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22.octobre.201522.10.2015 // Les Crises

La Russie doit travailler avec les États-Unis en Syrie, et non pas contre eux, par Zbigniew Brzezinski

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Source : The Financial Times, le 29/09/2015

Nous devrions persuader Moscou d’agir en collaboration avec nous pour résoudre le problème syrien, écrit Zbigniew Brzezinski

Nous savons tous comment la Première Guerre mondiale a commencé. Des actes de violence individuels répétés ont déclenché des opérations militaires majeures, opérations qui manquaient autant d’une orientation stratégique globale que d’objectifs clairs. Le reste est de l’histoire : quatre ans de boucherie pour des buts définis largement après les faits par les puissances victorieuses.

Il est encore temps d’éviter une désastreuse reproduction de ce scénario, qui cette fois-ci déstabiliserait le Moyen-Orient et tout spécialement la Syrie. J’ai soutenu Barack Obama dans sa décision initiale de ne pas utiliser la force pour résoudre la tragédie syrienne. L’utilisation des forces américaines pour évincer Bachar el-Assad – si ardemment défendue par certains de nos amis au Moyen-Orient – n’a pas de sens en l’absence d’un véritable consensus national en sa faveur, que ce soit en Syrie, ou aux États-Unis.

OB : soulignons ici sa real-politic bienvenue…

En outre, que cela nous plaise ou non, M. Assad n’était ni enclin à obtempérer aux demandes pressantes de Washington lui demandant de quitter le pouvoir, ni intimidé par nos efforts confus visant à organiser une véritable résistance démocratique face à son régime.

Cependant, une avancée a depuis lors été effectuée dans les négociations nucléaires très difficiles avec l’Iran, pour lesquelles les États-Unis et la Russie ont coopéré avec d’autres grandes puissances afin de surmonter les obstacles. On aurait donc pu croire que la prochaine étape à franchir pour arriver à une résolution du problème syrien pouvait impliquer un nouvel effort commun, cette fois avec l’aide des acteurs si importants que sont la Chine et la Russie.

Au lieu de cela, Moscou a choisi l’intervention militaire, sans aucune coopération politique ou tactique avec les États-Unis – la principale puissance étrangère engagée directement, mais si peu efficacement, à destituer Mr Assad. Dans ce but, il a lancé des attaques aériennes contre des éléments syriens qui sont soutenus, formés et équipés par les Américains,

OB : dont des membres d’Al-Qaïda Syrie, hein…

infligeant des dégâts et faisant des victimes.

OB : c’est le but des Russes en effet, ce qui change…

(donc une mobylette et deux pelleteuses, dont une a survécu – coriace la pelleteuse syrienne…)

Au mieux, c’était une illustration de l’incompétence militaire russe ; au pire, la preuve d’une volonté dangereuse de mettre en évidence l’impuissance politique américaine.

1 Les Russes reconnaissent toujours Assad comme le président légitime Syrien

2 Assad appelle les Russes à l’aide face à une rébellion islamiste armée

3 Les russes bombardent les islamistes, armés par les États-Unis

Faut être Américain pour voir une preuve de l’incompétence militaire russe, mais bon…

Dans les deux cas, l’avenir de la région et la crédibilité des ÉU aux yeux des pays du Moyen-Orient sont tous deux en jeu. Dans ce contexte évoluant très rapidement les États-Unis n’ont qu’une seule option valable pour protéger leurs intérêts dans la région : demander à Moscou de cesser les actions militaires qui les touchent directement. La Russie a le droit de soutenir M. Assad, si elle le souhaite – mais toute répétition de ces attaques pourrait provoquer des représailles.

Al-Qaïda Syrie = un intérêt militaire américain dans la région, ok.

La Russie peut soutenir M. Assad, mais sans attaquer les rebelles qui le combattent. Elle peut donc envoyer à Assad autant de SMS de soutien qu’elle le souhaite, CQFD.

Les présences navales et aériennes russes en Syrie sont fragiles, géographiquement isolées par rapport à leur patrie. Elles pourraient être rendues inoffensives si elles persistaient à provoquer les ÉU.

Bombarder Al-Qaïda Syrie = provoquer les États-Unis, ok

Mais, mieux encore, on pourrait persuader la Russie d’agir en collaboration avec les ÉU pour une résolution de ce problème régional qui dépasse largement les intérêts d’un seul État.

Si cela devait arriver, même une collaboration politique et militaire ÉU-Russie limitée sur le Moyen-Orient pourrait favoriser un développement géopolitique positif supplémentaire : l’engagement constructif de la Chine à contenir les dangers d’un embrasement général du Moyen-Orient. Pékin a un enjeu économique important dans la prévention d’un plus grand conflit au Moyen-Orient. La Chine aurait intérêt non seulement à éviter la propagation de ce chaos, mais aussi à accroître son influence régionale.

La France et la Grande-Bretagne ne peuvent plus jouer de rôle décisif au Moyen-Orient.

RIP François Hollande

Les ÉU, eux, trouvent qu’il est difficile de le jouer seuls. La région elle-même est divisée selon des lignes de fracture confessionnelles, ethniques et territoriales, et elle s’enfonce dans une violence de plus en plus grande. Cela demande une assistance étrangère mais pas sous une nouvelle forme de domination néocoloniale.

“L’assistance étrangère” a déjà bien aidé à l’enfoncement dans la violence ne fait…

La puissance américaine, utilisée intelligemment et de manière décisive pour la mise en place d’une nouvelle formule pour la stabilisation de la région, est nécessaire.

Comme en Irak et en Libye…

La Chine préfèrerait sans doute rester sur la touche. Il se peut qu’elle attende le bon moment pour tirer les marrons du feu. Mais le chaos régional pourrait facilement se propager vers le nord, submergeant ensuite l’Asie centrale et du nord-est. La Russie et la Chine pourraient alors être affectées. Mais les intérêts américains et des amis de l’Amérique – pour ne pas parler de la stabilité régionale – souffriraient également. Il est temps, donc, d’une stratégie audacieuse.

L’auteur est l’ancien conseiller sur la sécurité nationale de Jimmy Carter, ancien président des États-Unis d’Amérique

Source : The Financial Times, le 29/09/2015

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

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DUGUESCLIN // 22.10.2015 à 05h08

Voilà! Nous y sommes!
Ceux qui ont créé le chaos, à savoir les puissances occidentales sous directives américaines, accusent la Russie de créer le chaos.
Il y a donc le bon chaos, celui des atlantistes et le mauvais chaos celui de l’axe, Russie, Chine, Iran.
Il y a les bons djihadistes d’opposition et les mauvais djihadistes que l’otan bombarde avec précaution depuis plusieurs mois. Mais l’intervention russe ne permet pas à l’otan de vaincre les méchants djihadistes puisqu’elle bombarde les gentils djihadistes d’opposition qui combattent au côté des méchants djihadistes, contre le régime de Bachar Al Assad. Pour cette raison la Russie est accusée de semer le mauvais chaos au lieu de soutenir le bon chaos.
Cette inversion de la charge est un grand classique du côté des atlantistes.

55 réactions et commentaires

  • odjo // 22.10.2015 à 04h27

    l n’.en manque pas une sir Brzezinski .
    Les Americains et je suis aussi Americain font tout pour foutre le bordel partout ou ils interviennent militairement ou par intermediaire terroriste et ce serait aux Russes de cooperer avec les Americains.
    J’espere qu’il ne souhaite pas, ce triste sir, voir les Russes foutre le meme desordre?
    Pour ma part je ne vois que des Russes qui sont a la rescousse du desordre cause par les , enfin certains, neo-cons et affiliates Americain .

      +28

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    • Jay SWD // 22.10.2015 à 23h26

      @Odjo,ce qui suit est une merveille,de quoi dérider ce bon vieux Zbig:

      https://www.youtube.com/watch?v=17qDNQ2xYdU

      Euh..là,je crois que la sphère non occidentale se fout ouvertement des guignols qui nous dirigent!
      Et en plus d’ètre hilarant,c’est d’une justesse rare!!
      Pour ceux qui maitrisent,ça vaudrait le coup d’en faire une version ST Fr,avis aux experts..
      Vincent Parlier??Thalie Thalie? ça doit ètre ds votre champ de compétences??!!

        +4

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  • DUGUESCLIN // 22.10.2015 à 05h08

    Voilà! Nous y sommes!
    Ceux qui ont créé le chaos, à savoir les puissances occidentales sous directives américaines, accusent la Russie de créer le chaos.
    Il y a donc le bon chaos, celui des atlantistes et le mauvais chaos celui de l’axe, Russie, Chine, Iran.
    Il y a les bons djihadistes d’opposition et les mauvais djihadistes que l’otan bombarde avec précaution depuis plusieurs mois. Mais l’intervention russe ne permet pas à l’otan de vaincre les méchants djihadistes puisqu’elle bombarde les gentils djihadistes d’opposition qui combattent au côté des méchants djihadistes, contre le régime de Bachar Al Assad. Pour cette raison la Russie est accusée de semer le mauvais chaos au lieu de soutenir le bon chaos.
    Cette inversion de la charge est un grand classique du côté des atlantistes.

      +94

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    • Van // 22.10.2015 à 16h30

      ” Il y a donc le bon chaos, celui des atlantistes et le mauvais chaos celui de l’axe, Russie, Chine, Iran. ”
      c’est comme le cholestérol , y’a le bon cholestérol et le mauvais 🙂
      d’un autre coté faut comprendre ces pauvres américains ils ont tellement investi dans le chaos , pour après voir les russes venir tout foutre en l’air , DÉSTABILISER LA RÉGION QUOIII !

        +12

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  • DUGUESCLIN // 22.10.2015 à 05h24

    “Nemo auditur propriam turpitudinem allegans”. Avec Brzezinski on y perdrait son latin. Il faudrait lui proposer une traduction en langue américaine.
    Voici la traduction anglaise: ” Nobody can prevail of his own turpitude” qu’il faudrait lui envoyer par courriel et tout moyen de transmission.

    Article 1116
    Créé par Loi 1804-02-07 promulguée le 17 février 1804
    Le dol est une cause de nullité de la convention lorsque les manœuvres pratiquées par l’une des parties sont telles, qu’il est évident que, sans ces manœuvres, l’autre partie n’aurait pas contracté.

      +17

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    • Julian // 22.10.2015 à 13h43

      @ Duguesclin

      “Le dol est une cause de nullité de la convention lorsque les manœuvres pratiquées par l’une des parties sont telles, qu’il est évident que, sans ces manœuvres, l’autre partie n’aurait pas contracté.”

      Un grand merci pour cette citation, absolument pertinente, qui illustre la beauté formelle, la rigueur, la précision de notre langue. Son aptitude à énoncer des concepts subtils.

      S’agissant du français, l’indigence de sa pratique par notre caste politique et médiatique n’est évidemment pas étrangère au délitement de notre société : tout se tient ! Et beaucoup tient d’abord par le langage partagé.

        +18

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  • abcinuits // 22.10.2015 à 05h40

    Zbigniew Brzezinski nous montre comment les USA se ridiculisent vis-à-vis du reste du monde
    Avec une propagande atlantiste piétinant la souveraineté des étâts et le droit international ,à son seul profit ,
    Les masques sont tombés , 1an de bombardements US et FRANÇAIS , sans aucuns résultats tangibles, comment se peut-il en plein désert , les cibles sont tellement visibles !
    Une semaine de bombardements russes ,avec l’accord du président légitime de syrie, et des résultats spectaculaires contre daesh
    A croire que les pilotes US et leur etat major ont eus les yeux tournés vers MARS pendant tout ce temp .
    Vouloir faire passer une telle tartuferie relève d’un fanatisme primaire , inégalé dans le monde.

      +51

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    • grippemino // 22.10.2015 à 11h25

      Pour affirmer que les russes ont tiré sur les ennemis de Bachar au lieu de tirer sur Daesh, bien sûr il faut connaître parfaitement les emplacements des troupes de Daesh, pour pouvoir dire qu’ils n’ont pas été visés
      Preuve évidente que, les américains connaissant parfaitement ces positions, ils les ont sciemment épargnées.
      Preuve supplémentaire de la parfaite collusion des américains avec les authentiques assassins.

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  • jeanpatrick // 22.10.2015 à 07h05

    Brzezinski parle trop, pour ne rien dire, nous lui laissons trop d’espace pour s’exprimer. Lui qui a été au pouvoir pendant tant de temps, je pourrais le comparer à Kissinger!

      +17

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  • Michel Bouneaud // 22.10.2015 à 07h12

    En voici un qui est clair dans son délire… Quand on pense qu’il y a de bonnes chances pour que des cinglés de ce calibre accompagnent le(la) futur(e) président(e) des USA dans son futur mandat….

      +41

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    • Alain // 23.10.2015 à 08h11

      Plus grave, les candidats eux-mêmes font partie de ce groupe de cinglés

        +2

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  • Alain // 22.10.2015 à 07h17

    Résumons:
    – les Ricains ont le droit de bombarder n’importe qui, c’est moral et normal et ils n’ont pas à subir de quelconque contrecoup des amis des cibles
    – les autres peuvent soutenir qui ils veulent mais ne peuvent bombarder les amis des Ricains sous peine de représailles
    – le Ricains ont le droit et la légitimité de dire qui a le droit d’être au pouvoir et tout le monde doit se conformer à ce jugement de la nation exceptionnelle (Al-Assad pas bon, la famille Saoud très bien)

    Il serait bien que l’assemblée générale de l’ONU – où le droit de veto n’existe pas – mette en accusation cette nation si “exceptionnelle” qu’elle s’auto-octroie l’immunité vis-à-vis du tribunal pénal international

      +57

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  • GLEB // 22.10.2015 à 07h55

    Effectivement, nous y sommes comme le dit DUGUESCLIN.
    Deux zones “très chaudes” de confrontation directe usa/Russie en Syrie et Ukraine.
    Le discours orwelien de Brzezinski donne un droit à la “race supérieure us” de déclencher une guerre mondiale à n’importe quel moment, à n’importe quel prétexte et SURTOUT TRES LOIN DE WASHINGTON.
    Il faut se rendre à l’évidence, l’envahisseur américain a bien placé ses pions, pour récupérer les ruines européennes et du moyen orient, après une guerre qu’elle peut piloter à distance.

      +28

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    • SanKuKai // 23.10.2015 à 11h56

      En effet,
      mais le problème c’est que si on considère un hiver nucléaire, la planète n’est pas si grande et les US ne seront jamais assez loin.

        +2

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  • Astatruc // 22.10.2015 à 07h59

    Il est mal le Zbigniew, ses plans ont échoué.
    Je m’attendais à cette affirmation sur l’intervention russe, c’est juste la technique bien connue d’inverser l’agresseur et l’agressé.

    Quand il a écrit le grand échiquier(qui prône le chaos dans le Moyen-Orient), il ignorait que la Chine deviendrait une puissance économique prépondérante, et s’allierait à la Russie.
    Ce mec est limité, il n’a pas pu concevoir que des pays s’allieraient pour un monde multipolaire, c’est souvent comme ça avec les psychopathes, ils croient que les autres vont réagir comme eux.Ils sont tellements arrogants et prétentieux qu’ils oublient qu’il y a des gens pour qui s’abreuver du sang des autres n’est pas “légal” ni désiré.Ben oui, il a y des êtres humains respectueux des droits d’autres êtres humains et ça, c’est sûr, ça t’est pas venu au cerveau vu que t’es un malade sociopathe.
    C’est jouissif de voir ce pauvre vieillard gâteux et assassin se planter.
    Celui-là, on pourrait le tuer des millions de fois, on ne laverait pas tout le sang qu’il a sur les mains.

      +58

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    • Escoe // 22.10.2015 à 18h51

      “Ce mec est limité, il n’a pas pu concevoir que des pays s’allieraient pour un monde multipolaire, c’est souvent comme ça avec les psychopathes, ils croient que les autres vont réagir comme eux”

      Brzezinski est très représentatif de la névrose politique propre aux polonais. Seule l’Allemagne pourra en venir à bout et tant pis pour eux. N’oublions pas le soutien qu’ils ont apporté à Hitler de 1930 à 1939.

        +11

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      • Astatruc // 23.10.2015 à 02h19

        “névrose politique propre aux polonais.”?
        M’est avis que pour ce qui est de la névrose politique, on est tous servis….

        “Seule l’Allemagne pourra en venir à bout et tant pis pour eux.”
        ???
        Les Polonais doivent s’occuper eux-mêmes de leur névrose politique, comme nous nous devons de nous occuper de la nôtre, n’est-il pas?
        🙂

          +6

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      • yann // 23.10.2015 à 09h39

        Les polonais fantasment peut-être encore sur l’époque de la république des deux nations. Une époque où ils dirigeaient une grande partie de territoire qui appartiennent aujourd’hui à l’Ukraine et à la Biélorussie.

        https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_des_Deux_Nations

          +3

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  • jplchrm // 22.10.2015 à 08h10

    Brzezinski a pris un sacré coup de vieux ! A l’époque où il écrivait le Grand Echiquier, il donnait l’impression d’être un immense visionnaire de la géopolitique américaine sur le long terme. Il ne reste plus rien du bonhomme. Tout juste ses lubies suprémacistes. Pitoyable !

      +21

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  • Astatruc // 22.10.2015 à 08h18

    https://electrodes.files.wordpress.com/2014/03/brzezinski_zbigniew__le-grand-echiquier.pdf

    pdf du grand échiquier

    http://lepcf.fr/Detruire-la-Russie-est-au-coeur

    je mets ce lien intéressant pour les extraits du grand échiquier.

    Détruire la Russie est au coeur des objectifs de l’impérialisme étasunien

      +13

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  • Subotai // 22.10.2015 à 08h45

    Ce type est complètement à l’ouest.
    C’est dur la décrépitude de la vieillesse…
    Personne pour lui expliquer qu’on est en fin 2015 et que c’est fini les rêves de puissance absolue..?

      +9

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  • ErJiEff // 22.10.2015 à 08h45

    Brzezinski, le pauvre, n’est plus qu’une cause perdue.

    Depuis une trentaine d’années, il n’a fait que poursuivre l’obsession géopolitique anglo-saxonne depuis au moins Napoléon : compenser un isolement insulaire excentré, par le contrôle des voies commerciales indispensables aux puissances continentales.
    Pendant des décennies, cet isolement, en les protégeant des manœuvres militaires, leur a permis d’exercer en prime un véritable chantage économique agrémenté de manipulations politiques sous-jacentes qui entretenaient savamment les discordes entre puissances continentales (les guerres Napoléoniennes ont été déclenchées aussi par la rupture du Traité d’Amiens).

    La géostratégie US, héritière directe de ce modèle, est très bien résumée par la célèbre phrase “qui contrôle le Centre (Russie) commande l’Île Monde (Eurasie), qui contrôle l’Île Monde commande le Monde.

    Le principe valait essentiellement tant que les échanges entre Asie et Europe étaient plus rapides et plus sûrs par voie maritime, avec l’Angleterre et ses colonies jalonnant le parcours par l’Est comme par l’Ouest.

    L’erreur américaine a été de s’obstiner à vouloir prendre le contrôle du verrou continental Russe quand il leur suffisait de noyauter poliment des zones de libre-échange et devenir une passerelle obligatoire de l’une à l’autre (ce qui sous-tend les zones Trans Pacifique et Transatlantique) avec l’incontournable dollar.
    Résultat, le pays, épuisé et quasiment ruiné par le financement tous azimuts d’agitations, émeutes, guerres civiles, et autres joyeusetés n’a plus les moyens de sa politique….

    Au moment où les armes modernes rendent inutiles voire même fragiles les coûteuses flottes de guerre, le discours de Brzezinki devient obsolète.

    L’intégration eurasiatique est en marche, l’Occident maritime, aveuglé par son arrogance, a tout fait pour être tenu à l’écart et les pauvres imbéciles qui prétendent diriger l’Europe se sont bien évidemment trompés de camps : leur environnement naturel reste l’Eurasie, qu’on le veuille ou non.

      +34

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  • diox // 22.10.2015 à 09h08

    Je dirai même plus, A la vitesse où progresse la Russie en Syrie, ce sera bientôt les USA et l’EU qui devront travailler avec la Russie plutôt que contre elle.

      +10

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  • aleksandar // 22.10.2015 à 09h51

    ” Les présences navales et aériennes russes en Syrie sont fragiles, géographiquement isolées par rapport à leur patrie. Elles pourraient être rendues inoffensives si elles persistaient à provoquer les ÉU. ”

    Cette phrase résume à elle seule le délire des néocons.

    Ils ont complétement perdu pied avec la réalité et n’en sont que plus dangereux.

      +31

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    • Homère d’Allore // 22.10.2015 à 11h21

      Je trouve les commentaires des crisiens un peu trop triomphalistes, ces temps-ci.
      Brzezinski est tout ce qu’on veut, un immonde salopard, d’accord, un suprématiste néo-cons, Ok, mais ce n’est pas un imbécile.

      Son commentaire sur la disparition de l’influence française et britannique prouve qu’il jauge parfaitement les rapports de force.
      Donc,lorsqu’il écrit que les forces russes sont isolées dans la région, il sait être lu par le Kremlin et fait ainsi passer un message.
      Les USA restent, in fine, maîtres du jeu si ils décident l’escalade.

      Obama n’est pas un pur néo-cons. D’autres, autour de lui, le sont et le poussent à cette escalade.

      C’est là, sans doute, la motivation de la rédaction de cet article.

      Et si cette escalade avait lieu, personne ne rirait plus de la “sénilité” de Brzezinski…

        +24

      Alerter
      • Alpha // 22.10.2015 à 12h38

        Il ne faut pas sous-estimer l’influence de cet homme…

        https://mecanoblog.wordpress.com/2012/03/01/le-grand-echiquier-de-zbigniew-brzezinski/

          +3

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      • Pierre Bacara // 22.10.2015 à 17h21

        Lorsqu[e Brzezinski] écrit que les forces russes sont isolées dans la région, il sait être lu par le Kremlin et fait ainsi passer un message“.

        Cette nuit vers 23:00, DWN titrait “Guerre contre l’EI : les USA placent l’Irak devant un ultimatum au sujet de la coopération avec la Russie” (http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2015/10/21/kampf-gegen-is-usa-stellen-irak-ultimatum-wegen-kooperation-mit-russland/)

        DWN s’appuie sur un titre de CBS News ppublié hier vers 17:00 : “Les Etats-Unis disent à l’Irak : si la Russie vous aide, alors nous nous ne serons pas en mesure de le faire” (http://www.cbsnews.com/news/us-iraq-chose-between-american-and-russian-airstrikes-in-isis-fight/).

        Les deux médias interprètent comme un ultimatum les déclaration du général américain Joseph Dunford, président du Joint Chiefs of Staffs (commandement militaire suprême américain, pour simplifier) après sa visite à Bagdad au premier ministre irakien Haidar el-Abadi et à son ministre de la Défense Khaled el-Obeidi mardi.

        Aucun des deux sites n’explicite pourquoi il considère ces déclarations comme un ultimatum.

        Le motif avancé par Joseph Dunford est l’absence de procédure aériennes opérationnelles communes entre l’aviation de l’OTAN et l’aviation russe, ce qui pose un problème, il faut bien le reconnaître.

        Du point de vue politique, la déclaration de Joseph Dunford est étrange parce que demander à Bagdad de choisir entre un soutien américain et un soutien russe revient concrètement à poser la question directement à Téhéran, dont la réponse est connue d’avance.

        Ce n’est donc pas à Bagdad que l’ultimatum s’adresse ; mais alors à qui ?

          +12

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      • Crapaud Rouge // 22.10.2015 à 22h03

        Homère d’Allore, vous faites fausse route. Les commentaires des “crisiens” ne sont pas “triomphalistes”, ils disent seulement que Brzezinski a fait long feu. A quoi ça rime de chercher à “persuader Moscou d’agir en collaboration” alors que Moscou et Washington sont en totale opposition sur le sort d’El Assad ? Et en totale opposition sur bien d’autres points que vous connaissez aussi bien que moi.

        Le point faible de votre argumentation est là : “Les USA restent, in fine, maîtres du jeu si ils décident l’escalade.” Avec des “si” on met Paris dans une bouteille. Les vrais maîtres du jeu en Syrie sont les Russes, les Américains ne peuvent rien y faire sauf… décider une “escalade” ! La question est de savoir lesquels en auraient le plus peur, je vous laisse deviner.

          +6

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        • Homère d’Allore // 22.10.2015 à 23h41

          Je comprends complètement votre analyse, Crapaud Rouge.

          Et, en effet, je ne vois pas l’administration Obama décider d’une escalade.

          Mais je crois que c’est ce que regrettent certains milieux néo-cons dont Brzezinski se fait le porte-parole.
          Ces milieux pensent que Poutine n’a pas (encore) complètement les moyens de sa politique en Syrie et que par exemple, un parachutage de la 82 ème et de la 101ème airborne du côté d’Alep, prétendument pour “combattre le terrorisme”, pourrait empêcher Bachar de reprendre la ville.

          Bien sûr, les risques de pertes dûs à ce type d’intervention ne seront pas pris par Obama. Mais si Hillary Clinton est élue, c’est le genre de choses qui deviendraient envisageable..
          Ce que veut dire Brzezinski, c’est qu’il manque aux États unis une direction forte qui sache payer le prix du sang pour maintenir son emprise impériale.
          Car, d’un strict point de vue de rapports de force bruts, les USA ont plus de bases au Proche Orient que les Russes. Et plus d’armes. Et encore des alliés solides comme la Turquie, L’Arabie Séoudite et Israël.

          Le discours de Brzezinski s’adresse avant tout à la classe dirigeante américaine et l’exhorte à bien sélectionner les candidats des primaires. Mais il s’adresse aussi à Poutine. Il lui dit: Vous avez bien joué et l’administration américaine actuelle est velléitaire. Mais demain, les choses vont changer. Quand les USA auront une diirection forte, vous devrez reconsidérer les choses car nous restons plus puissants que vous.

            +0

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      • languedoc30 // 23.10.2015 à 00h03

        Cette escalade n’aura pas lieu, tout le monde le sait, sauf si les EU veulent se suicider en y entraînant le reste du monde.

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        • Astatruc // 23.10.2015 à 02h27

          Ils n’ont pas le droit de se suicider puisqu’ils jurent sur la bible.
          C’est interdit par la foi.

          🙂

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  • Lt Anderson // 22.10.2015 à 10h03

    Encore une fois Mr Zbigniew Brzezinski se moque du monde et traite la Russie avec le plus grand mépris.

      +12

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  • games // 22.10.2015 à 11h16

    Bof, l’opération russe vise aussi à éradiquer les jeunes désoeuvrés , fellagha, paysans et autres victimes économiques du libéralisme. Imaginons qu’a la fin du conflit on compte 100 000 morts parmi les mercenaires ; Que restera t-il comme combattants de la liberté au US pour emmerder les russes dans le Caucase, que restera t’il comme possibilité financière au pays sunnite. si le conflit s’intensifie qui va le plus perdre les chiite plus de 100 millions dans cette partie du monde ou les sunnite minoritaire. Le prochain pays qui disparaîtrait serai le Liban . C’est ballot pour la France… et si les russes gagnent c’est avec OTCS accès à la Méditerranée avec une nouvelle profondeur stratégique jusqu’au Pakistan; on vèra en 2016 si l’Inde adhère à OCS en 2016, c’est plié pour L’occident et je serais heureux que les Jupé, Baladur, Sarkosi, Hollande, Fabius aillent en jugement au tribunal de la Haye, Obamas prix Nobel de la paix!

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  • Canfrarus // 22.10.2015 à 13h03

    Chaque fois que je lis au sujet des “rebelles modérés” d’al-Nosra (que les Russes prononcent “al-Nousra” à cause du jeu de mots trop facile : “nasra[l]” veut dire “[il] a chié)”, je pense tout de suite aux Inconnus qui ont très bien expliqué la différence entre un bon et un mauvais chasseur, chanteur et Père Noël.

      +6

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  • bluetonga // 22.10.2015 à 13h06

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec la traduction du texte, particulièrement avec ce passage:

    Dans ce contexte évoluant très rapidement les États-Unis n’ont qu’une seule option valable pour protéger leurs intérêts dans la région : demander à Moscou de cesser les actions militaires qui les touchent directement. La Russie a le droit de soutenir M. Assad, si elle le souhaite – mais toute répétition de ces attaques pourrait provoquer des représailles.

    dont voici le texte original :

    “In these rapidly unfolding circumstances the U.S. has only one real option if it is to protect its wider stakes in the region: to convey to Moscow the demand that it cease and desist from military actions that directly affect American assets”

    et que je traduirai plutôt comme ceci :

    “Compte-tenu du déroulement rapide des événements, les Etats-Unis ne disposent que d’une seule option véritable si ils veulent garantir leurs enjeux plus vastes dans la région : faire parvenir à Moscou une mise en demeure, exigeant l’arrêt immédiat et définitif de toute action militaire susceptible d’endommager les atouts américains.”

    Ce n’est pas du simple pinaillage:

    Le mot stakes se traduit par enjeux. Il ne s’agit pas simplement d’intérêts, mais de ce qu’on a misé dans une partie, dans une stratégie. En utilisant ce terme, Zbrezinski admet que les USA sont activement à la manœuvre dans la région, avec un objectif, des pertes et des gains en perspective. Ils ne sont pas simplement passifs.

    To demand en anglais, c’est exiger, pas demander. Cease and desist est un terme juridique, une mise en demeure. Il ne s’agit donc pas simplement de demander gentiment à Moscou de bien vouloir arrêter de cogner sur les jihadistes “modérés”, mais d’exiger péremptoirement qu’ils stoppent immédiatement et définitivement. Sinon… Bref, c’est une menace.

    “Assets” pour jihadistes modérés a déja fait couler beaucoup d’encre. Un asset, c’est un atout ou un bien, mais globalement, quelque chose qui procure un avantage dans une compétition, notamment dans un CV d’embauche ou dans une négociation commerciale. Ici, on aurait pu aussi le traduire par investissement… De nouveau, ZB vend la mèche.

    Zbigniew enrage d’autant plus que ce genre de stratégie, embaucher des jihadistes pour faire le sale boulot, c’était déjà son idée du temps de l’Afghanistan, du temps où il se targuait d’avoir tendu ce piège à l’URSS pour mieux la faire chuter.

    Et le ton ambivalent, le haussement de ton et la conclusion adoucie (il faut coopérer) montre bien le désarroi de la politique étrangère américaine, écartelée entre le bellicisme cynique et rabique des faucons et le rétropédalage désespéré des colombes, quand même tenues de montrer un peu les dents pour ne pas trop passer pour des chochottes.

    Zbignieuw, c’est un vieux faucon déplumé, conscient d’être tombé sur un os, et qui cherche à sauver la face vaille que vaille.

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    • Lysbethe Lévy // 22.10.2015 à 14h48

      Je suis hélas assez d’accord avec vous, de la part de celui qui se vante d’avoir crée un “Viet-Nam” pour les russes en 1980 avec l’Afghanistan, et aider à faire basculer l’Urss, se vantant d’avoir fait “chuter” l’espérance de vie des russes de 80 ans à 59 ans pour les hommes !

      Ce qui veut dire clairement qu’il est prêt à un génocide du genre bien américain “nous vous ferons revenir à l’âge de pierre” ! Acceptez nos conditions soit “le tapis d’argent” ou ce sera “le tapis” de bombes !

      Déjà ces mots ont été dit pour la Corée du Nord, l’Indonésie, Viet-Nam et l’Irak avec des blocus exterminateurs, puis une intervention fort peu humanitaire. Oui il semble que les Usa se doivent de montrer leur force militaire car perdre le leadership après 20 ans de quasi monopole sur la planète, avec la crise bancaire et sociale quelle honte et quelle perte économique.

      Ils peuvent très bien envisager un conflit sur le long terme d’autant qu’Obama aurait déjà donné de nouvelles armes aux rebelles “coupeurs de têtes” mais soit disant “modérés” . Ce que Fabius doit approuver a fond d’ailleurs. .

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      • Bluetonga // 22.10.2015 à 16h12

        Fausse manoeuvre, merci de supprimer le commentaire du dessus.

        Bonjour Lysbethe.

        Du temps de la guerre froide, les administrations américaines successives ne pouvaient pas se permettre le luxe de ne pas être cyniques et réalistes. De ce point de vue, l’Afghanistan avait été un coup de maître. Depuis la fin de la guerre froide, il devient compliqué d’expliquer toutes ces expéditions néo-coloniales au public. Bien sûr il y a eu le R2P, puis, de nouveau réutilisés, les terroristes islamistes avec le faramineux 11 septembre (qui a fourni le mandat pour agresser et piller librement). Mais les américains commencent à être lassés de tout ça. Il voient la situation domestique se dégrader, ils sont comme le public européen, otage des médias.

        Les américains se défient de plus en plus de leur presse et de leur classe politique (il y a eu un sondage gallup sur ce thème, il y a peu de temps). Tout ce foutage de gueule ne les intéresse plus vraiment, il veulent retrouver leur american dream, point barre. Les politiques ne peuvent miser que sur la belle indifférence de leur électorat pour tout ce qui se passe à l’extérieur du pays, et espérer faire jouer la fibre patriotique pendant quelques roulements de tambour. Les journaliste déploient des trésors de mauvaise fois et d’acrobatie rhétorique pour préserver un semblant de cohérence dans tout ça. On dirait qu’ils se livrent à une partie de twister, à force de se contorsionner, ils perdent toute crédibilité et finissent par se benner sur le tapis.

        C’est aussi ce que fait Zbignieuw, tout en jouanant les vieux sages ronchonnant. Il intervient sur le ton de “retenez-nous, sinon on va faire un malheur”, mais en fait, il le dit lui-même : les USA sont impuissants et laissent les Russes en faire la démonstration (ce que ces derniers ont soigneusement évité de faire jusqu’à tout récemment). D’où son constat amer, déguisé en concession : il faut collaborer avec eux, malgré leur “folie”.

        Les Américains de base se foutent de la Syrie, de l’Ukraine, du Darfour et du Groenland, qu’ils sont incapables de situer même approximativement sur une carte. Mais ils veulent se croire encore les plus fort, parce que si ce n’est pas le cas, s’ils ne sont plus membres du club VIP de la planète, mais d’un sous-club indigent et surestimé, alors ça veut dire que ce ne sont pas les plus aptes qui les dirigent, et ça veut dire qu’ils vont commencer à leur demander des comptes. Et ça, c’est ce que les élites politiques et économiques américaines ne peuvent absolument pas se permettre : le réveil du peuple américain face à leur incurie.

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        • Horzabky // 22.10.2015 à 18h51

          C’est bien possible. Ça expliquerait la surenchère militariste entre les candidats à la présidentielle américaine, sauf Bernie Sanders. Personne ne veut être le président du déclin américain, celui qui aura été président lorsque les USA seront passés au 2e rang en tant que superpuissance.

          Peut-être bien, comme le suggère Bluetonga, parce que les Américains se rendraient compte que leurs dirigeants leur ont fait supporter toutes sortes de sacrifices pour rien.

          Sur le plan économique, ils sont déjà passés derrière la Chine.

          Sur le plan militaire, c’est en train, face à la Russie.

          Sur le plan technologique, il ne reste aux USA que l’informatique, du moins tant que tous les systèmes d’exploitation pour ordinateurs seront américains.

          Même Obama ne veut pas être le président du recul américain, d’où les actions militaires qu’il a engagées un peu partout.

          Les trois candidats relativement pacifistes sont Donald Trump, Bernie Sanders et Rand Paul, parmi une quinzaine de candidats. Ce n’est pas un hasard si parmi les trois on trouve les deux candidats “marginaux”.

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    • Crapaud Rouge // 22.10.2015 à 22h12

      Tout à fait d’accord avec vous ! “to demand” est un faux ami (http://www.anglaisfacile.com/exercices/exercice-anglais-2/exercice-anglais-57289.php). “to demand” signifie “exiger”, et il y a “to ask” pour traduire le vrai “demander”. Bravo pour votre remarque, car elle confirme que Brzezinski est à côté de la plaque : face aux Russes en Syrie, les Américains ne sont plus du tout en mesure d’exiger quoique ce soit.

        +2

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  • Van // 22.10.2015 à 15h08

    ” L’utilisation des forces américaines pour évincer Bachar el-Assad – si ardemment défendue par certains de nos amis au Moyen-Orient – n’a pas de sens en l’absence d’un véritable consensus national en sa faveur, que ce soit en Syrie, ou aux États-Unis. ”

    toute la politique américaine na pas de sens sauf si on prend en compte les intérêts des marchand d’armes et de pétrole .
    les américains n’ont pas l’habitude de demander l’avis des populations avant de les décimer , les options politique ( négociations , médiations …) étaient systématiquement écarté (du moins celle qui n’allaient pas dans leur sens ) parce quelle réglerai les problèmes facilement , c’est d’ailleurs pour éviter cela que l’option militaire rapidement mise en avant .
    c’est toujours drôle d’entendre des momies politique nostalgique des jackpots qui font preuve de mauvaise foi , cela prouve bien que la crise américaine est plus grave que l’on pense .

      +4

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  • Vladimir K // 22.10.2015 à 16h05

    Mais le chaos régional pourrait facilement se propager vers le nord, submergeant ensuite l’Asie centrale et du nord-est

    La feuille de route des États-Unis est donc confirmée… (pour ceux qui se souviennent des 150 tonnes de courrier diplomatique envoyées par les É-U depuis l’Ukraine en Kirghizie, en mars dernier)

      +5

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  • naz // 22.10.2015 à 16h15

    Il m’avait semblé que c’était ce qu’avait proposé Poutine: une coopération internationale, non?
    Mais nous n’avons peut-être pas le même vocabulaire, pour les US, la coopération et l’obéissance à leurs directives, ce doit être synonyme!!

      +6

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  • ouvaton // 22.10.2015 à 16h43

    Il me semble avoir bien lu!
    Z.B. est partisan d’une influence de la Chine en Méditerranée.
    Dans vingt ans on aura une base chinoise près de chez nous.

    Après les Islamistes, les Chinois…
    En plus de nous prendre pour un terrain de jeu, ces gens créent des monstres qui resteront bien après eux…
    Z̶.̶B̶.̶ ̶e̶s̶t̶ ̶à̶ ̶l̶a̶ ̶m̶a̶s̶s̶e̶.̶
    Z.B. est peut-être inconséquent dans le fond.

      +1

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  • NeverMore // 22.10.2015 à 17h14

    La Russie propose une coopération, les USA veulent une subordination (exceptionnalité oblige).

    Et déjà tout acte d’insubordination est fustigé et considéré comme une attaque.

      +5

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  • dissy // 22.10.2015 à 22h11

    Comme nous allons le voir, ces affirmations sont des mensonges éhontés. Intéressons-nous au fameux « Réseau syrien des Droits de l’Homme ». Sur sa page de présentation, il se présente comme une organisation « indépendante » qui enquête sur « les violations commises par toutes les parties » dans le conflit syrien depuis 2011. Cette organisation, comme l’est l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme aujourd’hui largement discrédité (4) , est enregistrée au Royaume-Uni – une information, qui en soi, n’est pas neutre. Cependant, elle affirme s’appuyer sur « des dizaines de chercheurs et d’activistes » en Syrie. Le problème majeur de cette page d’information ? Rien n’est dit sur ses financements. Or l’on sait d’une part qu’un tel travail nécessite des fonds importants et on sait par ailleurs que personne n’est assez fou pour financer une organisation qui agit contre ses propres intérêts. Ainsi, trouver qui finance le SNHR permet de comprendre quels sont les intérêts de cette organisation. Comme je le disais plus haut, le SNHR se garde bien de préciser qui sont ses bailleurs de fonds. En revanche, le site Internet nous apprend que ce « réseau syrien » est membre du ICRtoP (International Coalition for the Responsability to Protect), comme le montre la capture d’écran qui suit :

    http://michelcollon.info/Qui-se-cache-derriere-le-Reseau.html

      +4

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  • Koui // 22.10.2015 à 22h57

    Le probléme avec des gens comme Brezinski, c’est leur point de vue strictement unilatéral et à courte vue. Il faudrait persuader les russes d’appuyer la politique contradictoire et changeante des USA en Syrie. Il ne voit l’intervention russe qu’a travers son intérêt éventuel pour la stratégie des USA cette semaine. La France a sacrifié ses positions économique en Iran pour appuyer la lutte à mort contre l’Iran. Mais 2 ans plus tard, il n’est plus question de lutte à mort mais d’entente avec l’Iran. La France n’a qu’a s’aligner. Au rythme ou vont les choses, les USA seront peut être en guerre avec la Russie dans 2 ans, ou bien amoureux d’Assad, ou bien potes d’ISIS, ou bien d’al Nosra, nul ne le sait. A force de miser sur l’un pour détruire l’autre, il finiront fâchés avec la plupart. Seul resteront les adorateurs (europe, japon) et les alliés sournois (israel, arabie seoudite, turquie).

    L’invocation d’un nouvel Afghanistan pour les russes reste une menace crédible pour contrer la stratégie russe car la fourniture d’armes antichar et antiaerienne légéres aux rebelles peut annihiler l’efficacité du blietzkrieg russe. Mais, un retrait des russes et une défaite d’Assad laisserai les islamistes munis de bonnes armes face aux USA, à Israel et aux adorateurs. Si j’étais al quaida, je ferai des stocks de missiles.

    Le leadership US est un canard sans tête.

      +2

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    • aleksandar // 23.10.2015 à 21h20

      On ne peut pas comparer l’Afghanistan et la Syrie.
      La géographie de l’Afghanistan rendait le scénario afghan possible, ce n’est pas le cas de la Syrie.
      Militairement l’Afghanistan est un cauchemar.
      Des montagnes, pas de zone de sécurité, un territoire impossible à contrôler, des vallées encaissées qui sont autant de piège à embuscade etc.

      L’avantage avec Poutine c’est qu’il dit ce qu’il fait ou va faire.
      Et VP a dit «  pas de troupes russes au sol  ».
      Il s’y tiendra.
      Les russes ont beaucoup étudié et réfléchi à la guerre afghane, ils en ont tiré les leçons.
      «  En territoire étranger , suprématie aérienne, destruction de la logistique adverse et pas de troupes au sol »

      Compte tenu de l’altitude à laquelle évoluent les avions russes aucune arme antiaérienne légère ne peut être efficace.
      Les armes antichar, les terroristes en ont déjà , des missiles TOW américains.
      Mais le char n’a d’intérêt sur un champ de bataille, en dehors de la lutte anti-char que comme élément d’appui grâce a son canon ou de rupture de front.
      La suprématie aérienne le remplace facilement dans cet emploi.
      Le combat a venir sera un combat d’infanterie avec les chars en retrait et en appui.

      Reste le problème de l’escalade possible qui ouvre sur une autre question « comment » et surtout
      « avec quoi  » ? 
      Les américains n’ont pas assez de moyens pour réagir vite, ou plutôt assez vite avant que les troupes d’Assad n’aient pris l’avantage.
      Monter une opération terrestre demanderait 2 à 3 mois minimum.
      Et il n’ont plus de porte avion dans la zone.

      Ils peuvent descendre les avions russes, mais vu l’état de leurs forces aériennes, le retard de la mise en place du F35 qui n’a même pas passé les test opérationnels et la suprématie évidente des russes, les généraux de l’USAF vont vite dissuader les néo-cons de tenter ce genre d’aventure.
      ( sans compter les batteries de S300 à bord des croiseurs russes )

        +3

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  • Astatruc // 22.10.2015 à 23h29

    https://www.youtube.com/watch?v=yKcPRmLlQqM

    Zbigniew Brzezinski – Un conseiller très spécial au service du Nouvel Ordre Mondial

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  • Lt Anderson // 23.10.2015 à 09h16

    Une dernière pour la route :

    “- Nouvel Observateur : « Vous ne regrettez pas non plus d’avoir favorisé l’intégrisme islamiste, d’avoir donné des armes, des conseils à des futurs terroristes ? »

    – Zbigniew Brzezinski : « Qu’est-ce qui est le plus important au regard de l’histoire du monde ? Les talibans ou la chute de l’empire soviétique ? Quelques excités islamistes ou la libération de l’Europe centrale et la fin de la guerre froide ? »

    Le Nouvel Observateur du 15-21 janvier 1998”

      +3

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    • yann // 23.10.2015 à 12h58

      Il reste à faire tomber l’autre empire qui règne sur l’Europe de l’ouest depuis 1945 pour que l’Europe soit entièrement libérée. Étrangement le Zbigniew n’en parle pas.

        +1

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  • Astatruc // 23.10.2015 à 11h11

    le fait que Zbign parle d’empire soviétique en 1998 est très curieux.
    La Russie, une obssession pour ce vieux croûton assassin?

      +1

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  • Parousnik // 23.10.2015 à 18h57

    Zbigniew Brzezinski … vous parlez d’une référence démocratique… Si ce genre de gus est écouter ce n’est que par des truands et des assassins…

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  • bruno // 23.10.2015 à 19h06

    faut le buter ce vieux con et puis c’est tout.

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  • Charlie Bermude // 23.10.2015 à 22h43

    Polonais , contre Russes , le match est perdu depuis longtemps , alors quelque fois des Polonais font des miracles . çà dure le temps de l’illusion . Brzesinki , je sais jamais comment écrire son nom , la transcription du Polonais , c’est mixte latin et sémitique ( on écrit pas les vioyelles , rien que çà c’est significatif ) , donc , machin , il est has been .
    Pourquoi , parce que l’illusion de la monnaie , çà marche plus . Les States , le $ , n’ont jamais eus les moyens de tous corrompre , mais maintenant çà diminue , relativement et absolument , il referra pas le coup de l’Afghanistan et de la chute de l’Urss , les Russes ont tirés les leçons , mais pas lui , il reste comme il est . Peut toujours s’agiter , le gaz est moins cher par oléoduc que par bateau , et moins que le pétrole et autres succédanés , du schiste et du bitume . Ben , c’est çà qui fait la différence , pour le pouvoir , c’est pas la géopolitique . Tant que le transport par mer est moins cher que les autres, méme en chameau ou dromadaire , ok , sinon , non .

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