Si comme moi, vous avez avez d’en apprendre un peu plus sur la Syrie, avec un regard équilibré, je vous recommande vivement cet excellent petit livre : Syrie, Pourquoi l’Occident s’est trompé

Je vous recommande vivement l’achat de ce livre, très éclairant !

Frédéric PICHON est diplômé d’arabe et docteur en Histoire contemporaine. Ancien élève de l’IEP de Paris, il a vécu à Beyrouth et séjourne régulièrement au Proche-Orient depuis 2002, en particulier en Syrie. Il enseigne la Géopolitique en classes préparatoires. Auteur d’une thèse sur la Syrie, il est chercheur associé à l’Equipe Monde Arabe Méditerranée de l’Université François Rabelais (Tours). Consultant médias pour la crise syrienne et le Moyen-Orient, il donne régulièrement des conférences sur les sujets en lien avec la géopolitique de la région.

Il a accepté de rédiger ce petit article pour le blog – ce dont je le remercie chaleureusement…

À la mi-mars 2011 la brutale répression des services de sécurité syriens met dans la rue une partie de la population de Deraa, ville sunnite du sud de la Syrie, à quelques encablures de la frontière avec la Jordanie. Plusieurs adolescents, accusés d’avoir réalisé des graffitis anti-régime sont arrêtés et torturés. Certains décéderont. À ce jour, les versions diffèrent encore sur le nombre des victimes et sur le jour même de l’événement[1]. C’est à partir de cette date que la contestation envers le pouvoir syrien s’amplifie, non seulement à Deraa mais aussi bientôt dans d’autres villes de Syrie, comme Lattaquié ou Banyas. Dès le 27 mars 2011, Bachar al Assad se dit prêt à des concessions : il abroge l’état d’urgence en vigueur depuis 1963 ; il relâche près de 250 prisonniers politiques, pour la plupart islamistes. Mais le mouvement s’étend à travers la Syrie sans toutefois que les grandes villes comme Alep ou Damas ne soient touchées.

Dès avant le déclenchement de la révolte, les armes circulent, via les organisations islamistes des pays voisins. Au printemps 2011, elles font des victimes à Banyas parmi les forces de l’ordre et les soldats. L’opposition – et les médias occidentaux – expliqueront qu’il s’agit en fait de soldats fusillés pour avoir refusé de monter au combat. Joshua Landis, l’un des plus sérieux spécialistes américains de la Syrie fera un sort à ce qui n’était qu’une hypothèse. À Hama, des policiers sont dépecés et jetés dans le fleuve. À Jisr el Choughour, ce seront près d’une centaine de soldats qui perdront la vie, attaqués par des groupes très bien armés. La réplique est sans pitié. L’aviation reste au sol – à la demande de Moscou – dans les premiers temps, mais le régime fait donner les chars. Le contexte du « printemps arabe » est alors favorable. Il a déjà emporté le régime de Ben Ali en Tunisie en 2010. Le pharaon Hosni Moubarak est renversé en février 2011. Et les armées de l’OTAN s’apprêtent à frapper le Guide libyen Mouammar Kadhafi, lui aussi contesté. Il semble alors inéluctable que le pouvoir syrien tombe à son tour durant l’année 2011.

Près de quatre ans après, non seulement Bachar el Assad est toujours en place mais il semble même que les Occidentaux et en particulier les États-Unis se soient résignés à son maintien au pouvoir en Syrie. Le temps passant, une certitude apparaît au grand jour : malgré tous ses défauts, l’Etat syrien constitue un havre de stabilité, de respect des minorités, de laïcité et contribue de fait efficacement à la lutte contre le terrorisme incarné par l’Etat Islamique. Il reste un interlocuteur à l’ONU et la grande majorité des pays du monde entretiennent encore des relations diplomatiques avec Damas.

Trois erreurs ont été commises en Syrie :

  1. Sous-estimer la résilience de l’armée et du régime,
  2. Croire qu’une intervention internationale pourrait avoir lieu malgré les Russes,
  3. Penser que l’émotion suffirait à mettre les opinions publiques de la partie tout en se montrant peu regardants sur les « rebelles » que nous soutenions.

La France les a toutes faites, malgré une longue tradition orientaliste de qualité et des générations de diplomates, excellents connaisseurs de la région.

Il semblerait que la diplomatie française ait été depuis 2007 davantage préoccupée de nommer des humanitaires ou des businessmen en puissance, appartenant à cette génération décomplexée de nouveaux serviteurs de l’État. Les ambassadeurs chevronnés, arabisants, rompus aux usages très old school que le Proche-Orient et en particulier la Syrie affectionnent, ont été mis de côté. Qu’un ambassadeur en Syrie soit contraint de se faire expliquer avant sa prise de fonction la différence entre les Alaouites de Syrie et la dynastie alaouite du Maroc laisse pantois[2]. Certains fins connaisseurs de la Syrie, qui tendaient leurs grandes oreilles depuis des années entre Beyrouth et le Mont Qassioun, n’ont pas voulu voir ce qui se tramait. Jusqu’au bout, jetant un œil apparemment borgne sur la Syrie, ils n’ont voulu voir que des slogans correspondant à nos catégories occidentales et raconter un roman acceptable pour nos consciences soucieuses d’universalisme démocratique plutôt que de réalisme. Personne n’a réussi à persuader le Quai d’Orsay de soutenir plutôt les opposants tolérés par le régime, garants d’une légitimité irréprochable et passés par les épreuves des geôles syriennes et de la répression. Nous les connaissions pourtant fort bien. La France comme l’Union européenne, était en contact avec ces opposants qui allaient plus tard former le Comité de Coordination Nationale pour le Changement Démocratique. Fallait-il faire oublier qu’ils étaient catégoriquement hostiles à une intervention occidentale et que cela contrariait les calculs des dirigeants français à la culture atlantiste plus prononcée que par le passé ?

Or la contestation a été prise en main par les pires extrémistes, obéissant à un agenda largement dicté par les puissances du Golfe. On a beau jeu d’expliquer la radicalisation du conflit comme étant le fait du seul régime syrien. Bien sûr que ce dernier, plus à l’aise dans le combat que dans la négociation, a instinctivement pris le virage de la militarisation du conflit. Le calcul de l’Occident a été celui d’une chute rapide de Bachar al Assad et pour cet unique objectif, nous n’avons pas hésité à confier la sous-traitance du conflit à certains pays du Golfe, Qatar et Arabie Saoudite en tête. Les calculs de la diplomatie française en particulier, qui a choisi dès le début de monter aux extrêmes, se sont avérés catastrophiques pour les Syriens comme pour les groupes d’opposition que la France soutenait.

Avec de telles dispositions, l’affaire se présentait assurément très mal. C’est pourtant dans cette configuration que la diplomatie française aborde au printemps 2011, la crise syrienne.

Force est de constater que rien de ce qui avait été annoncé ne s’est produit. Et bien isolés furent ceux qui ramèrent à contre-courant. Ils ne récoltèrent souvent que l’étiquette infamante de « pro-Assad ». En Syrie, la France disposait d’atouts diplomatiques non négligeables, d’une bonne connaissance du dossier régional et d’une tradition ancienne de résolution des conflits. À cela, il faut rajouter une réputation de mesure et de capacité à dialoguer avec tous. Tout cela a volé en éclats. À l’occasion de la crise syrienne, la France a donné le spectacle de l’improvisation, de la démesure, d’une diplomatie de cow-boys, à tel point que l’on peut se demander si le néoconservatisme de l’Hudson Institute n’a pas fait des émules sur les rives de la Seine.

Il faudra du temps pour se remettre de cette séquence. La France peinera à retrouver une voix audible dans le monde arabe et même plus largement dans un monde où l’« Occident » n’a plus la même signification ni les mêmes atouts. Dans ce nouvel ordre international, les relations entre les nations auront massivement besoin d’équilibre, de mesure, de concessions et de souveraineté. À vouloir contenter ses alliés du Golfe sur toute la ligne, la France s’est attirée la méfiance des pays émergents comme la Russie ou la Chine, mais aussi le Brésil ou l’Afrique du Sud. Pays qui sont avides de reconnaissance et arc-boutés sur leurs souverainetés. En excluant la Russie et l’Iran de toute négociation régionale, la France a donné des gages à ceux qui voient du néocolonialisme dans les initiatives de l’Occident. Paradoxalement, alors que les États-Unis ont compris la nécessité de « réduire leur empreinte », les gesticulations françaises n’ont fait qu’aggraver le fossé entre un discours universaliste de moins en moins performant et les réalités très prosaïques qui président aux rapports de forces mondiaux. Tout se passe comme si Paris avait voulu rivaliser avec Londres dans le rôle du plus fidèle valet de Washington.

De telles incohérences ne sont pas à rechercher dans nos forces militaires ou dans les services de renseignement. Elles sont imputables à la grande majorité des hommes qui composent notre personnel politique, pour qui les questions stratégiques sont subalternes, ou pensées selon le temps court de l’électoralisme. Le maniement de l’émotion, la manipulation des postures régaliennes et les envolées martiales, sont devenus le cache-sexe d’une politique indigente, menée par des hommes que fondamentalement ces questions n’intéressent pas. Tactiquement, les responsables politiques occidentaux ont été contraints de nier le caractère fondamentaliste de la « révolution » en Syrie. Il fallait laisser au seul régime l’usage infâmant du terme « terroriste ». La France soutenait les « opposants » et les laissait financer par les pays du Golfe, Arabie saoudite et Qatar en tête, pays qui ont soigneusement acheté une partie des élites françaises, empêchant ainsi tout débat sur la question. Cette alliance contre nature, court-termiste, est à l’origine d’une des plus grandes erreurs stratégiques de ces dernières années.

La Syrie va rester pour de nombreuses années un réservoir de djihadistes, à quelques heures du cœur de l’Europe. Nous avons laissé s’installer à nos portes une zone grise d’où viendra la violence de demain : une violence aveugle qui balaiera nos sociétés fragiles. Et qui a déjà détruit en partie un pays et ses habitants.

Frédéric Pichon, 12/2014


[1]. Voir à ce propos l’analyse qu’en fait Barbara Loyer, directrice de l’Institut Français de Géopolitique dans Hérodote, n° 146-147, 3e-4e trimestre 2012, pp. 97-99.

[2]. Il faut cependant reconnaître que l’ambassadeur de France à Damas Éric Chevallier, a alerté sa hiérarchie sur la résilience certaine du régime dès les premières semaines et qu’il n’a pas été suivi par un ministre qui a proclamé partout que sa chute était une question de jours…

95 réponses à [Invité] La Syrie va rester pour de nombreuses années un réservoir de djihadistes, par Frédéric Pichon

Commentaires recommandés

Tutu Le 06 janvier 2015 à 00h21

Petit manuel de déstabilisation d’un régime hostile

1°) Être une puissance impériale
2°) Financer tout mouvement d’opposition, aussi minuscule soit-il, revendiquant une démocratie à l’occidentale.
3°) Repérer les futurs possibles leaders et organiser des stages de formation à l’agitation à leur intention
4°) Donner un retentissement international à toute manifestation de l’opposition grâce aux médiats aux ordres.
5°) Mettre en exergue la répression brutale que ne manquera pas de commettre le régime en place.
6°) Placer quelques snipers sur les parcours des manifestants, et tirer à la fois sur la foule et les forces de l’ordre en place.
7°) Dénoncer la barbarie de la répression.
8°) Armer clandestinement des groupuscules étrangers extrémistes animés par une idéologie suicidaire, les appeler rebelles et combattants de la liberté.
9°) Présenter ces groupuscules comme un mouvement populaire.
10°) Organiser aux frontières du pays des bases d’entrainement à la guérilla qui seront présentées comme des camps de réfugiés.
11°) Organiser le blocus de toute voix dissidente par une censure de fait.
12°) Organiser des coordinations d’opposants dans une capitale étrangère, et n’accepter que les informations provenant de cette source.
13°) Bombarder, si le contexte international le permet, l’armée régulière, tout en affirmant qu’il s’agit de protéger la population de la répression du dictateur qui menaçait de massacrer son peuple.

Logiquement, le pouvoir en place tombe à plus ou moins court terme, le chaos s’installe pour de longues années, vous avez atteint votre objectif : vous n’avez plus de pouvoir fort face à vous, vous pouvez piller sans vergogne les richesses du pays, il vous suffira d’entretenir les conflits internes (ethniques, religieux…) en organisant un attentat suicide de temps en temps. Toute couverture médiatique est maintenant superflue.
Toute ressemblance avec une quelconque situation actuelle est évidemment fortuite.
La première victime d’une guerre, c’est la vérité.

http://democratisme.over-blog.com/

  1. Lamonette Le 06 janvier 2015 à 00h19
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    Pour le coup, le suicide français mérite son nom…
    Et quand je pense au temps passé à suivre l’attaque chimique et tout ce bourbier qu’une même pas maline comme moi voyait transpirer. Et surtout, à tenter de modérer avant de pouvoir l’envoyer ailleurs…


    • boduos Le 06 janvier 2015 à 02h21
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      une réserve de terroristes à utiliser contre l’Iran,toujours la Syrie ,Irak,le ouïgour,la Tchétchénie et tous les maidan en puissance:Paris Madrid,Rome Athènes……s’ils font un pas d’écart avec l’empire.
      Mais la créature peut se retourner contre ses maitres et le dompteur risque le coup de patte mortel.
      Ces fêlés,drogués,soit disant sous contrôle peuvent tout autant être infiltrés , manipulés et retournés a leur tour.
      En tout cas ,le feu sera plus dur à contrôler que ce qui a consisté à l’allumer et à procéder aux transferts d’Afghanistan ou de Lybie.


      • Van Le 06 janvier 2015 à 08h03
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        ca s’appelle le contrôle par le chaos , les occidentaux ne se sont pas tromper mais on voulu la destruction de la syrie avec ses génocide ethnique et déplacement de population et bien sur le pétrole et le gaz a la clé , pour revenir au texte cet auteur parle de tromperie et de cequil aurait fallu faire mais tout cela ce fait en dehors des résolution des nation unis et des traité cela sapple de l’interventionnisme ( ou bien la politique neo coloniale ) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/01/05/97001-20150105FILWWW00398-la-syrie-proteste-apres-une-visite-de-kouchner.php , il est donc claire que de vouloir jouer a l’apprentie diplomate maladroit en cherchant des solutions alors que personne ne soit mandaté pour cela est une volonté pure et simple de détourner la souveraineté d’un pays .
        personnellement je ne tien plus dinteret a ces discoure de bienveillance interventionniste , avec toute les prises de position honteuse de la France visavis de la Syrie et des syriens .

        pour finir sur une note optimiste , la caravane passe et les chiens aboient , la Syrie se remettra de cet enieme barbarie occidentale honteuse et criminel , et se rebâtira comme elle a toujours fait pendant ses millénaires de civilisation .


      • RonRon Le 06 janvier 2015 à 08h05
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        “Ces fêlés,drogués”

        Tu serais un arabe élevé dans la propagande de l’Islam et martyrisé soit par un dictateur local, soit par une puissance étrangère, ajoute une grande pauvreté pour certains, pas facile de garder la tête froide et de penser laïcité et droit des minorités.

        Y a de quoi péter un plomb.


        • boduos Le 06 janvier 2015 à 12h03
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          @ronron
          ok et en pétant un plomb,il leur reste une fêlure.
          ronron,c’est pas à toi que je vais dire qu’il faut appeler un chat :un chat.
          quant a la drogue,qu’il s’agisse du haschich des assassins ou des drogues sorties des laboratoires de la CIA ,toujours est-il que le viol et,le massacre d’enfants et de jeunes filles pubères ne peut qu’être le fait de monstres qui se sont écartè de toute humanité.
          je préfère :”ce que vous faites au plus petit de mes frères,c’est à moi même que vous le faites”


        • Chris Le 06 janvier 2015 à 13h16
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          En effet, l’injustice est le terreau du terrorisme. Quand la vie n’a plus de sens, ni direction , on a plus rien à perdre…


    • Deres Le 06 janvier 2015 à 10h50
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      Moi, j’ai l’impression que c’est le retour de la théorie des dominos … L’Irak n’a pas été stabilisé, ce qui a grandement facilité la chute de la Syrie. Les problèmes risque ensuite de se propager aux autres voisins. je pense en particulier à la Jordanie qui est submergé de réfugiés. La Turquie est surtout épargné car elle a viré sa cutie en soutenant des groupes radicaux eux même soutenu par les pays du Golfe qui évite donc pour le moment de financer des rebellions turques.


  2. Tutu Le 06 janvier 2015 à 00h21
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    Petit manuel de déstabilisation d’un régime hostile

    1°) Être une puissance impériale
    2°) Financer tout mouvement d’opposition, aussi minuscule soit-il, revendiquant une démocratie à l’occidentale.
    3°) Repérer les futurs possibles leaders et organiser des stages de formation à l’agitation à leur intention
    4°) Donner un retentissement international à toute manifestation de l’opposition grâce aux médiats aux ordres.
    5°) Mettre en exergue la répression brutale que ne manquera pas de commettre le régime en place.
    6°) Placer quelques snipers sur les parcours des manifestants, et tirer à la fois sur la foule et les forces de l’ordre en place.
    7°) Dénoncer la barbarie de la répression.
    8°) Armer clandestinement des groupuscules étrangers extrémistes animés par une idéologie suicidaire, les appeler rebelles et combattants de la liberté.
    9°) Présenter ces groupuscules comme un mouvement populaire.
    10°) Organiser aux frontières du pays des bases d’entrainement à la guérilla qui seront présentées comme des camps de réfugiés.
    11°) Organiser le blocus de toute voix dissidente par une censure de fait.
    12°) Organiser des coordinations d’opposants dans une capitale étrangère, et n’accepter que les informations provenant de cette source.
    13°) Bombarder, si le contexte international le permet, l’armée régulière, tout en affirmant qu’il s’agit de protéger la population de la répression du dictateur qui menaçait de massacrer son peuple.

    Logiquement, le pouvoir en place tombe à plus ou moins court terme, le chaos s’installe pour de longues années, vous avez atteint votre objectif : vous n’avez plus de pouvoir fort face à vous, vous pouvez piller sans vergogne les richesses du pays, il vous suffira d’entretenir les conflits internes (ethniques, religieux…) en organisant un attentat suicide de temps en temps. Toute couverture médiatique est maintenant superflue.
    Toute ressemblance avec une quelconque situation actuelle est évidemment fortuite.
    La première victime d’une guerre, c’est la vérité.

    http://democratisme.over-blog.com/


    • Michel Ickx Le 06 janvier 2015 à 17h08
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      Bravo,

      C’est très complet. Vous avez peut-être oublié un dernier point, mais ce n’est pas grave, “une fois le pays dans le chaos complet, ne plus en parler dans les média”.


    • Roscanvel Le 06 janvier 2015 à 17h58
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      Ne pas oublier BHL pour compléter le tableau!!!


    • lvzor Le 08 janvier 2015 à 21h55
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      “…d’un régime hostile”

      Pas même hostile, juste indépendant, ça suffit…


  3. Chris Le 06 janvier 2015 à 00h48
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    Un article qui résume parfaitement la situation syrienne et la nôtre !, mais qui ne m’apporte aucun élément nouveau.
    Le plus pestant est que nos nuls restent aux commandes.


  4. bigglop Le 06 janvier 2015 à 01h48
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    A quelques rares exceptions, notre classe politique est dominée par le court terme n’a plus de politique étrangère, fermant ambassades, consulats (mais aussi les sources de renseignements).
    Il faut se souvenir du ridicule de la position de FH qui voulait bombarder la Syrie et s’est retrouvé seul après l’abandon de la GB et des USA.
    Pour des analyses pointues sur le Moyen-Orient et la Syrie, vous avez Alain Chouet, ancien haut responsable de la DGSE
    http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2012/09/alain-chouet-nos-ministres-son.html


    • vladimirK Le 06 janvier 2015 à 04h00
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      Il n’y a pas que l’esprit court-termiste des politiciens qui est en cause. Il ne faut pas oublier l’affaire des écoutes de la NSA.

      On peut facilement imaginer que les américains tiennent les hommes et femmes politiques (comme l’URSS tenait certains ministres anglais, gouverneurs US durant la guerre froide, comme Mitterrand tenait certains de ses “alliés”) avec des informations à ne surtout pas sortir. À partir de là, le contrôle est assez facile, et ce malgré une économie US en berne.


      • Deres Le 06 janvier 2015 à 17h27
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        C’est un peu facile de croire en permanence au complot américain à notre égard.
        L’incompétence et le manque de vision des français me semble une explication largement plus crédible que l’intelligence et la stratégie long terme des américains …
        C’est un peu facile de dire que Bush et les néo-conservatuers sont des abrutis finis puis de leur prêter des stratégies brillantes en trois bandes pour nous embrigader !


    • Deres Le 06 janvier 2015 à 10h56
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      Si seulement on fermait les ambassades et les consulats pour faire des économies puisque que l’on n’en s’en sert plus ! Mais non, la réalité est que l’on continue à les conserver mais que, comme décrit dans l’article, on nomme des amis du pouvoir incompétents à la place des gens compétents car ces postes sont très enviés et rentables.


    • Van Le 06 janvier 2015 à 11h00
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      je pense que cest tout sauf une vision court terme tout cela intégré une politique plus globale des américain qui s’était déclencher en 2001 et qui voulait détruire et mettre des bases militaire dans plusieurs pays , on peut le constater quotidiennement avec les demande répétée des américain d’intervenir en Libye pour soi disant restaurer la stabilité que lotan avait anéanti .
      pour revenir au texte le titre de l’article est étonnant car en parlant de la Syrie comme dun réservoir cet auteur contredis tout le monde qui s’accordaient justement sur la nature du terrorisme qui n’est pas syrien mais étranger de part ses combattant son idéologie mais aussi sa logistique et son financement , et que ce terrorisme internationale qui migre par magie et qui s’exporte dans des pays ne peut constituer un réservoir permanent .
      je suis navré de rappeler a cet auteur , quil ne fallait pas cherche loin pour voir le réservoir de terrorisme car la France est le premier pays européen par nombre de djihadiste qui intègre le terrorisme .


    • Nerouiev Le 06 janvier 2015 à 20h03
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      Oui, et comme ils naissent les uns après les autres, le court terme risque de durer longtemps surtout s’ils se reproduisent.


  5. gaulliste Le 06 janvier 2015 à 02h52
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    A quand un jugement de ce traite de FABIUS pour complicité de crimes contre l’humanité!!

    La France donneuse de lecons ferait mieux de se taire car la dictature c’est ici. Flamby n’a même pas le score d’un dictateur africain, mais on ne voit que du pseudo théatre avec des sondages et une pseudo action!!!

    On devrait revenir à la guillotine et juger certains pour haute trahison


    • Homère d'Allore Le 06 janvier 2015 à 12h12
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      La guillotine, c’est fini depuis 1981…
      La Haute Trahison, c’est fini depuis 2007…

      http://www.regards-citoyens.com/article-la-haute-trahison-dans-le-droit-fran-ais-98328731.html

      Pas fou, Sarkozy…


      • Laurent Dup Le 06 janvier 2015 à 17h44
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        Il nous reste la fessée qui n’est pas encore interdite en France mais c’est mal vu!
        Ou alors 2 heures de colle…


    • Chris Le 06 janvier 2015 à 13h22
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      Jugement ? Je pense que la “tremblante” dont il est affecté, est la justice immanente bien plus efficace, si j’en juge la rareté des procès. Seul problème : il n’est pas dessaisi de son poste. Mon interrogation : est-il encore écouté par ses pairs ou ronronnent-ils tous de concert ?


  6. Kiwixar Le 06 janvier 2015 à 04h24
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    “Nous avons laissé s’installer à nos portes une zone grise d’où viendra la violence de demain : une violence aveugle qui balaiera nos sociétés fragiles.”

    C’est justement le but des oligarques : semer le Chaos pour que les populations demandent (supplient) l’Ordre, permettant la mise en place de gouvernements fascistes après une période “temporaire” de couvre-feu et de régime d’exception où les libertés individuelles sont “temporairement” suspendues.
    Bye-bye la démocratie.
    Avec en prime la disparition de l’argent liquide (“pour lutter contre le terrorisme”), et pourquoi pas, des puces RFID sous-cutanées pour tout le monde (“pour lutter contre le terrorisme, et la fraude aux allocs”). Bon courage pour sortir de ça.

    J’espère qu’Hollande comprend que ses enfants et ses petits-enfants seront côté “gueux” et non côté “oligarques”.


    • boduos Le 06 janvier 2015 à 12h24
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      pour ma descendance,j’hésite :oceania..eurasia..estasia..?pourquoi pas eurestasia sans les britanniques.
      on peut divaguer…. je pense que notre futur sera fait d’ ilots type colonies palestiniennes barricadées et filtrées pour le passage des esclaves .
      les petits enfants de François seront dans ces enclaves et les nôtres seront les gazaouis dans la bande…de mad max..


    • isidore Le 06 janvier 2015 à 15h06
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      @KIWIXAR: “J’espère qu’Hollande comprend que ses enfants et ses petits-enfants”

      malgrés son QI élevé , il nous faut prendre conscience ,que f.HOLLANDE , comme 99,8% de la
      classe politique n’a pas les capacités mentales pour saisir le contenu du mot compréhension.
      pourquoi ? car la compréhensibilité est l’apanage d’un esprit ouvert cad libre et pensant par
      lui même ayant la capacité de ses choix et de ses conséquences,
      l’inverse de leurs démarches européistes et otanesque , de réels opposites à la compréhension.


    • Nerouiev Le 06 janvier 2015 à 20h09
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      Au moins côté gueux on n’a plus mal aux dents.


  7. isidore Le 06 janvier 2015 à 05h40
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    « notre personnel politique, pour qui les questions stratégiques sont subalternes, ou pensées selon le temps court de l’électoralisme »

    Cette vision de nos politiques est bien trop complaisante à leur égard , car en fait
    Il y a la notion non citée par l’auteur de « résignation » et de soumission aux ordres
    De washington dont l’enjeux pour l’empire sont les colossales réserves de gaz.
    F.HOLLANDE , la diplomatie française ,se font alors les exécutants
    d’Hillary Clinton et du directeur de la CIA David Petraeus.
    Nos politiques n’ont pu ignorer que le vote du peuple syrien à été de 63% pour
    Bachar el-Assad ce qui a contrarié le plan de partition de la syrie par l’empire
    Pour récupérer le gaz, avec comme mercenaires les djihadistes soutenus par f.hollande.
    Ces politiques n’ont pas relevé que les intérêts de la France n’étaient pas concernés,
    Et qu’ils « roulaient » président , ministres, assemblée nationale et sénat ,pour leur
    Maître les usa . Un constat accablant , la France n’a plus d’autonomie souveraine dans
    Plus aucun domaine, politique étrangère, diplomatie, industriel, militaire,
    Secouons le joug toujours plus pesant de la soumission des pseudos élites à washington et sortons de l’otan et de l’ue. Pour redonner ses lettres de noblesse
    À notre pays.


  8. JEAN DOREMIEUX Le 06 janvier 2015 à 06h00
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    J’interviens fort peu ici. Mais pour BACHAR, cette fois, je prends la plume. Vous savez sans doute qu’il est médecin ophtalmologiste formé en Angleterre. Il est très occidentalisé.

    Lorsque mon épouse ophtalmologiste en Allemagne a dû prendre huit mois de congés pour se faire opérer elle a trouvé BACHAR pour la remplacer. Il a vécu huit mois chez moi.

    C’était du temps où son frère aîné encore vivant devait succéder au pater. Il ne se doutait pas du tout que ce serait lui qui serait amené par la suite (accident de son frère ainé) à conduire son pays. Il n’y était pas formé. Je suppose que son entourage prend les décisions difficiles à sa place.

    Je garde de lui les souvenirs suivants : grande timidité, grande réserve, grande religiosité allant étaler le tapis de prières dans le cabinet devant les patients, grande peur des Frères musulmans.


    • Chris Le 06 janvier 2015 à 13h32
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      Avec un père d’un tel format et dans la culture musulmane, difficile de devenir “adulte” psychologiquement. Espérons qu’il réussisse à s’aguerrir et s’affranchir de ses peurs/freins. Les événements actuels devraient être favorables à ce développement, car seule l’adversité nous fait croitre… à défaut de nous laisser sur le carreau !
      Je le souhaite en tout cas pour les Syriens et la Syrie, qui est part du berceau de notre culture, quoiqu’on en dise.


      • DUGUESGLIN Le 06 janvier 2015 à 17h46
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        Ça me semble tout à fait juste ce que vous écrivez à propos du berceau de notre culture.
        J’ai un bon nombre d’amis syriens, dans le monde de la médecine, et certains d’entre eux parlent encore l’araméen, la langue de Jésus Christ. Ils sont descendants directs de ceux qui l’ont vu.
        Ces gens devraient être classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO et particulièrement protégés, face au chaos organisé par les “maîtres du monde”. Comme les Bouddhas l’étaient en Afghanistan.
        Je me réjouis à l’idée que quelques uns vont bondir.


    • languedoc 30 Le 06 janvier 2015 à 15h17
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      “grande timidité, grande réserve, grande religiosité, grande peur des frères musulmans”, ok.

      “La prospérité révèle nos vices et l’adversité nos vertus” (Francis bacon).

      Bachar a fait preuve, jusqu’ici, d’un immense courage pour résister avec succès à l’Empire, aux sunnites et à l’EI, qui ont tous juré d’avoir sa peau et ne reculeront devant rien pour y arriver et, parvenir à se faire réélire pour 7 ans avec 88% des voix, faut le faire !


  9. lemoine001 Le 06 janvier 2015 à 07h55
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    L’explication par l’incompétence n’est pas satisfaisante. Je crois que pour comprendre le comportement des grands partis politiques en France, il faut remonter à 2002.

    La montée des extrêmes a été jugée très inquiétante – ceci en France par les possédants et au niveau européen comme aux États-Unis par les mêmes forces économiques et politiques. La reprise en main a été à la mesure du danger. Sarkozy était l’homme qui convenait pour mener une telle politique et mise au pas européenne et atlantiste. S. Royale la femme taillée sur mesure pour être battue. Les moyens n’ont manqués ni à l’un ni à l’autre.

    Le PS en a tiré les leçons, Il a compris que pour gagner il fallait se plier à cette situation. Et pour plier Hollande est expert.

    Nous n’avons donc pas des dirigeants incompétents mais soumis à l’OTAN et à l’Europe (ce qui est d’ailleurs la même chose). La politique de la France est celle d’un vassal et d’une espèce de fusible qui fait le sale boulot, perd son crédit et se compromet pour ses maitres.


    • DUGUESGLIN Le 06 janvier 2015 à 09h46
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      Je partage ce point de vue. L’excuse de nullité n’est pas suffisante.
      La trahison des intérêts de la France s’explique par la soumission et la veulerie.


      • isidore Le 06 janvier 2015 à 14h27
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        @dugesclin en effet aucune excuse de nullité mais un constat factuel :

        nous avons une classe politique depuis 2007 complétement émasculée face à la défense des intérêts français dans le but d’affaiblissement chronique de l’étât , traites ? certes ,
        félons ? aussi !
        comment pouvons nous leur permettre de se prétendre de représenter quiconque où
        de briguer un quelconque mandat représentatif ?
        serions aussi peu réactif face à l’ignominie de la trahison orchestrée ?


      • lemoine001 Le 06 janvier 2015 à 18h04
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        J’ai dans ma bibliothèque un tout petit opuscule diffusé par la presse russe au moment de la guerre du Vietnam. Il a pour titre “les étapes de la guerre et du mensonge”. Je m’en suis servi pour faire un parallèle entre les coups bas, les ingérences, les manipulations qui ont accompagnés l’intervention américaine au Vietnam et les procédés mis en œuvre contre la Syrie. Ce qui apparait tout de suite c’est l’extrême obstination des bellicistes et des américains en particulier. Ils ne renoncent jamais et ne se sont retirés que défaits et vaincus.
        Les huit articles que j’ai écrits à partir de cet opuscule sont sur ma page facebook et s’étalent du 22/10/2012 au 16/12/2012


    • Deres Le 06 janvier 2015 à 11h00
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      Ils sont compétents mais pas dans les domaines qui seraient utiles aux français.
      Hollande est très compétent pour organiser le chaos en France qui lui sera favorable en 2017 et placer ses copains un peu partout, mais pas du tout pour améliorer la situation des français.


  10. Van Le 06 janvier 2015 à 09h02
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    cest drôle de voir qu’un paquet d’auteur finisse leur texte sur une note de pessimisme avec des horde de barbare a la porte de leurope avec une perspective daller en découdre avec ces terroriste en toyota , ya surement un truc qui a foiré en route vue que ces hordes de terroriste ce font canarder et n’ont justement pas d’avenir en Syrie et en Irak , mais je pense que cest vendeur ces texte romancé , ca veut faire parti de la doxa 🙂


    • DUGUESGLIN Le 06 janvier 2015 à 10h06
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      Il n’y a pas une horde de barbares aux portes de l’Europe. Mais il y a suffisamment de fanatiques à l’intérieur pour qu’ils soient utilisés, le moment venu, pour nous faire une belle révolution colorée en cas de velléité d’indépendance et de non soumission à l’empire. Avec bien sûr le refrain habituel, lutte contre le racisme, les droits de l’homme, la démocratie, la civilisation etc..pour justifier le dictât.
      Ce risque existe si des souverainistes sont élus.


      • boduos Le 06 janvier 2015 à 12h35
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        @duguesclin
        si des souverainistes sont élus,ils ( “djihadistes)arriveront par la valise diplomatique pour nous offrir un spectacle de provocations-reactions créées de toute pièce.Il nous faudra des Poutine qui anticipent les coups et qui auront 80% de la population derrière eux…


      • Chris Le 06 janvier 2015 à 13h46
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        “Ce risque existe si des souverainistes sont élus”
        Non, c’est un risque imaginaire. Finalement que veulent les peuples ? Ou les gens, si vous préférez. Satisfaire leurs besoins fondamentaux, primaires et pour un moindre nombre, leurs besoins secondaires.
        Tout le reste est pures idéologies que certains agitent pour leur faire faire, ce qu’en temps “normal” ils ne feraient jamais car allant à l’encontre de leurs propres intérêts.


        • DUGUESGLIN Le 06 janvier 2015 à 14h36
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          Mais au travers de mes discussions, je rencontre des gens qui supportent de moins en moins d’avoir perdu la maîtrise de leur destin. Ce sentiment d’être dirigé sans l’avis et même contre l’avis du peuple, fait de plus en plus de mécontent.
          Et ce mécontentement, qui se retrouve en parti dans l’abstention, dépasse le pseudo clivage gauche/droite.
          Satisfaire les besoins fondamentaux, oui, c’est vrai, mais cela risque d’être insuffisant, et n’exclut pas la crainte du lendemain de plus en plus forte. Le retour à des hommes d’état dignes de ce nom, pousse le peuple vers le besoin de reprendre en main son destin de retrouver sa souveraineté.


          • DUGUESGLIN Le 06 janvier 2015 à 14h38
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            Et c’est justement ce que veut empêcher par tous les moyens, “l’empire”.


            • DUGUESGLIN Le 06 janvier 2015 à 14h39
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              Y compris par une révolution colorée, un des moyens que nous connaissons.


  11. V_Parlier Le 06 janvier 2015 à 09h35
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    Bon, finalement cette vidéo plutôt pro-Bachar ne présentait, dans les faits, pas tant de suppositions infondées que çà!
    Partie 1: http://www.youtube.com/watch?v=AbLv6j4-c_w et partie 2: http://www.youtube.com/watch?v=kvxHwsIklA8 .
    C’est triste de ne pas se tromper quand on pressent des manipulations horribles.


    • Chris Le 06 janvier 2015 à 14h09
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      J’ai visionné seulement les premières minutes de la première vidéo, faute de temps, mais je les mets en attente.
      En fait je me suis arrêtée quand le journaliste syrien, Alaa Ibrahim (dont le cousin lieutenant fut décapité lors des prémices) dit avoir enquêté sur les événements qui déclenchèrent la guerre civile syrienne (4 civils pacifistes tués par les forces gouvernementales… ce qui reste à prouver). Il relève beaucoup d’incohérences dans les témoignages, mais une unanimité sur un point essentiel que l’on retrouve dans toutes les révolutions de couleurs : “Personne ne sait qui a tiré sur les manifestants qui furent tués le premier jour”.
      Ça ne vous rappelle rien ?


      • DidierF Le 06 janvier 2015 à 16h46
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        Oui. L’Ukraine.

        Cette correspondance me fait penser à une guerre mondiale menée à l’aide de révolutions colorées. C’est une chose énorme que de me dire que nous sommes embarqués dans une guerre mondiale. Elle se fait avec des moyens non-conventionnels (terrorisme, agents d’influences, propagande, mensonges, manipulations, meurtres etc) Mais elle est une guerre en cours pour assurer la prééminence des Etats-Unis sur le monde. Je dois être devenu fou mais ça explique beaucoup de choses.

        L’article donné ici montre que des tueurs ont fait sciemment dégénérer des manifestations pacifiques. Les armes et les hommes pour faire la guerre étaient déjà prêts au combat avant le premier mort. Ensuite les meurtres des membres de forces de l’ordre ont fini le travail. L’histoire de notre presse selon laquelle Bachar a commencé la répression est mise à mal.

        Nous sommes dans une guerre mondiale et je suis fou de le penser.


      • Van Le 07 janvier 2015 à 00h43
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        le problème cest que l’acteur d’origine palestinien Mouhammed Rafee qui témoignait dans ce reportage a été assassiné par des terroriste de letat islamique et que cetait le cas d’un bon nombre de figures populaire syriennes , de dignitaires religieux et de journalistes qui ont refusé les manipulations médiatique et le terrorisme , mais ces réalités font tache dans la propagande pro terroriste qua adopté les occidentaux en Syrie https://syrianfreepress.wordpress.com/2013/04/16/16659/


    • EVELYNE31 Le 06 janvier 2015 à 17h33
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      Merci M. PARLIER pour ces vidéos dignes d’intérêt. Ici et ailleurs, les mêmes mécaniques et procédés sont employés. Et nous tombons systématiquement dans le piège du moins dans les premiers temps. Lutter contre les propagandes devient de plus en plus difficile. Il y a une telle distorsion de moyens entre les propagandistes et ceux qui veulent rétablir la vérité. En tout cas, merci à vous de traduire et nous présenter ces vidéos et bon courage.


  12. coinfinger Le 06 janvier 2015 à 09h47
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    Excellente description du processus !
    On ne peut qu’étre rempli d’amertume , face au gachis Français et Syrien .
    Quelques points de détails me semblent sujet à discussion .
    Sur les raisons : 1) 2) et 3) , il me semble que le 2) précéde le 1) ( sous estimation… / Russes ) .
    A cause d’un fait trés concret , les Russes venaient tout juste de mettre au point une arme efficace contre les attaques aériennes US , ce qu’ils n’avaient pas encore en Lybie .
    Sur la sous estimation , je crains que ce ne soit lié aussi à un autre pb technique , le financement de l’état en France . Celui ci à recours depuis un moment à du hors bilan et de la sous traitance , qui nuit à la qualité . Comme pour la Russie c’est au fond un pb stratégique , faut faire avec le ‘new-deal’ US , qui peut produire de la monnaie par cavalerie , outre mesure .
    çà laisse quand méme à apprécier la différence entre compromis et compromission , le sens de votre article reste juste , c’est de la compromission , qui hypothéque beaucoup d’acquis historique entre deux peuples , Français et Syriens .


  13. reneegate Le 06 janvier 2015 à 10h03
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    Est ce normal que Laurent FABIUS ne soit jamais cité nommément. Il faudra pourtant qu’il y ait des courageux pour le désigner lors de son procès.


    • bigglop Le 06 janvier 2015 à 17h09
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      Mais l’ambassade de France en Syrie est fermée depuis mars 2012…………………………………..
      http://www.ambafrance-sy.org/


    • Homère d'Allore Le 06 janvier 2015 à 22h37
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      Voilà l’avis d’un ancien ministre des affaires étrangères sur la question syrienne :

      http://m.youtube.com/watch?v=AXr7_izwMsY

      C’est une vieille canaille mais cultivée et qui n’a plus grand chose à perdre alors il se lâche, un peu comme Mitterrand à la fin…


      • reneegate Le 07 janvier 2015 à 00h10
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        d’autant plus qu’il fait mine de ne pas avoir compris alors. Pour un vieux briscard comme lui, c’est à dire celui qui pour “sauver” la république refuse d’invalider les comptes de la campagne présidentielle de Chirac, jouer l’imbécile alors qu’il est directement sollicité ne tient pas.
        Il avait compris qu’il fallait se taire. Je n’ai pas vérifié mais peut être ses histoires de chaussures de luxe et l’affaire des frégates avec sa maitresse sont peut être sorties à ce moment là pour mettre les points sur les i (2010/2011)? Comme pour les révolutions colorées les mises en garde des politiques se ressemblent étrangement aussi (luxe, maitresses, …), tout pour sensibiliser le peuple.
        Il travaille ensuite à titre “posthume” je suppose mais c’est tout de même courageux en considérant les forces en présence.
        Notez bien aussi que si nous n’avons pas tort, nous sommes de fieffés imbéciles à dire ce que nous avons sur le cœur et ce même si nous sommes inattaquables sur le luxe et les maitresses


  14. Nerouiev Le 06 janvier 2015 à 10h19
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    Très bon document sur la mort de notre diplomatie. Mais quel était le but profond de renverser Assad ? le pétrole, le gaz, Israël ?


    • obermeyer Le 06 janvier 2015 à 10h36
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      Les grandes manifs en Syrie ont commencées au lendemain du refus de Bachar d’accepter sur le sol syrien le gazoduc Qatari , soutenu par les USA. Dés lors, ces compères commencèrent à financer et entrainer des groupes extrémistes afin de déstabiliser et renverser le régime syrien.
      Le but était donc bien le gaz, mais aussi de virer un allié de L’Iran et de la Russie .


  15. Jacques Le 06 janvier 2015 à 11h18
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    “Les-crises” montent d’un cran en publiant un tel billet, écrit spécialement pour le site. Remarquable analyse! qui confirme l’opinion des grands journalistes anglais, Robert Fisk et Patrick Cockburn que ceux qui lisent l’anglais peuvent suivre sur l’Independent (http://www.independent.co.uk/) et Counterpunch (http://www.counterpunch.org/). Le monde n’a pas fini de payer le pacte faustien de Roosevelt avec la famille Séoud en 1945 et la consommation de pétrole sans frein. Pour la France, on voit que le désastre commencé en 2007 avec l’élection de Sarkozy se continue avec Hollande. Quand allons-nous réagir et expulser cette caste dirigeante corrompue jusqu’à la moëlle?


  16. boduos Le 06 janvier 2015 à 13h37
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    @heirani
    j’ai plus tendance a écouter un journaliste sur le terrain qu’un journaliste de salon parisien d’un canard main stream.


  17. Waldo Le 06 janvier 2015 à 17h28
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    Si je reconnais la pertinence des arguments, je reste surpris de l’absence totale du rôle joué par Israël (directement ou par le biais de l’Europe). Ce pays est maintenant entouré de pays en plein chaos ce qui lui permet de ne pas craindre dans l’immédiat une relance de conflit avec ses voisins.
    Liban d’une grande instabilité, Syrie dans le marasme, Egypte affaiblie… L’opposant libyen a disparu et ne peut renaître que dans plusieurs années. Irak décomposé, en voie de scission. Finalement qui bénéficie de tout cela ?
    On a assisté au partage entre influence morale et religieuse au bénéfice de l’Arabie et du Qatar, et suprématie militaire (par absence de pays voisins forts) à Israël.
    Une forme de stabilité qui permet aux EU de regarder plus sereinement vers l’Asie.


  18. Goldoni Le 06 janvier 2015 à 18h51
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    Le Quai d’Orsay a “bénéficié” d’un sévère plan de lustration à la fin du mandat de Chirac et à l’arrivée de Sarkozy. Il y a un vrai boulot intéressant pour un journaliste d’investigation s’il en reste?
    D’ailleurs avez-vous des nouvelles de Fabius ?
    Avons-nous encore une politique étrangère ?


    • Chris Le 07 janvier 2015 à 13h08
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      “Avons-nous encore une politique étrangère ?”
      Oui, celle de l’OTAN, dont le commandement suprême est à Washington ! Article, je ne sais plus quel numéro, du Traité de Lisbonne !!!


  19. Carole G Le 06 janvier 2015 à 19h27
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    Malheureusement pour ces pauvres Syriens, la catastrophe était un tant soit peu prévisible pour ceux et celles qui connaissent quelque chose à la société Syrienne
    :1) malgré sa très grande férocité le clan Assad a gardé une certaine assise populaire , car Bachar n’a pas fait totalement disparaitre une certaine redistribution des richesses qu’Hafez (et le parti baas) avait mise en place( comparé à l’Egypte par exemple)
    2) beaucoup de Syriens ont vu avec effarement ce qui est arrivé à l’Irak( et son parti Baas): tous n’étaient pas forcément chauds,chauds pour un “changement à l’Irakienne”
    3) les minorités religieuses (25% de la population) n’avaient pas non plus envie de subir le sort Irakien( rappelons que les chrétiens d’Irak sont en voie de disparition)
    4) malgré la grande répression de Hama( entre 10 et 40 000 morts en 1982), les frères musulmans sont toujours restés une force (malgré l’exil de beaucoup d’entre eux vers les pays du golfe) non négligeable ,en terme d’influence,sur la société Syrienne.
    Bref,une société très complexe,dont au demeurant, nos “zzzélites” se foutent royalement…
    Le chaos était largement prévisible,car le clan Assad, c’est pas le clan Ben Ali: ils sont autrement plus coriaces…
    Que de malheurs pour les Syriens, et que de bassesse de nos dirigeants!


    • Waldo Le 06 janvier 2015 à 19h45
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      malgré sa très grande férocité le clan Assad
      Cela m’amuse toujours de lire ce genre de jugement tout droit issu de la propagande relayée par la presse soumise.
      Qui parle jamais de la « très grande férocité » du régime des Etats-Unis, avec ses tortures, ses prisons dites secrètes, ses détentions sans jugement ni preuves (Guantanamo), ses assassinats dits ciblés, ses bombardements au hasard ?
      Seuls ceux que la propagande occidentale dénomme « dictateurs » (d’anciens alliés très souvent) ont droit d’être appelés féroces, sanguinaires, barbares… Les autres, le camp du bien échappe toujours à ces qualificatifs. Simplisme et endoctrinement.


    • Van Le 06 janvier 2015 à 23h20
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      cest toujours étonnant de voir des commentaire aussi figé sur le discoure de “ clan “ de “ régime “ ou dictat alors que pendant 3ans le gouvernement syrien a entamé des changement énorme dans les règle politique en ouvrant le champs politique qui laisse une liberté totale au partie politique ainsi que la nouvelle constitution qui a marqué dans le marbre la diversité ethnique et religieuse ainsi que la laïcité comme système de gouvernement rendant irréalisable laccaparation d’un “ clan “ du pouvoir politique . sans oublier que tout cela sest fait sous fond de terrorisme subventionné , d’interventionnisme des services secrets étrangers ainsi que des embargo politique et économique criminel visavis des syriens .
      je relève aussi la contradiction tordu de pleurer les chrétiens d’orient et dans la même phrase de fustiger le président qui est le seul qui ait protégé ces minorité , cette contradiction n’est quun symptôme dune hypocrisie profonde et dune vision démagogique révolu calquer sur une propagande haineuse qui sert de vérité a des esprits vides .


  20. Serge Le 06 janvier 2015 à 20h03
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    Marion Maréchal-L P et Aymeric Chauprade ont co-signé une tribune traduite en arabe dans quotidien égyptien Al Akhbar Al Yawm parue ce mardi matin.

    Ils affirment que l’arrivée au pouvoir de leur parti “marquera une véritable rupture avec la politique étrangère menée depuis plusieurs décennies par les gouvernements français” sur les questions internationales.

    Ils dénoncent aussi “l’alignement systématique” de la France sur les Etats-Unis et les “ingérences illégitimes” en Irak, en Afghanistan, en Syrie.

    http://www.atlantico.fr/pepites/fn-marion-marechal-pen-et-aymeric-chauprade-adressent-amis-arabes-1940095.html#elgMKgHdXzKKkjmj.99


  21. laurentdup Le 06 janvier 2015 à 20h16
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    C’est effectivement loin d’être terminé…
    Il faudrait vraiment renommer le “Charles de Gaulle”, “La Tremblante” ce serait un bel hommage rendu à notre ministre des affaires étrangères.

    “Le porte-avions français Charles de Gaulle s’apprête à partir pour le Golfe, selon un site spécialisé”

    http://www.romandie.com/news/Le-porteavions-francais-Charles-de-Gaulle-sapprete-a-partir-pour-le-Golfe-selon-un-_RP/551702.rom


  22. Carole G Le 06 janvier 2015 à 20h19
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    @Waldo,
    Je me permets de vous répondre car ma connaissance du dossier Syrien est personnelle et ancienne…je ne suis pas certaine que vous m’ayez bien compris
    1) j ai, dès le début de la révolution, pensé que l’histoire était très mal enmanché, ne tenant pas compte des spécificités du pays, et de l état des rapports de force dans la société meme; soyons clairs, mieux vaut les Assad, que la très grande régression islamiste qui ne manquera pas d’advenir,si ceux ci partent…
    2) quant à la férocité du régime, excusez moi, mais j’ai encore dans les oreilles , les témoignages d’opposants torturés( et ça ne date pas d’hier) ,et je vois encore leurs cicatrices: je ne l’ai pas lu dans le Monde ou ailleurs, je l’ai vu de mes propres yeux…


    • Waldo Le 06 janvier 2015 à 20h40
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      Je ne mettais pas en doute votre connaissance de la situation, générale ou personnelle.
      Je me contentais de relever l’influence que nous subissons dans nos jugements et la manière dont on la restitue de manière sélective.


    • christiangedeon Le 07 janvier 2015 à 12h45
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      Oui Carole tu as raison…la férocité du régime des Assad a été sans limites…mais tu sais,ne leur en veux pas…il ne l’ont jamais connue….G…l, presume….laisse tomber Carole,ils ne comprendront jamais ce que nous avons vécu…pour eux,nous ne sommes rien… ils sont dans un trip idéologique total…et comme d’habitude ,nous sommes les oubliés de cette histoire…mais qui a quelque chose à foutre des dizaines de milliers de Libanais(de vrais libanais) massacrés par le régime des Assad? On est passé à autre chose ,n’est ce pas? Carole a raison… et mille fois.Bravo Carole!Alors,vous l’aimez toujours autant votre Assad?Le soutenir aujourd’hui est une chose….oublier les massacres des chrétiens du Liban en est une autre….et il y
      a participé,amplement!


      • Carole G Le 07 janvier 2015 à 14h21
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        Merci Christian,
        de cette défense si …chevaleresque :)…et si Libanaise 🙂 🙂


        • Van Le 07 janvier 2015 à 16h34
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          l’esprit chevaleresque libanais n’est pas de céder au tactiques de divisions , mais bien celui des libanais du hesballah et autres qui au péril de leurs vies empêchent les terroristes de décimer les chrétiens de la région .
          cest drôle comme chaque discours qui défend la vérité se voie traité de trip idéologique , cest sure que ca change du plaisir maladif a embraser toute une région .


          • christian gedeon Le 09 janvier 2015 à 16h29
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            Ecoutez M…..Van…je ne suis pas un anti hezbollah primaire,loin s’en faut…mais,je ne sais pas bien si vous êtes conscient de ce que vous dites. Parce que vous pensez que les chrétiens ne se sont pas battus? Allons bon…on croît réver…vous prenez les chrétiens pour des dhimmis? Et pour ce qui est du Liban,les chrétiens” protègent” autant le hezbollah que le hezbollah “protège “les chrétiens…rappelez vous M. van que notre chef disait lan naïch dhimmiyyoun…ni aujourd’hui,ni demain,ni dans cent ans…je suppose que vous comprenez ce que çà signifie! Si les chiites avient accepté de s’allier à nous en 1983,il y a bien longtemps que tout serait teminé et que le Liban vivrait en paix…mais Khomeiny oblige,n’est pas? ils ont changé depuis…mais dites vous bien qu’ils ont autant besoin des chrétiens que les chrétiens ont besoin d’eux! Quant au “maladif”,je vous le laisse…vous ne me le diriez pas en face,n’est pas?


            • Lesag Le 09 janvier 2015 à 16h44
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              Christian Gedeon

              il me semble qu’il ne dit pas Hezbollah, mais hesballah. Si c’est le cas, je ne sais pas ce que c’est que le hesballah et il serait bien que ce monsieur l’explique. S’il parle du Hezbollah comme “porteur de paix et empêcheur de guerre civile” effectivement, y a des coups de pied au cul qui se perdent. 🙂


  23. Homère d'Allore Le 06 janvier 2015 à 20h40
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    J’aimerais avoir des avis autres que des sites nauséabonds sur la supposée sortie de Snowden sur l’opération “Nid de frelons”.

    Je suis partagé.

    C’était l’analyse que j’avais faite, tout seul comme un grand, et maintenant, des gens peu recommandables font la même.
    Et, à l’appui de leurs dires, ils citent une agence iranienne qui affirme que Snowden a confirmé “Nid de frelons”.

    Ne faisant confiance ni aux uns ni aux autres mais toutefois séduit par ce scénario ( puisque j’y avais pensé avant eux…), je voulais savoir si quelqu’un sur le blog d’Olivier Berruyer avait des sources fiables sur cette déclaration ( supposée, je ne sais pas si il s’agit d’un hoax !) de Snowden sur “Nid de Frelons” et Daesch !

    Aidez-moi à me faire une opinion circonstanciée !

    Merci d’avance !


    • Serge Le 06 janvier 2015 à 23h01
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      J’ai trouvé ça ,mais je ne sais pas ce que ça vaut

      http://www.kapitalis.com/politique/24139-daech-ou-le-terrorisme-made-in-etats-unis.html

      De toutes façons,j’ai l’habitude de juger les choses,non par l’intention des uns et des autres ,mais par les résultats ,les conséquences factuelles qu’elles engendrent in fine : “tout se passe comme si ” ,”cela revient à “…


      • Homère d'Allore Le 06 janvier 2015 à 23h15
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        Merci, Serge.

        J’avais trouvé ça :

        http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/irak-syrie-des-croisades-voulues-156747

        Le problème, c’est que l’auteur de l’article porte le pseudonyme d’un espion mort il y a quatre ans.

        Les articles sur la Toile se référent tous, in fine, à cette information iranienne à propos de Snowden. Comme ce dernier est en Russie et que nous avons certains intervenants très au courant de ce qui se passe là bas dans le milieu du renseignement, je pense prioritairement à eux pour éclairer ma ( notre) lanterne sur un fait et un seul:

        Oui ou non, Snowden a t’il fait cette déclaration ?

        Ensuite, selon la confirmation ou l’infirmation de ce fait, l’analyse peut avancer ou non.


        • Lamonette Le 07 janvier 2015 à 07h25
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          Je n’ai pas eu le temps de vérifier la pertinence du truc mais il semblerait qu’une autre source atteste du nid de frelon, il s’agirait d’un journaliste, Glenn Greenwald qui aurait été le récipiendaire de certains matériaux SNOWDEN. Un site, peut-être aussi, The intercept.
          Merci à ceux qui prendront le temps d’aller y jeter un zoeil.


          • Homère d'Allore Le 07 janvier 2015 à 09h36
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            Merci, Lamonette.

            Mais, selon de nombreux sites Greenwald a démenti que Snowden avait donné cette information…

            On ne sait plus à quel saint se vouer.

            Bien sûr, on peut, comme Serge, penser “cela revient à.. ” ou “tout se passe comme si…”
            Ça m’arrive parfois mais j’aime mieux avoir au moins un début de commencement d’une ombre de source fiable.

            Je suis personnellement très séduit par l’existence de “Nid de frelons” mais je suis très déçu de n’avoir qu’une hypothèse sans la moindre preuve de tout cela.

            Cela s’inclurait parfaitement dans le procès de déstabilisation de la Syrie après les manipulations plus classique de type “Maïdan” qui, elles sont patentes.


    • Homère d'Allore Le 07 janvier 2015 à 17h12
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      Merci.

      En même temps, je ne demandais qu’une seule chose. Savoir si Snowden avait oui ou non fait cette déclaration.

      Les sites que vous citez veulent trop prouver. Genre Biden avoue que les USA… alors qu’il cite seulement le Qatar et les Séoudiens.
      Pour moi, ça dessert plus le discours qu’autre chose.


      • Chris Le 07 janvier 2015 à 22h27
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        Parlant de terrorisme, je tombe sur cet article, qui vaut la peine d’être jusqu’au bout.
        A propos de l’attentat du 15 avril 2013 à Boston :
        http://www.upr.fr/actualite/monde/lagence-russe-izvestia-revele-les-liens-entre-lun-des-terroristes-de-boston-et-la-fondation-jamestown-proche-de-la-cia
        Le jeune frère, Djokhar Tsarnaev comparaît actuellement à son procès à Boston.
        L’aîné, Tamerlan Tsarnaïev a été abattu par la police américaine deux jours après l’attentat de Boston.
        Si vous savoir ce qu’a dit Snowden, le mieux est de “googler”.


      • Chris Le 07 janvier 2015 à 22h51
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        Est-ce ça que vous recherchez ?
        http://www.kapitalis.com/politique/24139-daech-ou-le-terrorisme-made-in-etats-unis.html
        “L’opération «Nid de frelons»
        C’est le britannique Glenn Greenwald qui a révélé les liens entre Abou Bakr Al-Baghdadi et les services américains et israéliens dans une série d’articles son site ”The intercept”.
        Ce journaliste, qui a déclenché le scandale des écoutes illégales mises en place par la National Security Agency (l’affaire dénommée le «Datagate»), a examiné des documents top-secret parmi les quelque 1,7 million de fichiers fournis par l’ex-agent de la CIA et de la NSA, Edward Snowden, actuellement réfugié en Russie….


  24. Lamonette Le 07 janvier 2015 à 13h29
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    Je crois bien que je dois plussoyer à votre message.
    Et je le fais avec plaisir tant je me souviens du Cèdre du Liban quand j’étais jeune, des coups de butoirs terribles qui lui ont été déjà portés à cette époque.
    Et je crois être devenue comme vous, même Bachar El Assad, je le soutiendrais davantage que ce bourbier….
    J’ai un bémol, le Liban , il a trop été affaibli, il tombera aussi.

    J’aurais envie de dire que la Jordanie aussi, et non, je soutiens pas non plus le régime…


  25. Chris Le 07 janvier 2015 à 13h34
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    Finalement, vous avez tort l’un comme l’autre (Van et ChristianGedeon).
    On ne peut pas remonter le temps. Ce qui s’est passé, est accompli, en bon comme en mauvais.
    Les décisions politiques se font trop souvent aux dépens des peuples passifs et manipulés, dictées par de bas intérêts privés (pouvoir et récompenses).
    Par contre, on peut encore influencer l’avenir, sans se laisser aveugler et terrasser par les traumatismes subis, la rancune, voire la haine qui en ont résulté.
    Si vous voulez bâtir, il vous faut surmonter l’engrenage de la vengeance, être attentif au moindre geste qui va dans la bonne direction et l’amplifier au maximum, voire même en provoquer l’émergence… avec l’aide de Dieu. Le monde a terriblement besoin d’hommes et de femmes de bonne volonté, peu importe leur appartenance culturelle et religieuse


  26. Homère d'Allore Le 07 janvier 2015 à 14h38
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    J’ai le même sentiment de dégoût.

    Nous allons vers des temps troublés.


  27. Chris Le 07 janvier 2015 à 14h42
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    (Deach) J’ai oublié cet article :
    11 septembre 2012 – Frappe contre la Syrie – cible : la Russie
    http://www.legrandsoir.info/frappe-contre-la-syrie-cible-la-russie.html
    “On a détecté des gisements de gaz naturel dans le Sud de la Méditerranée – autant en mer que sur terre en Syrie (Kara). C’est difficile de connaître leur dimension, mais ils existent.
    Le Qatar exporte du gaz naturel liquéfié à l’aide d’une flotte de tankers. Si le régime d’Assad s’effondre, le Qatar aura la possibilité de transporter directement le « combustible bleu » via le territoire syrien sur la côte de la Méditerranée. Cela doublerait au moins son volume d’exportations et gênerait simultanément les exportations de l’Iran. Le renforcement du Qatar sur le marché du gaz naturel affaiblit la position de la Russie…
    Qui se termine ainsi :
    “Le terrorisme international, contre lequel les États-Unis prétendent lutter, est en réalité leur arme, créée par eux-mêmes. Les dirigeants occidentaux se comportent comme une organisation mondiale de criminels et ne s’en cache même pas.


  28. Richard Le 07 janvier 2015 à 17h13
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    @ Lamonette : … Ou pas… Ce peut-être aussi une tentative de “réinsertion sociale”…


  29. Carole G Le 07 janvier 2015 à 17h47
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    @aux mères d’alors …
    Je plussoie! Eussent ils été journalistes à Minute, que c’eut été pareil
    Lamonette,il y a tant de pays où blasphémer est un crime…


  30. Richard Le 07 janvier 2015 à 18h15
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    @ Olivier : Vous avez écrit :”comme si il y avait des moyens d’empêcher 3 fous de tuer des gens avec une arme à feu”.
    Je pense que ces fous là ne peuvent pas être traités en psychiatrie… Ils sont plus de trois et sont instrumentalisés, ce qui n’est pas la même chose. Il faut peut-être commencer à penser que nous sommes en guerre. Une guerre qui n’a rien de commun avec les précédentes et qui par conséquent ne délivrera pas de signes précurseurs reconnaissables.
    C’est à partir de là que ça devient difficile pour nous tous car nous n’avons aucune approche rationnelle de ce phénomène.


    • christiangedeon Le 09 janvier 2015 à 14h28
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      Ce ne sont des fous…ni des non humains..;quand les occidentaux lambda comprendront que des musulmans radicaux peuvent avoir un plan,une idéologie,des moyens,et la volonté de mettre le tout en oeuvre,ils auront tout compris…si vous voulez battre votre ennemi,commencez par le respecter,pour ce qu’il est…on en est loin,entre les racistes idiots et les droits de l’hommistes bêlants!


      • Richard Le 09 janvier 2015 à 15h32
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        “si vous voulez battre votre ennemi,commencez par le respecter,pour ce qu’il est”

        Ça me paraît être l’approche que nous devrions avoir a priori. On en est loin…


  31. Julian Le 09 janvier 2015 à 15h25
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    Le constat de Frédéric Pichon est terrible : nous n’avons plus de diplomatie digne de ce nom au Proche Orient et le constat peut être étendu ! Aux relations avec la Russie notamment.

    Mais le plus terrible élément de ce terrible constat me parait-être ceci :

    ”La France soutenait les « opposants » et les laissait financer par les pays du Golfe, Arabie saoudite et Qatar en tête, pays qui ont soigneusement acheté une partie des élites françaises, empêchant ainsi tout débat sur la question.”

    Par expérience vécue je corrobore l’affirmation : la vénalité corrompt une très grande partie de nos “élites”, médiatiques, universitaires, politiques et hauts-fonctionnaires d’État. Ce phénomène, marginal au tournant des années 80, a pris l’ampleur d’une épidémie.

    Ce phénomène explique nombre de nos sidérations devant l’apathie, le déni des réalités, l’aveuglement, les mensonges des dites “élites”.

    Rien d’étonnant pourtant. Lorsque des consciences ont été achetées, silences et mensonges sont les contreparties obligées.

    Ces silences, ces mensonges des consciences achetées ne sont pas pour peu dans le malaise qu’éprouve tout citoyen, même très peu averti.


  32. Richard Le 09 janvier 2015 à 16h02
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    @ Carole : Tout en percevant ce que les souffrances personnelles impriment comme marques indélébiles on ne peut pas arrêter l’histoire à ces moments spécifiques.
    On ne peut donc plus aujourd’hui oublier que les rapports de force changent au fil du temps. On ne peut s’instruire uniquement des cicatrices émotionnelles car elles nous enferment dans une spirale de vengeance qui amène de nouvelles souffrances et celles-ci paraissent difficilement imputables à un ”régime”.
    Sadam Hussein a été éliminé, Kadhafi également et depuis Irak et Libye illustrent ce qu’on peut uniquement nommer chaos. Il n’y a plus de régime personnifié et identifiable et c’est sûrement pire pour les peuples.
    La géopolitique a besoin de perceptions capables de prendre un recul nécessaire pour tenter de comprendre la nature des enjeux et des rapports de force et ça c’est nettement plus compliqué.


  33. christian Le 13 janvier 2015 à 11h40
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    Pourquoi persiste-t-on à qualifier les crimes de l’occident d’erreurs ? L’erreur est-elle de ne pas avoir commis le crime parfait en syrie ? Je ne crois pas aux erreurs, je suis persuadé que le chaos et la violence étaient bel et bien le but recherché.


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