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25.juillet.202025.7.2020 // Les Crises

Condamner l’écocide et reconnaitre nos dépendances à la terre : L’héritage d’Aldo Léopold

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Source : LVSL, Caroline Sourzac-Lami

La proposition de la Convention Citoyenne pour le Climat de pénaliser le crime d’écocide dans le cadre des limites planétaires n’est pas une idée nouvelle. En 1949, Aldo Léopold affirmait déjà la nécessité de préserver l’intégrité du vivant et invitait à reconnaître la dépendance des humains à la terre.

Il déplorait les conséquences d’une gestion de la nature selon des normes économiques, et posait ainsi les fondements de l’écologie politique. Rejeter la proposition des 150, c’est préférer une gestion comptable à une approche systémique de la nature, refuser de comprendre le vivant et ne pas se préparer aux crises en cours et à venir.

Lire l’entretien complet sur Le Vent Se Lève

CE QU’IGNORER LE VIVANT FAIT AUX HUMAINS

La crise du coronavirus a rappelé à ceux qui veulent bien le voir que l’humain n’est qu’un chaînon dans un système de liens biologiques composé d’autres animaux, plantes, champignons et bactéries. Modifier un écosystème sur une planète globalisée, par exemple en ayant détruit 81 millions d’hectares de forêts depuis 1990[1], c’est forcer le vivant qui le compose à disparaître ou à s’adapter. Nous ignorons sans peine la disparition de nombreux vivants sur terre, telle que 60 % des populations d’animaux sauvages en quarante ans[2]. En revanche, nous n’avons pas pu ignorer les changements du vivant qui ont permis au virus d’être transmis d’animaux à humains.

Bien avant la conquête des humains par le récent coronavirus, des signaux forts nous rappelaient les liens qui nous unissent à la terre : des sécheresses, des inondations, des canicules, des tempêtes de plus en plus nombreuses et violentes, conséquences désastreuses du dérèglement climatique et de l’érosion de la biodiversité, sont autant de signaux clairs de notre vulnérabilité.

Ce que la crise « révèle » n’était donc pas bien caché. Tout au plus elle montre notre incapacité à voir ou notre refus de considérer nos dépendances au reste du vivant. C’est cela qui nous rend vulnérables. Nous grandissons, apprenons et décidons dans un cadre de pensée qui n’accorde pas aux prédictions de telles crises, aussi précises qu’elles soient, suffisamment d’importance pour les anticiper correctement.

UN DROIT À CONTINUER D’EXISTER

Un mois après la sortie du confinement dans lequel nous a plongé cette dernière crise, les 150 citoyens de la Convention Citoyenne pour le Climat proposent de « pénaliser le crime d’écocide dans le cadre des neuf limites planétaires »[3] . Une semaine plus tard, la proposition est renvoyée au niveau international par le Président de la République.

Si le mot écocide n’est apparu qu’au début des années 1970[4] et que les neuf limites planétaires n’ont été théorisées qu’en 2009[5], condamner la destruction de la nature et reconnaître la dépendance des humains au système terrestre relève d’une pensée plus ancienne. En 1949 déjà, dans l’Almanach d’un comté des sables[6], le naturaliste américain Aldo Leopold introduisait un droit des vivants à continuer d’exister et invitait à éprouver nos dépendances à la terre.

Selon lui, depuis que nous savons que l’espèce humaine « n’est qu’un compagnon voyageur des autres espèces dans l’odyssée de l’évolution », nous aurions dû acquérir « un désir de vivre et de laisser vivre ». Pénaliser l’écocide, c’est condamner ceux qui ne laissent pas vivre. Dans la lignée d’Aldo Léopold, les 150 proposent ainsi de reconnaître que le destin de la nature est intimement lié au notre, que cette dépendance nous rend vulnérable au dépassement des limites de la planète et qu’il est donc nécessaire de condamner la destruction du vivant. Pourtant, en 2020, le passage sans filtre de la proposition de pénaliser l’écocide n’aura toujours pas lieu.

COMPTER EN VAIN

Dans le Wisconsin, dont l’Almanach d’un comté des sables raconte l’histoire, les humains de la fin du XIXème siècle asséchèrent les marais pour y installer des fermes, à grand renfort de canaux, digues et autres techniques agricoles. Les maigres récoltes et les incendies dus à l’assèchement des sols étaient autant de manifestations de la valeur des services rendus par la nature, parmi lesquels suffisamment d’humidité et de matière organique pour permettre l’agriculture. Ces réactions du sol qui se dégradait à l’assaut du développement agricole n’ont pourtant pas suffi à alerter.

L’État est intervenu, introduisant de nouvelles techniques d’inondation artificielle, et les marais furent un peu réhumidifiés, suffisamment pour poursuivre le développement agricole, mais pas assez pour faire revenir les grues, grands oiseaux migrateurs. La machine était lancée.

C’est dans cette région, sur les rives du fleuve Mississipi, que le négociant agricole Cargill s’installa en 1875[7], probablement sous les protestations de grues clairvoyantes qui avaient entrevu l’avenir destructeur de cette entreprise. L’an dernier, l’ONG environnementale MightyEarth et le membre du Congrès américain Henry Waxman qualifiaient Cargill de pire entreprise du monde[8].

En cause la perpétuation de la déforestation, les violations de droits humains, l’exploitation illégale des ressources naturelles, la distribution de viande contaminée, la pollution de l’eau et de l’air : autant de pratiques que nos systèmes juridiques ne savent pas punir. Cargill n’est qu’un exemple de l’industrie agroalimentaire, qui elle-même n’est qu’un exemple de l’entreprise humaine de domination et dégradation de la nature pour les bénéfices économiques d’une minorité d’humains, infime partie du vivant.

Pourtant, que sont les marais sans leurs grues ? D’importants efforts ont été entrepris pour mesurer la valeur de la nature et ainsi reconnaître son rôle dans la survie humaine. Un calcul au prisme des services écosystémiques avait permis en 1997 d’estimer la valeur totale des biens et services fournis gratuitement par la nature – de l’eau potable, des aliments, des sources d’énergie, un air purifié, un climat (pour le moment) vivable, etc. – à 33 mille milliards de dollars, soit plus d’une fois et demi le PIB mondial de l’époque[9].

En 2011, le chiffre a été revu à la hausse et estimé à 125 mille milliards de dollars[10]. Pourtant, bien que ces chiffres vertigineux soient connus, ils n’ont produit aucun effet qui permettrait l’atténuation des crises climatiques et écologiques.

Lire la suite de l’entretien sur Le Vent Se Lève

[1] http://www.fao.org/forest-resources-assessment/2020

[2] https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/rapport-planete-vivante-2018

[3] https://propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr/pdf/ccc-rapport-final.pdf

[4] https://www.lafabriqueecologique.fr/vers-une-reconnaissance-de-lecocide/

[5] https://www.nature.com/articles/461472a

[6] https://www.babelio.com/livres/Leopold-Almanach-dun-comte-des-sables/109133

[7] https://www.cargill.fr/fr/histoire

[8] https://stories.mightyearth.org/cargill_la_pire_societe_du_Monde/

[9] https://www.nature.com/articles/387253a0

[10] https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0959378014000685

[11] https://ofb.gouv.fr/mieux-connaitre-les-especes-en-france

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Commentaire recommandé

LibEgaFra // 25.07.2020 à 07h45

« La crise du coronavirus a rappelé à ceux qui veulent bien le voir que l’humain n’est qu’un chaînon dans un système de liens biologiques composé d’autres animaux, plantes, champignons et bactéries. »

Le grand problème est que peu de personnes sont d’accord avec cette proposition après avoir été formatées par une idéologie mortifère qui fait de l’homme un être à part, qui s’arroge tous les droits sur la « création », qui se considère comme le but ou le couronnement de la vie sur Terre, seul doté d’une « âme ». Tant de prétention ne permet pas de voir qu’il y a comme un bug (fatal?) dans le câblage du cortex.

19 réactions et commentaires

  • LibEgaFra // 25.07.2020 à 07h45

    « La crise du coronavirus a rappelé à ceux qui veulent bien le voir que l’humain n’est qu’un chaînon dans un système de liens biologiques composé d’autres animaux, plantes, champignons et bactéries. »

    Le grand problème est que peu de personnes sont d’accord avec cette proposition après avoir été formatées par une idéologie mortifère qui fait de l’homme un être à part, qui s’arroge tous les droits sur la « création », qui se considère comme le but ou le couronnement de la vie sur Terre, seul doté d’une « âme ». Tant de prétention ne permet pas de voir qu’il y a comme un bug (fatal?) dans le câblage du cortex.

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    • ouvrierpcf // 26.07.2020 à 13h06

      (tiré de Wiki pedia )Peu après la publication des travaux de Charles Darwin, notamment de L’Origine des espèces en 1859, le biologiste et philosophe allemand Ernst Haeckel proposa un arbre généalogique théorique de l’homme, dans lequel il faisait apparaitre un « chainon manquant », un être intermédiaire entre le singe et l’homme. Dans son ouvrage L’Histoire de la création naturelle paru en 1868, il nomma cette créature hypothétique Pithecanthropus alalus5. Le nom de genre était formé à partir des racines grecques πίθηκος, píthēkos, « grand singe » et ἄνθρωπος, anthropos, « homme ». Le nom d’espèce était formé sur le préfixe privatif « a- » et le λαλέω / laleô, « parler » : l’absence de langage articulé était en effet considérée comme l’une des caractéristiques nécessaires du Pithécanthrope.
      Lhomoerectus n’est donc plus un animal ; en tant que tel en fonctionnalité puis je dire ; Il ne sert plus la Nature il s’en sert Mais il s’en fait aussi un rival depuis l’homme ne vit ne survit que face à la nature ;Pas contre pas hostilement mais pas non plus en liaison dépendante
      Si cet hiver LibEgarFra attrape une grippe et ne prends pas de médicament il risque la mort tout simplement Elle sera je lui concède une mort dite naturelle pour lui alors , ses enfants ses parents ses amis « formatés  » pleureront sa mort pas les moustiques ni les abeilles de son jardin ou de son balcon

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    • Brosse a Dante // 26.07.2020 à 13h09

      Mauvaise description, erreur classique.

      L’erreur de câblage et le bug provient quand on s’enferme dans l’une ou l’autre des propositions et que l’on cherche a tout comprendre, tout rationaliser, tout contrôler : c’est l’idéologie mortifère du tout technique. Encore plus quand on pense en terme technique (câblage, bug, systèmes…). L’écologiste, en se croyant le sauveur de la terre, est tout aussi prétentieux, il se place lui aussi en position surplombante.

      L’erreur ici n’est pas de croire que c’est l’un ou l’autre. Il faut sortir de ses schémas restreint qui nous écrasent entre deux murs étroit en pensant par oppositions de faux contraires. Les deux, pris isolement sont des erreurs mortifères. Il n’y pas a choisir, il faut les deux. Il y a à mettre de la mesure, des limites.

      Nous sommes un chaînon, nous dépendons d’un ensemble qu’il est stupide de nier, mais nous sommes un chaînon a part et nous devons prendre soin de cet ensemble. Il est tout aussi stupide de nier nos capacités. Nos capacités à nous extraire de cet ensemble ou a le sauver nous place de facto a part. Quand les ours polaires feront des associations de défense des inuits ou s’inquiéterons de la disparition des phoques barbus, on pourra discuter le constat.

      Il faut sortir du tout bio ou tout science : c’est la même grille de lecture technologique : le « systèmes de lien biologique » . Vous ne connaissez vos champignons, vos bactéries et leur lien biologique que parce qu’il y a une technique qui rationalise.

      Il faut grandir pour adopter une vision stéréoscopique. C’est un devoir.

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      • Subotai // 26.07.2020 à 19h16

        J’ai une question en réponse 🙂
        C’est l’été (chez vous), êtes au bord de la mer, tranquille, vous entrez dans l’eau pour un petit bain.
        Voici la question:
        Comment fait on la planche?

        Ceci est une métaphore de l’humanité dans sur la planète et dans le Cosmos… 🙂

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        • Brosse a Dante // 27.07.2020 à 19h01

          Bof. Métaphore de touriste en congé payé. Notre société manque décidement d’imagination. Si l’homme et l’homme et le cosmos la mer. Pourquoi faire la planche, passivement, alors que l’homme nage, plonge, avec et sans équipement, avec bouteille ou sous-marin. Au-dessus il rame, fait du jetski, de la voile, de l’hydroptère… il voyage sur et sous sa surface malgrè que cet élement ne soit pas le sien. La mer a toujours appelé l’homme pour qu’il aille voir de l’autre côté de l’horizon. Elle l’inspire, lui fait composer des des chants, vivre des aventures, fait faire des oeuvres picturale, il lui a même rendu des cultes. L’homme est ainsi.

          Si c’est la question de l’equilibre qui vous turlupine, croire que vous ne savez que ce que vous avez appris. Certaines choses font partie de nous, voyez les bébés nageurs. Il faut commencer par vaincre son appréhension et cesser d’etre passif. L’eau necessite d’etre a l’écoute, de nous même dans l’environnement. Le naturel suis. Changez de paradigme, vous aurez moins peur. Tenir en équilibre est naturel, tomber aussi.

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  • LibEgaFra // 25.07.2020 à 07h57

    « d’estimer la valeur totale des biens et services fournis gratuitement par la nature »

    Pas de chance, cette valeur n’a d’intérêt pour l’écocide capitaliste que si elle est une ressource et peut être transformée rapidement en pognon de dingues, même en la détruisant. Ce qui importe au capitaliste écocide c’est le rapport de domination par rapport à ses congénères que cette exploitation va permettre. L’homme au sommet de la création et certains hommes au sommet de l’humanité. On en est là et ce n’est pas près de changer, hélas!

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    • Bouddha Vert // 26.07.2020 à 11h21

      La thématique de l’écocide capitalistique est peut être à nuancer, de nombreux exemples historiques nous indiquent qu’il n’est pas nécessaire de désirer un pognon de dingue pour massacrer notre planète…
      Les meilleurs intentions du monde peuvent y suffire, il suffit de ne pas avoir conscience des conséquences de nos actions sur un monde que l’on ne comprend pas:
      Mancebo donne un exemple avec le potlatch pratiqué sur l’ile de pâques:
      https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs_au_lycee/le_developpement_durable_francois_mancebo.6957

      Mignerot explique les conséquence d’une humanité ayant « échappé » à la régulation naturelle:
      https://www.youtube.com/watch?v=nZ0gPsuwZ3A

      Schreiber donne à comprendre comment l’agriculture antique a transformé le pays où coule le lait et le miel en déserts et comment le reste du monde perpétue des pratiques mortifères:
      https://www.youtube.com/watch?v=bzH9N_X0PdQ (A partir de 10 minutes lorsque l’on est pressé…).

      Etc…

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      • Dominique Gagnot // 26.07.2020 à 22h03

        Ne pas confondre l’époque précédant le capitalisme financiarisé (depuis 50 ans) et l’avant.
        Avant les dégâts infligés à la nature étaient seulement motivés par une amélioration des conditions de vie.

        Depuis 50 ans, la destruction des ressources naturelles est érigée en système qui s’oppose au développement durable, car tout ce qui irait en ce sens réduirait les profits nécessaires à la compétitivité… (sauf exceptions négligeables)

        (je ne crois pas que les vidéos en lien le mentionne, ils n’ont pas compris ce qu’est ce capitalisme, et tabou de le remettre en question :/ )

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        • Bouddha Vert // 26.07.2020 à 23h12

          Vous avez certainement raison, cependant le résultat est le même, la planète nous supporte mal et elle commence à s’ébrouer, non?
          Vous semblez apprécier de couper les cheveux en 4!

          Comme je désirais éviter tout écueil, c’est la raison pour laquelle il m’est apparu important de mettre également en lien l’analyse de Mignerot, mais vous laissez entendre que vous n’en avez regardé aucune…

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          • Dominique Gagnot // 26.07.2020 à 23h44

            J’ai regardé les 3 vidéos en zappant rapidement. Jamais notre système capitaliste n’est clairement désigné, (y compris par Mignerot) alors que tout part de là, et il n’y a pas de solution dans ce contexte. http://bit.ly/tragédiecapitaliste
            Tourner constamment autour du pot (inconsciemment) revient à noyer le poisson, ce qui est clairement contre-productif.

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            • Bouddha Vert // 27.07.2020 à 11h45

              Vous avez cette fois-ci entièrement raison, il n’est absolument pas question de capitalisme dans les démonstrations ici proposées puisque mon intervention visait justement à démontrer qu’il n’est pas la seule, ni l’unique cause d’un modèle écocidaire!
              Le marteau que vous utilisez systématiquement pour construire votre pensée vous fait regarder le monde comme un clou.
              Or notre humanité utilise également les cordages, colles, chevilles, agrafes, vis et autre boulon…

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            • Dominique Gagnot // 27.07.2020 à 13h23

              C’est vrai. Je dirais plutôt que notre système capitaliste est une prison dans laquelle on peut analyser nos malheurs de prisonniers, et tenter d’utiliser de la colle, des agrafes…
              Mais tant que l’on sera prisonniers cela n’ira pas loin.

              Si on ne comprend pas un problème, on a peu de chances d’en sortir. C’est d’ailleurs pour ça que l’on est dedans depuis en particulier ces 50 dernières années.
              Mon obstination.est proportionnelle à cette inconscience.

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  • Dominique Gagnot // 25.07.2020 à 08h37

    La recherche systématique de profits conduit à organiser le pillage des ressources terrestres et humaines.
    Notre système capitaliste est – de par son principe – écocide !

    Protéger, et mieux encore, réparer les dégâts déjà commis suppose de déclarer les Ressources premières (et la Terre elle même pour le symbole) propriété lucrative collective de l’humanité, et non plus privée.

    Voir la démonstration et son application ici : « Comprendre la tragédie capitaliste, Imaginer le système d’Après! » PDF à partager : http://bit.ly/tragédiecapitaliste

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  • Patrick // 25.07.2020 à 13h19

    Proposition stupide.
    Il faudrait d’abord pouvoir qualifier juridiquement ce qu’est un écocide et à quel moment il commence ( tuer une fourmi par exemple ).
    Les 150 propositions sont totalement idiotes , mais le pire c’est que Macron va s’appuyer dessus pour nous imposer des choses dont nous ne voulons pas.

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    • Serge F. // 25.07.2020 à 15h10

      Réponse à votre commentaire supprimé sur l’article « Climat : Bilan définitif de température globale pour juin 2020 ». Votre commentaire :

      La pollution a fortement baissé, c’est vrai.
      Pour les tenants du CO2, ça ne pouvait pas changer grand chose.
      N’oublions pas que le CO2 émis par les activités humaines ne représente
      que 3% des émissions ( source Wikipedia ), donc même en les diminuant
      l’activité de 50% ça ne représente que 1,5% , soit peanuts

      Ma réponse :

      Bien que le numérique (au sens des technologies de l’information et de
      la communication) ait tendance à être considéré comme « virtuel » ou «
      immatériel », son empreinte carbone est loin d’être négligeable, en
      raison de la forte consommation énergétique qu’il implique. Ainsi, il
      correspondrait à 3,7% des émissions mondiales de gaz à effet de serre
      en 2018 selon The Shift Project et à 3,8% en 2019 selon GreenIT (source
      Wikipedia).

      Wikipedia…

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  • JBB // 25.07.2020 à 23h16

    Pour être honnête avec le numérique il faudrait prendre en compte tout ce qu’il remplace et donc toute la pollution évitée. Un smartphone remplace toute une ribambelle d’équipements (calculatrice, lampe de poche, radiocassettes, caméscope, réveil … et même TV ou ordinateur pour certains), le numérique permet d’économiser des déplacements,du papier .( et aussi pellicules, CD/DVD, K7 ….)
    Personnellement, le numérique occupe bien plus que 3.7% de ma vie, donc les 3.7 de CO2 ne me choquent pas.

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    • ouvrierpcf // 26.07.2020 à 13h22

      je ne sais pas pour vous mais dans les années 2000 avec le numérique on nous avait prédit le zéro papier ;On a vu et on voit …encore plus de papier ;test pratique au supermarché du coin 5cm ² de papier de ticket de caisse minimum pour un article de 0.67 euro de mouchoir… en en papier… bien sur papier venu de Chine bien sur 8000km de transport 120 heures de manipulation par 17 engins thermiques bien sur ou électro rechargeables par batteries jetables et non dégradables en moyenne Bonjour les 3.7% sur cet article on continue? j’en ai d’autres Pour le bureau regardez les poubelles de la Défense allez y faire un tour JBB c’est instructif

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      • Dominique Gagnot // 26.07.2020 à 22h35

        Le numérique permet d’accroître les flux de toutes sortes, et donc les profits et le gaspillage qui va avec… voulus par notre système capitaliste.
        Encore une fois c’est le système capitaliste qui est à remettre en question, pas la technologie qui en elle même permet(trait) des améliorations considérables, y compris pollution.

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