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29.août.202029.8.2020 // Les Crises

Le changement climatique pourrait bientôt rendre une grande partie du golfe Persique inhabitable

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Source : PRI, Peter Thomson, David Leveille, Nina Porzucki et Joyce Hackel

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

D’après un rapport publié dans Nature Climate Change, à la fin du siècle actuel, les conditions climatiques dans une grande partie de la région du golfe Persique et de la péninsule arabique repousseront souvent les limites thermiques de l’adaptabilité humaine si les évolutions de la pollution par les gaz à effet de serre restent sur la trajectoire actuelle.

Ces cartes tirées du rapport représente la température (T), et la température plus l’humidité (TW) actuelles (HIST), dans le cadre d’un scénario futur de contrôle des émissions de gaz à effet de serre (RCP4.5), et dans le cadre du scénario du « statu quo » qui ne modifie en rien la tendance actuelle en matière d’émissions (RCP8.5). (Températures en degrés Celsius).

Imaginez un monde où les activités de plein air les plus élémentaires peuvent nuire à votre santé ou même mettre votre vie en danger. Non, ce n’est pas une bande-annonce ringarde pour un film de science-fiction hollywoodien racontant la vie sur une planète déserte très loin d’ici. Il s’agit d’un scénario bien réel de la vie ici même sur Terre dans la région du golfe Persique, à la fin de ce siècle, relaté dans une nouvelle étude alarmante publiée dans le dernier numéro du journal Nature Climate Change.

L’étude, réalisée par des chercheurs de l’Université Loyola Marymount et du MIT, a anticipé des augmentations de température et d’humidité dans l’extrême sud-ouest asiatique entre 2071 et 2100 en se fondant sur les évolutions actuelles des émissions de gaz à effet de serre. Elle a constaté qu’un seuil clé de l’habitabilité humaine – essentiellement la chaleur et l’humidité – devrait « dépasser (le) seuil de l’adaptabilité humaine » à de nombreuses reprises dans la région durant ces 30 années.

Elle a également montré qu’à l’avenir, les températures atteintes pendant les cinq pour cent de jours d’été les plus chauds de la région deviendront plus ou moins la norme pour les étés.

« Nous observons des vagues de chaleur, de fortes vagues de chaleur dans cette région », explique Elfatih Eltahir, ingénieur civil et environnemental au MIT et coauteur de l’étude, dans laquelle un calcul combiné de la température et de l’humidité – communément appelée moiteur mais que les chercheurs appellent température « humide » – dépasse 35°C, niveau équivalent au 165°F, indice thermique du National Weather Service (NMSS), le Service météorologique national. [La température humide est la température qu’une parcelle d’air, ayant une température donnée et un contenu en vapeur d’eau donné, atteindrait si on y évaporait de l’eau liquide jusqu’à saturation tout en gardant la pression constante, NdT]

Au-dessus de ce niveau, dit Eltahir, « la capacité du corps humain à s’adapter aux conditions chaudes devient très problématique ».

Ce seuil, écrivent Eltahir et son coauteur Jeremy Pal, « qui définit une limite de survie pour un être humain en bonne condition physique dans des conditions extérieures bien ventilées est de fait bien inférieur pour la plupart des gens ».

« Nous prévoyons… que dans la région du golfe Persique les températures extrêmes au thermomètre humide frôleront et dépasseront probablement ce seuil critique dans le cadre du scénario du statu-quo pour les futures concentrations des gaz à effet de serre. »

Le « scénario du statu-quo » représente un avenir où aucune mesure drastique n’est prise pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, ceux-là même qui contribuent à piéger davantage de chaleur dans l’atmosphère.

Les chercheurs soulignent qu’il ne s’agira pas d’un niveau de danger qui serait la norme toute l’année dans toute la région, mais plutôt d’une occurrence de plus en plus fréquente de ces événements estivaux.

En fonction du lieu, Eltahir et Pal disent s’attendre à de telles conditions « dans certains endroits, une fois par décennie. Dans d’autres, plusieurs fois par décennie. Ce n’est donc pas comme si c’était le niveau de chaleur normal tout le temps, mais il y aura de fortes vagues de chaleur dans cette partie du monde. »

Dans ces cas là, dit M. Eltahir, les habitants des régions plus riches pourront s’adapter grâce à un plus grand recours à la climatisation et à d’autres mesures. « Mais même à ces endroits là, les activités de plein air les plus élémentaires sont susceptibles d’être gravement compromises » écrivent-ils, Pal et lui.

Dans les zones moins riches de la région, par exemple au Yémen le long de la mer Rouge, là où les maisons et autres bâtiments sont en grande partie dépourvus de climatisation, les gens « souffriront probablement à l’intérieur comme à l’extérieur…. Dans de telles conditions, le changement climatique pourrait entraîner la mort prématurée des plus faibles, à savoir les enfants et les personnes âgées. »

On ne sait pas comment le rapport sera accueilli dans la région, dont les économies ont fortement tendance à dépendre de ce qui contribue à la crise climatique – le pétrole – où là aussi les revenus pétroliers ont amplement protégé les habitants des impacts du changement de l’environnement.

Cependant, la journaliste Razan Alzayani, qui a grandi aux Émirats Arabes Unis et vit aujourd’hui à Dubaï, espère que ce sera un « cri d’alarme » pour la région.

« C’est le choc qu’il faut pour que les gens réalisent que c’est une chose tangible », dit Alzayani. « L’échelle de temps dont ils parlent, c’est la fin du siècle et nous parlons de nos petits-enfants. Et le fait que ce monde que nous sommes en train de créer soit si inhabitable pour eux… m’a quelque peu déprimée », dit Alzayani.

Alzayani dit qu’elle sent déjà un changement dans la région. Les étés paraissent plus longs et les hivers ne sont pas aussi froids que lorsqu’elle était jeune.

« Nous sommes à la fin du mois d’octobre et on a l’impression que l’été se prolonge bien plus longtemps qu’il ne le devrait cette année », dit-elle.

Un des endroits où la réalité des dangers du réchauffement pourrait toucher une corde sensible se situe dans la ville sainte de l’islam, La Mecque, en Arabie saoudite, berceau du prophète Mahomet. Tous les musulmans sont tenus de se rendre à La Mecque au moins une fois dans leur vie, lors du pèlerinage annuel appelé le Hadj. Mais le cérémonial, qui a souvent lieu pendant l’été, est devenu, ces dernières années, de plus en plus fréquenté et parfois meurtrier et la perspective de le faire à l’occasion de températures en forte hausse est des plus préoccupante.

« On ne peut que se demander à quoi ressemblera [le Hadj] dans quelques années si les températures grimpent encore », dit Nicholas Niksadat, du service persan de la BBC.

C’est une préoccupation partagée par les auteurs du rapport.

« Ces conditions extrêmes ont de graves conséquences sur les rituels musulmans du Hadj », écrivent Eltahir et Pal. « Cette cérémonie musulmane qui doit obligatoirement se tenir en plein air est susceptible de devenir dangereuse pour la santé, en particulier pour les nombreux pèlerins âgés, lorsque le Hadj a lieu pendant l’été… »

La seule planche de salut de leur étude, dit Eltahir, c’est que, pour que cet avenir puisse être évité, il faudrait que les pays du monde entier agissent ensemble pour réduire considérablement, ou atténuer, la pollution par les gaz à effet de serre lors du prochain sommet mondial sur le climat à Paris.

« Les efforts sérieux pour atténuer les effets du changement climatique à l’échelle mondiale ne sont plus une simple option », dit Eltahir. « Je les considère comme une mesure nécessaire à prendre si nous voulons éviter de telles conséquences. »

Source : PRI, Peter Thomson, David Leveille, Nina Porzucki et Joyce Hackel

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Commentaire recommandé

florian lebaroudeur // 29.08.2020 à 07h55

Il est bien entendu précisé « si les évolutions de la pollution par les gaz à effet de serre restent sur la trajectoire actuelle »
je doute que les choses restent comme elles le sont actuellement jusqu’en 2100.
D’une part parce que la production d’hydrocarbures facilement exploitable chute depuis 2006 et que la production coûteuse qui la supplée et qui est certes plus pollueuse n’est mis en exploitation que pour maintenir la société thermo-industrielle provisoirement à flot afin d’improviser le plus tard possible au bout de quelques années et ce moment est déjà venu…
Sans surprise c’est un resserrage des boulons qui se profile et non l’idéal de société personnifié de l’utopiste.
D’une autre part parce que cet obsolescence de l’offre à des conséquences sur la demande, le système hospitalier est par exemple très dépendant des énergies fossiles, les mesures régressives en vogues depuis des années, le manque de matériel et les difficultés des établissements de soins ne sont certainement pas étranger à cet déplétion.
Cela a pour effet de tendre l’activité économique, de plus en plus vulnérable aux chocs et quand ces chocs se produisent, il y a une chute de l’activité qui entraine une chute de la production qui entraine une chute des émissions.
Nous sommes en réalité face à des évolutions désagréables indépendamment des effets des gaz d’échappements et qui n’entendront pas la fournaise prophétisé de 2070.

27 réactions et commentaires

  • florian lebaroudeur // 29.08.2020 à 07h55

    Il est bien entendu précisé « si les évolutions de la pollution par les gaz à effet de serre restent sur la trajectoire actuelle »
    je doute que les choses restent comme elles le sont actuellement jusqu’en 2100.
    D’une part parce que la production d’hydrocarbures facilement exploitable chute depuis 2006 et que la production coûteuse qui la supplée et qui est certes plus pollueuse n’est mis en exploitation que pour maintenir la société thermo-industrielle provisoirement à flot afin d’improviser le plus tard possible au bout de quelques années et ce moment est déjà venu…
    Sans surprise c’est un resserrage des boulons qui se profile et non l’idéal de société personnifié de l’utopiste.
    D’une autre part parce que cet obsolescence de l’offre à des conséquences sur la demande, le système hospitalier est par exemple très dépendant des énergies fossiles, les mesures régressives en vogues depuis des années, le manque de matériel et les difficultés des établissements de soins ne sont certainement pas étranger à cet déplétion.
    Cela a pour effet de tendre l’activité économique, de plus en plus vulnérable aux chocs et quand ces chocs se produisent, il y a une chute de l’activité qui entraine une chute de la production qui entraine une chute des émissions.
    Nous sommes en réalité face à des évolutions désagréables indépendamment des effets des gaz d’échappements et qui n’entendront pas la fournaise prophétisé de 2070.

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    • LS // 29.08.2020 à 08h34

      C’est une vision optimiste.

      Il y a suffisamment de pétrole en réserve probable (probable à 50%) dans la terre pour réchauffer notre Terre. Effectivement la question est : seront-ils exploité ? c’est le coût, malheureusement, qui décidera.

      Hors « grand effondrement », l’avenir du prix du pétrole est de fluctuer entre 30 et 120 dollar (hors spéculation) au grès des interactions avec le PIB qui, en moyenne, va se stabiliser voire diminuer. Cette diminution va effectivement retarder l’accumulation du CO2 de quoi, 10/20/30 ans ?

      De plus, si l’intensité en CO2 du PIB s’améliore (ce qu’on attend cependant depuis 1950), l’économie sera plus résiliente à un prix élevé du pétrole et à un moment, la volonté politique sera suffisamment forte pour mettre en place les usines de transformation du charbon en pétrole au coût de 120/140 dollars malgré les fluctuations de prix menaçant cycliquement leur profitabilité, surtout quand il deviendra difficile d’accéder pacifiquement aux marchés internationaux.

      Peut-être, un scénario de « grand effondrement » pourrait faire disparaître le système extractif et geler le taux de CO2 en l’état mais ça me paraît discutable.
      Bref, je ne partage pas votre optimisme.

        +7

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      • florian lebaroudeur // 29.08.2020 à 08h55

        Je ne vois pas en quoi ma vision est optimiste.

        Dire que la crémation est le seul pépin qui se dresse devant nous au bout d’un 21ème siècle monotone l’est en revanche…

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      • John // 29.08.2020 à 09h38

        Il n’y pas qu’une question de coût, la limite réelle c’est le ratio entre la quantité d’énergie qu’il faut de l’extraction jusqu’à son utilisation rapportée à l’énergie obtenue. S’il faudra brûler 1 baril de pétrole pour son extraction, son raffinage et transport jusqu’au station service pour avoir 1 baril en station, l’extraction n’aura aucun sens. Dans la pratique la limite se situera bien bien avant ce seuil. De mémoire dans « Comment tout peut s’effondrer », P SERVIGNE donnait un ratio de 1 à 12 pour que notre civilisation et son niveau de service continue (santé/école/transport/réseaux d’eau etc).

        Quel sera aussi la capacité alimentaire de cette région avec cette température?
        Aujourd’hui l’Arabie des Saoud importe 80% de son alimentation. Les 20% restant étant obtenu en grande partie en tapant dans des réserves aquifère non renouvelables.

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        • sherwood01 // 30.08.2020 à 15h16

          Essentiellement en dessalant l’eau de mer en fait.

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      • pseudo // 29.08.2020 à 11h25

        évidemment qu’ils seront exploités, on a jamais trouvé mieux! secondo, les alternatives déjà existantes, n’ont jamais sérieusement percée, faute à des décisions politiques perverties. Donc on attendra le tout dernier moment possible pour évoquer sérieusement l’idée d’arrêter, mais à ce moment là, il n’est pas certain que nous ayons encore les moyens de réagir.

        C’est le problème du drogué addict , trop occupé à ses songes il se réveille trop tard.

        voyez vous, vous mêmes vous êtes là à évoquer des songes sorties de théories scabreuses sur la nature de la valeur d’une denrée qu’un esprit fantasque peut lui donner. La vérité c’est qu’il coûtera le prix qui nous conviendra, rien d’autre, on s’arrangera avec le reste (conditions sociales, justice, équité économique) pour que le prix soit comme il faut.

        pour le reste pendant que vous songez, vous continuez à perpétuer votre addiction (ne le prenez pas perso, j’ai bien conscience des effets systémique et grégaire à l’œuvre)

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  • RGT // 29.08.2020 à 09h33

    Ce sera gênant à la fin du siècle ?

    On s’en fout, d’ici là les progrès technologiques auront permis de trouver la parade…

    Et s’il y a une baisse drastique de la population ce ne sera pas un mal, ça évitera une « bonne guerre » pour limiter le nombre de bouches inutiles à nourrir.

    Les « grands sommets internationaux » type COP et autres ne sont que des rideaux de fumée uniquement destinés à calmer la population pour que les « affaires » perdurent sans se soucier des conséquences.

    Et même si les gouvernements « éclairés » affichent des postures officielles « inflexibles » sur le respect des contraintes à imposer pour LIMITER (pas supprimer, on ne va pas se tirer une balle dans le pied) ils se débrouillent pour que rien ne puisse changer en planquant toute les déjections sous le tapis.

    La suite est écrite d’avance : Rien ne changera pour que tout change, les bobos écolos continueront leurs petites affaires et les gueux devront avaler des couleuvres de plus en plus indigestes.

    Devises Shadok :
    « Il vaut mieux pomper même s’il ne se passe rien plutôt que de risquer quelque chose de pire en ne pompant pas. »
    « En essayant continuellement par réussir. Donc plus ça rate plus on a de chances que ça marche ».
    « Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes ».
    « Il est beaucoup plus intéressant de regarder où l’on ne va pas pour la bonne raison que là où l’on va, il sera toujours temps d’y regarder quand on y sera. »

    … etc…

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    • florian lebaroudeur // 29.08.2020 à 10h30

      « Et s’il y a une baisse drastique de la population ce ne sera pas un mal, ça évitera une « bonne guerre » pour limiter le nombre de bouches inutiles à nourrir. »

      Il y a désormais une volonté afficher d’anéantir la natalité par reproduction naturelle et tous les moyens subtils qui le permettent sont et seront encouragés.
      L’étude mené (ou plutôt le projet planifié ) par les chercheurs d’IHME, organisme financé par la fondation Bill et Melinda Gates et publié par THE LANCET est très révélatrice
      https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S0140-6736%2820%2930677-2
      Dans ce scénario, même l’Afrique subsaharienne se retrouve avec une natalité à la chinoise.

      Et c’est au moment de cet publication que la loi bioéthique a été adopté à l’assemblée nationale, loi qui fait perdre à l’embryon humain ses dernières protections au profit de pratiques eugénistes allant jusqu’à la fabrication d’embryons humains transgéniques.

      Créer une humanité nouvelle, interchangeable, docile et persuadé à tort d’être libre pour permette pleinement des transformations désagréables sous contrôle et pour le bien de l’espèce, mais ses promoteurs sous-estiment l’humanité qu’ils n’ont plus en eux en se persuadant à tort d’être humaniste.

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      • john // 29.08.2020 à 11h07

        Dans l’hypothèse d’une collision entre une humanité (augmentée technologiquement) 2.0 ayant tous les leviers du pouvoir et à une humanité 1.0 face au choc de l’effondrement, je ne donne pas cher de la peau de l’humanité 1.0.

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        • Patrick // 29.08.2020 à 13h04

          ça dépend.
          à 100 contre 1 , la technologie sera-t-elle supérieure à des fourches et des machettes ?
          sans compter que c’est encore l’humanité 1.0 qui fait tourner les machines

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          • Ulrich // 29.08.2020 à 13h57

            On est déjà à 90 contre 10, et rien ne change. Aucun espoir, profitez du peu qu’il reste !

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          • john // 29.08.2020 à 23h19

            Cortés n’était-il pas en infériorité numérique face aux aztèques?
            De plus en plus de tâches sont automatisées, quels sera leur proportion dans 10 ans?
            On a pu voir un chien robot à Singapour par exemple.

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            • Subotai // 30.08.2020 à 03h11

              Cortez était un tueur et la bande de salopards qui l’accompagnait idem. Et il a eu de la chance.
              Je doute que les « 1% » fasse le poids si on sort les machettes. Le nombre finit toujours par faire la différence. Ça c’est une loi de la nature. 🙂

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            • herve_02 // 30.08.2020 à 19h50

              @John

              Je crois que ceux qui pensent que les gens vont se laisser dépouiller se trompent. La vie est une suite de choix dépendants de rapports bénéfices-risques propres à chacun. Ainsi je peux me laisser dépouiller de quelques pourcents de ma rémunération parce que se battre pour les garder est un petit bénéfice, donc le ratio est fortement défavorable.

              Maintenant si mon employeur m’arnaque et que je suis dos au mur, face à l’impossibilité de faire vivre ma famille, le bénéfice d’un combat est presque infini des lors les risques pris peuvent être énormes.

              Ainsi dos au mur, cela ne me poserait aucun problème de trucider les impétrants et s’ils ont fait grand mal, cela ne me poserait aucun problème d’élargir les victimes à leurs proches. C’est la loi de la nature, la même loi que l’on sort aux pauvres pour leur expliquer que les milliardaire possèdent tout.

              Les politiques actuelles tentent de tirer de plus en plus en restant dans le domaine du gérable avec des flics brutaux. Pour le moment la population se laisse brutaliser, mais il viendra le moment, comme en 68, ou elle s’attaquera aux brutes qui les matraquent. Il n’y a que 85 000 flics qui sont répartis en petits commissariats et qui rentrent chez eux le soir. Moi je suis heureux de pas être un flic, car lorsque cela se tendra, c’est sur les violents que la population se vengera et il n’y aura plus personne pour défendre les portes des ministères.

              Il ne faut pas croire qu’un peuple entier se laissera piétiner sans rien faire. Et le nombre finit toujours par gagner.

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              Alerter
    • Subotai // 29.08.2020 à 18h47

      «  »Ce sera gênant à la fin du siècle ? » »
      **************
      C’est déjà gênant aujourd’hui.
      La chaleur dans le golfe persique, heu… je m’en fout un peu.
      Mais le comportement imprévisibles des plantes à bouffe à cause du changement climatique, je m’en fout moins.
      J’ai du déterrer mes ignames 2 mois en avance because une saison sensé être froide et sèche plutôt pluvieuse.
      C’est ok, là, mais ça va donner quoi en pleine saison de croissance?
      Pense à la bouffe RGT, pense à la bouffe… 🙂
      Les plantes à bouffe n’aime pas ce qui se passe…

        +2

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      • Tunkasina // 06.09.2020 à 16h01

        “ Entre la démocratie et la barbarie, il n’y a que cinq repas. ” [ Winston Churchill ]

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  • LibEgaFra // 29.08.2020 à 09h37

    « là où les maisons et autres bâtiments sont en grande partie dépourvus de climatisation, les gens « souffriront probablement à l’intérieur comme à l’extérieur….  »

    Bah, il suffira d’aller habiter dans les grottes, là où la température est constante toute l’année.

      +2

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    • pseudo // 29.08.2020 à 11h29

      ça pose qd même des questions pour la culture en champ où les travailleurs doivent restés plusieurs heures d’affilés au soleil. La vie c’est de l’eau du soleil et des nutriments. L’ensoleillement artificiel à cela de problématique qu’il perpétue les causes de sa raison d’être. de même pour les nutriments, ça pompe du pétrole. et l’eau, on verra bien où et quand celle ci sera disponible.. pas sûr que ce soit près des grottes habitable.

        +2

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    • Quintus // 29.08.2020 à 20h57

      Sauf que dans les régions de basse altitude autour de la mer Rouge tropicale la température moyenne annuelle est proche de 30°C (même supérieure à La Mecque), et c’est également la température dans les grottes… avec un courant d’air et pas trop d’humidité ça peut bien se passer.

        +0

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  • pseudo // 29.08.2020 à 11h30

    j’ai pas trouvé la date de parution initiale, ils parlent de la cop de paris, donc c’est dejà vieux…

      +0

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    • jp // 29.08.2020 à 13h04

      The World

      October 27, 2015 · 5:45 PM EDT

        +1

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  • El hierro // 29.08.2020 à 11h50

    RGT dit « Les « grands sommets internationaux » type COP et autres ne sont que des rideaux de fumée uniquement destinés à calmer la population pour que les « affaires » perdurent sans se soucier des conséquences. »
    C’est exactement ça.
    Ils ne parlent jamais de réduire l’extraction de combustibles fossiles, c’est pourtant le seul moyen, car lorsqu’un tel produit est disponible, il finit forcément sous forme de CO2.( à la rigueur sous forme de goudron, tant que les futurs rescapés ne se seront pas chauffés avec.. )

      +2

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    • Patrick // 29.08.2020 à 13h08

      ça n’a pas pour objet de calmer la population.
      l’objectif est au contraire de lui faire peur pour mieux la dominer et lui imposer des lois, des règlements et des taxes.
      Ceux qui dirigent ont besoin de « relais de croissance » pour retrouver les taux de profits qui leur sont indispensables et quand la banque Mondiale réclame 90.000 milliards de dollars d’investissements on comprend mieux pourquoi Goldman Sachs a critiqué Trump qui a abandonné l’accord de Paris.

        +5

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  • Subotai // 29.08.2020 à 18h51

    «  »j’ai vu un pique-boeuf oiseau qui fréquente le Mali sur le dos d’une vache dans le Gers. «  »
    ************
    Et attends un peu que toutes nos petites bébêtes tropicales visibles et invisibles commencent à prendre leurs aises dans l’Hexagone… 🙂

      +1

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    • J // 30.08.2020 à 08h41

      J’ai vu pour ma part, l’automne dernier (jamais auparavant), des Lucosta migratoria (une des espèces de criquets auteur des ravages que l’on sait en Afrique) dans la Drôme.

        +0

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      • Subotai // 30.08.2020 à 18h22

        Comme je disais à RGT, l’important c’est la bouffe. Et je pense qu’il faut sérieusement s’en préoccuper.
        Je pense aussi que la majorité des gens n’y pense pas, ce qui est normal vu que la proportion d’agriculteurs dans la population est faible et leur présence lointaine. Faut pas faire peur, mais ça s’annonce merdique.

          +1

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  • Bruno // 31.08.2020 à 10h16

    « On ne peut que se demander à quoi ressemblera [le Hadj] dans quelques années si les températures grimpent encore », dit Nicholas Niksadat, du service persan de la BBC.

    Les musulmans pourront toujours tourner autour de l’Arc de Triomphe. Ca a à peu près la même forme que la Kaaba non ?

      +0

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