’honnêteté intellectuelle.

            Pour finir, sur internet, toutes les paroles semblent se valoir. Ainsi, quelqu’un affirme une chose après avoir lu Egalité et réconciliation sans autre bagage, sa parole paraît aussi valable que celle du contradicteur qui s’est farci un tas de bouquin sur le sujet, qui suit l’actualité, etc.

            L’appel à la vertu n’aura pas grande portée je le crains.


      • noel Le 24 juillet 2016 à 09h36
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        Manque cruellement une véritable culture au Politique, une pédagogie saine et salutaire aux mécanismes et aux procédures de la démocratie.

        L’association est une bonne école à la portée de chacun. Y exercer un mandat est à notre portée, lorsqu’il y a participation effective, formation sur le terrain et théorique Idem pour la gestion d’une petite commune.

        La pédagogie démocratique a été évincée, sournoisement en détournant une grande partie de la populace vers les jeux du cirque ! Pendant ce temps, elle est devenue paresseuse, frivole, confiant ainsi les rênes de tous les pouvoirs, notamment les plus hauts à des gens sans scrupules.

        Quel que soit le régime politique y compris les pires, il n’y a que des Hommes pour l’incarner concrètement.

        Nous nous retrouvons ainsi dans l’esprit d’une morale élémentaire et de bon sens au coeur même des événements, des circonstances du quotidien. Ils sont alors subis, non choisis en amont par des décisions non prises réellement en commun.


    • UltraLucide Le 21 juillet 2016 à 10h38
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      Pas impossible,
      “There are more things in heaven and earth, Horatio, Than are dreamt of in your philosophy.” (Shakespeare, Hamlet),
      “There is something rotten in the kingdom of UE.”, UltraLucide


    • triari Le 21 juillet 2016 à 12h03
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      (quitter l’UE, c’est quitter une construction supranationale dirigée par une oligarchie)

      Mais vous n’avez pas compris ? Platon avait entièrement raison, trop de démocratie ça pousse le BAS-peuple trop gâté à traiter les “sages” d’oligarques lorsque ceux-ci prennent des décisions qui ne plaisent pas au peuple … Non, je plaisante, vous avez entièrement raison.

      De toute façon, le plus éclairant dans cette histoire, c’est Beria : “Si le peuple n’est pas prêt pour la révolution, il faut changer le peuple.”

      On vous traite de “populiste” si vous contestez les “sages décisions” de ceux qui ont affamé la Grèce et s’en lavent les mains, on vous traite de “conspirationniste” si vous contestez la thèse officielle sur la révolution du Maïdan voir d’homophobe si vous soutenez la position russe en Syrie. Qui a dit diabolisation ?


  2. Silk Le 21 juillet 2016 à 01h21
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    Si l’on reprend la définition de démocratie telle qu’elle est énoncé par les formateurs de la CIA dans les camps d’entraînement pour les révolutions colorées (cf documentaire sur la fabrication des révolutions colorées dont je vous retrouverai les références)
    “la démocratie c’est l’économie de marché au bénéfice des USA”.
    (remplacer USA par le nom du pays qui use de cette argument).
    Cette définition permet déjà de comprendre nombre de guerres (au nom de la démocratie) mais aussi les dénis de démocratie (au sens propre) lorsque celle ci va dans un sens contraire à la définition donne ci-dessus.
    En effet le Brexit provoque la fureur car il entrave l’approfondissement de l’économie de marché libérale en permettant à un état de décider de sa politique alors que le but est justement de s’assurer qu’aucun peuple ne viennent en travers du grand projet néolibéral européen.
    L’UE permet de décider des politiques économiques qui s’appliqueront aux peuples sans que ses derniers puissent dire quoique ce soit.
    Sortir de l’UE, c’est redonner la souveraineté au peuple, en particulier dans le domaine des politiques économiques.
    Exactement l’inverse du fonctionnement de l’UE.


    • babelouest Le 21 juillet 2016 à 04h58
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      Je reprendrai, en la modifiant, la citation…

      “la démocratie c’est l’économie de marché au bénéfice des patrons des USA”

      quel que soit le pays où ces mots sont prononcés. L’UE n’est qu’un esclave de la définition. Et nous des esclaves de l’UE. A moins de nous fâcher comme les Britanniques, et de décider d’en sortir. Alors, oui, le Moloch qui a ses quartiers à Washington même si ses composantes ont des lieux de chute multiples, va faire les gros yeux à ceux qui ne veulent plus “sa” démocratie.


    • globule rouge Le 21 juillet 2016 à 09h47
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      Vous devez parler de ce documentaire de Manon Loizeau datant de 2005 :
      États-Unis : a la conquete de l’est (Le dessous des révolutions colorées)
      https://www.youtube.com/watch?v=1zUg9NrkcAQ


      • Silk Le 22 juillet 2016 à 00h27
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        En effet, je vous remercie je le cherchais.
        Il mériterait d’ailleurs de figurer parmi les articles de “les-crises”.


        • Olivier Berruyer Le 22 juillet 2016 à 01h26
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          je me demande toujours pourquoi les gens laissent ce genre de commentaire sans vérifier avant…

          https://www.les-crises.fr/cia-prepare-les-revolutions/


          • SanKuKai Le 22 juillet 2016 à 10h04
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            Malheureusement le lien sur les crises a été censuré et ne renvoie vers aucune vidéo alors que celui présenté ici fonctionne.


          • Silk Le 24 juillet 2016 à 01h13
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            Parce ce que je parlais aussi d’en faire une synthèse et pas uniquement un lien.
            Il y a réellement matière à développer, juste présenter le documentaire avec pour seule introduction :
            “Documentaire très intéressant tourné en 2005 de Manon Loizeau – toujours d’actualité…”
            est assez limité et c’est dommage car ce documentaire permet d’analyser les schémas utilisés par les USA dans leurs révolutions et leurs points communs des changements de régime opérés ces dernières décennies.
            Ca mériterai bien une synthèse plus complète que juste donner le lien du documentaire (il faudrait d’ailleurs le mettre à jour en passant quand il y aura un moment).


            • Olivier Berruyer Le 24 juillet 2016 à 02h23
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              “Ca mériterai bien une synthèse plus complète que juste donner le lien du documentaire”

              pas de souci, vous la faites, et je la publierai, merci


          • globule rouge Le 24 juillet 2016 à 22h14
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            Juste un detail :
            Le titre de ce documentaire semble etre : “États-Unis : a la conquete de l’est”, titre affiché dans le documentaire (2’50”). Pour une question de forme (respect de l’oeuvre/auteur etc…), ce serait mieux de l’indiquer dans votre billet dédié.


  3. EchoGmt7 Le 21 juillet 2016 à 01h44
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    Un mot me trotte dans la tête : démophobie.
    Mon correcteur orthographique, politiquement correct, me l’affiche comme erroné.
    Et pourtant…


    • Ailleret Le 21 juillet 2016 à 01h48
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      Et pourtant, « démophobie » serait un terme pertinent pour caractériser le discours dominant. Il n’est pas démophobe, Quatremer ? Ils ne sont pas démophobes, ces gens qui traitent avec mépris le « populisme » ?


  4. Phil Defair Le 21 juillet 2016 à 02h00
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    Si l’on veut se présenter comme étant le porte étendard de la démocratie, tel que veut bien se targuer le monde occidental, on se doit, à minima, de respecter les résultats d’un vote. Quels qu’ils soient, plaisants ou non. Cela ne devrait même pas se discuter dans les démocraties matures que nous prétendons être.

    Le spectacle offert par les pro-UE est assez éloquent car il démontre à quel point la démocratie est fragile, pour peu qu’elle soit tenue par une oligarchie-ploutocratie cherchant désespérément à mettre en place un système leur étant exclusivement favorable. L’énergie déployée pour tâcher de museler les peuples, déjà plus ou moins soumis, devient de plus en plus criante.


  5. Ailleret Le 21 juillet 2016 à 02h23
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    En effet, la « mère des Parlements » ne pouvait supporter cette dérive supranationale. Il était nécessaire que le premier pays à quitter l’UE fût la Grande-Bretagne. Et puis, on n’a pas bravé l’invincible armada de la superpuissance espagnole (1588) pour courber l’échine devant les titubantes injonctions de M. Juncker.


  6. Spectre Le 21 juillet 2016 à 02h35
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    De toute façon, j’avoue ne pas bien saisir les arguments rageux comme celui de Cohn-Bendit, qui nous explique après le Brexit : « Il faut arrêter de dire que le peuple a toujours raison ». Mais quand le peuple vote X ou Y, personne n’a jamais dit que c’était l’expression de je ne sais quelle Vérité métaphysique, ou la manifestation même de l’Idée du Bien. C’est une prise de décision dans un contexte donné sur un sujet donné. Rien de plus, rien de moins.

    Ensuite, prendre des décisions implique en effet, par définition, que l’on puisse faire de mauvais choix. C’est la vie… En induire qu’il faut retirer toute possibilité de choix, évidemment au profit d’un « despotisme éclairé » (dont l’éclairage s’est d’ailleurs perdu depuis bien longtemps…), ça équivaut à dire qu’il faut interdire les camions parce que l’on peut écraser des gens avec. Confusion entre un outil et son usage.

    Enfin, quand une décision réellement calamiteuse est prise (type arrivée de Hitler au pouvoir), en creusant un peu, on y retrouvera davantage la main de la classe dominante qu’une décision populaire spontanée…


  7. Louis Robert Le 21 juillet 2016 à 02h37
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    L’hostilité du Pouvoir qui nous régit a montré au monde entier pendant et après la campagne du Brexit, si c’était encore nécessaire, qu’il n’était aucunement démocratique. Campagnes de peur, tromperie, mensonges, chantage, insultes et injures, arrogance insupportable et mépris révoltant ont prouvé que ce Pouvoir s’avérait, en fait, anti-démocratique. D’où ce vote pour le Brexit.

    Le Britannique ne supporte pas que, le prenant pour un imbécile, on le traite comme un “moins que rien”, surtout au moment de prendre une décision importante. Devenant volontiers excessif, il rappellera à son interlocuteur qu’en l’occurrence, ‘il “ne croit pas lui être supérieur mais SAIT qu’il l’est”… Alea jacta est! Le voilà maintenant intraitable: il votera pour le Brexit.

    Lao Tse: “Il n’y a pas de plus grande calamité que de sous-estimer l’adversaire”. Dans le cas qui nous concerne, les UEropéens ont manqué non seulement de tact, mais de sagesse. D’avoir trop voulu gagner la partie, ils ont perdu. Désormais, “”Brexit” means Brexit!”


  8. Didier Le 21 juillet 2016 à 03h24
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    “Depuis la nuit des temps, les philosophes ont essayé d’élaborer un système qui essaie d’équilibrer les forces d’un principe de majorité avec le besoin d’assurer que les classes savantes aient un poids prédominant au moment de prendre des décisions importantes.”, nous assène Mister Kenneth Rogoff.

    Ouais… Je me souviens surtout d’Aristote, mettant en garde qu’il ne fallait pas inclure les marchands de soupe (les gens obnubilés par la richesse, vous traduirez en langage contemporain) parmi les citoyens, sous peine de courir droit à la catastrophe.

    On dirait bien qu’il avait raison, ce garçon.


    • bm607 Le 21 juillet 2016 à 05h09
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      La démocratie est un système hautement imparfait, qui suppose que la loi des grands nombre permet d’obtenir au final un résultat judicieux voire optimum pour l’ensemble.
      Mais c’est le moins pire de tous les systèmes comme disait Churchill, dans la mesure où il permet aux personnes de s’exprimer sur leurs besoins à eux, et donc ne pas laisser dire par certains ceux qu’ils devraient avoir.

      Dire que des “élites” devraient pondérer la démocratie, ça peut sembler séduisant sur le papier.

      Sauf que dans les faits lesdites élites sont en grand nombre ceux qui “arrivent” à titre personnel en profitant du système, les “marchands de soupe” comme vous dites (politiques, journalistes, industriels, banquiers, grandes fortunes en général, certains “philosophes” ou “experts” autoproclamés, etc…), et donc qui naturellement ne souhaitent pas ensuite remettre en cause ce qui les a conduit où ils sont “parvenus” .

      La démocratie ce n’est pas parfait, mais c’est un système qui fait contrepoids à ces personnes. Et donc tant que l’humanité n’aura pas mis au rancard la notion d’égoïsme, c’est un système qui tient la route s’il n’est pas dévoyé comme souvent par ces “élites” (CF présidentielles en France pour autre exemple).


  9. Spiridon Le 21 juillet 2016 à 05h42
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    Ce que ce post-Brexit révèle surtout, c’est que des gens qui se réclament de l’élite, en défendent les droits en quelque sorte, qui sont donc censés être éduqués, rompus au débat d’idées d’abord, incarnations par leur statut du meilleur de la démocratie, c’est à dire de la confrontation peut-être mais toujours ‘soft’, fondée sur la modération de pensée et du langage enseignée dans les écoles, ces gens en fait sont, bien qu’à peine remis en cause (en effet personne ne menace leurs “avantages acquis”), hargneux, vindicatifs, durs, méprisants, agressifs, sans mesure et retenue, hautains, acerbes, médisants et même calomniateurs, venimeux et méchants.
    Leur félonie qui s’exprime dans leurs déclarations, montre un visage repoussant et qui fait craindre le pire.
    Les “dissidents”, eux qui sont les vrais démocrates, ni bas du front, ni bien-pensants, ne sont que trop bienveillants, conciliants, patients, accommodants.


  10. nulnestpropheteensonpays Le 21 juillet 2016 à 07h22
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    l’élite devrait se rappeler 1789 , je pense que c’est la seule chose a laquelle sert l’élite , a se rappeler qu’elle n’est rien !


    • alfred Le 21 juillet 2016 à 14h55
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      Exact. La seule chose qui leur a fait peur en vérité c’est la commune. Dans le même ordre d’idée les iligarques font très bien la différence entre le terrorisme islamique peu cible et le terrorisme d’extrême gauche très cible.


  11. Albert Le 21 juillet 2016 à 07h37
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    Même si ce n’est pas le cœur du sujet, la critique de la démocratie par Platon est plus complexe. Le danger que Platon décèle dans la démocratie est sa corruption en démagogie qui pour lui est la forme la plus insidieuse et annonciatrice de la tyrannie. La démagogie étant pour lui le gouvernement des hommes par l’illusion, le mensonge et l’incitation à la passivité. Il est presque certain que Platon qualifierait l’UE de régime démagogique. Voir République Livres III et IV.


  12. bdb30 Le 21 juillet 2016 à 07h52
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    Puisque nous prenons en exemple la démocratie Athénienne, deux faits sont à évoquer :
    1- les riches ou considérés comme tels, devaient assumer les charges des fêtes et cérémonies religieuses sous peine d’exil et même de mort.
    2- quand un individu représentait un risque de dictature, le peuple votait son exil, ostracisme.
    Vu le niveau de rejet à la candidature de Sarkozy et Hollande pour la future présidentielle, nous pourrions considérer qu’il serait frappés d’ostracisme dans l’Athènes du Vième siècle AJC.


  13. Gribouille Le 21 juillet 2016 à 08h06
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    Prenons un cas idiot.
    Un pays lambda connait une croissance de 0.5% par an. Les 10%, les plus riches, s’accaparent 100% de l’augmentation de la richesse produite.
    En conséquence, vous avez :
    90% de la population qui vit dans un monde en état stationnaire de quasi stagnation avec 0% de croissance par an.
    Et une élite minoritaire, ultra riche, qui a le sentiment biaisé de vivre dans un monde de croissance de 5% tous les ans.

    Croyez vous, que cette minorité, soit la plus qualifiée pour prendre les décisions ?
    Cette minorité vit dans une illusion d’un système économique qui fonctionne parfaitement.
    Et cette minorité n’a peut être même pas conscience de la rancœur qu’elle génère avec la montée des inégalités.
    Après, faut-il s’étonner que cette minorité soit incrédule quand elle est désavouée par les résultats des référendums ?


    • Madudu Le 21 juillet 2016 à 09h33
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      Je vous rejoins tout-à-fait sur ce point : que l’isolement social des élites les rend aveugles aux conditions d’existence des autres compartiments de la société.

      Si bien qu’ils sont en mesure de penser et d’affirmer en toute bonne conscience des choses qui paraissent invraisemblables aux oreilles du reste de la société.

      Et il me semble que nos élites sociales (il faudrait trouver un terme qui leur soit moins favorable, car ils brillent par leurs capitaux et par leurs réseaux bien plus que par leur sagesse et leur érudition) se sont déjà isolées, et ne voient déjà plus rien de ce qui se passe dans le monde réel.

      Il faut s’attendre à ce que ce fossé continue à s’approfondir, encore et encore, jusqu’à ce que nous soyons à ce point exaspérés que nous les renversions dans la violence. Avant d’en arriver là nous allons entendre et lire des choses littéralement impensables (littéralement, j’insiste).

      J’ai déjà vu ça au Burkina Faso, c’est très impressionnant. Par contre les burkinabés constituent un peuple très uni et très mature, qui a su mener à bien une insurrection presque non-violente, sans leader et sans idéologie. Je ne suis pas certain que nous soyons capable d’une telle prouesse.


    • red2 Le 21 juillet 2016 à 09h44
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      Bravo pour cette explication.

      On pourrait même rajouter que si en plus la population augmente (en France 62 millions d’hbts en 2004, 66 millions en 2015 même type d’évolution au Royaume uni) que pour une partie de la population ce n’est pas un monde stationnaire mais un monde carrément dépressif…. Et quand en même temps en Allemagne la population diminue tranquillement d’un ou deux millions d’habitants entre 2004 et aujourd’hui, les perceptions sont forcement différentes.


  14. JacquesJacques Le 21 juillet 2016 à 08h07
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    La mise en place et le maintien d’une vraie démocratie exige une qualité d’être encore trop peu développée tant chez nos dirigeants que chez nous, la foule. Elle exige en même temps du courage et le respect du résultat des urnes. Les erreurs fondamentales d’une partie de nos élites pour maintenir le ” business ” et le mode de fonctionnement de la finance actuelle nous entrainent vers une possible tyrannie…et une rigidité de plus en plus forte de leur part. Une remarque complémentaire : la foule contient à la fois plus de personnes sages et plus de personnes a priori violentes. Il faudrait actualiser, re-décrire ce que peut être la démocratie minimale dans nos pays.


  15. Koui Le 21 juillet 2016 à 08h40
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    Cet article critique la demophobie des élites mais également la disparition des principes fondateurs de nos démocraties dans le peuple comme dans l’élite. La légitimité du pouvoir vient du peuple, c’est pourquoi même les droits de l’homme lui sont soumis. On peut donc imaginer un pouvoir démocratique ( Erdogan) qui ne respecte pas ces droits. L’interdiction de la torture est l’un de ces droits unanimement acceptés. Pourtant, le public est familiarisé avec l’idée qu’il peut y avoir des exceptions à travers des séries comme 24h. Le 14 juillet commémore la prise de la Bastille, symbole honni de l’absolutisme royal. Des gens l’ont fête en prison alors qu’ils n’étaient accusés de rien de precis. Cela ne semble gêner personne comme si il y avait un découplage complet entre notre imaginaire républicain et la pratique du pouvoir. Chaque crise internationale est l’occasion de rappeller un principe et d’en nier un autre qui sera utilisé tout de même à la prochaine crise : ainsi l’intengibilite des frontières a été invoqué pour s’opposer à l’indépendance écossaise mais le droit à l’autodétermination est revenu en force des le lendemain du brexit, ce qui montre que le principe n’est plus qu’un argument de circonstance. Cette perte généralisée des repères sape la vie démocratique et prépare inconsciemment le public a la tyrannie.


  16. Zegabe Le 21 juillet 2016 à 09h18
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    Vous oubliez tous le rôle majeur des médias !
    Les oligarques qui nous gouvernent manipulent les opinions avec les médias qui sont entre leurs mains et lorsque ces manipulations échouent, ils s’en prennent à la démocratie.
    La démocratie ne peut exister que si le devoir d’informer est respecté et là, il y a tout à refaire.
    Merci “les-Crises.fr”.


    • Django Le 21 juillet 2016 à 09h59
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      Bien entendu ! Sans la collaboration active des médias, les gouvernements seraient vraiment dans la mouise (la vraie, pas les petites moqueries quotidiennes visant à faire diversion, telles des soupapes de sécurité).


  17. luc Le 21 juillet 2016 à 10h00
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    “Si vous croyez qu’il peut y avoir “trop de démocratie”, vous ne croyez probablement pas à la démocratie”

    quand une population est endoctrinée massivement par des médias omniprésents et une éducation obligatoire, il est naturel de commencer par analyser ces médias et cette éducation avant de vouloir la démocratie

    en l’état actuel, accorder la démocratie en occident est une erreur, on en voit tous les jours les dégats


    • Koui Le 21 juillet 2016 à 11h17
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      Quelle légitimité avez vous donc pour ne pas “accorder la démocratie en occident”?
      Il me semble nécessaire d’utiliser des moyens militaires pour vous contraindre à nous l’accorder (the ballot or the bullet).


    • AL60 Le 21 juillet 2016 à 11h27
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      Ce type de raisonnement à un nom : le sophisme.
      Sous prétexte que les médias sont nécessaires à un exercice éclairé de la démocratie, cette dernière ne devrait exister que si les médias sont jugés “satisfaisant”!
      Et qui doit juger que les médias sont “satisfaisant” pour “autoriser” le démocratie? Le peuple? Bien sûr que non, puisqu’il n’a pas accès à l’information “correcte”. Les élites qui gouvernent? Oui bien sûr puisque ceux sont elles qui délivrent l’information et savent donc si elle est “correcte”.
      Donc (CQFD du raisonnement sophisme) il appartient aux “élites” dirigeantes de décider si elles doivent recourir à la démocratie ou non! C’est d’ailleurs bien le discours qu’elles tiennent en ce moment, comme vous luc.


      • luc Le 21 juillet 2016 à 12h48
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        j’ai du mal à vous suivre quand vous dites que ce sont les élites qui délivrent l’information…

        en attendant, actuellement ce sont évidemment les élites qui décident de la façon dont la démocratie s’applique

        le problème est de définir la démocratie… en l’occurence, on vote pour des personnes, mais pas pour des lois, voilà un premier problème

        mais quoiqu’il en soit, mon opinion est que les médias de masse et l’éducation nationale inclinent la majorité de la population à avoir des valeurs que je ne partage pas


        • AL60 Le 22 juillet 2016 à 11h37
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          https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1135631573146898&set=a.1037593272950729.1073741826.100001001973583&type=3&theater
          C’est l’ “élite” financière qui délivre l’information et elle est en collusion avec l’ “élite” politique. C’est cela l’essentiel de l’information, les blogs/forums indépendants comme les crises.fr et autres ne sont pour l’instant que marginals dans la diffusion de l’information.


        • AL60 Le 22 juillet 2016 à 11h41
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          C’est l’élite financière qui délivre l’information et elle est en collusion avec l’élite politique. les blogs/forums comme les crises.fr et autres ne sont pour l’instant que marginals dans la diffusion de l’information.


        • AL60 Le 22 juillet 2016 à 11h46
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          C’est l’élite financière qui délivre l’information et elle est en collusion avec l’élite politique.Les blogs/forums comme les crises.fr ne sont aujourd’hui que marginals dans la diffusion de l’information.


  18. Philippe Prigent Le 21 juillet 2016 à 11h32
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    Excellent article !

    J’ajouterai seulement que selon les Anciens, à commencer par Platon lui-même dans La République, la démocratie n’est pas un si mauvais régime et peut même être le meilleur régime.
    Selon les Anciens, un régime gouverné par des gens très intelligents n’est meilleur qu’une démocratie que si ces gens très intelligents ont sincèrement à coeur l’intérêt général et y sacrifient volontiers leur intérêt particulier. Les riches doivent ainsi payer proportionnellement beaucoup plus d’impôts que les pauvres et combattre en première ligne dans toutes les guerres alors que les pauvres sont souvent dispensés du plus dur des combats.
    Si au contraire les riches sont égoïstes, selon Platon lui-même, mieux vaut vivre en démocratie.

    A voir nos sociétés occidentales actuelles, mieux vaut donc vivre en démocratie. Voilà la leçon des philosophes.


  19. 1Direct Le 21 juillet 2016 à 11h56
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    Juste une mise au point sur les diatribes des élites au pouvoir.
    Tous dans leurs épitres, parlent d’élites, d’experts donc par opposition à la population composée, à les en croire, que de petites gens aux cerveaux … .
    Bref!
    En premier en lieu ne serait-il pas logique de commencer par le début?
    Qui décrète, qui nomme, adoube ces experts, ces intelligents, ces rois? Les Pères de leurs domaines respectifs et l’oligarchie en place?
    Que ces personnes bien sous tout rapport, et intentionnées définissent d’abord un expert, un “sachant” etc. ?
    Cela ne vous fait-il pas penser à air de déjà vu?

    (Article 1) Nous sommes tous le con de quelqu’un. L’expertise étant limitée à un ou deux domaines. Pour le reste ils (les sachants) ils sont les cons d’un autre voire de tous les autres.
    Lorsque l’on regarde le niveau et le résultat de ce que font les Hommes au/de pouvoir …

    Dans le contexte préconisé par messieurs Rogoff, Sullivan et Cie il n’est pas évident que nos politiciens et autres experts/sachants, en majorité auto-proclamés, auraient une place comme dirigeant.
    Et je ne parle même pas des résultats de la consanguinité de l’Entre-soi qui fourmille à la têtes des pays et postes de pouvoir.
    Regardez l’échiquier politique dans le monde, les fortunes et hommes d’influence (les “experts”).
    A écouter ces messieurs, ce qu’ils veulent c’est simplement revenir à la royauté et aux sang-bleu !


  20. Gérard Le 21 juillet 2016 à 14h27
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    Je ne pense pas que moins ou plus de démocratie ou autre forme d’organisation sociale soit le vrai sujet, nous avons les démocraties que l’on mérite parce que nous les pensons, Les élites ont leurs responsabilités, le peuple a ses responsabilités. Si nous voulons que nos sociétés changent en mieux, cela passe par la maîtrise de chacun de son espace mental et à y virer à coup de pompe dans le derrière les notions d’égoïsme, de séparativité, de peur, pour qu’ensemble intelligentsia et peuple sortions enfin de la cour de l’école primaire et commencions à pratiquer et à traduire dans nos sociétés, nos institutions, de justes relations humaines, et là, commencera l’heure des miracles sociaux, économiques, scientifiques, environnementaux, etc…. , en attendant c’est galère….


    • 1Direct Le 21 juillet 2016 à 16h35
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      nous avons les démocraties que l’on mérite parce que nous les pensons.

      Pas d’accord !
      1) le “nous” est en lui même abusif et pas vraiment vrai.
      Historiquement, les “nous” sont justement les “représentants” auto légitimés … par la violence (révolutions). Ensuite par adoubement “Entre-soi” (Héritage familiale; classe sociale; éducation …)

      2) Le vrai “nous”, au sens du peuple du pays, ne peut choisir que parmi les personnes qui leurs sont présentées.
      Par métaphore je dirais …
      Nous n’avons le droit qu’au menu pas à la carte.
      Vous pouvez changer de salle mais ce sont les mêmes dirigeants, le même personnel … les mêmes plats.

      Le menu c’est ceux au pouvoir qui le crée et l’impose. Y compris, si nécessaire; en changeant les règles.

      3) En raison des points 1 et 2 comment dire “nous méritons” notre classe politique (…) puisqu’il n’y a qu’un déterminisme partiel, dirigé, de notre part.

      Exemple simple:
      Regardez notre classe politique, les Hommes de pouvoirs (Attali, Dassault, Bettencourt, Lagardère, Christophe Barbier etc. etc. ), nos “Politiques-élites-experts-sachants” tous ces gens (plus ou moins médiatisés) depuis 30 ans … et le résultat de leurs “expertises”

      Pour le reste … Qu’il est doux de rêver 🙂


  21. DUGUESCLIN Le 21 juillet 2016 à 15h20
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    Le problème de la démocratie, c’est qu’elle n’offre qu’un choix limité pour aboutir dans un cas comme dans l’autre qu’au mépris du peuple qui pourtant est composé d’être humain.
    Entre ceux qui s’attribue les pouvoirs et pensent nécessaire de soumettre le peuple qui est trop stupide pour se gouverner lui-même, et qui n’a aucune autre utilité que celle de donner plus de pouvoir à une élite financière, seule capable de tirer la masse vers le moindre mal, des dieux en quelque sorte qui maîtrise l’humanité. Pendant que d’autres dénoncent cette puissance de l’argent qui est contraire au bien commun de toute l’humanité. Ces derniers veulent sauver les hommes malgré eux, et même contre eux s’il le faut car l’intérêt commun, la société idéologisée, est plus importante que l’homme en tant qu’individu dont on peut modifier la “matière cérébrale”. Suite en dessous…….


    • DUGUESCLIN Le 21 juillet 2016 à 15h44
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      Dans les deux cas on abouti au même résultat. Qui est celle de l’homme comme entité entière et complète qui contient en lui-même tout ce que contient l’univers.
      Cette philosophie traverse les siècles. D’Anaximandre, en passant par Leibniz et jusqu’à Heiddeger, la question de l’être est au centre de ce qui constitue l’homme.
      Dans ses sept concepts fondamentaux, Heidegger énonce:
      De tous les plus inaccessibles rien n’est plus inaccessible que l’être.
      De tous les intimes rien n’est plus intime que l’être.
      C’est de mémoire. Ce qui revient à dire que les deux courants qu’on nous propose s’utilisent mutuellement, puisqu’elles sont la même vision réductrice de l’être humain, chacun espérant l’emporter sur l’autre. Suite en dessous…


      • DUGUESCLIN Le 21 juillet 2016 à 15h59
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        Dans les deux cas l’homme est réduit à la seule dimension de matière capable d’émotions neuronales, de sorte que choisir bleu ou rose abouti au même résultat. Aucun autre choix n’est proposé, ou n’est proposable, ce qui limite considérablement l’expression démocratique dans le sens “vox populi, vox déi”. Cette vision réductrice de l’homme permet à une pseudo élite de décider ce qui est démocratique ou non, face à un peuple dont on oublie qu’il est composé d’êtres humains dont chacun est une entité complète. Réduire l’homme à une simple “matière”, amas de molécules et de neurones, selon les caprices de la nature et qu’il faut remodeler pour le sauver de lui-même au nom de l’intérêt général, ou le “zombifier” puisque “remodelable” pour assurer la domination des élites qui se sont auto-déifiées, ne peut qu’aboutir à un pouvoir tyrannique dans les deux cas, puisqu’ils ces deux courants ne reconnaissent pas la dimension de l’homme en tant qu’être.


  22. it faisait partie de cette élite. Le 21 juillet 2016 à 16h13
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    La démocratie est le pouvoir donné à partir de l’expression des citoyens.
    Contrairement à ce qui est sous entendu fréquemment,tout être humain à droit à une perception personnelle de sa qualité de vie,de sa famille , à l’espoir et à son expression dans le cadre d’élections et de réactions sociales.
    La dégradation continue de la qualité de vie du plus grand nombre conduit à des votes de rupture dans l’espoir de changements.
    Des lors que cette rupture ne se traduirait plus démocratiquement,des mouvements sociaux engendrant la violence sont prévisibles.
    Comme 99% subissent la volonté accaparatrice des 1%,l’avenir nous propose soit la perspective du servage,soit la réaction violente.
    Le 1% ne se remettra jamais en cause,le système maffieux qu’il a installé ne se modifiera jamais de l’intérieur.
    L’humanité et l’intérêt général ne sont pas dans leur ADN!


  23. Nicolas D. Le 22 juillet 2016 à 00h21
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    Je suis d’accord avec ceux qui s’inquiètent des dangers du trop de démocratie.

    A vrai dire, j’aimerais bien mieux que ce soit moi qui décide et vous tous qui obéissiez à mes choix. Si cette option est retenue par les critiques de la démocratie, je suis sûr qu’on va pouvoir s’entendre. Et je ne fais pas de distinctions : élites, surdiplômés, riches, pauvres, moins que rien… je suis prêt à leur commander à tous.


    • Interimlover Le 22 juillet 2016 à 14h40
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      Votre propos tiendrait-il de quelque provocation? :o)

      Pour ma part je ne veux commander à quiconque ; décider pour soi voire les siens est déjà bien assez…

      Quant au solde, je me satisferais que mon avis puisse être sollicité, et le cas échéant respecté… Ce qui n’est point demander la lune, et cependant…


  24. Alain Cavaillé Le 22 juillet 2016 à 10h09
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    Historiquement, toutes les républiques dites “démocratiques” sont parvenues à un stade final qui est, soit l’oligarchie, soit la dictature.
    La première république française l’a très vite démontré : il n’a pas fallu attendre longtemps pour acclamer Bonaparte et en faire un Empereur !
    Dans ce que l’on peut appeler la crise mondiale actuelle, le terme de “démocratie”, ou gouvernement par le peuple, démontre de manière éclatante que ce mot, cette idée, n’a plus aucun sens.
    Il n’est du reste plus utilisé que dans une rhétorique usée jusqu’à la corde, ce qui est d’autant plus ridicule que ces mêmes tenants de leur démocratie obsolète craignent principalement
    LE POPULISME. Or, ce populisme n’est que la réponse spontanée du peuple face à un pouvoir oligarchique et/ou maffieux, corrompu: car ce genre de gouvernance découle et entretient LA CORRUPTION de la manière la plus délirante.

    Dès que l’on entend proclamer ce mot, il faut surtout bien ouvrir l’œil !


  25. babelouest Le 23 juillet 2016 à 01h08
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    Ma position est claire : élection avec urnes, ou tirage au sort, qu’importe même si je considère que le tirage au sort est très difficile à mettre en place : sur toute la population, sur des volontaires, sur une population “expurgée” ?……

    En revanche il importe que les citoyens aient une possibilité réelle d’évincer une personne mandatée, si elle s’écarte trop de son programme initial. Ce qui signifie déjà que l’alinéa un de l’article 27 de la Constitution a été supprimé.


  26. Distrim Le 30 juillet 2016 à 15h38
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    Une analyse intéressante :
    “La semaine de haine et d’hystérie à laquelle nous avons eu droit de la part des soi-disant représentants de la « société ouverte » n’est pas l’indignation des supérieurs craignant que la plèbe ne renverse l’édifice, mais la terreur de l’imposteur lorsqu’il comprend que sa supercherie commence à être découverte.”
    https://le-troisieme-homme.blogspot.fr/2016/07/le-veritable-clivage-du-brexit.html


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