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10.juillet.202010.7.2020 // Les Crises

Climat : Émergence de niveaux dangereux de chaleur et d’humidité

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Source : Global Climat, Johan Lorck

Une étude publiée en mai dernier évalue les changements futurs du stress thermique. La hausse d’environ 1°C de la température globale au-dessus des niveaux préindustriels a déjà augmenté la population annuelle exposée à des niveaux dangereux de chaleur et d’humidité. L’exposition pourrait considérablement augmenter si le réchauffement global se poursuit.

Les extrêmes composés de chaleur et d’humidité sont les principaux moteurs du stress thermique. La température de l’air à elle seule est considérée comme inadéquate en tant que mesure du stress thermique. Des humains en bonne santé et bien adaptés sont capables de maintenir une température corporelle centrale normale. C’est possible grâce au refroidissement par transpiration, même lorsque la température de l’air ambiant dépasse la température corporelle.

Une humidité importante réduit cependant l’efficacité du refroidissement par transpiration. Combinée à une température de l’air élevée, le mécanisme de refroidissement peut être contrarié, ce qui constitue une grave menace pour la santé d’un être humain. Car il y a des limites à l’adaptation : le corps est capable de faire face à des conditions extrêmes de manière variable selon les profils mais la température humide doit absolument rester en dessous d’un certain seuil.

De nombreuses analyses se sont concentrées sur la température de l’air comme principale mesure pour détecter et évaluer la contribution anthropique aux vagues de chaleur historiques. Un nombre croissant d’études soulève cependant des inquiétudes concernant l’aggravation du stress thermique prévu au XXIe siècle, en tenant compte à la fois de la température et de l’humidité.

Un large éventail d’indices de chaleur a été développé pour mesurer le stress thermique : la température humide, humidex, heat index… L’indice de température au thermomètre-globe mouillé, ou Wet Bulb Globe Temperature (WBGT), est l’un des plus largement utilisés. La WBGT prend en compte non seulement la température et l’humidité, mais aussi le rayonnement solaire. Pour les humains sains et acclimatés, au repos, le seuil de danger de la WBGT se situe aux alentours 33°C. Cette valeur de référence diminue significativement pour les activités physiques et pour les individus à risque : une WBGT de 26°C est considérée comme trop chaude pour les individus non acclimatés pratiquant des activités légères.

Chez les travailleurs de plein air et les personnes âgées, la WBGT ne doit donc pas approcher les 33°C. Bien que la WBGT puisse être estimée à partir de données météorologiques standard avec un bon degré de précision, toutes les variables nécessaires ne sont pas facilement disponibles aux résolutions temporelles et spatiales souhaitées dans les modèles climatiques, ce qui explique son absence dans les études de projection des contraintes thermiques.

La nouvelle étude présente une WBGT simplifiée, adaptée aux conditions intérieures. Pour évaluer les changements projetés des extrêmes quotidiens de chaleur et d’humidité, les chercheurs ont utilisé un ensemble de 40 membres de simulations du projet Community Earth System Model Large Ensemble (CESM-LE). La formule simplifiée de WBGT utilisée dans l’analyse ne prend pas en compte l’effet du rayonnement solaire. Elle prend en compte la « température du thermomètre humide » ou température humide (Tw) et la température de l’air (Ta) selon la formule :

WBGT (simplifiée) = 0,7 Tw + 0,3 Ta.

L’élément clé de la formule est donc la température humide, la température qu’une parcelle d’air atteindrait si on y évaporait de l’eau liquide jusqu’à saturation tout en gardant la pression constante.

Attention, l’indice Tw est également fréquemment utilisé comme tel dans les études sur le stress thermique et doit être distingué de la WBGT. Une température humide de 35°C représente donc une contrainte thermique plus élevée qu’une WBGT (simplifiée) de 35°C. Dans le cas de la canicule de Chicago 1995, la différence fut de l’ordre de 2°C lors des pics, comme on peut le voir ci-dessous avec les lignes en pointillés orange (WBGT simpliée) et bleues (Tw). Le seuil absolument vital de 35°C pour la Tw serait donc légèrement supérieur pour la WBGT. De combien, cela dépend des caractéristiques de la vague de chaleur.

Comparaison de plusieurs variables pendant la vague de chaleur de Chicago de 1995 : température du globe (gris), température de l’air (rouge), WBGT (orange solide), WBGT simplifié (WBGT *, orange en pointillés), température humide naturelle (bleu, solide), température humide isobare (bleu, en pointillés) et température du point de rosée (violet). La température de l’air et la température du point de rosée proviennent directement d’ERA5.température du point de rosée (violet). La température de l’air et la température du point de rosée proviennent directement d’ERA5. Source : Source : Dawei Li et al (2020)/IOP.

Quoi qu’il en soit, une exposition prolongée à des environnements chauds avec WBGT supérieure à 33°C peut être dangereuse même pour des humains en bonne santé. Dans le passé, des décès liés à la chaleur se sont produits avec des pics de WBGT bien inférieurs à ce seuil. On a pu le voir lors des vagues de chaleur qui ont entraîné une surmortalité : la vague de chaleur à Chicago en juillet 1995 (plus de 700 décès), la vague de chaleur européenne de 2003 (~ 45 000 décès), la vague de chaleur russe de juillet-août 2010 (~ 54 000 décès), la vague de chaleur de mai-juin 2015 sur l’Asie du Sud (plus de 2 500 décès ), la canicule de juillet 2017 sur l’est de la Chine et la canicule de juillet 2018 sur l’Asie du Nord-Est.

Instantanés de WBGT simplifiée (maximum quotidien) de plusieurs vagues de chaleur historiques répertoriées sur la base du jeu de données ERA5. Dawei Li et al (2020)/IOP.

La mortalité liée à la chaleur peut donc être importante bien en deçà de la valeur de référence de 33°C. Les conditions démographiques et le manque de préparation locale sont des facteurs déterminants. Deux événements caractérisés par une WBGT relativement faible, en Europe occidentale (2003) et en Russie (2010), ont néanmoins causé le plus de décès, probablement parce qu’ils se sont produits dans des régions où les étés sont généralement frais et les individus ont pris peu de mesures pour s’adapter à la chaleur extrême.

Dans le cas de l’Asie du Sud, où la WBGT dépasse régulièrement 30°C, l’adaptation et la sensibilisation locales peuvent avoir joué un rôle dans le bilan de mortalité moins important que lors des canicules en Europe et en Russie. De plus, les vagues de chaleur européennes de 2003 et de 2010 en Russie sont parmi les plus intenses jamais observées en termes de « Heat Wave Magnitude Index », un indice qui tient compte à la fois de l’intensité relative et de la durée des vagues de chaleur. La combinaison de magnitudes relatives élevées et de longues durées au cours de ces vagues de chaleur est susceptible de produire de nombreux décès au sein d’une population locale mal préparée.

La plupart des régions tropicales connaissent des épisodes de WBGT supérieurs à 25°C, un niveau de stress thermique déjà considéré comme dangereux pour des travaux extérieurs lourds. Les valeurs de WBGT les plus élevées se trouvent en Asie du Sud et autour du golfe Persique. Dans l’hémisphère nord extratropical, le centre-est des Etats-Unis et l’est de la Chine sont confrontés à des extrêmes WBGT plus fréquents que les autres régions de la même latitude. En Europe occidentale et en Russie, les jours avec WBGT dépassant 25°C sont rares et peu typiques des étés habituels.

L’étude évalue les changements de fréquence de WBGT dépassant trois seuils, 31°C, 33°C et 35°C, en fonction de l’augmentation de la température globale. 31°C fut approximativement le pic WBGT pendant la canicule de juillet 1995 à Chicago sachant que 33°C est la WBGT de référence pour les humains afin de maintenir une température corporelle normale au repos. Selon les données d’observation de la réanalyse ERA5, les sites du golfe Persique et d’Asie du Sud, notamment Dubaï, Delhi et Karachi, sont les plus exposés à des niveaux extrêmes de WBGT .

Dans le climat actuel, avec ~ 1 ° C d’élévation de la température globale, la fréquence des extrêmes WBGT comparables à Chicago (31°C) a déjà considérablement augmenté par rapport au climat préindustriel. Dans le Midwest américain, la fréquence des journées de chaleur extrême aussi sévères que celles de Chicago dans le climat préindustriel était probablement inférieure à un jour par siècle, contre un jour tous les 35 ans aujourd’hui. Avec + 2°C au global, une WBGT équivalente à Chicago 1995 pourrait se produire une fois tous les 5 ans. Avec + 3°C, un « Chicago 1995 » surviendrait tous les deux ans. Si les émissions devaient suivre le scénario RCP8.5, à la fin de ce siècle, avec +4,5 ° C, Chicago devrait faire face en moyenne à 4 jours de chaleur aussi sévères qu’en 1995 chaque année.

Cartes des fréquences de dépassement indexées sur la température globale pour la WBGT. Source : Dawei Li et al (2020)/IOP.

En Europe occidentale, sous le climat actuel, la région soumise à une WBGT supérieure à 29°C est encore très limitée. Cela peut se produire épisodiquement dans le sud de la France, mais cela s’étendrait à une grande partie du sud de l’Europe avec +2°C, et à presque toute l’Europe continentale, à l’exclusion de la Scandinavie, avec +4,5°C.

Une WBGT de référence à 33°C a déjà été dépassée dans les régions autour du golfe Persique et en Asie du Sud dans le climat actuel. Ce seuil devrait concerner de plus en plus de régions avec l’augmentation de la température globale, notamment dans le centre des Etats-Unis et l’est de la Chine avec ~ 3 ° C au-dessus du niveau préindustriel.

Une WBGT atteignant 35°C approche les records du monde actuel. Potentiellement mortelle en cas d’exposition à long terme, elle risque de toucher des zones beaucoup plus étendues, notamment dans le Golfe Persique, la vallée de l’Indus et la vallée du Gange avec +3°C de réchauffement global. Si l’élévation atteint 4,5 ° C, une WBGT récurrente supérieure à 35°C gagnerait du terrain dans d’autres régions peuplées, notamment le centre des Etats-Unis et une grande partie de l’est de la Chine.

Très ponctuellement, des mesures de stress thermique encore plus importantes commencent à être relevées par des stations météo de régions côtières subtropicales. Avec des valeurs approchant les 35°C de température humide (Tw), le seuil de tolérance, en dehors de la plage de variabilité naturelle dans laquelle la physiologie humaine a évolué.

Comme dit précédemment, une Tw de 35°C représente un stress thermique encore plus important qu’une WBGT à 35°C. Une étude publiée dans Science Advances montre un doublement de la fréquence des événements les plus extrêmes sur la période 1979-2017 et de nombreux dépassements mondiaux de température humide (Tw) de 31°C et 33°C. Ce qui pourrait correspondre à une WBGT simplifiée de plus de 33 et 35°C respectivement, voire au-delà, selon les caractéristiques de la vague de chaleur. Deux stations ont même déjà signalé plusieurs valeurs quotidiennes maximales de température humide supérieures (Tw) à 35°C. Ces conditions, proches ou au-delà de la tolérance physiologique humaine prolongée, ne se sont heureusement produites que pendant une à deux heures.

Les régions les plus à risques sont l’Asie du Sud, le Moyen-Orient côtier et le sud-ouest de l’Amérique du Nord côtière, à proximité de températures de surface de la mer extraordinairement élevées et d’une chaleur continentale intense qui, ensemble, favorisent la survenue d’une chaleur extrêmement humide. D’après la réanalyse ERA-Interim, les valeurs les plus élevées sont localisées dans le Golfe Persique et les zones terrestres immédiatement adjacentes, ainsi que sur certaines parties de la vallée de l’Indus.

Record de chaleur humide extrême relevé pour les stations météorologiques à travers le globe (maximum historique de TW pour 1979-2017, pour les stations avec au moins 50% de disponibilité des donnéesau cours de cette période). Source : HadISD/Science Advances 2020.

Les températures humides (Tw) les plus élevées ont donc été observées en bordure du Golfe Persique et au Pakistan. D’après l’article, l’accent mis sur les points du réseau terrestre minimise les risques réels de TW extrême le long des côtes, là où des masses d’air marin très humides sont advectées. C’est le cas notamment sur le littoral du sud du Golfe Persique.

En 2015, l’Iran a affronté une des pires vagues de chaleur jamais observées, avec 35°C de température humide. L’aéroport de Bandar Mahshahr, proche du littoral du Golfe Persique, a atteint un pic avec 46°C au thermomètre et 49% d’humidité relative. Dhahran a connu 35°C de température humide le 8 juillet 2003. Dans cette ville d’Arabie Saoudite, en bordure du Golfe Persique également, la température a atteint 42°C avec 67% d’humidité.

A titre de comparaison, les canicules de 2003 en Europe et de 2010 en Russie, la Tw n’a pas dépassé les 28°C lors des pics locaux.

Source : Global Climat, Johan Lorck

 

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yann // 10.07.2020 à 07h47

C’est pas grave tout ça. Une fois que la terre sera devenue invivable, on ira habiter sur Mars, maintenant qu’on est tous des experts du confinement.
Par contre il faudra bien penser à frotter l’intérieur de la fusée avec du gel hydro-alcoolique avant de partir.

50 réactions et commentaires

  • Spiridon // 10.07.2020 à 07h10

    Je ne sais pas si le CO2 a augmenté moins vite pendant le confinement. Il parait que ce n’est absolument pas visible sur les relevés atmosphériques. En revanche, il est manifeste que la baisse d’activité économique a eu une influence, allez, au moins sur la météo si ce n’est sur le sacro-saint « climat ». A Pékin cette année, on n’utilise quasiment plus la climatisation. Plus de 33°C. En 2008 il faisait allègrement 42°C. Il fait bon comme avant le développement industriel, avant 1995. A l’époque où les ventilateurs étaient parfaitement suffisants, voire parfois trop refroidissants. Ce n’est pas un hasard météorologique. L’hiver était assez tiède, mais l’été est carrément frais, ce qui n’arrivait plus depuis des années.
    La pollution a donc un effet incontestable sur la température d’été, ainsi que la pratique des clims en voiture et en ville qui réchauffent toute la ville. La pollution, pas le CO2.

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    • Nico // 10.07.2020 à 07h24

      Vous tirez des conclusions sur à seul été. Cela reste un phénomène climatique isolé. Les modifications climatiques locales sont liées de près ou de loun au modifications climatiques globales. Le CO2 perturbe justement le climat à cette échelle, alors que la pollution de l’air reste un phénomène régional à cause du poids des polluants…

        +6

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      • Spiridon // 10.07.2020 à 09h14

        C’est moi-même qui dit que ce n’est qu’un phénomène météorologique. Mais il se pourrait bien que la pollution engendre des phénomènes locaux plus importants que le soi-disant réchauffement global. Cette pollution étant générale, les phénomènes locaux ont des allures de phénomènes généraux, juste par juxtaposition de ces « localités ». En tous cas manifestement réversibles, immédiatement réversibles. J’ai les mêmes exemples en Inde, aux Philippines, en Thailande. En France cette année? A voir.

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    • Alligator427 // 10.07.2020 à 08h24

      Il est physiquement impossible que la baisse des émissions de gaz à effet de serre consécutif à la baisse d’activité ait eu un impact immédiat sur le dérèglement climatique.

      Les émissions de GES s’accumulent dans l’atmosphère et ne se dissipent pas rapidement. Il est difficile d’estimer la durée de vie du CO2 d’origine anthropique dans l’atmosphère, mais les estimations sont d’1 siècle avant un début de dissipation et plusieurs millénaires avant disparition.

      Dit autrement, le CO2 émis aujourd’hui est déjà en train de modifier le climat des prochaines décennies. Mais absolument pas celui d’aujourd’hui.

      Cela signifie également que le climat que nous connaissons en ce moment … on peut d’ores et déjà faire une croix dessus. On ne le reverra plus jamais.

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      • NulH // 10.07.2020 à 09h05

        Image, en d’autres termes, de ce que dit le commentaire précédent !!!

        Rémanence, effet d’hystérésis, ou effet d’inertie … ben même qu’en science, dite, de l’ing. c’est un basique !!! Puis aussi, en science tout cours… voire à l’apprentissage en électricité… cf. le cycle de champ électromagnétique de la ferraille !!!

        Plus encore, c’est un support à quelque modèle matheux de l’analyse des automatismes, non linéaires… ça date pas d’hier !!!

        Bon si l’on y ajoute la biochimie !!!!

        Avec cela, aidé des CR scientifiques, on, peut, analyser, puis peut être causer, prudemment, comme toujours !!!

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    • Patrick // 13.07.2020 à 10h41

      il faut arrêter de tirer des conclusions sur 3 mois.
      C’est comme faire des comparaisons avec l’ère pré-industrielle.
      Etudions les évolutions sur plusieurs siècles pour avoir une vision d’ensemble , pas sur des séries courtes, ça permettra d’y voir plus clair sur les évolutions du climat et sur notre adaptation , nécessaire ou pas , aux conditions climatiques.

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  • yann // 10.07.2020 à 07h47

    C’est pas grave tout ça. Une fois que la terre sera devenue invivable, on ira habiter sur Mars, maintenant qu’on est tous des experts du confinement.
    Par contre il faudra bien penser à frotter l’intérieur de la fusée avec du gel hydro-alcoolique avant de partir.

      +22

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    • LibEgaFra // 10.07.2020 à 13h59

      Invivable pour qui? L’homme est une espèce tropicale comme tous nos frères primates. De plus ce sont les périodes glaciaires qui sont exceptionnelles dans l’histoire du phanérozoïque. Les grands dinosaures ont prospéré sous des températures bien plus éleévées qu’aujourd’hui. Plus il fait chaud et humide, plus la vie et la biodiversité se développent.

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      • LibEgaFra // 10.07.2020 à 16h30

        « Les dinosaures étaient des animaux à sang froid…au départ… »

        Au départ???! Cela ne veut rien dire. Les dinosaures sont des animaux à sang chaud. Bakker l’a clairement démontré. Si « au départ » leurs ancêtres étaient poïkilothermes, ce n’étaient pas encore des dinosaures.

        Vous avez un problème de compréhension: j’ai écrit chaud ET humide et non chaud et sec ou froid et humide.

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      • Alligator427 // 10.07.2020 à 16h52

        « Plus il fait chaud et humide, plus la vie et la biodiversité se développent. »

        Euh ? Avez-vous bien lu l’étude ci-dessus ?
        La conjonction chaleur + humidité = monde invivable

        Les organismes complexes que nous sommes et qui font partie de la biodiversité actuelle n’auront jamais le temps d’évoluer pour survivre à un tel dérèglement, rapide et violent.

        Du coup votre règle selon laquelle l’humidité et la chaleur seraient propices au développement de la biodiversité … commence par un carnage des espèces existantes, un biocide.

        Outre ce petit problème d’échelle temporelle, vous raisonnez par silos, la hausse de la chaleur n’est pas l’unique conséquence de l’effet de serre. L’émission anthropique du CO2 dans l’atmosphère provoque par exemple l’acidification des océans et donc contribue à les vider de leurs populations et coraux.

        Qu’il fasse plus chaud et plus humide n’est pas nécessairement une bonne chose pour la biodiversité :
        • si le changement est trop rapide, c’est le biocide assuré
        • le changement de température et d’humidité est un phénomène parmi d’autres
        • des boucles de rétroactions positives s’enclenchent du fait de la montée de la température (par exemple fonte du permafrost) qui in fine contribue au biocide

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        • LibEgaFra // 11.07.2020 à 09h00

          « Euh ? Avez-vous bien lu l’étude ci-dessus ?
          La conjonction chaleur + humidité = monde invivable »

          Invivable pour qui? Dans cette « étude » (si on peut appeler cela une étude…) il n’est question que de l’homme.

          « Les organismes complexes que nous sommes et qui font partie de la biodiversité actuelle  »

          La pullulation humaine actuelle est le principal facteur, directement et indirectement (par exemple par la pollution), de destruction des écosystèmes, de réduction de la biodiversité et du nombre des autres espèces comme les grands mammifères et les poissons. Sans parler de l’herpétofaune et des oiseaux. Le « carnage » a lieu actuellement et il n’est pas dû au réchauffement.

          Le seul point positif est constitué par les émissions de gaz carbonique: une nouvelle période glaciaire est évitée pour un bout de temps. Avec un taux trop bas, la Terre pourrait se transformer en boule de glace ou peu s’en faut.

          Par le passé le taux de gaz carbonique était un multiple de l’actuel. Les coraux s’étaient adaptés.

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        • Alligator427 // 11.07.2020 à 11h33

          Je me permettais juste de vous faire remarquer que votre affirmation selon laquelle l’augmentation de la chaleur et de l’humidité serait bénéfique à la biodiversité est très discutable.

          Notre planète est bien plus complexe qu’un tas de composte que l’on arroserait pour activer les bactéries.

          En outre votre affirmation semble passer en pertes et profit la variable temporelle : la chaleur et l’humidité, à la vitesse à laquelle elles s’accroissent sur ce siècle, sont en train de ruiner la biodiversité. Soit la contradiction exacte de votre propos.

          S’agissant des coraux, le constat est le même. La biodiversité de cette espèce est également menacée par le CO2. L’adaptation sera impossible en un laps de temps aussi court. https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/les-coraux-ne-sacclimatent-pas-lacidification-des-oceans

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          • LibEgaFra // 11.07.2020 à 18h54

            Vous ne voulez pas comprendre que ce qui menace la biodiversité ce n’est pas le changement climatique ni sa vitesse, mais la pullulation humaine et SA destruction des écosystèmes. Même sans changement climatique – somme toute changement modéré jusqu’à présent – la biodiversité est en danger pratiquement partout.

            Et les coraux, ils faisaient comment avec un taux de CO2 de 800 ppm et plus dans le passé?

            En outre le mouvement de disparition de la biodiversité est irrémédiable dans l’état actuel des sociétés humaines. Mais chacun cherche à mettre la faute sur ce qui lui convient le mieux. Personnellement je suis très content de l’augmentation du taux de GES.

              +3

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          • Alligator427 // 11.07.2020 à 23h07

            « Vous ne voulez pas comprendre que… »
            Trop agressif.

            En plus vous changez de sujet systématiquement : on passe des effets de la hausse des températures / de l’humidité à la surpopulation.

            Comment voulez-vous échanger sur de telles bases ?

            « Personnellement je suis très content de l’augmentation du taux de GES. »

            Ecrire de telles choses n’est d’ailleurs pas du tout fait pour un échange rationnel, c’est juste une provocation un peu stupide et malheureusement assez courante sur les forums de discussion où la surenchère finit toujours par l’emporter.

            Et je suis certain que vous pouvez encore mieux faire.

              +3

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            • LibEgaFra // 12.07.2020 à 01h02

              « Trop agressif. »

              Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais:  » Euh ? Avez-vous bien lu l’étude ci-dessus ? »

              Ce qui permet de ne pas répondre sur le fond.

              « En plus vous changez de sujet systématiquement : on passe des effets de la hausse des températures / de l’humidité à la surpopulation. »

              Nullement. Il est question de ce qui menace la biodiversité. Et c’est la pullulation humaine qui représente la plus grande menace, pas le changement climatique.

              Pour votre information (c’est vous qui dites que c’est « discutable »), le maximum de biodiversité se trouve en milieu équatorial (climat chaud et humide), et diminue avec une baisse des précipitations et/ou des températures.

              Pouvez-vous me citer une espèce de vertébré qui a disparu à cause du réchauffement climatique?

              « « Personnellement je suis très content de l’augmentation du taux de GES. »
              Ecrire de telles choses n’est d’ailleurs pas du tout fait pour un échange rationnel, c’est juste une provocation un peu stupide et malheureusement assez courante sur les forums de discussion où la surenchère finit toujours par l’emporter. »

              Il se trouve que les périodes glaciaires ont été une catastrophe pour la biodiversité, tout spécialement en Europe. Le fait de conjurer le retour d’une telle période est à mon avis une bonne chose. C’est une position parfaitement rationnelle.

                +1

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    • LibEgaFra // 10.07.2020 à 14h01

      « on ira habiter sur Mars »

      Impossible. Il faudrait éviter de prendre les navets yankees pour la réalité.

        +3

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      • LibEgaFra // 10.07.2020 à 16h11

        « Le trait d’humour…?….connaissez-vous…? »

        Voui, je connais et je suis heureux de constater que vous prenez le programme de la nasa pour de l’humour.

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  • ComeBack // 10.07.2020 à 08h46

    On a eu les prévisions apocalyptiques pour H1N1, la vache folle, Covid-19, ces dernières ayant même assigné à résidence des centaines de millions de personnes saines.
    Revenons à des prévisions sérieuses, celles sur le climat à venir.

      +7

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    • Patrick // 13.07.2020 à 10h44

       » la peur est un maître exigeant »
      rien de tel qu’une bonne panique pour gouverner les populations et leur faire accepter des choses inacceptables.

      vous vous souvenez comment et par qui a été créé l’ IPCC ( Giec en français ) ?

        +1

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  • zozefine // 10.07.2020 à 09h12

    petit complément d’infos : https://references.lesoir.be/article/qu-est-ce-que-l-indice-wbgt-/ , pour les employeurs. pas mal fait.

      +1

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  • Pierre Darras // 10.07.2020 à 10h30

    Quelqu’un peut-il me donner une prévision SOURCÉE du GIEC concernant les effets pratiques qui se soit révélé exacte
    Genre: nous GIEC 1995 déclarons qu’en 2020 l’eau aura monté de x, ou tout autre chose.

      +8

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    • Spiridon // 10.07.2020 à 10h52

      Vous voulez rire? Il y a bien les prédictions menaces d’Al Gore sur la disparition totale de la banquise arctique en 2013, et l’écart grandissant entre les modèles d’évolution de la température et la température réelle. Les révisions à la baisse de la sensibilité Ture/doublement CO2. Mais sinon, c’est la grande malléabilité des modèles qui les présente toujours innocents. Une théorie physique est prouvée, ou non, par les faits, point. Un « modèle » à l’inverse, présente toujours sa modestie (je ne suis qu’un modèle) avec, en même temps, sa tyrannie (en l’absence de théorie physique valable et prouvée, suivez mes injonctions). Le sous-jacent politique et moral d’un modèle étant, ici comme pour le Covid, non la vérité scientifique qui est précisément reportée à plus tard par la pratique du modèle, mais le principe de précaution, soit la vérité du pire.

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      • Pong // 10.07.2020 à 12h07

        Il me semble que vous faites une distinction qui n’existe pas. Il n’y a pas d’un côté les théories physiques et de l’autre les modèles. Je veux bien que modèle designe un corpus un peu plus faible mais c’est quasiment la même chose sur le fond. On parle autant de théories du big bang que de modèles de big bang.
        La science ne décrit jamais la réalité dans son intégralité parce qu’elle est infiniment complexe. Elle se contente d’en capturer une partie, la plus significative possible, et la décrit mathématiquement. C’est ça, un modèle. Ou une théorie. Une théorie, c’est nécessairement une modélisation. La mécanique classique est un modèle, la mécanique relativiste en est un autre, plus fin, plus complet (et donc plus complexe) mais toujours partiel (cf. Grande Unification).
        La seule chose qui compte est de vérifier que le modèle colle avec les observations (les mesures de l’expérience). C’est globalement le cas avec les modèles du Giec, eux-mêmes issus de ceux du club de Rome il y a 50 ans. Et c’est inquiètant.

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        • Spiridon // 11.07.2020 à 05h42

          Non, dire que c’est le cas avec les modèles du Giec est péremptoire. La courbe des températures observées ne cesse de s’éloigner des modèles originels du Giec. Si parfois ils arrivent à réduire cet écart, c’est au prix d’ajustements, de modifications, de contorsions même, soit du modèle, soit des paramètres, contorsions retirant tout validité explicative aux dits modèles. La science c’est une théorie et des preuves. L’observation joue aussi bien dans l’élaboration de la theorie (pomme de Newton) que dans la constitution du dossier des preuves. Non seulement des modèles, mais des analogies (utilisées pour l’enseignement du magnétisme et de l’électricité ), voire, comme Einstein le préconise, des « expériences de pensées » intreviennent utilement dans le processus d’élaboration de la théorie. Temporairement. Pas en lieu et place d’une théorie satisfaisante.
          C’est vous qui confondez formalisation abstraite (langage de la science) et modélisations du Giec qui n’apportent aucune pierre à la connaissance théorique du climat, mais qui au contraire s’en affranchissent (océan profond oublié, eau atmosphérique négligée, cycle des planètes nié), pour ne se présenter comme valides que par la prédiction dans le futur. Prédiction toujours ratée dont le spectre s’élargit absurdement (entre 2° et 4.5° en 2100!) et révisée bricolée tous les deux ans.

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      • Patrick // 13.07.2020 à 10h46

        les prévisions d’AlGore sont surtout guidées par le marché du carbone dans lequel AlGore a beaucoup investi et beaucoup gagné d’argent.

        Les premiers rapports du GIEC n’allaient pas dans le « bon sens » , ça a vite été recadré.

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    • Alligator427 // 10.07.2020 à 11h46

      Le GIEC ne fait pas de recherche scientifique et ne fait pas de prévisions mais des simulations. Sa mission est « d’expertiser l’information scientifique, technique et socio-économique qui concerne le risque de changement climatique provoqué par l’homme ». Dit autrement, il compile les données publiées dans les revues scientifiques (toutes les revues scientifiques mais seulement les revues scientifiques).

      Partant de là vous trouverez dans ses différents rapports à la fois les points qui font consensus et ceux qui font encore débat, sans oublier les incertitudes attachées aux résultats présentés.

      Demander « une prévision SOURCÉE du GIEC concernant les effets pratiques qui se soit révélé exacte » est un non-sens.

      Faites l’effort de vous renseigner sur le fonctionnement de cette instance et sur les modèles mis au point par les chercheurs (https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_d%27intercomparaison_des_mod%C3%A8les_coupl%C3%A9s) et qui servent de base aux simulations proposées par le GIEC.

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      • Patrick // 13.07.2020 à 10h48

        l’IPCC ( nom d’origine ) ne fait absolument pas référence à des experts , le mot « experts » apparaît uniquement dans la version française.
        Mais la notion de « gourpe intergouvernemental » est bien présent dans les deux noms , indiquant qui dirige et pour quels objectifs.
        IPCC : créé en 1988 suite à une réunion du G7 ( que des écolos ) avec une organisation voulue par Margareth Tatcher … à ne pas oublier

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    • Daniel // 10.07.2020 à 13h07

      il y en a 1 prévision qui s’est réalisé : « cela coûte très cher » ! et son corollaire que cela ne profite pas au peuple puisque c’est mondialisé…
      Cette prédiction a été vulgarisé par Al Gore(celui qui a créé les premiers fonds spéculatifs verts « les fameux marchés du Carbone » ) et cette orientation de l’argent vers « l’économie verte » permettra surtout de créer des bulles spéculatives pour sauver notre système financier en déconfiture.

      « Au cours des 15 prochaines années et pour respecter l’objectif convenu par la communauté internationale de contenir le réchauffement à 2 °C, l’économie mondiale devra investir quelque 89 000 milliards de dollars dans les infrastructures pour les villes, l’énergie et l’aménagement du territoire ainsi que 4 100 milliards supplémentaires pour la transition verte. » source Banque Mondiale
      https://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2015/04/18/raising-trillions-for-climate-finance

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    • ouvrierpcf // 10.07.2020 à 17h34

      Quelqu’un peut indiquer a quoi a qui sert le GIEC ? En recherche en étude en sciences même en politique le GIEC n’est pas orienté ? Enfin ses rapports ses conclusions ses orientations sont neutres ? Ses membres sont élus ? Nommés ? Sur quels critères ? Par qui? Rétribués ? Combien ?

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      • RV // 10.07.2020 à 18h19

        Le GIEC sert à faire l’état des connaissances à intervalles réguliers. Il devrait permettre de prendre des décisions en connaissance de cause. Mais ce n’est pas lui qui prends les décisions, il donne des avis.
        La neutralité, comme l’objectivité sont des concepts difficiles à identifier à l’état pur dans la vie de tous les jours. GIEC ou pas GIEC.
        Quand à ses membres, assez peu nombreux, à ne pas confondre avec les milliers de scientifiques dont les travaux sont pris en compte, je vous renvoie au site du GIEC où vous trouverez la réponse.
        Ceci dit faire l’autruche permet peut-être de se rassurer . . .

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        • Spiridon // 11.07.2020 à 06h13

          Pour l’autruche, on ne sait pas, pour la cacophonie des oies, on sait que ce n’est pas rassurant (c’est fait pour inquiéter) mais ça reste ridicule. Ca sert à quoi de « faire l’état des connaissances à intervalles réguliers ». C’est du journalisme? De la vulgarisation pour les pékins ignares que nous sommes? De la vulgarisation pour les décideurs? Comment une connaissance « vulgarisée » peut-elle contribuer à prendre des décisions « en connaissance de cause »? La science n’est-elle pas autosuffisante pour établir l’état de ses propres connaissances? Science et connaissance ne sont-elles pas en 1ère approximation synonymes? Alors la Science fait de la science et le Giec fait de la connaissance? Tout cela est un beau gloubi boulga et un enfumage pour gogos, la race en voie de domination universelle.

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  • pseudo // 10.07.2020 à 10h49

    voir aussi les feux de forets qui reprennent en Russie et les inondations monstre en Chine. On parle aussi de crise alimentaire en Chine dû à des récoltes menacés par le covid d’une part (confinement drastique, l’oms a dit que c’était de bonnes mesures…..), et les évènements météorologique exceptionnel d’autre part. Dramatique pour les locaux. Les dirigeants sont assis au chaud et au sec.

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    • Myrkur34 // 10.07.2020 à 11h18

      Ou des « forêts ivres » en Sibérie….Vu que le permafrost dégèle de plus en plus en surface et en profondeur, les racines n’accrochent plus à grand chose et la Taïga se met à pencher sérieusement.

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      • LibEgaFra // 10.07.2020 à 14h07

        « les racines n’accrochent plus à grand chose et la Taïga se met à pencher sérieusement. »

        Ah, parce que les racines étaient ancrées dans le sol gelé?

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    • Charles // 10.07.2020 à 16h34

      En Chine, les inondations et les catastrophes climatiques ont très régulièrement menacé les peuples. Tout est consigné dans les annales des différents empires.

      Même le règne contrarié de Kubilai est expliqué par les historiens par un petit âge glaciaire, qui a provoqué inondations et mauvaises récoltes.

      Les événements climatiques exceptionnels, c’était plusieurs fois par décennie.

      Mais bon, vu que la crise actuelle est provoquée par l’homme et non par « la nature », il n’y a pas de comparaison possible sans doute.

      Toujours l’homme a cherché à négocier avec la nature, en pensant se changer lui-même ou en sacrifiant des enfants. Nous n’avons pas aujourd’hui une réaction différente malgré une certaine sécularisation et l’affirmation du caractère rationnel du monde, c’est assez intéressant. La différence, c’est que nous expliquons la situation grâce à cette rationalité (la science), nouvelle religion.

        +3

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      • pseudo // 13.07.2020 à 09h46

        à quoi sert la science si elle ne permet de prévenir cela ? Voir même si c’est son utilisation qui le provoque. Vous le voyez le souci là ? ou faut vous faire un tableau ?
        A l’echelle de l’humanité, l’homme à toujours eu à faire à des intempéries dramatique. Mais cela ne relevait pas de notre fait, et n’était pas compréhensible. Là où la science aurait pu nous permettre d’éviter ou de prévenir cela, elle ne fait qu’approfondir un problème que nous aurions dû résoudre de toutes façons, un changement climatique aurait eu lieu c’est inévitable. Mais pas avec la même puissance, ni avec la même vitesse, et c’est bien là le souci. Non content de rater les objectifs que l’on peut attendre de la science, nous utilisons celle ci pour accélérer un phénomène dangereux. Mais j’imagine qu’il ne faut surtout pas avoir fait l’ena pour comprendre cela.

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  • Pong // 10.07.2020 à 11h58

    « Une température humide de 35°C représente donc une contrainte thermique plus élevée qu’une WBGT (simplifiée) de 35°C. »

    Euh… C’est le contraire, non ?

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    • Quintus // 10.07.2020 à 16h22

      Non c’est bien cela.
      WBGT = 0,7Tw + 0,3 Ta : c’est un barycentre.
      D’autre part on a forcément Tw < Ta avec égalité air saturé en humidité (ex. brouillard humide, nuage).

      Donc Tw < WBGT autrement dit une Tw à 35°C implique une WBGT supérieure donc une contrainte thermique.

      Quoi qu'il en soit de telles températures sont à proprement parler invivables. Le corps ne peut pas se refroidir. Ce qui craint c'est que les zones les plus exposées à ces futures chaleurs humides extrêmes sont densément peuplées… au bas mot la moitié de l'humanité est concernée.

      Ceux qui seront suffisamment mobiles chercheront par tous les moyens à rejoindre des stations d'altitude plus fraîches. Ce n'est pas pour rien que la capitale de l'empire achéménide était Suse en hiver et Persépolis en été, tandis que celle du Raj britannique était Kolkata en hiver et Simla en été.

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  • christian gedeon // 10.07.2020 à 17h16

    Chouette on va avoir de nouveaux dinosaures et des moustiques de la taille d’un aigle,peut être même des rhinos dans le Rhône et des tigres à dents de sabre dans le Morvan. Avec tous les ahuris qui rêvent de nature et de retour à l’époque de rahan de qui se plaint on?

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    • Patrick // 10.07.2020 à 22h50

      C’est votre passion de la médisance vous fait croire que les hommes ont côtoyé le dinosaures ?
      Ou simplement un souci pour vous situer sur un axe chronologique ?

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      • christian gedeon // 11.07.2020 à 00h44

        Mais la passion de la médisance bien sûr! Qu’allez-vous vous chercher d’autre? Je médis et surtout je me tiens les côtés à chacun de ses articles hollywoodiens sur le jour le mois ou l’année d’après. Quel intuitif vous faites !

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      • LibEgaFra // 11.07.2020 à 09h16

        Les hommes côtoient actuellement les dinosaures. Vous ne saviez pas que les dinosaures ont survécu?! Les moustique n’ont jamais eu la taille d’un aigle. Et de loin.

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    • Boudda Vert // 10.07.2020 à 22h55

      Pour ne rien vous cacher, on pourrait légitimement se plaindre de tous les ahuris qui « estiment » que ne rien changer aux paradigmes de nos sociétés permettra de prendre nos désirs pour des réalités.
      Pas de limites, pas de contraintes, et tout ira pour le mieux en assurant une prolongation tendancielle à un modèle factuellement morbide.

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      • Spiridon // 13.07.2020 à 03h06

        Ce « modèle » n’est morbide qu’a la lumière de l’aboutissement catastrophique que vous supposez. On ne peut pas réintroduire la conclusion dans les prémices, ce n’est pas honnête en logique. Ce que l’on sait c’est que le ‘modèle’ actuel a, factuellement, tiré des millions de gens de la pauvreté, augmente partout l’espérance de vie (doublé, voire triplé), apporté des soins, du confort (certes relatif) à des gens réels, factuels. Bon, les gens virtuels, ceux du futur, ont peut-être plus de valeur à vos yeux. C’était la position politique, je vous le rappelle, d’Hitler, de Staline, de Mao, de Pol Pot, etc.

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        • pseudo // 13.07.2020 à 09h54

          >> Ce « modèle » n’est morbide qu’a la lumière de l’aboutissement catastrophique que vous supposez.

          bah non. Il y a toute une série de prémisses à la conclusions.

          Le futur n’est qu’une projection du présent.

          quand on balance des GT de plastique en mer, la conclusion est dans l’acte, l’amoindrissement du stock du poisson.
          quand on industrialise la production et l’épandage de pesticide, la conclusion est dans la prémisse, réduction de la qualité nutritive, augmentation des cancers etc etc

          Vous partez du principe que la fin justifie les moyens. NON, définitivement non. Il existe d’autres manières de produire, de faire, de créer, de faire pousser qui ne sont pas générateurs des conclusions délétères que nous constatons aujourd’hui. Vous êtes monomaniaque avec des arguments faux et éculés.

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          • Spiridon // 13.07.2020 à 13h49

            Bof, vous confirmez n’avoir rien à faire des succès manifestes du « modèle ». Des gens concrets sauvés littéralement par le progrès. Savez-vous comment la famine a été contrée en Angleterre au 19ème siècle? Grâce à l’invention du chemin de fer (et donc du charbon). Parce que le charbon c’est bon? Non, bien entendu! Parce que soudain on n’a plus eu besoin de mobiliser des milliers d’hectares de terre pour la seule focntion d’élevage, d’herbe de prairie, qui servaient uniquement à…nourrir les chevaux des diligences et du transport! Ces terres libérées ont permis une extension soudaine de l’agriculture et la population a triplé à 35 Millions à travers le siècle.
            Les tonnes de plastique en mer n’ont rien à voir avec la production du plastique, ce n’en est pas une conséquence inéluctable! Ca a tout à voir avec le mépris dans lequel on tient le plastique! Si nous savions combien il est précieux, on le garderait comme combustible (plastique= pétrole) et on le brûlerait utilement -énergie, chaleur- au lieu de le jeter; ce qui signifie qu’il faut dire au bon peuple « le plastique est un bien à préserver » au lieu de lui dire « c’est le mal ». L’amoindrissement du stock de poissons vient d’une exploitation non pas excessive, mais grossière, incapable de sélectionner les alevins des poissons adultes. C’est donc plus de technologies motivées par une meilleure appréciation des merveilles de la nature qu’il faut, et non pas moins. Les cancers, ok, quoique ça reste à prouver et que leur impact ne contrebalance pas, en négatif, le surcroit d’espérance de vie. etc…!

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  • Emmanuel // 14.07.2020 à 22h51

    Bonjour, c’est la première fois que je vois une étude ou un article qui corrèle le problème de la température et celui de l’humidité. Ayant vécu dans un pays très chaud et sec (désertique) avec une saison humide (et relativement plus froide), il est là-bas de notoriété publique que la saison humide fait l’objet de maladies fréquentes et d’une fatigue importante. L’explication est donnée dans cet article. J’aimerais une étude d’assez longue durée en France, car j’ai l’intuition que nous subissons ce phénomène, où outre l’augmentation des records de température, très médiatisés, il y a corrélation avec des taux d’humidité en hausse également. A un niveau quotidien, ceux qui empruntent les transports en commun et le métro (non climatisés) auront sans doute ce ressenti. A suivre….

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