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16.février.202016.2.2020 // Les Crises

Le gouvernement britannique est-il prêt à définir le boycott d’Israël comme étant « antisémite » ?

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Source : Middle East Eye, Ben White, 18-12-2019

Alors qu’Israël déploie des efforts anti-BDS dans le monde entier, le gouvernement conservateur prévoit de cibler directement le mouvement…

Le Premier ministre britannique Boris Johnson s’exprimant à Londres le 17 décembre (AFP)

L’un des premiers projets de loi présentés par le nouveau gouvernement conservateur de la Grande-Bretagne empêcherait les « autorités locales de boycotter des entreprises individuelles », une mesure qui viserait le mouvement de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) dirigé par les Palestiniens.

Le manifeste électoral du Parti conservateur s’engageait en effet à « interdire aux organismes publics d’imposer leurs propres campagnes directes ou indirectes de boycottage, de désinvestissement ou de sanctions contre des pays étrangers », au motif que de telles mesures « sapent la cohésion de la communauté ».

Intensification des attaques

Pendant ce temps, Eric Pickles, l’« envoyé spécial du gouvernement britannique pour les questions post-Holocauste », a déclaré lors d’une conférence à Jérusalem dimanche que « le BDS est antisémite et devrait être traité comme tel », dans des remarques saluées sur Twitter par les Amis conservateurs d’Israël.

Selon un rapport du Jewish News Syndicate, une organisation de droite, « Pickles a déclaré que le gouvernement de Johnson rendrait le BDS illégal pour les organismes gouvernementaux et publics, une mesure qui les empêcherait de travailler avec quiconque soutient l’effort d’isolement et de sanction financière d’Israël ».

Pour l’instant, on ne sait pas exactement ce que le gouvernement prévoit ; il pourrait s’agir d’une tentative d’intimidation, plutôt qu’une nouvelle loi.

Ce qui unit de tels développements est un effort concerté du gouvernement israélien et de ses partisans pour soustraire l’apartheid à toute responsabilité

En 2016, le gouvernement a publié une note d’orientation sur les marchés publics à l’intention des autorités locales qui ne faisait que réaffirmer la politique existante, contrairement à une prétendue « interdiction des boycotts » qui avait été lancée des mois auparavant. Les restrictions imposées aux régimes de retraite des collectivités locales sont, quant à elles, contestées devant les tribunaux.

Mais des plans plus radicaux pourraient être en préparation – par exemple, interdire aux groupes pro-BDS d’utiliser les installations des autorités locales (comme on l’a vu et comme on le conteste en Allemagne).

Les événements en Grande-Bretagne s’inscrivent dans un contexte plus large d’intensification des attaques contre les Palestiniens et leurs alliés, y compris aux États-Unis et en France. Ce qui relie ces développements correspond à un effort concerté du gouvernement israélien et de ses partisans pour protéger l’apartheid de toute responsabilité.

Confusion entre antisémitisme et antisionisme

Ainsi, alors qu’Israël cimente un seul État à ségrégation raciale sur le terrain, deux tentatives connexes sont faites pour stigmatiser l’opposition internationale comme une forme d’« antisémitisme ».

Premièrement, toute action concernant la responsabilité – ne serait-ce que l’étiquetage exact des produits des colonies israéliennes, sans parler de leur boycott – constitue une « singularisation » d’Israël et est donc antisémite.

Deuxièmement, mettre en question ou critiquer l’identité d’Israël en tant qu’« État juif » en raison de ce que cela signifie pour les Palestiniens est également considéré comme « antisémite » – ce qui, dans une ère post-deux États, sera de plus en plus utilisé pour délégitimer les appels à la transformation du statu quo de l’apartheid en un seul État démocratique.

Des personnes manifestent contre l’antisémitisme présumé du parti travailliste britannique en 2018 (AFP)

Ces deux éléments font partie des définitions de l’antisémitisme utilisées pour étouffer le débat, notamment dans la rédaction du document de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA). Comme l’a écrit Jared Kushner dans le New York Times la semaine dernière : « La définition de la Remembrance Alliance établit clairement ce que notre administration a déclaré publiquement et officiellement : l’antisionisme est de l’antisémitisme. »

« Je suppose que si Kushner ou moi étions nés dans une famille palestinienne déplacée en 1948, nous pourrions avoir une vision différente du sionisme. »

– Kenneth Stern, auteur de la définition de l’IHRA de l’antisémitisme

Et l’auteur du texte sur lequel est basée la définition de l’IHRA, Kenneth Stern, s’est senti obligé la semaine dernière de dénoncer la façon dont les allégations d’« antisémitisme » sont utilisées pour attaquer la liberté d’expression légitime. « Je suppose que si Kushner ou moi étions nés dans une famille palestinienne déplacée en 1948, nous pourrions avoir une vision différente du sionisme, et ce n’est pas nécessairement parce que nous vilipendons les juifs ou que nous pensons qu’ils conspirent pour nuire à l’humanité », a reconnu Stern.

« De plus, il y a un débat au sein de la communauté juive pour savoir si être juif exige d’être sioniste. Je ne sais pas si cette question peut être résolue, mais cela devrait effrayer tous les juifs que le gouvernement [américain] définisse fondamentalement la réponse pour nous. »

La criminalisation de l’activisme solidaire

L’affirmation selon laquelle le BDS est antisémite sous-tend les efforts visant à rendre toxique ou même à criminaliser l’activisme de solidarité en Palestine. « Nous faisons avancer la législation dans de nombreux pays contre le BDS … de sorte qu’il sera tout simplement illégal de boycotter Israël », a répondu l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, en 2016.

A cet égard, le gouvernement israélien travaille aux côtés de groupes non étatiques qui se concentrent sur la diffamation envers les organisations palestiniennes, israéliennes et internationales qui dénoncent les violations du droit international par Israël, ainsi qu’envers l’attaque de toute initiative visant à obliger Israël à rendre des comptes.

Les principaux protagonistes de ces efforts sont très transparents au sujet de leurs efforts, comme vous pouvez le voir dans une vidéo d’un débat d’experts qui s’est tenu au début de l’année et auquel ont participé l’ONG Monitor, Eugene Kontorovich du groupe de réflexion de droite Kohelet Forum, Shurat HaDin, et un fonctionnaire du ministère israélien des Affaires stratégiques.

Kontorovich, par exemple, illustre l’ambivalence parmi ceux qui, en Israël, cherchent à la fois à normaliser et à faire progresser l’emprise permanente d’Israël sur la Cisjordanie occupée, y compris ses colonies illégales, tout en formulant simultanément une opposition significative à une colonisation et une annexion inadmissibles.

Une bataille à intensifier

Comme l’a dit Joshua Leifer, rédacteur en chef adjoint de Dissent Magazine, plus tôt ce mois-ci : « Alors que le paradigme des deux États disparaît enfin de la scène, le gouvernement israélien pousse des initiatives à travers le monde pour codifier l’opposition à la réalité d’un seul État comme antisémite. »

Avec le Premier ministre britannique Boris Johnson, il y a malheureusement de bonnes raisons de s’attendre à ce qu’un gouvernement conservateur entretenant des relations étroites avec l’administration Trump – et avec un cabinet comprenant des partisans d’Israël déterminés – soit désireux de jouer son rôle dans la déshumanisation envers les Palestiniens.

Ici, en Grande-Bretagne, la bataille pour insister sur l’humanité et les droits fondamentaux des Palestiniens ne fera que s’intensifier

Si cela vous semble trop fort, alors écoutez les paroles du rédacteur en chef Amjad Iraqi, qui a mis en garde la semaine dernière contre le « message effrayant » délivré par des gouvernements comme celui des États-Unis et de la France : à savoir que « les Palestiniens n’ont pas le droit d’avoir un rôle politique en tant que peuple luttant pour la justice et les droits de l’homme ».

C’est ce sombre paysage qui est contesté, et ici en Grande-Bretagne, la bataille pour faire valoir l’humanité et les droits fondamentaux des Palestiniens ne fera que s’intensifier.

Les opinions exprimées dans cet article appartiennent à l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye

Ben White est l’auteur de « L’Apartheid israélien : A Beginner’s Guide » et « Palestiniens en Israël : Ségrégation, discrimination et démocratie ». Il écrit pour le Middle East Monitor, et ses articles ont été publiés par Al Jazeera, al-Araby, le Huffington Post, The Electronic Intifada, The Guardian, et d’autres encore.

Source : Middle East Eye, Ben White, 18-12-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]Nous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation. 

Commentaire recommandé

yack2 // 16.02.2020 à 09h33

Venezuela, Cuba, Nicaragua, Russie,Syrie, Iran,Irak etc etc etc etc……Des milliers de morts dus aux embargos, des peuples asphyxiés…….Israël qui tire à balles réelles sur des manifestants, vire de l’autochtones au bulldozer tous les jours….Et vous nous parlez de 2 poids de mesures….Dans ce cas …on a changer de planète et de gravité….Non? on me dit jamais rien!

33 réactions et commentaires

  • René Fabri // 16.02.2020 à 07h08

    La guerre économique est grave, mais la guerre classique l’est davantage.

    Par exemple, dans la nuit du 13 au 14 février 2020, des missiles israéliens ont tué sept personnes à Damas.
    Au passage, on peut rire de la déclaration de Benjamin Netanyahou disant que c’était une attaque de l’armée belge.

    Ces guerres sans fin sont dramatiques pour les populations locales, et n’aident pas au vivre ensemble dans les pays où se trouvent les diasporas liées à cette région.

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  • Miss Marple // 16.02.2020 à 08h11

    Boycotter BDS ??… mais au final , quel que soit le lieu, dans les magasins ou ailleurs , les gens font ce qu’ ils veulent, non ?!….. selon les dernières statistiques économiques la consommation sur les produits quotidiens est en baisse Les gouvernements devraient plutôt se focaliser sur cette situation globale nos so citées s’ orientent vers une de croissance, vieillissement et baisse de la population mondiale

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    • Geoffrey // 17.02.2020 à 16h27

      miss, qu’est-ce qui se passe ?

      tu n’as tjrs pas compris le film ?

      les élites sont des psychopathes !!!!!!!!!!!!!!!!!!

      les peuples sont à leurs yeux des troupeaux !!!!!!!!!!!!!!

      d’abord, on prend le contrôle de l’espace, puis on traque les individus dans l’espace clôt

      à voir, le film « la 5ème vague », c’est une allégorie (comme « Avatar »)

      Geof’Rey, expert en film

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  • J // 16.02.2020 à 08h13

    Sur le principe, boycotter Israël et seulement Israël revient à dire que c’est ce qu’il y a de pire et de plus malfaisant dans le monde d’aujourd’hui, ce qu’il faut dénoncer en priorité. Sans innocenter entièrement Israël, au vu de ce qui se passe ailleurs, c’est un sacré deux poids deux mesures. Si ce deux poids deux mesures est dicté par le fait qu’il s’agit essentiellement (quoique pas uniquement) de Juifs, c’est bien de l’antisémitisme caractérisé.

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    • yack2 // 16.02.2020 à 09h33

      Venezuela, Cuba, Nicaragua, Russie,Syrie, Iran,Irak etc etc etc etc……Des milliers de morts dus aux embargos, des peuples asphyxiés…….Israël qui tire à balles réelles sur des manifestants, vire de l’autochtones au bulldozer tous les jours….Et vous nous parlez de 2 poids de mesures….Dans ce cas …on a changer de planète et de gravité….Non? on me dit jamais rien!

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      • J // 16.02.2020 à 10h29

        Les Israéliens défendent leur peau contre des gens qui font passer leur hostilité avant leur propre peau. Et je répète qu’il y a bien pire ailleurs, y compris en termes de nombre de morts, y compris en termes de discriminations contre des minorités. Donc ça pose un problème qu’on prétende y voir le sommet de l’horreur humaine actuelle, ça demande à être expliqué. Peut-être qu’il y a d’autres explications que celle que je dis (il s’agit principalement de Juifs donc la dénonciation serait prioritaire), mais j’ai du mal à les voir.

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        • clauzip12 // 17.02.2020 à 00h32

          Je souhaite des précisions,des faits dont la consistance,ne serait t elle qu’apparente, puisse se comparer à une occupation et une traitement des occupants contraire aux droits de l’homme,au non respect systématique des décisions de l’ONU concernant ses pratiques militaires dans un territoire occupé avec notamment utilisation des armes de guerre contre des civils?

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    • Fritz // 16.02.2020 à 10h32

      Et traiter un peuple arabophone comme des sous-hommes, ce n’est pas de l’anti-sémitisme ?
      Souligner la « fourberie » des Palestiniens, ironiser sur le physique de Yasser Arafat ? C’est quoi ?

      Quant au boycott des oranges outspan d’Afrique du Sud, au temps de l’apartheid, je suppose qu’il s’agissait d’anti-boerisme, ou d’anti-afrikaanisme…

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      • J // 16.02.2020 à 11h57

        L’antisémitisme, depuis qu’il a été théorisé par Wilhelm Marr il y a un siècle et demi, n’a jamais ciblé que des Juifs vrais ou supposés. Quant aux discriminations, il y a bien pire ailleurs à l’encontre des minorités, y compris et d’abord dans nombre de pays islamiques. Donc, je répète, deux poids deux mesures qu’il faut expliquer.

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      • Mohamed // 16.02.2020 à 22h20

        boycotter l’afrique du sud serait qualifié de racisme anti-blanc !

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    • Fritz // 16.02.2020 à 11h05

      « anti-sémitisme » est un mot piégé. Si on admet que des Sémites (les Arabes) peuvent être anti-sémites, alors ça marche aussi dans l’autre sens. En tout cas, ce mot doit cesser d’être ce qu’il est actuellement : une marque déposée, utilisée par un État pour se présenter comme victime éternelle et pour criminaliser ses adversaires.

      Il fonctionne comme un LBD linguistique.

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      • J // 16.02.2020 à 12h00

        Et l’antimoine, c’est contre les moines ? Je répète, l’antisémitisme ne s’est jamais attaqué qu’à des Juifs vrais ou supposés.

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    • LibEgaFra // 16.02.2020 à 12h32

      « c’est ce qu’il y a de pire et de plus malfaisant dans le monde d’aujourd’hui »

      Le boycott concerne les entreprises israéliennes implantées dans les territoires occupés, qui comme ces termes l’indiquent sont occupés, voire annexés, en totale illégalité. En quoi des mesures comme le boycott visant à faire respecter la légalité seraient-elles immorales ou racistes? Le racisme au contraire consiste à refuser des droits – et des droits parmi les droits les plus élémentaires – aux habitants des territoires occupés. La politique raciste porte un nom: l’apartheid.

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  • calal // 16.02.2020 à 08h16

    Le probleme c’est le glissement insidieux,lent,progressif et inexorable qui erode les libertes publiques petit a petit. Il faut lutter contre TOUS les totalitarismes.

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  • LibEgaFra // 16.02.2020 à 08h24

    Donc boycotter des entreprises israélienne est raciste.
    Mais boycotter des entreprises russes n’est pas raciste, et est même encouragé.

    Donc assassiner près de trois mille personnes n’entraîne aucune sanction, ce serait sans doute aussi du racisme.(1)
    Mais soi-disant tenter d’assassiner une personne entraîne une cascade de sanctions diplomatiques.

    Cherchez l’erreur.

    (1) R.Bergman, Lève-toi et tue le premier.

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    • Actustragicus // 16.02.2020 à 09h31

      Je suggère qu’une association organise le boycott des entreprises russes, puis, une fois que le soutien mainstream sera acquis, modifie ses statuts en ne changeant que le nom du pays – ce qui en basculant dans l’illégalité en démontrera l’iniquité.

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    • Geoffrey // 17.02.2020 à 16h29

      R. Bergman, c’est qui ?

      je suis curieux

      Geof’

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  • James Whitney // 16.02.2020 à 08h27

    Si ma mémoire est bonne, le BDS (mouvement pacifique de boycotte d’origine palestinienne) est déjà illégal en France : Il y a peut-être quatre ans plusieurs personnes était condamnées pour avoir publiquement soutenu BDS. J’ai oublié les détails. Quelques-uns de nos lecteurs, peuvent-ils confirmer ?

      +23

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  • Santerre // 16.02.2020 à 10h41

    En France, boycotter Israël et appeler au boycott des produits israéliens est déjà illégal. Et il a fallu une décision de la justice européenne pour obliger la France à la traçabilité et le marquage des produits issus totalement illégalement des colonies , traçabilité qu’elle voulait interdire.

      +25

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  • Fritz // 16.02.2020 à 10h46

    Qui ne se souvient de cette tête de nègre écrasée, pressée comme une orange ?
    https://www.auction.fr/_fr/lot/lot-de-2-non-aux-oranges-outspan-d-afrique-du-sud-348513

    Je suppose que si on la remplaçait par une tête d’Arabe, avec « Netanyahu » écrit sur la manche du presseur (à la place d’apartheid), l’affiche serait interdite, et ses promoteurs poursuivis et lourdement condamnés pour anti-sémitisme et incitation à la haine.

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    • J // 16.02.2020 à 12h05

      Pour l’Apartheid sud-africain, dernier carré de ce type de discriminations après que le Sud des USA ait été mis au pas dans les années 1960, il s’agissait de tout autre chose. Comparaison n’est pas raison, sauf si on cherche compulsivement à charger Israël, qui n’est pas l’état le plus gentil mais pas non plus le plus méchant, dont la légitimité n’est pas la plus solide mais pas non plus la plus nulle.

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      • Fritz // 16.02.2020 à 12h31

        En effet, il y a une différence. La majorité noire a pris le pouvoir en Afrique du Sud, pour le meilleur comme pour le pire. On n’est pas près de voir une majorité palestinienne prendre le pouvoir dans le pays dont vous défendez le régime actuel.

        Et puis, le régime sud-africain de MM. Verwoerd, Vorster et Botha n’a pas utilisé des bombes au phosphore contre les Bantoustans, comme certains l’ont fait sur la bande de Gaza.

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      • Fritz // 16.02.2020 à 16h22

        Pour que ma réponse soit complète : l’État israélien est à mes yeux tout aussi légitime que n’importe quel État dans le monde. Ce que je conteste, c’est le terrorisme intellectuel qui sert son impunité.

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      • Mohamed // 16.02.2020 à 22h27

        l’apartheid israelien est semblable a l’apartheid sd-africain, la meme logique de banthoustan, les mêmes violences racistes, les mêmes délires racialistes, les mêmes craintes de dissolution raciale, les mêmes luttes contre le métissage, les mêmes attaques terroristes, etc..

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  • Catalina // 16.02.2020 à 11h25

    Je ne suis pas antisémite, j’ai des amis juifs qui détestent la politique d’Irsael, d’ailleurs, aux USA, beaucoup de Juifs manifestent tous les jours contre ce régime. Ce qui me gêne est l’extrème impudeur de ce régime qui profite des massacres de la seconde guerre mondiale pour faire ce qu’il veut, c’est comme si j’étais violée demain et que je torturai tous les hommes que je croise au prétexte qu’ils pourraient me violer, et que le monde entier trouverai ça normal, comme je suis victime, je peux tyranniser les autres c’est normal, alors ? qu’en pensez-vous ? non, ce n’est pas normal, et du coup, je pourrai dire à ceux qui ne sont pas d’accord, la loi vous interdit de me critiquer parce que j’ai été une victime ! en plus, ce ne sont pas les Palestiniens qui sont responsables des atrocités de la Seconde. Du coup, si on n’a pas le droit de critiquer, ils peuvent décapiter, brûler vif, faire ce qu’ils veulent sans être inquiétés ni critiqués ? WTF !
    Israêl est au même niveau que tous les pays, ni plus ni moins, je critique tous les pays qui font quotidiennement des exactions contre d’autres populations.Israel est soumis à la Charte de l’ONU comme tous les pays
    Interdire la critique est lui donner un blanc-seing dont on a vu comment il l’utilisait.

      +38

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  • Narm // 16.02.2020 à 16h04

    L’appel au boycot tout court est interdit en france

    une petite jurisprudence de plus déjà décrite sur les crises.

    pour Johnson, peut être une raison qui l’a fait élire ? quelqu’un a une sextape de lui avec la reine ? (blague)

      +4

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    • VERITAS // 16.02.2020 à 17h56

      @Narm

      Le boycot est interdit en France, ok pouvez vous le rappeler a monsieur le depute Meyer Habib qui ne cesse d appeler au boycot de tout qui lui deplait..

      Chiche vous vous en chargez ??

        +10

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      • Narm // 16.02.2020 à 20h32

        j’ai deja vu les oeuvres de ce ….
        je ne peux me charger de rien, je ne suis qu’un moins que rien.
        juste un indigné

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  • christian gedeon // 18.02.2020 à 14h13

    La réponse à cette question risque d’être oui,il peut. Les Corbynades antisémites de Jeremy et de certains de ses acolytes du Labour(sic!)ont pavé une voie royale à la confusion des genres,sans compter certains aspects limite,limite du boycott.Qui veut faire l’ange fait la bête et les bds sont tombés dans un systématisme assorti de noms d’oiseaux qui dessert complètement leur « cause « .Et à tout hasard,je rappelle qu’il y a deux millions et demi presque d’israéliens arabes,qui ne boycottent pas le made in Israel ou selon le côté duquel on se place le made en Judée Samarie ou territoires occupés. ca donne à réfléchir non? Sur ce devrait être une action efficace…et confidentiellement,vous trimbalez tous plus ou moins un composant électronique made in là-bas. N ‘hésitez donc pas à mettre à la poubelle votre tablette,votre téléphone ou votre console,liste non limitative .

      +0

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  • Casimir Ioulianov // 18.02.2020 à 14h15

    Quand un musulman et un juif entre-tuent , est-ce un acte islamophobe ou un acte antisémite ?

    Continuons de ne rien dire , de ne rien faire et surtout laissons faire , j’ai bon ?
    Quand le dernier survivant de ‘la grande catastrophe’ sera mort il n’y aura plus personne pour demander le droit au retours.
    Quand le dernier mètre carré de la Cisjordanie sera colonisée , il n’y aura plus personne pour demander un état palestinien.
    Quand le dernier humain de gaza aura crevé de faim ou sous une bombe a fragmentation , il n’y aura plus besoin de lever le blocus.
    Laissez les donc faire … mais ne venez surtout pas chialer après quand vous aurez réalisé que vous avez cautionnée une putain d’épuration ethnique de merde.

    Franchement , plus le temps passe , plus je me sens proche d’Arnaud Amory … et loin des dieux.

      +2

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    • christian gedeon // 19.02.2020 à 14h54

      J’espère que vous avez la même indignation pour l’épuration ethnique des chréteins du MO et d’Afrique du Nord,pour celle des arméniens et des grecs orthodoxes de Turquie,pour les yézidis et les chréteins assyriens d’Irak,des zoroastriens et des bahaïs d’Iran ou pour celle des Tibétains. Sait on jamais.

        +0

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  • Emmanuel // 21.02.2020 à 09h45

    À ne pas vouloir faire de la vraie laïcité et donc de l’universalisme, voilà où ça mène! Qu’est ce que je peux être naïf quand-même à croire fermement que les religions sont des freins pour la paix dans le monde.

      +0

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