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19.janvier.202019.1.2020 // Les Crises

Le fiasco diplomatique des médiations françaises – Par Jean Daspry

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Source : Proche & Moyen-Orient, Jean Daspry, 06-01-2020

« Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde » nous rappelle toujours avec autant de pertinence le prix Nobel de littérature, Albert Camus. Et, c’est en partie, pour cette raison, que la diplomatie française se fourvoie régulièrement sur des chemins de traverse, au mieux ; s’enferme dans des impasses, au pire. À titre d’exemple, elle semble ignorer la signification des principaux concepts que l’on enseigne aux étudiants dans leurs premiers enseignements de relations internationales. Un terme, celui de médiation vaut le détour diplomatique. « Entremise destiné à mettre d’accord, à concilier ou à réconcilier des personnes, des parties ». Telle est la définition du terme médiation que nous livre le petit Robert 1. Il précise qu’il renvoie à d’autres concepts tels ceux d’arbitrage, de conciliation, d’entremise, d’intermédiaire, d’intervention. Il poursuit par Offrir, proposer une médiation. Il évoque ensuite la procédure de conciliation organisée par le pacte de la SDN, puis par la charte de l’ONU1.

De manière didactique, il renvoie au fait de servir d’intermédiaire. Depuis qu’Emmanuel Macron a pris en main la conduite de la diplomatie française – au passage, relevons que ce n’est pas son rôle qui devrait se cantonner à la détermination de la politique étrangère -, il s’est mis en tête de régler une multitude de différends internationaux du haut de ses quarante-deux ans. L’inspecteur des Finances de formation qu’il est, semble éprouver quelques difficultés à manier la langue diplomatique et à jongler avec ses subtilités. Il se voit en médiateur universel des crises de la planète. Force est de constater que ces entreprises – fort louables au demeurant dans l’absolu – font régulièrement flop. Lancées au rythme de la cavalerie, elles s’achèvent au pas de la Légion. Quatre exemples très concrets (Libye, Syrie, Liban, Iran) éclairent utilement notre lanterne de béotien de la diplomatie de la dentelle.

L’ÉCHEC DE LA MÉDIATION LIBYENNE : BRAVO EMMANUEL MACRON

Qui se souvient encore des deux happenings organisés par le président de la République lui-même pour mettre un terme à la guerre sans fin en Libye déclenchée par l’un de ses vibrionants prédécesseurs, Nicolas Sarkozy, inspiré par le philosophe-stratège, BHL2 ? Il nous expliquait avec force conviction que la présence à Paris des deux frères ennemis libyens qui avaient accepté le principe de la tenue d’élections avant la fin de l’année 2018 constituait le gage d’une fin imminente de la guerre civile dans ce pays. Tout va très bien madame la marquise mais à part cela, il n’y a jamais eu d’élections et le cauchemar se poursuit à l’échelle 10. Le pays se transforme en champ clos de règlements de comptes, non seulement entre multiples factions libyennes, mais aussi entre supergrands (États-Unis, Chine, Russie) et entre puissances régionales (Arabie saoudite, Egypte, Turquie récemment). Ne parlons pas de l’incapacité de l’ONU3 à y ramener la paix et à l’Union européenne4 d’y apporter sa pierre à l’édifice ! Le moins que l’on puisse dire est que l’on ne voit pas qui pourrait faire avancer la cause de la sécurité et de la paix dans le pays et dans son voisinage immédiat. Ce ne sera certainement pas la France arrogante et incompétente de nos diplomates amateurs.

Résultat : Où en est aujourd’hui la Libye après la médiation jupitérienne ? Au cœur d’un chaos aussi indescriptible qu’inextricable5. Emmanuel Macron en est contraint d’en appeler à la retenue d’Ankara qui envisage de dépêcher sur place un corps expéditionnaire pour mettre de l’ordre dans la pétaudière libyenne. Bravo Manu pour cette diplomatie de gribouille.

L’ÉCHEC DE LA MÉDIATION SYRIENNE : BRAVO FRANÇOIS SÉNÉMAUD

Qui se souvient encore de l’annonce jupitérienne en pleine conférence des ambassadeurs et des ambassadrices (parité oblige) en un beau mois d’août 2017) sur la Syrie ? Ce ne sont certainement pas les perroquets du service de la com’(édie) de l’Élysée qui s’en chargeront pour le bien de l’humanité. Emmanuel Macron déclarait à la face du monde qu’il voulait en finir, une bonne fois pour toutes, avec les errements coupables de ses deux prédécesseurs incompétents en Syrie. Nous allions voir ce que nous allions voir. La France allait redevenir la puissance médiatrice incontournable pour régler définitivement l’interminable conflit syrien. Pour cela, il disposait d’un joker auquel aucun diplomate n’avait pensé. Il désignait notre ex-ambassadeur à Téhéran, l’excellent François Sénémaud comme son représentant personnel pour le dossier syrien. Une sorte de missi dominici, de plénipotentiaire chargé de sillonner la planète pour porter la bonne parole jupitérienne, pour apaiser les maux du peuple syrien et causer d’égal à égal avec Russes, Turcs et iraniens qui monopolisaient la lumière dans ce pays martyrisé, outragé mais pas encore libéré. Finis les rigolos d’ambassadeur en charge de la Syrie du nom d’Éric Chevallier (recasé comme ambassadeur au Qatar puis au centre de crises) ou de Franck Gellet (recasé comme ambassadeur au Qatar). Les mouches allaient changer d’âne. Le perroquet du président allait faire bouger les lignes en Syrie. Depuis, François Sénémaud est aussi invisible qu’inaudible. Il doit s’activer dans l’ombre lui qui occupa d’importantes fonctions à la DGSE et tirer quelques ficelles derrière les rideaux. Or, nous en sommes toujours au même point, la France n’ayant toujours pas décidé de rouvrir son ambassade à Damas.

Résultat : On l’aura compris, la France ne pèse toujours rien dans le règlement du dossier syrien. Et, elle n’est prête de rejouer le rôle qui fut le sien en raison de son mandat de l’après première guerre mondiale. À défaut de faire de la diplomatie, de jouer dans la cour des grands, il faut sauver d’urgence le soldat Sénémaud, prisonnier derrière les lignes étrangères et dont l’électroencéphalogramme diplomatique est plat. Nous sommes à l’évidence dans l’urgence sanitaire et dans la farce jupitérienne. Pas très glorieux pour notre nouveau Pic de la Mirandole du XXIe siècle.

L’ÉCHEC DE LA MÉDIATION LIBANAISE : BRAVO CHRISTOPHE FARNAUD

En pleine crise de la rue arabe à Beyrouth, qui a conduit à la démission du premier ministre libanais, Saad Hariri, héritier d’une richissime famille de bienfaiteurs de feu l’économiquement faible, Jacques Chirac dont Emmanuel Macron chantait, il y a peu encore, les louanges dans la Cour de l’hôtel national des Invalides, la France éternelle s’active. Tout va mal à Beyrouth, on délègue un pompier de qualité pour éteindre le feu et ramener les hordes sauvages de manifestants à la raison. On y expédie séance tenante un grand homme par la taille (Cf. son personnage parfaitement croqué dans la bande dessinée Quai d’Orsay), par l’intelligence (énarque, normalien), par les réseaux (villepiniste), par la plume (dans la meilleure tradition des diplomates écrivains) … pour y conduire une brillante médiation entre les parties concernées… qui n’ont, du reste, rien demandé à la France. Un Talleyrand des temps modernes ne peut que réussir ce qu’il entreprend. Manque de chance, la rue arabe n’apprécie pas trop qu’on s’ingère dans ses affaires de famille. Elle le fait savoir en allant crier sa colère, sa réprobation devant les locaux de l’ambassade de France dirigée par un certain Foucher (cela ne s’invente pas !). Le grand homme prend ses jambes à son cou et reprend le chemin de Paris après avoir connu son chemin de Damas passant par Canossa. Exit la médiation bidon de la France au Liban !

Résultat : La médiation Farnaud a fait pschitt et le grand diplomate s’en est retourné, comme il était venu, à ses chères études, à savoir celle de directeur de la direction Afrique du Nord-Moyen-Orient, ANMO pour les connaisseurs. Comme en Syrie, la France ne pèse plus rien au pays du cèdre. Encore, un immense succès diplomatique à mettre au crédit de notre diplomatie d’influence, le « soft power » à la française. Mais, Christophe Farnaud n’a pas encore dit son dernier mot. On pourrait le renvoyer à Beyrouth pour tenter une délicate médiation entre le Liban et le Japon dans l’affaire Carlos Ghosn ! Qui sait, tout est possible dans une République en marche vers le chaos intérieur dont se moque Donald Trump.

L’ÉCHEC DE LA MÉDIATION IRANIENNE : BRAVO EMMANUEL BONNE

On connait les conditions dans lesquelles Donald Trump a déchiré l’accord nucléaire avec l’Iran du 14 juillet 2015, a décidé de sanctionner Téhéran pour le développement de son programme de missiles, pour son ingérence au Moyen-Orient (aucun de ses sujets ne figurant dans l’accord de Vienne). Après quelques borborygmes inaudibles, les Européens se sont allongés devant le maître de la Maison Blanche, reprenant à leur compte le nouveau Diktat de l’Oncle Sam en dépit d’un pseudo-mécanisme pour continuer à commercer avec l’Iran. Les entreprises européennes présentes sur le territoire iranien se sont empressées de plier armes et bagages pour ne pas subir les foudres de l’extraterritorialité du droit américain. Mais, heureusement, Zorro-Macron est arrivé avec sa médiation bidon entre Téhéran et Washington et son médiateur de haut vol, Emmanuel Bonne (ex-ambassadeur à Beyrouth, ex-directeur de cabinet du ministre des étranges affaires et, désormais, conseiller de Jupiter pour les affaires extérieures). Et, la machine médiatique tourne à plein régime. On fait venir le ministre iranien des Affaires étrangères à Biarritz en marge du G7 pour l’amener a quia. Il aurait compris qu’il n’avait d’autre choix que de plier. Quelques semaines plus tard, les barbouzes françaises s’activent à Manhattan, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, pour tirer des lignes téléphoniques entre les hôtels – vraisemblablement truffés de micros de la CIA – des présidents américain et iranien. Mais rien n’y fait, il y a toujours de la friture sur la ligne et la conversation ne peut avoir lieu. Encore, une nouvelle médiation foireuse pour la diplomatie française. Alléluia. Mais, les Iraniens ne nous en veulent pas, considérant que nous sommes les paillassons de l’Amérique. Pour se rappeler à notre bon souvenir, ils continuent à retenir dans leurs geôles hospitalières un chercheur (français, Roland Marchal) et une chercheuse (franco-iranienne, Fariba Adelkhah) accusés d’espionnage6. On appuie où cela fait mal. La convocation de l’ambassadeur de Perse à Paris n’y change pas grand-chose, pas plus qu’un vulgaire éditorial du Monde7.

Résultat : le clergé médiatique en est contraint de sonner l’halali, de constater le piteux échec de ce qui nous était annoncé depuis Biarritz comme un coup de maître diplomatique Jupitérien8. On avait oublié, du côté du château de l’Élysée, qu’il ne fallait jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. La médiation française a fait flop pour une raison simple qui est la suivante : l’agitation française brouillonne sur le dossier iranien ne remplissait aucune des conditions d’une médiation stricto sensu. Quant au camarade syndiqué République qui marche sur la tête et en arrière, Emmanuel Bonne, il va très bien. Il continue de diriger d’une main de fer la cellule diplomatique de la présidence de la République. Une grande ambassade lui est promise à l’issue de son séjour à l’Élysée. Il l’a méritée de la patrie toujours très reconnaissante pour ses zélés serviteurs.

Ce festival de fiascos des médiations françaises qui affecte Emmanuel Macron et sa cohorte de diplomates courtisans ne l’interpelle pas. Il est vrai que « le macronisme es une politique de l’insensible »9. On pourrait même ajouter que le macronisme pratique avec maestria la diplomatie du vibrionisme. Plus spécifiquement, nos grands esprits ne savent manifestement de quoi ils parlent lorsqu’ils utilisent le terme de « médiation »10. C’est une pratique qui vise à définir l’intervention d’un tiers pour faciliter la circulation d’information, éclaircir ou rétablir des relations. Ce tiers neutre, indépendant et impartial, est appelé médiateur. La définition de cette activité varie selon les contextes d’application. Néanmoins, des constantes existent à chaque fois qu’un tiers intervient pour faciliter une relation ou la compréhension d’une situation et des éléments de pédagogie et de qualité relationnelle se retrouvent dans les pratiques de la médiation11. Dans le domaine des relations internationales, elle a pour objectif de mettre fin à un différend entre deux ou plusieurs États grâce à l’intervention d’un État tiers qui tente de rapprocher des points de vue antagonistes. À titre d’exemple récent, on peut citer la médiation particulièrement discrète du Saint-Siège, durant plusieurs années, qui a conduit au rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis. Quelles sont les conditions objectives d’une bonne médiation ? Pour être promise à quelque chance de succès, une médiation internationale obéit à plusieurs règles : la discrétion si ce n’est le secret pour permettre aux différentes parties de ne pas perdre la face en cas d’échec et aussi le plus grand silence sur les pensées personnelles du médiateur ; la confiance absolue des parties en conflit au médiateur ; et par voie de conséquence, l’impartialité absolue du médiateur dans le traitement du litige et des parties ; la grande habileté du médiateur en termes de méthode qu’il entend adopter et d’objectif qu’il entend poursuivre pour parvenir à ses fins ; la persévérance et la ténacité pour ne pas céder au risque d’abattement consécutif aux critiques croisées des parties au conflit… Tels sont les ingrédients indispensables au succès du cocktail nommé médiation ! La vaste opération française tous azimuts peut-elle être qualifiée de médiation ? La réponse est clairement négative. Ceci explique parfaitement la diplomatie du fiasco des médiations françaises. Dans un monde où règne l’irrationnel, il faut savoir rester modéré avec passion.

Jean Daspry
6 janvier 2020

1 CHAPITRE VI : RÈGLEMENT PACIFIQUE DES DIFFÉRENDS

Article 33 1. Les parties à tout différend dont la prolongation est susceptible de menacer le maintien de la paix et de la sécurité internationales doivent en rechercher la solution, avant tout, par voie de négociation, d’enquête, de médiation, de conciliation, d’arbitrage, de règlement judiciaire, de recours aux organismes ou accords régionaux, ou par d’autres moyens pacifiques de leur choix. 2.Le Conseil de sécurité, s’il le juge nécessaire, invite les parties à régler leur différend par de tels moyens.
2 Bernard-Henri Lévy, La guerre sans l’aimer. Journal d’un écrivain au cœur du printemps libyen, Grasset, 2011.
3 Frédéric Bobin (propos recueillis par), Ghassan Salamé : « La crédibilité des Nations unies est en jeu en Libye », Le Monde, 31 décembre 2019, p. 4.
4 Éditorial, En Libye, un échec européen, Le Monde, 31 décembre 2019, p. 25.
5 René Backmann, Libye : en violation de l’embargo de l’ONU, les alliés des deux camps alimentent la guerre, www.mediapart.fr , 21 décembre 2019.
6 D.J., Les perses murailles, Le Canard enchaîné, 31 décembre 2019, p. 8.
7 Éditorial, L’Iran doit libérer les chercheurs étrangers, Le Monde, 1er – 2 janvier 2019, p. 24.
8 Allan Kaval/Piotr Smolar, Iran : échec de la médiation française, Le Monde, 22-23 décembre 2019, p. 2.
9 Myriam Revault d’Allonnes, « Le macronisme est une politique de l’insensible », Le Monde, 17 décembre 2019, p. 32.
10 Jean Daspry, Médiation : de quoi parle-t-on ?, www.prochetmoyen-orient.ch , 27 novembre 2017.
11 www.wikipedia.org/wiki/Mediation

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Source : Proche & Moyen-Orient, Jean Daspry, 06-01-2020

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Commentaire recommandé

Catalina // 19.01.2020 à 07h52

Macron a comme un biais cognitif, il a accepté sa mission de détruire le pays et « en même temps », il croit faire briller ce même pays à l’international ? Faisant partie de ses employeurs car française, je ne saurai trop lui conseiller de trouver rapidement dans son entourage des gens qui ont une carrure politique, une envergure, parce que là, quand on entend les gens qu’il a nommés, franchement, vu le niveau c’est pas un gouvernement,. macron se rend-il compte de l’insanité intellectuelle de ceux qu’il envoie en première ligne, une chiappa qui semble n’être jamais sortie de chez sa manucure, l’autre qui affirme que l’Elysée ment et qui avoue mentir aussi, l’autre ministre de l’agriculture qui ne sait même pas ce qu’est un hectare et l’autre encore, la ministre du travail qui ne connait même pas le taux horaire du smic !!!! bref; ce n’est pas avec ces guignols que notre pays retrouvera une place au niveau diplomatie.

20 réactions et commentaires

  • Catalina // 19.01.2020 à 07h52

    Macron a comme un biais cognitif, il a accepté sa mission de détruire le pays et « en même temps », il croit faire briller ce même pays à l’international ? Faisant partie de ses employeurs car française, je ne saurai trop lui conseiller de trouver rapidement dans son entourage des gens qui ont une carrure politique, une envergure, parce que là, quand on entend les gens qu’il a nommés, franchement, vu le niveau c’est pas un gouvernement,. macron se rend-il compte de l’insanité intellectuelle de ceux qu’il envoie en première ligne, une chiappa qui semble n’être jamais sortie de chez sa manucure, l’autre qui affirme que l’Elysée ment et qui avoue mentir aussi, l’autre ministre de l’agriculture qui ne sait même pas ce qu’est un hectare et l’autre encore, la ministre du travail qui ne connait même pas le taux horaire du smic !!!! bref; ce n’est pas avec ces guignols que notre pays retrouvera une place au niveau diplomatie.

      +93

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  • sergeat // 19.01.2020 à 08h12

    Notre psychorigide et autocentré Macron ne comprend pas l’ADN des peuples y compris le notre,en plus de ses fiascos définis dans cet article je voudrai rajouter l’humiliation faite aux serbes lors de la commémoration du centenaire de l’armistice de 1918 :la délégation du Kosovo (qui n’existait pas à l’époque)était présente entre Merkel et Trump,celle de la Serbie sur une estrade secondaire,de plus les drapeaux des pays vainqueurs étaient placés à notre « Dame de Paris »parmi lesquels se trouvait celui du Kosovo.Monsieur Macron connait il notre histoire ?

      +41

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  • Fritz // 19.01.2020 à 08h45

    En argot, la « position française » illustrée par nos énarques et diplomates porte un nom :
    péter plus haut que son cul.

    Désolé pour la grossièreté, mais la formule me semble adéquate. Elle est belle, la France otanisée.

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    • antoniob // 19.01.2020 à 21h00

      c’est tout à fait cela. Ce qui me surprend, c’est que les élites au pouvoir semblent victimes d’une illusion: semblent croire que la France pèserait autre chose que son siège à l’ONU pour la forme et son image, désormais détruite pour de bon, d’ancienne puissance intellectualisante et sage, image utilisée pendant un temps pour sa fonction symbolique.
      Alors que la puissance effective de la France est zéro depuis 1939/40 au moins, et son autonomie de pensée nulle.
      Pour la Syrie il n’y a aucun changement dans l’attitude post-chiraquienne: la France suit les Etats-Unis le doigt sur la couture du pantalon et cherche mordicus le changement de régime à n’importe quel prix. Cf. les jérémiades du Le Monde qui se plaignait que Hollande n’avait pas pu bombarder Damas car Obama avait hésité. Ce qui donne idée de l’ampleur du mélange de soumission et impuissance. Ou encore Le Drian qui fonce à Bagdad pour implorer la prise en charge des djihadistes français locaux après le retrait américain du Kurdistan.
      L’un des piliers de l’influence française au Levant était grâce aux écoles des pères, les réseaux locaux de la bourgeoisie chrétienne. Or les chrétiens d’Alep, Homs, Lattaquié et Damas ont été poignardés dans le dos, avec même un cardinal français qui s’en prenait aux rares témoignages des prélats syriens locaux qui avaient réussi à se faufiler dans la presse française (blocus massif du Le Monde de référence).
      A un tel niveau d’abjection, il n’y a plus de rédemption possible.

        +7

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  • Larousse // 19.01.2020 à 08h52

    Catalina si votre affirmation s’avère vrai – Macron a pour « mission de détruire le pays », alors compte tenu de ses réformes et évidemment la dernière en vue. Il faudra faire un bilan global et comptable.
    Et s’il s’avère que ses réformes ont appauvri le pays, que celle sur les retraites est une usine à gaz qui coûte plus cher et appauvrit les Français. Il faudra bien décider de juger pour haute trahison des intérêts de la Nation ce président et son gouvernement et tous les députés qui l’ont soutenu et ont voté des lois que l’on pourra déclarer « scélérates ».
    Ce type de procédure a toujours existé dans l’Histoire de tous les pays.. Il ne sert à rien de crier à tue-tête « démission.. »…

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    • sergeat // 19.01.2020 à 09h47

      « Macron détruit le pays »,n’oubliez pas que quand on veut vendre et favoriser ses amis financiers il vaut mieux qu’au niveau comptables tout soit en déficit et comme cela on vend ce qui appartient aux français pour une poignée de cacahuètes:la SNCF déjà en SA sera dévalorisée par les experts de Bercy et l’on retrouvera le schéma des autoroutes mais en pire,la Sécurité sociale d’après la cour des comptes 20 millions de cartes vitale circulent en trop (arnaque estimé à 40 milliards d’euros on appellera les mutuelles à la rescousse(pour info les frais de gestion de la sécurité sociale sont de 6 pour cent ceux des mutuelles de 25 pour cent),pour les retraites personne ne comprend pourquoi en 2027 il y aura un déficit de 12 milliards (il suffirait de réindustrialiser le pays) mais les financiers voient le potentiel de cette manne(Black Block est l’un des plus gros actionnaire de la Société Générale qui gère une partie des retraites),…….regardez ce qui s’est passé depuis Macron dès Hollande:Alstom,Alcatel,Technip,Latécoère,…sans parler de Renault alors que simple ministre il a monté la part de l’état sans en informer Nissan pour tout mettre maintenant sur le dos de Carlos….
      Que ce monsieur arrête de gérer la France comme un conseil d’administration d’une banque d’affaire car la France appartient aux français et non à son conseil d’administration et d’amis .

        +26

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      • Larousse // 19.01.2020 à 20h01

        Est-il question de laisser Bercy faire le bilan comptable ??? Sûrement pas !!! Un tel bilan n’est nullement envisageable sérieusement, objectivement dans l’appareil d’Etat actuel (au service de la ploutocratie française – Vinci, Suez, Bouygues, Eurovia, Veolia, etc…) Ce serait se tirer une balle dans le pied… Ce bilan ne se fera que dans le cadre d’un Commissariat Extraordinaire de Salut Public, hors même une Cour des Comptes (imprégnée d’idéologies néolibérales).
        Il s’agit effectivement d’un bilan mené par un Etat rénové par l’autogestion et le contrôle des citoyens… Donc je ne me fais aucune illusion sur le délai pour voir une telle perspective… La France est mal barrée ça c’est plus réaliste…

          +6

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        • clauzip12 // 20.01.2020 à 22h51

          « LA DESTRUCTION DE L’ÉTAT,DE LA FRANCE »Tel est malheureusement le fil conducteur qui permet de percevoir,comprendre la rationalité des politiques et actes de Macron!
          Ainsi nous pouvons déterminer les actions à venir.
          Plus tôt que de s’alarmer,à juste titre,il me parait important de répéter sans cesse ce théorème.
          Il est important que soient perçues les incidences et profits qu’engendre la politique dont il est l’exécutant,que soient intégrées en permanece les multinationales et entreprises dont les profits ne cessent de croitre.
          La totalité des services publics sont privatisables et le seront,dans les orientations de l’UE.
          Nous devons nous comporter en sachant que toute évolutions prônée a pour finalité,non l’intérêt des français,mais celui d’entités autres sans patrie,sans éthique,sans morale avec finalité,le profit maximum pour le plus petit nombre.

            +4

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        • clauzip12 // 20.01.2020 à 22h52

          « LA DESTRUCTION DE L’ÉTAT,DE LA FRANCE »Tel est malheureusement le fil conducteur qui permet de percevoir,comprendre la rationalité des politiques et actes de Macron!
          Ainsi nous pouvons déterminer les actions à venir.
          Plus tôt que de s’alarmer,à juste titre,il me parait important de répéter sans cesse ce théorème.
          Il est important que soient perçues les incidences et profits qu’engendre la politique dont il est l’exécutant,que soient intégrées en permanence les multinationales et entreprises dont les profits ne cessent de croitre.
          La totalité des services publics sont privatisables et le seront,dans les orientations de l’UE.
          Nous devons nous comporter en sachant que toute évolutions prônée a pour finalité,non l’intérêt des français,mais celui d’entités autres sans patrie,sans éthique,sans morale avec finalité,le profit maximum pour le plus petit nombre.

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    • papyscoot // 19.01.2020 à 12h47

      commençons si vous le voulez bien par le dossier Alstom, qui pour moi n’est rien d’autre qu’une forfaiture ( pour éviter l’emploi de Haute trahison).

        +17

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  • weilan // 19.01.2020 à 08h54

    Je pense que toute personne moyennement sensée et vaguement réfléchie a compris depuis belle lurette le caractère du sieur Macron. Inutile d’en rajouter moult commentaires !
    De Charybde en Scylla, nous eûmes Hollande succédant à Sarkozy. Mais après Scylla, les ténèbres….?

      +15

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  • Louis Robert // 19.01.2020 à 10h25

    Rien sur la magnifique, et durable médiation UKRAINIENNE?

    Ce modèle de fiasco permanent au passif de la France (catégorie poids plumes) méritait bien pourtant quelques lignes discrètes, non?

    Passait

    Le passant

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  • François Marquet // 19.01.2020 à 10h43

    Chers diplomates, allez prendre des cours avec Sergei Lavrov. Il ne réussit pas toujours (Haftar a récemment quitté une négociation en cours) mais a quelques succès à son actif. Il est reconnu comme un médiateur honnête et pragmatique, et les parties en conflit se déplacent à Moscou ou Sotchi. Et malgré sa grande culture et son expérience, il n’est pas donneur de leçons.

      +34

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  • Owen // 19.01.2020 à 11h53

    Ce qui fait mal, quand même, c’est le contraste entre la politique extérieure et celle intérieure.

    On a vite compris avec ses papouilles à la Maison Blanche sur un rhinocéros qu’on a affaire à un charlot. Et que celui qui a pour activité de brader les biens économiques du pays ainsi que sa souveraineté, ne peut pas demander aux autres pays qu’on respecte le sien.

    Et c’est le même qui a enfilé l’élection présidentielle comme dans du beurre avec un discours aussi convainquant qu’un vendeur chez Darty. Le même qui déroule son programme de commissaire priseur sans que personne ne puisse le freiner.
    Notre opinion est faite à l’égard des médias, mais les GJ ont montré aussi que les services de la république, police, justice, direction de la Salpetriere… recèlent des floppées de petits caniches prêts à japper à qui mieux mieux pour Grand Caniche. Même les préfets (de préfectures) ont été réduits en poussière par celui qui a regardé devant les journalistes la vidéo du FDO donnant un coup de matraque sur la tête d’un manifestant à Besançon, pour dire, sourire béat devant la caméra: « je n’ai pas vu qu’il a donné un coup de matraque ».

    Si Grand Caniche décide d’envoyer une bombe atomique en Russie, les médias et les petits caniches vont dire quoi ? Il a raison, le maître du Kremlin est un méchant ?

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  • max // 19.01.2020 à 12h42

    J’ai le sentiment que E Macron (Président de la République) gère les affaires étrangères comme les affaires internes et en cela il commet un péché d’orgueil comme d’autres avant lui (Hollande et Sarkozy notamment).
    Que l’on se souviennent de ses affirmations sur le Brexit et le droit des Britanniques à disposer d’eux même, de ses longues discussions inutiles en marge du G7 avec D Trump ou ses leçons édifiantes a l’Italie et a d’autres pays de l’Europe centrale ou Nordique, ca n’a tout simplement pas fonctionné.
    Ses objectifs n’étaient peut-être pas mauvais mais on ne discute pas avec des représentants de pays étrangers comme on discute avec Laurent Berger (CFDT) ou même Philippe Martinez (CGT).
    Il aura beau avoir bradé certains fleurons de l’industrie Française a des firmes des USA, il n’aura jamais la moindre reconnaissance de D Trump, il doit s’y faire.
    La diplomatie, ce sont des rapports de forces et dénigrer/menacer le camp d’en face, comme trop souvent il le fait, n’est pas faire preuve de sagesse.
    Actuellement les rapports de forces principaux se font entre (par ordre alphabétique) la Chine/Russie/USA les autres pays étant souvent de simples spectateurs ou penchant d’un côté ou de l’autre.

      +8

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  • Christian Gedeon // 19.01.2020 à 14h54

    Sarraj est foutu. Quand on se met à réclamer une force internationale c’est qu’on sent la fin arriver. Comme disait ma tante Claire, il l’a dans le c.l lulu

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  • Philou // 19.01.2020 à 17h41

    De de Gaulle à Macron, de l’infini à zéro ; 62 ans de Ve République permettent de vérifier cette implacable loi d’entropie politique : chaque président a réussi le tour de force d’être pire que son prédécesseur et d’abaisser toujours plus la France ; une seule certitude : le prochain (la prochaine) sera pire que Micron et la France ne sera plus rien… 2022, dernière sortie avant la sortie de route définitive…
    https://www.youtube.com/watch?v=t7QTeYsEWkU
    (de Gaulle et l’Otan)

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  • Seraphim // 20.01.2020 à 02h37

    Plus largement que la diplomatie, c’est l’arrivée fracassante de Macron sur la scène internationale qui pose problème. Ce qui me fascine, c’est que le candidat n’ait parlé que de politique intérieure, de sécurité et autre laïcité, puis, soudain, à peine élu, tout ce bric à brac théorique est soit jeté aux orties soit refilė au 1er ministre et « lui président » ne s’occupe plus que de politique étrangère! Pour laquelle il n’a ni expérience ni connaissances. Pas de séjour prolongé à l’étranger, pas de connaissance des langues ou des cultures, 3 godelureaux de 30 ans comme « conseillers », avec une arrogance de premier de la classe (par chance qui plus est) comme seule référence et recours! Comment cela peut-il fonctionner? Des ministres carpettes déboulés tout droit de la région Bretagne à la Syrie et au Yémen, des consultants tous atlantistes qui pérorent sur la Chine et la Russie, au mieux ça peut faire un théâtre de clowns, au pire des bombardements tous azimuts!

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  • Renaud // 20.01.2020 à 18h52

    Le fiasco micronien, non seulement dans le domaine diplomatique comme ici, mais aussi rien moins que dans la domaine de la santé publique.
    Dans l’affaire dite Joyeux-Fourtillant, le faux pas de Madame Agnès Barzyn ministre de la Santé Publique en dit long sur son incompétence en la matière, une de plus, de l’équipe Macron.
    Cet entretien (audio) ci-dessous de 52 minutes avec Henri Fourtillant, qui a été toute sa carrière professeur en médecine et en pharmacologie, éclaire entre autre sur la mainmise de l’industrie pharmaceutique dont l’ombre masque des manquements aux grave conséquences sur les innombrables gens qui ont le plus besoin de soins sains.

    https://soundcloud.com/radiolibertes/intoxication-par-laluminium-le-journal-de-la-replique-avec-j-b-fourtillan-du-080120

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  • max // 21.01.2020 à 10h01

    Encore une fois E Macron et B Lemaire se sont inclinés devant D Trump : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/taxe-gafa-macron-et-trump-saccordent-sur-le-prolongement-des-négociations/ar-BBZ9LY6?li=BBkGbOY
    Ce n’est pas surprenant en soit mais pourquoi avoir fait toutes ses phrases guerrières (droit dans les yeux) pour finalement céder ?
    La différence principale entre la France et la Chine et Russie est que la France est un appendice des USA.
    Pour la Russie, elle a dû consentir de douloureux sacrifices pour s’affranchir fortement du $ pour maintenir son pouvoir de décision.
    Pour la Chine elle est la 1ere puissance commerciale et industrielle du monde https://www.unz.com/article/china-number-one-economic-power-for-half-decade-dashes-on/
    La France d’aujourd’hui n’est plus depuis longtemps celle du Général.

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