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23.juillet.202223.7.2022 // Les Crises

Le ministre ukrainien Kuleba accuse les critiques d’être des « complices de Poutine. »

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Sa fureur est compréhensible compte tenu des destructions subies par son pays, mais elle ne peut pas devenir la base de la stratégie américaine.

Source : Responsible Statecraft, Anatol Lieven
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, lors du point de presse conjoint avec le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, en 2021 (NATO/Flickr/Creative Commons)

Les sentiments exprimés dans l’article pour Foreign Affairs cette semaine par le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba sont très compréhensibles compte tenu de l’invasion, de la destruction et des atrocités que l’Ukraine a subies – mais ils ne doivent pas devenir la base de la stratégie occidentale.

La fureur, aussi vertueuse soit-elle, ne permet pas de définir une politique. En outre, contrairement aux Ukrainiens, les responsables et analystes américains et occidentaux ne sont pas eux-mêmes soumis au même type de feu ou de menace. Ils n’ont donc aucune excuse pour laisser leur jugement être obscurci par l’émotion. Leur devoir professionnel envers leur propre pays leur impose de garder la tête froide et les nerfs solides.

Kuleba cherche à identifier l’Occident à des objectifs purement ukrainiens, sans tenir compte des coûts plus larges pour l’humanité. Dans certaines parties de son article, on a l’impression que ce sont des professionnels américains des relations publiques qui ont rédigé le texte. Mais le premier devoir des citoyens américains est envers leur propre pays. Kuleba déclare, d’une manière gratuitement offensive que :

« De plus en plus de commentateurs proches du Kremlin proposent de vendre l’Ukraine au nom de la paix et de la stabilité économique dans leur propre pays. Bien qu’ils puissent se présenter comme des pacifistes ou des réalistes, il est préférable de les considérer comme des complices de l’impérialisme et des crimes de guerre russes. »

Il y a un grand désir d’aider le peuple ukrainien à se défendre contre l’invasion illégale et brutale. Mais le président des États-Unis est élu par les citoyens américains et a prêté serment de les défendre, eux et leurs intérêts, également. Cela inclut la protection de l’économie américaine et le maintien de l’Amérique en dehors des conflits qui ne sont pas dans l’intérêt vital de la sécurité des États-Unis, ou des confrontations qui conduiront à une dévastation insensée et à des meurtres à l’étranger.

L’aspect le plus dangereux de l’article de Kuleba est la façon dont il glisse à plusieurs reprises entre l’appel à l’aide militaire occidentale pour une « victoire complète et totale de l’Ukraine » et le fait de dire que cette aide est destinée à aider les Ukrainiens à faire pression sur les forces russes afin d’amener le régime de Poutine à « négocier de bonne foi » et d’aider l’Ukraine à négocier « en position de force. »

Ces objectifs sont évidemment contradictoires. Si l’Ukraine peut remporter une victoire totale, il ne sera pas nécessaire de négocier quoi que ce soit avec la Russie, si ce n’est une reddition inconditionnelle – une issue militaire extrêmement improbable. Si toutefois des négociations doivent avoir lieu, elles impliqueront la recherche d’une sorte de compromis au moins provisoire. En effet, en mars, le gouvernement ukrainien a présenté une série de propositions raisonnables qui répondaient à certaines des principales exigences de la Russie. S’agit-il toujours de la position officielle de l’Ukraine ou non ?

Kuleba écrit :

« [Que] les troupes russes choisissent de se retirer ou qu’elles y soient contraintes, l’Ukraine sera en mesure de parler à la Russie en position de force. Nous pourrons rechercher un règlement diplomatique équitable avec une Russie affaiblie et plus constructive. Cela signifie en fin de compte que Poutine sera contraint d’accepter les conditions ukrainiennes, même s’il le nie publiquement. »

Mais que sont les « conditions ukrainiennes » ? La semaine dernière, j’ai entendu un ambassadeur ukrainien en Europe déclarer que l’Ukraine doit se battre pendant « vingt ans, si nécessaire », afin d’expulser la Russie de tout le territoire qu’elle détient depuis 2014, y compris la Crimée et la base navale de Sébastopol.

Étant donné que, selon la Russie, la Crimée est désormais un territoire russe souverain, il s’agit là d’un point qu’aucun gouvernement russe, quelle que soit sa couleur politique, ne peut accepter, sauf si la Russie a effectivement été complètement vaincue militairement, et la Russie se battra également pendant vingt ans si nécessaire pour empêcher cela. Est-ce également l’objectif de Kuleba ? Si c’est le cas, il devrait le dire, afin que nous, Occidentaux, sachions précisément à quoi nous nous engageons en Ukraine.

Kuleba est encore plus contradictoire dans sa description de la menace militaire russe. D’une part, il affirme – plutôt à juste titre – que la résistance ukrainienne, soutenue par l’armement occidental, a vaincu l’armée russe en dehors de Kiev et l’a bloquée dans le Donbas, transformant le conflit dans cette région en une guerre d’usure pour de très petites portions de territoire. Il s’en sert pour affirmer que davantage d’armement occidental aidera l’Ukraine à remporter une victoire complète.

D’autre part, dans son appel au soutien inconditionnel de l’Occident, il a besoin de faire valoir que l’Occident est sous une menace mortelle, et dépeint donc une image de la force russe et de la menace universelle qui aurait été exagérée pour l’Union soviétique et le communisme au sommet même de leur puissance et de leur ambition idéologique :

« La Russie est un pays revanchard décidé à refaire le monde entier par la force. Elle s’emploie activement à déstabiliser les États africains, arabes et asiatiques, à la fois par sa propre armée et par l’intermédiaire de mandataires. Ces conflits ont créé leurs propres crises humanitaires, et si l’Ukraine perd, elles ne feront qu’empirer. En cas de victoire, Poutine serait enhardi à provoquer plus de troubles et à créer plus de désastres dans le monde en développement. L’agressivité accrue de Poutine ne se limiterait pas au monde en développement. Il s’immiscerait avec plus de vigueur dans la politique américaine et européenne. S’il parvient à conquérir le sud de l’Ukraine, il pourrait s’enfoncer davantage sur le continent en envahissant la Moldavie, où des mandataires russes contrôlent déjà une partie du territoire. »

Comment une Russie qui a le plus grand mal à capturer quelques petites villes du Donbas peut-elle représenter une telle menace ? Et est-il vraiment nécessaire de rappeler que ce sont en fait les États-Unis – et non la Russie – qui, à diverses reprises depuis la Guerre froide, ont cherché à « refaire le monde par la force » et ont créé de vastes crises humanitaires par leurs interventions ? Au Moyen-Orient au moins, c’est la Russie – et non l’Amérique – qui a en fait agi comme une puissance de statu quo.

Cela me rappelle vivement les conversations et les entretiens qui ont eu lieu pendant les différentes guerres et guerres civiles dans le Caucase au début des années 1990, que j’ai couvertes en tant que journaliste britannique. Les partisans géorgiens du président Zviad Gamsakhurdia présentaient leur lutte contre le président Edouard Chevardnadze comme essentielle pour la sécurité de l’Occident face à la Russie, tout comme les Azéris qui se battaient contre l’Arménie pour le contrôle du Haut-Karabakh – tandis que les Arméniens, de leur côté, présentaient leurs ennemis azéris comme les fers de lance d’une vague islamiste qui, si elle n’était pas vaincue dans un misérable village de montagne, irait conquérir Paris et Londres. Tout cela n’avait pas le moindre rapport avec la réalité.

Kuleba dépeint ce conflit comme « existentiel » pour l’Ukraine. Au début de l’invasion russe, il y avait des arguments en faveur de cette thèse. Il est clair que l’intention initiale des Russes était de prendre Kiev, de soumettre ou de remplacer le gouvernement ukrainien et de réduire l’Ukraine à un État client.

Toutefois, comme l’affirme Kuleba lui-même, cette stratégie russe a été largement mise en échec. Aujourd’hui, la guerre en Ukraine est devenue une guerre limitée à des portions relativement petites de territoire contesté dans l’est et le sud du pays. L’effondrement des empires et des États multinationaux a engendré de nombreux conflits de ce type dans l’histoire moderne, du Cachemire au Kosovo. L’approche américaine à leur égard a énormément varié et a généralement été guidée en fin de compte par le pragmatisme et les intérêts américains plutôt que par des principes abstraits ou la légalité internationale (généralement très compliquée).

Kuleba écarte en deux phrases les menaces que la guerre et les sanctions occidentales font peser sur l’économie occidentale et mondiale, ainsi que sur les réserves alimentaires mondiales. Selon lui, citant le président Roosevelt, « la seule chose que nous devons craindre est la peur elle-même. »

Eh bien, en fait, non. Ce que nous devons craindre, c’est une récession mondiale qui, entre autres choses, renforcerait considérablement l’extrémisme et l’instabilité internes qui sont les véritables menaces pour la démocratie occidentale, ainsi que des pénuries de céréales qui provoqueront à la fois une famine de masse et des troubles de masse dans les sociétés vulnérables.

Nous devons également craindre l’escalade de ce conflit vers un affrontement direct entre les forces américaines et russes, qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’Ukraine et le monde, en plus des combattants ; et le risque que les tensions fortement accrues avec la Russie conduisent à un échange nucléaire accidentel, du type de celui que nous avons évité de justesse pendant la Guerre froide.

Il est naturel pour un fonctionnaire ukrainien de ne pas tenir compte de ces préoccupations. On pourrait même dire qu’il est de son devoir de le faire. Le président des États-Unis a cependant des devoirs et des responsabilités plus larges, notamment envers le peuple américain.

Source : Responsible Statecraft, Anatol Lieven, 20-06-2022

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Commentaire recommandé

James Whitney // 23.07.2022 à 08h09

Je pense qu’aucun média mainstream de l’Europe de l’ouest a envoyé un(e) reporter en Ukraine pour couvrir la guerre sur place. Ça coute cher et ça risque que les reportages soient autre que les dires du gouvernent ukrainien.

On est mieux informé ainsi ?

14 réactions et commentaires

  • James Whitney // 23.07.2022 à 08h09

    Je pense qu’aucun média mainstream de l’Europe de l’ouest a envoyé un(e) reporter en Ukraine pour couvrir la guerre sur place. Ça coute cher et ça risque que les reportages soient autre que les dires du gouvernent ukrainien.

    On est mieux informé ainsi ?

      +33

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  • Auguste Vannier // 23.07.2022 à 09h28

    En effet, les carottes sont cuites et le chef cuistot a d’autres feux à surveiller…allumer ou attiser.
    Je reste effrayé par l’aveuglement et la capacité de déni qui continue de se manifester au travers de ces mauvaises dissertations de personnes censées détenir une expertise.
    Toutefois, il faut bien expliquer et justifier pourquoi on se prépare à retourner sa veste…

      +22

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  • antoniob // 24.07.2022 à 05h11

    « on a l’impression que ce sont des professionnels américains des relations publiques qui ont rédigé le texte. »

    ben oui! justement: des professionnels américains ONT rédigé le texte.

    ça marche ainsi: on crée et étale des tas d’organisations, fondations, ONG, think-thanks, qui en de multiples variantes, et étalées à travers différentes zones du net en fonction de lectorats, langues et publics visés, distribuent toute les mêmes idées.
    Ces organisations sont présentées comme étant des entités autonomes et distinctes.
    Puis on organise des rencontres, des sommets, des articles.

    Personnages différents dans une pièce de théâtre écrite par le mềme auteur. En fait Kubela/Koubela ne fait que tenir le discours va-t-en guerre américain, dans sa variante éventuellement jusqu’au boutiste, qui est une hypothèse prise en considération par Washington.
    Les américains jouent depuis le début au jeu des déclarations molles d’abord puis suivies d’escalades. Prêts de plus en plus importants, Armes de plus en plus puissantes. Ils semblent ne pas êtres sûr des ripostes russes.
    Il se peut qu’ils entretiennent plusieurs hypothèses par simple empirisme, au cas où. Après tout ils ont montré être toujours incapables d’appréhender un terrain où ils planifient une guerre. Exple: le désastre irakien, le fiasco afghan, le coup foireux somalien, la Syrie, etc. Ça improvise comme ça peu.

    Bref, ils ont du dire à Koubela: on va te faire signer dans un grand journal une version maximaliste de la guerre, histoire de maintenir la pression dans l’opinion, et voir ce que ça donne.

      +23

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  • Grd-mère Michelle // 24.07.2022 à 16h56

    La « strategie américaine » (plus exactement dit « la stratégie des USA ») vis-à-vis des pays du continent européen(entre autres) est, certainement depuis la seconde guerre mondiale, de les dominer commercialement, militairement et idéologiquement: ces deux derniers points servant le premier, le profit (« la richesse ») s’étant avéré l’arme la plus redoutable et l’outil le plus utile pour réduire à néant la volonté du plus grand nombre de gens.
    Les perpétuels conflits et affrontements qui ont pourri la vie des populations européennes (y compris des russes) depuis la nuit des temps, et le besoin d’aide imposé par la détermination des régimes fachistes, ont donné aux « dirigeants » US la merveilleuse idée de devenir les « gendarmes » d’un monde livré aux exactions d’un « marché libre » supposé « réguler pacifiquement » les relations internationales en apportant « le progrès ».
    Et, malgré les efforts de la « communauté internationale », représentée par l’ONU, d’apaiser les esprits des diverses communautés en écrivant des règles basées sur l’établissement de Droits valables pour toutes les Nations, les USA n’ont jamais cessé de mener cette stratégie par tous les moyens possibles.

      +7

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  • Grd-mère Michelle // 24.07.2022 à 17h16

    Suite:
    Bien avant le conflit en Ukraine, dès la fin de l’URSS et l’abandon du système politique communiste par ses « satellites », la publicité et la »culture US »(dont la langue anglaise et la religion des « nouveaux évangélistes ») ainsi que les investissements/les dettes ont envahi l’Est de l’Europe comme ils l’avaient fait, 50ans auparavant, à l’Ouest (observé lors de mes voyages à l’Est dans les années 90).
    C’était compter sans l’échec en Russie (de l’épisode Eltsine) et la montée en puissance (en « richesse ») de la Chine…
    Pas étonnant, donc, de trouver des arguments « américains » dans la bouche des « dirigeants » ukrainiens!

      +7

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  • V_Parlier // 24.07.2022 à 19h46

    Bientôt c’est le gouvernement ukrainien qui va faire les lois en France et ordonner des traques contre les « poutiniens ». La guerre et les morts, ça ne le gênait pas trop quand ça ne venait que de Kiev, alors je me demande bien quels comptes nous aurions à rendre à ces types.

      +10

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    • Lazslo // 24.07.2022 à 20h33

      Ca arrive, ça arrive …

      « Les personnes qui soutiennent la campagne militaire de la Russie en Ukraine et qui vivent en Lettonie pourraient être déchues de leur citoyenneté, a déclaré mardi le président du pays.
      Lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision RTVI, le président letton Egils Levits a déclaré qu’il était favorable à une législation permettant aux Lettons russes possédant une double nationalité de se voir retirer leur passeport s’ils soutiennent ouvertement l’opération militaire de Moscou.
      Selon lui, de nombreux Russes-Lettons soutiennent clairement l’Ukraine, et certains d’entre eux sont encore sur la barrière, mais vont progressivement « dans la bonne direction. » Dans le même temps, il existe une minorité qui approuve les actions de la Russie, et ils sont « en dehors du champ de la démocratie », a-t-il affirmé.
      « Le champ d’application de la démocratie est basé sur des notions de justice, et soutenir une idée manifestement injuste signifie que vous n’êtes pas un démocrate », a déclaré le président. »
      https://www.rt.com/russia/559287-latvia-citizenship-russians-ukraine/

        +7

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      • Grd-mère Michelle // 25.07.2022 à 03h13

        Si la majorité de la population vivant en Lettonie est favorable à la démocratie, elle ne permettra pas qu’une telle législation soit établie, quelles que soient les déclarations de leur président, qu’ils/elles devraient d’ailleurs désavouer à la première occasion/élection…
        À moins que, comme Poutine, il bricole les lois pour rester au pouvoir…?

        Sinon, que ferons-nous, nous, les autres européen-ne-s? L’arrogance de la Pologne et de la Hongrie ne semblent guère incommoder(ou si peu!) les Institutions EU… ni les « dirigeants » de nos pays si merveilleusement démocratiques et peu corrompus…

        Et pendant ce temps-là, la Russie, la Turquie et l’Ukraine discutent tranquillement de la circulation sur la Mer Noire… (sans demander l’avis de la Roumanie, de la Bulgarie, de la Géorgie, qui se partagent pourtant aussi les eaux de cette mer enclavée, me semble-t-il…) À voir les derniers bombardements sur Odessa, on dirait qu’elles ne se sont pas très bien comprises…

        Petite question qui me taraude: À QUI appartiennent, actuellement, les tonnes de céréales (OGM ou pas? Récoltées l’an dernier?) stockées dans le port d’Odessa?

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    • Grd-mère Michelle // 25.07.2022 à 03h28

      @V-Parlier
      Heu… Qui a ordonné, au Royaume Uni, de persécuter J.Assange, considéré aux USA comme un « poutinien »?
      Quel chantage immonde se cache derrière la complaisance des juges anglais?
      Pourquoi les « autorités » européennes ne réagissent-elles pas, avec leurs armes juridiques, à cette situation inique?
      Ah oui, c’est vrai! Le RU ne fait plus partie de l’UE!
      Hum… les embouteillages aux frontières n’en sont pas le seul inconvénient.

        +6

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  • yannos // 25.07.2022 à 12h33

    Bonjour
    Sur twitter, j’ai remis en question les informations de l’AFP concernant la guerre en Ukraine.
    Je me suis donc fait insulté copieusement ce qui est monnaie courante sur cette plateforme.
    En revanche je me suis retrouvé mis sans mon avis sur une liste « russian propaganda » ce qui m’inquiète.
    pour moi, bien sûr mais aussi parce que j’éprouve une sensation d’étouffement de plus en plus forte liée à la censure et la surveillance omni présente autour de nous.
    Ce genre de liste associé à des sites comme « conspiracy watch » m’inquiète.
    J’ai entendu parler il y a peu du concept de harcèlosphère et je crois que je viens de me faire percuter de plein fouet par cette chose là.
    Bref, bravo et merci pour votre travail, votre calme et votre professionnalisme.
    Parce qu’il en faut du courage pour oser penser par soi même et rechercher les informations par soi même dans cette période tendue.

      +13

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  • Olivier77 // 25.07.2022 à 15h20

    Le fascisme a encore de beaux jours devant lui. Ce n’est pas un discours, c’est de la propagande pure et dure. Il est temps de larguer les amarres avec les usa, l’UE et les corrompus de notre nation.
    Avec des gens aussi déconnectés, ça va très mal finir pour l’humanité. Heureusement en face, il y a un Poutine raisonnable comme jamais, un autre aurait déjà lâché la bombe sur Washington DC.

      +7

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  • RGT // 26.07.2022 à 10h03

    Ne vous en faites pas, en France, bien que notre pays ne soit pas du tout engagé dans ce conflit (pour combien de temps encore ??) si le moindre citoyen de base émet la moindre remarque jugée désobligeante par les « élites » ou les éditocrates serviles il se fera immédiatement traiter de néo-nazi à la solde de Poutine l’Ogre Mangeur d’Enfants…

    Pour l’instant les dirigeants ukrainiens se gardent bien d’employer le terme « nazi » à l’encontre des russes car ils risqueraient de se prendre un retour de bâton mettant en évidence les liens étroits (même chez les oligarques juifs, Komomoïsky le « mentor » de Zelinsky en tête) du gouvernement ukrainien avec les dirigeants de milices plus que « limites » se revendiquant de Bandera et fêtant chaque année la mémoire de la Waffen SS…

    N’oubliez surtout pas le film Wołyń (Volhynie) sorti en 2016 qui a injecté une « piqûre de rappel » aux polonais sur le comportement « bienveillant » des bandéristes à l’égard des polonais…
    Même les nazis n’avaient pas osé…

    Les polonais (du moins les « gueux ») apprécient moyennement et si les dirigeants n’étaient pas totalement asservis par les USA ce pays oublierait ses vielles rancœurs (dont ses dirigeants sont responsables en agressant en permanence les russes – comme les suédois d’ailleurs – pendant des siècles pour les convertir de force au catholicisme) afin de se ranger au côté des russes pour dénazifier les provinces ukrainiennes qui sont à ses frontières afin de vivre en paix et d’assurer sa sécurité.

      +4

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  • Hiro Masamune // 26.07.2022 à 13h21

    C’est des gens qui ont choisis la guerre de relations publiques à défaut de la guerre tout cours et qui cherchent des armes et du fric (surtout du fric). Le problème c’est que ça néglige le côté « publique » du truc donc avec ce genre de procédés, on ne gagne pas les guerres d’opinions publiques non plus.
    On va citer Achra Avidzba : « Bon comédien , mauvais guerrier ».

      +1

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  • koursk // 27.07.2022 à 00h38

    Kuleba, tout comme Macron, Johnson, Biden, Scholz… sont des larbins des grandes élites économiques qui commandent économiquement, et donc politiquement et médiatiquement l’otaneuro zone *** Si les multi-milliardaires ont dépensé autant d’argent dans des médias, ceux qu’on appelle les médias mainstream, c’est pour y étaler leur propagande, et pas pour y tolérer des avis contraires.

      +7

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